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DEDICACE

A Monsieur et Madame JEPTHE AMAYINA FILS


Puissent-ils trouver chaque jour un peu plus l’accomplissement
de toutes leurs prières et de tous leurs efforts.

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REMERCIEMENTS

Ce travail n’aurait pu se faire sans la bonne et louable volonté de plusieurs personnes,


auxquelles nous tenons ici à exprimer notre immense gratitude.

Nous remercions infiniment Dr. MINKO Gervais Félix, qui malgré ses multiples
occupations a bien voulu nous écouter et nous a donné le privilège d’être notre encadreur
académique.

Nous remercions Mme NGO NYEMB Marinette, Chef comptable à DACAM S.A,
pour avoir accepté de répondre à nos nombreuses interrogations, encadrant notre travail sur le
plan professionnel, malgré ses multiples occupations.

Nous remercions d’une manière générale le personnel enseignant de l’ESSEC, pour la


merveilleuse transmission de connaissances à laquelle il s’attelle chaque jour, afin de parfaire
les produits ESSEC et de faire d’eux les meilleurs.

Nous remercions également la Direction financière de DACAM S.A pour nous avoir donné
l’occasion de faire nos preuves depuis plus d’une année, et pour nous avoir inculqué nos
premières notions pratiques de l’audit interne. Leurs généreux conseils ont été un élément très
stimulant de ce mémoire. Le personnel de la direction est aussi remercié par la même
occasion, leurs réponses précises à mes questions ayant été d’un précieux secours.

Merci particulièrement chaleureux à Karine MIKE, Gilles FOTSO, Monique ONKAN, pour
leurs travaux de relecture minutieuse, leurs suggestions constructives et leurs soutiens
indéfectibles.

Merci à toute la promotion DESC 2012 de l’ESSEC de Douala et particulièrement à mes


camarades.

Nous remercions enfin toutes les personnes non citées qui de près ou de loin ont contribué à
la rédaction de ce mémoire. Qu’elles aient l’assurance de notre gratitude immense, et
profonde.

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AVANT-PROPOS

L’Ecole Supérieure de Sciences Economiques et Commerciales (ESSEC) est une


institution d’enseignement supérieure et professionnelle créée en Août 1989 au sein du

Centre Universitaire de Douala. Elle prépare des jeunes bacheliers et titulaire d’une licence et
autres diplômes reconnus par le Ministère de l’enseignement supérieur. L’objectif étant de
faire de ces diplômes des aptes à s’insérer directement dans la vie professionnelle. Elle est
divisée en 8 filières :

- DESC (Diplôme d’Etudes Supérieures de Commerce)


- DEPA (Diplôme d’Etudes Professionnelles Approfondies)
- MBA (Master in Business and Administration)
- MPOM (Master Professionnel en Management des Organisations)
- Techniques et gestions des PMI/ PME
- La Filière Doctorale
- MPCI (Master des Etudes Professionnelles en Commerce International)
- SIAD (Système d’Information et d’Aide à la Décision)
En ce qui concerne les programmes, ils sont adaptés en fonction de nouveaux profils
dans les entreprises, de l’adéquation formation-emploi dans le sens de la spécialisation
fonctionnelle suivant les exigences des entreprises en terme de compétence distinctive et des
défis qui s’annoncent dans l’environnement socio- économique camerounais, africain et
mondial.

En ce qui concerne principalement la filière DESC, nous avons plusieurs options à


savoir :

- Finance et comptabilité (FICO)


- Audit et contrôle de gestion(ACOG)

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- Marketing
(MTG)
- Gestion du commerce international(GCIT)
- Gestion des ressources humaines(GRH)
Dans le souci de répondre à ses nombreuses exigences, nous avons focalisé notre
thème sur« Apport de l’Audit dans les diligences de la gestion des stocks : Cas de DACAM
S.A».

RESUME

Notre travail de recherche a eu pour but principal d’améliorer le processus de gestion


des stocks à DACAM S.A, démontrer la portée de l’Audit dans les Diligences de la Gestion
des Stocks et plus précisément aux diligences préalables à l’inventaire, à l’appréciation de la
fiabilité de l’inventaire et à la méthode de valorisation des stocks. Concrètement, il s’agit de
montrer en quoi et comment l’Audit des stocks contribue-t-elle à améliorer le processus de
gestion des stocks à DACAM S.A. Pour y parvenir, nous avons procédé à une analyse
documentaire et à des entretiens avec des responsables et employés de la société DACAM

S.A cadre de notre étude. L’analyse des résultats obtenus nous a permis de constater que cette
entreprise utilisait comme méthode de gestion de stocks la méthode FIFO et que celle-ci
rencontrait des avantages mais aussi des failles telles que elle ne permet pas de tenir compte
de la variation des prix au cours du temps, son utilisation nécessite de connaitre le prix de
chacun des lots acquis et de les gérer de manière différenciée . Toutefois en raison de son
profil, et de son activité, cette méthode peut être changée d’une part par la multiplicité des
produits et d’autres parts dans la mesure où l’entreprise à cet effet nous avons proposé la
méthode du juste à temps (JAT) qui est qui permet des approvisionnements à temps afin de
palier au sur stockage et éviter les péremptions, limite le gaspillage s’entourer d’une équipe
réactive qui accepte de pratiquer les horaires flexibles. Néanmoins, nous avons pu mettre sur
pieds certaines outils et méthodes d’amélioration dans le court et le long terme en vue d’une
gestion rationnelle des stocks et d’améliorer le processus de gestion des stocks ceci pour un
meilleur rendement.

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ABSTRACT

Our main goal of our research was to improve our inventory management process at
DACAM SA, to demonstrate the scope of the Audit in the Inventory Management Diligence
and more specifically to the preliminary steps to the inventory, the assessment of the
reliability of the inventory and the inventory valuation method. In concrete terms, the aim is
to show how and how the Inventory Audit contributes to improving the inventory
management process at DACAM SA. To achieve this, we carried out a documentary analysis
and interviews with managers and employees of DACAM SA as part of our study. The
analysis of the results obtained allowed us to note that this company used the FIFO method as
a stock management method and that it encountered advantages but also weaknesses.
However because of its profile, and its activity, this method can be changed on the one hand
by the multiplicity of products and other parts to the extent that the company. Nevertheless,
we have been able to put in place some tools and methods of improvement in the short and
long term for a rational management of the stocks and to improve the inventory management
process this for a better performance

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LISTE DES ABREVIATIONS

ABC: Activities Based Cost


CEIAI : Confédération Européenne des instituts d’audit interne
CFR : Cost and Freigh
COSO : Commitee of Sponsoring Organisation of tradeway
commission
CPS : Couts de Possession des stocks
DAI : Direction de l’Audit Interne
DFCG : Directeurs Financiers et Contrôleurs de Gestion
DI : Demande D’importation
FOB : Free on Board
FODECC: Fond de Développement des filières cacao-café
FRAP : Feuille de Révélation et d’analyse de problème
GIC : Groupement d’initiative Commune
IASB : the Internal Audit Standards Board
IFACI : Institut Français de l’Audit et du Contrôle
Interne
JAT : Juste à Temps
LDC: Louis Dreyfus Commodities
MCV : Marge sur Coût Variable
MEDAF : Modèle d’Equilibre des Actifs Financier
MINADER: Ministère de l’Agriculture et du Développement Rural

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MPA :
Modalités Pratiques d’Application
OHADA: Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des
Affaires
ONG : Organisation Non Gouvernementale
PME : Petite et Moyenne Entreprise
PME : Petite et Moyenne Entreprise
PMI : Petite et Moyenne Industrie
QPC : Questionnaire de Prise de Connaissance
RCCM : Registre du commerce et du crédit Mobilier
ROE : Return On Equity
SARL : Société à Responsabilité Limitée
SGS : Société Générale de Surveillance
UFAI : Union Francophone de l’Audit interne
LISTE DES TABLEAUX

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SOMMAIRE

DEDICACE .............................................................................................................................................
i
REMERCIEMENTS .............................................................................................................................
ii
AVANT-PROPOS ................................................................................................................................ iii
RESUME ............................................................................................................................................... iv
ABSTRACT ........................................................................................................................................... v
LISTE DES ABREVIATIONS ............................................................................................................
vi
LISTE DES TABLEAUX ................................................................................................................... vii
SOMMAIRE ....................................................................................................................................... viii
INTRODUCTION GENERALE ..........................................................................................................
1

PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L’AUDIT ET PROCESSUS DE GESTION


DES STOCKS ........................................................................................................................................ 5

CHAPITRE I : PLACE ET IMPORTANCE DE L’AUDIT DANS LES DILIGENCES DE LA


GESTION DE STOCKS ....................................................................................................................... 6
Section 1 : Concepts d’Audit dans la gestion des stocks .........................................................................
6
Section 2 : Place et importance de l’audit dans la gestion des stocks .................................................. 17

CHAPITRE II : LIEN THEORIQUE ENTRE AUDIT ET GESTION DE STOCKS ................. 28


Section 1 : Audit et atteinte des objectifs stratégiques de l’entreprise .................................................. 28

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Section 2 : Démarche de
l’audit dans le processus de
gestion de stocks ............................................... 37

DEUXIEME PARTIE : CADRE PRATIQUE DES DILIGENCES DE LA GESTION DE


STOCKS ............................................................................................................................................... 50

CHAPITRE III : APPROCHE METHODOLOGIQUE ET VISION SPECIFIQUE DES


DILIGENCES DE LA GESTION DES STOCKS ............................................................................
51
Section I : Méthodologie de l’étude ...................................................................................................... 51
Section 2 : Visions spécifiques du processus de gestion des stocks à DACAM SA ............................
59

CHAPITRE IV :LES DETERMINANTS DE L’AUDIT DANS LA DILIGENCE DE LA


GESTION DES STOCKS ................................................................................................................... 75
Section 1 : Analyse des pratiques de l’audit dans la gestion des stocks ................................................
75
Section 2 : Les déterminants de l’audit dans les diligences de gestion de stocks ................................. 81
Section 3 : Présentation des méthodes de gestion mis sur pied en vue de faciliter le processus de
diligences de gestion de stocks. .............................................................................................................
86 CONCLUSION GENERALE ............................................................................................................
91

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .......................................................................................... 93


ANNEXES ............................................................................................................................................ 95
TABLE DES MATIERES .................................................................................................................. 99

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INTRODUCTION GENERALE

L’article 4 de l’acte uniforme sur les sociétés 1 énonce que « la société commerciale est
créée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent, par un contrat d’affecter à une activité
des biens en numéraire ou en nature, dans le but de partager le bénéfice ou de profiter de
l’économie qui pourra en résulter. Les associés s’engagent à contribuer aux pertes dans les
conditions prévues par le présent acte uniforme ». Partant de cette définition, nous
comprenons que l’objectif des apporteurs de capitaux est de réaliser et de maximiser les gains
issus de cette activité. Au cours de ces dernières années l’augmentation et la fréquence des
défaillances ont mis en évidence la nécessité de disposer d’outils de maitrise des risques de
plus en plus efficaces dans l’organisation.

L’entreprise est dès lors appelée à connaitre les tiers avec lesquels elle est en relation
(clients, fournisseurs, banques etc..), mais aussi maîtriser son environnement interne
(personnel ; les processus ; les biens etc..). Cette connaissance par l’entreprise elle-même est
primordiale car c’est bien à partir de là qu’elle va définir et orienter son profil dans la
conquête et son positionnement sur le marché. Connaitre l’environnement de l’entreprise est
l’un des facteurs clé à la portée des dirigeants.

Parmi les biens dont l’entreprise doit pouvoir connaitre la situation à tout moment
figure en bonne place les stocks qui sont d’une sensibilité très extrême. La maîtrise des
mouvements de stocks au sein de l’entreprise est très importante pour les dirigeants. Une
mauvaise gestion a des conséquences néfastes sur les prévisions, et compromet la bonne
marche de l’activité de l’entreprise. L’entreprise dans sa procédure de gestion de stocks a une
panoplie de procédures, c'est-à-dire l’ordonnancement des stocks (réceptionner, classer,
regrouper, référencier, etc..), les prises d’inventaires etc…

Cette démarche organisationnelle est très importante et nécessite un suivi et une mise à
jour régulière afin de s’assurer de la quantité et de la qualité de stocks. Les entreprises ont de
plus en plus du mal à gérer les risques liés à la gestion de leurs stocks. Ces risques sont de
divers ordres, ils portent aussi biens sur la quantité, la qualité et les procédures d’inventaires,
c’est justement à ce niveau qu’il convient d’apporter le plus grand soin car une absence de
contrôle sur un des points précités compromet le rendement de l’entreprise. L’audit des stocks
comporte une validation quantitative et une analyse qualitative. Le premier volet repose pour
1 . Marcel DobillTome3 Comptabilité des sociétés Editions KARTHALA et AECC, 2008 page 13

1
l’essentiel sur la participation à l’inventaire annuel et la revue des procédures d’inventaires
existantes. L’analyse qualitative quant à elle consiste en une analyse des coûts de productions
et des coûts d’acquisitions des biens en stocks. Les assertions d’audit doivent permettre de
s’assurer notamment du respect des principes de « la réalité de l’existence (des stocks) » ; « de
l’exhaustivité » ; « séparation des exercices comptables » et de « permanence de méthodes
comptables » d’un exercice à l’autre. Pour mieux gérer les stocks les chefs d’entreprises
doivent assurer la formation continue de leur personnel chargé de la gestion des stocks.

L’acquisition des logiciels peut être intéressante il est dès lors important de créer le
lien entre la formation du personnel et la pertinence du logiciel quant à la gestion de stocks. Il
convient de noter que les stocks posent en pratique des problèmes particulièrement aigus au
plan de leur suivi, du fait de la grande diversité des articles détenus et de leur rotation ;
l’absence de mise en place de procédures rigoureuses pour assurer ce suivi entraine
généralement des conséquences notamment celles relatives à la fiabilité de la situation
patrimoniale et les résultats de l’entreprise. Ses 2 étapes (l’audit des stocks et l’acquisition
des logiciels de gestion) peuvent s’accompagner des conseils de l’auditeur (externe ou
interne) ; l’ensemble devant normalement contribuer à diminuer le niveau de risques liés à la
gestion des stocks.

Il est donc important de savoir l’impact de l’auditeur de l’entreprise dans la gestion de


ses stocks, dans sa démarche il doit avoir une compréhension préalable de l’activité de
l’entreprise qu’il s’agisse d’une industrie de production et de transformation ou d’une société
de négoce, cette démarche permettre de comprendre la nature des biens en stocks et leurs
spécificités (procédure d’inventaire particulières, méthodes retenues pour la valorisation). La
présente démarche consiste à connaitre l’impact de l’assistance du commissaire aux comptes
dans les diligences minimales pour la gestion des stocks, tout ceci nous a conduit dès lors au
choix du thème « Apport de l’Audit dans les Diligences de gestion des stocks : cas de
DACAM ». Pour montrer dans quelle mesure celle-ci peut aider toute entreprise à atteindre de
manière efficace et efficiente ses objectifs dont la gestion de stocks. Pour cela, nous projetons
nous appliquer sur l’entreprise DACAM. En effet nous avons effectué un stage au sein de
l’entreprise DACAM qui est une filiale du groupe durant lequel nous avons constaté certains
dysfonctionnements parmi lesquels :

Le risque élevé de rupture de stocks qui s’explique par le faite qu’il y’a un intervalle
de deux (02) a trois (03) mois entre le moment de passation de la commande et la réception
des produits commandés ;

1
2
Le manque d’espace de stockage les produits livres sont stockés en plein
air avec pour conséquence le risque de détérioration des produits due
aux intempéries,

La non viabilisation du site de stockage avec pour conséquence le risque


de vols ;
La non intégration au sein de l’entreprise d’une mentalité de contrôle,
L’absence de logiciel de gestion ;
L’absence de formation du personnel pour la gestion du magasin et des
inventaires,
L’absence de listing théorique car le suivi de stocks ne s’effectuant pas de manière
journalière.

Ces dysfonctionnements semblent constituer les causes réelles d’une mauvaise gestion
de stocks au sein de DACAM.

L’audit (interne ou externe) apparait comme un outil susceptible d’impulser à la


hausse la performance de l’entreprise (Yvon Mougin). Au regard du mauvais système de
gestion de stocks observée chez DACAM, l’on est en droit de s’interroger sur comment
l’auditeur externe ou interne dans ses diligences d’audit peut-il s’assurer de la bonne gestion
de stock au sein de l’entreprise D’où la question de recherche « En quoi et par quel moyens
l’audit peut permettre de diligenter la gestion de stocks ?» Les questions du quoi et du
comment renvoient à l’idée des moyens par lesquels l’audit améliore efficacement la gestion
des stocks. La réponse à cette question nous conduit aux questions subsidiaires suivantes :

 Quel est la Place et importance de l’audit dans les diligences de la gestion de


stocks ?

 Quel est le Lien théorique entre Audit et Gestion de stocks ?  Comment se


pratique la gestion des stocks à DACAM

 Quels sont les déterminants de l’Audit dans la diligence de gestion de stocks


A cet effet, notre objectif principal est de démontrer la portée de l’Audit dans les
Diligences de la Gestion des Stocks et plus précisément aux diligences préalables à
l’inventaire, à l’appréciation de la fiabilité de l’inventaire et à la méthode de valorisation
des stocks. A cet objectif principal peuvent s’ajouter les objectifs secondaires suivants :

 Démontrer en quoi l’audit peut être un véritable atout de diligence de gestion


de stocks ;

 Dégager le lien entre l’audit et la gestion des stocks

1
2
 Déterminer les éléments de l’audit appropriés à la diligence de la gestion de
stocks.

L’intérêt de notre travail réside dans le fait que celui-ci permettra à DACAM de :
 Cerner les difficultés rencontrés quotidiennement par les agents dans la
gestion de stocks, et pour l’entreprise de voir ses forces et faiblesses dans la
gestion de stocks afin d’apporter des mesures correctives ;

 Ainsi donc nous situons l’apport de notre travail sur le plan managérial
notamment d’amener l’ensemble du personnel à comprendre l’importance et
la plus-value qu’apporte l’audit (interne ou externe) à l’entreprise, mais aussi

de favoriser le développement d’une mentalité de contrôle auprès du


personnel.

Pour réaliser notre étude, nous nous fonderons sur une approche inductive. Le choix
d’une démarche qualitative s’est fait compte tenu des observations, des objectifs et des
besoins en information. L’approche qualitative se caractérise par le fait qu’elle vise à décrire
et à analyser et permet ainsi d’appréhender les phénomènes de façon exhaustive. Nous
procèderons ensuite à une recherche exploratoire qui nous permettra de mieux cerner le
problème. Nous ferons également une recherche documentaire par le biais de l’utilisation des
documents internes à l’entreprise et rapports existant. Des recherches seront également faites
dans les bibliothèques de l’Université de Douala sans oublier ce fameux réseau informatique
qu’est internet.

Dans l’optique de répondre aux diverses préoccupations de ce mémoire, notre travail a


été structuré en deux grandes parties.

La première partie intitulée Cadre théorique de l’audit et processus de gestion des


stocks, nous allons nous focalisés sur la place et l’importance de l’audit dans les diligences
des stocks (chapitre I). Ensuite, nous mettrons en exergue le lien théorique entre audit et
gestion des stocks (chapitre II).

La deuxième partie intitulée cadre pratique des diligences de la gestion des stocks
présentera d’abord une approche théorique à DACAM; nous présenterons la démarche
méthodologique ensuite la vision spécifique du processus de gestion de stock (chapitre III).

Nous présenterons enfin les déterminants de l’audit dans les diligences de la gestion des
stocks et nous présenterons les méthodes d’amélioration du processus de gestion des stocks à
DACAM (chapitre IV).

1
2
PREMIERE PARTIE :

CADRE THEORIQUE DE L’AUDIT ET


PROCESSUS DE GESTION DES STOCKS

La gestion de stocks est une étape incontournable qui reste au cœur des préoccupations
de tout gestionnaire qui veut piloter son entreprise vers la performance. Mais son approche
diffère selon qu'il s'agit d'une entreprise commerciale, industrielle ou de service .Dans ce
premier axe de travail, nous ferons ressortir les éléments théoriques liés à la gestion des
stocks. Pour cela :

 dans un premier chapitre intitulé «place et importance de l’audit dans les


diligences de la gestion de stocks », nous allons procéder à :

 Une présentation du concept d’audit dans la gestion des stocks, en précisant ses
définitions, son rôle et ses objectifs;

 Une mise en exergue de la place et de l’importance de l’audit dans la gestion des


stocks dans une entreprise commerciale;

Et, dans un chapitre deuxième intitulé «Relation entre l’audit et la gestion de stock
dans une entreprise », nous ferons :

 Un lien entre l’audit et la gestion des stocks au sein d’une entreprise en faisant un
retour sur la démarche de l’audit dans le processus de gestion des stocks;

1
2
CHAPITRE I :

PLACE ET IMPORTANCE DE L’AUDIT DANS LES

DILIGENCES DE LA GESTION DE STOCKS

Avec le développement des activités économiques, l’audit est devenu de nos jours un
instrument de gestion indispensable de diagnostic. Il s’est vu assigner des missions
d’assistance au management allant dans le sens l’analyse serrée du contrôle en vue
d’optimiser la performance de l’entreprise.

Notre préoccupation ici réside dans la connaissance des définitions, rôles et objectifs
de l’audit (section 1) et de sa place et de son importance dans l’entreprise (section 2).

Section 1 : Concepts d’Audit dans la gestion des stocks


Quel qu’en soit la taille de l’entreprise, elle recherche l’efficacité dans toutes les
composantes de son activité. Cette efficacité passe généralement par l’utilisation des moyens
modernes de gestion, Partant du fait que les stocks représentent, en général, une rubrique fort
importante du bilan d'une entreprise (qu'elle soit industrielle ou commerciale), l'audit des
stocks constitue un élément essentiel dans la constitution de l'avis de l'auditeur sur la
régularité, la sincérité et de l'image fidèle des états financiers. Nous examinerons dans la
présente section les différentes définitions relatives à l’audit et au stock. Ensuite, nous
présenterons les rôles et les objectifs de l’audit.

1- Définitions de l’Audit

1
2
Le mot audit, du latin «audire», trouve son origine dans le vieux français. Ainsi le
terme «auditeur» est utilisé au 8ème siècle et l’expression «audit des comptes» apparaît en

1448. Aujourd’hui ce terme est utilisé dans de multiples sens mais en général l’audit est
pratiqué dans le sens «d’écouter» (audition d’un témoin), dans le sens de vérifier (auditeur à
la cour des comptes), dans le sens de conseiller ou dans le sens d’instruction judiciaire2.

Le concept d’audit a connu plusieurs axes de réflexions liés à son histoire. Pour mieux
appréhender le concept d’audit, nous partirons de quelques définitions des acteurs qui se sont
intéressés à l’étude de cette discipline pour donner une définition internationale reconnue par
tous.

1-1 Le dictionnaire économique et financier


L'audit est une opération qui vise à vérifier l'ensemble des comptes et les rapports
annuels d'une entreprise. Il permet de s'assurer que sa comptabilité est tenue dans le respect
des normes comptables en vigueur. Ce contrôle permet de mettre en évidence les éventuelles
fraudes ou omissions

1-2 La Norme ISA 700


Défini L’audit comme un projet, une mission qui a pour objet de donner une opinion
sur l’image fidèle que donnent les états financiers sur la situation financière de la société à la
date de clôture, ainsi que du résultat de ses opérations pour l’exercice clos à cette date.

L’audit est une activité de contrôle et de conseil qui peut porter sur différents aspects
d’une organisation. Les deux principaux types d’audit sont:

l’audit organisationnel qui s’intéressera à l’organisation du travail, à la répartition


des tâches et des responsabilités, et au respect des procédures par les acteurs de la
structure ;

l’audit financier qui est l’examen de la validité des états financiers émis par une
organisation.

Il peut exister d’autres types d’audit par exemple : audit social, audit statutaire, audit
environnemental, audit des systèmes d’information...

2 Son sens originel reste toutefois celui de l’écoute. Il est lié à la forme orale des dépositions devant les greffiers
et des contrôles de l’utilisation des finances royales dans des temps ou peu de gens savaient lire et écrire. Voir
sur ce point le site http://www.univ-pau-fr/IAEGREG/ IMG/pdf/Introduction_thèse.pdf.

1
2
L’audit peut être mené soit par une personne appartenant à l’organisation, c’est l’audit
interne ; soit par une personne extérieure, c’est l’audit externe.

1-3 Les typologies d’Audit


La norme ISO 9000 distingue :

Les audits internes, appelés parfois « audit de première partie » sont réalisés par, ou au
nom de, l’organisme lui-même pour des raisons internes et peuvent constituer la base d’une
auto-déclaration de conformité. Ils peuvent être opérationnels ou stratégiques suivant
l'approche retenue.

1.3.1 Définition L’audit interne


En vue d’harmoniser toutes ces définitions sur l’Audit Interne, le conseil
d’administration de l’IIA a adapté la définition qui s’applique aux auditeurs internes :

« l’Audit interne est une activité indépendante et objective qui donne à une organisation
une assurance sur le degré de maîtrise de ses opérations, lui apporte ses conseils pour les
améliorer et contribue à créer de la valeur ajoutée. »

Il aide cette organisation à atteindre ses objectifs en évaluant par une approche
systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle et de
gouvernement d’entreprise et en faisant des propositions pour renforcer son efficacité. L’on
peut déceler de cette définition plusieurs points positifs à savoir :

 La définition insiste sur l’idée d’indépendance et en cela elle s’ajuste très exactement
sur les normes. La cohérence est désormais totale entre les différents textes régissant
la fonction ;

 Cette définition montre que l’Audit Interne est une activité et non une fonction comme
dans la définition moins récente ;

 L’Audit Interne s’oriente vers :


Une assurance sur le degré de maîtrise des risques, ce qui va au-
delà de l’évaluation d’une conformité à des critères préétablis ;

Une réponse à des attentes d’aide et de conseils sans oublier ces


missions traditionnelles ;

1
2
Une création de la valeur ajoutée à l’instar d’autres activités de l’entreprise en
terme d’expertise, de professionnalisme, d’adhésion aux meilleures pratiques en
faisant profiter l’organisation de la connaissance approfondie de l’ensemble de ses
processus et des risques liés.3

L’Audit Interne se focalise sur les objectifs de l’organisation et les risques


plutôt que sur les fonctions ou sur les entités : c’est une activité proactive non
limitée à l’analyse des dysfonctionnements passés mais tournée vers la
recherche des solutions d’amélioration et non vers la seule mise en évidence
des problèmes.

1.3.1.1 Les différentes définitions de l’Audit Interne

1.3.1.2 Audit interne comme fonction chargée d’évaluer le niveau de


contrôle interne.

L’audit interne est la fonction chargée d’évaluer le niveau de contrôle interne de


l’organisation. Il aide l’entreprise à s’adapter aux mutations de l’environnement externe et
interne ; « refuser ce postulat c’est accepter d’affronter des risques d’erreurs non identifiés
alors même qu’ils le seraient. »4.

1.3.1.3. Audit interne comme examen des informations


Pour l’Institut Français de l’Audit et du Contrôle Interne (IFACI), « l’Audit interne est
la révision périodique des instructions dont dispose une direction pour contrôler et gérer
l’entreprise. Il sert à vérifier si les procédures en place comportent les sécurités suffisantes, si
les informations sont sincères, les opérations régulières, les organisations efficaces, les
structures claires et actuelle. »5

1.3.1.4. Audit interne comme système d’évaluation des autres contrôles


Pour l’Institut de l’Audit Interne (IAI), « l’Audit interne est un contrôle qui a pour fonction

3 Jacques RENARD, 7ème édition, 2005, P 43


4 Barbier (E). L’audit interne : pourquoi ? Comment ? Les éditions d’organisation, Paris, 1989, P.22
5 RAFFEGEAU (J), DUFILS (P) et GONZALEZ (R.). Audit et Contrôle des comptes. PUBLI UNION, Paris
P.13.

1
2
d’estimer et d’évaluer l’efficacité des autres contrôles. Il assiste les membres de l’entreprise
dans l’exercice de leurs responsabilités. Il leur fournit des analyses, des appréciations, des
recommandations, des avis et des informations concernant les activités examinées. »6

1.3.1.5 Audit interne comme aide à la prise de décisions


L’Association Technique d’Harmonisation des cabinets d’audit et de conseil (ATH)
considère l’Audit Interne comme un audit opérationnel qui peut être défini comme l’examen
professionnel des informations relatives à la gestion de chaque fonction d’une entité
quelconque en vue d’exprimer sur ces informations une opinion responsable et indépendante,
par référence aux critères de régularité, de fiabilité et d’efficacité. Cette opinion doit accroître

l’utilité de l’information en particulier en vue de la prise de décisions.7

1.3.1.6. Les normes de l’Audit Interne


La fonction d’audit interne s’exerce dans la limite des normes définies par la
profession ; celle-ci est en effet organisée au plan international. Les normes internationales
pour la pratique professionnelle de l’audit interne (ISA) approuvées officiellement par l’IAI
en 1978 et publié sont devenues en référentiel essentiel et très important pour les auditeurs
internes. Ces normes ont été publiées en 1978 par « The Internal Audit Standards Board »
(IASB).

Les normes ont pour objet8 :


 de définir les principes fondamentaux de la pratique de l'audit interne ;
 de fournir un cadre de référence pour la réalisation et la promotion d'un large champ
d’intervention d'audit interne à valeur ajoutée ;

 d'établir les critères d'appréciation du fonctionnement de l'audit interne ;


 de favoriser l'amélioration des processus organisationnels et des opérations.
Les Normes se composent des Normes de qualification, des Normes de
fonctionnement et des Normes de mise en œuvre. Les Normes de qualification énoncent les
caractéristiques que doivent présenter les organisations et les personnes accomplissant des
missions d'audit interne. Les Normes de fonctionnement décrivent la nature des missions
d'audit interne et définissent des critères de qualité permettant de mesurer la performance des

6 Cf. série d’articles collectifs intitulés « Audit et management » in les cahiers Français n° 248, P.12
7 ATH, cité par ABSTEY (B.H). Guide pour l’Audit de l’information financière des entreprises et organisations
Edition Techniques cf ET, Paris, 983, P.23.
8 Normes de l’Audit interne 2009-web .pdf P.23

1
2
services fournis. Les Normes de qualification et les Normes de fonctionnement s’appliquent à
tous les services d’audit. Les Normes de mise en œuvre précisent les Normes de qualification
et les Normes de fonctionnement en indiquant les exigences applicables dans les activités
d’assurance (A) ou de conseil (C).9

Tableau 1: Les normes de qualification et de fonctionnement

Normes de qualification « Ce que sont l’audit


Normes de fonctionnement « Ce qu’ils font »
interne et les auditeurs »
1000 : Mission, pouvoir et responsabilité

1100 : indépendant et objectivité 2010 – Planification


1110- indépendance dans l’organisation 2020 – Communication et approbation
1120- Objectivité individuelle 2030 – Gestion des ressources

1130- Atteintes à l’indépendance et à l’objectivité 2040 – Règles et procédures


1200 : Compétence et conscience professionnelle 2050 – Coordination

2060 – Rapports au Conseil et à la direction


1210- Compétence
générale
1220- Conscience professionnelle 2100 – Nature du travail
1230- Formation professionnelle 2110 – Management des risques
1300 : programme d’assurance et de la qualité 2120 – Contrôle
1310- Evaluation du programme qualité 2130 – Gouvernement d’entreprise
1311- Evaluations interne 2200 – Planification de la mission
2201 – Considérations relatives à la
1312- Evaluation externe
planification
1320- Rapport relatifs au programme qualité 2210 – Objectifs de la mission
1330- Utilisation de la mention « conduit
2220 – Champ de la mission
conformément aux normes »
1340- Indication de non-conformité 2230 – Ressources affectées à la mission
2240 – Programme de travail de la mission
2300 – Accomplissement de la mission
2310 – Identification des informations

9 Normes de l’Audit interne 2009-web .pdf,Op cité, P.24

1
2
2320 – Analyse et évaluation
2330 – Documentation des informations
2340 – Supervision de la mission
2400 – Communication des résultats
2410 – Contenu de la communication
2420 – Qualité de la communication
2421 – Erreurs et omissions
2430 – Indication de non-conformité aux
normes
2440 – Diffusion des résultats
2500 – Surveillance des actions de progrès 2600
– Acceptation des risques par la direction
générale
Source: Schick P, « Memento d’audit interne. Dunod », 2007, Paris, p.217.

1.3.1.7. La charte d’audit interne


C’est le document constitutif de la fonction d’audit interne et destiné à la présenter et à
la faire connaître aux autres acteurs de l’entreprise. 82 % des services disposent aujourd’hui
d’une charte d’audit. Ce document est considéré comme à ce point important qu’il est exigé
par la première des normes professionnelles – cf. norme 1000 : « La mission, les pouvoirs et
les responsabilités de l’audit interne doivent être formellement définis dans une charte… ».
La norme précise également que le responsable de l’audit interne doit revoir périodiquement
la charte et la soumettre à l’approbation de la direction générale et du conseil.10

Ce document aux contenus et formes divers, doit informer sur ce minimum


indispensable, afin que nul n’en ignore : il apparaît ainsi comme la première manifestation de
la transparence des opérations d’audit. Certaines chartes d’audit ajoutent des informations
supplémentaires sur : le contrôle interne ; le recrutement et la formation des auditeurs ; le
processus méthodologique d’une mission d’audit ; le rappel des règles de déontologie.

1.4. L'audit externe


Les audits externes comprennent ce que l’on appelle généralement les « audits de
seconde ou de tierce partie ».

10 Jacques RENARD 2005,7ème édition,Op cité, P 398

1
2
Les audits de seconde partie sont réalisés pour des parties, telles que les actionnaires
ou des clients, ayant un intérêt direct dans l’organisme, ou par d’autres personnes en leur
nom.

Les audits de tierce partie sont nécessairement réalisés par des organismes externes
indépendants. De tels organismes, généralement accrédités (voir norme NF ISO/CE 17021),
fournissent l’enregistrement ou la certification de conformité à des exigences comme celles de
l’ISO 9001 ou 14001 ou NF ISO/CEI 27001 relative aux systèmes de management de la
sécurité de l'information.

Lorsque les systèmes de gestion de la qualité et environnemental sont audités


simultanément, on parle d’audit commun.

Lorsque le système de management de la Qualité, de l'Environnement et de la SST


(Santé et sécurité au travail) est intégré, on parle d’audit intégré QSE.

Le domaine le plus connu, le plus répandu et le plus ancien sur une base transnationale
est l'audit légal externe comptable et financier, à savoir, l'examen de la validité, conformité et
sincérité des divers états financiers et rapports publics de gestion émis par une entreprise. Il
s'agit de l'audit légal, ou commissariat aux comptes en France, spécifiquement réglementé
pour les sociétés cotées en bourse. Il existe d'autres types d'audit spécialisés dans les contextes
où il existe des normes et une réglementation forte (sécurité de l'homme au travail,
environnement, hygiène et sécurité alimentaire, etc.)

L'audit des systèmes d'information (audit informatique) est aussi une activité
essentielle dans la maîtrise des opérations de l'entreprise.

1.4.1. Définition de l’Audit externe


Un audit externe est un examen indépendant, c’est l’une des étapes primordiales dans
la chaîne de la transparence puisqu’il vient apporter un œil externe dans le système de
contrôle, pour vérifier qu’un processus donné est conforme aux normes et procédures en
vigueur.

L’audit externe le plus courant est l’audit des états financiers, qui juge la fiabilité des
rapports financiers d’une IMF à la lumière des principes comptables reconnus. Mais d’autres
missions peuvent être ajoutées à l’audit des états financiers, pour rendre l’audit externe plus
utile à l’IMF.

L’audit externe est souvent perçu comme une obligation annuelle qui compte.

1
2
Pourtant, les IMF peuvent retirer bien d’autres bénéfices de l’audit externe, à condition de le
préparer correctement.

Choisir le bon auditeur Le choix du cabinet d’audit est crucial. La plupart des cabinets
d’audit n’ont pas ou peu de connaissances en microfinance ; il s’agit donc de publier un appel
d’offres avec des termes de référence clairs, et de choisir le cabinet étant le plus adéquat en
termes de compétence et de budget. Il est également possible de faire travailler ensemble un
expert consultant en microfinance pour assurer cette compétence. On pense souvent que les
succursales des cabinets d’envergure internationale offrent un plus haut degré de crédibilité
qu’un audit réalisé par un cabinet local isolé. Ce postulat n’est toutefois pas toujours justifié.

1.4.2. L’audit externe comme revue critique du contrôle interne

1.4.3. Intérêt d’une revue du contrôle interne : la loi sarbanes-oxley Le


contrôle interne de l’information financière d’une société est un processus conçu pour offrir
une assurance raisonnable quant à la fiabilité de l’information financière et à la préparation
d’états financiers, à des fins externes, conformément aux principes comptables généralement
reconnus. Il s’étend aux politiques et aux procédés qui concernent la tenue des dossiers
décrivant avec précision et justesse ainsi qu’avec un souci du détail raisonnable les opérations
effectuées sur des actifs et les cessions d’actifs de cette société, qui offrent une assurance
raisonnable à l‘effet que les opérations sont comptabilisées adéquatement pour permettent la
préparation des états financiers conformément aux principes comptables généralement
reconnus et que les encaissements et décaissements se font toujours conformément aux
autorisations de le direction et du conseil d’administration ; et qui offrent une assurance
raisonnable quant à une prévention ou à une détection précoce des acquisitions, usages ou
cessions illicites de l’actif et susceptibles d’avoir un effet important sur les états financiers.

L’économie américaine portée par la globalisation et les nouveaux instruments


financiers, et alimentée par des marchés boursiers en pleine euphorie, a enregistré tout au long
des années 1990 sa croissance la plus longue de l’après-guerre. Cette évolution s’est appuyée
sur quelques schémas simples : forte exigence de la part des investisseurs en termes de
rentabilités, augmentation dans des proportions très forte de la valeur boursière de certaines

1
2
valeurs dites << technologiques >>, plus-values colossales réalisées en bourse, stratégies de
croissance externe démesurées….

Cependant, pour pouvoir satisfaire les nombreuses exigences de leurs différentes


parties prenantes, certains dirigeants n’ont pas hésité à user (voire abuser) de pratiques
comptables dites créatives ou agressives allant, dans plusieurs cas jusqu’à des comportements
totalement frauduleux. C’est ainsi qu’en 2001 et au début de l’année 2002 de nombreux
scandales ont frappé les Etats-Unis (Enron, Adelphia, Xerox, WorldCom) ; ces scandales ont
eu pour conséquence d’entrainer une brutale réaction du législateur Américain et aussi
français visant à prévenir ces phénomènes ; s’agissant des Etats-Unis il s’agit de l’adoption de
la loi << Sarbanes-Oxley >> et pour la France c’est << la loi sur la sécurité financière >> qui
a été adoptée.

Ces deux lois ont porté essentiellement sur revue critique du contrôle interne par les
dirigeants et les auditeurs externes. C’est ainsi qu’en substance de certification des états

1
2
financiers11. Le directeur général et le directeur financier (CFO) de l’entreprise doivent préparer
une déclaration, accompagnant le rapport des auditeurs qui certifie la validité des états
financiers et des indications hors bilan contenues dans le rapport annuel (ou les rapports
périodiques). Cette déclaration doit aussi signaler que les états financiers présentent de manière
sincère, dans tous leurs aspects significatifs, la situation financière et les résultats de l’activité
de l’entreprise. Cet article qui impose une certification des états financiers par les dirigeants a
également des conséquences en matière de contrôle interne puisque les dirigeants attestent
qu’ils :

 Sont responsables de la mise en place et du maintien du contrôle interne ;


 Ont ce contrôle de telle sorte que toute information significative concernant
l’entreprise et les sociétés consolidées est connue par les dirigeants, notamment
pendant la période de préparation des rapports périodiques ;

 Ont évalué l’efficacité du contrôle interne de l’entreprise à moins de 90 jours de la


publication des rapports ;

 Ont présenté dans le rapport leurs conclusions concernant l’efficacité du contrôle


interne fondé sur leur évaluation.

En outre, les dirigeants doivent signaler aux auditeurs et au comité d’audits les
déficiences dans le contrôle interne et les fraudes liées u contrôle interne. Enfin, les dirigeants
doivent mentionner dans leur rapport s’il y a eu des changements significatifs dans le contrôle
interne après la date d’évaluation.

1.4.4. Nécessité d’un audit externe


En tant qu’organisation poursuivant des objectifs dans un environnement économique,
l’entreprise est le lieu de rencontre de toute une série d’intervenants intéressés par sa
performance. Il s’agit notamment des dirigeants, des actionnaires et des tiers (institutions de
crédit, autorités publiques, clients et fournisseurs, salariés, etc.). Comme les débats actuels sur
la notion de gouvernement d’entreprise comme le souligne particulièrement, les intérêts des
intervenants, s’ils sont dans une large mesure convergents, sont également contradictoires.

D’un point de vue théorique, la différence de position entre les différents intervenants peut
s’analyser en tant que << relation d’agence >>.

11 Loi sarbanes-oxley, section 302 : corporate responsability for Financial reports

16
1.4.5. Notion de relation d’agence et impact sur crédibilité des comptes
sociaux

Selon l’approche classique de la théorie de l’agence, une relation d’agence 12 est définie
comme << un contrat par lequel une ou plusieurs personnes (le principal) engage une autre
personne (l’agent) pour accomplir une action en nom, ce qui implique la délégation à l’agent
d’un certain pouvoir décisionnel >>. Ici, en l’occurrence les actionnaires confient aux
dirigeants la gestion de l’entreprise.

D’une certaine manière, la relation d’agence pourrait recouvrir pratiquement toute


relation contractuelle entre individus ou organisations. Elle ne présente cependant un contrat
que par ce que le contrat y présente certaines caractéristiques quant à la nature et à la
répartition de l’information entre les parties. En effet le contrat le contrat se caractérise par

L’hypothèse de l’information imparfaite relativement à l’état de la nature, aux comportements


des agents et par la présence d’asymétrie d’information entre le principal et l’agent (l’agent en
sait Normalement davantage que le principal sur l’activité). La conséquence de ses problèmes
d’information est d’une part que le contrat qui lie les deux parties est nécessairement incomplet
et d’autre part que le principal n’a pas les moyens de contrôler parfaitement l’action de l’agent.

Dans le cas de l’entreprise capitaliste, la situation se caractérise par le fait que seuls les
dirigeants ont un accès direct réel à l’activité de l’entreprise. Ceci leur confère une liberté
d’action et un avantage informationnel important.

Une telle situation nécessite la mise en place de moyens destinés à orienter leur
comportement. Ces moyens prennent deux formes principales : les citations (incentives) et le
contrôle (monitoring). Les incitations telles que la rémunération à la performance ont pour
objectifs d’assurer un minimum de convergences d’intérêts entre actionnaires et dirigeants. Le
contrôle quant à lui passe par la mise en place des procédures de suivi de la performance des
dirigeants afin de réduire l’asymétrie d’information. A cet égard, l’établissement des comptes
annuels des entreprises constitués (du bilan, du compte de résultat et des états annexés) est un
moyen de contrôle dont les enjeux sont importants (pochet 1998)13. En effet, les états financiers
annuels constituent une synthèse de l’activité de l’entreprise exploitable par l’extérieur. Ils
aident aux différents acteurs dans une optique d’évaluation, de prise de décision ou de
diagnostic. Toutefois, il se trouve que ces comptes annuels sont largement établis par les
personnes même que l’on cherche à contrôler : les dirigeants de l’entreprise. La

12 Coriat B. & Weinstein O. (1995). Les nouvelles théories de l’entreprise. Paris : Livre de poche

7
3
13
latitude dont ils disposent peut laisser planer un doute sur la sincérité de l’information qu’ils
diffusent, illustré tout particulièrement par la notion de << comptabilité créative >>14

1.4.6. L’audit externe comme solution à l’asymétrie de l’information


L’importance de disposer de données fiables sur les comptes annuels explique alors
l’apparition de moyens pour vérifier les états financiers produit par les dirigeants à destination
de l’extérieur. Ces moyens se sont progressivement développés pour prendre leur forme
actuelle : l’audit financier, c’est-à-dire << un examen critique destiné à vérifier que l’activité
de l’entreprise est fidèlement traduite dans les comptes annuels conformément à un référentiel
comptable identifié >>15. Aujourd’hui, l’audit financier connu également sous le nom de
vérification ou de révision comptable est une obligation légale dans de nombreux pays pour les
sociétés par actions, ainsi que pour certaines entreprises ou organisations en fonction de leur
taille ou de leur statut.

Le rôle de l’audit dans la relation d’agence dans l’entreprise

actionnaires
comptes
annuels
tiers
dirigeants

entreprise audit

Source : Olivier HERRBACH, thèse de doctorat en sciences de gestion : comportement au


travail des cabinets d’audit financier : une approche par le contrat psychologique
Décembre 2000

Section 2 : Place et importance de l’audit dans la gestion des stocks


L’audit est une fonction essentielle dans une organisation ; comme sa définition laisse
entendre, il aide l’organisation à atteindre ses objectifs en évaluant, par une approche
systématique et méthodique, ses processus de management des risques, de contrôle et de
gouvernement d’entreprise et en faisant des propositions pour renforcer son efficacité. Il est

7
3
14
15
donc important pour nous de savoir la place que l’audit interne occupe dans une organisation et
son importance pour l’organisation.

1- Place de l’audit dans la gestion des stocks

1.1 Position de la fonction d’audit


RENARD J. explique les différences, les complémentarités et les rapprochements
existants entre l’audit interne et externe.

1.1.1 Différences13
Elles sont regroupées en huit points :

1.1.1.1 Le statut de l’auditeur


L’auditeur interne fait partir du personnel de l’entreprise, tandis que l’auditeur externe
juridiquement indépendant, est considéré comme prestataire de service à l’entreprise dont il
perçoit les honoraires.

1.1.1.2 Les bénéficiaires de l’audit


L’auditeur interne travaille pour le bénéfice des responsables de l’entreprise :
managers, direction générale, éventuellement comité d’audit. L’auditeur externe certifie les
comptes pour ceux qui en ont besoin : actionnaires, banquiers, clients, fournisseurs, autorités
de tutelle.

1.1.1.3 Les objectifs de l’audit


- L’objectif de l’audit interne apparait dans la définition de l’IIA : apprécier la bonne
maitrise des activités de l’entreprise (dispositif du contrôle interne), et de recommander
des actions pour les améliorer.

- L’objectif de l’audit externe est de certifier la régularité, la sincérité et l’image fidèle


des comptes et des états financiers. Pour atteindre cet objectif, l’auditeur externe est

13 RAFFEGEAU jean, DUFILS pierre, DE MENONVILLE Didier, «l’audit financier » édition presses
universitaire de France 1994 page 103

7
3
amené à apprécier les dispositifs du contrôle interne mais seulement à incidence
financière, comptable et quantitative.

La vision du contrôle interne par les deux auditeurs est divergente : l’auditeur interne le
perçoit comme un objectif, tandis que l’auditeur externe comme un moyen.

Le « seuil de signification » utilisé par les auditeurs externes dans leurs travaux
permettant d’éliminer les erreurs dont l’importance relative ne remet pas en cause le résultat.
Cette approche qui consiste à comparer la somme du litige au total du bilan et du chiffre
d’affaires est totalement étrangère à l’audit interne. L’audit interne dans l’appréciation des
activités et lors de révélation d’un dysfonctionnement, est complètement inhabituel de
comparer aux ordres de grandeurs comptables. Ce dysfonctionnement peut être l’indice d’un
désordre potentiel grave auquel il va falloir remédier.

1.1.1.4 Le champ d’application


L’audit externe explore toutes les fonctions de l’entreprise et tous les systèmes
d’informations qui participent à la détermination du résultat et à l’élaboration des états
financiers. Le champ d’application de l’audit interne est plus vaste parce qu’il inclut toutes les
fonctions de l’entreprise, dans toutes leur dimensions. Ainsi, l’appréciation technique sur
l’entretien d’un matériel de fabrication, des modalités de recrutement de l’encadrement est du
domaine de l’audit interne en dehors de celui de l’auditeur externe. L’auditeur externe
s’intéressera à l’entretien ou au recrutement mais dans leur dimension financière.

1.1.1.5 La prévention de la fraude


L’audit interne est intéressé par toute fraude dès qu’elle est susceptible d’avoir une
incidence sur les résultats. La fraude concernant par exemple la confidentialité des dossiers du
personnel est du domaine de l’audit interne.

1.1.1.6 L’indépendance
Cette notion de même nature : l’indépendance de l’auditeur externe est juridique et
statutaire, celle de l’auditeur interne est relative au positionnement du service et à la pratique
de l’objectivité

1.1.1.7 La périodicité

7
3
L’auditeur externe travaille de façon intermittente dans l’entreprise, seulement à des
moments privilégiés à la certification des comptes. L’auditeur interne travaille en permanence
dans son entreprise sur des missions planifiées, avec la même intensité quelle que soit la
période.
1.1.1.8 La méthode
Les méthodes utilisées par l’auditeur externe se réalisent à base des rapprochements,
analyses, inventaires ; ces méthodes sont connues et ont déjà fait leur preuve. La méthode de
l’auditeur interne est spécifique et originale.

A travers les différences citées entre les deux fonctions, elles ne doivent pas s’ignorer
sans pour autant se confondre. L’appréciation et la mise en œuvre de leur complémentarité sont
pour l’organisation une garantie d’efficacité.

1.1.2 Les complémentarités


Les auteurs RAFFEGEAU J., DUFILS P. et GONZALEZ R. dans leur ouvrage 17 «
Audit et contrôle des comptes » expliquent que pour l’auditeur externe, la fonction d’audit
interne est un élément privilégié de contrôle interne, dont il convient d’apprécier l’objet et
l’efficacité. Dans la mesure où les contrôles effectués par l’auditeur interne sont jugés sérieux
et dont les conclusions concordent, l’auditeur externe est en droit de faire confiance et doit
s’efforcer d’établir avec l’auditeur interne d’étroites relations de collaboration. Il est important
que la collaboration entre auditeurs internes et externes démarre le plus rapidement que
possible. Elle pourra éviter les déperditions d’efforts qui résultent d’un double contrôle.

RENARD Jacques explique dans son ouvrage 3la complémentarité entre l’audit interne
et externe par la norme 2050 qui implique une collaboration entre l’audit interne et externe.
Elle se concrétise par le partage d’informations qui peuvent intéresser l’auditeur interne et
réciproquement l’auditeur externe, et ceci dans la mesure ou l’auditeur interne ou externe, peut
fonder un jugement ou étayer une démonstration sur la base des informations partagées. Cette
collaboration est explicitement étayée dans les normes 2050 et 2440. Les diverses
recommandations professionnelles prévoient une coordination entre les travaux réalisés par les
auditeurs interne et les auditeurs externes. Cette organisation doit être aménagée pour éviter la
duplication des travaux et pour sauvegarder l’indispensable indépendance des auditeurs
externes.

7
3
17
1.2 Le positionnement de l’audit et des notions voisines
On a vu comment est née la fonction d’audit interne à partir de l’audit externe, et les
confusions qui ont pu en résulter. Aujourd’hui les deux fonctions sont nettement différenciées
et la définition de l’audit externe est universellement admise.

Cependant, pour toutes les composantes de l’entreprise ce n’est pas si évident car bien
d’autres fonctions peuvent porter à confusion par rapport à l’audit interne et il est important de
bien le positionner par rapport au :

 Contrôle de gestion ;
 Service méthode/organisation  Risk Management.

1.2.1 L’audit interne et le contrôle de gestion


Il y a encore peu de temps, nombreux étaient ceux qui discernaient mal la frontière
entre les deux fonctions. Une des causes tient sans doute au fait qu’elles ont suivi des
évolutions comparables. De même que l’audit interne est passé du simple contrôle comptable à
l’assistance au management dans la maîtrise des opérations, de même le contrôle de gestion est
passé de la simple analyse des coûts au contrôle budgétaire puis à un véritable pilotage de
l’entreprise. On peut le définir schématiquement comme étant l’activité permettant le pilotage
économique et financier de l’organisation. Si la définition a varié dans le temps partant d’un
processus budgétaire pour atteindre une gestion par objectifs, le contrôle de gestion reste
caractérisé par deux éléments :

 l’espace vital de la fonction est le système d’information de


gestion ;  elle est au service de la performance.

Ces deux caractéristiques permettent d’identifier ressemblances, différences et


complémentarités :

7
3
1.2.1.1 Les ressemblances

Tableau 2: Les ressemblances entre audit interne et contrôle de gestion

L'une et l'autre fonction s'intéresse à toutes les activités de


l'entreprise et ont donc un caractère universel.

Comme l'auditeur interne, le contrôleur de gestion n'est pas


un opérationnel: il attire l'attention, recommande, propose
Les ressemblances entre mais n'a pas de pouvoir opérationnel.
audit interne et contrôle
Les deux fonctions sont relativement récentes et encore en
de gestion
pleine période d'évolution d'où la multiplication des
interrogations et des incertitudes;
l'une et l'autre bénéficient généralement d'un rattachement
hiérarchique préservant leur indépendance e leur
autonomie, c'est-à-dire au plus haut niveau de l'entreprise
Source : par nos soins

1.2.1.2 Les différences


Ici on note les différences sur plusieurs angles : objectifs, champ d’application,
périodicité, méthodes de travail.

 Différences quant aux objectifs


Elle est essentielle. On connait les objectifs de l’audit interne, qui visent à mieux
maitriser les activités par un diagnostic des dispositifs de contrôle interne. Le contrôleur de
gestion va s’intéresser plus à l’information qu’aux systèmes et procédures.

Les responsabilités du contrôleur de gestion sont affirmées par l’Association Nationale


des Directeurs Financiers et contrôleurs de Gestion (DFCG) :

• Concevoir le système d’information ;


• Contribuer à la conception de la structure de l’entreprise sur la base d’une
décentralisation efficace de l’autorité ;

• Faire fonctionner correctement le système d’information ;


• Effectuer les études économiques et les coordonner.

7
3
 Différence quant au champ d’application
Si les deux foncions ont un champ d’application couvrant l’ensemble des activités,
celles-ci ne sont pas considérées de la même façon. S’intéressant essentiellement aux résultats,
réels ou prévisionnels, le contrôleur de gestion prendra en compte tout ce qui est chiffré ou
chiffrable. L’auditeur interne va aller au-delà de cette dimension et cela est particulièrement
perceptible dans des domaines comme la sécurité, la qualité, les relations sociales,
l’environnement, etc.

 Différence quant à la périodicité


Alors que l’auditeur effectue des missions diverses tout au long de l’année selon une
périodicité définie en fonction du risque, le contrôleur de gestion a une activité largement
dépendante des résultats de l’entreprise et de la périodicité du reporting.

 Différence quant aux méthodes de travail


La méthodologie de l’auditeur interne est spécifique à la fonction. Les méthodes de
travail du contrôleur de gestion sont, elles aussi, originales et ne se confondent pas avec les
précédentes : elles s’appuient sur les informations des opérationnels (prévisions et réalisations)
et sont largement analytiques et déductives.

1.2.1.3 Les complémentarités


Dans toutes ses interventions l’audit interne apporte une contribution au contrôle de
gestion : le contrôle de gestion est d’autant plus efficace qu’il reçoit des informations élaborées
et transmises dans un système de contrôle interne fiable et validé par l’audit interne : l’audit
interne va apporter au contrôle de gestion cette garantie sur la qualité de l’information.

De la même façon et inversement l’audit interne va trouver auprès du contrôleur de


gestion des informations qui vont être autant de clignotants susceptibles d’attirer l’attention des
auditeurs sur des points de faiblesse à prendre en compte dans les missions d’audit. On peut
donc dire qu’au-delà des complémentarités il existe une véritable synergie entre les deux
fonctions pour le bien commun de l’entreprise et sans que pour autant on puisse les
confondre.il est donc possible de dire que les fonctions exercent l’une sur l’autre des contrôles
réciproques14.

14 L.COLLINS, G.VALIN, Audit et contrôle interne, Dalloz, 2e édition 1979.

7
3
1.2.2 L’audit interne et les services méthodes/organisation
Le positionnement de l’audit interne par rapport aux services méthodes/organisations
peut apparaitre semblable dans le fonctionnement.

Cependant, les services méthodes ne se contentent pas de faire des recommandations,


mais ils peuvent aller jusqu’à la mise en œuvre de ses mêmes recommandations. Lesdites
recommandations ne s’appuient pas nécessairement sur un diagnostic préalable de l’entreprise.
Elles peuvent répondre à un besoin nouveau de réorganisation en faveur de nouveaux
développements ou d’une nouvelle stratégie à mettre en place.

Cette fonction d’organisation au sein de l’entreprise peut s’illustrer de formes et


objectifs très disparates : de la conception d’un nouveau formulaire papier, à la réorganisation
complète d’un service de l’entreprise. L’audit interne est susceptible d’intervenir avant ou
après en ce sens qu’il ne peut être à l’origine du changement et avoir à auditer la nouvelle
situation ainsi créée et éventuellement émettre de nouvelles recommandations.

1.2.3 L’audit interne et le Risk Management


Le risk management (ou gestion de risque) n’est pas présent dans toutes les
organisations en tant que fonction individualisée et spécifique. Mais, bien ou mal, le risque est
toujours géré et pris en charge, soit d’une façon diffuse par tous les acteurs de l’organisation,
soit spécifiquement comme complément à une autre fonction (assurance, audit interne, qualité,
…).

Généralement, le Risk Management se définit en 4 principales missions :


 Identification des risques internes et externes à l’entreprise ;
 Elaboration de la cartographie des risques ;
 Définition d’une stratégie des risques ;
 Sensibilisation et formation des managers afin d’installer une réelle culture des
risques dans l’exercice de leurs fonctions.

L’audit interne participe de manière indépendante au maintien d’un dispositif de


contrôle approprié pour l’entreprise, en évaluant son efficacité et en encourageant son
amélioration continue.

Le rôle de l’audit interne ne saurait se confondre avec celui du risk manager; c’est au
management qu’incombe la responsabilité majeure de la gestion des risques, laquelle ne peut
être déléguée.

7
3
L’objectif prioritaire de l’audit interne reste l’évaluation du processus de management
des risques, donc l’évaluation du contrôle interne qui en est le « produit fini ». En amont le risk
manager (lorsqu’il existe) contribue à élaborer et à mettre en place le processus sous la
responsabilité de la Direction Générale et du management auxquels il a été proposé.

1.3 Place de l’audit interne dans la structure organisationnelle


Activité indépendante, l’audit interne est rattaché à la Direction Générale et a une
relation forte avec le comité d’audit15. La fonction d’audit constitue un élément majeur de la
surveillance en continu du contrôle, parce qu’elle fournit une évaluation indépendante du
caractère adéquat des politiques et procédures établies et du respect de la conformité à ces
dernières. Il est donc essentiel et même indispensable que la fonction d’audit soit indépendante
du fonctionnement de l’entreprise. Organe indépendant chargé d’assister le conseil
d’administration dans l’exercice. Il a pour tâche de s’assurer de la fiabilité et de l’exactitude de
l’information et des rapports adressés au conseil d’administration. Il est généralement
responsable du suivi du processus de communication financière et de système de contrôle
interne. Dans le secteur bancaire, il est particulièrement attentif aux activités de l’audit auquel
il sert de contact direct.

C’est pour cette raison qu’elle doit, pour un meilleur fonctionnement de l’entreprise
dépendre du conseil d’administration, tout en rendant compte à la direction générale et au
comité d’audit. De cette manière, les auditeurs internes procurent des informations fiables et
objectives sur les activités.

2- L’importance de l’audit interne


L’audit interne est une fonction nouvelle relativement récente suite à la crise
économique de 1929 aux Etats-Unis, cette fonction n’est apparue en France que dans les
années 60 en tant que contrôle comptable et dans les années 80 que l’originalité et les
spécificités de la fonction d’audit interne commencent à se préciser. Ce dernier est applicable
de manières différentes selon le poids de la culture (culture anglo-saxonne, culture latine, …)
et selon la conception.

Par ailleurs c’est une fonction universelle c’est-à-dire applicable à toutes les
organisations (les grandes, petites et moyennes entreprises, toutes les tailles et nature
d’entreprises), mais aussi à toutes les fonctions (financière et comptable, commerciale et
logistique, fabrication, informatique, approvisionnements, personnel, gestion, managériale…).

15 Organe indépendant chargé d’assister le conseil d’administration dans l’exercice de ses fonctions.

7
3
Il sera question dans cette section de montrer l’importance de l’audit interne comme
une exigence des actionnaires d’une part et comme une exigence réglementaire d’autre part.

2.1 La vision actionnariale de l’audit interne


L’audit interne s’est limité autour de l’audit comptable du commissariat aux comptes
avec l’objectif majeur de certifier les états financiers. Avec le temps, il s’est révélé rapidement
que ses missions peuvent être utiles à plusieurs utilisateurs des états financiers, d’où le besoin
se fait sentir de recourir à l’audit contractuel et même à l’audit interne. Signalons que,
l’intervention des auditeurs pour contrôler les états financiers peut être imposée par la loi. C’est
d’ailleurs sa forme traditionnelle qui est pratiquée par les commissaires aux comptes (l’audit
légal) ou (révision légale des comptes).

Il peut être également demandé par un tiers intéressé ou un membre de l’entreprise ; et,
dans ce cas la relation entre prescripteur et auditeur devient contractuelle ou conventionnelle.
Tel est le cas d’un dirigeant qui souhaite connaitre et certifier la qualité des états financiers
produit par son entreprise, d’un futur actionnaire qui demande un audit comptable de
l’entreprise avant d’acheter ses actions ou parts sociales.

Ce caractère contractuel confère à la mission d’audit son sens primitif et modifie le


cadre des relations entre auditeurs et prescripteur d’une part ou auditeur et audité de l’autre.

L’importance du volume d’informations (données comptables et financières), fait


augmenter le risque d’erreur, d’omission et par conséquent un coût élevé d’un contrôle
approfondi externe, d’où la nécessité pour les entreprises de mettre progressivement en place
des services internes, chargés d’effectuer des missions de contrôle comparables à celles
qu’effectuent les auditeurs externes.

La mission de ces services consisterait à réviser périodiquement les instruments dont


dispose l’entreprise pour contrôler et gérer ses activités.16

Avec le développement de l’audit interne, les managers perçurent l’intérêt que présente
pour eux l’expression d’une opinion sur les informations autres que l’information financière et
comptable. Chaque fonction de l’entreprise, chaque type d’opération et à la limite information
devient ainsi un objet potentiel d’audit. On aura par exemple : l’audit de la production, l’audit
des ressources humaines, etc.

16 C.LIONNEL et al, p 15

7
3
En d’autres termes, le concept d’audit interne connait et propose aux managers
d’aujourd’hui une grande fortune, même si globalement la réflexion sur ses extensions
possibles avance plus rapidement que ses travaux en vue de la mise en œuvre de ses missions.

En matière d’audit comptable et financier, les critères utilisés sont bien connus. L’opinion de
l’auditeur doit être exprimée en termes de régularité et de sincérité des états financiers. Dans
une perspective d’utilisation de l’audit interne à des fins de gestion, les critères « d’efficacité »
et de « pertinence » sont mis en évidence.

Le progrès de l’audit interne est illustré dans le tableau suivant :

Tableau 3: Synthèse du progrès de l’audit interne

Période Prescripteur Auditeurs Objectifs


- Punir les voleurs pour les
Rois, Empereurs,
Avant J.C Clercs ou Ecrivains détournements de fonds ;
Eglises et Etat,
- Protéger le patrimoine de l'Etat.
Actionnaires, - Réprimer les fraudes et punir les
1700 à 1850 Tribunaux et Experts comptables fraudes
l'Etat - Protéger le patrimoine de l'Etat
Professionnels de - Eviter les fraudes et les erreurs
Etat et
1850 à 1914 comptabilité et - Attester la fiabilité des états
Actionnaires
juristes. financiers.
- Eviter les fraudes et les erreurs
Etat et Professionnels d'audit
1914 à 1940 - Attester la fiabilité des états
Actionnaires et de comptabilité
financiers.
Etat et Professionnels d'audit Attester la sincérité et la régularité
1940 à 1970
Actionnaires et de comptabilité des états financiers.
Attester la qualité du contrôle
Etat, Banques et Professionnels d'audit
1970 à 1990 interne et le respect des normes
Actionnaires et de comptabilité
comptables et normes d'audits.
Etat, Banques, Attester l'image fidèle des comptes
Professionnels
A partir de 1990 Tiers et et la qualité du contrôle interne
Actionnaires d'Audit et le conseil
dans le respect des normes.

7
3
CHAPITRE II :

LIEN THEORIQUE ENTRE AUDIT ET

GESTION DE STOCKS

Nous verrons dans ce chapitre quel est le lien qui existe entre l’audit et la gestion des
stocks ; mais nous donnerons un bref aperçu de la gestion des stocks.

Section 1 : Audit et atteinte des objectifs stratégiques de l’entreprise

1- Notion de gestion des stocks

1.1 Définitions des stocks


Les stocks17 sont constitués par l’ensemble des biens ou des services qui interviennent
dans le cycle d’exploitation de l’entreprise pour être :

- Soit vendus en l’état ou au terme d’un processus de production à venir ou en


cours - Soit consommés en général au premier usage.

Les stocks comprennent :


- Les marchandises ;
- Les matières premières ou autres approvisionnements ;
- Les en-cours et ;
- Les produits fabriqués.

17 Précis de comptabilité SYSCOHADA, tome 1 André ERSA

7
3
1.2 Importance des stocks
L’importance des stocks pour certaines entreprises n’est plus à démontrer. Les stocks
font partie des biens de l’entreprise dont l’acquisition n’est toujours pas aisée et nécessitent
beaucoup d’effort et de soins pour leur constitution, leur conservation et leur utilisation.

En effet selon CROLAIS Michel, les stocks jouent plusieurs rôles au sein d’une
entreprise :

- Un rôle de régulation, c’est-à-dire le maintien d’un certain équilibre entre


consommation et approvisionnement qui consiste à stocker des matières
spécifiques afin de parer à toute pénurie ;

- Un rôle de spéculation qui consiste à stocker des matières spécifiques pour


en tirer des bénéfices ultérieurs (fluctuations des couts, bénéfices
d’escomptes, etc.)

- Un rôle stratégique qui consiste à stocker exceptionnellement certains


articles
Pour protéger l’entreprise, ses moyens de production ou l’un des produits dont la
- fabrication est vitale pour l’existence de l’entreprise contre les aléas internes
ou exogènes (grèves, guerre, incendies, etc.)

- Un rôle d’anticipation et de protection contre les lenteurs


d’approvisionnements ou les accélérations de commande.

Typologie des stocks


- Stocks d’immobilisation
- stocks acheté : matières premières (comptes 31) matières, fournitures et
emballages (comptes 32) et marchandises (comptes 37)

- stocks vendu : produits intermédiaires ou finis (comptes 35) – en cours de


production (comptes 33 et 34)

La procédure de stockage et gestion de stock

La procédure de stockage :
La réception de marchandise : elle comprend le déchargement et une première
vérification de la conformité à la commande : marques, nombre et état des colis. Le

7
3
stockage : Réceptionnée, la marchandise est entreposée, en attendant un emploi ultérieur Les
conditions de leur stockage dépendent du choix de l'entrepôt (surface, hauteur, moyens de
manutention, personnel) et de leur nature (problème de poids ou de conservation)

Les deux problèmes majeurs qui se posent à tout entrepôt sont :


La gestion physique : lieux, organisation, méthode de stockage, manutention
(emplacements banalisés, transstockeurs.....) ;

La tenue des stocks : il faut connaître en permanence le nombre d'articles en stock,


saisir tout mouvement d'entrée et de sortir

La gestion de stock
Ce sont des procédures qui consiste à répondre à deux questions quand et combien
s’approvisionner ?

L’Entreprise détermine les date les quantités quelle doit commander pour éviter toute
rupture affectant son activité veillant en d’autre part sur la minimisation des coûts.

Les documents de stockage et évaluation des stocks

Les documents de stockage

Bon de livraison (ou de réception ou d’entrée)


Des matières, marchandises, produits, où l’on enregistre par type d’élément, les
caractéristiques, la date d’entrée en stock, les quantités et prix unitaires de chaque élément Bon
de sortie (ou d’enlèvement ou de matière) La Date, caractéristiques, quantités, prix
unitaires

La fiche de stock enregistre les mouvements entrées et sorties de matières entrant dans
la production ou de fournitures consommées dans le cadre de l'activité courante des
différents services de l'entreprise. Elle permet de connaître à tout moment l'état exact du stock
en quantité et en valeur.

Évaluation des stocks


À l’inventaire

7
3
L’inventaire intermittent : l’entreprise doit procéder à un inventaire physique au moins une
fois par ans, à la clôture de ses exercices

L’inventaire permanant : faire un suivi comptable a tous moment de ses stocks


Pour valoriser son stock l’entreprise a le choix entre deux méthodes : le CMUP, FIFO, avec
l’obligation de conserver la méthode d’un exercice à un autre (le principe de permanence des
méthodes) L’évaluation des stocks doit être effectuée sur la base de leur valeur actuelle :(le
principe de prudence)

Les objectifs contradictoires des stocks


Les stocks sont constitués pour atteindre deux objectifs contradictoires par nature :

- Stocks Importants
• Augmenter la satisfaction des clients ;
• Réduire les prix d’achat, les coûts de production,
• Réduire les couts de possession

- Stocks faibles
• Réduire les investissements ;
• Augmenter la flexibilité ;
• Augmenter les profits

Particularités des stocks


Les stocks de par leur nature présentent certaines particularités qui leurs sont propres,
notamment :

• Périssables
• Peuvent devenir Obsolètes
• Se déprécient avec le temps
• Leur valeur peut fluctuer…

Suivi des quantités et protection physique des stocks


• A ce niveau, on doit s’assurer que le contrôle interne garantisse :
• Que les mouvements de stocks sont justifiés et autorisés ;
• Que les mouvements de stocks sont tous enregistrés et qu’ils sont sur la bonne période;

7
3
• Que le décompte des quantités en stocks lors des inventaires physiques périodiques est
effectué de manière satisfaisante (définition et mise en place de procédures d’inventaire
physique et fiables) ;

• Que l’inventaire permanent, s’il existe, est fiable.


• Là aussi, il Ya certains risques liés auxquels peuvent s’heurter l’auditeur. Ce sont :
• L’existence de mouvements non enregistrés, qui font perdre à l’inventaire permanent sa
fiabilité ;

• Le décalage d’un exercice sur l’autre d’une entrée ou d’une sortie de stocks ;
• Un suivi insuffisant des stocks entreposés à l’extérieur de la société (sous-traitants
• Dépositaires…)
• Le vol ou le coulage de stock ;
• La confusion des stocks appartenant à l’entreprise avec ceux appartenant à des tiers.

Examen des comptes


A cette étape de sa démarche, l’auditeur a déjà porté une évaluation sur un certain
nombre d’assertions qui le plus souvent présentent une importance particulière pour le cycle
examiné.

NB : Dans certains cas cependant, la mise en œuvre de contrôles substantifs ne pourra


remédier aux faiblesses de contrôle interne détectées, et l’auditeur devra en tire les
conséquences dans son opinion.

L'art de la gestion des stocks est de satisfaire deux exigences opposées et contradictoires:
assurer un taux de service le plus élevé possible avec un coût de possession le plus faible
possible.

Le contrôle de la gestion des stocks se réalise à partir des indicateurs suivants:


le nombre de ruptures de stock et le coût des commandes de dépannage enregistrées durant une
période rendent compte du niveau de service assuré

les ratios de rotation ou de temps d'écoulement mesurent le poids financier des stocks, Maîtrise
approfondie de la gestion des stocks

7
3
Le ratio de rotation
ROTATION = CONSOMMATION ANNUELLE/ STOCK MOYEN
Le ratio du temps d'écoulement est l'inverse du taux de rotation
TEMPS D'ÉCOULEMENT = STOCK MOYEN/CONSOMMATION ANNUELLE
Les ratios prennent tout leur sens quand on les compare à des points de
référence :
par rapport aux confrères et concurrents exerçant le même type d'activité dans
l'entreprise : comparaison entre différents établissements, comparaison entre
différentes catégories de stock ou famille de produits entre elles, comparaison dans le
temps pour

2- Audit interne et atteinte des objectifs de l’entreprise

2.1 Notion d’objectifs d’entreprise


L’environnement d’une entreprise ne peut être favorable ou défavorable que par rapport
à une finalité qu’elle se fixe. La détermination de cette finalité parait plus facile en théorie mais
dans la réalité, elle est très complexe.
L’entreprise est alors au cœur des conflits sociaux, le lieu de cristallisation des
problèmes plus généraux de la société. Elle est constamment en relation avec un nombre
important de partenaires vers lesquels (et à partir desquels) elle échange des biens, des
services, des hommes, des informations, etc.

Au-delà de sa fonction première et essentielle qui est de produire un bien ou un service,


l’entreprise doit être vue comme une organisation complexe, créée et animée par des hommes,
ouverte sur son environnement et qui est en interaction perpétuelle avec lui. Sans aller jusqu’à
lui donner un caractère humain, l’entreprise en tant qu’entité autonome doit alors s’analyser
dans toute sa diversité.

2.2 L’audit interne et l’atteinte des objectifs stratégiques de l’entreprise


Il sera question ici de montrer l’apport de l’audit interne à l’atteinte des objectifs de
l’entreprise à travers sa participation dans la gestion de l’entreprise.

En effet, la gestion se définit comme étant la manière de piloter une entreprise en


utilisant de façon optimale les ressources allouées pour atteindre les objectifs visés. La gestion
induit donc des prévisions et une décentralisation des responsabilités.

7
3
La gestion doit être prévisionnelle, pour permettre à l’entreprise de modeler son avenir
et d’éviter de subir les évènements. La prévision sert donc :

 A évaluer l’environnement ;
 A définir les objectifs à atteindre ;
 A évaluer et à affecter les ressources (humaines, matériels, financiers) nécessaires ; 
A contrôler périodiquement la réalisation des objectifs

La gestion doit être décentralisée, compte tenu de la décomposition des objectifs


globaux de l’entreprise en objectifs spécifiques assignés à chaque responsable de centre
préalablement définis par la direction générale.

2.2.1 La maîtrise des risques en entreprise


L’audit interne a évolué dans le temps. Ainsi, en matière de management des risques,
alors qu’autre fois il intervenait peu ou pas du tout. Il s’implique aujourd’hui dans la
vérification des processus et apporte souvent un soutien actif et continu dans son élaboration.

L’entreprise dans sa gestion globale fait face à des situations imprévisibles, à des aléas
fréquents.

Il n’est pas toujours facile de maitriser les activités d’une entreprise dans ces conditions
d’incertitude. C’est pourquoi le rôle de l’audit interne est particulièrement important à ce
niveau. L’auditeur interne doit posséder des compétences sociales (facilité de contact et de
communication) qui leur permettent de mettre en valeur leurs compétences techniques. Le
responsable de l’audit interne doit s’informer auprès du management et du conseil des rôles de
l’audit interne dans le processus de management des risques de l’entreprise.

La sécurité informatique est un thème récurrent (dans la plupart des entreprises),


complexe car en perpétuelle évolution : les technologies évoluent, l’organisation évolue et dans
les nouveaux projets informatiques la sécurité est la première exigence. L’audit interne a dans
ce champ une responsabilité importante celui de réaliser d’abord des missions régulières,
ensuite et surtout en contribuant à maintenir un « état de vigilance » face aux risques, non
seulement à l’égard de l’informatique mais aussi de chaque utilisateur et des outils qu’il utilise.

L’audit interne peut faciliter ou permettre la mise en œuvre des processus (établir une
cartographie des risques, mettre en place des équipes de gestionnaires, animer des ateliers
d’identification des risques,…), mais ne doit en aucun cas assurer la responsabilité du
management des risques identifiés.

7
3
Si l’on intègre la gestion des risques dans l’audit interne, cela signifie que l’on accepte
un « audit fondé sur les risques » et que l’on utilise des outils de gestion des risques pour
planifier, réaliser et finaliser les audits internes. Il s’agit là d’une démarche ou les rôles, les
relations et le cadre doivent être clairement définis.

2.2.2 Les risques opérationnels du processus de gestion des stocks, les


objectifs du contrôle interne et les dispositifs de maitrise des risques
Les sous
processus de Les objectifs du Les risques liés aux Les dispositifs de
gestion des contrôle interne sousprocessus maitrise des risques
stocks
S’assurer que les
procédures en place - Commande excédentaires - Mener un contrôle sur la
permettent une définition aggravant le cout de nécessité des besoins
précise préalable des stockage ; exprimés
besoins
L’expression
S’assurer des délais - Vérifier que les besoins
du besoin - Rupture de stock ; exprimés sont autorisés la
optimums de livraison
des articles, pour éviter hiérarchie ;
les ruptures de stocks ou - Accroissement du BFR - Suivre les commandes
le sur stockage (BARRY, (besoin en fond de chez les fournisseurs pour
2009 :114). roulement). une livraison à temps

S’assurer que les Vérification non effectuée Approbation du BR par le


en temps voulu des stocks
La réception mouvements d’entrée de demandeur, magasinier, et
reçus (COOPERS &
des livraisons stock correspondent à LYBAND, 1998 :196) : le livreur ou le chauffeur;

7
3
- Collusion entre le
fournisseur et le
une réalité et à une
demandeur pouvant
justification ; entrainer une réception
fictive ;
- Non-conformité entre la
quantité et la qualité des
S’assurer de la produits commandes et
conformité en quantité et celles des produits Mettre en place une
en qualité des réceptionnés ; procédure de
marchandises reçues en rapprochement du BL
référence à la commande fournisseur et du BR des
effectuée marchandises en stock;

S’assurer que les


mouvements d’entrée
sont enregistrés dans
l’exercice auquel ils sont - Validation de la
rattachés ; réception des Procéder au contrôle de la
marchandises avariées. quantité des produits livrés
S’assurer du retour des avant d'établir un BR
stocks non conforme aux
fournisseurs.
S’assurer de la protection -Protection physique - limiter l’accès aux locaux
La protection
adéquate physique des inadéquate des stocks de stockage par
des stocks
stocks reçus (COOPERS & l’attribution d’une
reçus ; LYBRAND, 1998 :195) autorisation
-Etre sûr de la bonne - souscrire à une assurance
sécurité des articles dans tout risque, concernant les
les magasins de -Détournement de stocks ;
locaux et des articles
stockage ; stockés ;
-s’assurer que le stock -procédés à la
-Non fiabilité des
permettra de satisfaire numérotation
informations relatives au
les demandes des clients chronologique des bons
niveau des stocks
(internes/externes) ; d’entrée et de sortie
-effectuer une mise à jour
-s’assurer que des procédures des
l’estimation des niveaux -caractère obsolète ou sécurités des stocks et
de stock de l’entreprise périssable de certains procéder à une
respecte le niveau produits mis en stock communication de
maximal des stocks et de cellesci aux personnes
sécurité afin d’éviter la habilitées ;
rupture et le sur
-rupture et sur stockage de - mettre en place un
stockage. système informatique de
stocks ;

7
3
suivi de niveau des stocks.
Il pourra alerter e
-présence d’invendus de gestionnaire des stocks au
cas où le stock serait à son
produits ou de matériaux
niveau minimal afin
non utiles.
d’effectuer une nouvelle
commande
Source : BARRY (2009 : 114), COOPERS & LYBRAND (1998 :195-196)

2.2.3 Un outil d’aide à la prise de décision


L’information pertinente doit être identifiée, recueillie et diffusée sous une forme et
dans des délais qui permettent à chacun d’assumer ses responsabilités. Les systèmes
d’information produisent entre autres des données opérationnelles, financières ou encore liées
au respect des obligations légales et réglementaires, qui permettent de gérer et contrôler
l’activité. Ces systèmes traitent non seulement les données produites par la direction mais
également celles qui liées à son environnement externe sont nécessaires à la prise de décisions.
Il existe également un besoin plus large de communications efficaces impliquant une
circulation multidirectionnelle des informations c'est-à-dire ascendante, descendante et
transversale. La direction doit transmettre un message très clair à l’ensemble du personnel sur
la responsabilité de chacun en matière de contrôle. Les employés doivent comprendre le rôle
qu’ils sont appelés à jouer dans le système ainsi que la relation existant entre leurs activités et
celles des autres membres du personnel. Ils doivent être en mesure de faire remonter les
informations importantes. Un concept de gestion de l’information ainsi que des outils comme
les propositions d’amélioration peuvent permettre d’améliorer l’efficacité d’un système de
contrôle interne. En ce sens, l’audit interne aide à la prise de décision par l’équipe dirigeante en
mettant à sa disposition des informations fiables et crédibles.

2.2.4 Un facteur d’efficacité de l’entreprise


Lorsqu’on parle d’audit d’efficacité, on fait allusion à la fois aux notions d’efficacité et
d’efficience.

Il est toutefois utile de décomposer en rappelant le sens des deux termes :


 L’efficacité dont le critère est l’atteinte des objectifs fixés et plus régulièrement la
réponse adéquate à l’attente ;

 L’efficience dont le critère est de faire le mieux possible, ce qui exige la meilleure des
qualités quant aux connaissances (le savoir), aux techniques (le savoir-faire), aux
comportements (le savoir être) et à la communication (le faire savoir).

7
3
L’efficience est donc très largement imprégnée par la culture. Là où règne une
expansion importante, lorsque l’entreprise est en pleine croissance et qu’il s’agisse d’éliminer
au maximum freins et facteurs de ralentissement, l’appréciation d’efficacité se fait le plus
souvent en termes d’allègement et de simplification en conservant les risques considérés
comme acceptable. A contrario, lorsque l’entreprise est en position de moindre croissance, la
culture est plutôt considérée comme une conservation des acquis qu’une culture de
développement et lorsqu’à fortiori la situation est celle de tous les dangers, l’appréciation
d’efficacité se fait en terme d’affinement des règles et procédures, de meilleures définitions des
responsabilités voire de substitution de règles plus strictement aux dispositions antérieures.

Au vue de ce qui précède, il est clair que l’audit interne contribue à l’atteinte des
objectifs de l’entreprise à travers la maitrise des risques, comme outil d’aide à la décision,
comme un facteur d’efficacité en entreprise.

Section 2 : Démarche de l’audit dans le processus de gestion de stocks


La gestion des stocks peut être considérée comme une discipline de gestion,
appartenant à la famille des techniques d’organisation logistique (gestion des flux des
entreprises) et dont l’enjeu principal consiste à déposer des ressources suffisantes (pour ne pas
être une entrave aux différents processus de production ou de vente), tout en cherchant à les
limiter, pour des questions de performances économique (MOCELIN, 2011 :3).

Dans le but de réduire la survenance répétitive des risques liés au processus des stocks,
les dirigeants d’entreprises doivent mettre en place des moyens ou outils efficaces qui
permettront de renforcer le contrôle interne dans le processus de gestion des stocks, en cas de
déficience de ce système.

L’audit s’avère être l’un des moyens les plus appropriés pour s’assurer que les
dispositifs du contrôle interne mis en place est bien défini, pratiqués efficients et efficaces.

Dans l’optique d’une meilleure application et d’une efficacité régulière des dispositifs du
contrôle interne, le conseil d’administration met en place un service d’audit interne au sein de
l’organisation. Ainsi, l’audit interne sera une fonction indépendante chargée d’évaluer
périodiquement le niveau de contrôle interne de l’organisation pour le compte de la Direction
Générale.

Dans ce chapitre nous donnerons la démarche de l’audit du processus de gestion des


stocks tout en précisant les outils et techniques à adopter.

7
3
1- La procédure d’audit du processus de gestion des stocks
La mission d’audit permettra de recueillir des informations objectives pour déterminer
dans quelle mesure les éléments du système cible satisfont aux exigences des référentiels du
domaine considéré. Elle s’attache notamment à détecter les anomalies et les risques dans les
organisations et secteurs d’activités qu’elle examine.

Les normes de fonctionnement et les modalités pratiques du cadre de référence


international des pratiques professionnelles de l’audit interne (CRIPP) de l’Institute of Internal
Auditors (IIA), traduites et diffusées en France par l’institut français de l’audit et du contrôle
internes (IFACI), définissent les principes de conduite d’une mission d’audit interne.

Elles décrivent trois phases de la mission d’audit interne : o Planification :


normes et modalités pratiques 2200 ; o Réalisation : normes et modalités
pratiques 2300 ; o Communication : normes et modalités pratiques 2400
(IFACI, 2003 :9).

1.1. La phase de planification de la mission


Selon, les normes de l’Institute of Internal Auditors (IIA) 2200 et les modalités
pratiques d’applications (MPA) 2200-1 et 2200-2, les auditeurs internes doivent concevoir et
documenter un plan pour chaque mission. Ce pan de mission précise les objectifs, le champ
d’intervention, la date et la durée de la mission ainsi que les ressources allouées.

1.1.1.Précision des objectifs et du périmètre de la mission


L’objectif de cette étape est de préciser les objectifs, le périmètre et les livrables de la
mission et conformément aux attentes des clients de la mission (PIGE, 2009 : 131-132). Cet
objectif permettra d’élaborer l’ordre de mission.

En effet, selon les normes 2210, 2210-1 « objectifs de la mission », le mode opératoire
de cette étape est de :

o Déterminer les clients (Directeur Général, Comité d’audit, Responsable de processus,


etc…) ;

7
3
o Déterminer l’évènement déclencheur de la mission (mission insérée au programme
d’audit annuel, une exigence réglementaire nouvelle, etc…) ;

o Clarifier les attentes des clients (évaluer la pertinence de l’organisation, évaluer


l’efficacité opérationnelle, déterminer l’efficacité et l’efficience, etc..) ;

o Déterminer le périmètre de la mission (processus et étapes du processus, procédures,


acteurs, période de la mission, etc…) ;

o Déterminer les livrables de la mission (rapport d’audit complet, synthèses, rapport


spécifiques ou confidentielle, etc…)

1.1.2. Conduite de la mission d’ouverture


La conduite de la mission matérialise le démarrage officiel de la mission et en explicite
le contenu et les modalités. Elle est réglé par les normes 1000-1 « charte d’audit interne » et
2200-1 « planification de la mission » (MADERS & al, 2014 : 267).

Le mode opératoire à cette étape consiste à :


o Présenter la charte d’audit, le service d’audit et les auditeurs ;
o Présenter les objectifs et le périmètre de la mission : le commentaire oral de l’ordre de
mission ;

o Présenter la méthodologie de conduite de la mission : cette présentation aura pour but


de :

- Permettre aux audités de connaitre leur rôle dans le processus d’audit ;


- Préciser ce qu’ils sont en droit d’attendre au cours de chacune de ces étapes ;
- Favoriser les échanges autour des modalités de collaboration auditeurs/audités et des
différentes étapes de validation.

o Finaliser le calendrier de la mission et prendre les premiers rendez-vous : le


calendrier s’inscrira à l’intérieur des dates de début et de fin de la mission ; o
Répondre aux questions des audités.
1.1.3.Analyse des processus et leurs objectifs
Selon BERNARD & al (2013 : 31-32), l’objectif de cette étape est de comprendre le
domaine audité, ses enjeux et les processus mis en œuvre et leurs objectifs. Elle est régie par la
norme 2200-1 « planification de la mission » à terme cette étape découlera sur l’identification
et l’évaluation des risques. Le mode opératoire consiste à :

7
3
o Comprendre les objectifs du domaine audité : la nécessité de connaitre la déclinaison
des objectifs de l’organisation dans le domaine audité facilitée par l’utilisation d’une
classification telle celle proposée par le COSO II (opérationnels, de fiabilité des
informations stratégiques, de conformité) ;

o Identifier les processus et leurs objectifs : (exemple de typologies de processus :


pilotage, mesure, support et exemple de typologies d’objectifs détaillés :
opérationnels, de fiabilité stratégiques et de conformité) ;

o Collecter des informations sur les processus : (exemples de sources d’informations :


rapport d’activités, politiques et directives, manuels de procédures, etc….) ;

o Identifier les indicateurs de performance clés : (les indicateurs peuvent porter sur le
cout, la qualité, les délais, la conformité).

1.1.4. Identification et évaluation des risques


Selon SELMER (2013 : 137), l’objectif de cette étape est de faire l’inventaire des
évènements qui pourraient empêcher l’atteinte des objectifs du domaine audité, mesurer leur
probabilité de survenance et leur impact. Elle est régie par la norme 2200-1 « planification de
la mission» et la MPA 2210.A1-1 «évaluation des risques dans la planification de la mission ».
A terme, cette étape découlera sur la cartographie des risques du domaine audité.

Le mode opératoire consiste à :


o Identifier les évènements : nature d’évènements (évènements interne, évènements
externes, accidents, erreurs, malveillances /fraudes, défaillances humaines,
défaillances techniques, phénomènes économiques, phénomènes naturels) ;

o Evaluer les risques : exemple de typologies de processus (pilotage, support de


réalisation de mesure) et exemple de typologies d’objectifs détaillés (opérationnelle,
de fiabilité des informations stratégiques de conformité) ;

o Comprendre la tolérance aux risques du domaine audité : la compréhension de la


tolérance aux risques va permettre d’identifier les objectifs clés du domaine audité.

1.1.5.Evaluation de la conception du dispositif de contrôle


L’objectif est d’identifier les contrôles clés existants et d’évaluer la conception du
dispositif de contrôle au regard de référentiels externes s’ils s’appliquent les normes 2200 «

7
3
planification », 2120 « contrôle » et la MPA 2120 A1-1 « planification » régissent cette étape
et visent à terme l’élaboration d’un référentiel d’audit (HAMZAOUI, 2008 :190). Le mode
opératoire consiste à :

o Identifier les dispositifs de contrôle clés (environnement de contrôle) ; o


Identifier les dispositifs de contrôle clés (activités de contrôle) o Relier les
dispositifs de contrôle clés aux risques ;

o Evaluer la conception des dispositifs de contrôle clés : cette évaluation se fera par
rapprochement entre l’existant et un cadre de contrôle adéquat (COSO, COBIT,
etc….)

1.1.6. Validation du référentiel d’audit


L’objectif de cette étape est de valider avec les audités la référence à partir de laquelle
le dispositif de contrôle interne va être évalué au cours de la mission d’audit la MPA 2210A1-1
« évaluation des risques dans la planification de la mission » permet d’effectuer la validation
au niveau hiérarchique approprié (SCHICK, 2007 :78). Le mode opératoire consiste à :

o Diffuser le référentiel d’audit ; o Examiner le référentiel d’audit : cette étape pourra


nécessiter l’organisation d’une ou de plusieurs réunions avec les audités. Le processus
consiste à examiner avec les audités le découpage de l’activité en processus, la
cartographie des risques relatifs au processus étudiés et enfin le système de contrôle
en place ;

o Formalisation de la validation du référentiel d’audit : cette formalisation acte la


reconnaissance par les audités du référentiel sur lequel s’appuiera la mission.

1.1.7. Sélection des objectifs d’audit


Cette étape permet de définir le périmètre des travaux à réaliser sur l terrain. Selon la
norme 2200 « planification », cette étape fait ressortir les objectifs d’audit en vue de
l’élaboration du programme de travail (RENARD, 2013 : 221). Le mode opératoire consiste à :

o Sélectionner les contrôles clés à tester ;


o Exprimer les objectifs d’audit : expression des objectifs d’audit pour chacun des
contrôles retenus (s’assurer de l’efficacité et de l’efficience du contrôle) ;

o Rapprocher les objectifs de l’ordre de mission des objectifs d’audit : trois (03) cas
sont envisages.

7
3
- 1er cas : les objectifs d’audit ouvrent exactement les objectifs de l’ordre de
mission ;

- 2ème cas : les objectifs d’audit sont plus larges que les objectifs de l’ordre de
mission du fait des travaux des auditeurs, ce qui peut conduire à la rédaction d’un
avenant à l’ordre de mission ;

- 3ème cas : les objectifs de l’audit ne couvrent pas les objectifs de l’ordre de mission.
Exclusion justifiée par les travaux déjà réalisés par les auditeurs, cette exclusion et
ses raisons seront mentionnés dans le rapport d’audit.

1.1.8. Rédaction du rapport d’audit


Selon MADERS & al (2014 : 282), Conformément à la norme 2400 « communication
des résultats » et aux MPA 2410-1 « contenu de la communication » et 2410-2 « qualité de la
communication », l’objectif de cette étape est de documenter les résultats définitifs et officiels
de la mission d’audit pour diffusion aux clients de la mission.

Le niveau de détails des différents types de communication des résultats d’une mission
d’audit dépendra du niveau hiérarchique des destinataires. Le rapport détaillé, à l’intention des
audités, doit au maximum contenir les informations suivantes : l’objet de la mission, le champ
de la mission (activité auditée, période,…), les résultats (observations, conclusion,
recommandations et plan d’action). Une synthèse à l’intention de l’encadrement supérieur,
pourra contenir les informations suivantes :

o Les résultats de la mission d’audit ayant un impact sur l’ensemble de l’organisation ;


o Une opinion globale, tant positive que négative, sur la capacité du domaine audité à
maitriser les risques majeurs.

Cette synthèse peut être intégrée au rapport d’audit ou faire l’objet d’une note distincte

1.1.9. Validation du rapport d’audit


La validation du rapport d’audit selon la MPA 2340-1 « supervision de la mission » a
pour objectif d’approuver formellement le rapport d’audit. En validant le rapport d’audit, le

Responsable de l’Audit Interne (RAI) doit s’assurer que le rapport est exact, objectif, clair,
concis et constructif.

7
3
Si des erreurs sont identifiées dans le rapport d’audit après sa validation par le RAI et sa
diffusion, il devrait émettre un rapport corrigé à l’intention de l’ensemble des destinataires
initiaux (IFACI, 2013 : 47).

2. Outils et techniques d’audit du processus de gestion des stocks


Les outils et techniques d’audit qui permettront de mener à bien l’audit du processus de
gestion des stocks seront énumérés à chaque étape de chaque phase de la mission d’audit.

2.1. Les outils et techniques de la phase de planification


Les outils et techniques de la phase de planification sont présentés à chaque étape de
cette phase.

2.1.1. Outils et techniques de prévision des objectifs, du


périmètre de la
mission et conduite de la réunion d’ouverture
Les outils et techniques de précision des objectifs du périmètre de la mission et de la
conduite de la réunion d’ouverture sont : l’entretien, l’observation et le brainstorming.

2.1.1.1. Entretien
L’objectif de l’entretien est d’obtenir des interlocuteurs, une description du processus
étudié sous l’angle de ses risques et de son dispositif de contrôle interne (VALIN & al, 2006 :

177). Dans le cadre de notre étude, l’entretien nous permettra d’examiner et de noter les
dispositifs organisationnels du service gestion des stocks, plus précisément il s’agira de nous
entretenir avec le chef gestion des stocks.

2.1.1.2. Observation
L’observation est la constatation de la réalité instantanée de l’existence et du
fonctionnement du processus. L’auditeur qui observe attentivement soulève souvent des
problèmes qui ne sont pas connus, ou qui ne peuvent être déduits de l’analyse de l’information
écrite (SCHIK & al, 2010 : 179). L’objectif est d’obtenir une preuve directe de comment
fonctionne le processus de gestion des stocks.

7
3
2.1.1.3. Brainstorming
Selon MADERS & al (2014 : 218), le brainstorming est « une démarche favorisant la
production des idées par un groupe de personnes ». Il permet à l’auditeur interne et au
contrôleur permanent de générer des idées originales pouvant d »boucher sur des « innovations
de rupture ».

Il s’applique aux différentes étapes de la démarche de résolution de tous les problèmes


liés au processus de gestion des stocks.

2.1.2. Outils et techniques d’analyse des processus et leurs


objectifs Les outils et techniques d’analyse des processus et leurs objectifs
sont : l’approche processus et la grille d’analyse des taches.

2.1.2.1. Approche processus


CATTAN (2013 : 11) précise que « l’approche processus désigne l’application d’un
system de processus au sein d’un organisme, ainsi que l’identification, les interactions et le
management de ces processus l’un de des avantages de l’approche processus est la maitrise
permanente. Elle permet des relations entre les processus au sein du système de processus,
ainsi que leurs combinaisons et interactions ».

2.1.2.2. Grille d’analyse des taches


La grille de séparation des taches réunit l’organigramme fonctionnel et l’organigramme
hiérarchique et justifie les analyses des postes. Elle est la photographie à l’instant T de la
répartition du travail dans une organisation la grille de séparation des taches permet de déceler
les manquements à la séparation des afin de d’y apporter des corrections.

Elle permet également de faire l’analyse des charges des agents (RENARD, 2013 : 3333)

2.2.1.3 Outils et techniques d’identification et évaluation des risques


Les outils et techniques d’identification et d’évaluation des risques sont : la
hiérarchisation des risques et le diagramme de flux

2.2.1.3.1 Hiérarchisation des risques

7
3
Selon WALTER &NOIROT (2010 : 63), la hiérarchie des risques se fait à trois
niveaux, ce qui permet d’établir et de conserver les trois niveaux de pilotages de l’entreprise on
distingue :

o Les risques de niveau 1 correspondant aux risques stratégiques de l’entreprise o


Les risques de niveau 2 correspondant aux risques tactiques
o Les risques de niveau 3 (élémentaires) correspondant qui pèsent sur l’activité
opérationnelle

L’objectif de la hiérarchisation des risques est de sélectionner les risques pour lesquels
il sera nécessaire d’évaluer la conception d dispositif de contrôle

2.2.1.3.2 Diagramme de flux


Selon IAFCI (2013 :54) le diagramme de flux permet de « représenter graphiquement le
déroulement d’un processus :

o Un enchainement chronologique d’activité : o


Les acteurs qui réalisent les activités ; o Les flux
d’informations d’une activité à l’autre ;

Cette représentation graphique pourra être utile à l’auditeur interne pour identifier les
risques relatifs à chaque activité du processus et les contrôle clés qui devraient permettre de les
maitriser »

2.2.1.4. Outils et techniques d’évaluation du dispositif de contrôle


interne

Les outils de techniques d’évaluation du dispositif de contrôle interne sont : Le


questionnaire de contrôle interne, le tableau des forces et faiblesses apparentes et le digramme
cause/effet

2.2.1.4.1. Questionnaire de
contrôle interne
Selon RENARD (2013 :23), le questionnaire de contrôle interne est un document
élaboré avec le découpage de taches élémentaires qui permet à « l’auditeur de réaliser sur
chacun des points soumis à son jugement critique, une observation qui soit la plus complète
possible. Pour ce faire le questionnaire devra se composer de toutes les bonnes questions à se

7
3
poser pour réaliser une observation complète. Ce questionnaire va donc être le guide de
l’auditeur dans la démarche qui sera la sienne pour réalise son programme : c’est véritablement
un fil conducteur, d’où son importance comme outil méthodologique.

2.2.1.4.2. Le tableau de forces


et Faiblesses apparentes Le tableau de Forces et Faiblesses
apparentes (TFFA) conclut la phase d’analyse de risques sur la
base des objectifs définis sans le plan d’approche. Il présente de
manière synthétique et argumentée les présomptions ou l’avis de
l’auditeur sur chacun des thèmes analysés. Il constitue l’état des
lieux des forces et faiblesses réelles ou potentielles (DORIOL &
al, 2012 :232).

2.2.1.4.3. Diagramme
cause/effet
Selon IFACI (2013 :64) le diagramme cause/effet (ou diagramme d’Ishikawa) est une
représentation graphique simple pour un effet cherche à identifier l’ensemble des causes
pouvant en être l’origine. La représentation graphique de cette arborescence donne un autre
nom à ce diagramme : le diagramme en arrêt de poisson.

La construction du diagramme cause/effet vise à lister de manière exhaustive les


causes avec toutes les personnes concernées par le sujet au cours des séances de brainstorming.

L’objectif du diagramme est d’accompagner et de structurer les réflexions des auditeurs


internes en collaboration avec les opérations lors de l’analyse des causes des
disfonctionnements constatés au cour d’une mission d’audit interne sachant, que les actions
correctives/recommandations ont pour objet de faire disparaitre ces causes.

2.2.1.5. Outils et techniques de sélection des objectifs d’audit et


validation du référentiel D’audit

La sélection des objectifs d’audit et de validation du référentiel se fait grâce au rapport


d’orientation

Le rapport d’orientation :

7
3
« Le rapport d’orientation est un document à destination à destination des audités dans
lequel l’auditeur synthétise les conclusions qu’il a pu taire sur les zones de risques, les
difficultés engagées, rappelle les objectifs généraux et spécifiques, propose les services et les
divisions qui seront audité, définit la nature et l’étendue des travaux à réaliser », selon BERTIN
(2007 :42).

2.2.1.6. Outils et techniques d’élaboration du programme de travail


L’outil primordial qui nous permet d’élaborer le programme de
travail est le référentiel d’audit

Le référentiel d’audit :
Selon LOUSOT (2014 :201), le référentiel d’audit permet de recenser les objectifs de
chacun des processus/sous-processus de l’entité audité et pour chacun d’eux les risque
auxquels ils sont exposés, ainsi que les contrôle qui permettent de réduire ces risques. Les
contrôles identifiés, constituerons la référence à partir de laquelle sera réalisée l’évaluation du
système de contrôle interne de l’entité.

2.2.1.7. Outils et techniques d’ajustement du budget et validation de


l’organisation de la Mission

L’outil et technique d’ajustement du budget et validation de l’organisation de la mission


est essentiellement le programme de la mission.

Programme de travail :
Le programme de travail encore appelé « programme d’audit » est un document dans
lequel se figurent l’ensemble des activités à auditer, la chronologie, les personnes à rencontrer.
Il permet de décrire, pour chaque objectif d’audit et donc pour chaque risque détenu, la nature
des tests à mettre en œuvre pour obtenir une preuve suffisante, pertinent et fiable au regard de
l’efficacité des dispositifs de contrôle interne. Il décrit également l’étendue des tests, les
auditeurs chargés de les conduire et le calendrier de réalisation de ceux-ci (VANDVILLE,
2001 :24)

2.2.3. Les outils et techniques de la phase d’accomplissement

7
3
Les outils et techniques utilisés pour la phase d’accomplissement sont énumérés à
chaque étape de cette phase

2.2.3.1. Outils et techniques de conduite de la réunion de lancement


de la phase d’accomplissement

Les outils et techniques de conduite de l réunion de lancement sont le programme de


travail et de l’entretien.

2.2.3.2. Outils et techniques de collecte des informations, de la


constitution et de la validation des preuves d’audit Les outils
et techniques de collecte des informations, de la constitution et de la validation des preuves
d’audits sont : les procédures d’audit analytique, l’échantillonnage statique et la piste d’audit.

2.2.3.2.1. Procédures d’audit analytique


Selon IFACI (2013 :74), les procédures d’audit analytique ont comme principaux
« objectifs :
o D’aider les auditeurs internes à identifier les éléments qui peuvent entrainer des
procédures d’audit complémentaires ;

o Les procédures analytiques sont utiles pour identifier : des irrégularités ou des fraudes
potentielles, d’autres transactions ou évènements inhabituelles ou non récurrents ».

2.2.3.2.2. Echantillonnage statistique


L’échantillonnage (ou sondage) statistique permet, à partir d’un échantillon prélevé
aléatoirement dans une population de référence, dont la taille ne permet pas une analyse
exhaustive, d’extrapoler à l’ensemble de la population les observations effectuées sur
l’échantillon (RENARD, 2013 :309).

2.2.3.2.3. Piste d’audit


Selon SCHICH & al (2010 :195), la piste d’audit est « un ensemble de procédures
permettant de justifier toute information en remontant du document de synthèse à la source par
un cheminement et ininterrompu et réciproquement. Elles doivent couvrir : la reconstitution de

7
3
l’autre chronologique des opérations, la traçabilité ascendante et descendante, la justification
d’une information d’une date à l’autre, et la conversation des données »

2.2.3.2.4. Outils et techniques d’analyse des causes et


l’élaboration Des recommandations

Les outils et techniques d’analyse des causes et élaboration des recommandations sont :
le test de cheminement et la circularisation.

2.2.3.2.5 Test de cheminement


Selon MADERS & al (2014 : 214) « le test de cheminement permet de remonter à la
source en passant par toutes les phases intermédiaires. Le test de cheminement ne concerne
qu’une seule opération à la fois et permet à l’auditeur interne ou au contrôleur permanent de
contrôler, pour l’opération choisi, tous les stades intermédiaires, leurs justificatifs et
justifications. C’est un outil efficace pour s’assurer de la correcte compréhension du processus
et pour l’existence des dispositifs de contrôle interne tout au long du processus.
2.2.3.2.6. Circularisation
« La circularisation est une technique qui consiste à demander à un tiers externe à
l’organisation une information afin de vérifier la fiabilité de cette même information collectée
au sein de l’organisation » (IFACI, 2013 :72).

2.2.4. Les outils et techniques de la phase de communication


Pour la phase de communication, les outils et techniques utilisés sont l’entretien, la
rédaction et la validation du rapport final d’audit.

Conclusion
Ce chapitre qui a été consacré au lien théorique de l’audit et la gestion des stocks, nous
a permis à travers la revue de littérature, de mieux cerner la démarche de l’audit du processus
de gestion des stocks, ainsi que les outils et les techniques correspondants à chaque étape de
cette démarche.

Cependant, la bonne application de cette démarche d’audit du processus de gestion des


stocks dépend du respect scrupuleux d’une méthodologie d’investigation précise et d »taillé
que nous allons aborder dans le chapitre 3.

7
3
DEUXIEME PARTIE :

CADRE PRATIQUE DES DILIGENCES DE


LA GESTION DE STOCKS

Dans ce deuxième axe de travail, plus concret que le premier, il nous incombe d’opérer
une présentation pratique de l’apport de l’audit dans les diligences de la gestion de stock à
DACAM S.A.

Pour cela :
Dans un premier chapitre intitulé « approche méthodologique et vision spécifique des
diligences de gestion des stocks », nous allons procéder à :

7
3
 Une présentation de DACAM S.A, afin d’avoir une idée globale de notre structure
d’accueil, de l’organisation et ipso facto, du fonctionnement de sa direction financière
et comptable ;

 Une présentation de la démarche méthodologique qui été la nôtre tout au long de ce


travail ;

Et, dans un chapitre deuxième intitulé « les déterminants de l’audit dans les diligences
de la gestion des stocks » nous mettrons en exergue :

 L’Analyse des pratiques de l’audit dans la gestion des stocks


 les déterminants de l’audit dans les diligences de gestion de stocks

CHAPITRE III :

APPROCHE METHODOLOGIQUE ET VISION

SPECIFIQUE DES DILIGENCES DE LA

GESTION DES STOCKS

Section I : Méthodologie de l’étude


La recherche a pour objectif de permettre d’explorer, comprendre, décrire et expliquer
les comportements d’acteurs du système de gestion. C’est la raison pour laquelle tout travail de

7
3
recherche doit suivre une certaine démarche intellectuelle et rigoureuse permettant au
chercheur d’obtenir des informations qui après vérifications et traitement permettront de
ressortir d’éventuelles solutions au problème posé plus haut. Le choix de la méthodologie est
fonction de la nature des informations ou de données recueillies. Etant donné que les
informations que nous avons pu recueillir sont d’ordre qualitatif, nous avons donc choisi
d’adopter une approche qualitative.

Ce chapitre permettra donc de présenter la démarche méthodologique (Section II)


choisie pour notre étude. Cette approche nous servira donc de canevas ou de guide dans la
résolution de notre problème en y apportant des recommandations. Pour y aboutir, nous allons
tout d’abord rappeler la problématique et le problème qui font l’objet de ce travail. Ensuite,
nous nous appesantirons sur les informations sur les informations que nous avons pu collecter
au sein de l’entrepris avec si possible à l’appui certains auteurs pour soutenir nos propos. Nous
parlerons aussi en (Section II) de la vision spécifique de l’efficacité des procédures de la
gestion des stocks à DACAM S.A. IL s’agira donc pour nous de faire un diagnostic voir une
analyse critique de la procédure de gestion de stocks employée par ladite entreprise ce qui nous
permettra donc de proposer d’éventuelles solutions en vue de l’aider pour une gestion
rationnelle de ses stocks et par conséquent améliorer efficacement ses procédures de gestion.

La méthodologie peut être définie comme le bon usage des méthodes et techniques de
recherche. La présentation de la méthodologie de notre travail est articulée autour de deux

(O2) points : la définition du problème et le choix de la méthode d’une part ; la collecte et le


traitement des données d’autre part.

Paragraphe 1 : Démarche méthodologique


L’étude ou la recherche scientifique trouve son origine dans un travail rigoureux
conformément à une certaine méthodologie. Notre ambition première dans cette section est de
comprendre par un cas le processus de gestion dans une entreprise commerciale. Ainsi, dans
cette section, après avoir défini de nouveau le problème et la démarche méthodologique, nous
monterons comment nous avons collecté et analyser les données.

I- Définition du problème et choix de la méthode de travail


Cette sous-section est organisée au tour de (03) trois points, elle présente le problème
à l’origine de notre travail, la méthodologie et le cadre de travail.

7
3
I-1- Formulation du problème
Quelle que soit son activité, sa taille et son organisation, l’entreprise a toujours des
stocks à gérer. A en croire Thierry LAVALLEE, les stocks peuvent représenter 20 à 60% des
actifs de l’entreprise. Ils engendrent un besoin important d’investissement et immobilisent la
trésorerie de l’entreprise. Il s’avère donc impérieux que les chefs d’entreprises mettent en place
une meilleure organisation pour une bonne gestion de leurs stocks. DACAM S.A, est une
entreprise exerçant dans la commercialisation des produits importés en grandes quantité tels
que : les pneus Pirelli ; la gamme NIVEA etc. sur tout le territoire national et à l’extérieur
grâce à ses canaux de distribution. On distingue deux (2) départements : DACAM 1 (chargé
des ventes des produits pneumatiques, huiles de moteur et certains matériels électriques) ;
DACAM 2 (chargé des produits cosmétiques, sanitaires). La société DACAM abrite en son
sein le consul d’Italie à douala.

Dans cette optique, DACAM SA subit de plein fouet les conséquences de la


concurrence qui règne de nos jours sur les produits pneumatiques, cosmétiques et sanitaires,
c’est pourquoi dans tous ses compartiments, ses dirigeants doivent pouvoir détecter, analyser et
proposer des solutions aux problèmes quotidiens de gestion qui se posent. Au titre des
problèmes de gestion, nous avons celui des stocks qui occupent une part importante à
DACAM. Il va de soi que cela devient une préoccupation majeure pour les responsables
s’agissant de sa bonne gestion et de la recherche continue des bonnes pratiques. Pierre
ZERMATTI (1996 :3) : «.une gestion saine des stocks peut et doit être réalisée dans toutes les
entreprises, quelle qu’en soit la taille, moyennant des méthodes aisées à mettre en œuvre ». A
DACAM, le suivi quotidien des stocks en magasin, ainsi que de tous les mouvements qui sont
effectués revêt une importance capitale pour les responsables en charge de cette gestion.
A cet effet nous nous sommes interrogés sur le processus de gestion, des approvisionnements,
sur la maitrise des procédures de gestion des stocks au sein de l’entreprise. Par ailleurs il est

Question de présenter quelques-uns des dysfonctionnements majeurs observés à


DACAM SA ayant motivés le choix du thème « Apport de l’audit dans les diligences de la
gestion des stocks : cas de DACAM SA ». Ainsi nous opérationnaliserons ce problème en
posant la problématique en définissant les objectifs de notre travail. Plusieurs constats ont été
faits en ce qui concerne la gestion des stocks et à la maitrise des procédures, on peut citer entre
autre :

Le risque élevé de rupture de stocks qui s’explique par le faite qu’il y’a un intervalle de
deux (02) a trois (03) mois entre le moment de passation de la commande et la
réception des produits commandés ;

7
3
Le manque d’espace de stockage les produits livres sont stockés en plein air
avec pour conséquence le risque de détérioration des produits due aux
intempéries,

La non viabilisation du site de stockage avec pour conséquence le risque de


vols ;
La non mécanisation des tâches qui a pour conséquence le risque élevé
d’accident de travail La non intégration au sein de l’entreprise d’une
mentalité de contrôle,

L’absence de logiciel de gestion ;


L’absence de formation du personnel pour la gestion du magasin et des inventaires,
L’absence de listing théorique car le suivi de stocks ne s’effectuant pas de manière
journalière.

De telles situations ne sont pas favorables à l’image de l’entreprise sans compter les
importants coûts réels (réparation et frais de rations ; frais de déplacement du chauffeur) et
cachés qu’elles entraînent. L’entreprise dans une telle situation ne satisfait pas toujours à ses
exigences la demande des clients et accuse souvent des délais supplémentaires qui font des
heures à une journée. Ces anomalies génératrices d’importants coûts dans la gestion de stocks,
sont aussi la conséquence de l’absence de politique de gestion ainsi que de la défaillance de
coordination des différentes activités et unités de l’entreprise.

Le fait que ces dysfonctionnements se situent de manière transversale sur l’ensemble


des activités de l’entreprise et eu égard l’importance des coûts (coûts réels, coûts de stockage,)
donnent une justification fondamentale au choix de notre thème. Le choix de maîtriser les coûts
de gestion de stocks par une analyse transversale de l’entreprise nous a conduits à la question
suivante: «En quoi et par quels moyens l’audit peut-il permettre une amélioration efficace
de la gestion des stocks à DACAM S.A? ». La question du comment renvoie à l’idée des
moyens, les techniques ou bien les outils par lesquels passe la gestion des stocks pour gérer de
manière efficace les coûts dans ce type d’entreprise. Aussi, cette dynamique nous amène à
formuler les questions secondaires suivantes :

- C’est quoi une diligence de la gestion des stocks ?


- Quel est la place et l’importance de l’audit dans les diligences de gestion de stocks ? -
Quel est le lien théorique entre audit et gestion de stocks ?

- Comment se pratique l’audit des diligences des stocks à DACAM ?


- Quels sont les déterminants de l’audit dans la diligence de stocks ?

7
3
A cet effet, l’objectif principal qui découle de notre travail est celui de contribuer à
l’amélioration efficacement les procédures de la gestion de stocks grâce à l’audit et plus
précisément aux diligences préalables à l’inventaire, à l’appréciation de la fiabilité de
l’inventaire. A ceci peuvent s’ajouter les objectifs secondaires suivants :

 Proposer un plan d’action permettant une restructuration efficace


 Démontrer en quoi l’audit peut être un véritable atout de diligence de gestion de
stocks ;

 D’écrire et faire une analyse du processus de gestion de stocks à DACAM


 Mettre sur pied des outils de gestion qui faciliteront le suivi de la gestion des stocks et
la maîtrise des coûts

 Proposer un plan d’action (méthodes…) permettant une restructuration efficace qui aura
plusieurs intérêts pour cette entreprise.

 Déterminer les éléments de l’audit appropriés à la diligence de la gestion de stocks ;


Le problème à l’origine de notre étude ainsi présenté, il y a lieu de connaitre la méthode
pour le résoudre car elle est fondamentale pour la validité des conclusions.

Paragraphe 2 : Modèle d’analyse et choix de la méthode

1. Le cadre méthodologique
L’atteinte de nos objectifs passe par le choix d’une méthodologie appropriée. Ainsi,
compte tenu des constats et des besoins en information nous avons opté pour des méthodes
bien précises car adaptées à notre contexte. Ce paragraphe nous permettra donc de mettre en
exergue l’approche méthodologique adoptée, les méthodes de collecte de données et les
difficultés rencontrées.

1.1. Choix de la méthode de recherche


La méthode de recherche est par définition un ensemble coordonné et organisé
d’opérations, de moyens mis en œuvre afin de recueillir le maximum d’informations ou de
données. Le choix de la méthode de recherche est lié à la nature du thème et aux objectifs.

7
3
Il existe plusieurs types de méthodes à travers lesquelles on peut mener un travail de
recherche. Ainsi, selon les spécificités de l’objet et de la recherche, le chercheur peut avoir à
choisir entre :

 La recherche qualitative
 La recherche quantitative

1.1.1. La recherche qualitative


La recherche qualitative est un ensemble de techniques d’investigation dont l’usage est
très répandu. La recherche qualitative se caractérise par une approche qui vise à décrire et à
analyser. Elle donne un aperçu du comportement et des perceptions des gens et permet
d'étudier leurs opinions sur un sujet particulier, de façon plus approfondie que dans un
sondage. Elle génère des idées et des hypothèses pouvant contribuer à comprendre comment
une question est perçue par la population cible et permet de définir ou cerner les options liées à
cette question. Cette technique sert beaucoup au pré-test des concepts.

Comparativement aux techniques d’investigation sur la base de sondage, la recherche


qualitative n'a pas recours à un questionnaire fermé. Le chercheur dispose d'une certaine
latitude pour adapter le guide de discussion ou le guide d'entrevue selon les réponses et les
expériences individuelles des participants.

1.1.2. La recherche quantitative


La recherche quantitative est menée quand on a une bonne connaissance des outils de
mesure des concepts centraux et lorsqu’on cherche à mesurer des comportements et attitudes
quantitatifs. L’objectif est de donner une description quantifiée de certaines caractéristiques de
la population étudiée.

L’approche quantitative est admise comme étant un processus de collecte de données,


de vérification d’hypothèses et de structuration des résultats afin de pouvoir tester leur
généralisation à la population mère. Cette approche privilégie le recoupement des informations
en quantités qui ensuite seront dénombrées et pour lesquelles des traitements statistiques seront
faits afin de les rendre plus significatifs.

1.1.3. Justification du choix de la méthode


Dans notre cas précis, nous avons eu recours à la méthode qualitative. L’approche
qualitative laisse au chercheur un degré de liberté important dans la réalisation de son projet.

7
3
Le cadre théorique n’est pas arrêté avant les études de terrain. Les questions de recherche se
construisent par une confrontation entre théorie et réalité empirique

Les raisons qui ont commandées notre choix de l’approche qualitative tiennent à
l’information, à la nature du sujet et au champ d’investigations.

Pour USUNIER, J. C. et al. (2000)18, trois avantages essentiels sont attribués aux
méthodes qualitatives :

 l’aptitude à rendre compte des processus de changement dans la durée ;


 la compréhension du sens qu’attribuent les gens à leur expérience ;
 La capacité d’ajustement des idées neuves et la contribution à la génération de
nouvelles théories.

1.2. L’étude de cas comme stratégie de recherche


L’étude de cas est une démarche de recherche qui se situe dans l’horizon des méthodes
qualitatives. Elle peut être considérée à juste titre comme l’une des plus stimulantes d’entre
elles tant par ce qu’elle comporte d’exigences pour le chercheur, que par les défis théoriques et
méthodologiques qu’elle pose et enfin, par les connaissances du social qu’elle permet
d’élaborer. De plus parmi les méthodes qualitatives d’accès au réel, elle est sans doute la plus
utilisée et l’entreprise se prête facilement à l’étude de cas.

L'étude de cas est une analyse systématique d'une situation dans le but de résoudre un
problème, de trouver des solutions ; Elle se caractérise par les particularités suivantes :

 Il n'y a pas de réponse «toute faite» à l'étude de cas ;


 Chaque cas est unique ;
 L'auteur doit faire preuve de jugement, d'esprit d'analyse et de synthèse, de créativité
pour poser le bon diagnostic, proposer et évaluer des solutions et recommander une
décision.

Les limites de la méthode d’étude de cas


De nombreuses critiques ont été formulées à l’endroit de cette méthode notamment : -
un manque d’objectivité et de rigueur,

- la difficulté de généraliser,
- une longueur de la collecte de l’information,
18 USINIER J.C. et al. (2000), Introduction à la recherche en gestion, Economica, Paris, P 39

7
3
- une lourdeur des documents qui en résultent…
WACHEUX F. (1996)23 trouve recevable les critiques sur le manque de rigueur et
l’impossibilité de généraliser mais pour lui, la rigueur est plus le fait du chercheur que de la
méthode, étant donné que la généralisation statistique n’est pas l’objectif à atteindre.

1.3. Les types de recherche


Nous développons ici le type de recherche que nous avons retenu dans notre démarche.

1.3.1. La recherche exploratoire


Il s’agit du premier niveau de recherche, celui de l’observation et de la collecte des données
qui, scientifiquement choisies, recueillies et organisées, permettent les étapes ultérieures. Elle
est pour J. PERRIEN et AL4 « une étape dont la finalité est de clarifier le problème ».

Pour notre travail, la recherche exploratoire a été menée tant à l’intérieur qu’à
l’extérieur de l’entreprise :

 A l’intérieur de l’entreprise, nous avons consulté les différents rapports d’audit interne
et l’abondante documentation relative à la pratique de l’audit interne (manuel de
procédure de l’audit interne, normes de l’audit interne, etc) ;

 A l’extérieur de l’entreprise, nous avons consulté l’ensemble de la documentation


(mémoires, rapports) relative à l’audit interne; nous avons également consulté
l’abondante littérature traitant le thème de l’audit interne et de la rentabilité, des
documents en provenance de la bibliothèque de l’ESSEC, du centre culturel français.
Leur exploration a donc participé à la rédaction des paragraphes de ce travail.

1.3.2. La recherche descriptive


Elle est plus couramment utilisée. Elle vise la description et l’observation d’un
phénomène et permet d’en tirer des connaissances générales menant à une prise de décision.

Elle a plus que la précédente, un but précis. Le plus souvent, elle ne vise pas seulement à

23
WACHEUX F. (1996), Méthodes qualitatives et recherche en gestion, Economica, P255
PERRIEN J., CHERON E.J., ZINS M., Recherche en Marketing : Méthodes et décisions, Gaeta Morin, Editeurs
Ltee, Montréal, 1984, Page 42

expliquer ce qui se passe pour en tirer une théorie générale, mais surtout de déterminer la cause
d’une situation de faiblesse pour y remédier

7
3
Dans le cadre de notre étude, une observation a pu être faite. Ceci a naturellement
permis de décrire le système en place et surtout son mode de fonctionnement, nous permettant
ainsi de mettre en exergue les relations existantes entre les différentes variables et surtout leur
impact.

1.4. La méthode de collecte de données


On recense principalement :

La consultation documentaire : elle nous a permis de faire une analyse plus ou moins
profonde des documents disponibles.

Cette analyse s’est beaucoup plus articulée autour des rapports de la direction
comptable et financière de l’entreprise. Il s’agit principalement des rapports d’inventaires de
stocks, des rapports d’investigation et des documents relatifs au fonctionnement et à
l’organisation de la direction.

Une analyse a été faite à partir des documents traitant les procédures de gestion de
stocks nous permettant ainsi de ressortir tous les éléments liés à une amélioration efficace de
la gestion des stocks et à l’audit des stocks. Les documents utilisés ont des origines diverses :
internes à l’entreprise, bibliothèques, etc.

L’entretien : il s’agit de notre principal instrument de collecte d’informations. Elle a


l’avantage de la liberté, de la souplesse et de la profondeur de l’information. On distingue
plusieurs types d’entretien. Nous avons opté pour un entretien semi directif.

Nous avons choisi cette méthode en fonction de nos besoins en informations. Elle nous
a permis d’éviter la lourdeur du processus d’administration du questionnaire ainsi que le taux
de non réponses.

L’instrument par excellence pour l’entretien est le guide d’entretien. Le guide


d’entretien est un ensemble de thèmes qui sous-tendent la problématique de l’étude. Notre
guide d’entretien est composé de cinq grands thèmes. Ainsi, en fonction de nos besoins en
informations, notre guide d’entretien comporte principalement les rubriques suivantes :

 Le problème posé ;
 Les moyens mis en œuvres;
 Les résultats obtenus
 Les difficultés rencontrées ;
 Quelques renseignements sur l’entreprise.

7
3
L’entretien s’est fait avec les employés de la direction financière et comptable,
également tous les employés chargés de la gestion des stocks et la pratique d’inventaire de
stocks.

L’observation : elle nous a permis de compléter l’outil guide d’entretien. Elle a servi de
recueil d’informations à travers la prise de note sur le fonctionnement réel. C’est donc un outil
important qui peut permettre de faire la comparaison entre ce qui est dit et ce qui est fait.

1.5. La méthode d’analyse des données


La méthode retenue pour l’analyse des données recueillies est l’analyse de contenu. En effet,
d’après BERELSON dans méthodes de sciences sociales, « l’analyse de contenu est une
technique de recherche pour la description objective, systématique et quantitative du contenu
manifeste des communications ». Dans notre cas, nous avons procédé à une analyse de contenu
par thème.

Le but de l'analyse thématique comme méthode d'analyse de contenu est de repérer les
unités sémantiques qui constituent l'univers discursif de l’énoncé. Dans ces conditions, il s'agit
de produire une reformulation du contenu de l’énoncé sous une forme condensée et formelle.
Pour réaliser cette tâche, on procède en deux étapes : le repérage des idées significatives et leur
catégorisation.

Les informations recueillies ont été regroupées par grands thèmes et l’analyse a été faite
par une « triangulation » des données provenant des sources diverses. Nous avons confronté les
opinions émises par les interviewés, les informations issues de l’observation et les sources
documentaires.

1.6. Les difficultés rencontrées


Les conditions dans lesquelles nous avons évolué ne nous ont pas toujours permis
d’approfondir les différents aspects et d’aller au bout des différentes approches envisagées. Les
principales difficultés auxquelles nous avons été confronté sont notamment le fait du secret
professionnel.

Section 2 : Visions spécifiques du processus de gestion des stocks à DACAM SA


Pour avoir une idée du processus de gestion de stocks a DACAM SA, il est nécessaire
pour nous de présenter sommairement cette institution ainsi que son fonctionnement et les
compétences qui lui sont assignées.

7
3
Paragraphe 1: Environnement interne de DACAM
Cet environnement est constitué de tous les éléments internes à l’entreprise sur lesquels
l’entreprise posséde une marge de manœuvre importante. Tous ces éléments influencent et
concourent à la réalisation de l’objet social de l’entreprise. Ceux-ci peuvent etre son
fonctionnement ,sa structure, ses produits.

1.1 Le fonctionement de DACAM


La société DACAM a mis sur pieds des moyens efficaces pour atteindre son
objectif :
- Les moyens humains pour la vente de ses produits après une somptueuse conquête de l
clientèle .

- Les moyens matériels pour l’acheminement à temps de ses marchandises aux différents
points de vente.

- Les moyens financiers pour l’approvisionnement à temps et l’assouvissement des


charges naissantes aux biens du personnel comme celui de l’entreprise.

1.2 Les différentes structures et leur roles dans la societé DACAM


La société DACAM s’appuie sur un ensemble de direction et service dont la
coordination est assurée par la direction générale, sous la supervision du conseil
d’administration. C’est ainsi qu’on arrive à gérer les décisions.

 Le conseil d’administration
Le conseil d’administration est l’organe suprême de la société. Il se réunit au moins
deux (02) fois par an et dispose des pouvoirs les plus étendus pour la gestion de
l’administration : Approuve l’organigramme et le règlement intérieur de la DACAM élaborés
par la direction générale ; Approuve le programme d’actions et le rapport d’activités de la
direction générale,

 La direction générale
La direction générale est placée sous l’autorité d’un administrateur. La Direction
Générale est chargée de :Coordonner, d’orienter et de contrôler toutes les autres

7
3
directions,Mettre sur pieds des décisions du conseil d’administration,Gérer les affaires
courantes. Cependant plusieurs directions y sont attachées :

- Le service opérationnel (Secrétariat)


Le secrétariat a pour rôles : D’accueillir et d’orienter les visiteurs, de saisir des
correspondances de l’entreprise et de les traiter,De reclasser et d’archiver les documents, De
rationnaliser l’utilisation du téléphone et des fournitures, De préparer les réunions et les
assemblées.

- La direction des ressources humaines


La direction des ressources humaines regroupe le service administratif et financier et le service
du personnel. Ainsi le service administratif et financier s’occupe : Des tâches régulières
comme le suivi de chaque responsable dans son activité, de la signature des documents, du
traitement des charges du personnel, des tâches irrégulières comme les opérations avec
l’administration fiscale et douanière,

Le service du personnel s’occupe : De la paie, des soins médicaux ,des œuvres sociales,
du recrutement ,de la formation des personnels,du suivi du plan de carrière des employés

- La direction technique
La direction technique s’occupe du :Service des ventes de DACAM 1, regroupement de la
section dépannage dont le rôle est l’assistance de la clientèle par l’assurance de la bonne
qualité du service rendu, regroupement de l’atelier montage chargé de monter les pneus de
véhicules et de vérifier le parallélisme.

- La direction informatique
La direction informatique a pour mission de :définir le plan informatique, veiller à la mise en
forme et à l’actualisation du schéma directeur du système d’information,Mettre en place les
moyens de réalisation du plan informatique.

- Le transit

7
3
Le transit est un secteur indispensable dans l’entreprise et est chargé de : la procédure
d’embarquement qui va de la passation de la commande à l’entrée de la marchandise au
magasin du destinataire. Cette procédure comprend la vérification de la commande avec
proformat, du suivi de la quantité et de la qualité à l’aide de la société générale de surveillance
(SGS), de la fixation et du contrôle d’achat et de revient ;Traitement des opérations
d’exploitation au taux de 0%, remplir la fiche technique régulière pour permettre les passations
de la commande.

- La direction commerciale et marketing


Au niveau commercial, on distingue deux Départements avec deux Directeurs
commerciaux. Cette direction est chargée de : faire des études de marché et les stratégies à
adopter pour la concurrence, assurer la notoriété des marques ,se charger d’accroître l’usage
des produits existants.Cependant elle se fait aider par le service informatique pour la mise sur
pied des tracts et slogans surtout en ce qui concerne les documents internes.

- La direction des ventes


La Direction des Ventes, responsable des activités de ventes, supervise
l’administration des ventes et l’application de la politique de vente sur le terrain.
Ses missions sont :la recherche de nouveaux clients, la mise à la disposition des
produits et services proposés à ses clients l’initiation de la rémunération des Partenaires, la
collecte des paiements de certains clients de DACAM.

- La direction financière
La direction financière assure pour l’ensemble des services de l’entreprise à savoir la
recherche des ressources financières, la gestion de la trésorerie et de la comptabilité. Elle est
chargée de : garantir la sécurité des Fonds en minimisant les échéances financières, assurer la
liquidité pour faire face aux risques.

Le service comptable quant à lui s’occupe de : l’enregistrement des opérations


courantes telles que les procédures dans les journaux d’achat, de vente, de banque,
d’encaissement et frais généraux, stock, la trésorerie telle que les opérations de banque et de
caisse,travaux autres que comptables telles que la fiscalité, l’analyse des comptables, et les
états de synthèse.

Il se fait assister par le courtier charger de : Transmettre les courriers aux


correspondants extérieurs c'est-à-dire le dépôt de facture, de chèque client

7
3
Après cette brève présentation de l’environnement interne de l’entreprise DACAM, nous
parlerons dans la section qui suit de son environnement externe.

1.3 Produits et Services de DACAM S.A

 Les produits
DACAM S.A a mis à la disposition de ses clients deux types de prodits regroupés en trois
groupes : pneumatique ,cosmétique et électricité.

- Pneumatique
Deux marques sont représentées par DACAM en matière de pneu et sous presque toutes les
dimensions du marché à savoir : PIRELLI et BKT.

- Cosmetique
La notoriété de DACAM s’appuie sur une importante gamme de produit telle
:NIVEA, LE CHAT, XTRA, MIR , FA , DIADERMINE.

- Electricité
Comme produits électriques nous avons des groupes électrogènes, des splits…… des marques
LEGRAND , SCHNEIDER

 Les services
On y retrouve

- Le montage
Le montage d’un pneu est une tâche délicate à confier à des professionnels spécialement
formés et équipés. Les différentes parties liées au montage des nouveaux pneus telles que les
plombs ou poids d'équilibrage, la valve, le bouchon de valve et la chambre (pour les pneus
avec chambre à air) doivent impérativement être changées. Certains pneus ont un sens de
rotation qu'il est essentiel de respecter lors du montage. Leur côté externe ("outside") est
parfois spécifié. Lors du montage du pneu sur la jante, il est impératif de ne pas excéder 3,5
bars de pression.

7
3
A la fin du montage, assurez-vous que le capuchon de valve soit bien serré, afin d'assurer une
étanchéité maximale des nouveaux pneus.

- L’équilibrage
L'équilibrage est nécessaire à chaque changement de pneu sur la jante afin de supprimer les
vibrations et les effets d'un balourd de l'ensemble tournant. L'équilibrage est nécessaire pour
les pneus avant et arrière de votre véhicule. Notez que vos pneus et les organes mécaniques de
votre véhicule tels que les suspensions, les roulements ou encore la direction ne sont que
quelques exemples d'organes qui peuvent s'user de manière prématurée si vos pneus ne sont
pas équilibrés.

- La reparation
Pour la sécurité du client, les réparations doivent être effectuées avec le plus grand soin. Les
cinq étapes suivantes doivent toujours être respectées :
1- Inspection ;
2- Définition de la méthode de réparation ;
3- Délimitation et nettoyage des dégâts ;
4- Application de la méthode de réparation ;
5- Contrôle de la réparation effectuée

Paragraphe 2 : L’environnement Externe


Tout comme l’environnement interne, il s’agit ici des éléments qui influencent le
fonctionnement de l’entreprise même si elle dispose de beaucoup moins de marge de
manœuvre pour les influencer. L’environnement externe ne fait pas nécessairement partie
intégrante de l’activité de l’entreprise

 Les partenaires
Les Partenaires sont des agents économiques qui approvisionnent d’autres en certains
produits ou matières premières permettant la production d’un autre bien ou de la
commercialisation dudit bien. Les partenaires étrangers et locaux de DACAM sont entre
autres : PIRELLI, BEIESRSDORF (NIVEA), HENKEL, BKT, SCHENEIDER, LEGRAND,
AIRWELL et certains FOURNISSEURS LOCAUX.

 Les clients

7
3
La clientèle est l’ensemble des personnes physiques et morales qui achètent et
consomment les produits d’une entreprise. Parlant de celle de DACAM, elle est constituée de
grossistes : Que l’on retrouve dans les centrales d’achats telles que le marché central et le
marché Mboppi ; Semi-grossistes : Appelés clients prestiges, nous pouvons citer entre autre les
supermarchés, les boulangeries, les superettes, petits détaillants : Que sont les parfumeries des
grands quartiers. : Qui peuvent être les particuliers, les centres de beauté et cosmétiques.

 Les fournisseurs
Nous avons deux types de fournisseurs à DACAM à savoir :
- Les fournisseurs locaux : ceux-là qui sont dans la ville de Douala au Cameroun.
Exemple : 3S MOTOR (pneus) FROID CAM (matériel froid) ALKO (pneus)

- les fournisseurs internationaux : ce sont là qui sont à l’extérieur du pays (ce sont les
fournisseurs majoritaires de DACAM) Exemple : HENKEL (produit d’entretien)
SPEED (pneu BKT) BEIERSDORF (Nivea)

II- Description du processus de gestion de stock à DACAM S.A


L’activité de gestion des stocks du magasin de DACAM est animée par (06) Six
personnes. Qui assurent les fonctions principales que sont : la réception des conteneurs de
produits, le stockage, l’expédition, du traitement comptable dont la facturation, la mise à la
disposition et la prise d’inventaire.

L’approche que nous avons utilisée pour mieux comprendre les procédures d’exécution
de ces activités a été les divers entretiens que nous avons eus avec les collaborateurs en charge
de la gestion des stocks. A cela s’ajoute l’exploitation des documents auxquels nous avons
accédé. Pour mieux appréhender ses procédures nous avons participé lors de l’audit
(Commissaire aux Comptes) nous avons participé aux opérations d’inventaires physiques.
Cette diligence normée revêt un caractère obligatoire et doit porter sur des éléments d’actifs de
l’entreprise.

II.1. Processus de gestion des stocks


Les stocks existants au niveau du magasin sont de (06) sortes : le stock des matériaux et
outillages électriques, le stock des produits d’entretien et corporelle, le stock d’appareils
électronique, les stocks des pneus pour véhicules. Ils sont gérés par le magasinier, et les
pointeurs qui sont sous la supervision du gestionnaire de stocks.

7
3
La description du processus a pour but de décrire la gestion des stocks et leurs
valorisations à travers : le suivi des mouvements de stocks ; les inventaires ; la valorisation et
la dépréciation des stocks.

Le processus est divisé en six opérations à savoir :


 L’arrivage des matériels et produits ;
 La gestion de stocks des matériels en magasin ;
 La comptabilisation du matériel ;
 La sortie de matériels en magasin ;
 L’inventaire physique ;  La réforme du matériel.

II.1.1 L’arrivage des matériels


La procédure d’arrivage des matériels en magasin est entre autre assuré par le
responsable du service du transit et logistique ; le chargé de la gestion des stocks et le
personnel de la gestion de stocks la procédure est la suivante :

a) Le réceptionnaire
Après la passation de la commande, le fournisseur livre le matériel par un transporteur à
l’endroit indiqué, à l’arrivée de la marchandise au magasin, le réceptionnaire :

 Procède au contrôle quantitatif et qualitatif des marchandises mentionnées dans le


(BC), en présences des techniciens, du magasinier en se référant au bon de commande

- Si le matériel livré présente des anomalies le réceptionnaire remet au livreur le bon


de bon de livraison (BL) avec réserve; si le matériel est conforme le réceptionnaire
signe le BL garde une copie et remet l’original au livreur

- Après ce contrôle de bon état, les manutentionnaires procèdent à la mise en place


du matériel dans le magasin en attendant l’ouverture des colis. A l’ouverture des
colis le réceptionnaire s’assure de la recette quantitative et qualitative des matériels
en vérifiant pour chaque référence la conformité entre le BL du fournisseur et le
BC :

 Vérifie ensuite la disponibilité des informations du bon de commande correspondant à


l’arrivage dans le progiciel, procède à la nomenclature des articles, et transmet le
dossier au magasinier pour la mise en place des stocks.

7
3
b) Le magasinier A
son niveau il :

- Procède à la mise en place des stocks


- Crée des fichiers de stocks pour les équipements
- Transmet les informations (emplacements, rayon, etc…) vers la personne concerné
qui saisit les arrivages

II.1.2 La gestion des stocks


Elle se traduit par un classement et un suivi du niveau de stocks en magasin. Le
classement du matériel dans le magasin est une opération qui incombe au seul magasinier. Le
classement du matériel consiste à stocker le matériel au bon endroit, pour ce faire le
réceptionnaire remet au magasinier le matériel et le code indiquant son lieu de stockage dans
le local. La plupart des matériels tels que les équipements, les réparables et les produits ne
sont pas enregistrés dans le progiciel ; le magasinier suit ces matériels à travers un registre où
sont mentionnées les informations suivantes :

- La désignation du matériel ;
- La quantité du matériel ;
- La date de dépôt du matériel au magasin ;
- L’identité de la structure bénéficiaire

II.1.3 La comptabilisation du matériel


Elle est faite à l’aide du progiciel NSI et concerne les entrées et les sorties des articles.
Le réceptionnaire comptabilise les mouvements d’entrées de matériel au vu des BL. Le
magasinier assure la comptabilisation des mouvements de sorties de matériel au vu des pièces
justificatives. Après vérification de ces pièces justificatives, un agent chargé des inventaires
procède à la validation des saisies effectuées au titre des mouvements de sorties du matériel.

II.1.4 La sortie du matériel au magasin


Elle correspond à des mouvements de sorties de matériels qui se traduisent par des
demandes suivies de prélèvements de matériels en cas de disponibilité couvrant la quantité
demandée. Les intervenants dans cette procédure sont : le chef du service transit, le
gestionnaire de stocks, les magasiniers, et les agents des expéditions.

7
3
II.1.5 L’inventaire physique
Dans cette procédure, les intervenants sont : le chargé des stocks, le gestionnaire des
stocks, et les magasiniers. Deux types d’inventaires sont pratiqués à DACAM, à savoir
l’inventaire tournant et l’inventaire annuel.

L’inventaire tournant concerne les articles bien spécifiques, il est initié à la demande
d’un besoin ponctuel émis soi parle gestionnaire des stocks, soit par la hiérarchie. Il se déroule
pendant le mois de juin conformément au planning établi par le chef de l’activité de gestion des
stocks. Cette opération qui est un dispositif du contrôle interne a pour but de rassurer la
direction quant à la bonne gestion des stocks. Chaque séquence d’inventaire couvre une
période donnée et porte sur un groupe d’article à inventorier à la fin de l’inventaire tournant
chaque article est censé avoir été inventorié au moins une fois durant l’année.

Quant à l’inventaire annuel, il est effectué en fin d’année et concerne l’ensemble des
articles en stock au magasin central et dans les représentations. Il couvre la période de
décembre en avril de l’année suivant celle de la gestion. L’inventaire physique se déroule
suivant la préparation de l’inventaire et le déroulement de l’inventaire.

a) Préparation de l’inventaire
Elle consiste à désigner les personnes devant intervenir dans les opérations d’inventaire
et à mettre en place des instructions à suivre pour le bon déroulement de l’inventaire et la
procédure à suivre (formé des équipes de comptages, attachés chaque équipes à un secteur,
imprimer et distribuer les fiches d’inventaires etc….).

b) Le déroulement de l’inventaire
Cette diligences normée revêt un caractère obligatoire et doit porter sur les éléments
d’actifs de l’entreprise tels que les stocks.

Instructions d’inventaires
Les inventaires n’étaient pas encadrés par des instructions d’inventaires. Cependant, ces
derniers étaient également supervisés par un responsable du groupe

Méthodologie

7
3
Nous avons procédé au contrôle du comptage manuel des espèces pour la caisse. Nous
avons également effectué un comparatif avec le solde figurant dans les procès-verbaux de
caisse et dressé une attestation de caisse signé les responsables.

Compte tenu de leur importance, les stocks des produits d’entretiens et des produits
cosmétiques ont subi un contrôle exhaustif. Ces derniers étaient parqués sur le site. Nous avons
contrôlé le comptage qui était mené par des agents de la production et par les responsables de
l’entrepôt. Nous avons également procédé au comptage non exhaustif des batteries et un
contrôle exhaustif des consommables et lubrifiants.

1- Avis sur les procédures


Les procédures d’inventaires n’étaient pas formalisées. Nous ne pouvons donc pas nous
prononcer sur ces dernières.

2- Avis sur l’organisation préalable aux inventaires :

2.1. Points forts


- Les responsables des stocks a des produits d’entretiens et des produits cosmétiques
avaient une totale maîtrise de leur entrepôt et leurs inventaires étaient prêts à notre
arrivée ;

- Marquage au feutre des produits inventoriés


- Les fiches de stocks étaient informatisées et globalement préparées avant notre arrivée.

2.2. Points faibles


- Les inventaires de stocks de pièces de rechanges (magasin électrique et garage)
n’étaient pas prêts à notre arrivée ;

- Absence de commentaires sur l’état des grumes sur les fiches de comptage, bien que
certaines présentent des signes de détérioration.

3- Avis sur l’exécution des opérations d’inventaires:

3.1. Points forts

7
3
- Les opérations d’inventaire se sont effectuées en présence des différents
responsables des stocks concernés par nos contrôles.

3.2. Points faibles


- Non arrêt des mouvements pendant l’inventaire

4- Résultats des inventaires effectués


Le résultat d’inventaire au 31/12/2017 se présente ainsi qu’il suit :

4.1. Caisse DACAM


PV inventaire Solde brouillard au Ecart (1) -
Désignation Physique 31/12/2017 (2) (2)
(1)
Caisse principale 1.456.100 1.456.081 19
Caisse secondaire 191.500 191.460 40

Nous notons un écart de 59 FCFA. Qui s’explique par des arrondis sur remboursement

4.2. Détergents
Le contrôle des inventaires des produits d’entretiens a été exhaustif. Un comptage
simple a été mené par les équipes désigner en présence du responsable du magasin. A l’issu du
contrôle nous avons relevés les stocks suivants.

7
3
INVENTAIRE HENKEL DETERGENT DU 31/12/2017
Code prd DESIGNATION COLIS CTS PCS PRSTOIR LNF AVA NL ST MAGA ST INFO MAG-INFO ECART VAL
X-TRA
5100001 X-TRA 5 MESURES 14 9 3 129 75 54 49 489
5100002 X-TRA TOTAL 25 MES 4 179 4 720 724 -4 -13 199
5100004 XTRA TOTAL 2EN1 2.52L LAVANDE 4 10 40 20 20 83 917
5100008 XTRA TOTAL ECO 3,01L 4 3 12 0 12 0
5100013 X-TRA TOTAL FRAICHEUR 2X3, 01L 4 0 8 -8 0
5100021 X-TRA TOTAL 2EN1 LAVANDE 1.890 4 12 1 1 50 49 1 3 250
5100022 X-TRA TOTAL FRAICHEUR 1.890L 4 1 1 5 4 1 3 213
5100026 XTRA TOTAL 2EN1 EFFICA 2,52L 1 0 -12 12 49 613
5100040 XTRA TOTAL 2EN1 MINIDOU 1.890L 4 0 -2 2 6 437
5100046 X-TRA TOTAL 2X3.01L 4 0 0 0 0
5100047 X-TRA TOTAL MARSEILLE 2X3.01 4 0 4 -4 -17 415
5100051 XTRA TOTAL 4L 3 0 0 0 0
5100052 XTRA TOTAL MARSEILLE 4L 3 0 0 0 0
5100053 XTRA TOTAL FRAICHEUR 4L 3 2 2 8 5 3 26 925
5100054 X-TRA 50 MES TOTAL 4 110 3 443 485 -42 -265 581
5100055 X-TRA 50MES TOTAL MARSEILLE 4 310 2 1 1243 1262 -19 -120 172
5100060 XTR TOTAL 2EN1 4L 3 52 1 157 79 78 473 156
5100064 XTRA TOTAL 2EN1 MINIDOU 2X3, 01 4 1 1 108 -107 -652 050
5100065 X-TRA 70M TOTAL 4 12 12 -34 46 290 477
5100066 X-TRA 70M TOTAL MARSEILLE 4 12 12 8 4 0
5100067 X-TRA TOTAL ECO MARS 4X1, 890L 5 1 1 37 -36 -99 425
5100068 X-TRA 25 M TOTAL MARSEILLE 4 0 0 0 0
5100072 XTRA TOTAL LAVANDE 2X3.01L 4 0 0 0 0
5100073 XTRA TOTAL LAVANDE 5L 4 0 0 0 0
5100076 XTRA TOTAL 4X1, 890L 5 0 -8 8 27 406
5100077 XTRA TOTAL MARS 4X1, 890L 5 1 1 5 -4 -12 431
5100078 XTRA LAVANDE 4X1, 890L 5 0 0 0 0
5100082 XTRA TOTAL LAVANDE 4L 5 0 0 0 0

79
5100096 XTRA TOTAL 0.850L 5 9 45 30 15 46 035
5100097 XTRA TOTAL REFILL 0.850L 5 14 70 56 14 40 262
5100098 XTRA TOTAL 2EN1 MINIDOU 0.816L 5 8 40 44 -4 -12 289
5100100 XTRA 2EN1 MINIDOU 2.52L 4 0 73 -73 -309 724
TOTAL X-TRA 2 989 3 020 -31 -402 108
4.3. Consommables et lubrifiants
PRD DESIGNATION MAGA PRES. LNF AVARIE FNL STK MAGA STK INFO ECART STK
6600083 COF CHALLENGER STAR 10W40 B5L 0 1 -1
6600059 COF COFRA 15-40 C/L 0 4 -4
6600013 COF LF DOT 4 BIDON 0.5/UN 25 25 24 1
6600002 COF PLURA 15W40 200L 13 13 14 -1
6600003 COF PLURA 15W40 215L 1 1 0 1
6600046 COF PLURA 15W40 BIDON 5L 82 3 85 93 -8
6900031 COF PLURA 15W40 CUBI 1000L 2 2 -2 4
6600001 COF PLURA SUPER 15W40 215L 1 1 0 1
6600098 COF PLURAGREASE SUP CART/400GR 96 1 97 96 1
6600016 COF PLURAP EP 85W140 JERRY 25L 4 4 5 -1
6600042 COF PLURAP TO-4 50 200L 18 18 20 -2
6600019 COF PLURAP TO-4 50 JERRYCA 25L 24 24 23 1
6600025 COF PLURAP. EP85W140 215L 2 2 0 2
6600070 COF PLURAPOID EP 85W140 200L 8 8 10 -2
6600024 COF SINTOLUX D.I 5W40 215L 1 1 2 -1
6600020 COF SINTOLUX D.I 5W40 BIDON 5/ 221 221 214 7
6600106 COF SINTOLUX FORCE 3 5W-30 B5L 56 6 62 60 2
6600093 COF SINTOPOID 75W90 T25/L 3 3 4 -1
TOTAL 975 976 -1

4.4. Les batteries


PRD DESIGNATION MAGA PRES. LNF AVARIE FNL STK MAGA STK INFO ECART STK

79
3000036 BATT. ENERGIZER 120 AMPS 28 1 4 33 29 4
3000037 BATT. ENERGIZER 155 AMPS 39 1 3 43 37 6
3000039 BATT. ENERGIZER 70 AMPS 33 1 34 34 0
TOTAL 195 185 10

4.5. Les pneus PL


PRD DESIGNATION MAGA PRES. LNF AVARIE FNL STK MAGA STK INFO ECART STK OBSERVATIONS
1610006 PIR 1000 R 20 FG85 0 1 -1
1620025 PIR 11 R 22,5 TH25 1 1 0 1
1610025 PIR 1100 R 20 AP05 / FG88 6 6 5 1
1610028 PIR 1100 R 20 TQ99 0 1 -1
1620010 PIR 12 R 22.5 FG88 0 10 -10
1620011 PIR 12 R 22.5 TG88 27 27 17 10
1610011 PIR 1200 R 20 AP05/TG85 20 20 30 -10
1610013 PIR 1200 R 20 AT75/ TG85 97 97 87 10
1610033 PIR 1200 R 20 AT99 0 146 -146
1610021 PIR 1200 R 20 TQ99 145 145 0 145
PIR 13 R 22.5 AT99
1620022 75 75 74 1
ROCCIA/TQ99
1620012 PIR 13 R 22.5 FG88 32 4 20 16 15 1
1620013 PIR 13 R 22.5 TG88 212 8 220 222 -2
1620042 PIR 275/70 R 22.5 FH01/FH55 0 3 -3
1620041 PIR 275/70 R 22.5 MC88 8 8 0 8
1600011 PIR 285/70 R 19.5 TR01 13 13 16 -3
1600035 PIR 305/70 R 19.5 TR01 105 105 103 2
1620048 PIR 315/80 R 22.5 FG88 27 1 6 22 9 13
1620017 PIR 315/80 R 22.5 FH55 2 2 12 -10
1620018 PIR 315/80 R 22.5 TG88 0 3 -3
1620019 PIR 385/65 R 22.5 AP05 PL 64 3 55 12 14 -2
1610004 PIR 900 R 20 AP36 4 -4 -4

79
1610003 PIR 900 R 20 TG01 68 2 70 68 2
TOTAL 1760 1761 -1

INVENTAIRE NIVEA DU 30 AU 31/12/2017


ST ST MAG- ECART
Code prd DESIGNATION COLIS CTS PCS PRSTOIR LNF AVA NL MAGA INFO INFO VAL
BABY
4010004 BABY SHAMP & BAIN 200ML 12 14 11 179 248 -69 -89 878
4010005 BABY GEL LAVANT T500ML 12 0 267 -267 -699 344
4010006 BABY SHAMP DX DEMELANT 250ML 12 6 6 0 6 0
4010007 BABY CREME/CHANGE T100ML 12 78 4 6 946 908 38 72 747
4010009 BABY SAVON DOUCEUR 100GR 36 31 9 6 1131 1020 111 55 685
4010010 BABY GEL NUTRI SENSITIVE 200ML 12 0 0 0 0
4010012 BABY RECH 63 LINGET SOFT CREME 12 68 3 819 807 12 21 145
4010013 BABY SHAMP EXTRA DX 250ML 12 0 0 0 0
4010015 BABY CR SOLAIRE HP FPS30 75ML 12 0 0 0 0
4010017 BABY EAU DE SENTEUR 150ML 12 0 0 0 0
4010019 BABY LAIT TOIL HYDRATANT 200ML 12 59 8 6 722 694 28 35 950
4010020 BABY GEL LAVANT T200ML 12 0 -16 16 20 571
4010021 BABY RECH 63 LING PURE 12 153 9 1845 1849 -4 -7 081
4010022 BABY LAIT TOIL HYDRATANT 500M 12 0 0 0 0
4010024 BABY TALC DE TOILETTE 100G 30 37 5 6 1 1122 1114 8 10 977
4010025 BABY RECH 63 LINGET SENSITIVE 12 0 0 0 0
4010028 BABY LINGETTES PURE & NAT X 50 16 0 0 0 0
4010029 BABY CREME PURE & NAT 100ML 12 0 0 0 0
4010030 BABY GEL LAVANT PURE&NAT 500ML 12 18 5 6 227 0 227 594 574
4010031 BABY LAIT TOILET PUR&SEN 500M 12 138 9 6 1671 1673 -2 -5 244
4010032 BABY SUN LAIT SPF50+ 200ML 12 0 0 0 0
TOTAL 8 668 8 564 104 10 100
BODY 250ML

79
4020001 BODY LAIT CREME PTS 250ML 12 132 11 6 1 1602 1634 -32 -32 058
4020007 BODY LAIT FOR MEN MAX HYD250ML 12 778 11 6 9353 9434 -81 -85 760
4020010 BODY LAIT COCOA BUTTER 250ML 12 357 9 6 4299 4217 82 84 284
4020011 BODY LAIT HYD RAFERM.200ML 12 0 0 0 0
4020013 BODY LAIT HAPPY TIME 250ML 12 0 0 0 0
4020015 BODY LAIT ECLAIRCISSANT 250ML 24 32 5 6 779 162 617 618 126
4020018 BODY MY SILHOUETTE GEL 200ML 12 0 0 0 0
4020019 BODY LAIT DOUCEUR P/S 250ML 12 469 4 6 97 5735 5774 -39 -39 071
4020020 BODY LAIT SENSITIVE 250ML 12 0 0 0 0
4020021 BODY LAIT RAFF Q10 250ML 12 61 1 6 739 251 488 488 890
4020024 BODY LAIT FOR MEN 250ML 12 824 9 6 9903 10176 -273 -273 498
4020025 BODY LAIT SOS 250ML 12 0 0 0 0
4020026 BODY LAIT HYDRA PURE & NAT 250 12 0 0 0 0
4020027 BODY LAIT NOUR PURE & NAT 250M 12 0 0 0 0
4020029 BODY LAIT HYDRA EXPRESS 250ML 12 284 8 6 3422 4087 -665 -666 213
4020030 BODY GEL-CR HYDRA EXPRESS 250M 12 0 0 0 0
4020031 BODY LAIT Q10 PX SECHE 250ML 12 0 0 0 0
4020033 BODY LAIT REPARATEUR&SOIN 250M 12 0 0 0 0
0 0 0
0 0 0 0
0 0 0 0
TOTAL 35 832 35 735 97 94 700
TOTAL 44 500 44 299 201 104 800

II.2 La réforme du matériel


Elle concerne le matériel obsolète et détérioré par le transport ou le matériel dont la date de péremption est arrivée à expiration. Les stocks
obsolètes et détériorés peuvent être réformés. Le magasinier transmet une liste de matériels et produits déclarés obsolètes ou périmés au chef de
l’activité gestion des stocks et du service maintenance qui, après examen d’obsolescence et de la péremption accuse réception en indiquant les
articles pouvant être réformés.

79
Après la prise de décision portant réforme, le magasinier procède à la sortie du magasin de la sortie du matériel réformé. Pour ce faire il
comptabilise la sortie du matériel dans le logiciel NSI et établit une facture du matériel au CMUP. Ses articles sont soit détruits, soit vendus au
sein de l’entreprise. Certains matériels sont retournés au fournisseur pour être ré-confectionner.

79
CHAPITRE IV :

LES DETERMINANTS DE L’AUDIT DANS LA

DILIGENCE DE LA GESTION DES STOCKS

Le dernier chapitre de notre mémoire aura pour objectif de présenter les apports des
pratiques d’audit dans les diligences de la gestion des stocks. Ici nous présenterons d’une part
l’analyse des pratiques d’audit des stocks à DACAM et présenter les résultats émanant de
notre démarche d’amélioration des diligences et d’autre part nous allons formuler des
suggestions pratiques, susceptibles d’améliorer la gestion des stocks.

Section 1 : Analyse des pratiques de l’audit dans la gestion des stocks


Nous allons dans ce chapitre, étudier les différentes étapes de l’audit du processus de
gestion des stocks du magasin de DACAM. A cet effet, la première étape consistera à la
réalisation du plan de mission et du référentiel d’audit du processus de gestion des stocks. La
seconde étape qui permettra de réaliser le rapport d’orientation de la mission qui permettra de
réaliser le rapport d’orientation de la mission qui reprendra les conclusions retenues du tableau
des forces et faiblesses apparentes.

Paragraphe 1 : Elaboration d’un plant d’audit de stock et suivi des actions correctives à
DACAM

1- Rappel des objectifs de l’inventaire physique


Tout au long de son audit des comptes, le commissaire aux comptes collecte des
éléments qui lui permettent d'aboutir à des conclusions à partir desquelles il fonde son opinion
sur les comptes.

Au regard des dispositions de la NEP 505, lorsque le commissaire aux comptes estime
que les stocks sont significatifs, il assiste à la prise d'inventaire physique afin de collecter des
éléments suffisants et appropriés sur l'existence et sur l'état physique de ceux-ci

88
L'inventaire annuel est le comptage de toutes les quantités en stock et dans tous les
lieux de stockages (y compris stocks détenus chez les tiers). Celui-ci a lieu en général à la fin
de l'exercice comptable ou une date proche de la fin de chaque exercice comptable.

Le but principal de ce décompte est de faire une comparaison entre :


 Le stock théorique (fourni par l’inventaire permanent)
 Le stock physique
Afin de
 déceler les éventuels écarts de quantités et les stocks dormants
 s'assurer qu'aucune variation anormale n'est intervenue depuis les travaux effectués sur le
contrôle interne qui pourrait en remettre en cause les conclusions.

Lorsque sa présence à la prise d'inventaire physique est impossible, notamment en


raison de la nature et du lieu de cet inventaire, le commissaire aux comptes détermine s'il peut
mettre en œuvre des procédures d'audit alternatives fournissant des éléments présentant un
caractère probant équivalent.

1.1 Procédure d’inventaire


n ou no réf
a i n
Préparation de la prise d’inventaire
 Les équipes chargées du comptage ont-elles été informées
des objectifs de la prise d’inventaire
 La prise d’inventaire a-t-elle bien lieu tous les douze mois
pour chaque référence en stocks
 Au cas où l'inventaire a lieu à une autre date que celle de
la clôture:
Contrôle -Procéder aux mêmes contrôles que ci-dessus à la date de X
01 l'inventaire,
-Rapprocher les montants inscrits en entrées et sorties
(entre la date d'inventaire et la date de clôture des comptes)
avec les achats, les feuilles de production, les ventes...
 Vérifier que les procédures (évaluées lors de
l'appréciation du contrôle interne) sont correctement
appliquées.
Instructions écrites
Contrôl
 Des instructions écrites sont-elles prévues et
e transmises préalablement à la prise d’inventaire  X
02 Aux responsables de l'inventaire ?
Obtenir un inventaire informatique pour le second comptage

88
 Vérification de l’exhaustivité des lieux de stockage
 Existe –t-il des procédures particulières pour accéder
aux stocks pour le commissaire aux comptes
Contrôle  Tous les lieux de stockage et tous les types de stocks
sontils couverts ? X
03
 Stocks détenus par des tiers ?
 Stocks appartenant à des tiers ?

Vérification des rangements


Contrôle  Le rangement préalable permet-il d'effectuer les
X
04 comptages avec facilité ?
 Existe-t-il des stocks masqués ?
Vérification de l'identification des stocks
 Détailler dans un mémo comment est faite
l'identification des stocks ?
Contrôle  Détailler comment sont matérialisés les comptages X
05 (pastilles de couleur,
 Détailler dans un mémo comment l’entité s’assure que
les articles ne sont pas inventoriés deux fois
Double comptage
 Y-a-t-il double comptage ?
Contrôle  Comment est matérialisé le double comptage ? X
06  Détailler dans un mémo quelle est la procédure
d’analyse en cas de différence ?
Inventaire permanent
Contrôle  Y a-t-il un inventaire permanent ?
 La comparaison des quantités comptées et des quantités X
07
théoriques est-elle réalisée pendant la prise d’inventaire ?
Renonciation au comptage
 Y a-t-il des cas où on doit renoncer au comptage. Si oui
Contrôle préparer un mémo pour expliquer pourquoi et comment sont
estimés ces stocks ? X
08
 Y a-t-il des recomptages par sondage par d’autres
personnes ?
Identification des articles à rotation lente
 Expliquer dans un mémo comment sont repérés les
Contrôle articles à rotation lente (subsistance de la pastille de couleur
de la prise d’inventaire précédente X
09
 Examiner si ces stocks sont conservés dans un endroit
précis
Feuilles de comptages
Contrôle  Les feuilles de comptages sont-elles pré numérotées 
X
10 S’est-on assuré que toutes les feuilles de comptage
distribuées sont revenues complétes

I.2 Le personnel
na oui non réf
Existence d'une personne indépendante du service Magasin

88
Contrôle ?
01  Y a-t-il au moins une personne indépendante du service
Magasin dans chaque équipe de comptage ?
Vérification des instructions données
Contrôle précises sur le travail qu'elles devaient effectuer ? Les équipes de comptage ont-
elles reçu des instructions X
02 Y a-t-il une personne chargée de rappeler la procédure

pendant la prise d’inventaire ?
Vérification de la compétence des équipes de comptage
Contrôle  Ya-t-il au moins une personne dans chaque équipe de
X
03 comptage qui ait les connaissances techniques suffisantes
pour identifier les stocks ?

I.3 Le comptage
na oui non réf
Contrôle des techniques de comptages
Contrôle  Les techniques de comptage (peser, dénombrer, mesurer)
sont-elles bien définies ? X
01
 A-t-on bien appréhendé le problème de la tare ?
Vérification de la qualité des articles
 Y a-t-il vérification de la qualité des articles ? (contenu des
Contrôle emballages, échantillonnage des liquides et produits
chimiques) X
02
 Relever toutes les informations qui laissent penser que des
stocks devraient être dépréciés.
Si les quantités finales d'un produit résultent de la
centralisation de plusieurs zones de comptages,
Contrôle
 A-t-on par sondages ou épreuves vérifié les additions ?. X
03  A-t-on par sondages ou épreuves procédé à un recomptage
avec les équipes du client ?
Pour les marchandises en transit :
 A-t-on par sondages ou épreuves vérifié le bien-fondé de
leur prise en compte dans les stocks avec les documents
d'expédition, documents douaniers...,
Contrôle  A-t-on par sondages ou épreuves vérifié la réception X
04 ultérieure de ces marchandises.
 Pour les transferts entre les lieux de stockage
interentreprise, a-t-on par sondages ou épreuves vérifié où
sont décomptés ces stocks
Pour les travaux en cours et finis :
 A-t-on par sondages ou épreuves relevé la composition
Contrôle de ces éléments
 A-t-on par sondages ou épreuves vérifié le stade X
05
d'avancement avec les documents permettant de suivre la
production.
Contrôle Procéder à des recomptages en présence des équipes du X

88
client :
 A partir de la feuille d’inventaire, sélectionner des articles
et les recompter
06  A partir d’une visite des stocks, sélectionner des articles, les
recompter et voir leur correspondance sur les feuilles
d’inventaire

I.4 Le suivi des stocks


na oui non réf
Rapprochement du comptage avec les fiches de stock
 Les comptages sont-ils comparés avec les fiches de
Contrôle stocks par des personnes différentes des magasiniers et
des équipes de comptage ? X
01
 Mentionner les principales raisons des différences entre
quantités inventoriées et fiches de stock.
Correction des fiches de stock
Contrôle
 Une enquête est-elle effectuée préalablement à toute X
02
correction ?
Contrôle Communication à la Direction
 La liste des écarts est-elle communiquée à la direction ? X
03

I.5 Contrôles complémentaires


Le Commissaire aux comptes peut effectuer les contrôles supplémentaires suivants :
Il convient d’indiquer dans la colonne Fait, les initiales du collaborateur en charge de cette
diligence
na Fait par réf
Contrôle Suivre les équipes de COMPTAGE et noter comment elles
01 effectuent leur travail.
Contrôle
Vérifier le contenu des emballages (quantité et qualité)
02
Contrôle Relever quelques fiches de comptages remplies pour les
03 rapporter à l'état final d'inventaire.
Contrôle Avant la fin des opérations, sélectionner quelques fiches ou
04 feuilles de comptage et vérifier le comptage.
Contrôle En fin d'inventaire, faire le tour des locaux pour voir si tout a
05 bien été inventorié.

88
Contrôle Rapprocher les quantités des stocks détenus par des tiers des
06 réponses aux demandes de confirmation directe.
Vérifier que seules les quantités relevées pendant
l’inventaire seront valorisées
Contrôle  Relever les références de toutes les feuilles de comptages
07 utilisées
 S'assurer, pour les feuilles partiellement utilisées, que toute
possibilité de rajout est annulée.

I.6 Conclusions
na oui non
Procédures et organisation de l'inventaire
Contrôle  Avis sur les procédures et l'organisation de l'inventaire
01  L’analyse des risques est-elle en adéquation avec la
réalisation de l’inventaire
Exécution de l'inventaire
 Avis sur l'exécution de l'inventaire
Contrôle  Conclusion en matière d’opinion sur les comptes
02  Mentions d’éléments à reprendre dans l’annexe
 Nature des travaux à effectuer dans le cadre de la
justification des appréciations
Suggestions d'amélioration
 Recommandations à formuler pour améliorer la prise
Contrôle d'inventaire
03  Eléments à reprendre dans le cadre de l’article L823-16 du
code de commerce

Paragraphe 2 : Analyse des informations

1- Informations issues du guide d’entretien


L’analyse faite à partir des données collectées grâce au guide d’entretien est une
analyse de contenu. Elle s’articule autour du processus de gestion de stocks dans une
entreprise commerciale. Un résumé des propos recueillis lors des entretiens se présente ainsi
qu’il suit :

88
2- Synthèse des propos des interviews relatifs au processus de gestion des stocks
Lors des entretiens portant sur l’apport de l’audit dans l’efficacité des procédures de la
gestion des stocks de l’entreprise, il était question pour nous de comprendre si les responsables
de l’entreprise ont conscience de l’importance d’une gestion des stocks, des mesures ou des
outils mis en place pour une gestion rationnelle des stocks. Il ressort des interviews que :

 Le Responsable d’exploitation trouve que les espaces de stockage sont réduits avec
un risque élevé de détérioration des produits du aux intempéries.

 L’entreprise n’est pas dotée de machines et du personnel adéquate pour une gestion
des stocks et du magasin des produits ce qui rend la manutention fastidieuse et un
frein au niveau des approvisionnements.

3- Synthèse des interviews relatives aux pratiques de l’audit dans les processus de
gestion des stocks

L’interview menée au sein de DACAM révèle que certains responsables, ne maîtrisent


pas le circuit du traitement des coûts et leurs connaissances sur ces derniers sont limitées
entrainant ainsi des confusions ou des erreurs dans La gestion de ceux-ci.

De plus, les coûts sont perçus comme un outil contribuant à donner une image fidèle
des différentes opérations menées par l’entreprise. Ils permettent de juger la santé de
l’entreprise à travers ses entrées, ses sorties et ses recettes. Toutefois, cette santé est remise en
cause en ce sens que, nous observons des écarts entre les données contenues en machine et sur
support physique.

Ainsi, toute optimisation de la gestion s'accompagne inévitablement de la recherche de


minimisation des coûts des produits laquelle dépend d'une bonne politique
d'approvisionnement et d'une gestion rationnelle et adéquat des stocks. L'importance de la
gestion des stocks n'est donc plus démontrée de nos jours. Mais s’agissant de la maitrise Du
concept d’audit du processus de gestion des stocks par le personnel DACAM elle reste un
concept vaste et complexe, encore mal perçu par certains responsables. D’une part des
recommandations permettraient de ne plus reproduire certaines erreurs du passé pouvant être
préjudiciables à la société, et d’autre part il apparait nécessaire de trouver des solutions sur
certaines questions afin que les responsables d'entreprise qui ont la charge de la gestion des
stocks se mettent plus au travail pour accorder à cette discipline toute son importance.

Section 2 : Les déterminants de l’audit dans les diligences de gestion de stocks

88
Dans le contexte actuel de remise en question de la qualité, et donc de l’utilité, de
l’information financière diffusée par les entreprises cotées, la durée d’intervention des
commissaires aux comptes représente une composante majeure du délai d’annonce des
résultats annuels. En effet, un long délai d’intervention constitue un élément de fiabilité des
résultats publiés. Toutefois, une annonce trop tardive des résultats enlève à la pertinence de
l’information financière. La réalité du terrain impose aux auditeurs un arbitrage serré entre
pertinence qui suppose une certification et une publication rapide de l’information financière
et fiabilité qui suppose un délai minimal permettant aux auditeurs d’accomplir les diligences
requises de la mission. Les résultats de la recherche n’appuient pas les hypothèses
d’efficience associées à la complexité et au risque de la mission d’audit.

1- Les caractéristiques liées au processus d’audit


L’étendue des diligences nécessaires à la certification des comptes représente à priori le
principal déterminant du délai d’intervention des auditeurs. Plus l’effort d’audit requis (qualité
de travail généralement exprimée en heures) est important plus le délai d’audit devrait être
long (Piot, 2006).

1.1. La complexité de la mission d’audit


La complexité de la mission d’audit légal semble être un des enjeux majeurs à vaincre
pour conserver aux comptes leur crédibilité et leur justification auprès des différentes parties
prenantes Dans le cas des stocks, outre l’assistance aux inventaires physiques de fin
d’exercice, qui n’est pas en soi un facteur d’allongement du délai de vérification, il convient
pour l’auditeur d’intégrer la complexité du système comptable analytique et d’avoir une bonne
connaissance du secteur d’activité pour valider correctement les coûts unitaires19.

Le poids des stocks et des créances clients dans le total de l’actif affecte positivement de
délai d’audit.

1.2. L’opinion émise par l’auditeur


Le rapport d’audit en tant qu’aboutissement du processus global d’audit, constitue
l’unique support de communication dont dispose le commissaire aux comptes pour informer
les utilisateurs des états financiers. A travers son rapport, l’auditeur contribue à la réduction du

19 Seuls Givoly et Palmon(2000) ont utilisé le ratio des stocks au total de l’actif, dont ils rapportent un impact
positif sur le délai d’audit.

88
déséquilibre informationnel subi par les parties prenantes et participe à l’amélioration de la
communication financière des entreprises

1.3. Définition et but de l’inventaire

 Date d’inventaire physique


Objectif de la prise des stocks : l’inventaire physique pourquoi ?
• C’est une obligation égale
• Nécessité de gestion
-
P
ro
du
cti
on
-
C
om
me
rci
al

No
rm
e
d’a
udi
t

88

Principes d’organisation
Objectif : valider la réalité du stock en quantité
Nécessité d’une organisation rigoureuse
Procédure écrite
Systèmes d’information fiable qui prévoit :

 Planning détaillé et intervenants


Il est question ici de préciser les dates, heures, et modalités des sites inventoriés ;
préciser les noms et fonctions des intervenants ; et les informations seront fournies aux CAC.

 Arrêt de l’activité (ou procédure d’exception)


Apprécier la procédure et le respect de la séparation des fonctions. Le plu souvent un
arrêt complet d’activité avec des zones Particulières pour éviter des réceptions en cours
d’inventaire et des expéditions en cours d’inventaire, s’assurer de l’arrêt des mouvements en
stocks.

 Technique de comptage
Les unités de mesure unitaires doivent être clairement précisées, également les
modalités, comptage, pesée, jaugeage, faire attention à la formation du personnel, vérifier que
les unités de comptages sont identiques aux unités de gestion.

 Maitrise de l’exhaustivité
Toujours se rassurer de la couverture par l’inventaire de l’ensemble des zones de
stockages, s’assurer de l’étiquetage clair de l’ensemble des zones inventoriées, appréciation

de la procédure d’inventaire des sites inventoriés par des tiers.

 Maitrise du cut-off
Relever les numéros des bons avant et après inventaires pour exploitation ultérieure

BONS DE RECEPTION

Identification claire des


listing de stocks avant BONS
D'EXPEDITION et après inventaire

92

BONS DE TRANSFERT

Autocontrôle des comptages (double comptage systématique ou par exception)


Le plus souvent il est conseillé de faire un double comptage systématique pour se
rassurer de n’avoir laissé aucun stock, à défaut un double comptage sélectif pour se rassurer
que tous les éléments ont été pris en compte. Un troisième comptage systématique est souvent
effectuer en cas d’écart constaté. Tous les papiers doivent être classés en section stock, les
travaux doivent être revus par le RM, un inventaire raté est irrattrapable.

2. Propositions des méthodes d’amélioration du processus de gestion des stocks à


DACAM
Etant donné que cette entreprise utilise la méthode du FIFO comme outil de gestion de
stocks; au cours de nos investigations, il nous a été donné de constater que cette méthode
rencontrait des avantages mais aussi des failles face aux défis de cette entreprise. Toutefois,
elle ne sied pas mieux au profil de ladite entreprise en ce sens que celle-ci commercialise
plusieurs produits (Pneus ; produits nivea…) nous pouvons donc dire qu’il n’existe pas de
méthode alternative à la gestion rationnelle des stocks et a une maitrise des couts a DACAM.

Néanmoins, nous avons pu mettre sur pieds certaines pistes d’amélioration qui permettra
d’optimiser cette méthode en vue d’un meilleur fonctionnement de cette entité et d’une
meilleure qualité de l’information financière socle de la prise de décision ; nos
recommandations se déclinent en actions à mener à court terme (I) et à long terme (II).

2.1- Les actions à mener à court terme


Il s’agit des actions qui doivent le plus urgemment être menées pour gérer les
problèmes de gestions de stocks et par conséquent d’améliorer les diligences liés à celle-ci.

 Mise en place des séminaires formations et conception d’une documentation


pour le recensement des objets de coûts

 Mise en place des séminaires de formations

92

Les dirigeants doivent mettre en place des séminaires ou des formations qui aideraient
le personnel à mieux cerner les notions de gestion de stocks et d’audit, et leur implication
importante pour la santé de l’entreprise, pour qu’il n’y ait plus des écarts au niveau des
stocks physique et du stocks en machine.

Conception d’une documentation


Les dirigeants doivent aussi concevoir une documentation pour le recensement des
stocks de chaque produits avec leurs explications et leurs éléments constitutifs ceci pour
éclairer le personnel et le recadrer pour une gestion rationnelle des stocks par conséquent
une maitrise des coûts et surtout pour un rendu plus optimal des taches qui leurs sont allouées.

2.2- Les actions à mener à long terme


Il s’agit des actions dont l’urgence dans la réalisation est d’un degré moindre par
rapport aux actions à mener à court terme.La poursuite de l’objectif de par l’analyse du
processus de gestion de stocks nous a amené, en plus des recommandations faites à DACAM
à la mise sur pied d’un ensemble d’outils de gestion. Il s’agit :

2.1.1 Elaborer un tableau de bord de gestion des stocks


Ce tableau aidera l’entreprise d’une part à optimiser ses stocks dans la mesure où il va
présenter des informations importantes comme la consommation par période et par articles, la
consommation cumulée et la moyenne des consommations par produits, la liste des
fournisseurs et la valeur des stocks. Et d’autre part il va permettre à DACAM déposséder un
système d'information fiable c'est-à-dire à partir du tableau de bord d'identifier, parmi ses
produits, ceux qui se vendent bien et ceux pour lesquels la demande est plus faible tout au
long de l'année, de procéder ensuite à une segmentation de ses stocks et d’essayer d'établir des
corrélations entre les catégories et les clients. Il permettra également de pouvoir dégager des
tendances ou des fluctuations dans la demande selon les variations des saisons ou à la fin de
l'exercice financier des principaux clients .Ainsi ces différents indicateurs permettront ainsi à
DACAM de mesurer la bonne gestion des stocks et de responsabiliser ses dirigeants.

92

2.1.2 Révision de la cadence des approvisionnements et construction des


espaces de stockage

La diminution des cadences d’approvisionnements en petites quantités permettra à


DACAM
D’avoir un avantage concurrentiel au niveau des prix,
Une diminution des coûts d’approvisionnements, de transit, de stockage,
D’avoir une grande visibilité sur les produits commandés ce qui réduirait les ruptures
de stocks

92
Ce qui voudrait dire en d’autres termes que l’entreprise devra réduire les commandes
de petits lots au détriment des commandes en grandes quantités. Pour ce qui est des airs de
stockage l’entreprise devrait tout d’abord construit d’autres magasins de stockage en
disposant les produits par lots.

Section 3 : Présentation des méthodes de gestion mis sur pied en vue de faciliter le
processus de diligences de gestion de stocks.

Ainsi Il existe plusieurs méthodes pour une optimisation de la gestion des stocks.
Parmi les méthodes qui garantissent une amélioration des diligences de stocks on retrouve la
méthode du juste à temps.

Paragraphe 1 : La méthode du juste à temps (JAT)

1- Définition et Présentation de la méthode


Cette méthode constitue une approche nouvelle du problème des stocks. Elle est
appelée aussi méthode du stock zéro ou méthode de production à flux continu.

L'idée de base du système est que l'entreprise doit détenir un stock minimal, mais que
ses fournisseurs devraient plutôt lui livrer « juste à temps » les pièces qui lui seront
nécessaires. Ce système est plus large qu'un système de gestion des stocks. Le montant des
stocks est réduit au minimum de même que le temps et la distance entre les différentes
opérations. Pour que la firme puisse être approvisionnée, il faille qu'elle entretienne des
relations suivies avec ses fournisseurs et qu'il existe une bonne coordination.

Ce système modifie l'hypothèse du modèle classique en optant de diminuer le coût de


commande des stocks qui peut être obtenue grâce à une localisation judicieuse des unités de
production d'une part, et diminuer le stock de sécurité obtenu en améliorant les relations entre
l'entreprise et ses fournisseurs.

Comme avantage principal, ce système permet de dégager de la trésorerie qui peut être
utilisée pour de nouveaux investissements.

Pour une bonne gestion, il convient que le gestionnaire renvoie régulièrement le


classement réalisé pour prendre en compte l'évolution de l'activité de l'entreprise, et de son
marché. Cette régulation du stock permettra à DACAM de gagner en compétitivité
puisqu’elle revoit toutes les causes d’inefficacité et offre une réponse à une demande juste au

11
4
moment T. En effet, le stock est consommateur d’énergie, d’espace et d’argent. De ce fait, son
élaboration consiste à passer en revue toutes les causes d’inefficacité et à définir des objectifs
bien précis.

Enfin, le JAT permettra aussi à DACAM de :


 Définir un volume maximal et un volume minimal pour chaque produit : pour minimiser
les coûts de stockage pour chaque produit et éviter la dépréciation des produits.

 Le personnel devra veiller à ce que la quantité de chaque produit soit comprise entre les
volumes définis pour que l’entreprise puisse répondre aux commandes des clients.

 De trouver une organisation adaptée au fonctionnement de DACAM. Par exemple,


l’entreprise pourra placer les dernières livraisons derrières les plus anciennes en pensant
à l’adressage c’est-à-dire à affecter une adresse de stock à chaque produit stocké dans
l’entrepôt, afin de gagner du temps. Ces différents concepts seront opérationnalises
suivant le tableau ci-dessous :

ENTREPOT A
NOMS PRODUITS NIVEA Q10
VOLUMES MAX / MIN
CODE PRODUITS
REMARQUES
Documents : par nos soins.

- Elle permettra d’organiser les différents magasins ou l’entrepôt c'est-à-dire en


définissant l’espace pour chaque produit, d’inscrire à proximité les volumes maximal
et minimal du produit, son nom, son code et de mettre en place des moyens de
stockage adaptés à ses contraintes.

Paragraphe 2 : Mise en place d’un manuel de procédure


Avant de définir le manuel de procédure, il est important pour nous de définir la
procédure. Selon DE RENZIO P.20, la procédure est la manière spécifiée pour accomplir une
activité ou un processus ». Nous pouvons dire simplement que la procédure est la démarche à
suivre pour réaliser une activité.

Le manuel de procédure est donc une documentation descriptive qui doit permettre
une meilleure compréhension des systèmes d’informations et une amélioration de la gestion.

20 DE RENZIO P. (2008), Les procédures budgétaires en Afrique, Rapport.

11
4
En effet, c’est un guide opératoire qui indique le circuit de traitement des opérations.

1- Présentation d’un manuel de procédure adapté à DACAM


OBJECTIFS ACTIVITES RESPONSABLES INDICATEURS
Organiser un atelier Mettre en application un Les manuels de
pour des manuels de manuel de procédure dans le Direction Générale procédures doivent
procédure but d’une meilleure gestion être mis sur pieds

Mettre en place un Confectionner des affiches


plan de de sensibilisation sur les
communication Les affiches sont
efficace en direction factures et les bons de Direction
confectionnées et
des cibles suivantes : commandes ceci concerne d’exploitation
affichées
clients, les factures (bordeaux de
fournisseurs… livraison, bon de sorties….)
Equiper le service de gestion
des stocks avec des machines
Mise en place des
Accroitre la électriques et des étagères Direction de
étagères, et des
mécanisation pour une meilleure l’exploitation
chariots élévateurs
disposition des produits dans
le magasin
Equiper le service en
Améliorer la fluidité Mise en place
logiciel capable de gérer les Direction
du système d’un logiciel
stocks et les encours client financière
adéquat
de manière automatique
Former les chefs de services
et éventuellement les agents Formation des
de liaison (magasinier) aux chefs
nouvelles techniques ou
d’exploitation et
Améliorer les modes de gestion de stocks et
de agents pour une
compétences du Direction Générale
Recycler au moins une fois gestion rationnelle
personnel
par an les agents sur les des stocks et
procédures en vigueur et surtout pour la
leurs connaissances dans maitrise des coûts.
leurs domaines respectifs
Source : nos soins

Ce manuel de procédure a été réalisé suite aux différents entretiens semi-directs réalisés. Ces
entretiens semi-directs nous ont permis de déceler un certain nombre d’insuffisance dans
l’organisation et le processus de gestion des stocks. D’où notre manuel de procédure qui va
permettre à l’entreprise de s’améliorer Tant au niveau de la gestion de ces stocks, que sur les
ressources financières pour permettre aux différentes directions une meilleure efficacité et
performance. En définitive, nous pouvons dire que la démarche exposée ci-dessus ne présente

11
4
pas de différences remarquables et correspond pratiquement à une structuration en trois
phases : analyse, diagnostique et plan d’action. Quel que soit la démarche du changement en
matière d’amélioration de la gestion de stocks et une maitrise de ses coûts, ce dernier
correspond à un ensemble de modifications apportées à l’entreprise et au personnel qu’elle
emploie en vue d’atteindre un objectif bien précis.

Comme tout travail nous avons rencontré des difficultés car les dirigeants n’étaient pas
toujours disponibles et disposés à nous donner toutes les informations dont nous avions
besoin, la réticence dans les réponses à certaines préoccupations et bien d’autres. Mais malgré
cela, nous avons pu avoir des informations nous permettant d’avancer dans notre travail. Il
revient maintenant à l’entreprise de prendre en compte tous ces outils pour ainsi retrouver une
gestion rationnelle de ses stocks.

2- Suggestion d’amélioration
Il est question pour nous ici d’apporter des améliorations au vue des constats qui ont
été effectués précédemment.

Tout d’abord il serait bénéfique pour le management de mettre sur pied un service
d’approvisionnement rattaché à la direction financière qui aura pour fonction de
d’approvisionner le magasin au moment opportun, définir, déployer et animer un dispositif de
gestion des risques (toutes les menaces et absences d’opportunités de l’entreprise) et proposer
des solutions de traitement optimisé afin d’éclairer les dirigeants dans leurs décisions
stratégiques de gestion des stocks et du magasin.

Ensuite, mettre sur pied un service d’audit interne qui devra procéder à l’élaboration
d’une cartographie des risques conformément à la norme2010.A1ce qui lui permettra d’une
part d’avoir une vue d’ensemble sur les risques inhérents aux différentes activités de la
gestion des stocks de les classer par degré de survenance et d’autre part d’augmenter la
couverture des risques et par conséquent contribuer à créer de la valeur ajoutée.

Enfin, sur le plan organisationnel il est important de recruter un auditeur interne qui
joue un rôle important dans les activités de la direction.

11
4
CONCLUSISON DE LA DEUXIEME PARTIE

La deuxième partie de notre étude, nous a permis de présenter de présenter la société


DACAM dans sa globalité. Les procédures régissant la gestion des stocks ont été également
décrites grâces aux entretiens que nous avons eu avec certains opérationnels, t aux documents
auxquels nous avons eu accès.

Cette prise de connaissance de DACAM nous a permis de mettre en œuvre un modèle


d’analyse présenté au chapitre 3 et d’aboutir à un rapport d’audit. Cet apport de l’audit dans
les diligences de la gestion des stocks à DACAM, a fait l’objet de formulation des
recommandations destinées à renforcer le contrôle interne et par conséquent à sous-évaluer les
risques qui ont été formalisés. Par contre la mise en œuvre de ces recommandations entraine
l’exigence des opérationnels en général, notamment les responsables de service.

11
4
CONCLUSION GENERALE

« APPORT DE L’AUDIT DANS LES DILIGENCES DE LA GESTION DES


STOCKS : CAS DE DACAM S.A » tel est l’intitulé de la thématique sur lequel nous venons
d’étudier. C’est un certain nombre de constat que nous avons décelé qui nous ont menés au
choix de ce thème. C’est dans cette perspective que dès l’entame de ce mémoire, nous nous
sommes fixés comme objectif principal de contribuer à améliorer le processus de gestion des
stock de DACAM à travers l’audit.

Pour y parvenir, nous nous sommes posé la question fondamentale suivante : en quoi
et par quels moyens l’audit permet-il l’amélioration efficace des procédures de la gestion
des stocks plus précisément celle de la société DACAM ? Ainsi que les questions
secondaires suivantes : Quelle est la place et l’importance de l’audit dans les diligences de la
gestion des stocks ? Quel est le lien entre audit et la gestion des stocks ? Analyse des
pratiques de l’audit dans la gestion des stocks ? Quels sont les déterminants de l’audit dans les
diligences de gestion de stocks à DACAM ? Afin d’étudier la problématique posée, nous
avons opté pour une méthodologie basée sur une approche qualitative faisant appel à une
démarche inductive. Nous avons ainsi pu avoir un fondement solide afin de répondre à la
question principale de cette étude.

Nous avons effectué une recherche documentaire qui nous a permis d’avoir une vue
globale et théorique sur les pratiques des diligences de la gestion des stocks au sein d’une
entreprise. C’est ainsi que nous avons pu dissiper toutes les zones d’ombres liées aux notions
d’audit et de gestion des stocks. L’entretien semi-directif avec certains responsables de la
direction comptable et financière, le protocole d’entretien, la recherche documentaire sont là
des outils qui nous ont permis de collecter les différentes données dont nous avions besoin. La
collecte des informations nous a amené à effectuer une analyse de celles-ci grâce à la méthode
d’analyse de contenu. Cette analyse de contenu sur étude de cas nous a permis de dégager les
forces et les faiblesses des pratiques d’audit à l’amélioration du processus de gestion des
stocks de DACAM.

Les insuffisances des pratiques d’audit dans le processus de gestion des stocks se
résument notamment à la non-conformité de la direction comptable et financière à certaines

11
4
normes d’audit dans les procédures de gestion stocks, l’absence d’une cartographie des
risques.
Pour ce faire face à ses insuffisances, nous avons formulé des améliorations et
présenter aussi les apports des pratiques d’audit dans les diligences de la gestion des stocks
dans le chapitre IV à savoir : le recrutement d’un auditeur interne, la mise sur pied d’un
service en charge de la gestion des stocks et des inventaires, ensuite former le personnel
responsable de ce travail. Ce sont là, les recommandations principales que nous avons pu
mettre en exergue. Ainsi, leur mise en application aura pour conséquence une gestion
rationnelle des stocks. Par ailleurs, tout au long de cette étude les problèmes ont constitué une
entrave à notre travail. Les analyses ne se sont alors réduites qu’à une courte période et sur
quelques produits dues aux informations disponibles qui n’étaient pas complètes. Ces
problèmes concernent notamment les coûts réels, les coûts de stockage ceci étant dû au secret
professionnel de l’entreprise.

Aussi, il urge pour toute entreprise d'instituer impérativement une gestion saine des
stocks dont elle a la possession. Toute optimisation de la gestion s'accompagne
inévitablement de la recherche de la minimisation des coûts des produits laquelle dépend
d'une bonne politique d'approvisionnement et d'une gestion rationnelle et adéquat des stocks.
L'importance de la gestion des stocks n'est donc plus démontrée de nos jours même si elle
reste un concept vaste et complexe, encore mal perçu par certains chefs d'entreprises. Il
apparaît donc nécessaire aux décideurs d'entreprise qui ont la charge de la gestion des stocks
de se mettre au travail pour accorder à cette discipline toute son importance.

11
4
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 WACHEUX F., (1996), Méthodes qualitatives et recherche en gestion, Economica.

11
4
 Yaich A., Le pilotage du système de contrôle interne : démarche, outils et rôle de
l’expert-comptable.pdf, Université de Sfax.

ANNEXES

Annexe 1 : Guide d’entretien

Annexe 2 : Processus des approvisionnements locaux

Annexe 3 : Questionnaire d’inventaire

Annexe 4 : Organigramme de la Direction Financière Annexe 1: Guide et protocole


d’entretiens semi-directifs

Annexe 1.1:Protocole d’entretiens semi-directifs

Madame, Monsieur,
Dans le cadre d’une analyse du processus de gestion de stocks et la maitrise des coûts
de l’entreprise, nous aimerions avoir un entretien avec vous sur les thèmes ci-dessous.

Ces thèmes sont relatifs à votre travail quotidien ainsi que celui de vos collaborateurs.
Il serait important que vous vous exprimiez avec le plus de précision possible, sans avoir à
trouver que certains points ne sont pas évidents. Nous vous garantissons, par ailleurs, que les
informations recueillies seront exclusivement utilisées pour les besoins de cette étude.

Annexe 1.2 : Guide d’entretien semi-directif

Thème 1 : L’organisation du processus de gestion de stocks de DACAM SA

11
4
Thème 2 : Comment se pratique l’audit dans la diligence des stocks à DACAM SA

Thème 3 : Quels sont les déterminants de l’Audit dans la diligence de gestion de stocks

Annexe 2.1 : Protocole d’entretien semi-directif


Thème 1 : L’organisation du processus de gestion de stocks à DACAM 
Comment est organisé le processus de gestion de vos stocks?

 Comment gérez-vous vos stocks afin de satisfaire les besoins de vos clients?
 · Quelle politique utilisez-vous pour éviter une rupture de stock?
 Qu'en est-il de l'accumulation des stocks dans votre entreprise ?
 Arrivez-vous à répondre favorablement aux demandes de vos clients à temps réel ?
 Quels sont les problèmes majeurs que vous rencontrez au quotidien dans le processus
de gestion de vos stocks?

THEME 2 : Comment se pratique l’audit dans la diligence des stocks à DACAM SA


Quels sont les moyens mis en œuvre pour la gestion de vos stocks?
 Sur quels éléments vous basez vous pour évaluer la gestion de vos stocks?
 Comment sont suivis les coûts de DACAM SA?
 Quels sont les différents coûts de stockage à DACAM SA?
 Comment sont répartis ces coûts sur vos activités?
 Comment procédez- vous pour réduire vos coûts ?
 Quelles sont vos attentes pour l’organisation de vos différents stocks?
 Quelles sont vos attentes dans la maîtrise de vos coûts ?

THEME 3: Quels sont les déterminants de l’Audit dans la diligence de gestion de stocks
 Quelles appréciations faites- vous de l’analyse qui a été faite de votre gestion de
stocks?

 Quels sont les résultats en termes de suivis de la gestion de vos stocks?


 Quels sont les impacts sur la réduction de vos charges?
 Quels sont les difficultés que vous rencontrées dans la mise en application des
recommandations?

11
4
Annexe 2 : Processus des approvisionnements locaux

11
4
DEMANDE DE COTATION

BON DE COMMANDE
DACAM S.A FOURNISSEUR
LOCAL

VALIDATION COMMANDE

LIVRAISON

FACTURE

TICKET DE PESAGE

BORDEREAU DE LIVRAISON

LIVRAISON

TABLE DES MATIERES

DEDICACE ................................................................................................................................
i

11
4
REMERCIEMENTS ................................................................................................................
ii

AVANT-PROPOS ...................................................................................................................
iii

RESUME ..................................................................................................................................
iv

ABSTRACT ..............................................................................................................................
v

LISTE DES ABREVIATIONS ..............................................................................................


vi

LISTE DES TABLEAUX ......................................................................................................


vii

SOMMAIRE ..........................................................................................................................
viii

INTRODUCTION GENERALE ............................................................................................ 1

PREMIERE PARTIE : CADRE THEORIQUE DE L’AUDIT ET PROCESSUS DE


GESTION DES STOCKS ........................................................................................................
5

CHAPITRE I : PLACE ET IMPORTANCE DE L’AUDIT DANS LES DILIGENCES


DE LA GESTION DE STOCKS .............................................................................................
6

Section 1 : Concepts d’Audit dans la gestion des stocks ...........................................................


6

1- Définitions de l’Audit ...................................................................................................... 6

1.1 Le dictionnaire économique et financier ....................................................................... 7

1.2 La Norme ISA 700 ....................................................................................................... 7

1.3 Les typologies d’Audit ...................................................................................................


7

1.3.1 Définition L’audit


interne ......................................................................................... 8

1.3.1.1 Les différentes définitions de l’Audit


Interne ................................................... 9

11
4
1.3.1.2 Audit interne comme fonction chargée d’évaluer le niveau de contrôle
interne.
.......................................................................................................................... 9

1.3.1.3 Audit interne comme examen des informations ...........................................


9

1.3.1.4 Audit interne comme système d’évaluation des autres contrôles .................
9

1.3.1.5 Audit interne comme aide à la prise de


décisions ............................................ 9
1.3.1.6 Les normes de l’Audit Interne ....................................................................10

1.3.1.7 La charte d’audit interne .............................................................................12

1.4 L'audit externe ...........................................................................................................12

1.4.1 Définition de l’Audit externe .............................................................................


13

1.4.2 L’audit externe comme revue critique du contrôle interne ................................


14

1.4.3 Intérêt d’une revue du contrôle interne : la loi sarbanes-oxley ..........................


14

1.4.4 Nécessité d’un audit externe ..................................................................................


15

1.4.5 Notion de relation d’agence et impact sur crédibilité des comptes sociaux ..........
16

1.4.6 L’audit externe comme solution à l’asymétrie de l’information ............................


17

Section 2 : Place et importance de l’audit dans la gestion des stocks .....................................


17

1- Place de l’audit dans la gestion des stocks ........................................................................


18

11
4
1.1 Position de la fonction
d’audit ........................................................................................ 18

1.1.1 Différences .........................................................................................................


18

1.1.1.1 Le statut de l’auditeur .....................................................................................


18

1.1.1.2 Les bénéficiaires de l’audit .............................................................................


18

1.1.1.3 Les objectifs de l’audit ...................................................................................


18

1.1.1.4 Le champ d’application .....................................................................................


19

1.1.1.5 La prévention de la fraude .................................................................................


19

1.1.1.6 L’indépendance .................................................................................................


19

1.1.1.7 La périodicité .....................................................................................................


19

1.1.1.8 La méthode ........................................................................................................


20

1.1.2 Les complémentarités .........................................................................................


20

1.2 Le positionnement de l’audit et des notions voisines ................................................


21

1.2.1 L’audit interne et le contrôle de gestion .............................................................


21

1.2.1.1 Les ressemblances ..........................................................................................


22

1.2.1.2 Les différences ................................................................................................


22

1.2.1.3 Les complémentarités .....................................................................................


23

11
4
1.2.2 L’audit interne et les services méthodes/organisation ........................................
23

1.2.3 L’audit interne et le Risk Management ..............................................................


24

1.3 Place de l’audit interne dans la structure organisationnelle ......................................


25

2- L’importance de l’audit interne ........................................................................................


25

2.1 La vision actionnariale de l’audit interne ..................................................................


26

CHAPITRE II : LIEN THEORIQUE ENTRE AUDIT ET GESTION DE STOCKS ....


28

Section 1 : Audit et atteinte des objectifs stratégiques de l’entreprise .....................................


28

1- Notion de gestion des stocks .............................................................................................


28

1.1 Définitions des


stocks ..................................................................................................... 28

1.2 Importance des


stocks .................................................................................................... 28

2- Audit interne et atteinte des objectifs de l’entreprise ........................................................


32

2.1 Notion d’objectifs d’entreprise ..................................................................................


32

2.2 L’audit interne et l’atteinte des objectifs stratégiques de l’entreprise .......................


33

2.2.1 La maîtrise des risques en entreprise ..................................................................


33

2.2.2 Les risques opérationnels du processus de gestion des stocks, les objectifs du

11
4
contrôle interne et les dispositifs de maitrise des risques .................................................
35

2.2.3 Un outil d’aide à la prise de décision .................................................................


36

2.2.4 Un facteur d’efficacité de l’entreprise ................................................................


37

Section 2 : Démarche de l’audit dans le processus de gestion de stocks .................................


37

1- La procédure d’audit du processus de gestion des stocks .................................................


38

1.1. La phase de planification de la mission .....................................................................


38

1.1.1. Précision des objectifs et du périmètre de la mission .........................................


39

1.1.2. Conduite de la mission d’ouverture ...................................................................


39

1.1.3. Analyse des processus et leurs objectifs ............................................................


40

1.1.4. Identification et évaluation des risques ..............................................................


40

1.1.5. Evaluation de la conception du dispositif de contrôle ........................................


41

1.1.6. Validation du référentiel d’audit ........................................................................


41
1.1.7. Sélection des objectifs
d’audit ...........................................................................41

1.1.8. Rédaction du rapport d’audit ..............................................................................42

1.1.9. Validation du rapport d’audit .............................................................................42

2. Outils et techniques d’audit du processus de gestion des stocks ......................................


43

11
4
2.1. Les outils et techniques de la phase de planification ................................................. 43

2.1.1. Outils et techniques de prévision des objectifs, du périmètre de la mission et


conduite de la réunion d’ouverture ...................................................................................
43

2.1.1.1. Entretien ......................................................................................................


43

2.1.1.2. Observation .................................................................................................


43

2.1.1.3. Brainstorming .............................................................................................


43

2.1.2. Outils et techniques d’analyse des processus et leurs objectifs .........................


44

2.1.2.1. Approche processus ....................................................................................


44

2.1.2.2. Grille d’analyse des taches ..........................................................................


44

2.2.1.3 Outils et techniques d’identification et évaluation des risques .........................


44

2.2.1.3.1 Hiérarchisation des


risques ......................................................................... 44

2.2.1.3.2 Diagramme de
flux ..................................................................................... 45

2.2.1.4. Outils et techniques d’évaluation du dispositif de contrôle interne ................


45

2.2.1.4.1. Questionnaire de contrôle


interne .............................................................. 45

2.2.1.4.2. Le tableau de forces et Faiblesses

apparentes .......................................... 45 2.2.1.4.3. Diagramme

cause/effet .............................................................................. 46 2.2.1.5. Outils

et techniques de sélection des objectifs d’audit et validation du

11
4
référentiel D’audit .........................................................................................................
46

2.2.1.6. Outils et techniques d’élaboration du programme de travail ...........................


46

2.2.1.7. Outils et techniques d’ajustement du budget et validation de l’organisation de


la Mission .....................................................................................................................
47

2.2.3. Les outils et techniques de la phase d’accomplissement ........................................


47

2.2.3.1. Outils et techniques de conduite de la réunion de lancement de la phase


d’accomplissement ........................................................................................................
47
2.2.3.2. Outils et techniques de collecte des informations, de la constitution et de la
validation des preuves d’audit ....................................................................................... 47

2.2.3.2.1. Procédures d’audit analytique ...................................................................


48

2.2.3.2.2. Echantillonnage statistique ........................................................................


48

2.2.3.2.3. Piste d’audit ...............................................................................................


48

2.2.3.2.4. Outils et techniques d’analyse des causes et l’élaboration Des


recommandations .......................................................................................................
48

2.2.3.2.5 Test de cheminement ..................................................................................


48

2.2.3.2.6. Circularisation ...........................................................................................


49

2.2.4. Les outils et techniques de la phase de communication .........................................


49

DEUXIEME PARTIE : CADRE PRATIQUE DES DILIGENCES DE LA GESTION


DE STOCKS ...........................................................................................................................
50

11
4
CHAPITRE III : APPROCHE METHODOLOGIQUE ET VISION SPECIFIQUE DES
DILIGENCES DE LA GESTION DES STOCKS .............................................................. 51

Section I : Méthodologie de l’étude .........................................................................................


51

Paragraphe 1 : Démarche méthodologique ..............................................................................


52

I- Définition du problème et choix de la méthode de travail ................................................


52

I-1- Formulation du problème .............................................................................................. 52

Paragraphe 2 : Modèle d’analyse et choix de la méthode ........................................................


54

1. Le cadre méthodologique ..................................................................................................


54

1.1. Choix de la méthode de recherche .............................................................................


55

1.1.1. La recherche qualitative .....................................................................................


55

1.1.2. La recherche quantitative ...................................................................................


55

1.1.3. Justification du choix de la méthode ..................................................................


56

1.2. L’étude de cas comme stratégie de recherche ...........................................................


56

1.3. Les types de recherche ...............................................................................................


57

1.3.1. La recherche exploratoire ...................................................................................


57
1.3.2. La recherche
descriptive .....................................................................................57

1.4. La méthode de collecte de


données ...........................................................................58

1.5. La méthode d’analyse des données ...........................................................................59

11
4
1.6. Les difficultés rencontrées .........................................................................................
59

Section 2 : Visions spécifiques du processus de gestion des stocks à DACAM SA...............

59 Paragraphe 1: Environnement interne de

DACAM ................................................................. 60

1.1 Le fonctionement de DACAM ......................................................................................


60

1.2 Les différentes structures et leur roles dans la societé DACAM ..................................
60

1.3 Produits et Services de DACAM S.A ...........................................................................


62

Paragraphe 2 : L’environnement Externe .................................................................................


64

II- Description du processus de gestion de stock à DACAM S.A ....................................


65

II.1. Processus de gestion des stocks ...................................................................................


65

II.1.1 L’arrivage des matériels ..........................................................................................

65 a) Le réceptionnaire ..................................................................................................

66

b) Le magasinier ......................................................................................................... 66

II.1.2 La gestion des stocks ...............................................................................................

66

II.1.3 La comptabilisation du matériel ..............................................................................

67 II.1.4 La sortie du matériel au

magasin ............................................................................ 67

II.1.5 L’inventaire physique .............................................................................................

67 a) Préparation de l’inventaire .....................................................................................

68

11
4
b) Le déroulement de l’inventaire .............................................................................. 68

II.2. La réforme du matériel ...................................................................................................


74

CHAPITRE IV : LES DETERMINANTS DE L’AUDIT DANS LA DILIGENCE DE LA


GESTION DES STOCKS ......................................................................................................
75

Section 1 : Analyse des pratiques de l’audit dans la gestion des stocks ..................................
75

Paragraphe 1 : Elaboration d’un plant d’audit de stock et suivi des actions correctives à
DACAM ...................................................................................................................................
75 1- Rappel des objectifs de l’inventaire
physique ..................................................................75

1.1 Procédure d’inventaire ...............................................................................................76

I.2 Le personnel ....................................................................................................................77

I.3 Le comptage ....................................................................................................................


78

I.4 Le suivi des stocks...........................................................................................................


79

I.5 Contrôles complémentaires .............................................................................................


79

I.6 Conclusions .....................................................................................................................


80

Paragraphe 2 : Analyse des informations .................................................................................


80

1- Informations issues du guide d’entretien ..........................................................................


80

2- Synthèse des propos des interviews relatifs au processus de gestion des stocks ..............
80

3- Synthèse des interviews relatives aux pratiques de l’audit dans les processus de gestion
des stocks ..................................................................................................................................
81

11
4
Section 2 : Les déterminants de l’audit dans les diligences de gestion de stocks ....................
81

1- Les caractéristiques liées au processus d’audit .................................................................


82

1.1. La complexité de la mission d’audit ..........................................................................


82

1.2. L’opinion émise par l’auditeur ..................................................................................


82

1.3. Définition et but de l’inventaire .................................................................................


82

2. Propositions des méthodes d’amélioration du processus de gestion des stocks à DACAM


........................................................................................................................................... 84

2.1- Les actions à mener à court terme .................................................................................


84

2.2- Les actions à mener à long terme ...................................................................................


85

2.1.1 Elaborer un tableau de bord de gestion des stocks .............................................


85

2.1.2 Révision de la cadence des approvisionnements et construction des espaces de


stockage ............................................................................................................................ 85

Section 3 : Présentation des méthodes de gestion mis sur pied en vue de faciliter le processus
de diligences de gestion de stocks. ...........................................................................................

86 Paragraphe 1 : La méthode du juste à temps

(JAT) ................................................................. 86

1- Définition et Présentation de la méthode .......................................................................... 86


Paragraphe 2 : Mise en place d’un manuel de
procédure .........................................................87

1- Présentation d’un manuel de procédure adapté à DACAM ..............................................88

2- Suggestion d’amélioration ................................................................................................89

11
4
CONCLUSISON DE LA DEUXIEME PARTIE ................................................................
90

CONCLUSION GENERALE ...............................................................................................


91

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES .............................................................................


93

ANNEXES ...............................................................................................................................
95

TABLE DES MATIERES .....................................................................................................


99

11
4

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