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COOPERATION

MADAGASCAR ISRAEL
Ministère de l'Elevage Machav
Ministère des Affaires étrangères
Ministère de l'Agriculture

PROJET D'APICULTURE

RAPPORT DE MISSION
FORMATION PROFESSIONELLE DU 18 OCTOBRE AU 8
NOVEMBRE 1997

BASMAT Mondo et MARTINEZ Itzhak

NOVEMBRE 1997

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DATES ET LIEUX DES STAGES :

1er stage : du 21 au 27 Octobre à Antananarivo


2è stage : du 29 Octobre au 04 Novembre à Befandriana

LES PARTICIPANTS :

1er stage : apiculteurs professionnels et promoteurs particuliers (voir liste dans l'annexe)
2è stage : techniciens de la Direction Générale d'Elevage (voir liste dans l'annexe)

LES OBJECTIFS DU STAGE :

Au terme du stage, les participants seront capables de :

* reconnaître les membres des différentes castes de la colonie


* construire leur matériel d'exploitation
* évaluer scientifiquement la valeur méllifère de la flore de leur région
* pratiquer la méthode Demarée
* attraper un essaim naturel
* produire un essaim artificiel

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I. CONTEXTE ET JUSTIFICATIF
A. En agriculture moderne, l'apiculture joue un rôle économique central tant au niveau de
l'exploitation agricole particulière qu'au niveau national.
Ce rôle s'exprime dans de nombreux domaines:
1. création d'emplois: apiculteurs, formateurs, commerçants, fabricants de matériel, etc.
2. augmentation des rendements des produits agricoles et de leur qualité, grâce à la
pollinisation des cultures maraîchères et des arbres fruitiers par les abeilles, tels que caféiers,
manguiers, palmiers à huile, orangers et autres.
3. participation a la lutte pour la sauvegarde de l'environnement ; la protection de la nature par
l'apiculteur : un paysan qui élève des abeilles des abeilles comprend sa désencance des
ressources naturelles qui servent de base aux produits de la ruche et donc essaie de les
protéger. Ces ressources sont la flore mullifère se trouvant dans tous les strates du couvert
végétal. La possession de ruche en bois à la lisière des forêts par de nombreux paysans qui
trouvent là une source de revenu non-négligeable obligent ces paysans à protéger leur
patrimoine et donc à faire éviter les feux de brousse. En conséquence, l'arrêt de l'allumage
de feu< permet au couvert végétal de se reformer et de s'étendre, et par contre coup, freine
les dégâts d'autres nuisances de l'environnement, telles l'érosion des sols et la pollution des
cours par les produits de cette érosion. Donc, l'agriculteur-apiculteur dont les revenus
proviennent essentiellement de la flore naturelle est conscient de son intérêt et sa
responsabilité quant à cette flore et ; sensibilise son entourage à ce sujet il est reconnu que
dans les régions à forte densité apicole il y a moins de feu de brousse ou autres atteintes à la
nature.
4. l'exportation de produits apicoles tels que miel, cire, propolis, pollen et gelée royale permet
l'entrée de devises étrangères au Trésor et l'amélioration des revenus des producteurs.

B. Madagascar était, dans le passé, un des plus importants producteurs et exportateurs mondial
de miel et de cire. L'apiculture, qui était traditionnelle, se pratiquait sans encadrement ni
formation professionnelle. Les produits des ruches naturelles étaient récoltés par des
cueilleurs qui généralement les détruisaient. Cette méthode a réduit et menacer la population
naturelle des abeilles dans le pays, entraînant la chutes de la production. A cela s'ajoute la
destruction des forêts à outrance ainsi que les feux de brousse qui sont une menace
permanente.
C. En connaissance de cause, le Ministère de l'Elevage de la République de Madagascar a
décidé de concentrer des efforts économiques et humains à la modernisation et à la
professionnalisation de cette activité agricole.

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II. LE CONTENU DES STAGES

A. Durant la période avant le 18 Octobre au 08 Novembre 1997, Itzhak MARTINEZ et


Mondo BASMAT ont fait deux stages de formation à l'apicutlure, sur l'invitation et le
patronage du Ministère de l'Elevage. Chacun de ces séminaires a compté plus de 35
participants. Le premier, situé à Antananarivo, était destiné aux apiculteurs professionnels ,
ainsi qu'à l'encadrement des organisations régionales. Le deuxième, situé à Befandriana
Nord a pour but de former les techniciens du Ministère venus de toutes les régions de l'île
(voir annexe 1 et 2).

B. L'organisation et la logistique ont été effectuées par l'autorité locale sous la Division à
l'Apiculture Madame ANDRIANTSARAFARA Gabrielle et ses collaborateurs.

C. L'enseignement des séminaires a porté à la fois sur les bases théoriques de l'apiculture et sur
la pratique des méthodes. Des débats entre stagiaires ont permis d'analyser les potentiels de
développement de l'activité apicole de Madagascar et des conduites à suivre pour mener à
bien cette tâche.

Les sujets des stages :

1° Biologie systématique de l'abeille et les caractéristiques de l'abeille malgache Apis méllifera


unicolor, ainsi que les dangers de l'introduction des races étrangères et de leur hybridation.

2° La socio-biologie de la colonie des abeilles.

3° Anatomie, morphologie et physiologie de l'abeille : enseignement théorique et pratique en


laboratoire de dissection.

4° Atelier de confection de matériels : tous les stagiaires ont construit des ruches et apprit à
trouver des solutions au manque de matériels adéquates.

5° Connaissance de l'écologie des relations fleurs abeilles : leçon théorique et travaux pratiques
en laboratoire de dissection pour la connaissance de l'anatomie des fleurs. Travaux pratiques
sur le terrain pour apprendre les techniques scientifiques et israéliennes de la connaissance
d'une bonne flore mellifère.

6° Atelier de préparation de pièges à essaims.

7° Travail dans les ruchers mis à notre disposition par le Ministère : méthode d'approche et
d'ouverture de la ruche, de recherche de la reine, utilisation des techniques israéliennes de
formation d'essaim artificiel, méthode Demarée, analyse des problèmes créés par un matériel
non-standardisé et inadéquat. Traitement des matériels pour assurer leur survie à longue
échéance.

8° Projection de films vidéo démontrant les méthodes et technologies utilisées en Israel.

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9° Les maladies et les parasites des abeilles ont été aussi traités théoriquement par l'utilisation
de matériels audiovisuels. L'accent a été mis sur le diagnostic de terrain et le traitement. Un
débat a eu pour sujet la mise en place de moyens de prévention de l'introduction de maladies.

D. La pratique d'évaluation continue des connaissances apprises pendant le stage par examen
journalier portant sur la leçon de la veille.

E. Une équipe du service de documentation du Ministère de l'Elevage a suivi le second stage se


tenant à Befandriana Nord, produisant ainsi un document filmé qui a permis de faire
connaître l'activité des stagiaires aux habitants de la région par l'intermédiaire de la
télévision régionale qui l'a diffusé en une partie de demi-heure chacune à l'heure d'écoute
élevé. Cette diffusion a eu un impact très important dans la région et il est regrettable que le
premier stage qui a eu lieu à Antananarivo n'a pas eu un suivi médiatique professionnel
comme le second.

F. Durant le premier stage, les participants ont décidé de créer un Fédération Nationale
Malagasy des Organisations Régionales d'Apiculteurs. Ont été élus les Présidents et les
bureaux régionaux et les Statuts ont été déclarés. La déclaration officielle de la création de
cette Fédération a été faite devant Monsieur le Ministre, Capitaine de Corvette
NDRIANASOLO durant le cocktail de fermeture du stage. Monsieur le Ministre a félicité
cette initiative et souligné qu'elle entre dans le cadre de la politique gouvernementale de
privatisation et répond aux exigences des organismes financiers internationaux.

G. Monsieur le Ministre a honoré les deux stages par sa présence, ce qui a motivé les
stagiaires.

III. LES VISITES SUR TERRAIN ET ENTRETIENS DE TRAVAIL.

LA SITUATION DE L'APICULTURE

A. Visites et entretiens

1° Durant notre court séjour, nous avons mis à profit les temps morts pour visiter les environs
d'Antananarivo et de Befandriana Nord, évaluant ainsi le potentiel apicole de ces deux régions :
nous avons vérifié avec l'aide de quelques ordinateurs locaux l'existence d'espèces végétales à
caractères méllifères.

2° Nous avons rencontré des scientifiques et enseignants de l'université d'Antananarivo dont les
activités de recherche touchent à l'apiculture et visité leur laboratoires. Ces chercheurs
travaillent sur la qualité du miel par l'analyse du pollen (phénologie), écologie végétale et
reforestation, microbiologie et parasitologie animale.

3° Nous avons eu des discussions de travail avec des commerçants intéressés à développer
leurs ventes en produits apicoles.

4° Nous avons visité les ateliers artisanaux fabricant des ruches et du petit matériel d'apiculture
(lève-cadre, enfumoirs, etc...)

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5° Nous avons rencontré des apiculteurs actifs et vus de près les techniques de travail
traditionnels et des ruches rudimentaires : terriers creusés à même le terrain, cruches de terre,
caisses de bois, troncs d'arbres creux.

6° Nous avons vérifié l'état du matériel et des colonies de trois centres régionaux de formation
professionnelles.

7° Nous avons eu de longues discussions avec des vulgarisateurs en apiculture, trop peu
nombreux.

8° Nous avons vérifié les qualités des différents miels et leurs emballages en vente sur les
marchés ouverts (2 Antananarivo et 1 à Befandriana Nord), dans des épiceries et grands
Magasins de la capitale et dans des kiosques le long de la route. Les prix oscillent entre 3.000
FMG en province et 17.000 FMG dans la capitale.

9° Nous avons fait un travail de préparation et enseigné des artisans dans trois menuiseries
pour leur permettre de produire et de vendre des ruches modernes suivant la demande.

10° Nous avons étudié et jugé les qualités des 2 écotypes de l'abeille locale Apis méllifera
unicolor.

B. Evaluation

a) Dans l'île de Madagascar, ils se trouvent des facteurs naturels et humains prometteurs quant
à l'avenir de l'apiculture :

1° L'abeille locale Apis méllifera unicolor, a des qualités remarquables : elle est très bonne
travailleuse, très douce, facile à manipuler, répond bien aux techniques israéliennes modernes
d'essaimage et d'élevage.

2° La diversité et la richesse à plante méllifère produisant de grandes quantités de nectars,


mettent à la disposition des apiculteurs une floraison recouvrant l'année entière.

3° Le climat doux est bon pour l'abeille : ni trop froid en hiver, ni trop chaud en été.

4° Isolation géographique : Madagascar, se trouvant à plus de 400 km du continent, est


suffisamment isolée pour empêcher l'arrivée naturelle de parasites et maladies ainsi que les
risques d'hybridation entre l'abeille locale et d'autres races.

5° Le manque de maladie permet la vente d'un miel de haute qualité sans trace de médicaments
ou d'insecticides.

6° De nombreuses colonies naturelles vivent dans le pays, malgré la déforestation et les feux de
brousse. Par la capture d'essaim naturel, il est possible de créer des noyaux de production pour
la mise en route de nouveaux ruchers.

7° Il existe des centres de recherches performants et de notoriété internationale à l'université

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d'Antananarivo qui peuvent couvrir les besoins en recherche fondamentale et appliquée et
entrer à l'apiculture : flore méllifère et management du patrimoine végétal, diagnostic et
prévention des maladies, éco-génétiques et sélection pour l'amélioration de l'abeille malgache,
création et application de critères de qualité et labellisation des produits apicoles, miels et
pollens.

8° L'existence de nombreux organismes professionnels motivés au développement des aspects


de l'activité, tant dans le domaine de la production que celui du marketing et de la vente.

9° L'existence d'une division apicole dans le Ministère de l'Elevage, dont les membres sont
motivés sont prêts à assumer une activité continue de vulgarisation des méthodes modernes de
travail.

10° Il se trouve des ateliers capables de produire de bons matériels à des prix raisonnables.

11° L'existence de centres de vulgarisation.

12° Enfin et surtout, la politique déclarée du Ministère de l'Elevage mettant l'apiculture comme
activité prioritaire permet un environnement administratif positif sans lequel l'activité ne
pourrait se développer.

b) Cependant, il y a de nombreux problèmes à résoudre :

1° Les feux de brousse et la destruction des forêts détruisent de grandes surfaces du pays et
mettent en danger l'activité apicole.

2° Les centre de formations ne sont pas assez nombreux pour couvrir tout le territoire. Ils
doivent-être plus actifs auprès des apiculteurs : ces derniers ne connaissent pas toujours
l'existence de tels centres près de leur exploitation.

3° Le marché des produits apicoles est très libre et ouvert à toute sorte d'accès. Le manque de
standardisation et de contrôle de qualité ne permet pas de mettre en valeur le potentiel
économique du marché des différentes qualités et permet la fraude (mélange de sucre et d'eau
ajoutés au miel par exemple).

4° Il y a trop de types de matériels : les tailles et formes de ces matériels empêchent la


standardisation et obligent l'apiculteur à des investissements superflus, et ne lui permettent pas
l'utilisation de techniques modernes d'élevage ou la mise en service d'ateliers régionaux de
récoltes modernes.

5° Jusqu'à aujourd'hui, il n'existe pas de canaux de communications des connaissances entre les
trois pôles appliqués dans l'apiculture : les apiculteurs professionnels, les chercheurs de
l'université et la Division apiculture du Ministère et ses vulgarisateurs. Les connaissances
professionnelles existant sur ces trois pôles ne sont pas mises en communs, empêchant ainsi la
création de nouvelles connaissances. Le cloisonnement du savoir nuit au développement et à la
modernisation de l'apiculture.

6° Les connaissance théoriques et livresques sont développées et existent. Par contre, nous
avons trouvé de grandes difficultés dans les possibilités d'application de ces connaissances et de

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leur utilisation dans la résolution des problèmes rencontrés.

7° Durant notre séjour, nous n'avons pas réussi à trouver des données statistiques sur la
situation actuelle de l'apiculture malgache : quantité de miel et cire produites et vendues sur le
marché, nombre de ruches, nombres d'apicultures, nombres et lieux des centres régionaux.

III. RECOMMENDATIONS ET CONCLUSIONS

A la lumière de l'évaluation de la situation, nous nous permettons de proposer des


améliorations qui peuvent aider au développement de l'apiculture dans la République de
Madagascar :

1° Les deux stages de formation ont permis de donner des bases théoriques et pratiques aux 70
participants, leur ont enseigné des méthodes israéliennes de production d'essaims et l'obtention
de colonies fortes pour la production de miel, ainsi que la construction de leur matériel. Ces
stagiaires ont besoin d'un suivi annuel pour vérifier la bonne application des méthodes
proposées, aider à la solution de problèmes rencontrés, et enseigner les techniques
d'amélioration. En particulier, ces stagiaires devront approfondir les connaissances théoriques
et pratiques des méthodes de transhumance, de pollinisation des cultures maraîchères et
arboricoles, la production de reines, l'amélioration de la qualité des produits et leur marketing,
l'économie et les calculs de budgets de l'exploitation apicole et autres.

2° Vu l'intérêt de nombreuses personnes qui n'ont pas pu participer au stage par manque de
place, il faudra refaire ce stage de base et attendre ainsi au moins 140 autres apiculteurs et
techniciens pour couvrir ainsi l'ensemble du territoire.

3° Il faut créer un Centre National de vulgarisation et de Formation qui servira de modèle et


d'exemple aux centres régionaux. La Direction de ce Centre devra appliquer les méthodes
modernes d'apiculture, mettre au point et tester les techniques de travail répondant aux besoins
de l'apiculture locale, trouver des solutions aux problèmes posés par les apiculteurs.

4° L'amélioration de la communication des connaissances entre les 3 pôles de l'activité apicole


(apiculteurs, centres de recherches et services de vulgarisations) est une condition sine qua
none pour le développement de cette activité. Le Centre National de Vulgarisation doit y jouer
un rôle central.

Entre autres, il doit porter un service de documentation dont le rôle est de réunir tout le
matériel écrit et filmé ou de multimédia provenant de ces trois pôles d'action et de sources
étrangères, et le mettre à la portée et à la connaissance de tous.

5° La standardisation du matériel est importante. Nous estimons que malgré la différence de


climats et conditions entre les diverses régions de Madagascar, il est difficile d'utiliser le même
type de ruche. Notre proposition est l'utilisation de la ruche à cadres mobiles de type
LANGSTROTH à type de compartiment unique, rendant ainsi la ruche divisible. Ce type est le
seul qui permet d'utiliser les méthodes modernes de l'apiculture qui exploitent rationnellement
le potentiel biologique de l'abeille. C'est d'ailleurs le type le plus répandu dans le monde chez
les apiculteurs professionnels.

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6° Il faut protéger l'île de toute importation d'abeilles vivantes, reines ou essaims, et de miel
pouvant apporter des maladies encore non existantes dans le pays. Le seul produit sûr est la
cire gaufrée, mais la production locale de ce produit est suffisante pour couvrir tous les
besoins. L'importation de reine amènera à l'hybridation avec la race locale ce qui risque de
créer une nouvelle race n'ayant pas la même qualité.

Le fait qu'il n'existe pas jusqu'à aujourd'hui de parasites et de maladies dans l'île rend l'abeille
locale sans défense humanitaire et dès qu'il apparaîtra une maladie celle-ci risque de faire
d'énormes ravages jamais vu ailleurs.

7° Créer un laboratoire central de diagnostic de maladies : Le Laboratoire du Docteur


RAKOTOZANDRINDRAINY Rasoamampionona (Raphaël) à l'Université d'Antananarivo est
trouvé adéquat pour cette tâche.

8° Il faut faire connaître à toutes les couches de la population la politique du Ministère de


l'Elevage priorisant l'activité apicole comme fer de lance dans la lutte contre les feux de
brousse et la sauvegarde de l'environnement.

9° L'éducation de la jeunes génération et l'investissement le plus prometteur : il faudra


développer des programmes d'enseignement ayant parmi les thèmes "l'abeille et
l'environnement" et "les produits de la ruche et la santé" destiné aux élèves des écoles du milieu
rural. De tels programmes existent en Israël et les auteurs de ce rapport peuvent contribuer à la
tâche.

10° La pollinisation des arbres fruitiers par les abeilles permet l'augmentation des récoltes de
fruits de près de 30%. Il est important de vulgariser les bienfaits des abeilles auprès des
arboriculteurs professionnels et des agents vulgarisateurs en arboriculteur. Une telle action
pourra permettre l'entrée de devises supplémentaires par l'exportation de fruits.

11° La consommation locale de miel doit-être promotionnée : non seulement cette promotion
permettrait d'élargir les débouchés mais surtout la consommation de miel riches en micro-
éléments et en vitamines permettrait la lutte contre la malnutrition et l'amélioration de la
situation sanitaire de la population rurale.

12° La manque de données statistiques gène l'évaluation de développement de l'activité


apicole. Il faut donc essayer au plus tôt de remédier à ce manque.

13° Dans le cadre de la coopération internationale sera organisé en Israël pour un stage
approfondi en apiculture durant les mois de Mai et Juin 1998 en langue Anglaise. La
participation de deux ou trois stagiaires malgaches sera possible. Pour cela, nous proposons
une liste de 6 candidats :

* Docteur RAKOTOZANDRINDRAINY Rasoamampionona (Raphaël), professeur de micro-


biologie et de parasitisme à la faculté d'agronomie et à la faculté de Médecine à l'Université
d'Antananarivo ; propriétaire de ruche et participant au premier stage de formation des
apicultures professionnels. Docteur Raphaël pourra approfondir ses connaissances quant au
diagnostic des maladies des abeilles et son laboratoire pourra servir à l'identification et la
prévention de l'entrée de maladies dans le pays.

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* Colonel RAJAONA Z. (Tsilavo), responsable d'une unité militaire s'occupant d'agriculture et
d'apiculture, participant au premier stage de formation des apicultures professionnels.

* Monsieur RAKOTOMALALA Gozi, apiculteur professionnel et président de la Fédération


Malagasy d'apiculture, participant au premier stage de formation des apicultures
professionnels.

* Docteur SIKINA Pierre, Vétérinaire Inspecteur, Directeur des services vétérinaires de la


région de Mahajanga, participant au 2è stage

* Monsieur RAKOTOVAO Fred Anderson, Assistant d'Elevage à Ambositra. Participant aux 2


stages

* Docteur ANDRIATSARAFARA Gabrielle, Vétérinaire Inspecteur, Chef de la Division


d'apiculture à la Division de l'Elevage, participante au 2è stage.

14° Dans le cadre de cette coopération internationale, il existe de nombreux cours en Israël.
Nous proposons entre autres que :
* Madame ANDRIATSARAFARE Suive un cours de Direction de service de vulgarisation
agricole.
* Qu'un des trois présidents de la Fédération Malagasy : RAKOTOMALALA Gozi,
RAKOTOARISOA Arthur et Général de Brigade RAJAONSON Bruno suive un cours
spécialisé dans la direction d'organisation professionnelle.

EN CONCLUSION

La République de Madagascar a un potentiel considérable pour le développement d'une


apiculture moderne qui pourra à l'avenir offrir sur les marchés internationaux de grandes
quantités de produits naturels de haute qualité.

Ce potentiel est à la fois naturel - l'abeille locale et la flore - et humain.

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ANNEXES

1° Listes des participants aux deux stages.


2° Rapport de stage de la Fédération Malgache d'apiculture
3° Exemplaire des certificats distribués aux stagiaires par Monsieur BEFENO, Secrétaire
Général au nom de Monsieur le Ministre NDRIANASOLO et S.E.M Menache ZIPPORI,
Ambassadeur d'Israël à Madagascar
4° L'allocution du Docteur ANDRIATSARAFARA Gabrielle, Chef Division Apiculture.

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