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Belgique - België

P.P.-P.B.
5000 NAMUR
BC10515

Le Chaînon
Ligue des Usagers des Services de Santé, LUSS ASBL
Trimestriel
Décembre 2010 - Février 2011
Le Chaînon n°21
Editeur responsable : Micky Fierens, Av S. Vrithoff 123, 5000 Namur

Inégalités de santé
SOMMAIRE
Alors que l’année 2010, désignée comme année européenne de lutte
contre la pauvreté et l’exclusion sociale, s’achève, le Chaînon consacre
son premier dossier 2011 aux inégalités sociales de santé. Le mot du président P3

De nombreuses études et recherches sur la question ont été menées et Le dossier


l’heure est aux résultats et surtout à l’action.
La santé et l’espérance de vie des Belges semblent progresser et cette
• Inégalités de santé p4-11
progression s’explique par l’amélioration des conditions de vie et des
soins de santé mais cette évolution ne profite pas à tous. Les inégalités
Actualités de la LUSS
en matière de santé sont importantes. • Retour des événements de
la LUSS p12-13
Le premier article nous propose un aperçu de la recherche menée par
l’équipe du projet TAHIB (Tackling Health Inequalities in Belgium) pu- • Les services de la LUSS p14
bliée en octobre 2010. Rana Charafeddine, de l’Institut Scientifique de
Santé Publique qui a participé à cette étude, nous dresse un constat • Commission des Assurances
des inégalités sociales de santé en Belgique, montre que celles-ci ont
p15-17
tendance à augmenter et termine l’article par des pistes de réflexions
politiques. Focus-Association
Dans un second article, Anouck Billiet, Véronique Tellier et Annick Van- • Psoriasis-Contact asbl p18
denhooft de l’Observatoire Wallon de la Santé exposent les causes des
inégalités de santé et montrent que la santé d’une personne dépend A épingler
plus de sa position sociale que de son comportement individuel ou du
coût des soins de santé. Enfin, les auteures proposent quelques pistes Le carnet de la LUSS
de travail pour réduire les inégalités de santé.

Dans le cadre de ce dossier, deux « outils » de lutte contre les inégalités


sociales de santé sont présentées : le statut OMNIO et la dentisterie
sociale.

Bureau de dépôt : B 5000 NAMUR Masspost - N° agrément : P505288

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Le mot du président

Jeter des ponts


En cet après élections, on entend beaucoup l’expression « jeter des ponts », comme une litanie,
comme un appel à l’aide. Un certain Bart évoque 2 démocraties différentes, 2 mentalités
différentes,
Claude Sterckx
Président de la LUSS

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Le Dossier : Inégalités de santé

Les inégalités sociales de santé en Belgique


Rana Charafeddine, Institut Scientifique de Santé Publique (WIV-ISP)

En Belgique, la présence des inégalités sociales de santé (ISS) ne fait plus de doute. De
nombreuses études ont établi que les groupes qui se situent en haut de l’échelle sociale (au point de vue
de l’éducation, du revenu, de la profession ou de la richesse) vivent plus longtemps et sont en meilleure
santé que leurs concitoyens d’un statut social plus défavorisé. Mais la question qui se pose est de savoir
si ces ISS se sont réduites ou, au contraire, ont augmenté récemment dans le pays. Voilà une des ques-
tions sur lesquelles s’est penchée l’équipe du projet TAHIB (Tackling Health Inequalities in Belgium),
une recherche financée par les Services Publics de Programmation Politique scientifique (programme
de recherche Société et Avenir 2005/2010), et menée par l’Institut Scientifique de Santé Publique, le
Centre d’Etudes Socio-Economiques de la Santé de l’Université Catholique de Louvain et le Steunpunt
Demografie van de Vrije Universiteit Brussel.

Nos résultats indiquent que l’espérance de vie


(EV) a augmenté pour tous les niveaux d’instruc-
tion, mais cette augmentation est plus marquée
pour les plus instruits. Ceci a pour conséquence
que les inégalités en espérance de vie selon le
niveau d’instruction ont augmenté entre 1991 et
2001. Par exemple, en 1991, un Belge de 25 ans
ayant suivi l’enseignement supérieur pouvait es-
pérer vivre en moyenne 5 années de plus qu’un
concitoyen sans diplôme. En 2001, cette inéga-
lité s’est accrue jusqu’à 7 années.

Ces inégalités n’existent pas uniquement au ni-


veau du nombre d’années vécues mais se reflè-
tent également dans la qualité de ces années. En
considérant non seulement la mortalité mais aus-
si la morbidité, nous pouvons diviser les années
de vie en années passées en bonne ou mauvaise
santé ce qui permet d’estimer l’espérance de vie
en bonne santé (EVBS). Les inégalités en EVBS
selon le niveau d’instruction sont bien connues
en Belgique. Nos résultats indiquent aussi un
accroissement des inégalités dans l’EVBS. Par
exemple, en 1997, une femme belge de 25 ans
ayant suivi l’enseignement supérieur pouvait es-
pérer vivre en moyenne 11 années de plus en
bonne santé qu’une concitoyenne sans diplôme.
En 2004, cette inégalité a augmenté jusqu’à 18
années.

Nous nous sommes aussi penchés sur les inéga-


lités dans les comportements associés à la santé
comme le tabagisme, l’obésité ou la sédentarité.
En comparaison avec les personnes qui se trouvent en haut de la hiérarchie sociale, les personnes situées
plus bas sur cette échelle ont tendance à avoir des comportements de santé plus néfastes. Par exemple,
si l’on compare avec les plus éduqués, le risque de fumer est 2 fois plus élevé parmi les personnes qui
le sont moins. Ces inégalités dans les comportements de santé semblent persister à travers le temps.
En résumé, des inégalités de santé importantes existent en Belgique entre les groupes socio-écono-

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Le Dossier : Inégalités de santé

miques. Comme démontrées dans cette recherche,


ces inégalités sociales en santé en Belgique ne sont
pas prêtes d’être réduites. Au contraire, pour certains
indicateurs, nous avons constaté une récente aug-
mentation des inégalités entre les différents groupes
socio-économiques. Réduire ces inégalités, en amé-
liorant la santé de ceux qui sont situés plus bas sur
l’échelle hiérarchique, générerait des améliorations
substantielles dans la santé de la population belge.

Actuellement, la Belgique n’est pas à un stade avancé dans la mise en place d’un plan d’actions ho-
listique et intégré pour réduire les inégalités sociales de santé. Il y a un certain nombre d’initiati-
ves qui visent à réduire les inégalités de santé mais elles restent parcellées. Suite à la recherche
entreprise dans le cadre du projet TAHIB ainsi qu’à l’expérience européenne et internationale en
politique des réductions des ISS, nous recommandons plusieurs pistes de réflexions politiques :

1-La prise de conscience du problème des ISS en Belgique : les inégalités sociales de santé
ne sont pas uniquement des inégalités entre les plus riches et les plus pauvres, ou les plus édu-
qués et les moins éduqués. Nos données montrent qu’en général, plus un individu occupe une po-
sition socio-économique défavorable, plus il est en mauvaise santé : ce gradient concerne tou-
te l’échelle socio-économique, de bas en haut. Le gradient social signifie que les inégalités de
santé touchent toutes les couches de l’échelle sociale, même celles relativement mieux avantagées.

2-La prise en charge des ISS : en Belgique, il n’existe pas un acteur institutionnel fédéral dont la
responsabilité est de se pencher sur les ISS. Ce sujet est traité en grande partie par des groupes de re-
cherche et par les organisations non gouvernementales. Mais la réduction des ISS nécessite un engage-
ment politique ferme de la part du gouvernement et une responsabilité institutionnelle bien définie qui
permettrait la mise en œuvre d’une politique volontariste et intégrée. La responsabilité de la réduction
des ISS pourrait être confiée à un service public fédéral ou à un consortium de services publics fédéraux
qui œuvrent à l’heure actuelle dans les domaines social et économique.

3-Le développement d’un plan d’actions pour réduire les ISS : comme mentionné plus haut, les
initiatives visant à réduire les inégalités de santé existent en Belgique, mais elles sont assez parcellées
et embryonnaires. Le développement d’un plan d’actions holistique et intégré de lutte contre les ISS
permettrait d’harmoniser, de coordonner et de développer les actions visant à traiter ces inégalités.

4-Enfin, le développement d’un plan de recherche pour mieux comprendre et ain-


si réduire les ISS : il y a déjà beaucoup d’informations relatives aux ISS en Belgique permet-
tant de procéder au développement d’un plan d’actions à ce sujet, mais il reste encore des ques-
tions à explorer pour soutenir une stratégie nationale de réductions des ISS. Pour cela, il est
impératif de développer une stratégie ou une politique de recherches dans les ISS qui per-
mettrait d’analyser le problème, de le mesurer et d’évaluer l’efficacité de l’action menée.

Plus d’informations:
Le rapport complet de la recherche TAHIB sera disponible prochainement :

Van Oyen, H., Deboosere, P., Lorant, V., Charafeddine, R. (Eds) Les inégalités sociales de san-
té en Belgique, Politique Scientifique Fédérale, Academia Press, Gand, à paraitre (2011).
Un résumé est téléchargeable sur le site web du programme de recherche “Société et Avenir” de la
Politique scientifique fédérale : www.belspo.be/TA .

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Le Dossier : Inégalités de santé

Les multiples causes des inégalités sociales de santé


Anouck Billiet, Véronique Tellier et Annick Vandenhooft,
Observatoire Wallon de la Santé

Nous ne sommes pas tous égaux devant la santé et cela ne s’explique pas uniquement par les différences
biologiques. Cela ne s’explique pas non plus uniquement par les différences de comportements ni par les
lacunes du système de soins de santé. L’ensemble des facteurs socioéconomiques sont des déterminants
bien plus profonds de la santé. Il suffit d’analyser la santé dans différents groupes1 pour s’en rendre compte.

En Belgique, à peine 57% des personnes issues d’une famille où le plus haut niveau de diplôme est
l’enseignement primaire se disent en bonne ou très bonne santé. Dans les familles avec un diplôme
de l’enseignement secondaire inférieur, ce pourcentage augmente un peu (65%) et dans les familles
où le plus haut diplôme est celui de l’enseignement supérieur, 86% se trouvent en bonne santé2 . La
perception de la santé n’est donc pas distribuée de la même façon d’un groupe social à l’autre. Les dif-
férences de santé se marquent à chaque pallier de l’échelle socio-économique. C’est une variation très
progressive que les spécialistes appellent le « gradient social ».
La plupart des composantes de la santé sui- Figure 1: Pourcentage de la population wallonne en surpoids et obèse,
vent ce « gradient social » qu’il s’agisse de selon le niveau de formation, HIS 2008
la prévention de la maladie, de la maladie
elle-même ou de la guérison de la maladie
: l’excès de poids, l’espérance de vie, les
limitations physiques, des maladies chroni-
ques, les expositions nocives, les difficultés
psychologiques, la consommation de soin,
etc (Figure 1 et 2).

Mais comment expliquer ce gradient


d’inégalités de santé ? D’où vient le fait
que les populations les moins favori-
sées socio-économiquement soient aussi
plus victimes d’une mauvaise santé ?

Les premières réponses qui viennent trop


souvent à l’esprit sont celles des différen-
ces de comportements individuels ou celle (IMC : Indice de masse corporelle)
du coût des soins de santé.
Figure 2: Pourcentage de la population wallonne qui déclare souffrir
d’une ou plusieurs maladies chroniques, affections de longue durée ou
Effectivement, la consommation de tabac, handicaps selon le niveau de formation, HIS 2008.
la mauvaise alimentation ou la prise en
charge médicale tardive sont de plus en
plus négatives à mesure que les difficultés
socio-économiques augmentent. Mais ce
constat ne tient pas compte de causes plus
profondes. Il faut se demander pourquoi ces
comportements sont systématiquement
différents d’une catégorie socio-économi-
que à l’autre. Ces facteurs comportemen-
taux sont selon l’organisation mondiale de
la santé3 les conséquences de la position

1
Le niveau de diplôme est souvent pris comme indicateur du niveau socio-économique car il est facile à obtenir.
2
Health Interview Survey, Belgium, 2008 Demarest S, Drieskens S, Gisle L, Hesse E, Tafforeau J, Van der Heyden J,
Unit of Epidemiology, Scientific Institute of Public Health, Brussels, Belgium.
3
Cadre conceptuel pour l’action sur les déterminants sociaux de la santé, OMS 2007

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Le Dossier : Inégalités de santé

socio-économique de la personne. Si le comportement individuel influence la qualité de la santé, c’est la po-


sition sociale relative dans la société et les conséquences de celle-ci en termes de moyens, d’accès à l’infor-
mation, d’estime de soi, ou encore de stress quotidien lié à la pauvreté, qui entraînent ces comportements.

Le niveau de diplôme, le revenu, le type de profession, etc. sont des facteurs plus complets pour expli-
quer les inégalités sociales de santé. Pour prendre un exemple extrême, la santé des intouchables en
Inde ne peut pas être expliquée que par leurs comportements individuels. Leurs conditions de vie, les
traitements inhumains qu’ils subissent, l’impossibilité de travailler dignement etc. sont plus en cause.
Heureusement, la société occidentale ne fonctionne pas par caste, mais on aurait dès lors tendance à
oublier que les différences sociales existent encore et ne sont pas la conséquence des comportements
individuels mais le fruit d’un certain type d’organisation de la société comme le sont les castes en Inde.

Le système de soins de santé est aussi souvent pointé comme étant potentiellement responsable des
inégalités sociales de santé. En effet, sans un système de soins de santé efficace, les conséquences
de la maladie seraient désastreuses : perte de revenus, impossibilité de se soigner, exclusion des per-
sonnes malades ou handicapées, prix exorbitants des traitements, etc. Mais un système de santé qui
assure des soins de qualité à un coût acceptable ne suffit pas pour rendre les gens égaux devant la
santé. En Belgique, par exemple les soins dentaires sont gratuits pour les jeunes de moins de 18 ans
mais les visites chez le dentiste des enfants d’un milieu précarisé sont moins fréquentes que celles
des enfants d’un milieu aisé4 . Autre exemple : 50%
des usagers des Relais Sociaux ne savent pas qu’ils
sont en ordre de mutuelle et ne se soignent pas no-
tamment parce qu’ils pensent ne pas y avoir droit5.

On le voit, les discours qui accusent les comporte-


ments individuels ou le manque de soins adaptés
sont dépassés aujourd’hui et devraient être rem-
placés par des actions qui soutiennent la cohé-
sion sociale, l’amélioration des conditions de vie,
de travail, l’accès à de bonnes formations, etc. En
effet, on sait maintenant que l’augmentation de
l’espérance de vie de ces dernières années s’ex-
pliquerait plus par l’amélioration des conditions
de travail, l’amélioration de la prévention, les sou-
cis de cohésion sociale que par les soins de santé.
Autrement dit, pour réduire les inégalités sociales,
il est préférable de s’atteler à améliorer les condi-
tions de vie, de travail, l’accès à de bonnes forma-
tions pour tous, les liens entre les personnes, etc.

En définitive, les inégalités sociales de santé sont le résultat d’un ensemble de causes prenant leurs ra-
cines dans une structure socio-économique différenciée et qui affectent tous les niveaux et dimensions
de la société. Chacun, en tant que professionnel de la santé ou du social, en tant que professionnel d’un
autre secteur ou en tant que simple citoyen peut jouer un rôle pour diminuer ces inégalités sociales de
santé : garder cette grille de lecture en permanence à l’esprit, où qu’on soit, dans l’accomplissement de
ses propres responsabilités, est sans doute un premier pas dans la lutte contre les inégalités sociales
de santé.

4
AVALOSSE H., Inégalités de santé : Observation à l’aide des données mutualistes, Mutualité Chrétiennes,
Informations 233, septembre 2008..
5
Interview par C. Leclercq de I. Kremers, Relais Santé : étape préliminaire pour « raccrocher » au circuit de soins.
In ‘L’observatoire’, n°65, juin 2010

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Le Dossier : Inégalités de santé

Statut OMNIO
Le statut OMNIO est un des outils permettant de lutter contre les inégalités de santé.

Il a été mis en place pour aider les personnes à faible revenus à faire face à leurs dépenses en soins
de santé, ce statut est en vigueur depuis avril 2007. Il permet de bénéficier d’un remboursement plus
élevé des consultations médicales, de certains médicaments ou des frais d’hospitalisation.

En 2007, le nombre de bénéficiaires potentiels de ce statut avait été estimé à 850.000 or les bénéfi-
ciaires effectifs en date d’avril 2010 n’étaient seulement que 272.572. Un rapide calcul nous permet
de déduire que près de 570.000 personnes auraient droit au statut OMNIO mais n’ont pas entamé ou
n’ont pas abouti dans leurs démarches.

Quelles en sont les raisons ? Est-ce un manque d’information auprès du public cible? La procédure
administrative est-elle trop lourde ou trop complexe ? Les personnes concernées n’ont-elles pas réussi
à remplir les différentes et trop nombreuses formalités administratives?

Différentes études montrent qu’il y a effectivement un obstacle au niveau des démarches administra-
tives à accomplir. Celles-ci sont perçues comme longues et difficiles donc décourageantes. Une autre
raison à ce déficit de demandes pour un statut OMNIO proviendrait, en partie, du type de public cible
susceptible d’en bénéficier, à savoir des assurés sociaux jeunes avec de faibles revenus mais à faibles
besoins en soins de santé. Donc peu enclins à faire des démarches pour obtenir ce statut. Enfin, un
manque d’information ou une inadéquation de celle-ci au public cible sont aussi soulignés. En effet, de
nombreuses personnes ignorent l’existence de cette forme d’intervention majorée.

L‘octroi automatique du statut OMNIO serait une piste pour permettre aux bénéficiaires potentiels de
bénéficier des avantages de ce statut et contribuerait à améliorer l’accès aux soins de santé des per-
sonnes précarisées.
En attendant cet octroi automatique, voici un rappel des principales conditions d’accès au statut OM-
NIO.

Pour avoir droit au statut OMNIO deux conditions :

1. Des revenus qui ne dépassent pas 14.778,26 euros brut pour une personne isolée (de-
mande 2010, revenus de l’année 2009) augmentés de 2.735,85 euros par personne supplémentaire
dans le ménage.

2. Introduire une demande auprès de la mutualité.

• La demande doit être introduite auprès de la mutualité d’un des membres du ménage et le statut peut-
être obtenu pour tous les membres du ménage même s’ils ne sont pas affiliés à la même mutualité.
• Votre mutualité vous fournira un formulaire appelé « Déclaration sur l’honneur » dans lequel il faudra :
- Mentionner les revenus bruts imposables de l’année civile précédant la demande de tous les membres
du ménage.
- Faire signer le formulaire par tous les membres du ménage ou représentant légal.
- Joindre une copie de votre dernier avertissement-extrait de rôle de l’impôt.
- Joindre aussi les preuves de revenus de tous les membres de votre ménage (exemples : fiches de ré-
munération 281.10, fiches de paie mensuelles, attestation de la caisse de paiement des allocations de
chômage, etc.).
Pour les travailleurs indépendants, il doit s’agir d’un document digne de foi établissant le montant des
revenus.

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Le Dossier : Inégalités de santé

Si vous répondez aux conditions, votre mutualité vous accordera le statut OMNIO le 1er jour du trimestre
qui suit l’introduction de votre dossier complet.

Vérifiez si, vous, ou les personnes qui vous entourent, remplissent ces conditions. Vous faites peut-être
partie des 570.000 personnes à pouvoir bénéficier de ce statut !!!

Si vous souhaitez des informations plus complètes vous pouvez vous adresser à votre mutualité ou visiter
le site de l’INAMI :
http://www.inami.be/citizen/fr/medical-cost/SANTH_4_5.htm

Statut BIM

Le statut BIM (bénéficiaires de l’intervention majorée, anciennement appelé VIPO) donne


également droit à des remboursements plus élevés des soins et des médicaments.

Ce statut s’adresse à certaines catégories sociales sous condition et après contrôle des revenus
ou est accordé automatiquement dans certains cas.

Pour obtenir le statut BIM il faut introduire une demande auprès de sa mutualité.

Si vos revenus sont trop élevés pour bénéficier du statut OMNIO, si vous répondez à certaines
conditions sociales vous pourriez bénéficier de l’intervention majorée (BIM).

A ce propose, il y a du nouveau !!!

Le droit au BIM s’ouvre à 3 nouvelles catégories de personnes !


Depuis le 01.07.2010, les chômeurs de longue durée (sans limite d’âge) et les familles
monoparentales peuvent bénéficier du statut B.I.M.
A partir du 01.01.2011, les personnes bénéficiaires d’une allocation de chauffage (le Fonds
mazout) octroyée par les CPAS relevant des catégories 2 et 3 pourront également obtenir le
B.I.M.

Appel à projet pour lutter contre la pauvreté en Belgique !!!

Le Fonds Pauvreté soutient des projets destinés à lutter contre la pauvreté sous toutes ses
facettes et dans différents domaines. Les dossiers sont à introduire avant le 31/03/2011.

Pour des informations complètes, rendez-vous sur le site de la Fondation Roi Baudouin :
www.kbs-frb.be dans la rubrique « Appels à projets ».

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Le Dossier : Inégalités de santé

Dentisterie sociale

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Le Dossier : Inégalités de santé

Le constat est sans appel, l’inégalité sociale en matière de santé est importante en Belgique et le plus
grave c’est que cette inégalité ne se résorbe pas mais s’accroît.
Notre société devient de plus en plus inégalitaire et la santé suit cette courbe.

Derrière ce constat se cache des


réalités socioéconomiques au ni-
veau du revenu, de l’éducation, « ... l’inégalité sociale en
du mode de vie. Réalités qui ont
des répercussions sur le cadre matière de santé est
de vie, l’habitat : logement insa-
lubre ; surpeuplé ; mal insonori- importante en Belgique et le plus
sé. Répercussions en termes de
nuisances environnementales, grave c’est que cette inégalité ne
d’absence d’infrastructures ac-
cessibles. S’en suivent des effets
se résorbe pas mais s’accroît. »
collatéraux sur la santé: affec-
tions respiratoires, saturnisme,
accidents, manque de sommeil mais aussi répercussions sur l’insertion sociale.
Ces inégalités sociales de santé cachent aussi des réalités de surendettements liés ou non aux frais de
soins de santé mais qui amènent les personnes à reporter les soins à plus tard, à ne pas acheter de lu-
nettes, à zapper les soins dentaires ou ne pas prendre certains médicaments.
Ce dossier a mis en relief que s’attaquer aux inégalités de santé c’est donc s’attaquer aux inégalités tout
court, en chercher les causes profondes.
La tâche est immense. La Fondation Roi baudouin rappelle que « réduire les inégalités de santé impose
une vraie stratégie ». C’est donc bien de la responsabilité des pouvoirs politiques de proposer un plan
d’action et de donner les moyens financiers nécessaires pour réduire les inégalités sociales de santé.

De nombreux projets et démarches sont déjà en place. Un travail de longue haleine est mené de front
par le tissu associatif, par des acteurs de terrain qui se mobilisent et colmatent les brèches. Des associa-
tions qui se mobilisent autour de la santé mentale des plus démunis, des femmes enceintes sans loge-
ment, des assuétudes,… . Les associations de patients mettent aussi, bien souvent, leur pierre à l’édifice.
La LUSS, elle aussi va continuer à se mobiliser sur cette question en 2011.

Des maisons médicales développent des projets autour de la santé par le biais de problématiques plus
sociales, on s’attaque à la santé dans sa globalité en faisant le lien entre santé et logement par exem-
ple ou en développant une école de devoirs ou une maison de quartier.Des médecins, des dentistes se
mobilisent et militent pour que tous aient accès aux soins de santétrouvent des solutions pour soigner
les personnes en dehors du système : les sans abris, les sans papiers, les sans mutuelles. Et d’autres
encore.

L’année européenne de lutte contre la pauvreté sociale est achevée, une année qui aura permis l’étape
de prise de conscience. C’est un début mais la mobilisation et l’action doivent prendre le relais en 2011.
g

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Actualités de la LUSS

Rencontrer les associations de patients :


une demande la Région Wallonne
Obtenir une reconnaissance officielle des associations de patients, voilà un des plus importants leitmotivs
de la LUSS ces dernières années. Il n’existe, en effet, aucune structure en Belgique, contrairement à
d’autres pays européens, qui permette à une association de se présenter sur une base légale, officielle-
ment admise par l’ensemble des acteurs de la santé.

La LUSS elle-même ne bénéficie d’aucun financement structurel en tant que fédération des associa-
tions francophones au niveau de la Région wallonne. Ses subsides sont toujours annuels, avec toute
l’insécurité, notamment au niveau de l’emploi, que cela entraine. La LUSS s’est adressée à la Ministre
Eliane Tillieux, en demandant non seulement une pérennisation de son subside, mais également une
révision à la hausse du montant octroyé afin de pouvoir faire face à ses multiples missions. Pour pou-
voir fonctionner comme son équivalent néerlandophone, le Vlaams Patiëntenplatform, par exemple…

Avant de prendre une quelconque décision pour la LUSS comme pour les associations, la Ministre a voulu
rencontrer les associations, connaître leur situation, les entendre s’exprimer sur ce qu’elles sont et ce
qu’elles font, leurs atouts, leurs objectifs et leurs besoins pour atteindre ces derniers.

La LUSS a dès lors invité les associations à participer à une journée de réflexion autour de ces thèmes.
Celle-ci eut lieu le 26 octobre dernier, à La Marlagne. Une bonne trentaine d’associations ont répondu
présentes. Une deuxième étape a eu lieu ensuite à Namur Expo, lors des « Journées de rencontre des
associations de patients » les 2 et 3 décembre 2010.

La journée du 26 octobre fut inaugurée par la Ministre Tillieux et sa représentante, Madame Isabelle Paul,
a assisté à l’entièreté de la journée. Celle-ci a pu entendre les participants, un peu plus de 70 personnes,
s’exprimer sur leurs attentes et besoins en termes de reconnaissance, de financements, de renouvelle-
ment des bénévoles, de formations, du soutien qu’ils attendent de la LUSS … Et ils ont surtout beaucoup
parlé de leur épuisement ! En effet, les associations sont à bout de souffle !

Grandes ou petites, anciennes ou nouvellement créées, les associations lancent un cri d’alarme : Nous
n’en pouvons plus ! Nous sommes sollicitées de toutes parts, et ne pouvons plus répondre à toutes les
demandes…

Les associations ne font pas que de l’entraide


En tant que groupes d’entraide, elles répondent aux besoins d’information et de soutien venant de pa-
tients. C’est leur objectif premier et c’est dans ce cadre que la plupart des volontaires ont rejoint l’asso-
ciation. Mais l’air du temps est à la « participation des patients »… « Soins de santé et politique de santé
: avec la participation du patient, c’est mieux », nous dit la Fondation Roi Baudouin dans les conclusions
de ses études sur la participation des patients. Ce qui rejoint d’ailleurs l’analyse faite par les associations
et la LUSS : quand le patient est acteur, le système de santé se porte mieux.

Cette participation se concrétise au niveau micro (le patient participe à la gestion de sa propre santé),
au niveau méso (le patient, via une association, est un acteur reconnu par les institutions, les hôpitaux,
les maisons médicales…) et au niveau macro (les patients sont interrogés – via les associations et via les
coupoles - par le ministre de la santé, lorsque des nouvelles mesures sont prises).

Les associations interviennent à tous ces niveaux et des demandes affluent : répondre aux patients,
mettre sur pied des groupes de parole, organiser ou participer à des colloques, être présents dans des
salons, transmettre des dossiers dans des délais impossibles, apporter un point de vue de patient dans
des groupes de travail, des Commissions, des émissions de tv ou de radio... C’est en soi, bien entendu,

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Actualités de la LUSS

très positif, mais à condition que les associations bénéficient de moyens adéquats, notamment finan-
ciers, pour y faire face !

Cela a été dit et redit le 26 octobre : il faut absolument que cette situation évolue, et vite. Celle-ci est
arrivée à un point crucial mais problématique : le moment où les associations commencent à prendre
une place dans le système de santé, mais sans être reconnues ni financées pour occuper cette place.
Comment dès lors s’organiser pour répondre en même temps aux demandes de soutien et d’informa-
tions des patients, participer à un nombre croissant de réunions, de colloques et autres, alors qu’il faut
continuellement chercher des moyens financiers, motiver et former ses troupes, et en plus trouver de
nouveaux volontaires pour assurer la relève quand les actuels « locomotives » quitteront les rails ?

Des espoirs déçus


Le 26 octobre une trentaine d’associations se sont rendues à La Marlagne, 70 personnes venant de tous
les coins de Wallonie et Bruxelles, 70 volontaires (pour la plupart) qui ont pu dégager un peu de leur
temps, alors que leurs agendas sont aussi remplis que ceux d’un homme d’affaires… Tout ce monde est
venu avec un nouvel espoir de changement. Allons-nous enfin vers une reconnaissance officielle du rôle
des associations de patients, et un financement à la hauteur des actions qu’elles mènent ?

La représentante de la Ministre, Madame Isabelle Paul, a présenté ses conclusions de la journée en fin
d’après-midi. Venue en observatrice, elle a eu l’occasion de mieux comprendre les points forts et les
atouts des associations, et l’intérêt que leurs activités représentent pour la société. Elle a souligné avoir
pris bonne note de leurs dif-
ficultés pour réaliser leurs
missions, et de leurs deman-
des de reconnaissance et de
financement. Un nouveau
rendez-vous est pris pour le
2 décembre, à Namur Expo.

2 et 3 décembre 2010 : la
deuxième édition des «
Journées de rencontre des
associations de patients ».
Près de 70 associations sont
présentes à Namur Expo,
derrière leurs stands… Les
journées commencent avec
un bon petit café et des croissants. Faut dire que la neige est tombée abondamment pendant toute la
nuit, et les courageux participants arrivent comme ils peuvent, bravant les routes verglacées et le froid
de canard.

Vient ensuite le discours d’inauguration par Madame Isabelle Paul, déléguée par la Ministre Eliane
Tillieux. Un début de réponse de la Région wallonne, qui peut être résumé très brièvement ici : Oui, nous
sommes convaincus que les associations ont un rôle à jouer et une place à prendre. Oui, nous avons
entendu leurs difficultés et leurs besoins. Mais, non, vu la situation budgétaire et politique du moment,
la Région wallonne ne peut faire aucune promesse de soutien financier dans les années à venir. Il y en
a qui diraient : nil novi sub sole… rien de nouveau sous le soleil ! Ou desinit in piscem : la fin n’est pas
à la hauteur du commencement !

Tout ça pour ça ! La LUSS reprend donc son bâton de pèlerin. Ça ne fait jamais que onze ans…

Le Chaînon / page 13

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Actualités de la LUSS

Les services de la LUSS


Voici les services que la LUSS offre aux associations de patients et dont vous trouverez, très prochaine-
ment, sur www.luss.be, une description plus détaillée.

La LUSS vous informe sur …


• Les associations d’usagers des services de santé via le site internet et le Chaînon.
• La constitution d’un groupe d’entraide ou d’une asbl par un guide méthodologique.
• La législation via le site de la LUSS et le Chaînon qui mettent à votre disposition des textes de
lois de référence et vous informe sur certains changements législatifs.
• La santé en général via le site, le Chaînon.

La LUSS répond, dans la mesure du possible, aux questions concernant les sujets précédents ou
vous oriente vers des services pouvant vous apporter une réponse ou une aide plus spécifique.

La LUSS vous offre des formations pour améliorer vos compétences relationnelles et permettre
une meilleure participation aux politiques de santé.

La LUSS vous propose de débattre, aux « jeudis de la LUSS », après l’exposé d’un expert sur une
thématique touchant à la santé.

La LUSS vous soutient par …


• Une mise en ligne, sur le site de la LUSS, des
coordonnées, des objectifs et des événements de
votre association que vous nous ferez parvenir.
• Une mise à disposition d’une salle pour vos réu-
nions ou vos événements moyennant un tarif préfé-
rentiel.
• Une aide personnalisée pour le démarrage de
votre asbl ou groupe d’entraide comme expliqué ci-
dessus.

La LUSS favorise vos échanges …


• … de proximité lors des réunions et des rencontres
organisées par la LUSS.
• … à distance : le futur site de la LUSS donnera la
possibilité d’échanger entre associations des trucs et
astuces.

La LUSS défend les intérêts des patients…


• … en vous concertant. La LUSS organise des groupes de travail, des cellules stratégiques et des
focus groupe pour recueillir vos avis, vos positions, votre vécu, etc. sur des questions précises en
matière de santé. Via le futur site www.luss.be, vous pourrez nous faire part de vos propositions
de sujets d’études, d’une problématique qui vous intéresse particulièrement, etc. De nouvelles
thématiques pourront ainsi être développées et d’autres approfondies en fonction de vos besoins
et préoccupations.
• … en vous représentant. La LUSS est présente en divers lieux de débats et de décisions. Elle y
rapporte les positions adoptées en concertation, valorise la participation de l’usager des services de
santé et insiste sur l’intérêt fondamental de cette participation. Elle participe également à diverses
études, colloques, conférences, etc. en y apportant votre point de vue d’usagers des services de
santé.

Pour plus d’info : contactez-nous !

Le Chaînon / page 14

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Actualités de la LUSS

La loi Partyka sabotée par le groupe Assuralia* !!!


(* Le groupe Assuralia représente la majorité des compagnies d’assurance)

La Commission des Assurances La loi Partyka, destinée à rendre accessible les assurances
solde restant dû1 aux personnes handicapées et malades
La Commission des Assurances est le chroniques est aujourd’hui mise en question par le groupe
comité consultatif institué par la loi du Assuralia qui a introduit, devant la cour constitutionnelle, un
9 juillet 1975 relative au contrôle des recours en annulation de cette loi.
entreprises d’assurances et qui a pour
mission de délibérer sur toutes les Loi Partyka ?
questions qui lui sont soumises par le Cette loi, adoptée fin janvier 2010 (moniteur du 3 février 2010)
Ministre ou par la CBFA (Commission est destinée à faciliter l’accessibilité de l’assurance solde res-
Bancaire, Financière et des Assurances). tant dû aux personnes présentant un risque accru de santé.
La Commission peut émettre des En effet, si contracter une assurance solde restant dû lorsque
avis d’initiative sur toute question l’on est jeune et en bonne santé ne pose aucune difficulté, il
concernant les opérations d’assurance. n’en va pas de même lorsque l’on est atteint d’une maladie
chronique, d’un handicap ou si l’on a souffert d’une maladie
La Commission des Assurances grave même déclarée guérie. Outre un refus pur et simple de la
est composée de représentants part des assureurs, les assurances pour ces personnes peuvent
des entreprises d’assurance, des être jusqu’à 8 à 10 fois supérieures à la normale. Or, sans cette
représentants des établissements de assurance, il est bien souvent impossible d’obtenir un crédit-lo-
crédit, d’experts et de représentants de gement et donc impossible d’acquérir sa propre habitation. Les
consommateurs. enjeux de cette question sont donc bien le droit à l’acquisition
d’un logement pour les personnes présentant un risque accru
En 2008, la VPP (Vlaams de santé.
Patiëntenplatform) et la LUSS avaient
été interpellées par la Commission des Cette loi, que les patients attendaient depuis des années, a été
assurances afin de leur transmettre des élaborée à l’initiative de parlementaires de différents partis (en
remarques quant à la problématique particulier de Madame Partyka) et a été votée dans le but de
de l’assurabilité des personnes permettre aux personnes présentant un risque de santé accru
malades chroniques. A l’époque, déjà, d’exercer concrètement leur droit à une assurance solde res-
la LUSS avait souligné le manque tant dû.
de transparence sur les conditions
d’assurabilité, elle avait exprimé sa Dans cet objectif, la loi impose plusieurs obligations aux assu-
position de refus contre la segmentation reurs, elle prévoit une série de mesures destinées à endiguer
et plaidait clairement en faveur les pratiques discriminatoires.
d’assurances basées sur le principe de La loi a prévu notamment que la Commission des assurances, à
solidarité et de répartition des coûts. La laquelle participent, à cette occasion, différents représentants
LUSS mettait en avant que les assureurs des associations de patients aux côtés des représentants des
devaient tenir compte de l’état actuel consommateurs, élabore un code de bonne conduite et enca-
des recherches scientifiques au niveau dre les questionnaires médicaux.
de leurs critères d’évaluation. La LUSS
insistait aussi sur la protection de la vie Durant plus de six mois les représentants des associations de
privée au niveau des questionnaires patients ( la VPP, la Vlaamse Liga tegen Kanker et la LUSS qui a
médicaux. pris le train en marche), les représentant des consommateurs,
les représentants des entreprises d’assurance et les représen-
tants des établissements de crédit se sont réunis pour travailler
à l’élaboration du code de bonne conduite (voir encadré) et

1
Une assurance solde restant dû est contractée dans le cadre d’un emprunt hypothécaire. Cette assurance vous garantit le rembourse-
ment du solde restant dû total de votre prêt en cours si vous venez à décéder. La société d’assurance liquide ainsi votre crédit et vos
proches ne doivent pas continuer à payer votre emprunt.

Le Chaînon / page 15

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Actualités de la LUSS

pour trouver un consensus qui devait permettre aux personnes présentant un risque accru de santé à
des conditions acceptables d’avoir enfin accès à l’assurance solde restant dû.

Recours en annulation des assureurs contre la loi Partyka


A la veille de l’expiration du dé-
lai prévu par la loi et alors que le
« Les représentants des associations de projet de code de bonne conduite
se dessinait plus précisément,
patients et des consommateurs ... étaient les représentants des entreprises
heureux de la sortie de cette loi, d’assurances ont fait part de leur
décision d’introduire un recours
de l’établissement d’un équilibre plus juste en annulation contre la loi Par-
entre protection de tyka. Après avoir travaillé durant
près de six mois sur les modalités
personnes présentant un pratiques de l’application de cette
risque aggravé et responsabilité sociale des loi, les assureurs veulent faire ta-
ble rase de la loi. Ils la jugent trop
assurances. » imprécise, trop intrusive, ils veu-
lent annuler la quasi-totalité des
articles de la loi en évoquant leur
liberté totale de commerce datant selon eux de 1791 !!! Ils prétendent que ce nouveau régime belge
ruinerait les assurances alors que pourtant la France a instauré un système comparable qui fonctionne
depuis 1990.

Les représentants des associations de patients et des consommateurs ont reçu cette nouvelle comme
une gifle ; ils étaient heureux de la sortie de cette loi, de l’établissement d’un équilibre plus juste entre
protection de personnes présentant un risque aggravé et responsabilité sociale des assurances. Ils dé-
plorent et craignent un retour à l’ancien régime. Ce qu’ils
entendent combattre !!!

Dans un contexte de Gouvernement en affaires couran-


tes, la balle est maintenant dans le camp du gouverne-
ment à venir. Jusque là, le dossier est sans doute entre
les mains de Monsieur Reynders qui a les assurances
dans ses compétences…

Affaire à suivre de très près !!!

Le Chaînon / page 16

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Actualités de la LUSS

Code de bonne conduite

Le code de bonne conduite devait constituer l’axe central du nouveau régime.

Il se décline en neuf points que nous ne développerons pas ici en détail mais il est possible de pren-
dre connaissance de l’entièreté du texte sur : www.fgtb.be ou www.csc-en-ligne.be.

Le questionnaire médical standardisé constitue un des principaux points de ce code de bonne


conduite.
Les représentants de patients et des consommateurs plaident pour que toute entreprise d’assurance
utilise au maximum un questionnaire médical standardisé.

Ils revendiquent que les questions soient claires et précises. Ils plaident en faveur de questions
fermées et limitées aux seules données (autorisées par la législation) pertinentes pour l’assurance à
souscrire.

Ils souhaitent que le questionnaire permette à l’assureur d’obtenir une information suffisante et
correcte pour exclure le risque d’une procédure en annulation de contrat ou de sanction pour cause
d’omission intentionnelle. (Le questionnaire standard étant également entre autre destiné à éviter
des situations d’omission aboutissant à l’annulation de l’assurance.) En effet, ne pas être complet
dans sa déclaration peut conduire un assuré à des situations de « fausse assurance » et de « sem-
blant de sécurité » car il paie une prime et se croit assuré jusqu’à ce que l’assureur refuse toute
intervention pour raison de fraude (celle-ci devant cependant être dument prouvée par l’assureur.).

Il est également impératif que le questionnaire médical standardisé, un des points sensible qui a
amené Assuralia à demander l’annulation de la loi, soit conforme tant aux dispositions de la loi belge
sur la protection de la vie privée qu’à la Convention européenne des droits de l’Homme. Or, La Cour
européenne des droits de l’Homme atteste que les données de santé font partie de la vie privée et
Test-Achat qui fait partie de la Commission des assurances a démontré, jusque devant les cours et
les tribunaux, que les questionnaires médicaux des assureurs constituent souvent une violation des
droits fondamentaux, et en particulier du droit au respect de la vie privée.
Ils soutiennent également l’obligation de motiver les décisions prises par les entreprises d’assurance.
Ils estiment que les candidats doivent pouvoir comprendre les raisons d’une éventuelle surprime ou
d’un refus d’assurance, ils souhaitent aussi une transparence au niveau du médecin conseil, celui-
ci doit pouvoir être contacté par le candidat pour obtenir des explications complémentaires sur les
motivations de surprime ou de refus.

Des avancées fondamentales, même élémentaires, aujourd’hui mises en question !!!

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Focus - Association

Psoriasis-Contact asbl
Rendre contagieuse l’idée que le psoriasis ne l’est pas
Yves André, Psoriasis-Contact asbl

Le psoriasis est une maladie chronique de la peau non conta-


gieuse qui affecte à des degrés divers de sévérité près de
300 000 personnes rien qu’en Belgique.

Même si des progrès importants en matière de traitements ont


vu récemment le jour, le psoriasis reste une maladie incurable. A
l’exception de quelques sites pointus seulement compréhensi-
bles des professionnels de la santé, le grand public et les patients
psoriasiques en général sont mal informés sur la maladie et sur les manières de mieux la gérer au quotidien.

Si dans une barre de recherche sur l’Internet sont accolés les mots « psoriasis » et « guéri-
son », des milliers de résultats viennent contredire l’incurabilité du psoriasis. C’est inacceptable.

Face à ce constat dangereux, des patients psoriasiques et des proches concernés par la ma-
ladie ont décidé en 2008 de mettre les points sur les i du psoriasis en créant l’asbl Psoria-
sis-Contact. L’objectif est de combattre la malveillance des charlatans de la toile en leur oppo-
sant une information correcte et médicalement contrôlée via son site www.psoriasis-contact.be

Les patients encore nombreux qui n’ont pas accès à l’Internet ou qui préfèrent le contact ne sont pas
oubliés pour autant, Psoriasis-Contact multiplie les actions sur le terrain dans la partie francophone du
pays par des conférences gratuites, la participation à la journée mondiale du psoriasis le 29 octobre,
à des salons de la santé ou aux journées de la LUSS. Elle édite et diffuse également gratuitement des
brochures d’information sur le psoriasis.

1er Salon du psoriasis et de l’arthrite psoriasique à Namur


dont l’accès est gratuit

Des pistes pour laisser son psoriasis au vestiaire

Plus de détails sur www.psoriasis-contact.be

Le Chaînon / page 18

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A épingler

L’accord médico-mutualiste 2011 en bref


L’accord médico-mutualiste est négocié par les représentants des médecins, les mutualités
et l’INAMI pour fixer notamment les tarifs officiels des honoraires médicaux que les médecins
conventionnés appliqueront.

Concrètement, le montant des honoraires que vous payez à votre médecin variera selon que le
prestataire de soins a ou non adhéré à l’accord médico-mutualiste.

L’accord médico-mutualiste est en général fixé pour deux ans mais, étant donné le contexte
d’économie budgétaire, cet accord-ci ne s’appliquera que pour l’année 2011.

L’accord conclu pour 2011 permettra, semble-t-il, de réaliser des économies sans affecter les
patients. Les économies prévues ne concerneront que les prestations des médecins spécialis-
tes et le secteur de l’imagerie médicale. La priorité a été de ne pas pénaliser les patients et de
mettre en place des mesures en faveur des patients en situation défavorisée.

Ainsi, le tiers payant social devient désormais la règle pour les personnes qui répondent aux
conditions. Les consultations de soirée ou de week-end coûteront aussi moins cher aux patients
défavorisés, via une baisse du ticket modérateur. Ces mesures visent également à encourager
la médecine de première ligne et désengorger les urgences des hôpitaux.

Pour les médecins généralistes, leurs honoraires seront indexés d’un peu plus de 1%, dès le
premier janvier. Les gardes de nuit seront elles aussi revalorisées.

Pour des informations plus complètes rendez-vous sur : www.inami.fgov.be/care/fr/doctors/ge-


neral-information/agreements/2011/pdf/2011.pdf

L’euthanasie pour les mineurs ?


En Belgique, une loi dépénalisant l’euthanasie a été votée en 2002, cette loi s’applique aux
majeurs et aux mineurs émancipés. La sénatrice Christine Defraigne propose de dépénaliser
l’euthanasie à partir de 15 ans mais à des conditions très strictes. Elle part du constat que
des médecins sont confrontés à des demandes d’euthanasie de mineurs, que cette pratique à
lieu dans l’illégalité. Elle souligne également le manque de cohérence lorsque l’on autorise un
mineur émancipé à recourir à l’euthanasie et qu’on la refuse à un mineur de 17 ans non éman-
cipé.

Le rapport de la commission de contrôle sur l’euthanasie n’est pas favorable à une telle exten-
sion. Affaire à suivre …

Le Chaînon / page 19

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A épingler

Projet Badiane
Le projet Badiane vise à soutenir l’inclusion des enfants en si-
tuation de handicap dans les milieux d’accueil de l’ONE de la
province de Namur. Pour répondre aux besoins des milieux
d’accueil, l’équipe de Badiane propose un accompagnement,
des formations, un renfort en personnel, des conseils person-
nalisés.
L’équipe de Badiane est composée de puéricultrices, d’une
institutrice préscolaire, d’une coordinatrice et d’une psycholo-
gue.

Ce projet permet aux enfants en situation de handicap de bénéficier des apports du milieu d’ac-
cueil, de découvrir d’autres enfants et un autre milieu, d’apprendre à se séparer de la famille
et de grandir avec d’autres enfants. Il permet aux parents de prendre du recul, de (re-)prendre
des occupations ou retrouver du temps pour eux.
Badiane fait partie des neufs projets soutenus par l’AWIPH et menés en partenariat avec l’ONE
au sein de la Région Wallonne.
Badiane intervient gratuitement dans des milieux d’accueil familial ou collectif de la province de
Namur.
Contact :

Du lundi au vendredi : 08h30-16h30


0032(0)81/724443
0032(0)81/724454
badiane@fundp.ac.be.

Guichet en ligne : Handiweb


Le Service des Personnes handicapées a développé un nouveau guichet électronique www.
handiweb.be. Ce guichet permet à la personne handicapée ou à son entourage de consulter
son dossier en ligne 24 heures sur 24.
Pour y accéder, il faut disposer d’un ordinateur, d’une connexion internet et d’un lecteur de
carte d’identité électronique.

Ce guichet permet d’avoir accès à des données telles que :


- les demandes encore en cours d’examen, leur stade d’avancement, les documents ou formu-
laires manquants à compléter et à renvoyer, l’historique des décisions,
- le montant de l’allocation et les dates de paiement,
- le degré de handicap,
- le nombre de points octroyés en fonction de la perte d’autonomie,
- ce qu’il faut faire en cas de changement de situation,
- ce dont on peut éventuellement encore bénéficier.
Cet outil entend offrir une accessibilité maximale aux personnes handicapées et à leur entou-
rage, d’autres fonctionnalités seront également développées sous peu.

Le Chaînon / page 20

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Le carnet de la LUSS

Bientôt un nouveau site : www.luss.be


Le nouveau site de la LUSS est actuellement en construction.

La rubrique « Associations » sera constituée d’un répertoire reprenant les coordonnées des associa-
tions centrées sur la santé. Chaque association pourra compléter cette information par une petite
carte de visite personnalisée. Pour ce faire, envoyez-nous votre texte et photo, logo,… .

Des nouvelles fonctionnalités seront également développées. Nous mettrons en ligne des formulaires
pour s’inscrire aux formations, aux conférences, pour adhérer à la charte de la LUSS mais aussi pour
réaliser des enquêtes en ligne.
La rubrique « Agenda » annoncera tous les événements des associations en lien avec la santé. N’hési-
tez pas à nous faire parvenir les informations sur vos conférences, journées thématiques, événements,
nous les annoncerons sur le site de la LUSS.

Une rubrique « Bon à savoir » sera à votre disposition, il s’agit d’un espace de partage d’informations
utiles. Un bon tuyau, une information utile, une annonce importante trouveront leur place à cet en-
droit, vous y trouverez également les textes de référence (lois).

Enfin, une newsletter reprenant les informations importantes, les formations à venir, les conférences,
les réunions, les cellules stratégiques, …, les enquêtes en ligne vous parviendra de manière ponctuelle.
Pour les personnes qui ne seraient pas dans nos contacts emails, une inscription à la newsletter est
prévue sur le site.

A très bientôt sur la toile !!!

Se former à la LUSS
Fin de notre programme 2010 et perspectives 2011…
Vous êtes nombreux à nous avoir rejoints en 2010 pour PARTICIPER au programme de formations
de la LUSS organisé en partenariat avec la Fondation Roi Baudouin. Nous vous remercions pour votre
engagement et votre confiance.
Notre objectif est de soutenir les membres des associations de patients dans les processus de partici-
pation dans lesquels ils sont de plus en plus sollicités.
Nous espérons avoir rempli notre mission en vous accompagnant au mieux dans le développement
du projet de votre asbl et en vous offrant l’occasion d’acquérir des outils portant sur les processus de
participation proprement dits.
Nous avons la joie de vous annoncer qu’un nouveau cycle de formations est en préparation pour l’an-
née 2011… et que le cycle de conférence se poursuit. Nous construisons notre nouveau programme en
tenant compte de vos évaluations et de vos commentaires afin que notre offre corresponde toujours
plus à vos besoins. Si vous souhaitez nous interpeller à ce sujet, nous vous invitons à nous contacter
par mail, par courrier ou par téléphone.

Emmanuelle Paternostre
Avenue Sergent Vrithoff, 123 - 5000 NAMUR
Téléphone : 081/74.44.28 (mercredi, jeudi et vendredi de 9h à 16h30)
ae.paternostre@luss.be

Au plaisir de vous retrouver à l’une de nos formations…


Le Chaînon / page 21

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Le carnet de la LUSS

Programme du cycle de conférence : « Les jeudis de la LUSS »


* Les dates des conférences de Monsieur Raymond Gueibe, Monsieur Michel Mercier et Madame Gene-
viève Schamps annoncées dans le Chaînon précédent ont été modifiées.

Jeudi 10 février 2011 de 18h à 20h


« Aidants proches et aidants professionnels : quelles différences »
Présenté par le Professeur Michel Mercier - FUNDP (Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix)
- Faculté de Médecine - Département de Psychologie

« La problématique des aidants proches ou aidants familiaux, dans le cas de maladie chronique ou de
handicap de grande dépendance, doit être abordée dans une approche pluridisciplinaire.
En effet, cette problématique met en jeu des aspects psychologiques, socioéconomiques et éthiques.
Nous tenterons de mettre en évidence la complexité de cette problématique à partir de constatations
faites dans des groupes de paroles d’aidants proches, suivies d’une étude scientifique des réalités ren-
contrées. »

Jeudi 24 mars 2011 de 18h à 20h


Conférence sur le fonctionnement de l’INAMI
Présenté par Chris Van Hul et Regina De Paepe.

Jeudi 28 avril 2011 de18h à 20h


“ Heur et malheur de la rencontre des soignants et des soignés au travers des valeurs qui
animent l’acte de soin.”
Présenté par le Docteur Raymond Gueibe, Psychiatre

“Comme dans toutes professions, mais surtout dans celles en lien avec la personne, le monde des
soignants est traversé par des valeurs qui sont des certitudes telles qu’elles ne sont jamais interpellées
ou remises en cause. Il s’agit donc bien de “paradigmes” ! Jusqu’à il y a une vingtaine d’année, ces
valeurs étaient partagées par tous les soignants et reconnues aussi sans difficulté par la société et en
particulier par les malades. Mais depuis lors, de nouvelles valeurs vont s’imposer, en rapport avec le
sens du soin, et la place du patient dans les soins. Ces nouvelles valeurs vont donc créer des tensions
entre soignants, mais aussi entre soignants et soignés! Le débat mené en Belgique concernant l’eutha-
nasie a été un exemple d’interrogation de nos paradigmes dans les soins. Une meilleure connaissance
de ces valeurs permettent de mieux comprendre, et donc de respecter le soignant et le soigné.”

Infos pratiques :
Lieu de conférences : Salle Dandoy (-1) - LUSS, Avenue Sergent Vrithoff, 123 - 5000 Namur

Les débats/conférences sont gratuits.


Inscription souhaitée au plus tard une semaine avant la conférence.
Par email : s.lanoy@luss.be ou par téléphone : 081/74.44.28

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Le carnet de la LUSS

Rencontre avec les associations de patients


L’équipe de la LUSS remercie toutes les associations présentes aux deux journées de « Rencontre avec
les associations de patients ». Merci pour votre chaleureuse participation! Merci pour votre énergie !
Merci pour votre bonne humeur ! Merci pour chaque instant magique que nous avons partagé !

Voici quelques extraits de vos nombreux témoignages et nous prenons bonne note de vos remarques !

« Rien de tel que de se rencontrer! »


Caroline Ducenne - asbl Aidants Proches

« ... que les contacts noués lors de ces journées sont


profonds et nous semblent laisser une empreinte durable
chez ces futurs soignants ... »
Evelyne - Oxygène Mont-Godinne

« Deux jours chaleureux malgré le froid et les intempéries… »


CHAC asbl

« Nos contacts, à la fois avec les autres associations ainsi qu’avec


les visiteurs, ont été très enrichissants de part et d’autre. »
asbl Can Cé-TU?
« Nous vous remercions vivement pour la très bonne organisa-
tion des 2 journées de rencontre des
associations de patients. »
M. Destrée – Ligue Belge de la Sclérose en Plaques

« Ce fût de très riches moments de rencontre avec des personnes très


motivées venant de différents horizons : étudiants, enseignants, assis-
tantes sociales, infirmières… »
Le secrétariat d’Amptraide
« ... peut-être faut-il élargir le public susceptible d’être intéressé même au ni-
veau de la santé (kiné, puériculture, ....) et pourquoi pas les enseignants, ... »
Pour Pétales, Van Calster Jeannine.

« Les journées des associations de patients sont devenues un rendez-vous incontourna-


ble pour qui veut faire découvrir aux futurs acteurs de la santé le dynamisme et l’esprit
de solidarité et d’entraide qui animent ces associations. »
Yves, bénévole chez Psoriasis-Contact asbl
L’association Psoriasis-Contact
« La rencontre des Asso-
ciations diverses et parfois
inconnues sont absolument
intéressantes. »
Michèle Roussel - Pour
l’APEPA asbl,

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Le Chaînon n°21
Avenue Sergent Vrithoff, 123 à 5000 Namur
Tél : 081/74 44 28 - www.luss.be

Rédaction
Sophie Lanoy et Carine Serano

Mise en page
Sophie Lanoy

Collaboration de l’équipe et du Conseil d’Administration


Micky Fierens,
Marie-Françoise Fogel (CA de la LUSS - Vivre Comme Avant),
Emmanuelle Paternostre,
Claude Streckx (Président de la LUSS - Association Belge de Lutte contre la Mucoviscidose),
Catherine Zanot

Collaborations externes :
Yves André - Psoriasis-Contact asbl
Anouck Billiet, Véronique Tellier et Annick Vandenhooft - Observatoire Wallon de la Santé
Rana Charafeddine - Institut Scientifique de Santé Publique (WIV-ISP)

Illustrateur : Jacques Franck

Nous écrire : luss@luss.be

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