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Présentation du projet

Introduction :
Dans le cadre de nôtre projet de fin d’étude, il nous a été confié l’étude de Climatisation,
Chauffage et Électricité d’un Hôpital psychiatrique sis à ADRAR constitué de (07) sept blocs.

I. Description du projet :

La surface de l’assiette est de 5.98 HA.


L’hôpital comporte (07) sept blocs comme suit :

-Bloc hospitalisation hommes (RDC) d’une emprise au sol de 1918.48 m², constitué d’espace
hospitalisation unité fermée et locaux communs.

-Bloc hospitalisation femmes (RDC) d’une emprise au sol de 1918.48 m², constitué d’espace
hospitalisation unité fermée et locaux communs.

-Bloc services généraux, foyer, cuisine, réfectoire (RDC) d’une emprise au sol de 1286.88 m².

-Bloc service pédopsychiatrie (RDC) d’une emprise de 789.75 m² contenant une pataugeoire
et locaux commun.

-Bloc service administration (RDC) d’une emprise de 1275.68 m² contenant des bureaux,
salle de réunion et locaux communs.

-Bloc exploration et consultation (RDC) d’une emprise 516.00 m², contenant des bureaux,
radiologie, cabinets de consultation, laboratoire et locaux communs.

-Bloc des urgences et logistique médicale (RDC) d’une emprise de1212.00 m², contenant des
bureaux, cabinets de consultation et locaux communs.

II. Implantation de projet :

Wilaya : ADRAR.
Zone : D2
Altitude : 264 m / niveau de la mer.
Latitude : 27.53° Nord
Longitude : 0.17° Ouest.

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Présentation du projet

III. Conditions de base :

Extérieur Intérieur
Ts (°C) Hr (%) Ts (°C) Hr (%)
Hiver 0 45 21 50
Été 48 11 28 50

IV. Description des parois :

La structure est en poteaux poutre isostatique, avec murs de remplissage et terrasses


inaccessibles à l’excepté des blocs service hospitalisation hommes et femmes.

Les détails des parois sont donnés dans le tableau suivant :

Parois Composition e(m)


badigeonnage à la chaux(2 couches) 0,020
chape en mortier batard 0,030
isolation thermique en sable 0,020
Toiture terrasse en dalle pleine(T.inaccessible)
chape en mortier batard 0,030
dalle pleine 0,200
enduit plâtre 0,020
carrelage 0,020
chape en mortier batard 0,030
isolation thermique en sable 0,020
Toiture terrasse en dalle pleine(T.accessible)
chape en mortier batard 0,030
dalle pleine 0,200
enduit plâtre 0,020
mortier ciment 0,020
brique creuse 0,150
Murs extérieurs lame d'air 0,050
brique creuse 0,100
enduit plâtre 0,020
mortier ciment 0,020
brique creuse 0,150
lame d'air 0,050
Murs extérieurs sanitaire
brique creuse 0,100
faience 0,010
enduit plâtre 0,020

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Présentation du projet

Parois Composition e(m)

enduit plâtre 0,020


brique creuse 0,150
Murs intérieurs sanitaire
enduit 0,020
faïence 0,010
enduit plâtre 0,020
Murs intérieurs brique creuse 0,150
enduit plâtre 0,020
Carrelage 0,020
Lit de sable sec 0,020
Plancher étage courant
Dalle pleine 0,180
Enduit de plâtre 0,020
carrelage 0,020
Plancher bas Lit de sable sec 0,020
dalle pleine 0,150

V. Détail menuiserie :

désignation composition surface (m²)

F1 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 1,2

F2 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 0,72

F3 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 1,18

F4 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 0,41

F5 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 0,48

P1 Porte en bois à 1 vantail avec grille de ventilation 1,628

P2 Porte en bois à 1 vantail avec grille de ventilation 1,848

P3 Porte en bois à 1 vantail avec grille de ventilation 2,068

P4 Porte en bois à 2 vantaux avec imposte vitré fixe 3,36

P5 Porte en bois à 2 vantaux avec imposte vitré fixe 4,48

PAL 1 Porte en bois à 2 vantaux avec imposte vitré fixe 4,48

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Présentation du projet

Plan de masse

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Présentation du projet

Urgences et logistique médicale

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Présentation du projet

Hospitalisation hommes

7
Présentation du projet

Services généraux

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Présentation du projet

Service pédopsychiatrique

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Présentation du projet

Service administration

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Présentation du projet

Hospitalisation femmes

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Présentation du projet

Services consultation et exploration

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Bilan hiver

Introduction :
Pour un bon dimensionnement, choix et conception d’une installation de chauffage, on se doit
d’évaluer les déperditions calorifiques des locaux chauffés à travers les parois extérieurs, les
ponts thermiques, les parois en contact avec les locaux non chauffés, les parois en contact avec
le sol, par infiltration et par renouvellement d’air.

Notre projet étant implanté à ADRAR (Zone D2), la température de base extérieure en hiver
est de 0°C et celle assurée à l’intérieur est de 21°C.

I. Coefficients de transmission (Conductance):

• Coefficients de transmission des parois opaques: Il est exprimé dans le DTR C 3-2 par la formule
suivante :

1/K = 1/h i + 1/h e + Σ R [m2 °C/W]

La résistance thermique d’une couche homogène: Sa formule est comme suit:

Ri = ei / λi [°C m2/W]

e i [m] : Épaisseur de la couche de chaque matériau.


λ i [w/m°c]: : Conductivité thermique du matériau considéré (Annexe 2 du DTR C 3-2).

• Coefficients de transmission des parois vitrées : Il est exprimé dans le DTR C 3-2 par la formule
suivante :

1/K = 1/K vn + r v + r rid + r occ [m² °C/W]

Où: r v = 0,025 m²°C/w .

r rid = 0,03 m²°C/w .

R occ = 0.16 + e occ /λ occ m²°C/w.

Dans notre cas, les vitrages sont simples, sans occultations et sans voilages.

r rid = 0,03 m²°c/w (3 .5 du DTR C 3-2) .

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Bilan hiver

Les coefficients de transmission des parois vitrée de notre projet sont donnés dans le tableau
suivant :

désignation composition surface (m²) K[w/m²°C]

EAL1 Menuiserie en bois 13 4,5

EAL2 Menuiserie en bois 5,9 4,5

F1 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 1,2 5

F2 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 0,72 5

F3 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 1,18 5

F4 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 0,41 5

F5 Fenêtre menuiserie en bois à vitrage simple 0,48 5

• Coefficient de transmission des portes : Il est exprimé en [w/m²°C] (tableau 3.3 du DTR C 3-
2).

Les coefficients de transmission des portes de notre projet sont donnés dans le tableau suivant :

désignation composition surface (m²) K[w/m²°C]

P1 Porte en bois à 1 vantail avec grille de ventilation 1,628 2

P2 Porte en bois à 1 vantail avec grille de ventilation 1,848 2

P3 Porte en bois à 1 vantail avec grille de ventilation 2,068 2

P4 Porte en bois à 2 vantaux avec imposte vitré fixe 3,36 2,4

P5 Porte en bois à 2 vantaux avec imposte vitré fixe 4,48 2,4

P6 Porte en bois à 2 vantaux va et vient 3,52 2

Porte en bois à 2 vantaux avec une proportion de


PC 2,64 2,4
vitrage<30%.

PB Porte blindée équipée de vitrage simple. 2,068 4,5

PAL 1 Porte métallique à 2 vantaux avec imposte vitré fixe 4,48 5,8

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Bilan hiver

La masse des parois de séparations : Son calcul est donné dans le DTR C 3-2 par la formule
suivante :

Mi = ei * ρi [kg/m2 ].

Exemple de calcul :

R ri + re Ks (W/m2.C°)
Parois Composition e(m) λ (W/m.C°) M p tot
(m2.C°/W) été hiver été hiver Ρ (kg/m3) (kg/m²) (kg/m²)
badigeonnage à la
0,04 0,87 0,05
chaux(2 couches) 1800,00 72,00
chape en mortier batard 0,03 1,15 0,03 1900,00 57,00
toiture terrasse en isolation thermique en
0,02 0,60 0,03
dalle sable 0,20 0,14 1,96 2,211 1300,00 26,00
pleine(T.inaccessible) chape en mortier batard 0,03 1,15 0,03 1900,00 57,00
dalle pleine 0,20 1,75 0,11 2200,00 440,00
enduit 0,02 0,35 0,06 2200,00 44,00 696

L’ensemble des coefficients de transmission sont donnés dans l’annexe.

II. Déperditions surfaciques :

Ce sont les déperditions par transmission à travers les parois, pour une différence de
température ∆T entre les ambiances que séparent ces parois. Elles sont données dans le DTR C 3-2
par la formule suivante :

D s = k × S × ∆T [W]

III. Déperditions linéiques :

Ce sont les déperditions à travers les ponts thermiques pour une différence de température ∆T.
Elles sont données par la formule suivante :

D l = k l × L × ∆T [W]

k l est donné dans le tableau 4.5 du DTR C 3-2.

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Bilan hiver

Exemple de calcul :

bloc G

local parois L(m) H(m) S(m2) Snet(m2) Ks(w/m²°c) Ds(w) Ds tot Dl (w)
(w)
Mur extérieur 2,15 3,83 8,23 7,05 1,13 167,70
accueil avec espace d'attente 480,66 48,07
toiture 5,35 4,60 7,10 7,10 2,08 310,43

mur intérieur 2,15 1,20 2,58 0,51 1,65 2,54

IV. Déperditions à travers les parois en contact avec le sol :

Elles sont données dans le DTR C 3-2 par la formule suivante :

D sol = k s × P × ∆T [W] .

K s est donnée dans le tableau 5.2 du DTR C 3-2.

Dans notre cas, il y a présence d’un plancher bas sur terre-plein avec Z=0.

Exemple de calcul :

bloc B RDC
Local Paroi P (m) ks (w/m°c) ΔT (°c) Dsol (w)
salle d'ergotherapie1 plancher bas 5,2 1,75 21 191,1

V. Déperdition à travers les parois en contact avec les locaux non chauffés :

Ce sont les déperditions à travers les parois en contact avec des locaux pour lesquels une
installation de chauffage n’existe pas ou ceux chauffés par intermittence.
Elles sont données dans le DTR C 3-2 par la formule suivante :

D lnc = Tau × [∑ (K s × S) + ∑ (k l × L)]× ∆T [W]

Tau : coefficient de réduction de température. Il est ou calculé ou choisi forfaitairement.

Tau = (t i -t n ) / (t i -t e ) [%].

Après calcul, on a trouvé Tau=0,15.

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Bilan hiver

Exemple de calcul :

Désignation Composition S(m²) Ks(w/m²°c) ΔT(°c) Ds(W) Dl(W) Tau Dlnc(W)


bureau
secretariat mur interieur 15,70 1,65 8,00 192,27 19,23 0,15 4436,13

VI. Déperditions par renouvellement d’air :

Afin de maintenir un bon niveau d’hygiène, on doit renouveler l’air des locaux, cela entraîne des
pertes thermiques dues à la différence de température entre l’air intérieur et l’air extérieur.

Elles sont données par la relation suivante :

D r = 0,34 × Q v × ∆T [W]

Dans notre cas les dégagements ainsi que les sanitaires ne sont pas chauffés, d’où la formule du
débit spécifique de ventilation :

Q V = q van * N [m3/h]

Débits d’air neuf :

Les débits d’air neuf pour la ventilation sont donnés par le manuel CARRIER. Par exemple pour
les bureaux le débit d’air neuf est égale à 25 m3/h/pers.

Exemple de calcul :
locaux N s(m²) qv Qv(m3/h) ΔT Dr (W)

salle d'ergotherapie1 6 / 25 150 21 1071

VII. Déperditions par infiltration d’air :

Elles sont dues aux infiltrations d’air neuf provenant des joints du mur rideau en contact avec
l’extérieur. Elles sont données par la formule :

D inf = 0,34 × Q s × ∆T [W]

Avec le débit supplémentaire par infiltrations du au vent qui est égal à :

Q s = ∑ (P Pi × e v,i ) [m3/h]

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Bilan hiver

Où la perméabilité à l’air de la paroi considérées est égale à :

P Pi = ∑(P oj × A j ) [m3/h]

Exemple de calcul :

Désignation Elément A(m²) Po(m3/h,m²) Pp(m3/h) ev(m) Qs(m3/h) ΔT Dinf(W) Dinf total
(W)
cabine de F3 1,180 4,000 4,720 2,710 12,791 21,000 91,329 91,329
consultation 1

L’ensemble des résultats trouvés après calcul est donné dans l’annexe (Partie bilan hiver).

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Bilan été

Introduction :
L’estimation des besoins frigorifiques se fera suite à l’établissement du bilan thermique été, c-à-d,
répertorier et quantifier toutes les sources de perturbation pouvant influencer l’ambiance en
température et en humidité :
· Apports de chaleur venant de l’extérieur.
· Apports de chaleur venant des locaux non conditionnés.
· Apports de chaleur dus aux équipements internes ou aux occupants.
· Apports de chaleur suite à l’infiltration et au renouvellement d'air.

I. Conditions de base :
D’après le DTR C 3.4 les conditions de base de notre projet sont comme suit :

· La zone climatique D2.


· La température de base sèche extérieure Tsbe= 48 °C.
· L’humidité relative extérieure HRe=11 %.
· L’humidité spécifique extérieure HSb,e=5.5 g/kg.
· L’écart diurne Eb=16.5°C.
· L’écart annuel de température EAT=43 °C.
· La température moyenne TSm=36.5 °C.
· La température intérieure dans l’ensemble des locaux Ti=28 °C (exigence du cahier des charges).
· L’humidité relative intérieure HRi=50 %.
· L’humidité spécifique intérieure HSi=50 g/kg.

II. Calcul des apports :


1-Apports extérieurs :

a) Apports à travers les parois opaques extérieures :

D’après le DTR C 3-4 (ch.3 P.31) les apports de chaleur à travers une paroi à un instant (t), sont
donnés par la formule suivante :

APO(t) = 1.2 x Kété x Sint x ∆te(t) [W].

Où :
𝛂𝛂 𝐈𝐈𝐈𝐈,𝐛𝐛
Paroi ensoleillé: ∆𝐭𝐭𝐭𝐭(𝐭𝐭) = ∆𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭(𝐭𝐭) + 𝐂𝐂∆𝐭𝐭𝐭𝐭 + × �∆𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭(𝐭𝐭) − ∆𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭(𝐭𝐭) × � [℃]
𝟎𝟎.𝟗𝟗 𝐈𝐈𝐈𝐈,𝐛𝐛(𝟒𝟒𝟒𝟒°)

Paroi à l’ombre : ∆𝐭𝐭𝐭𝐭(𝐭𝐭) = ∆𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭𝐭(𝐭𝐭) + 𝐂𝐂∆𝐭𝐭𝐭𝐭 [℃]

21
Bilan été

Les valeurs de ∆tes (t) et APO(t) sont données dans l’annexe selon l’orientation de la paroi et le
temps (t) considéré.

Exemple de calcul :

bloc G

Cabinet de stomatologie. (NE)

mur exterieur P= 313 (kg/m²)


TSV 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18

Δte(t) (°c) 8,2 7,9 7,6 10 16 15,7 15,4 14,5 13,6 14,4 15,1 15,6 16,2

Kété(w/m²°c) 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111 1,111

S (m²) 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3 10,3

APO (w) 112,60 108,48 104,36 137,32 219,71 215,59 211,47 199,11 186,75 197,74 207,35 214,22 222,46

b) Apports à travers les parois vitrées :

Les apports à travers les parois vitrées sont donnés par la formule suivante :

𝐀𝐀𝐀𝐀(𝐭𝐭) = 𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀(𝐭𝐭) + 𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀(𝐭𝐭) [W]

Apport par transmission :


Les apports dus au gradient de température sont donnés par la formule suivante :

𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀(𝐭𝐭) = 𝟏𝟏. 𝟐𝟐 × 𝚱𝚱é𝐭𝐭é × 𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒 × [𝐓𝐓𝐓𝐓𝐓𝐓(𝐭𝐭) − 𝐓𝐓𝐓𝐓, 𝐛𝐛𝐛𝐛] [W]

Du DTR C 3-4 ch.2 P.24 on a :

𝐓𝐓𝐓𝐓𝐓𝐓(𝐭𝐭) = 𝐓𝐓𝐓𝐓𝐓𝐓, 𝐞𝐞 − [𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂(𝐭𝐭)𝐱𝐱 𝐄𝐄𝐄𝐄] [°C]

Les résultats de 𝐓𝐓𝐓𝐓𝐓𝐓(𝐭𝐭) sont donnés dans le tableau suivant :

TSV 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
TSb,e
(°C) 48 48 48 48 48 48 48 48 48 48 48 48 48
Eb (°C) 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5 16,5
CTS 0,93 0,85 0,77 0,63 0,48 0,35 0,21 0,067 0 0 0 0,047 0,12
TSe (°C) 32,7 34,0 35,3 37,6 40,1 42,2 44,5 46,9 48,0 48,0 48,0 47,2 46,0

Apport par ensoleillement :


Les apports dus aux rayonnements solaires à travers les parois vitrées sont donnés par la formule
suivante :

𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀(𝐭𝐭) = [𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒 × 𝐈𝐈𝐈𝐈 + (𝐒𝐒𝐒𝐒 − 𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒𝐒) × 𝐈𝐈𝐈𝐈] × 𝐅𝐅𝐅𝐅 × 𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍(𝐭𝐭) [W]

22
Bilan été

Les formules du rayonnement total maximal réel It et le rayonnement diffus maximal Id sont donnés
dans le DTR C 3-4, ch.2, P.27 et leur formule est comme suit:

It = [ Ccadre x Climp x Calt x Cros ] x It,b [W/m²]

Id = [ Ccadre x Climp x Calt x Cros ] x Id,b [W/m²]

Pour notre cas :

Ccadre = 1 (Cadre en bois).

Calt = 1 (Altitude = 264 m).

Climp = 1 (Atmosphère limpide).

Cros = 1,19 (Zone D2).

-Surfaces ombrées :

Toutes les surfaces vitrées se trouvent plus ou moins protégées du rayonnement direct du fait
des ombres causés par les saillis et elles ne reçoivent que le rayonnement diffus.

• Saillie verticale :

La longueur d’ombre latérale d’une fenêtre, du fait d’une saillie verticale noté e1 est donnée
par la formule suivante :

e1 = tg (ψ) x d = S1 x d [m]

Où :

La différence entre l’azimut solaire φ et l’azimut de la paroi ϕ est donnée dans le DTR C 3-4,
annexe 1.

Azimut du soleil φ :
C'est l’angle entre la composante horizontale du rayonnement solaire et l’axe Nord-Sud.

Sa valeur est donnée dans l’annexe 1 du DTR C 3-4, P.82 en fonction de l’heure solaire.

Azimut ϕ d’une paroi :


C’est l’angle entre la composante horizontale du rayonnement solaire et la normale à la paroi
considérée. Ces valeurs sont données dans l’annexe 1 du DTR C 3-4, P.82 en fonction de l’orientation
de la paroi.

23
Bilan été

• Saillie horizontale :
La longueur d’ombre verticale du fait d’une saillie horizontale notée « e2 » est donnée par la
formule suivante :

e2 = tg (h1) x c [m]

L’angle h1 est défini par : tg(h1) = tg(β) / cos(ψ)

Les valeurs de la hauteur du soleil β sont données dans l’annexe 1 du DTR C3-4 en degré pour
chaque heure de la journée.

Exemple de calcul :

bloc E

Salle de reunion

mur exterieur (NE)


TSV 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18

TSe(t) (°C) 32,7 34,0 35,3 37,6 40,1 42,2 44,5 46,9 48,0 48,0 48,0 47,2 46,0
TSb,i (°C) 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28 28

Kété(w/m²°C) 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5 5

Souv (m²) 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36 2,36

AVT (w) 65,91 84,61 103,30 136,01 171,05 201,43 234,14 267,55 283,20 283,20 283,20 272,22 255,16

salle de réunion F3 (NE)

Heure solaire 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18
It (w/m²) 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82 565,82

Id (w/m²) 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61 70,61
SV (m²) 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18 1,18

β (degrés) 9 22 35 48 62 74 82 74 62 48 35 22 9
Φ (degrés) -108 -102 -96 -89 -80 -63 0 63 80 89 96 102 108

Ψ (degrés) 27 33 39 46 55 72 135 198 215 224 231 237 243


e1 (m) 0,2 0,26 0,32 0,41 0,57 0 0 0,13 0,28 0,39 0,49 0,61 0,78
e2 (m) 0,07 0,2 0,36 0,64 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Sombre (m²) 0,33 0,54 0,78 1,17 0,74 0,00 0,00 0,17 0,36 0,51 0,64 0,79 1,01

SVens (m²) 0,85 0,64 0,40 0,01 0,44 1,18 1,18 1,01 0,82 0,67 0,54 0,39 0,17
Npvi ( t ) 0,55 0,76 0,73 0,58 0,36 0,24 0,19 0,17 0,15 0,13 0,12 0,11 0,07

FS 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1 1

AVE(t) (W) 277,3 304,9 206,9 50,3 108,3 160,2 126,9 99,3 73,1 54,2 42,3 30,2 11,6

24
Bilan été

2-Apports intérieurs :

a) Apports à travers les parois en contact avec les locaux non conditionnés:
Les apports de chaleur à un instant t, APO(t), traversant une paroi opaque en contact avec
un local non conditionné sont donnés par la formule suivante :

APO(t) = Kété × Sint × Δtlnc(t) [W]

Où : Δtlnc = [(TSe(t) - Clnc) - TSb,i] [°C]

Exemple de calcul :

Office

mur interieur (NO)

TSV 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18

Δte(t) (°c) 4,7 6,0 7,3 9,6 12,1 14,2 16,5 18,9 20,0 20,0 20,0 19,2 18,0

Kété(w/m²°c) 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602 1,602

S (m²) 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78 5,78

APO (w) 43,10 55,33 67,55 88,94 111,86 131,72 153,11 174,95 185,19 185,19 185,19 178,01 166,86

b) Apports internes dus aux occupants, machines électriques et éclairage:

𝐀𝐀𝐀𝐀(𝐭𝐭) = 𝚺𝚺𝐉𝐉(𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 × 𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀 × 𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍) + 𝚺𝚺(𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 × 𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀) [W]

-Apports dus aux occupants :

𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀 = 𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 × 𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀 × 𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍𝐍 [W]

Avec : 𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀 = 𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂𝐂 × 𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀𝐀 [W]

Dans notre cas : NAIo = 1 ; Cso = 0,8.

Exemple de calcul

Bloc A
Degré Als All Alt
LOCAL N°occup Cs NAI Als (w) AlL (w)
d'activité (w/occp) (w/occp) (w)

chambre 1 repos 1 51 51 0,8 1 40,8 40,8 81,6

25
Bilan été

-Apports dus aux machines électriques :


Les appareils électriques sont à la fois une source de chaleur latente et sensible ou seulement
une source de chaleur sensible. On prendra ces gains du DTR C 3-4, ch.5, T.5.6, T.5.7, T.5.8.

-Apports du à l’éclairage :

AI = Σ (Wn × Cme × Ccr) [W]

Dans notre cas : Cme = 1,25 ; Ccr = 1 ; NAI = 1 ; Cs = 0,8.

Exemple de calcul :

Bloc A
Apports par éclairage
Puissance
LOCAL Cme Ccr Cs Nal Alt (w)
(w)
chambre 1 28 1,25 1 0,8 1 28

3-Apports par infiltration et renouvellement d’air :

Toute installation de conditionnement d’air doit prévoir un apport d’air frais, destiné à évacuer
les odeurs, fumées … etc, ces apports représentent une source de chaleur sensible et latente. Ces
apports sont soit par infiltration d’air ou par renouvellement d’air.

-Apports dus au renouvellement d’air :


Ces apports sont dus à l’introduction d’air neuf, ils sont donnés par le DTR C3-4 comme suit :

ARENS (t) = 0.320 x qvan x ( TSe(t) − TSb,i ) [W]

ARENL (t) = 0.797 x qvan x Max [ (HSb,e − HSb,i) ; 0 ] [W]

-Apports dus aux infiltrations d’air :


Représente les apports dus aux infiltrations d’air à travers les portes et les fenêtres donnés par la
formule suivante :

AINFS (t) = 0.320 x qvinf x ( TSe(t) − TSb,i ) [W]

AINFL(t) = 0.797 x qvinf x Max [ ( HSb,e − HSb,i ) ; 0 ] [W]

26
Bilan été

Détermination du débit d’air du aux infiltrations d’air qvinf [m3/h] :


Le vent est un agent qui pourra doubler notre consommation d’énergie, car il provoque et active
l’infiltration d’air à travers les interstices des portes et fenêtres.

Le débit d’infiltration est définit dans le DTR C3-4 par la formule suivante :

qvinf = ∑ ( qvoinf,i ∗ Souv,i ) [m3/h]

Exemple de calcul :

bloc G
Gains sensibles Gains latents
local qvan (m3/h)
TSe-TSb,I ARENs (W) HSb,e-HSb,i ARENl
cabinet de stomatologie 15 20 96 0 0
Gains sensibles Gains latents
local qvan (m3/h) HSb,e- AINFl
TSe-TSb,I AINFs (W) HSb,i (W)
cabinet de stomatologie 10,26 20 65,66 0 0

L’ensemble des résultats trouvés après calcul est donné dans l’annexe (Partie bilan été).

27
Évolution de l’air

Introduction :

Il est nécessaire d’étudier l’évolution de l’air traité par une Centrale de Traitement d’Air
(CTA), afin de déterminer les éléments constituants cette dernière (batterie froide, batterie
chaude, humidificateur, déshumidificateur).

Dimensionnement des CTA :


La CTA de notre projet alimentera le foyer, le réfectoire et le bureau intendance du bloc C.

1- Régime été :

a. Gains Sensible et Gains Latent :

A S = 58.7 kw.
A L = 11.7 kw.
A T = 70.4 kw.

b. Calculer le facteur sensible de chaleur RSHF du local :

RSHF = A s / (A l +A s)

RSHF = 58.7 / 70.4 = 0.83

c. Déterminer le point de soufflage :

L’écart de température de soufflage est pris à 10°C conformément au projet et aux


valeurs usuelles données par le DTR C 3.4 (annexe 2 page 83).

Δt SOUF = T Si – T SSF [°C]

La température de soufflage : T ssf = 28 – 10.


T ssf = 18 °C

D’après le diagramme psychrométrique on tire les caractéristiques du point de soufflage


comme suit:
T ssf = 18 °C
h sf = 46.5 KJ/kg
g sf = 11 g/Kg
H Rsf = 85 %

28
Évolution de l’air

d. Déterminer le débit de soufflage :

Q vs = A t / (h i – h sf ) [m³/h]

Q vs = 70.4 / (58 – 46.5) = 6.12 kg/s = 18360 m3/h

e. Déterminer le débit d’air neuf :

Q van = 25 * NBR personne [m3/h]

Q van =25*216 = 5400 m3/h

f. Déterminer le débit d’air recyclé :

Q vrec = Q vsouf – Q van [m3/h]

Q vrec = 18360 – 5400 = 12960 m3/h

g. Déterminer les caractéristiques du point de mélange.

T m = [(Q vrec x T si ) + (Q van x T se )] / [Q vrec + Q van ] [°c]

T m = 34°C

h. Facteur By-pass :

D’après le manuel CARRIER 1, le BY-PASS correspondant à un Hôpital est égal à 0.15.

gr = gm – [(gm – gs) / 0.85] [g/kg].

gr = 11 g/kg

D’après le diagramme psychrométrique : T SBF = 18°C.


h BF = 45 KJ/kg.
g BF = 10.7 g/kg.
H RBF = 81 %.

Remarque : La différence de la teneur en eau entre le point de soufflage et le point


de sortie de la batterie froide est très petite et est de 0,5 g/kg. En négligeant cette
valeur, le point de soufflage coïncidera avec la sortie de la batterie froide
Soit : T SBF = T ssf =18°C.
h BF = h sf = 45 KJ/kg.
g BF = g sf = 10.7 g/kg.
H RBF = H Rsf = 81 %.

29
Évolution de l’air

i. Puissance de la batterie froide :

P BF = Q vs ( h BF – h m ) [KW]
P BF = 6.12 * (45-61) = -97.9 kW

j. Déterminer le volume d’eau produit par la condensation :

q cond = Q vs * ( g m – g BF ) [l/h]

q cond = 0 L/h (refroidissement simple).

2- Régime hiver :

a. Déperditions totales :
D = 86470.7 W.

b. Déterminer le point de soufflage :

Tssf = Tsi – [D / (CP * Q vs )]


Tssf = 21 – [-86470.7 / (1.004 * 18360)]

Tssf = 26°C

hsf = hi + [D / (1.2 * Q vs )]
hsf = 9.8 + [72644.8 / (1.2 * 18360)] = 13.09 kcal/kg

hsf = 54.6 kJ/kg

D’après le diagramme psychrométrique : T ssf = 26°C.


h sf = 45.5 KJ/kg.
g sf = 7.9 g/kg.
H Rsf = 38 %.

c. Déterminer les caractéristiques du point de mélange :

T m = [(12960*21) + (5400*0)] / (12960+5400)

T m = 15°C

D’après le diagramme psychrométrique : T m = 15°C.


h m = 30 KJ/kg.
g m = 5.9 g/kg.
HRm = 56 %.

30
Évolution de l’air

d. Déterminer les caractéristiques du point de sotie de la batterie chaude.

Ce point résulte de l’intersection entre l’isotherme passant par le point de soufflage et


la droite de teneur en eau constante passant par le point de mélange .Cette intersection
représente donc le point d’entrée de l’humidificateur.

D’après le diagramme psychrométrique : Ts’= 25.7°C.


hs’ = 49.8 KJ/kg.
gs’ = 5.9 g/kg.
H Rs’ = 18 %.

Remarque:

Après déduction des points de mélange et celui de la sortie de la batterie chaude, on


adoptera en pratique, le point de soufflage comme étant le croisement entre la droite MS’
et la droite des enthalpies constantes passant par le point du local L.

e. Puissance de la batterie chaude.

PBC = Q vs * [hS’ – hm] [KW]

BC = 6.12 * (49.8 - 30) = 121.1 KW

Remarque :

La différence de quantité d’eau entre le point S et le point S’ est très petite, donc il n’est pas
nécessaire de rajouter un équipement (humidificateur) pour une différence aussi mince.

On soufflera alors aux mêmes conditions que ceux de la sortie de la batterie chaude

31
Calcul hydraulique

Introduction :

Dans une installation de climatisation, l’eau est généralement utilisée comme fluide
Caloporteur. Elle transporte l’énergie des générateurs de chaud ou de froid vers les unités
terminales ; d’où la nécessité d’un bon calcul du réseau hydraulique (dimensionnement de la
tuyauterie, calcul des pertes de charges, la vitesse d’écoulement) pour avoir une bonne
alimentation des terminaux avec un minimum de bruit.

Le dimensionnement du réseau hydraulique se fera par rapport à l’eau froide, car les
pertes de charge de celle-ci sont en général plus importantes que celle de l’eau chaude.

Les étapes à suivre pour le dimensionnement du réseau hydraulique sont :

• Choisir le système de distribution (deux tubes pour les cassettes)


• Choisir le nombre de réseau a installé.
• Sur un plan, tracer les différents réseaux hydrauliques (tuyauterie aller/retour), ainsi que la
tuyauterie d’évacuation du condensât.
• Chaque réseau doit comporter (sur l’aller et le retour) les accessoires suivants:
- Des vannes d’isolements pour chaque unité terminale (pour pouvoir isoler l’unité
terminale défectueuse sans arrêté tout le système).
- Des prises pour l’emplacement des manomètres.

• Mesurer la longueur des différents tronçons.


• Calculer les débits d’eau circulant dans chaque tronçon.
• Fixer la vitesse d’écoulement (vitesse doit être comprise entre 0.6< V < 1.5m/s).
• Calculer les diamètres puis les normalisés.
• Calculer les vitesses par les diamètres normalisés.
• Calculer le nombre de Reynolds Re.
• Déterminer le régime d’écoulement.
• Calculer le coefficient de perte de charge linéaire λ.
• Calculer les pertes de charges linéaires.
• Déterminer les coefficients de pertes de charge singulières produites par les accessoires
insérés dans le circuit (vannes, coudes, tés...).
• Calculer les pertes de charges singulières.
• Calculer la perte de charge totale.
• Sommer les pertes de charges totales pour chaque circuit.
• Déterminer le circuit le plus défavorable.
• Équilibrer les circuits.

33
Calcul hydraulique

I. Calcul du débit :

Le débit d’alimentation de ventilo-convecteur est donné par la formule :

Q = Pf / (ρ * Cp eau * ΔT) [m3/s]

Avec : Cpeau = 4.1963kJ/kg°C.


ρ = 999.84 kg/m3 de l’eau à 7°C.
ΔT (froid)= 12 - 7 = 5 °C
ΔT (chaud)= 45-37 = 5 °C
P f [W] : la puissance frigorifique.

II. Calcul du diamètre :

On fixe la vitesse d’écoulement à V=1 m/s (0.6<V<1.5m/s)

D= [4*Q / (π*V)] [m]

III. Vérification de la vitesse réelle d’écoulement :


La vitesse réelle d’écoulement sera donnée par :

Vréel = (4*Q)/ (π*Dnor²) [m/s]

IV. Calcul du nombre de Reynolds :


Re = (V * Dnor)/ν

Détermination du régime d’écoulement : Il existe trois types de régime d’écoulement :

• Le régime laminaire Re < 2000


• Le régime turbulent lisse 2000< Re < 105
• Le régime turbulent rugueux Re > 40000

Le calcul du nombre de Reynolds nous a permit de définir le régime d’écoulement qui est le
regime turbulent lisse (2000 < Re < 105).

34
Calcul hydraulique

V. Calcul du coefficient de perte de charge linéaire :

Pour des valeurs de Re comprises entre 2000 et 105 (écoulement turbulent lisse), la
rugosité du tube n’intervient pas dans le calcul du coefficient de perte de charge linéaire.
Le calcul du coefficient de perte de charge ne dépend que de Reynolds.

λ = 0,3164 * Re-0.25

VI. Calcul de la perte de charge linéaire :

L’équation générale de la perte de charge linéaire est donnée par l’équation suivante :

PDCL = [λ*L*(Vnor)²]/(2*g*Dnor) [mce]

VII. Calcul du coefficient de perte de charge singulière :


Les singularités présentes dans notre réseau sont: des vannes, des coudes arrondis à 90°,
des tés.
Σζ= ζ vanne + ζ coude + ζ tés

VIII. Calcul de la perte de charge singulière :

PDCS = (Σζ * V2)/(2 * g) [mce]

IX. Calcul de la perte de charge totale :


PDCTOT = PDCL + PDCS + PDCUTD [mce]

Où : PDC UTD sont les pertes de charge des unités terminales de diffusion.

Exemple de calcul :

Q = Pf / (Cp eau * ΔT) = 3720/ (4185000 * 5) = 0.00018 m3/s

D = [(4 * Q]/[(π * V)]½ = [(4 * 0.00018 ]/[(π * 1)]½ = 0,015m

Vr = (4 * Q)/(π * D2) = [(4 * 0.00018) / (3.14 * 0,015²)] = 1 m/s

Re = (V * D) / ν = (0.64 * 0,021) / 10-6 = 15062,6

35
Calcul hydraulique

λ = 0,3164 * Re-0.25 = 0.3164 * 13335-0.25 = 0,03

PDCL = [λ*L*(Vr)²] /(2*g*Dnor) = (0,03 * 1.89 * 1)/(2 * 10 * 0.015) = 0,181 mce

Σζ = ζ vanne + ζ tés = 0.5 1.5 = 2

PDCS = (Σζ * V2)/(2 * g) = (2 * 0.12) / (2 * 10) = 0.101 mce

PDCt = 2.55+0.181+0.101= 2.83 mce (circuit aller)

PDCt = 0.282 mce (circuit retour)

PDC = 0.282 + 2.83 = 3.13 mce.

X. Réseau hydraulique le plus défavorable :


Les circuits de l’eau froide les plus défavorables sont :

PDC = 12.66 mce pour le bloc D.

PDC = 11.58 mce pour le bloc E.

PDC = 18.66 mce pour le bloc B.

PDC = 18.66 mce pour le bloc F.

PDC = 11.52 mce pour le bloc G.

XI. Évacuation des condensats :

L’évacuation des condensa des ventilo-convecteurs est assuré par des tuyaux en PVC posés
en légère pente (0.5%) afin de permettre l’écoulement de l’eau vers la chute la plus proche
(des eaux des eaux usées).

36
Calcul aéraulique

Introduction :

Les conduits d’air on pour rôle essentiel de transporter les différents airs dans une installation
de climatisation.

On peut considérer 02 types de conduits d’air :


• Les conduits de distribution qui transportent l’air traité depuis la centrale de traitement
jusqu’aux locaux à climatiser.
• Les conduits de reprise qui extraient l’air des locaux pour rejeter une partie et ramener une
autre partie vers la centrale de traitement de l’air.

D’après le matériau qui constitue ces conduits et selon le mode de fabrication, on classe
généralement les conduits d’air en 2 catégories :
• Les conduits circulaires, qui sont caractérisés par un diamètre et une épaisseur.
• Les conduits à section carre ou rectangulaire, qui sont caractérisés par une hauteur b, une
largeur a, une épaisseur e.

Déterminer un réseau de conduit d’air, c’est :


-Calculer les dimensions des conduits (diamètre ou section).
-calculer la perte de charge totale.

I. Choix de type de conduits :

Pour notre projet, on a opté pour le choix suivant :


• Conduits rectangulaires pour la distribution et la reprise d’air au niveau du bloc C, en
raison de nécessité de grand débit dans ses locaux (foyer, réfectoire).
• Conduits circulaires pour l’amenée d’air neuf des blocs A, B, D, E, G.

II. Méthode de dimensionnement des gaines :

Il existe plusieurs méthodes de dimensionnement des gaines aéraulique. Dans notre cas, on
a opté pour la méthode des pertes de charges constantes pour les réseaux de soufflage et de
reprise.
Le principe de cette méthode consiste à maintenir la même perte de charge linéaire pour la
détermination de l’ensemble du réseau.

38
Calcul aéraulique

a. Dimensionnement des gaines circulaires:


Les étapes à suivre sont les suivantes :
• Déterminer les débits à assurer pour chaque ventilo-convecteur et pour chaque tronçon du
réseau.
• Choisir la vitesse dans le tronçon principal (T.7 du Manuel Carrier 2éme partie).
• Déterminer la section du tronçon principale, par la formule suivante :

S = Q / (36 * V) [dm²]
Où: Q [m3/h]: le débit du tronçon
V [m/s]: la vitesse du tronçon

• Connaissant le débit d’air du tronçon principal, la vitesse et la section calculée, on


détermine sur la courbe n° 7 du Manuel Carrier 2éme partie, la perte de charge
correspondante en prenant un diamètre normalisé.
• Fixer l’intervalle de vitesse d’écoulement d’air dans les dérivations (T.7 du Manuel
Carrier 2éme partie).
• Calculer le pourcentage du débit pour les autres tronçons par rapport au débit de la gaine
principale tel que :

débit du tronçon
Pourcentage du débit = * 100 [ % ]
débit d'air total

• Calculer la section du tronçon comme suit :


S tronçon = S gaine principale * Pourcentage de la section [dm]

Où :
Pourcentage de section [%] : donné en fonction du pourcentage du débit (T.13 du
Manuel Carrier 2ème partie).

• Calculer le diamètre de la gaine donné par la formule suivante :

4 * Stronçon * 104
Dcalc = [ mm]
Π

39
Calcul aéraulique

• Prendre un diamètre normalisé, calculer la vitesse correspendante et vérifier qu’elle est


incluse dans l’intervalle fixé.

4 * Q tronçon
V = [ m/s]
3600 * Π * ( D norm * 10-3 ) 2

• Calculer la perte de charge linéaire :

ΔP liné = ΔP réseau * L [m.mce]

• Calculer la perte de charge totale du tronçon :

. ΔP tronçon = ΔP liné + ΔP tronçon en aval + P vc [m.mce]

b. Dimensionnement des gaines rectangulaires :

Les étapes à suivre sont résumées comme suit :

• Déterminer les débits à assurer pour chaque unité terminale et pour chaque tronçon du
réseau.
• Choisir la vitesse dans le tronçon principal (T.7 du Manuel Carrier, 2éme partie).
• Connaissant la vitesse et le débit dans le tronçon principal, on déterminera la perte de
charge linéaire correspondante (courbe 7, manuel Carrier 2éme partie), on gardera cette
perte de charge pour les autres tronçons.
• Déterminer la section du tronçon principale.
• Déterminer le diamètre équivalent et la dimension de la gaine rectangulaire principale (T.6,
manuel Carrier 2éme partie).
• Pour les autres tronçons, on calculera le pourcentage du débit.
• Détermine le pourcentage de section (T.13, manuel Carrier 2éme partie).
• On calcule la section.
• A partir de la table 6 du manuel Carrier 2éme partie, on détermine les dimensions de la gaine
en fonction de la section calculée, et on tire le diamètre équivalent correspondant.
• Calculer la vitesse réelle en fonction du diamètre équivalent et vérifier qu’elle est incluse
dans l’intervalle fixé.
• Calculer la perte de charge linéaire en utilisant la formule.
• Calculer la perte de charge totale du tronçon.

40
Calcul aéraulique

Exemples de calcul :

bloc D

Débit DN j ζ*ρ*v²/2 ∆Pt


tronçon L (m) (m³/h) % de débit % de section S (m²) Deq (mm) (mm) V (m/s) (Pa/m) J (Pa) ζ (Pa) (Pa)
A1-A2 1,14 860 55,1 63,1 0,027 59,02 100 0,20 0,27 0,31 0,3 18,00 18,31

III. Mode de ventilation :

On a prévu des grilles de ventilation de façade (basses) au niveau des portes pour le
transfert des l’air (chaud ou froid) des locaux conditionnés vers les circulations. L’air vicié des
sanitaires sera aussi extrait vers l’extérieur par des grille d’extraction et ramené d’air neuf.
Dans ce type de ventilation l’amenée et l’extraction s’effectuent naturellement.

IV. Equilibrage du réseau :

Afin d’assurer une diffusion uniforme, il faut que tous les circuits du réseau aient la même
perte de charge que le tronçon le plus défavorisé. Ceci est assuré par des organes de réglage
ou d’équilibrage.

Dans notre cas, on a utilisé des clapets de dosage circulaires à iris de type CIR de marque
France AIR. Ces clapets doivent être placés aux tronçons terminaux des circuits considérés
favorisés.

V. Les accessoires du réseau aéraulique :

Afin d’assurer un bon fonctionnement et une bonne sécurité, tout réseau aéraulique doit
être muni des accessoires suivants :

-Flexibles : Toute jonction de gaine à un ventilo-covecteur ou à une bouche d’extraction ou


de soufflage se fait par manchettes flexibles, afin d’atténuer les vibrations dus à l’écoulement
d’air.

-Clapets coupe-feu : Le passage de la gaine d’un local à un autre nécessite l’emplacement


d’un clapet coupe-feu sur le mur les séparant, de façon à empêcher la propagation du feu.

41
Calcul aéraulique

Dans notre projet on a choisit des clapets coupe-feu de marque France air, type REF 500
pour les gaines rectangulaires, et de type Circé 1H pour les gaines circulaires.

REF500 CIRCE 1H
VII-6-3. Volets de réglage :

42
Choix des équipements

INTRODUCTION :

Une installation de conditionnement d'air doit permettre le contrôle de différents


paramètres (température, humidité et pureté). Les caractéristiques que l’on peut exiger de
l’état de l’air varient selon le type du local.

La sélection des équipements dans un projet doit tenir compte :


- des résultats obtenus dans le bilan thermique (été et hiver).
- de l’aspect économique et esthétique.
- des exigences du cahier des charges.
- La disponibilité du matériel sur l e marché.

Dans notre projet, la sélection des équipements s’est faite comme suit :

-Bloc C : on a choisit un système tout air qui se fera via une CTA installée en toiture, où
l’air sera refroidi, réchauffé, humidifié ou déshumidifié, selon les besoins.

-Blocs A, B, D, E, F, G : on a choisit un système air/eau via un GPEG réversible installée en


toiture et des ventilo-convecteurs comme unité terminale.

I. Choix de la CTA :

Après étude de l’évolution de l’air, on détermine les caractéristiques des composantes


de notre CTA (batterie froide et chaude, ventilateur de soufflage et de recyclage).

Puissance de la batterie froide : PBF = 98 KW.


Puissance de la batterie chaude : PBC = 122 KW.
Le débit d’air traité soufflé : Qs = 18360m³/h.
Le débit d’air recyclé : Qrecy = 12960 m³/h.
Le débit d’air neuf : Qan = 5400 m³/h.

On choisit une CTA de marque CIAT, gamme Climaciat AirTech 250 (voir fiche technique en
annexe).

CTA Climaciat-AirTech

Catalogue CIAT

44
Choix des équipements

II. Choix du GPEG :

La puissance totale nécessaire pour l’alimentation des cassettes est la somme des
puissances de ces dernières.

Pour le bloc A : P = 92,14 KW.


Pour le bloc B : P = 95,93 KW.
Pour le bloc C : P = 105,2 KW.
Pour le bloc D : P = 95,93 KW.
Pour le bloc E : P = 174,12 KW.
Pour le bloc F : P = 177,6 KW.
Pour le bloc G : P = 84,36 KW.

On a choisi 7 GPEG (modèle Air/Eau réversible) avec kit Hydraulique, de marque CIAT,
gamme AQUACIAT 2 serie ILDH Lw/Lp 83/51, 85/53 et 87/55, de puissance 92,8 KW, 183,4
KW, 105,2 KW, 183,4 KW, 183,4 KW et 92,8 respectivement aux blocs A, B, C, D, E, F, G.

GPEG AQUACIAT 2 –catalogue CIAT

45
Choix des équipements

III. Choix des cassettes :


Le choix des cassettes se fait selon la puissance calorifique du local.

Pour notre projet, on a choisi des cassettes à deux tubes de marque CIAT, type
MELODY 61, 62, référence du moteur R1, R2, R3….R7 avec encombrement de la dalle de
600 x 600 mm.
Par exemple pour la salle d’ergothérapie du bloc B, on a prit deux cassettes MELODY 61
R2 de puissance 2460 W.

Cassette MELODY-catalogue CIAT

IV. grilles de soufflage et de reprise:

Pour les unités terminales au niveau du foyer et du réfectoire, on a choisi des diffuseurs de
marque France air, gamme NEO -100, qui ont pour dimensions 200mm, et pour débit de
diffusion max 1600 m3/h. et pour la reprise se, des grille d’extraction gamme GAP 81.

Grille de reprise GAP 81 diffuseur NEO -100

46
Choix des équipements

V. équipement cuisine :
Pour la cuisine on a choisi un plafond filtrant NéoSpace de marque FranceAir avec
module d’extraction, luminaires intégrés (consulter fiche technique dans l’annexe).

Plafond filtrant fermé NéoSpace-France Air

47
Régulation

Introduction :

Les installations de chauffage et de conditionnement d’air sont calculées pour la charge maximale,
afin de permettre un fonctionnement satisfaisant de l’installation.
Cependant, les conditions thermiques servant de base pour le calcul varient au cours de l’année,
donc il faudra prévoir des éléments de réglage permettant de moduler la puissance développée
en fonction du besoin du moment.

I. Equipement de recyclage :
Une boucle d régulation comprend :

1. Organes de détection (sonde) :


Les organes de détection des régulations électroniques sont désignés sous le nom de sonde
capteur pour la mesure de la température.

2. Régulation électronique :
La sonde n’étant qu’un simple organe de détection, un dispositif jouent le rôle de comparateur
est nécessaire, il comporte :
- Un comparateur qui compare entre la grandeur mesurées et la grandeur de consigne.
- Le convertisseur qui transforme les grandeurs mesurées en signaux électriques transmis au
régulateur.
-L’amplificateur dont le rôle est d’identifier les variations des signaux.
-L’organe d’affichage de la valeur de consigne, placés dans le régulateur ou à l’extérieur, à
l’endroit le plus pratique du point de vue manipulation.
-Deux relais de commande du moteur actionnant les vannes de réglage.

3. Différent mode de régulation :


Il existe plusieurs systèmes de régulation afin de maintenir la température constante à
l’intérieur des locaux.
- agir directement sur les équipements, c’est la régulation centrale.
-agir sur chacun des éléments terminaux, en fonction de la température à l’intérieur de chaque
local considéré indépendamment de l’ensemble des locaux, c’est la régulation par pièce.
-On peut adopter une solution mixte qui participe à la fois aux deux précédentes, on agit sur
plusieurs circuit chacun groupant des pièces semblables au point de vue calorifique, c’est la
régulation par circuit.

Dans notre projet, on a opté pour la régulation par circuit pour la CTA. Le régulateur
électronique s’avère le mieux adapté pour ce type d’installation, car les retards de transmission
sont très faibles.
Deux régulations sont envisagées, l’une pour l’été agissant sur la vanne trois voies de la batterie
froide, l’autre pour l’hiver agissant sur la vanne trois voies de la batterie chaude.

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Régulation

Pour le circuit chauffage on a opté pour une sonde extérieure, une sonde intérieure pour la
gaine de reprise et une sonde intérieure pour la gaine de soufflage.

Pour le circuit de refroidissement, on a choisi une sonde extérieure, une sonde intérieure pour la
gaine de reprise et une sonde intérieure pour la gaine de soufflage.

Pour la régulation par local des cassettes on a choisi un thermostat d’ambiance par local qui
détecte les variations de température.

Pour la régulation centrale du le GPEG :


-La régulation du groupe de production d’eau glacée est entièrement automatique.
La température de sortie d’eau est contrôlée en permanence pour détecter les modifications
de charge et de débit.
-Le compresseur doit démarrer à l’état non chargé.

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calorifugeage

Introduction :
Une bonne conception d’une installation de conditionnement d’air doit être capable de
fournir le confort désiré, en optimisant l’énergie produite et cela en la conservant, d’où la
nécessité du calorifugeage.

I. But du calorifugeage :

Le but du calorifugeage est d’éliminer les pertes thermiques des fluides caloporteurs et
réduire ou supprimer les condensations sur la paroi extérieure de la tuyauterie d’eau froide
placée dans un local non chauffé.

II. Application au projet :

Pour notre projet, on a opté pour un calorifugeage des conduites hydrauliques avec de
l’armaflex, et des gaines aérauliques avec de la laine verre.

L’armaflex est un isolant à structure cellulaire fermée à base de caoutchouc synthétique. Il


sera placé sur les tuyauteries hydrauliques.
Les vannes et les pompes resteront apparentes ; une manchette en tôle d’aluminium arrête
le calorifugeage, de telle sorte que la vanne ou la pompe peut être toujours démontable.
Ces qualités sont énumérées comme suit :
-L’armaflex possède une faible conductivité thermique.
-Il possède une très bonne résistance à la diffusion de la vapeur d’eau.
-Il est muni d’une barrière pare-vapeur (incorporée), distribuée sur la totalité de l’épaisseur.
-Il est inflammable.
-Il réduit les bruits d’écoulement des canalisations.

La laine de verre est un matériau isolant de consistance laineuse obtenu par fusion à partir
de roche, de verre ou de laitier.
Ces qualités sont énumérées comme suit :
-un matériau sain et propre.
-sa facilité de pose.
-elle assure une forte contribution à la protection passive contre les incendies.
-elle assure un bon isolement thermique et acoustique.

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