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COLLECTION DCG UE 5 31

ÉCONOMIE

CHAPITRE II L’ÉCONOMIE DE MARCHÉ :


SON FONCTIONNEMENT ET SES
IMPERFECTIONS

A - CIRCUIT ÉCONOMIQUE : ACTEURS ET OPÉRATIONS


Deux thèmes d’approfondissement sont ici retenus :
 L’approche en termes de circuit économique
 L’équilibre Ressources-Emplois d’une économie et l’identification des contributions à la croissance

QCM

47
1. La production est qualifiée de non marchande par l’INSEE si :

42
82
a) les entreprises qui la réalisent subissent des pertes

88
:14
b) elle est proposée à un « prix économiquement significatif » .28

c) elle ne peut être évaluée qu’à partir du coût des facteurs de production nécessaires à sa
.35
91

production
5.1
:10

2. Les syndicats patronaux font partie :


84
30

a) des ISBLSM
82
:88

b) des sociétés non financières


21
61

c) des sociétés financières


57
27
:5

3. Dans le cadre du circuit économique, les opérations de répartition décrivent :


ra
nit

a) la répartition de l’épargne des ménages entre épargne placée et épargne thésaurisée


Ke
G

b) comment les revenus se forment, puis circulent entre les agents économiques
NC
:E

c) la manière dont les entreprises utilisent leur profit


om
x.c
vo

4. Les exportations correspondent :


lar
ho

a) à la demande de biens et services nationaux exprimée par les économies étrangères


sc
w.

b) à un flux monétaire à destination des économies étrangères


ww

c) à l’offre de biens et services étrangers au sein de l’économie nationale


5. Le financement de l’économie :
a) n’est pas possible si l’État a un déficit budgétaire
b) correspond à une forme de protectionnisme
c) désigne le transfert de l’épargne vers les agents qui sont structurellement déficitaires
6. La finance indirecte :
a) correspond à l’émission de titres par les entreprises
b) repose sur l’intervention d’intermédiaires financiers
c) suppose que les ménages constituent une épargne thésaurisée
7. En économie ouverte, les composantes de la demande globale sont :
a) la consommation, l’investissement, la dépense publique, les exportations
b) la consommation, l’épargne, la dépense publique, les importations
c) la consommation finale, les consommations intermédiaires, la dépense publique, les
exportations
8. D ’après les conventions de l’INSEE, un prix est considéré comme
« économiquement non significatif » :
a) s’il est inférieur à la moitié du coût de production
b) s’il résulte d’une entente sur les prix entre entreprises
c) lorsque les entreprises sont lourdement taxées
9. Le circuit économique :
a) est une représentation schématique de l’économie qui est spécifique aux physiocrates
b) permet de mettre en évidence l’équilibre emplois-ressources d’une économie
c) privilégie un raisonnement en termes d’équilibre de marchés
10. Dans le cadre du circuit économique, le PIB peut être appréhendé par :
a) la somme des financements octroyés aux entreprises pour financer leurs investissements
b) la somme des composantes de la demande globale
c) l’investissement national parce qu’il permet, seul, d’accroître les volumes de production

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G
NC
:E
om
x.c
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ÉCONOMIE

THÈME D’APPROFONDISSEMENT N°5


L’APPROCHE EN TERMES DE CIRCUIT ÉCONOMIQUE

ANALYSE A. L’importance du cadre d’analyse : quelques concepts essentiels

1. Qu’est-ce qu’un circuit économique ?


2. Rappelez les trois catégories d’opérations prise en compte par le circuit économique.
3. Après avoir rappelé la distinction entre flux et stock, vous classerez les six grandeurs économiques
suivantes (en utilisant le tableau à 2 colonnes reproduit ci-dessous) :
Intérêts, Investissement, Revenu national, Consommation, Dette, Capital fixe.

Variables de stock Variables de flux

47
42
82
88
:14
4. En se situant au niveau d’un secteur institutionnel donné, que représente un flux entrant ? Un flux sortant ?
.28
.35
91

5. En vous appuyant sur le cadre du circuit économique, donnez une définition du financement de
5.1
:10

l’économie. Précisez les secteurs institutionnels qui dégagent une capacité de financement et ceux qui a
84
30

contrario ont un besoin de financement. Quels sont les mécanismes qui assurent la mise en relation de
82
:88

ces différents secteurs institutionnels ?


21
61
57
27
:5

B. Application
ra
nit
Ke
G
NC

Le schéma ci-dessous représente un circuit économique simplifié, prenant en compte uniquement deux
:E
om

secteurs institutionnels : les ménages et les sociétés non financières (entreprises).


x.c
vo

6. Caractérisez la situation des entreprises en comparant flux entrants et flux sortants.


lar
ho
sc

7. Quelle est la condition d’équilibre de ce circuit économique ? Commentez.


w.
ww

Dépense de consommation = 800

Epargne
Investissement = 200
Entreprises Ménages

Rémunération des facteurs de production = 1000

8. D’une façon générale, rappelez les principaux moyens de financement de l’investissement des entreprises.

C. Analyse du secteur institutionnel des Administrations publiques

1. Compléter l’extrait du tableau ci-dessous.


Secteurs institutionnels Administrations publiques
Principaux acteurs du secteur
Fonction principale
Ressources principales

2. Établissez une rapide synthèse du rôle des administrations publiques, en soulignant la problématique du
financement de ce secteur institutionnel.

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THÈME D’APPROFONDISSEMENT N°6


L’ÉQUILIBRE EMPLOIS-RESSOURCES D’UNE ÉCONOMIE ET L’IDENTIFICATION

DES CONTRIBUTIONS À LA CROISSANCE

Sur la base de vos connaissances personnelles et du document joint reporté pages


SUJET suivantes ([INSEE (2010), « Les comptes de la Nation en 2009 »), vous répondrez aux
questions ci-dessous :

ANALYSE L’année 2009 : Identification des contributions à la croissance française

47
42
82
1. Que représente la Formation brute de capital fixe ?

88
:14
.28

2. À l’aide du document joint et en reprenant les conventions de la comptabilité nationale, établissez


.35
91

l’équilibre Emplois-Ressources d’une économie. Vérifiez la valeur du PIB à partir de cette équation
5.1
:10

d’équilibre pour l’année 2009.


84
30
82
:88

3. Établissez un tableau d’équivalence entre les emplois et les ressources précisés ci-dessus et l’équation
21
61

d’équilibre général de l’économie qui découle de l’analyse keynésienne.


57
27
:5
ra

4. Quel est l’indicateur privilégié de mesure de la croissance économique ? Recherchez la définition du


nit
Ke

concept de « récession ». Comment mesure-t-on ce phénomène ?


G
NC
:E
om

5. Après avoir rappelé les différentes composantes de la demande intérieure, vous calculerez la contribution
x.c
vo

de cette dernière à la croissance du PIB.


lar
ho
sc
w.

6. L’analyse keynésienne vous semble-t-elle pertinente afin d’expliquer la contribution des différentes
ww

composantes de la demande intérieure à la croissance pour l’année 2009 ?

7. Définissez, puis calculez le solde des échanges extérieurs pour l’année 2009. Identifiez la contribution du
commerce extérieur à la croissance en 2009. Que signifie une contribution positive ? négative ?

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COLLECTION DCG UE 5 35

ÉCONOMIE

L’ÉQUILIBRE EMPLOIS-RESSOURCES D’UNE ÉCONOMIE ET


DOCUMENT ASSOCIÉ L’IDENTIFICATION DES CONTRIBUTIONS À LA CROISSANCE

LES COMPTES DE LA NATION EN 2009. UNE RÉCESSION SANS PRÉCÉDENT DEPUIS L’APRÈS-GUERRE.

En 2009, le produit intérieur brut recule de 2009. La demande des entreprises chute Le pouvoir d’achat des ménages
2,6 % en moyenne annuelle, après du fait à la fois d’un décrochage de leurs progresse, notamment grâce à la baisse
+ 0,2 % en 2008 et + 2,4 % en 2007. investissements et d’un déstockage de l’inflation ; leur taux d’épargne

Corrigée du nombre de jours ouvrables, la massif. Les flux d’échanges extérieurs se augmente. Le taux de marge des sociétés

baisse est un peu moindre ( 2,5 %). contractent fortement. En revanche, la non financières se replie. La valeur

Entamée au printemps 2008, la consommation des ménages résiste et ajoutée des sociétés financières rebondit.

contraction de l’activité s’est accentuée en celle des administrations publiques (...)

fin d’année 2008 et au premier trimestre accélère sous l’effet du plan de relance.

L’INVESTISSEMENT CHUTE, LES ENTREPRISES DÉSTOCKENT MASSIVEMENT TOUT AU LONG DE L’ANNÉE

47
42
L’investissement de l’ensemble des recule faiblement, comme c’est souvent le entreprises déstockent massivement.

82
88
agents chute en 2009 ( 7,1 % après cas en période post-électorale. Alors même que les perspectives se
:14
.28
+ 0,5 % en 2008). Jusqu’alors, la plus L’investissement des ménages, constitué dégradaient, tant pour la demande que
.35

forte baisse avait eu lieu lors de la pour l’essentiel d’achats de logements pour les prix de vente, l’aggravation de la
91

neufs, recule de 8,7 % (après  2,7 % en


5.1

récession de 1993 ( 6,2 %). Seul crise financière à l’automne 2008 les a
:10

l’investissement des administrations 2008). L’investissement des entreprises conduites à limiter au maximum leurs
84

publiques résiste et croît même non financières se contracte ( 8,0 % besoins de trésorerie. À lui seul, le
30
82

légèrement (+ 0,5 % contre  2,8 % en après + 2,4 %), particulièrement en biens déstockage réduit le PIB de 1,9 point sur
:88
21

2008), sous l’effet du plan de relance. d’équipement et en construction. l’année ( 0,3 point en 2008).
61

L’investissement de l’État accélère Comme lors des précédentes phases de (...)


57
27

nettement ; celui des collectivités locales fort ralentissement ou de récession, les


:5
ra
nit
Ke
G
NC
:E

LES ÉCHANGES EXTÉRIEURS SE CONTRACTENT FORTEMENT


om
x.c
vo
lar

En 2009, les échanges extérieurs de tout comme celui des importations la demande intérieure française ( 2,4 %
ho
sc

biens comme de services se contractent ( 10,7 % après + 0,6 %). Avec la en 2009 après + 0,5 %) entraîne celui des
w.
ww

fortement. La contribution du commerce récession mondiale, la forte contraction de importations, particulièrement de produits
extérieur à la croissance est légèrement la demande adressée à la France est le manufacturés et de pétrole brut. En
négative, à  0,2 point (après  0,3 point facteur principal de la chute des valeur, le solde extérieur se redresse
en 2008). Le recul des exportations en exportations, notamment en produits légèrement tout en restant déficitaire, à
volume ( 12,4 % après  0,5 % en 2008) manufacturés et en produits pétroliers  1,9 point de PIB.
est sans précédent depuis l’après-guerre, raffinés. Dans le même temps, le recul de

LA CONSOMMATION DES MÉNAGES RÉSISTE, CELLE DES ADMINISTRATIONS PUBLIQUES ACCÉLÈRE

Les dépenses de consommation des dépenses alimentaires s’accroissent des dépenses de transport et dans les
ménages progressent de nouveau en quelque peu. Celles en énergie diminuent hôtels-cafés-restaurants.
2009 (+ 0,6 %, après + 0,5 % en 2008). ( 1,9 %), malgré un début d’année Les dépenses de consommation des
Les achats de produits manufacturés rigoureux sur le plan climatique. Les administrations publiques, soutenues par
renouent avec la croissance dépenses des ménages en services le plan de relance, accélèrent à + 2,7 %
(+ 0,8 % après  0,2 %), sous l’effet des progressent de nouveau modérément après + 1,7 %, soit la plus forte
achats d’automobiles. Avec la mise en (+ 0,8 % après + 0,7 %). La hausse des progression depuis 1993 (pour plus de
place du dispositif de « prime à la casse », dépenses de loyers et de services détails sur les comptes des
ces achats sont en effet particulièrement financiers fait plus que compenser le recul administrations publiques en 2009, cf.
dynamiques (+ 4,7 % après  4,1 %). Les bibliographie).

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Le PIB et les opérations sur biens et services


Source : Insee, comptes nationaux, base 2000.

Évolution en volume aux prix de l’année 2009


précédente (en %)

2007 2008 2009 Prix évolution En milliards Contribution à la


(en %) d’euros croissance du PIB

Produit intérieur brut (PIB) 2,4 0,2  2,6 0,5 1 907,1  2,6

Importations 5,6 0,6  10,7  5,2 476,6  3,1

Total des emplois finals 3,1 0,3  4,4  0,7 2 383,8  5,7

Consommation effective des 2,4 0,9 0,9  0,1 1 418,6 0,6


ménages,

dont : dépense de
consommation

47
- des ménages 2,5 0,5 0,6  0,6 1 084,6 0,4

42
82
88
- individualisable des 1,6 2,1 2,0 1,2 305,8 0,3
administrations :14
.28
.35
91

Consommation collective des 1,2 0,9 4,2 1,4 164,0 0,3


5.1

administrations publiques
:10
84
30

Formation brute de capital 6,0 0,5  7,1  0,6 392,1  1,5


82
:88

fixe, dont :
21
61

- entreprises non 8,1 2,4  8,0  0,3 204,3  0,9


57
27

financières
:5
ra
nit

- ménages 4,6  2,7  8,7  1,7 106,6  0,5


Ke
G
NC

- administrations publiques 4,4  2,8 0,5 0,2 63,9 0,0


:E
om
x.c

Variations de stocks 0,2  0,3  1,9 ///  30,5  1,9


vo

(contribution à la croissance)
lar
ho
sc

Exportations 2,5  0,5  12,4  3,5 439,6  3,3


w.
ww

Source : Houriez G., Passeron V. & Perret A (2010), « Les comptes de la Nation en 2009. Une récession sans précédent depuis
l’après-guerre ». INSEE premières, n° 1294, mai 2010.

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B - LE COMPORTEMENT DES ACTEURS


Deux thèmes d’approfondissement sont ici retenus :
 La microéconomie du consommateur
 La microéconomie du producteur

QCM
1. Le courant de pensée à l’origine de la démarche microéconomique est :
a) l’école classique
b) l’école néoclassique
c) l’école keynésienne

2. Le concept d’utilité ordinale signifie que le consommateur :


a) est capable de hiérarchiser les différents niveaux de satisfaction que lui apportent
différentes quantités consommées de biens

47
b) chiffre précisément les différents niveaux d’utilité résultant des différentes quantités

42
82
consommées de biens

88
:14
c) est « price-taker » .28
.35
91

3. L’ensemble des paniers de biens de consommation procurant au


5.1

consommateur un même niveau d’utilité est représenté graphiquement par :


:10
84

a) une courbe d’isoproduit


30
82

b) une courbe d’indifférence


:88

c) une courbe de demande


21
61
57
27

4. L’élasticité-prix croisée de la demande :


:5
ra

a) permet de mesurer la sensibilité de la demande d’un bien face aux fluctuations du prix
nit
Ke

de ce même bien
G
NC

b) est utilisée par Engel pour établir une typologie des biens de consommation
:E
om

c) est utile pour identifier la nature complémentaire ou substituable de certains biens


x.c
vo
lar

5. Le producteur maximise son profit sous contrainte de sa fonction de


ho
sc

production lorsque :
w.
ww

a) la dernière unité de travail utilisée ne lui coûte rien


b) la productivité marginale du travail est égale à la productivité moyenne du travail
c) la productivité marginale du travail est égale au taux de salaire réel

6. L’hypothèse de la décroissance de la productivité marginale du travail (ou loi


des rendements factoriels décroissants) signifie que :
a) le supplément de production, résultant de la dernière unité de travail utilisée, est de plus
en plus faible
b) l’offre de produit est une fonction croissante du prix de ce produit
c) la demande de travail est une fonction décroissante du taux de salaire réel

7. Graphiquement, la courbe d’offre se confond avec :


a) la portion de la courbe de coût moyen située au-dessus de la courbe de coût marginal
b) la portion de la courbe de coût marginal située au-dessus de la courbe de coût moyen
c) la courbe de coût marginal

8. Le phénomène d’économies d’échelle est identifié par :


a) la décroissance du coût moyen de production
b) la décroissance de la productivité marginale du travail
c) la croissance du coût marginal

9. L’intensité capitalistique d’une production se mesure par :


a) le rapport Capital sur Travail
b) le rapport Production sur Capital
c) le rapport Capital sur Travail

10. La frontière des possibilités de production :


a) désigne les possibilités de production d’un producteur étant donné les facteurs de
production disponibles
b) souligne le caractère complémentaire des facteurs de production
c) désigne l’ensemble des combinaisons productives efficientes d’un pays donné

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mail pour recevoir


ra
nit
Ke
G
NC
:E
om
x.c
vo
lar
ho

un résumé de la loi
sc
w.
ww

de Finances

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THÈME D’APPROFONDISSEMENT N°7


LA MICROÉCONOMIE DU CONSOMMATEUR

ANALYSE A. Définir quelques concepts essentiels

1. Rappelez les deux grandes théories de la valeur. Quelle est la théorie retenue par la démarche
microéconomique ?
2. Qu’appelle-t-on « utilité d’un bien » dans le cadre de la microéconomie du consommateur ?
3. Définissez les concepts d’utilité cardinale et d’utilité ordinale.
4. Définissez le concept d’utilité marginale. Que signifie l’hypothèse néoclassique de décroissance de
l’utilité marginale ?
5. Donnez une définition large du concept d’élasticité.

47
42
B. Equilibre du consommateur

82
88
:14
.28

On suppose que l’agent économique consomme un panier de biens, composé de deux biens 1 et 2. On retiendra les notations
.35
91

suivantes :
5.1
:10

Y1 et Y2 : quantités respectivement demandées des biens 1 et 2.


84
30

p1 et p2 : prix de marché respectifs des biens 1 et 2.


82
:88

R : revenu du consommateur
21
61

U(Y1, Y2) : Niveau d’utilité procurée par les quantités consommées de biens 1 et 2.
57
27
:5
ra
nit
Ke

1. Définissez le concept de rationalité économique et appliquez-le au comportement du consommateur.


G
NC
:E

2. Que représente une courbe d’indifférence ? A quoi correspond la carte d’indifférence ?


om
x.c
vo

3. Qu’appelle-t-on droite du budget ?


lar
ho
sc

4. Complétez le graphique ci-dessous et localisez le point d’équilibre du consommateur. Quelles sont les
w.
ww

caractéristiques de l’équilibre ?

Y2

Droite du budget

Y1

C. Fonction de demande
1. Définissez puis représentez graphiquement la fonction de demande du consommateur.
2. À quoi correspond le surplus du consommateur ? Peut-on le représenter sur le graphique réalisé dans la
question C.1 ci-dessus.

D. « Expliquez les notions d’élasticité de la demande par rapport au revenu et


d’élasticité de la demande par rapport aux prix. Donnez des exemples. » (Sujet
DCG, session 2010).

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THÈME D’APPROFONDISSEMENT N°8


LA MICROÉCONOMIE DU PRODUCTEUR

On retiendra les notations suivantes :


Volume de production : Y
Facteur capital : K
Facteur travail : L
Variation de la quantité produite : Y
Variation de la quantité de facteur travail utilisée : L
Productivité moyenne du facteur travail : PML
Productivité marginale du facteur travail : PmL

ANALYSE A. Fonction de production et équilibre du producteur

47
NB : On suppose que l’entreprise utilise deux facteurs de production, le travail et le capital (technique).

42
82
88
1. Définissez les concepts suivants :
:14
.28
 Fonction de production
.35
91

 Complémentarité versus substituabilité des facteurs de production


5.1
:10

 Isoquante (ou courbe d’isoproduit)


84
30

 Efficacité ; efficience
82
:88

 Productivité marginale du travail ; productivité moyenne du travail


21
61
57

2. En supposant que le stock de capital utilisé par l’entreprise est fixe, représentez la fonction de production
27
:5

dans le plan (L,Y). Quelle loi est mise en évidence par la concavité de la courbe représentant la fonction
ra
nit

de production ? Enoncez précisément cette loi.


Ke
G
NC

3. Rappelez le programme de maximisation sous contraintes du producteur. Quelles sont les principales
:E
om

caractéristiques de l’optimum du producteur ?


x.c
vo
lar
ho
sc
w.

B. Courbes de coût, fonction d’offre


ww

Hypothèse retenue : le stock de capital détenu par l’entreprise est fixe. Le niveau de production dépend en
conséquence d’un seul facteur variable : le travail. On retiendra la notation simplifiée suivante : Y=f(L).

1. Définissez les notions de coût total, coût moyen et coût marginal de production.
2. Quelles relations unissent respectivement le coût moyen et la productivité moyenne du travail, le coût
marginal et la productivité marginale du travail.
3. Représentez sur un unique graphique les fonctions de coût moyen et de coût marginal de l’entreprise.
4. Après avoir défini la fonction d’offre, vous la représenterez sur le graphique réalisé pour la question B.3 ci-dessus.
5. Définissez le concept de surplus du producteur.

C. Économies d’échelle versus déséconomies d’échelle

1. Définissez le concept d’économies (versus de déséconomies) d’échelle. A l’aide de la représentation


graphique de votre choix, identifiez schématiquement les phénomènes d’économies et de déséconomies
d’échelle susceptible de se produire au sein d’une entreprise donnée.
2. Vous complèterez le tableau ci-dessous afin d’identifier les principaux facteurs à l’origine d’économies et
de déséconomies d’échelle.

Facteurs à l’origine d’économies d’échelle Facteurs à l’origine de déséconomies d’échelle

3. Qu’est-ce qu’un monopole naturel ?

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ÉCONOMIE

C - CONSTRUCTION DES MARCHÉS ET FORMATION DES PRIX


Deux thèmes d’approfondissement sont ici retenus :
 Les structures de marché : concurrence pure et parfaite ; concurrence imparfaite
 Les situations d’échecs (ou de défaillances) du marché

QCM
1. En économie de marché, les prix remplissent les trois fonctions principales
suivantes :
a) l’information, l’incitation et la transparence
b) l’équilibre, l’information et la transformation
c) l’information, l’incitation et l’équilibre

2. En longue période, en situation de concurrence pure et parfaite, le prix


d’équilibre du marché vérifie l’égalité suivante :

47
42
a) Prix de vente = Coût moyen = minimum du coût marginal

82
88
b) Prix de vente = Coût marginal = minimum du coût moyen
:14
.28
c) Prix de vente = Coût marginal = recette marginale
.35
91
5.1

3. La rente de monopole désigne :


:10
84

a) d’après les physiocrates, la rente des propriétaires fonciers


30
82

b) l’existence d’un surprofit (c’est-à-dire d’un profit au-delà de la rémunération normale du capital)
:88

c) la situation d’un oligopole avec entente sur les prix


21
61
57
27

4. La concurrence monopolistique :
:5
ra
nit

a) désigne une situation durable de monopole


Ke

b) résulte de l’intervention de l’Etat


G
NC

c) repose sur l’innovation-produit


:E
om
x.c
vo

5. Un monopole discriminant :
lar
ho

a) propose des prix différenciés pour un même produit en fonction des segments de clientèle
sc
w.

b) propose des produits différenciés en fonction des segments de clientèle


ww

c) se différencie des autres firmes, proposant le même produit, par un prix de vente plus faible

6. On appelle monopole naturel une situation de monopole qui résulte :


a) de l’innovation
b) de coûts fixes élevés se traduisant par une courbe de coût moyen continuellement
décroissante
c) de l’exploitation de ressources naturelles

7. L’hypothèse de « transparence du marché » signifie :


a) une multitude d’offreurs et de demandeurs
b) une information parfaite des agents
c) une libre entrée et une libre sortie du marché

8. Les situations d’échec du marché désignent les situations où :


a) le marché ne permet pas une allocation optimale des ressources
b) les entreprises ne sont pas suffisamment compétitives vis-à-vis de la concurrence étrangère
c) un niveau élevé de fiscalité décourage l’activité productive des entreprises

9. Un effet externe résulte :


a) de l’influence du reste du monde sur l’économie nationale
b) de l’absence de droits de propriété clairement établis
c) d’une intervention forte de l’Etat dans l’économie

10 La théorie des marchés contestables recommande :


a) un contrôle étroit des ententes et des mouvements de concentration d’entreprises
b) de maintenir la menace d’entrants potentiels sur les marchés
c) de maintenir de nombreuses entreprises sur les marchés pour assurer une forte
concurrence effective

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42 UE 5 COLLECTION DCG

ÉCONOMIE

47
42
82
88
:14
.28
.35
91
5.1
:10
84
30
82
:88
21
61
57
27
:5
ra
nit
Ke
G
NC
:E
om
x.c
vo
lar
ho
sc
w.
ww

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COLLECTION DCG UE 5 43

ÉCONOMIE

THÈME D’APPROFONDISSEMENT N°9


LES STRUCTURES DE MARCHÉ :
CONCURRENCE PURE ET PARFAITE ; CONCURRENCE IMPARFAITE

Sur la base de vos connaissances personnelles et du document joint reporté page suivante
SUJET (Le Cacheux J, 2010), vous répondrez aux questions ci-dessous :

ANALYSE A. Identification du contexte pertinent :

 Auteur ?
 Date du document ?
 Type de publication ?

47
42
82
B. Définir quelques concepts essentiels :

88
:14
.28

1. Qu’est-ce qu’un marché de concurrence pure et parfaite (CPP) ?


.35
91
5.1

2. Qu’est-ce que la loi de l’offre et de la demande ? Quels rôles jouent les prix en économie de marché ?
:10
84
30

3. Quels sont les caractéristiques de l’équilibre d’un marché de CPP ?


82
:88

4. Qu’est-ce qu’un marché de concurrence imparfaite ? Quelle est la principale différence entre un marché
21
61
57

de CPP et un marché de concurrence imparfaite ?


27
:5
ra

5. Les termes de « concurrence imparfaite » et de « concurrence monopolistique » sont-ils synonymes ?


nit
Ke

Justifiez votre réponse.


G
NC
:E

6. Définissez le concept de monopole. Quelles sont les caractéristiques de l’équilibre d’un marché en
om
x.c

situation de monopole ?
vo
lar
ho

7. Quelle différence peut-on établir entre un monopole et un cartel ?


sc
w.
ww

C. Questions basées sur le texte joint (ayant pour objectif de construire la démarche
d’analyse du document)

1. Qu’est-ce qu’une loi anti-trust ? Quelles sont les deux lois qui ont marqué la volonté américaine de
ème ème
réguler le processus concurrentiel fin 19 – début 20 ?
2. Quels sont les risques associés à une situation de monopole ?
3. Toutes les formes de monopole sont-elles à proscrire ? Justifiez votre réponse.
4. À quels problèmes les autorités sont-elles confrontées en matière de surveillance des concentrations d’entreprise ?
Sur la base de vos connaissances personnelles, vous répondrez aux questions suivantes :
5. Quel est le courant de pensée qui, au cours des années 1960 aux Etats-Unis, a justifié le recours à des
mesures anti-trust ? Quelles sont les justifications avancées par ces auteurs d’obédience libérale ?
6. Exposez la théorie des marchés contestables. A quelles recommandations aboutit cette théorie en
matière de surveillance de la concurrence ?

D. Établissez en quelques lignes (8 à 10 lignes maximum) une synthèse des idées


principales développées dans le document joint.

E. De la synthèse à la recherche d’apports complémentaires … En vous appuyant


sur le document ci-dessus ainsi que sur vos connaissances personnelles, vous
apporterez des éléments de réponse structurés à la question suivante :
Quelles sont les vertus de la concurrence ?

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C
44 UE 5 COLLECTION DCG

ÉCONOMIE

LES STRUCTURES DE MARCHÉ : CONCURRENCE PURE ET PARFAITE ;


DOCUMENT ASSOCIÉ
CONCURRENCE IMPARFAITE

« DEPUIS LA FIN DU XIXE SIÈCLE, LES ETATS CHERCHENT À CONTRER LE POUVOIR DES MONOPOLES »

La législation antimonopole n’a cessé de davantage politiques qu’économiques. Le stratégiques, comme ça a pu être le cas
se développer dans la plupart des pays. préambule de la loi stipule que la entre Siemens et Areva à une certaine
D’où est née l’idée de légiférer contre les démocratie américaine ne saurait tolérer époque ou entre Philips et Thomson pour
monopoles ? Tout est parti des Etats- un pouvoir de type « royal » dans le développer de nouvelles technologies.
Unis, lorsqu’à la fin du XIXe siècle domaine de la production. Le pouvoir doit L’exemple de Microsoft est aussi
commence la première mondialisation. y être partagé. Mais cette législation n’a éloquent. L’entreprise est surveillée,
L’introduction de la vapeur avait pas limité les concentrations d’entreprises, parfois condamnée, mais personne ne
considérablement abaissé les coûts de car elle n’était juridiquement pas cherche ni à la nationaliser ni à la
transports terrestres et transatlantiques, et contraignante pour les grandes démanteler.
l’avènement du télégraphe avait accéléré entreprises qui se constituaient en une Les concentrations engendrées par les
les communications, comme c’est le cas seule entité juridique. Le monopole crises économiques (1870, 1929, 1971,
aujourd’hui avec la généralisation pétrolier de Standard Oil a ainsi très bien 2007) créent aussi des conditions

47
d’Internet. survécu au Sherman Anti-Trust Act. Le favorables - des parts de marché plus

42
82
À partir de 1858, date du premier câble poids politique excessif que pouvaient grandes, beaucoup moins de concurrents

88
:14
transatlantique, une information de prendre des entreprises gigantesques par .28 -, permettant aux entreprises qui y
Londres à New York se transmet en le contrôle quasi total d’un marché survivent d’obtenir des surprofits.
.35

quelques minutes contre plusieurs jours préoccupait donc toujours le pouvoir. Les Aujourd’hui, ces derniers pourraient être
91
5.1

auparavant. Apparaissent alors d’énormes Etats-Unis ont alors adopté, en 1914, le investis dans un mode de croissance plus
:10

entreprises ainsi qu’une formidable Clayton Anti-Trust Act qui légifère contre éthique, plus durable... à condition que la
84
30

expansion des investissements directs les concentrations. réglementation incite à aller dans cette
82

direction plutôt que vers le pur profit


:88

étrangers, des flux de capitaux et, déjà, la Certains économistes, comme Joseph
21

constitution de multinationales. Schumpeter, ont vanté les vertus des actionnarial. Mais ce n’est pas le cas. On
61
57

Les très grandes banques, qui se monopoles pour l’économie. Le a bien évité la répétition de la crise de
27

développent alors en Europe, entre 1870 mouvement de concentration des 1929, mais à sa suite, en 1933, les Etats-
:5
ra
nit

et 1890, sont des oligopoles financiers, à entreprises ne peut-il être favorable à la Unis ont adopté le Glass-Steagall Act [qui
Ke

l’instar du Crédit lyonnais en France. Le croissance ? Il peut l’être à condition que séparait banques de dépôts et banques
G
NC

monopole pose alors un problème d’excès les entreprises n’abusent pas de leur d’investissement].
:E

En 2009 en revanche, il n’y a pas eu de


om

de pouvoir de certaines entreprises, jugé position. En effet, si le monopole est


x.c

inacceptable dans une vraie démocratie néfaste au consommateur à court terme révision majeure de la réglementation. Les
vo
lar

comme les Etats-Unis. lorsqu’il provoque des hausses de prix, il leçons de la Grande Dépression n’ont pas
ho

L’Europe, après les Etats-Unis, a peut avoir des avantages à plus long toutes été retenues
sc
w.

développé, dès 1957, une législation terme : l’entreprise en situation de


ww

favorisant la concurrence. Quelles étapes monopole peut investir son surprofit dans Source : Le Monde, Article paru dans
avaient déjà été franchies ? La législation l’innovation. On constate d’ailleurs qu’il y a l’édition du 12.01.10
antitrust a véritablement commencé à toujours arbitrage entre la lutte des Etats Jacques Le Cacheux, directeur du
exister en 1890, avec le Sherman Anti- contre les monopoles pour défendre les département des études de l’OFCE -
Trust Act [qui condamne les ententes intérêts du consommateur, et le soutien Propos recueillis par Anne Rodier
illicites]. Le sénateur Sherman, auteur de des ententes pour favoriser la recherche
la loi, avait alors des motivations et développement, ou encore les intérêts

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COLLECTION DCG UE 5 45

ÉCONOMIE

THÈME D’APPROFONDISSEMENT N°10


LES SITUATIONS D’ÉCHECS (OU DE DÉFAILLANCES) DU MARCHÉ

Sur la base de vos connaissances personnelles et du document joint reporté page suivante
SUJET (Parienty A., 2009), vous répondrez aux questions ci-dessous :

ANALYSE A. Définir et exploiter quelques concepts essentiels

1. Que signifient les concepts de « libéralisme », de « libéralisation des marchés », de « régulation par les
marchés » et d’« économie de marchés » ?
2. Définissez les concepts suivants :
a) Frontière des possibilités de production
b) Optimum de Pareto

47
c) Échec (ou défaillance) du marché

42
82
88
3. Quels liens peut-on établir entre les concepts suivants :
:14
.28
.35

a) Marché de concurrence pure et parfaite (CPP) et optimum de Pareto


91
5.1

b) Optimum de Pareto et frontière des possibilités de production


:10
84

4. Pourquoi l’optimum de Pareto est-il qualifié d’optimum social ?


30
82
:88

5. Citez des exemples d’échec du marché. Quelles en sont les conséquences en termes d’intervention de
21
61

l’État ?
57
27
:5
ra
nit
Ke
G

B. Notion d’externalités
NC
:E
om
x.c

1. Définissez le concept d’externalité.


vo
lar
ho

2. Quelle est l’origine des externalités ?


sc
w.
ww

3. Que signifie « internaliser » un effet externe ?


4. L’activité productive des entreprises peut se traduire par une dégradation des ressources naturelles,
assimilée à des externalités négatives. Quels sont les principaux instruments disponibles afin de limiter
cette dégradation de l’environnement ?
5. Complétez la phrase suivante : un investissement qui est à l’origine d’externalités positives est un
investissement qui...
6. Expliquez la notion d’externalité technologique associée à l’investissement en R&D d’une entreprise.
Quels sont les risques induits par ces externalités technologiques ? L’Etat peut-il y remédier ?

C. Les biens collectifs

1. Opposez les notions de « bien privé » et de « bien collectif »


2. Que signifie le comportement de passager clandestin ?
3. Pourquoi l’existence de biens collectifs justifie-t-elle l’intervention de l’État ?

D. Monopole naturel et régulation étatique

1. Expliquez la notion de monopole naturel et justifiez pourquoi, dans une telle situation, la concurrence ne
permet pas une meilleure allocation des ressources.
2. En reprenant le document joint, identifiez le(s)problème(s) résultant de l’ouverture à la concurrence des
services de réseau.

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46 UE 5 COLLECTION DCG

ÉCONOMIE

DOCUMENT ASSOCIÉ LES SITUATIONS D’ÉCHECS DU MARCHÉ

À QUOI SERT LE MARCHÉ ?


Lorsqu’il fonctionne bien, le marché agit comme un calculateur géant, qui oriente les comportements de manière performante et
coordonne l’action de millions d’agents grâce aux prix. Mais il s’agit d’un mécanisme délicat, qui se dérègle aisément et peut se révéler
dans plusieurs cas inadapté à produire une coordination efficace des actions des différents acteurs économiques. (...)

Mais le marché ne peut pas tout faire

(...) Un autre problème apparaît lorsque publicité - du "temps de cerveau beaucoup de problèmes pour d’autres
certains effets des activités économiques disponible", avait déclaré Patrick Le Lay, réseaux comme l’électricité, les chemins
ne sont pas pris en compte dans les prix. lorsqu’il dirigeait TF1 - à des annonceurs. de fer ou la Poste. Le nombre
Par exemple, si une aciérie pollue l’air d’entreprises est trop faible pour garantir
sans avoir à payer de taxe, le coût de Enfin, lorsque les coûts de production de la concurrence, si bien que des autorités
cette pollution pour la collectivité est certains biens sont essentiellement des de régulation sont chargées de contrôler
négligé dans le calcul du prix de l’acier; coûts fixes, c’est-à-dire des coûts qui ne les prix. Faute de connaître les coûts,

47
celui-ci est donc "faux", il n’intègre pas les progressent pas avec la quantité produite, elles naviguent entre des prix trop bas, qui

42
coûts que la production fait subir à correspondant à la construction de découragent l’investissement et mènent à

82
88
l’ensemble de la société. Outre ces lourdes infrastructures (un réseau ferré ou des pénuries (cas de l’électricité en
:14
.28
externalités (*) , le marché est également de télécommunication, par exemple), le Californie), et des prix trop élevés, qui
.35

pris en défaut lorsqu’il s’agit de produire marché est dominé par un "monopole assurent des rentes confortables aux
91

naturel". Par exemple, une société de opérateurs et mécontentent les


5.1

des biens collectifs (*) : s’il est impossible


:10

d’obliger le consommateur à payer pour distribution d’électricité ayant pour coût consommateurs (cas de l’électricité au
84

l’utilisation des biens, comme dans le cas principal la construction d’un réseau : une Royaume-Uni).
30
82

de l’éclairage public ou de la défense fois celui-ci construit, le coût n’augmente


:88
21

nationale, il est difficile de fixer un prix. pas avec le nombre d’utilisateurs. A Malgré tous ses mérites, le marché ne
61

Ces problèmes sont sérieux, car les l’inverse, une fois le réseau construit, plus peut donc à lui seul organiser toute
57
27

externalités ou les biens collectifs sont il a d’utilisateurs payants, plus il est l’activité économique. Son fonctionnement
:5
ra

nombreux. Il est en général possible de rentable. Il serait économiquement doit souvent être encadré par l’Etat et
nit
Ke

les surmonter avec l’aide de l’Etat. Dans absurde d’avoir plusieurs réseaux d’autres formes d’organisation sont
G
NC

le cas de certaines pollutions, une taxe concurrents sillonnant le territoire. Mais un souvent nécessaires pour assurer une
:E

peut rétablit le prix juste en accroissant le monopole est généralement inefficace coordination efficace des agents
om

économiques.
x.c

coût de production d’un montant dans la mesure où il a tendance à profiter


vo

équivalent au dommage résultant de la de sa position pour fixer des prix élevés. Il


lar
ho

pollution (mais cette solution ne s’applique faut le nationaliser ou le réguler, pour *Externalité : effet économique sur des
sc
w.

pas à tous les problèmes obliger l’entreprise à pratiquer des prix tiers non pris en compte par celui qui
ww

d’environnement). Dans le cas de la bas et empêcher la formation d’une rente prend la décision. Une externalité peut
défense nationale, le financement se fait injustifiée. être positive (lorsque je me fais vacciner,
par l’impôt, la délibération politique étant je réduis les risques pour mon entourage)
censée révéler quelle somme la société Ces dernières années, de nombreux ou négative (si je construis un mur élevé,
souhaite consacrer à ce bien. Il est gouvernements et la Commission je réduis l’ensoleillement pour mes
également possible de trouver des européenne ont essayé de casser ces voisins).
modèles économiques alternatifs: puisqu’il monopoles naturels afin d’introduire de la
est impossible de contraindre les concurrence. L’évolution technique a Source : Parienty A. (2009), « A quoi sert
auditeurs à payer pour une émission de conduit à un certain succès de cette le marché ? ». Alternatives économiques,
radio, au lieu de vendre une émission à démarche dans le cas du téléphone; mais n°286.
des auditeurs, l’entreprise vendra de la l’ouverture à la concurrence pose

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COLLECTION DCG UE 5 47

ÉCONOMIE

D - L’ANALYSE DE LA CONSOMMATION ET DE L’INVESTISSEMENT


Deux thèmes d’approfondissement sont ici retenus :
 le partage du revenu entre consommation et épargne
 déterminants et rôle macroéconomique de l’investissement

QCM
1. D’après la théorie keynésienne, la consommation des ménages dépend :
a) des anticipations des ménages relatives à leurs revenus futurs
b) du taux d’intérêt réel
c) du revenu réel courant disponible
2. Les lois d’Engel :
a) permettent d’expliquer l’évolution, au cours de plusieurs décennies, de la structure des
dépenses de consommation des ménages
b) permettent d’expliquer l’évolution de la structure des dépenses de consommation des

47
42
ménages en période d’inflation

82
88
c) s’appuie sur la notion d’élasticité de la demande par rapport au prix
:14
.28
.35

3. La loi psychologique fondamentale de la consommation énoncée par Keynes signifie que :


91

a) lorsque le revenu croît, la consommation croît aussi, mais dans une moindre mesure
5.1
:10

b) lorsque le revenu croît, la consommation croît aussi, mais de façon plus que proportionnelle
84
30

c) lorsque le revenu croît, la consommation croît aussi, dans les mêmes proportions
82
:88

4. L’effet de cliquet de la consommation de T. Brown montre qu’à une période donnée :


21
61

a) la consommation dépend du revenu réel, c’est-à-dire après prise en compte de l’inflation


57
27

b) la consommation dépend non seulement du revenu courant mais également du niveau de


:5
ra

revenu le plus élevé perçu précédemment


nit
Ke

c) la propension marginale à consommer est plus forte dans le groupe des ménages dotés de
G
NC

hauts revenus
:E
om
x.c

5. D’après Milton Friedman, le revenu permanent désigne :


vo
lar

a) le revenu moyen obtenu tout au long du cycle de vie d’un ménage


ho
sc

b) le revenu annuel moyen anticipé par le ménage sur la base des tendances passées
w.
ww

c) le revenu après prélèvements obligatoires


6. Dans la théorie keynésienne, le taux d’intérêt détermine :
a) le montant de l’épargne
b) la forme de l’épargne
c) le montant de la consommation
7. Dans une perspective keynésienne, un projet d’investissement est considéré
comme rentable si le taux de rendement interne de l’investissement :
a) est supérieur au taux d’intérêt
b) est positif
c) est supérieur à la valeur actuelle nette de l’investissement projeté
8. L’effet accélérateur montre qu’en situation de plein emploi des capacités de production :
a) une augmentation de l’investissement entraîne une hausse plus que proportionnelle du revenu national
b) une augmentation de la demande entraîne une hausse plus que proportionnelle de l’investissement
c) une augmentation de l’investissement entraîne une hausse moins que proportionnelle du
revenu national
9. L’effet multiplicateur montre que :
a) une augmentation de la demande entraîne une hausse plus que proportionnelle de l’investissement
b) une augmentation du taux d’imposition peut induire une baisse du montant des recettes
fiscales récoltées par l’Etat
c) la variation de l’une des composantes autonomes9 de la demande globale entraîne une
hausse plus que proportionnelle du revenu national
10. De l’expression du multiplicateur d’investissement en économie ouverte, on déduit
que plus la propension marginale à importer est :
a) faible et plus l’effet multiplicateur est fort
b) forte et plus l’effet multiplicateur est fort
c) forte et plus la relance budgétaire est efficace afin de relancer la croissance

9 Composante autonome de la demande globale : la variation de cette composante ne dépend pas du revenu.
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C
48 UE 5 COLLECTION DCG

ÉCONOMIE

Optez pour nos fiches


de cours en :
DCG
- Droit des sociétés (UE2)
47
42
82
88
:14

- Droit social (UE3)


.28
.35
91
5.1

- Droit fiscal (UE4)


:10
84
30
82
:88

- Management (UE7)
21
61
57
27
:5
ra
nit
Ke
G

DSCG
NC
:E
om
x.c
vo

- Finance (UE2)
lar
ho
sc
w.
ww

- Fiscalité des groupes


de sociétés (UE4)
elles vous seront d’une
aide précieuse.

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COLLECTION DCG UE 5 49

ÉCONOMIE

THÈME D’APPROFONDISSEMENT N°11

LE PARTAGE DU REVENU ENTRE CONSOMMATION ET ÉPARGNE

Sur la base de vos connaissances personnelles et des documents joints reportés page suivante
SUJET (L’Expansion.com, 2009 et INSEE, 2013), vous répondrez aux questions ci-dessous :

ANALYSE A. Définir quelques concepts essentiels

NB : Le site educnet de l’INSEE (http://www.cndp.fr/stat-apprendre/insee) est susceptible de vous aider pour


répondre aux questions ci-dessous :

1. Définissez les termes suivants :


a) Revenu disponible brut
b) Revenu réel disponible
c) Propension moyenne à consommer

47
d) Propension marginale à consommer

42
82
e) Taux d’épargne

88
f) Epargne (brute) des entreprises :14
.28
.35

2. Énoncez la loi psychologique fondamentale de la consommation de Keynes.


91
5.1
:10

En vous appuyant sur le tableau de statistiques extrait des comptes de l’INSEE, vous répondrez aux
84
30

questions ci-dessous :
82
:88
21

3. Quelle était la valeur du taux d’épargne des ménages français en 2008 ? en 2009 ? en 2012 ?
61
57
27

Quelle tendance a suivi ce taux depuis le début des années 2000 ?


:5
ra
nit

4. Comment a évolué le pouvoir d’achat des ménages français entre 2000 et 2010 ? Que constatez-vous à
Ke
G

compter de 2010 ?
NC
:E
om
x.c

B. Les déterminants du partage du revenu entre consommation et épargne


vo
lar
ho
sc

1. Quelle est la variable qui détermine le partage du revenu entre consommation et épargne dans une
w.
ww

optique classique ? dans une optique keynésienne ?


2. Quel est le rôle attribué à l’épargne dans une optique néoclassique ? Cette vision est-elle partagée par
les keynésiens ?
3. Après avoir défini le concept d’épargne thésaurisée, vous expliquerez pourquoi les néoclassiques
excluent la possibilité d’un comportement de thésaurisation des ménages. Quelle en est la conséquence
en termes d’équilibre général de l’économie ?
4. Exposez la théorie du revenu permanent de Milton Friedman. Que peut-on en déduire quant à l’efficacité
d’une politique de relance budgétaire basée sur la stimulation du revenu courant des ménages ?
5. Citez au moins deux théories permettant d’expliquer le décalage observé entre le revenu courant et la
consommation courante des ménages.

C. Exploitation du document joint extrait de l’Expansion.com

1. Quels sont les facteurs avancés par l’économiste Eric Heyer permettant d’expliquer la remontée du taux
d’épargne des ménages français en 2009 ?
2. Expliquez la phrase suivante, extraite du document joint, en mobilisant des apports théoriques
pertinents : « La France incarne en effet un modèle où les ménages mettent de côté leurs économies
quand l’Etat s’endette beaucoup ».
3. Expliquez pourquoi, pour Cyril Blesson, le maintien d’un taux d’épargne à un niveau extrêmement élevé constitue
« une grosse menace sur la reprise ». Quel est le cadre théorique de référence sur lequel s’appuie C. Blesson ?
4. Commentez le dernier paragraphe du document joint.
D. En vous a ppuyant sur les documents joints ainsi que sur vos connaissances
personnelles, vous analyserez le rôle macroéconomique de l’épargne.
NB : Votre réponse prendra la forme d’une argumentation structurée.

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C
50 UE 5 COLLECTION DCG

ÉCONOMIE

DOCUMENTS ASSOCIÉS LE PARTAGE DU REVENU ENTRE CONSOMMATION ET ÉPARGNE

LE TAUX D’ÉPARGNE DES MÉNAGES VA RESTER TRÈS ÉLEVÉ EN 2010


Les inquiétudes liées notamment au beaucoup, contrairement aux pays anglo­
chômage vont pousser les ménages à "Les consommateurs sont aussi des saxons traditionnellement marqués par un
maintenir un niveau important d’épargne salariés, inquiets pour leur emploi. Ils fort endettement des ménages, rappelle
de précaution, estime l’économiste Eric constatent que, dans leurs entreprises, M. Heyer.
Heyer, de l’OFCE. investissement et dépenses sont remis au
lendemain. Ils vivent au quotidien la Et la tendance ne devrait pas s’inverser
Malgré la progression de leurs revenus, prudence de leurs employeurs", avance durablement. Certains experts estiment
les Français n’ont jamais autant épargné aussi Eric Bigot, du Credoc, cité dans Le certes que les ménages ont puisé dans
depuis sept ans, une "épargne de Figaro. leurs réserves en fin d’année, notamment
précaution" sur laquelle ils préfèrent miser Signe de leur précaution, les Français ont pour payer leur nouvelle voiture, dans le
face à la hausse du chômage. d’ailleurs plébiscité cette année les cadre du dispositif de prime à la casse.
placements les plus sûrs, souvent moins L’Insee mise ainsi sur un recul de 0,6

47
Au troisième trimestre, le taux d’épargne rémunérateurs, comme le livret A et point du taux d’épargne sur la fin d’année

42
des ménages atteint 17% des revenus, un l’assurance-vie. 2009.

82
88
record depuis la fin de l’année 2002 et un
:14
.28
score rarement atteint au cours des Autre facteur d’explication, la Mais l’an prochain, ce taux devrait rester
.35

dernières décennies puisqu’il faut ensuite compensation de la baisse du patrimoine relativement stable, comme le prédit
91

des ménages. "Avec la crise, les Bourses l’OFCE qui prévoit 16,8%.
5.1

remonter au premier trimestre 1983 pour


:10

retrouver un tel niveau, selon les chiffres se sont effondrées et les prix immobiliers Même constat pour Cyril Blesson qui mise
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de l’Insee. chutent. Les ménages se sentent moins sur 16,4%. Le chiffre, inférieur au
30
82

riches et reconstituent" de l’épargne, troisième trimestre, "voudrait dire qu’on a


:88
21

L’équation est simple : entre juillet et estime M. Heyer. atteint un pic mais on reste à des niveaux
61

septembre, les revenus disponibles ont extrêmement élevés", selon lui. "Et c’est
57
27

augmenté de 0,8% et le pouvoir d’achat Par ailleurs, avance Cyril Blesson, une grosse menace sur la reprise", avertit­
:5
ra

de 0,6%. Mais les dépenses de créateur des Cahiers de l’épargne et il.


nit
Ke

consommation sont loin d’avoir absorbé le économiste de Seeds Finance, "vous avez
G
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surplus, avec une progression limitée de un ralentissement très manifeste du crédit, Ces derniers mois, la France est sortie de
:E

0,4%. D’où un nouveau bond de l’épargne qui fait mécaniquement remonter la récession, essentiellement grâce à la
om

consommation. Mais la hausse du


x.c

des ménages, en constante hausse l’épargne".


vo

depuis un an. De quoi conforter la place de la France au chômage, la remontée prévisible de


lar
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classement des pays qui épargnent le l’inflation, à 1,2% selon Bercy, et la fin des
sc
w.

Face à la hausse du chômage et même plus, loin devant l’Allemagne (avec 9,7% à dispositifs de relance exceptionnels -­
ww

s’ils ne sont pas directement touchés, les la fin du troisième trimestre) et surtout les comme certaines prestations sociales ou
Français ont tendance à faire de États-Unis où le taux de 4,7% en baisses d’impôts-- risquent de peser sur
"l’épargne de précaution", explique à novembre fait figure de niveau les dépenses des ménages.
l’AFP Eric Heyer, économiste de relativement élevé par rapport aux
l’Observatoire français des conjonctures habitudes américaines. Source : L’Expansion.com - publié le
économiques (OFCE). À l’inverse, entre 30/12/2009 à 15:15
2002 et 2008, quand le chômage avait La France incarne en effet un modèle où
reculé, le taux d’épargne avait baissé, les ménages mettent de côté leurs
rappelle-t-il. économies quand l’État s’endette

Pouvoir d’achat des ménages et épargne, variation annuelle en %

2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012


Pouvoir d’achat par ménage 0,1 1,3 1,9 -0,6 0,2 0,0 -0,3 -1,9
Taux d’épargne des ménages en % du RDB 14,7 14,9 15,4 15,5 16,4 15,9 16,0 15,6

Source : Données extraites des comptes de l’INSEE, 2013.

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