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CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

· « Nanchon » / « Eskòt »
La « nanchon » Vodoun se définit comme un ensemble rituel dont les attributs sont nettement
caractérisés, ainsi que les divinités. Les rythmes du tambour sont uniques, ainsi que les
chants et danses. La « nanchon » peut être simple ou complexe ; c’est-à-dire qu’elle peut
regrouper un ou plusieurs « rites », lesquels sont des regroupements de lwa en fonction d’une
organisation rituelle voulue et acceptée. Le terme « nanchon », pour les lwa Petwo
ou Bizango, est généralement remplacé par celui d’ « escorte ». Cette entendement est logique
quand on comprend la progression du culte ancestral du Rada-Ginen vers la maji
émancipatrice des Petwo-Makaya-Bizango. Du temps des ancêtres, l’ethnie d’origine primait,
tandis qu’à l’heure de la guerre, l’escouade, la colonne, l’escorte écartaient l’aspect
généalogique...
·« 21 » Nanchons?
Ce chiffre peut être questionné dans la mesure ou les Vodouisants ne sont pas unanimes
quant au contenu de cette référence. Néanmoins, on constatera en même temps, l’unanimité
autour du référent lui-même. En réalité, donc, la désignation de “vingt-et-une nations” du
Vodoun est permanente et consensuelle, alors même que l’atomisation et le manque
d’uniformisation rituelle de cette religion expliquent les nombreuses variations de son
contenu. Il est nécessaire, dès lors, de prêter importance au chiffre “21” en dépit de ses
interprétations diverses. Les études avancées de Claudia Zaslavsky, en particulier, dans le
domaine de l’ethnomathématique révèlent nettement la grande pertinence des systèmes de
numérotation à travers le continent africain, de la géométrie en art et architecture et des
mathématiques fort développées sur tout ce continent. Rappelons qu’il s’agit ici de
reconnaître la valeur de différents
systèmes de connaissance,
que les tous premiers systèmes d’arithmétique étaient partis d’Afrique et qu’il s’agit là, tant pour
l’architecture que pour l’élevage, la cuisine, la couture, etc... d’une donne universelle à retentissement
mythologique. "
Il existe différentes ethnomathématiquES (pluriel), chacune répondant à des environnements
culturels, naturels, et sociaux différents. L'un de ces environnements - le Bassin Méditerranéen - a
donné naissance à un système ethnomathématique spécifique, simplement dénommé mathématique
aujourd'hui. A travers le procès de conquête et de colonisation, ces mathématiques se sont
imposées à travers le monde entier. Il fut accepté pour son succès dans l'administration des
modes de conquête et de gestion de la propriété coloniale, de son travail, sa consommation,
ses valeurs. Tout se rencontrait
.” (Ubiratan D’Ambrosio, “General Remarks on Ethnomathematics”, ZDM 2001,Vol. 33 (3).
Le plus ancien artéfact mathématique étant un fibula de babouin à 29 noeuds, datant d’environ
35,000 Av. J.C., découvert entrel’Afrique du Sud et le Swaziland, il n’est guère impossible
que l’unité de mesure “21” corresponde à une autre mathématique, aujourd’hui disparue, mais
pertinente pour le milieu dans lequel il aurait évolué. Bien entendu, la géométrie sacrée des
anciens Egyptiens, numérologues et autres ésotéristes des temps divers consignent l’absolu du
“21”en tant que “7” fois “3”, le premier étant le principe d’ordre astrologique des tous
premiers temps (sept planètes, sept divinités originelles égyptiennes, sept jours de la semaine
du calendrier Justinien...) et le dernier l’union supérieur des deux (“1+ 1 = 3”), la triade
sacrée, latrinité. Le sept, de même, constituait chez les Pythagoréens le double du trois, ajouté
de la monade sacrée du “1”. Enfin, la valeur absolue du “21” provient tant de la multiplication
du 7 et du 3, que de la combinaison simple de ses deux chiffres (2+1).
·Confluences
Notons, pour terminer et en avertissement, que si les traditions africaines et amérindiennes
historiquement dominées ont pu survivre et arriver jusqu’aux générations actuelles, cela ne
saurait s’expliquer que par la
multiplicité des sens
de leur entendement pour les divers peuples les assimilant et les développant. Il s’ensuit que
chaque référant détient forcément
une diversité de sens spécifiques
qu’il serait plus qu’hasardeux de tenter de fixer dans l’absolu. Que ces quelques indications servent, dès
lors, de pistes d’exploration et d’eclaircissement...

1. DANHOMEN
Ensemble de divinités et rituels provenant de la région d’Allada-Danhomey; cependant
l’origine serait plus ancienne, remontant à l’établissement dans le plateau d’Abomey, plutôt
qu’au plus tardif développement d’Allada qui sera plutôt retrouvé dans le rite Rada. Attributs
essentiellement blanc, avec variation selon les lwa. Retrouvé, en grande pureté, au Lakou
Souvenance des Gonaïves (Haïti) où les divinités sont regroupés en deux clans, “grenadiers”
et “chasseurs”, ainsi qu’à la Casa das Minas, à Sao Luis du Maranhao (Brésil).

1.AYIGWÈTO
2.AYIDA WÈDO
3.BADÈ INOSAN
4.BADÈSI KWALAHOUNSI
5.BADÈ LENSOUFWE
6.BAYAKOU
7.DAMBALA WÈDO
8.DANWEZO
9.ÈZ IL I FREDA D ANWOMEN
10.FARO DANTÒ
11.KEBYESOU DANLÈ
12.MAWOU
13.NANNAN BOUKOU
14.PAPA LISA
15.SAKPATA
16.SOBO NAKI
17.SOKOTO

Nana Bloukou (au Dahomey)-->Souvenance, Service


On dénombre, parmi les lwa Danhomen, les suivants: A noter la référence fréquente au Roi
Agadja (1708-1732), dit Kadja Dosou, d’une cruauté légendaire, chanté, par exemple, ici:
“Kadja, Kadja, dantan mwen youn o, Alovi e, tou le jou o san m ape koule, (bis), se pa jodi
met nago, y ape nonmen non mwen (bis), dantan mwen youn o, san m ape koule”. La
migration de Gaou Ginou eut lieu sous son règne.“Aux XVIe et XVIIe siècle, Ouidah et
Grand-Popo, les deux ports de la Côte des Esclaves avaient attiré tous les grands marchands
de “bois d’ébène”, anglais, portugais, danois et hollandais qui s’y étaient installés,
encourageant auprès des royaumes du Sud, des guerres de razzia pour approvisionner leur
commerce d’esclaves. Les royaumes d’Allada et de Savi excellaient dans cetrafic très rentable
et en étaient les têtes de pont. Le roi d’Abomey, Agadja, par l’intérêt alléché, décida de se
passer de la contribution d’Allada et de Savi et de contrôler lui-même cette activité en ayant
un débouché sur la mer. Il entra en campagne et conquit Allada, Ouidah et Savi.”
AGADJA (1708-1732) :
(Armoiries - Le Bateau)AGADJA se compare à un bois vert tombé de lui-même qu’il ne faut
pas jeter au feu. Surnommé “lepreneur de bateaux” ou “le roi conquérant”, il amené de
nombreuses campagnes militaires pouragrandir le royaume. Malgré son échec face
auxYorouba de Oyo, il consolide l’armée du Danhomèet utilise régulièrement les amazones
(femmesguerrières) au combat. La prise des royaumesd’Allada (1724) et de Savi (1727)
donne auDanhomè l’opportunité de commercer directementavec les Européens.
Dan (serpent mordant sa queue,symbôle de continuité)

1. DANHOMEN

Rite synthétique (comme le Makaya), caractérisé par sa prière “Djò”, ses rites d’initiation et
sa hiérarchie des officiants. Notons que le Royaume d’Allada, dont le nom est tiré (il était dit
“Arda” ou “Arada”), est noté pour sa capacité de digestion de cultures conquises. Attributs
variés, selon les lwa. Bonne description dans L. Maximilien,
Le Rite Rada-Canzo
.Trois tambours « Manman dit Hountò, boula et kata » sont recouverts de peau de « bèf ». On
les bat avec des baguettes. Lwas souvent dits « blan » essentiellement servis avec des libations d’eau.

2. LWA RADA

1.DANYI
2.ADJEHOUN
3.AGAOU BÈT SANSAN
4.AGAOU KONBLE
5.AGAOU LÈFAN
6.AGAOU MISAN W ÈDO
7.AGAOU POTOKOLI
8.AGAOU TONÈ
9.AGAOU WEMEN / YÈMEN
10.AGASOU DAM SELELE
11.AGASOU MAWOUDE
12.AGASOU WÈLO
13.AGASOU YANGÒDÒ
14.AGASOU YÈMEN
15.AGWE MEDE
16.ALAZON PYÈ
17.ATAKWA MÈDJI
18.ATIDANYI BOLOKO
19.ATYASOU YANGÒDÒ
20.AYIGBWA
21.AYIZAN GWÈTO
22.AYIZAN VELEKETE
23.BELEKOU DJÒDJÒ
24.BOSOU DHLO
25.BOSOU KELENDJO
26.DAMBALA PYÈ WEDO
27.DAN AYIDA WÈDO
28.DJOBOLO BOSOU
29.DOSOU LOKO
30.ÈZILI DANTÒ
31.EZILI PYÈ
32.FARO MÈDJI
33.FILOMIZ PYÈ
34.GRAN BOSOU KOMBLAMEN
35.GRANN ADANYI KODAN
36.GRANN ADANYI WÈDO
37.GRANN ADJA
38.GRANN ALOUBA
39.GRANN ATYASOU YANGÒDÒ
40.GRANN AYIZAN
41.GRANN BÒSIN
42.GRANN SILIBO VAVOUN
43.GRANN TÈSI FREDA
44.HOUNTÒ
45.JAN BAZIL
46.KLÈMERZIN KLÈMEY
47.KOMÈ LOKO
48.LA B ALÈN
49.LA BÈL VENUS
50.LEGBA ATIBON
51.LEGBA AVADRA BOWA
52.LEGBA AZOUKA
53.LEGBA GRAN CHIMEN
54.LEGBA KATAWOULO
55.LEGBA KAY
56.LEGBA KELE HOUNDE
57.LEGBA KOLOKOSO
58.LEGBA M ISÈGBA
59.LEGBA SANYAN
60.LEGBA TI YANYAN
61.LEGBA ZANKLIYAN
62.LOKO DJÈ
63.ANAYZA PYÈ (MAMBO)
64.DECHOUKE (MAMBO)
65.DELAYI MEDE (MAMBO)
66.LA SIRÈN (MAMBO)
67.JIMO (MANMAN)
68.WOU (MANMAN)
69.MARASA DOGWE
70.MARASA DOSA
71.MARASA DOSOU
72.MARASA ELOU
73.MARASA J IMO
74.MARASA KAY
75.MARASA KRÈYOL
76.MARASA ZENSA
77.MARASA ZENSOU
78.MÈT AGWE TAROYO
79.MÈTRES ALTAGRAS
80.MÈTRES SÈVÈRIN BÈL FANM
81.MINIS ODAN
82.NAETE
83.ODAN MISAN WÈDO
84.ODAN WÈDO DIENKE
85.ODAN WÈDO YEMEN
86.PAPA JIMO
87.PAPA SO
88.PYÈ ALEMAN
89.PYÈ DAMBARA
90.PYÈ FERE
91.SESILYA
92.SILIBO VAVOUN
93.SOBO KHESOU
94.SOBO NAKI
95.SOBO WANDILE
96.VYE LEGBA
97.WA LOKO ALADE
98.WANDILE JANPYÈ PONGWE
99.AGWE TA OYO
100.LEGBA CHOUKÈT
101.MADMWAZEL CHALÒT
102.TENAYIZ (DAM)
3. M A T I N I K -
D J O U B A

Les lwa Zaka, souvent associés aux Banda-Gede. Les Zaka ou Aka symbolisent le travail,
particulièrement agricole. Le mot Djouba signifie« révérence » en langue Vodou, l’une de ses
danses est similaire à la quadrille.Habits:

Gros bleu (denim, souvent brodé)Mange le “tyaka” ou maïs cassé (conglomérat de vivres
diverses à base de maïs et pois rouge)Rapport avec les Zaga(wa) du Kanem? Port du gros
bleu. Actuels esclaves des Touareg. Possible association avec Sakpata, lwa de la variole chez
les Yoruba, ce qui expliquerait qu’il se gratte beaucoup. Le Djuba, dans la genèse Bambara,
est le “Grand Tronc” (Hampate Ba, Réunion Unesco Cotonou, p. 18, 1970). Chez les Yoruba,
le mot signifie la révérance.

1.AZAKA LA
2.AZAKA MANOU MEDE
3.AZAKA SI
4.AZAKA TONÈ
5.KOUZEN ZAKA
6.MAMBO ZAKASYA
7.MINIS AZAKA
8.OLISHA OKO
9 . Z A K A
10.ZAKA GWÈLI

4 . M A T I N I
K - D J O U B A
Possible aire de développement: le Kanem-Bornou

5 .
S I N
I K A

Ensemble de lwa venant de la région sénégambienne. Le sacrifice est celui d’un pigeon
ardoise.Les lwa sont dits “lwa Sinika” mais très peu servis dans la région port-au-princienne
actuellement. Néanmoins ils sont toujours “salués”.Ce groupe figurerait parmi les premiers
groupes africains transplantés dans le Nouveau Monde; beaucoup auraient été islamisés. Ce
fait pourraitexpliquer une certaine résorbtion parmi les “gens du livre”, en Haiti d’aujourd’hui
les chrétiens. C’est le cas, notamment aussi, pour les Manding.

6 . K A P L A O
U - K A N G A

Les cérémonies aux Lwa Kanga et Kaplaou constituent le trait d’union entre les deux grands
axes du Vodoun : Le Ginen Fran et la Maji.Sacrifice de la dinde, repas préparé par les
hommes seulement et sur le toit d’une maison. Cet animal permet de se demander s’il n’y
aurait pas rapport avec d’anciennes survivances du Nouveau Monde.
1.BENGA MOYO
2.KAPLAOU PEMBA
3.PAPA FATR A
4.PAPA KWA
5.PAPA ZO
6.TI ZO
7.ZO MAN KILE
8.ZOKLIMO
9.ZOMANGAY

7 . M
A N D I
N G
Surtout honorés par les gens du Nord, cette Nanchon se retrouve particulièrement aux
environs du Bwa Kayiman, Morne Rouge, Camp Louise,etc. Là, les rites funéraires sont très
particuliers, rappelant grandement celle décrite pour les Bambara: “la fosse présente
d’ordinaire unedisposition spéciale. Longue de deux mètres environ, elle s’ouvre sur 2 à 3 m.
de largeur au niveau du sol, tandis qu’à une profondeur de 1m50 ,elle n’a guère plus d’un
mètre de large. Trois de ses parois sont verticales, la quatrième est en pente. Au bas et dans
toute la longueur de cettedernière, est pratiquée une niche pour recevoir le corps, que l’on y
dépose sur le côté droit, la ttête au sud, s’il s’agit d’un homme; sur le côtégauche et la tête au
nord, s’il s’agit d’une femme”. En Haïti, les corps sont enveloppés d’une natte et aucune
tombe n’indique l’endroit.Les rituels funéraires sont marqués par la préparation d’un
nourriture sacrée spécifique, dite ”manje moussa” (à base de farine de riz).Les Mandingues
haïtiens se disent disciples de « Mawonmèt », probablement musulman, disciples de
mahomet.Le Royaume Mande était très puissant dans la région soudanaise, à la limite de
l’Afrique soussaharienne, du 13e au 16e siècle. La culture, diteMandingue ou Bambara, est de
plus en plus fusionnée avec la culture Peulh.Originalitéd’une tombeManding
actuelle(Régiond’Acul)

8 . G E D
E -
B A N D A
Esprits associés à la mort dont les divinités sont coiffées par divers Barons et Grann Brijit
considérés comme les parents des Gédés, ces derniers constituant le lien entre les vivants et
les morts. Couleurs : noir et blanc, ou mauve. Harengs saurs, vivres boucanés accompagnés
d’une pimentade. Café. Animal sacrificiel : “koure”, cabrit noir (Jan Simon Brutus).Certains
Gede sont servis “sous le Petro”, d’autres (la majorité) sont plus proches du Rada. Dans la
liste qui suit les cinq derniers sont Petro. Gede est le nom donné au Dahomey à l’ancienne
population du plateau d’Abomey. Banda est le nom d’un groupe ethnique de la République
Centrafricaine qui s’y sont réfugiés parmi de nombreux autres, au cours du 18e siècle.

1.BAWON GRAN BWA


2.BAWON KAFOU
3.BAWON KARA
4.BAWON KRIM INÈL
5.BAWON LAKWA
6.BAWON LENTO
7.BAWON LORAN
8.BAWON SAMDI
I9.BAWON SIM ITYÈ
10.BAWONLIN LAKWA
11.BRAV GEDE NIBO
12.BWA LANDENG LA KWA
13.GEDE DRIVAYÈ
14.GEDE FATRA
15.GEDE KRIYÒL
16.GEDE LENSOU
17.GEDE LORAY
18.GEDE NOUVAVOU
19.GEDE PIKAN
20.GEDE RAMASE
21.GEDE ROUNSOU MAZAKA
22.GEDE WAWE
23.GRANN BRIJIT
24.GRANN PELE
25.JAN GIYON
26.JAN KRAB
27.JAN LORAN
28.JAN NZINGA
29.JAN ZONBI
30.LÈNTO FÈ
31.SENFÒ YEWE
32.TI CHAL LA KWA
33.TRASE FOUYE LAKWA
34.VYE BAWON
35.MANMAN TRAVO
36.GEDE ZARENYEN
37.GEDEVI WELO
38.JAN SIMON BRITIS
39.KAPTÈN ZONBI

[“According to legend, the dynasties of thekingdoms in the south of the Republic of


Beninoriginated in Tado, a town in present-day Togo, andwere born of a mythical couple,
Princess Aligbononof Tado and a panther. In the 17th century, two oftheir descendants,
Ganyé Hessou and Dako, laidthe foundations of a new kingdom, Danhomè. ThenHouégbadja
(1645-1685) set up the legal bases andthe major principles of functioning. At this period
thekingdom was limited to the Abomey plateau.”]

9. IBO

Le rite Ibo se caractérise par le Kase-Kanari qui est essentiellement un rite funéraire.La
percussion consiste d’un Kanari frappé avec une Batwel, le « Manman »; d’une cuvette d’eau
dans laquelle flotte un kwi renversé battu avec deux petites baguettes, le « boula »; et d’une
planche ou d’un petit banc qui sert de « kata ». Parfois, on joue aussi le « tanbou-marengwen
».L’essentiel est la résonance d’eau émergeant, évoquant le passage des morts sous l’eau
dans la croyance Vodoun.

1.GRANN IBO LELE


2.IBO BIBI
3.IBO KANMAN
4.IBO LELE
5.IBO SWAMAN
6.ILOU KANMAN
7.LOKO DAVI
8.LOKOSI DAYÒK FREDA
9.TOKODOU

10. ANMIN
1 0 .
A N
M I N
La Nanchon Anmin est constituée de « Gad » (distincts des Lwa), dont tous se nomment “Gad
Anmin” ou encore “Anminan”. On les trouverattachés à plusieurs escortes de Lwa. En tant
qu’esprits protecteurs, leur culte est souvent assez discret, ayant lieu la nuit et à l’extérieur.On
leur offre « tout kalite manje bouch manje » y inclus «zeb ginen » bouillis pendant de longues
heures. Certains ont postulé que leur origine serait du peuple “Mina” du Togo, tandis que
d’autres verraient plutôt l’Amin Congo. Il existe un lakou “Anmin” dans la région des
Gonaives. L’ethnie des Minas figure parmi les Guinéens avec les Nagos et les Fons. Ils
venaient du Ghana.
“Des nègres mines reconnaissant des princes de leur pays à ces signes bizarres se prosterner àleurs
pieds et leur rendre des hommages dont le contraste avec l’état de servitude auquel ces princes
étaient réduits dans la colonie, offrait un tableau assez frappant...” (Moreau in Fouchard, Les
Marrons de la Liberté, p. 241)Les “gad” sont représentés, dans les lakous familiaux et publics, par
l’emplacement de bornes enfer, dont la visibilité est indicative des services.

1 1 . K O
N G O F R
A N
Cette importante Nanchon comprend d’autres regroupements comme Mousoundi, KongoBò
Lamè, Mayombe, Bengwelo, etc.Les habits des Lwa Kongo sont toujours très colorés (7
couleurs), et le vèvè de l’étoile Congo à 5 branches tourne sur elle-même provoquant de
larges rayonnements.Boisson : Clairin, assorossi, un grain de sel. La mythologie Congo est
très élaborée.Particulièrement honorée dans le couvent de Nan Soukri. Les deux tambours
Congo, « à lignes » sont recouverts de peaux de chèvres et battus directement avec les
mains.N.B. : Variantes Congo - BNE, 1944 (No. 3, p. 26) : Congo Mayombé,
Moussoundi,Moussaï, Bliki, Mondong ; subdivisés en 4 groupes : Wangòl, Ginen, Savanne,
Zandò.Mayombé et Moussoundi font partie du Congo franc. D’autres sources y ajoutent le
CongoPayèt, Congo Amin, Congo Lazil.

1.CHOUKOULOUT
2.CHOUKOUN
3.GANGA BILA
4.GANGA NDOKI
5.GANGOLO GANGA
6.GRANN GÈNGE
7.GRANN MATOUNDOU TEDI
8.GRANN NZINGA
9.GRANN TCHELEKA
10.GRANN YAYA MPOUNGWE
11.JAN PYÈ MPOUNGWE
12.LA RÈN KONGO
13.LAOKA GANGA
14.LAOKA MANNAN GANNAN
15.LÈMBA ZAO
16.ARTÈMIZ (MAMBO)
17.CHOUN (MAMBO)
18.INAN (MAMBO)
19.NANNAN (MAMBO)
20.DOUDOU (MAMBO)
21.PEMBA (MANMAN)
22.MARASA KONGO
23.NÈG AMBA
24.NONK LOUFIATOU GANGA
25.OZANANA
26.PEMBA LOUPÈMDA
27.SALOUE SÒKRIS PANDJANMEN
28.SANSAN PANNAN
29.SIMBI GANGA DIJIMBWA
30.SIMBI LAOKA
31.SIMILÒ GANGAN
32.TCHIKATA
33.YAYA MPOUNGWE
34.ZAO PEMBA
35.ZAZI MPOUNGWE
36.ZÈBATÈ

13. MAKAYA
Signifie “feuille” au Congo. C’est le rite des forêts, constituant le principal embranchement
parallèle au Ginen dit “Franc”. Le marron dont le nométait “Makaya”, au cours du 18e siècle
a peut-être augmenté Bois. Célébration de fin d’année marquée parles bains de chance et les «
manje -gad ».Service autour du feu, de l’eau et des feuilles.
1.EZILI MAPYANG
2.KAFOU KAT CHIMEN
3.LOKO ATISOU
4.LOKO AZANBLO GID I
5.LWA MAZÒN
6.MÈT KAFOU TENGENDENG
7.SIMBI M AKAYA
8.SIMBI MAZA
9.SIMBI TWA ILE
10.SIMBI YAMPAKA
11.WANGITA
12.YAMPAKA MALÒ
13.YAMPAKA PAKA
14.ZAKA KLIB
15.ZAKA KONOBI
16.ZAZI P ANNAN

14.BOUMBA-MAZWA

Chez les Bambala du Congo, Boumba est premier ancêtremythique. Le mot signifie «
arc-en-ciel ». Provient de l’ensemblede la cuvette congolaise, le mot boumba signifiiant «
Dieu » auCameroun. Selon André Basquiat, Boumba aurait été le lwa deDessalines.Rythme
très particulier, bien que proche du Petro, par le timbredes tambour ainsi que la danse.

1.ESKALYE BOUMBA
2.JAN BOUMBA
3.KATYA BOSOU
4.MAKAYA BOUMBA
5.MARIANI BOUMBA
6.MARINÈT BOUMBA
7.SIMITYÈ BOUMBA
“In most cases, though, specialized ingredients are used in the composition of a nkisi tocreate
particular visual and verbal associations that characterize the named spiritpersonality
and its desired impact. Such is the case with
Mbùmba, a very old andpowerful healing nkisi
in which stones are incorporated as visual metaphors of swellingand tumors while other
miscellaneous objects represent biting and stinging pains (Laman1962:100; MacGaffey
1991:64). MacGaffey explains that the original ensemble of nkisiMbùmba included a clay
pot, from which the client or supplicant licked medicines, andwhich was probably wrapped in
an imported blue cloth (MacGaffey 1993:71). Like theolder minkisi, Mbùmba is used for
many different purposes such as in the treatment ofstomach disorders, belching, bad breath
and all kinds of swellings (Laman 1962:100;MacGaffey 1991:64). Hence, Mbùmba can also
produce pregnancy. In addition, Mbùmbawards off the influence and deeds of malevolent
spirits and witches, or bandoki (Laman1962:101; MacGaffey 1991:64).The name
Mbùmba is also often used synonymously with the name Nzambi tosignify God.
Nzambi is the creator whose role is reflected in the saying, “Nzambiwatuvanga, nzala
ye nlembo” literally meaning, “it is God who created us, the nails andthe fingers, that is,
everything that we are and everything that we find for our needs”(Mampuya 1974:250). The
etymological meaning of Mbùmba comes from the verb wûmba(Bumba) which means to
grind, to knead, and to mold clay with the hands as if makinga pot (Laman 1936:540;
Mampuya 1974:250). Thus the manifestation of this nkisi in theform of a ceramic pot is also
significant in its symbolic association to the creator Godand the act of creation. In the area of
Laadi Matompa of the Congo, there is a nkisiWumba who is believed to cause sterility among
women (Bouquet 1969:27).A striking example of a figurative mbùmba, called Mbùmba Maza
(Fig. 31), illustratescomponent parts that characterize visual references to affinities with water
(MacGaffey1993:71). The similarity of the belly compartment of this Mbùmba to the
description ofthe original manifestation of this nkisi mentioned above is of interest to this
discussionas it may reflect an evolved or alternate form of the original nkisi vessel
mentionedabove. This example from Cabinda is said to have similar characteristics to others
of itskind along the coastal area as far south as the Zaire River. Commenting on a
nkisiMbùmba from much farther inland, Lunungu, a Kongo informant, stated that, “
Mbùmbamaza is an important nkisi well known in the old days. It is an nkisi of the
water, aswitness its name, Mbùmba Maza (maza means “water”)”
(MacGaffey 1993:71). Inaccordance with Laman’s documentation, Lunungu further explains
that the nkisi is usedfor protection during pregnancy and that the song accompanying the
ritual invocation ofthis nkisi warns a pregnant woman from eating edible fruits that
visually or verballysymbolize swelling and to dissociate herself from death (MacGaffey
1991:64; 1993:71).The nganga who invokes the nkisi may be a male or a female (Laman
1962:101)”.Barbara Thompson (University of Iowa). Earthen Spirits: Ceramic Power Vessels
of LowerZaire, Master’s Thesis 1995, University of Florida
«
Une ancienne élève (de l’établissement des religieuses auCap) devenue plus tard le chef
d’une compagnie d’Amazoneset connue dans l’histoire sous le nom de la princesse Améthyste,initiée
à la secte des gioux ou vaudoux, sorte de maçonneriereligieuse et dansante, introduite par les
nègres Aradas à Saint- Domingue entraîna dans la secte bon nombre
de ses compagnes. Les Régentes des classes remarquaient bien une certaineagitation qui
augmentait surtout après la ronde qu’elles avaient adoptée à l’exclusion de toute autre :
Eh ! eh ! Bomba eh! Eh!Canga bafio téCanga mousse déléCanga do ki laCanga li
Nous ignorons si nous écrivons du sénégalais ou du yolof, aradaou congo ; ce que nous
savons c’est que nous écrivons dunègre et que ces mots sont l’hymne sacramentel des Vaudoux.
“Notice Historique sur la Communauté des Religieuses Filles de Notre-Damedu Cap-
Français”, Ordre Notre-Dame, 1889)

15. KONGO SAVANN


Généralement considérés comme des Congo violents, caractérisés par les sacrifices crus et la
progression vers les rites de société. Il s’agitsouvent de lwa « eritaj », dont le service impose
d’importants engagements. Aussi dit “Kongo Bò Lanmè”.

L ’ a p p e l a t i o n « C o n g o Sauvage » prête à penser qu’il pourrait y avoir un apport des


Amérindiens d’Haïti, car la lecture des d ocuments de l’ ép oque coloniale enseigne que le
t e r m e “ s a u v a g e ” é t a i t c our amm e nt empru nt é p o u r d é s i g n e r l e s
Amérindiens. Par ailleurs, l e s n o m s “ U m k a y è l ” , K o u k a y è l ” p o u r r a i e n t aussi
être interprétés en ce sens.

1.BAZÒL
2.CHALOTEN
3.EZILI TORO
4.FRIGO ZELE
5.KAFOU NTORO
6.KANTÒLO
7.KAYÈL GANGA
8.KOU KAYÈL
9.OUM KAYÈL
10.TORO DICHÈN
11.TORO MIGÈL
1 2 . W O S I Y Ò L “Congo: Liée au climat et au relief, la couverture végétale du sol congolais
se répartit en deux grandes catégories :
la forêt
et
la savane
.
La forêt
couvre une superficie de plus d’un million de kilomètres carrés, soit un peu moins de la moitié
de la surfacedu Congo. Elle constitue l’un des derniers habitats, relativement préservé, des
Pygmées. De nombreuses espècesd’arbres à latex et de palmiers à huile sont originaires de la
région, ainsi que le caféier et le cotonnier, et, parmi lesarbres fruitiers, le bananier, le plantain
et le cocotier.Elle s’étend dans la zone de climat équatorial sur la totalité de la cuvette centrale
qu’elle déborde logement au nordet surtout à l’est, de sorte que le couloir de savane longeant
les lacs tectoniques est extrêmement étroit. Lavégétation excessivement dense. l’absence du
soleil, les fonds souvent boueux et marécageux y rendent lacirculation difficile surtout dans
l’Est où les affluents du Congo ne sont pas navigables.En dehors de l’immense bloc de la
grande forêt centrale,il faut citer la forêt du Mayumbe sur la rive droite du Bas-Congo et les
galeries forestières qui accompagnent le cours de reste tous les affluents du Kasaï-sankuru
jusque loinau sud de la grande forêt.
La savane
couvre les plus hautes régions périphériques du bassin du Congo, plus ou moins
arborée occupe les deuxzones de climat tropical. La circulation y apparaît beaucoup moins
facile que dans la savane “soudanaise” del’Afrique occidentale en raison du nombre et de
l’importance des affluents du Kasaï-Sankuru qui coulent dans unedirection sud-nord. Il
n’existe pas au Congo de correspondant au Sahel de l’Afrique occidentale puisque
pratiquementaucune portion du Congo ne connaît la sécheresse.”

16. MOUNDONG MOUSAYI

Offrande d’un chien “Tigré” que le lwa mondong caresse avant de lui mordre l’oreille.
L’ethnie des Mondongues venait du Royaume de Benguele, dans le Royaume du Congo. Il
existe néanmoins une confusion relativement courante avec les Mandingue, d’autant plus
réelle qu’elle s’étaye sur le développement des sociétés secrètes premières (16e-17e siècles)
et celles, Congo, plus tardives (18ème).Le “Mondongo” est un plat relevé très apprécié dans
la Caraïbe, à base de testicules ovines.
Contrôle du Mansa Moussa, Mandigue

17. KITA
Chez les Suku du Congo, le rite d’initiation s’appelle le “
Kita
”.1 . B R I T A L
2.GRANN SIMBA
3.JAN KITA
4.KITA BWA
5.MANMAN FLANGANAN
6.MARINÈ T BW A CHÈCH
7.MARINÈT PYE FEN
8.SAN KRENT DANJE
9.SIMBI KITA
10.TI J AN RAS IN
11.ZINGA MOYO
Traduction de“Zinga Moyo”:“C’est grâce àl’âme (moyo) quel’Homme vit savie
(uzinga).”(Bakongo).Dans le Palo Mayombe, lem a g i c i e n e s t d i t : “ T a t a Nganga,
Tata N kis i, TataN d o k i , T a t a M a y o m b e , M b a n d o k i , d o n g o , n g a n - gulero”. Ils
considèrent lelwa Kita comme l’équivalentKongo de Shango.These spirits, called (in the
singular)
simbi
, nkita, or nkisi
amongvarious Kongo-speaking populationsand kilundu among Kimbundu-speaking people,
were seen asprincipal sources of Other Worldlypower.
LAS REGLAS DE PALO KONGO
The various Bantu Faiths in Cuba developed a particular Tradition called with the general
nameof Palo. Palo in spanish means “stick”, due to the fact that sticks, roots etc. are used in
thisTradition. We should tell since the very beginning that Palo Religion has various
branches, andfor this reason the Bantu Cults are called “Reglas de Kongo or Reglas de Palo”
(Rules of Kongoor Rules of Palo). There are many differences between those
Traditions.There are three main trunks:-Palo Mayombe or Mayombe Rule. This is almost the
first Rule established in Cuba. They haveonly one kind of “fundamento nganga”: Nsasi Siete
Rayos. They deal only with nfumbe (deads)energies and are very traditional and conservative.
The Batalla Saca Empenho, Mayombe SacaMpenho, Ensala Mayombe Ngando Sese, Ensala
Mayombe Ngando Batalla Congo are amongthe most famous “Ramas”, branches of this Rule
of Palo. Usually the Mayombe houses are notchristianized.-Palo Brillumba or Brillumba Rule.
This sect of Palo is actually the most common. Its born fromthe Mayombe Rule. This Rule
is syncretic and christianized. They have various kinds of“fundamentos” like Siete
Rayos, Sarabanda, Madre de Agua etc. Their Ngangas containsnfumbes and Mpungu
(Kongo Gods) energies. The Mpungus can be considered in a way Kongoversions of the
Orishas. The Mpungus are also syncretized with Roman Catholic Saints. Theterm Brillumba
is derived from the Kongolese word “krillumba” that means “skull”. The BrillumbaRule uses
bones in his fundamentos. Some Paleros believes that more than a “Regla”
itself,Brillumba, is a tecnique, a manner to prepare ngangas. There’s also the Billumba Rule,
they areNdoki and non christianized. They use bones too in the preparation of the nganga.
Brillumba isfor good and evil purposes so it’s called “Briyumba Ndoki Biyaya Biyaya
Sambi”. The Myth saysthat Brillumba was born in “Kunancieto” which means Africa.
The territory was called“Consecration” in the Northern Kongo Kingdom. This is the
history of “Briyumba Congo BizaCundumbo Munambe Silancongo San Q uintiki
Luambanza Nfinda Macondo que kuendatalanquera Engo Cheche Saravanda Saracuata
Norucuon Mayombe Camino Cementerio conlicencia Lucero Mpungo Mundo Nsila
Camposanto que mbonda a to’ los Nkita”. Saravanda isthe first and major Brillumba Nganga.
Some Brillumba/Billumba Branches are 7 Brillumba Kongo,Vence Guerra Viramundo, Vence Guerra
Acaba Mundo, , Mayaca, Siete Billumba Siete BrillumbaCongo Indianda Cuaba also called Changani,
Vititi Kongo, Quijenco, Monte Garavato, SaravandaMala Fama, Paticongo Clava Clava.-Palo
Kimbisa or Kimbisa Rule. The Kimbisa Rule was almost the first to be established
inCuba by the Kongo slaves. The Kimbisa were the High Priest of the Kingdom of Kongo.
Manythings inside this Rule shows the evidence of its great antiquity, probably a direct
descendant ofthe Kimpasi Secret Societies of Africa. The original Kimbisa Rule was not
christianized. Duringthe XIX Century in the two Cabildos of the Church of the Saint Christ of
the Good Journey in LaHavana; the Rule of the Kimbisa Order as Saint Christ of the Good
Journey was developed byTata Andrés Facundo Cristo de los Dolores Petit, Founder of
the Rule and great re-organizer ofthe Kimbisa Order. The Kimbisa Order has elements of
ALL the various faiths and religions ofthe Cuban soil. Santo Cristo Buen Viaje is the
first and totally Cuban Religion: Palo MonteMayombe, Abakua, Santeria, Freemasonry,
Espiritismo, Voudou, Roman Catholic Church areall parts of this Order.
Ensemble de lwa dont la caractéristique est la forme recroquevillée (“mafrizi”) qu’ils
adoptent. Ceux qui sont possédés par eux boivent dukerosène et ont un comportement violent.
*** NB: Kita est aussi une région du Mande (Mali); les Mandingues s’appellent les “Kita
Maninka”.
“Su nombre en yoruba yfon es Yemayá Okotó; enKimbisa y Brillumba:Balaúnde y
Lunganfula; encongo: Mboma, MamáKalunga, Pungo, Kasimba,Mamá Umba,
MbumbaMamba,
Nkita
Kiamasa;Nkita Kuna Mamba yCuatro Vientos, porqueocupa y domina las cuatropartes del
mundo.”

18. PETWO
Couleur rouge, feu, danse rapide. Service toujours entamé après avoir dit « Doute, doute »,
réponse « Dan Petwo », ce qui évoque le passé deDuti Boukmann, probablement chef des
Don Pèdre. Les noms des lwa sont souvent créoles.

1.AZANGON LOKO
2.BAKOULOU BAKA
3.BOSOU TWA KÒN
4.BRIZ MONTANY
5.BRIZE
6.DAM LAVE
7.DAMBALA WÈDO DJENKE
8.DISPONYA LODE
9.EZILI BOHAN
10.GOUGOUN DANYON
11.GRAN BWA MEDJI
12.GRANN BÒT
13.GRANN ÈZILI
14.JAN PETRO
15.JATIBWA KENTO
16.JENERAL BR IZE
17.KABWATYE
18.KAFOU GIDI GIDI
19.KAFOU TWA
20.LAYE BWA
21.LEGBA BWA
22.LENGLENSOU BASEN SAN
23.LENGLENSOU DANMAN
24.LENGLENSOU GWE
25.LENGLENSOU PYÈ
26.MAHI LWIZ BOUMBA (manzè)
27.MAMBO ADELAYID GWO TETE
28.MAMBO DAYILA
29.MANMAN YANGAN
30.MARASA B WA
31.MARASA LAFRIK GINEN
32.GRAN BWA ILE (MÈT)
33.LÒVANA (MÈTRÈS)
34.MÈRANSYÈL (MÈTRÈS)
35.PYE (MOUCHE)
36.OGOU JE WOUJ
37.PYÈ BRIZ
38.PYÈ DANTÒ
39.PYÈ DANYON
40.PYÈ MAKAJOU
41.SIMBI AFR IKEN
42.SIMBI AMPOLA
43.SIMBI DHLO
44.TI J AN DANTÒ
45.TI J AN PETRO
46.ZAKA KWESI MANYAN
47.ZAZI M AZWA
48.ZILE MPEMBA
49.ZINGA B WA
50.JANBE MALÈ

19. ZANDǑ
Kérosène et mafrizi. Feu. « Gwo boukan dife”. Gaz, bois pin, sel. Fwèt kach. Sacrifice
cochon.Serait associé à la “couleuvre chasseur”, avec Legba Zandò, Gede Zandò et Marasa
Zandò. Ledeuxième également dit Gede Gwo Woch.Les chansons: “Yo voye m jete, kote y a
wè m”; “Bwa kisa, m pa konnen kote m pase nan peyi a”.Autre: “Madjoman, se pou la fwa,
pale pitit la yo, Zandò”.
1.EZILI BALYANG
2.JAN ZANDÒ
3.LEGBA ZANDOR
4.MÈT ZANDÒ
5.KONGO ZANDÒ

Selon Dieterlen et Cissé (“Les Fondements de la Société d’Initiation du Komo”, Cahiers de


l’Homme, Mouton & co., 1972, p.207), au Mali, le Zandor était l’emblème des sociétés
secrètes: “Zandor: Le vrai promoteur du Komo, le symbole de l’esprit divin, de la science de
soma (Dieu)”.
“THE ADVENTURES OF ZANDÒ”
National Marionnette Theatre
, Togo
Danaye KanlanfeiGenre
: general audience marionnettes
Running time
50m
!
Zandò est le nom du Grand Marché de Kinshasa (Congo).Zangbetò
D’autres confluences, cependant, pourraient se trouver du côté des Azandé,
abondammentétudiés par Evans-Pritchard; ou encore, directement au Dahomey, les Zangbetò,
“fantômegardien nocturne”. Selon Verger: “les Zangbètò, dont le nom signifie “chasseur de
nuit” étaitdans le royaume de Porto Novo, une sorte de policier, de gardien nocturne, mais
son tropgrand entrain à chasser les voleurs l’avait porté à corriger souvent les honnêtes gens
aumême titre que les malfaiteurs. Ces excès de zèle ont fait interdire par l’administration
sesrondes nocturnes dans les rues de Porto Novo.”

2 0 . M A K A N D A
/ B I Z A N G
O

Sociétés secrètes: Bizango, Makanda, Chanpwèl/Chòpwèl, Zobòp, Vlengbedeng, Sosyete,


Konvwa, Gbon Sante, Kongo, Sanmanan, Soukouyan,Makori, Sendenden, Mazanza, Kanibal,
Karibal. Son caractéristique des tambours, tenant la population générale à l’écart de leurs
cérémonies nocturnes. Réputation féroce de sorciers, sachant voler et généralement se
métamorphoser.
1.LARENN BIZANGO
2.LAS IRÈN DJAMAN
3.MANNWÈL CHÒCHE
4.SENT KLÈ
5.SÈNT MAGRIT FL ER IZON
6.SENTELENN

Chez les (Ma)Yombe, chaque clan est dirigé par le


Mfumu Makanda
élu par lesmembres.VIRE N PRAL VIRE YOBEL CHÈ KONMÈ MWENSE BON Y A WÈ
KICHÒY O,FANM SA A KI POTE PWEN ANSE PARAN JIMONÈG SA A KI PÒTE GAD LASE
PARAN CHANPWÈL OM DI LWA N AP RELE LWALALWA CHANPWÈL 0MWEN DI GAD LA,
N AP RELE PWEN ANS ON PWEN K MASYAL OLALWA MASYAL S ON LWA TOUT TAN
AN VIGÈLATIBONIT TOUT FANM TOUNEN VLENGBEDENGLÒT BÒ OKAY GADE NOU
TOUNEN FRIZEVIRE N PRAL VIRE YOTOUNEN N PRAL TOUNEN YOGAD CHANPWÈL
KONNEN NOU...

2 1 . L ’ I N D I C I B L E
U N I V E R S E L

Ici se situe le rassemblement unificateur, l’Ensemble créateur, le lieu de résolution. Jamais nommé,
encore moins invoqué.Il s’agit, bien entendu, de l’élan porteur du Bwa Kayiman, et des autres moments
essentiels des vies de peuple constitutifs de la nationHaïtienne.
Elle est retrouvée... Quoi? L’Eternité.C’est la mer allée avec le soleil.

Considérations Générales
1.Dahomen
2 . R a d a
3 . N a g o
4.Matinik-D jouba
5 . S i n i k a 6.Caplaou-Canga
7.Manding
8.Ghede-Banda
9 . I b o
10.Anm in
11.Cong o-Fran
12.Simb i
13.Maka ya
14.Boumb a Mazwa
15.Cong o Savann
16.Mondong-Mousayi
17.Kita
18.Petro
19.Za ndò
20.Bizango-Chanpwèl
21.L’ensemble, Indicible