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Parabole des dix vierges et notre consécration.


Culte à Élancourt le 2 décembre 2001

Bonjour à tous !

J'ai pensé que nous pourrions nous intéresser à une parabole de Notre Seigneur
Jésus-Christ, mais à une parabole toute particulière touchant à Son retour. Le
Christ en a enseigné sept, elles sont absolument merveilleuses ! Nous allons
nous pencher en Matthieu 25 ; je le répète, il s'agit d'une parabole enseignée par
le Christ Lui-même, c'est donc Lui qui parle.

Alors le royaume des cieux sera semblable à dix vierges qui, ayant pris leurs
lampes, allèrent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient folles, et
cinq sages. Les folles, en prenant leurs lampes, ne prirent point d'huile avec
elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases.
Comme l'époux tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent.
Au milieu de la nuit, on cria : Voici l'époux, allez à sa rencontre ! Alors, toutes
ces vierges se réveillèrent et préparèrent leurs lampes. Les folles dirent aux
sages : Donnez-vous de votre huile, car nos lampes s'éteignent. Les sages
répondirent : Non ; il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous ; allez
plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous.
Pendant qu'elles allaient en acheter, l'époux arriva ; celles qui étaient prêtes
entrèrent avec lui dans la salle des noces et la porte fut fermée.
Plus tard, les autres vierges vinrent et dirent : Seigneur, Seigneur, ouvre-nous.
Mais Il répondit : Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.
Veillez donc, puisque vous ne savez ni le jour ni l'heure.

A cette parabole, nous ajoutons un autre texte se situant dans la deuxième lettre
de l'apôtre Paul aux Corinthiens au chapitre 13 et au verset 5. Je dois dire ici que
le grand apôtre, en écrivant à une Église évangélique, n'a pas écrit à des
personnes vivant dans le monde en marge de toute Église, non ! mais à des
chrétiens d'une Église évangélique : Examinez-vous vous-mêmes pour savoir si
vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas
que Jésus Christ est en vous ? à moins peut-être que vous ne soyez réprouvés.
Heureusement que ces textes sont premièrement du Seigneur et deuxièmement
du grand apôtre. Il sera question de l'Église de Jésus-Christ, en tout cas, de
l'Église qui se dit être de Jésus-Christ et à laquelle le Seigneur a adressé un
message et surtout, de l'Église qui connaîtra le retour de Christ, pas simplement
l'Église de la fin des temps mais celle qui connaîtra Son retour puisqu'il y a un
cri dans cette parabole : Voici l'époux, allez à sa rencontre.

Alors il s'agit d'une parabole. Qu'est-ce qu'une parabole ? Du grec parabolé ; une
parabole est une comparaison, une parabole est un langage imagé, figuré
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pouvant donner lieu à plusieurs interprétations non pas contradictoires mais


surtout complémentaires, destinées à enrichir qui veut la méditer et l’explorer.
Une parabole donc : un langage illustré. De façon remarquable, le Seigneur a
beaucoup parlé en paraboles et quel enrichissement que de se pencher sur elles !

Mais pour avoir accès à cette parabole, il nous faut quelques clés que nous
allons à présent énumérer, autrement, elle risque de nous rester totalement
hermétique.

Les clés, pour comprendre cette parabole, sont au nombre de sept. Il est curieux
que le chiffre sept ne cesse de revenir quand on aborde la Parole de Dieu.

Première clé : le Royaume des cieux.

Couramment, dès que cette expression est entendue, le réflexe est de lever la tête
et de regarder là-haut. Mais non ! Il s'agit du Royaume des cieux, certes, mais
sur la terre. Pourquoi le Royaume des cieux sur la terre ? Parce que cette
parabole fait intervenir des personnages d'ici-bas. Ainsi par exemple, le Seigneur
fait intervenir dans cette parabole des dix vierges, cinq vierges folles et cinq
vierges sages. Dans Ses paraboles en Matthieu 13, elles aussi au nombre de sept,
il y a celle de l'ivraie et du bon grain, celle du filet jeté dans la mer avec le tri du
poisson, puis celle du grain de sénevé, celle du levain etc. Des paraboles donc,
correspondant au Royaume des cieux, mais au Royaume des cieux sur la terre
parce que faisant intervenir des personnages d'ici-bas.

Alors une question : le Royaume des cieux sur la terre, à quoi correspond-il ?
Certainement à l'Église, laquelle est réellement ce royaume des cieux sur la terre
ayant vocation d'être sur cette terre une sorte de tête de pont du Royaume des
cieux, là-haut. Et quand nous savons que ce Royaume des cieux est l'Église, il
s'agit là tout simplement d'une photographie – délivrée par le Seigneur Lui-
même – de l'Église telle qu'Il la rencontrera à Son retour. Sommes-nous cette
Église ? Je n'en sais rien ! Je le souhaiterais mais c'est le Seigneur qui le sait. Je
disais tout à l'heure qu'il n’est pas question simplement de l'Église de la fin mais
surtout de celle qui connaîtra Son retour, parce qu'il y a au milieu de cette
parabole ce cri de minuit. Donc cette parabole, une photographie de l'Église telle
que Jésus la trouvera au jour de Son retour.

Seconde clé : la vierge.

A quoi correspond-elle ? Du grec parthenos, vierge désigne la jeune fille avant


son mariage, qui n'a point connu d'homme et peut être fiancée. Alors la vierge
est ici synonyme de l'Église parce que c'est bien l'Église qui est ainsi appelée par
l'apôtre par exemple en 2 Corinthiens 11/2 : Je vous ai fiancé à un seul époux,
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pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Bien que l'Église soit
couramment appelée l'Épouse de Christ, en réalité pour le temps présent, elle
n'est que la fiancée du Seigneur, mais cette fiancée qui marche au-devant de son
union avec Lui dans ces noces que la Bible appelle les « noces de l'Agneau ».
Mais les noces n'ont pas encore eu lieu, nous sommes en marche vers ces noces,
et ces noces de l'Agneau –Apocalypse 19 –, nous le croyons, Dieu voulant, ne
sont pas loin. Personne n'en connaît la date mais elles se passeront au jour où le
Seigneur viendra prendre à Lui Sa fiancée, Son Église, pour s'unir à elle, afin de
pouvoir convoler avec elle en justes noces dans Son ciel de gloire. Puisse ce jour
venir le plus vite possible ! La vierge !

Il faut savoir de quelle façon se déroulait le mariage juif du temps du Christ,


avant le Christ, après le Christ.
Lorsqu'un jeune homme était désireux de se marier, il quittait la maison
paternelle à la recherche d’une fiancée. Une fois celle-ci trouvée, il en payait le
prix à son futur beau-père et buvait ensuite une coupe de vin avec lui, signe
d'alliance, puis il réintégrait la maison paternelle. Mais à partir du moment
précis où le jeune homme était fiancé avec la jeune fille, ils étaient considérés
comme époux, comme mariés, sans même avoir consommé leur mariage. Les
fiançailles étaient des choses tout à fait sérieuses ; à partir de là, la fiancée était
réellement liée à son fiancé. Voilà qui explique pourquoi au temps de la
Nativité, l'ange Gabriel disait à Joseph, à propos de Marie : Prends ta femme.
Mais elle n'avait jamais été sa femme, elle a toujours été sa fiancée, mais parce
que fiancée à Joseph, elle pouvait déjà être appelée son épouse. Il me semble
que ce schéma du mariage juif, c'est le Seigneur qui dut l'inspirer à Son peuple
parce que pour sa part, Il avait pu suivre le même schéma. Un jour le Seigneur
dut quitter la maison paternelle, Son ciel de gloire, pour venir au milieu de nous
afin de se chercher une fiancée, et sa fiancée est précisément l'Église. Une fois
celle-ci retenue, son prix payé à la Croix (vous comprenez à quoi je fais
allusion) et puis cette coupe de vin, la coupe de la nouvelle alliance, le Seigneur
est remonté au ciel, Il a réintégré la propriété paternelle.
Et que faisait le jeune homme juif, une fois la propriété paternelle réintégrée ? Il
demandait à son père un lopin de terre afin d'y construire une demeure, une
maison et de pouvoir ensuite aller chercher sa fiancée déjà appelée son épouse,
pour pouvoir consommer réellement son mariage avec elle.
Oui ! c'est un peu ce schéma que le Seigneur a suivi sur un autre plan. Le
Seigneur a bien déclaré en Jean 14/2 : Il y a plusieurs demeures dans la maison
de mon Père ; si cela n'était pas, je vous l'aurais dit, je vais vous préparer une
place. Et, lorsque je m'en serai allé et que je vous aurai préparé une place, je
reviendrai. Cette promesse de son retour.

La vierge donc : l'Église.


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La vierge évidemment, là encore est à considérer sur un plan spirituel et moral.


Il s'agit d'une virginité morale et spirituelle, laquelle est synonyme de pureté, de
candeur, de beauté, de sainteté et si nous voulons une idée de cette virginité
spirituelle, la voici dans ces textes très souvent cités lors de mariage chrétien.
Éphésiens 5/25 : Maris, aimez vos femmes comme Christ a aimé l'Église, et s'est
livré Lui-même pour elle, afin de la sanctifier en la purifiant et en la lavant par
l'eau de la parole (une Église sanctifiée, voilà de quoi il s'agit en matière de
virginité spirituelle, purifiée par le baptême d'eau), pour faire paraître devant
Lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte
et irréprochable. Voilà de quoi il retourne à propos de cette virginité spirituelle.

L'époux : après la vierge, l'époux c'est le Seigneur, la Bible montrant en Jean


3/29 : Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux.

Maintenant pour ce qui est des vierges, dix vierges. Je ne vais pas m'étendre sur
ces faits-là, mais je ne crois pas du tout que le Seigneur rencontrera une Église
faite pour moitié de chrétiens du type "vierge folle" et pour moitié de chrétiens
du type "vierge sage". Il me semble que c'est surtout le chiffre 10 sur lequel il
faudrait nous arrêter.
D'une façon générale, vous savez que dans les Écritures, un certain nombre de
chiffres ont valeur de symbole et celui-là en particulier.
Le chiffre 6 est le chiffre de l'homme.
Le chiffre 7 est le chiffre de Dieu.
Le chiffre 10 pour sa part, à la lumière de plusieurs textes que nous n'avons pas
le temps de passer en revue mais je vous les délivre afin que vous puissiez les
consulter (Genèse 8/5 ; Nombres 14/22 ; Daniel 1/14 ; Juges 6/27 ; Job 19/2, 3 ;
Daniel 7/7 ; Apocalypse 13 ; Apocalypse 2/10) et à la lumière de ces textes-là, le
chiffre 10 correspond à des temps difficiles, des temps de tentation, de
souffrance, de persécution et de tribulation. Lisez donc ces textes et vous allez
en être convaincu.

Donc il s'agit de l'Église en des temps difficiles, en des temps de tentation, de


persécution au point que précisément, le Seigneur la trouvera endormie et nous
n'inventons rien. En 2 Timothée 3/1, l'apôtre écrit : Sache que dans les derniers
jours, il y aura des temps difficiles.
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La nuit. Il ne s'agit pas d'une nuit comme celle que nous venons de passer, c'est-
à-dire d'une nuit physique synonyme d'obscurité physique, non, il s'agit d'une
nuit synonyme d'épaisses ténèbres spirituelles et morales. Et il semble que nous
soyons déjà bien engagés dans ce type de nuit. Le Seigneur en avait déjà parlé
en Son temps, Jean 9/4 : La nuit vient où personne ne peut travailler. Romains
13/12 : La nuit est avancée, le jour approche. Autant de textes qui nous
entretiennent toujours de cette nuit synonyme d'épaisses ténèbres morales et
spirituelles.

La lampe. Quel est le symbole de la lampe ?


La Parole de Dieu.
Psaume 119/105 : Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur mon
sentier. Et en Proverbes 6/23 : Le précepte est une lampe.

L'huile. Dans toute l'Écriture, elle est le symbole du Saint-Esprit.

Le vase.
Puisqu'il est dit que les vierges folles ne prirent point d'huile avec elles dans des vases tandis
que les sages en prirent, de quoi le vase est-il une métaphore, surtout dans le
Nouveau Testament ? A propos d'humanité d'une façon générale, l'apôtre Paul
précise, en Romains 9 des versets 19 à 23, que notre humanité est faite de vases
d'honneur et de vases d'un usage vil. Elle est faite de vases de colère et de vases
de miséricorde. Et tandis qu'il parlait de cela, il parlait des hommes en général.
Le vase est une métaphore du corps ou du cœur de l'homme dans les Saintes
Écritures. En 1 Pierre 3/7, l'apôtre avait pu dire que la femme est un vase plus
faible que l'homme. Pour une meilleure compréhension, ma Bible dit "un sexe"
mais en réalité, le texte grec utilise le mot vase à propos de la femme, un être
donc plus faible que l'homme, sur le plan physique bien entendu. Et ceci est
repris en 1 Thessaloniciens 4/4 où l'apôtre a ces mots : Que chacun de vous
sache posséder son vase dans la sainteté. Là encore, il s’agit du corps et du
cœur.
Et puis à propos de cette connaissance de la gloire de Christ que Dieu a voulue
sur la face de Son Fils, qui est précisément notre héritage, dès le temps présent,
l'apôtre indique en 2 Corinthiens 4/7 : Nous portons ce trésor dans des vases de
terre, c'est-à-dire dans nos cœurs mais aussi dans nos corps.

Voilà donc les sept clés passées en revue, destinées à nous permettre d'avoir
réellement accès à cette parabole : quel message le Seigneur a-t-Il voulu faire
passer par ces mots ? Mais quel message ! Heureusement qu'il s'agit d'un
message du Seigneur et surtout pas d'Alain Choiquier, car je n'aurais
certainement pas été capable d'enseigner une telle parabole et je n'en aurais pas
eu l'autorité. Voilà ce que le Seigneur a voulu faire passer comme message aux
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hommes de son temps déjà, mais surtout à la dernière Église, dans l'Église de
Jésus-Christ, celle se réclamant de Lui (la vierge n’a rien à voir avec la
prostituée d'Apocalypse 17, présente à la fin des temps dans Son Église telle
qu'Il viendra la prendre à Lui) : c’est de faux chrétiens qu’il est question, de faux
chrétiens imagés précisément par ces vierges folles, de faux chrétiens si
semblables aux vrais (les vierges sages) que l'on ne pourra pas faire la différence
ni distinguer entre ces chrétiens-là : seul Son retour permettra d’établir la
distinction et la différence entre les vierges folles et les vierges sages.
J'aimerais répéter ce message en insistant qu'il émane du Seigneur. Par cette
parabole, le Seigneur a voulu faire comprendre qu'il y aura dans Son Église,
dans celle qu'Il viendra chercher (Voici l'époux), de faux chrétiens dans ces
vierges folles mais ressemblant tellement aux vierges sages qu'il ne sera pas
possible de les distinguer entre elles. Et j’ai l’impression que nous sommes
d’ores et déjà entrés dans ces temps.

Bien évidemment, le Seigneur connaît les Siens. 2 Timothée 2/19 : Il connaît


ceux qui Lui appartiennent. On peut tromper les hommes, les pasteurs, on peut
tromper l'Église mais on ne peut tromper le Seigneur, la Bible disant que
l'homme regarde à ce qui frappe ses yeux, ses regards, tandis que l'Éternel
regarde au cœur. De telle manière que ce matin, dans ce lieu de culte, le
Seigneur sait réellement si vous êtes authentiquement chrétien ou si vous ne
l'êtes pas. Voilà pourquoi cet enseignement. Jeune, moins jeune, personne âgée,
le Seigneur vous connaît. Pour vous qui êtes des hommes mariés, pourrait-il se
faire que vous vous trompiez d'épouse ? Mais franchement ! Je sais, en ce qui
me concerne, qu'une fois ce culte terminé, je vais filer sur Corbeil-Essonnes à la
rencontre de mon épouse.

On ne peut pas tromper le Seigneur, Il connaît les Siens, et bien que ces vierges
folles aient fait partie de ce qu'il est convenu d'appeler Son Église, il n'y a rien à
faire, le Seigneur les distinguera d'avec les vrais chrétiens.

Essayons de voir ensemble ce qu'elles auront en commun lorsque le Seigneur


viendra vers elles. Le Seigneur les appelle toutes des vierges. Moi je dois dire
que j'ai achoppé sur cela. Cela a été une difficulté pour moi d'interpréter cette
parabole, mais ensuite la lumière s'est faite.

Vous savez que nous pouvons être chrétiens en présentant des dehors chrétiens.
Une façade de chrétien. Nous pouvons apparaître exactement comme de vrais
chrétiens sans l'être véritablement, d'où le fait que le Seigneur ait pris la peine de
dire de ces vierges folles qu'elles étaient aussi des vierges. Toutes habillées
extérieurement d'un christianisme qui pouvait encore passer. Si vous sortiez
dans les rues d'Élancourt, et que vous demandiez ici et là : " Monsieur êtes-vous
chrétien ? ", la réponse d'une façon générale serait " Oui " car on peut être
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chrétien de nom. J'ai bien aimé Élisabeth lorsqu'elle a dit dans son témoignage
qu'elle était issue de famille chrétienne. Ceci m'a rappelé le témoignage de mon
Élisabeth, laquelle à Nation, le jour de son baptême, avait déclaré à tout
l'auditoire : " Ce n'est pas parce que je suis la fille d'un évangéliste bien connu et
puis du pasteur Alain Choiquier que pour autant je suis née chrétienne. " Elle
avait pu raconter comment elle était passée par la nouvelle naissance, par la
repentance et par la foi. On ne naît pas chrétien ! Vous êtes enfant de parents
chrétiens, quelle bénédiction ! Cela ne fait pas de vous pour autant
d'authentiques chrétiens. Vous pourriez fréquenter l'Église évangélique d'ici ou
d'ailleurs régulièrement, cela ne fait pas de vous un authentique chrétien.

La Bible dit que nous devenons enfant de Dieu de cette façon. Jean 1/12 :
A tous ceux qui l'ont reçue, (la Lumière, Lui, le Christ qui est la Parole de Dieu),
à tous ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants
de Dieu, lesquels sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la
volonté de l'homme, mais de Dieu.
Êtes-vous né de Dieu ? On peut être habillé extérieurement de religiosité, de
respectabilité, cela ne sauve personne. On peut être chrétien d'étiquette, cela ne
sauve personne. Chrétien de tradition, il existe des traditions évangéliques.
Aussi, on peut se cacher derrière toutes sortes de traditions, on peut être, à la
limite, chrétien de culture évangélique, cela ne sauve personne.
Ce qui sauve l'homme, c'est toujours le Christ, une Personne et l'apôtre Pierre l'a
exprimé en des termes tellement clairs en Actes 4/12 :
Il n'y a de salut en aucun autre qu'en Jésus-Christ car il n'y a sous le ciel aucun
autre nom que le sien qui nous ait été donné par lequel nous devions être
sauvés.

Nous pourrions nous attarder, mais nous devons revenir sur cette grande
question des vierges folles : suis-je chrétien d'apparence ou chrétien de cœur ?
Et le Seigneur nous connaît dans nos cœurs.

Elles avaient toutes des lampes… Si je posais la question ce soir : " Combien
êtes-vous à posséder une Bible ? ", je suis persuadé que toutes les mains se
lèveraient. C'est bien, mais le Sauveur de l'Écriture Sainte, Celui que
précisément, l'Écriture veut faire connaître, est-Il passé dans votre vie, ceci est
important. Beaucoup me lancent : " J'ai l'Évangile ! " C'est bien mais le Sauveur
de l'Évangile est-Il entré dans votre vie ? L'avez-vous reçu pour votre Sauveur
personnel ? Faites-vous chaque jour avec Lui la route de votre existence,
jusqu'au bout de cette route ? Est-Il devenu votre compagnon de route ?

Et puis, toutes s'assoupirent et s'endormirent. Essayez de faire la différence,


mais ce n'est pas possible ! On nous dit qu'à la fin des temps, il y aura un réveil
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planétaire. Je ne le vois pas dans la Bible, croyez que j'aimerais bien que nous en
vivions un, mais je ne le vois pas, je vois tout à fait le contraire.
En Luc 18/8, Jésus a posé cette question : Quand le Fils de l'homme viendra,
trouvera-Il la foi sur la terre ?
Où est donc ce réveil planétaire ?
Et puis en Matthieu 24/12 : Parce que l'iniquité se sera accrue, l'amour du plus
grand nombre se refroidira. Il n'y a pas d'amour dans le monde, l'homme ne sait
ce qu'est l'amour véritable. Jésus fait allusion à l'Église, l'amour dans l'Église,
l'amour dans l'Église se refroidira. Puisse le Seigneur nous garder !
Voilà donc comment le Seigneur rencontrera Son Église : endormie.

Voyez un billet de cent francs : comment distinguer un vrai billet d'un faux ? Sur
le billet, la figure d'un grand peintre, Paul Cézanne. Son visage est visible, mais
pour que ce billet soit vrai il faut que ce même Cézanne puisse se distinguer
dans la plage blanche ; pour vérifier cela, il faut placer le billet dans la lumière
afin de le voir en transparence. Pour qu'il soit vrai, il faut que le personnage
visible existe à l'intérieur du billet, pas seulement à l'extérieur.
Certains ne sont chrétiens qu'à l'extérieur, et quand le Seigneur les met à Sa
lumière, les distingue-t-Il dans leur cœur ? Dans le jargon monétaire, on appelle
cette figure invisible le "filigrane". Si nous parlons du Seigneur à l'extérieur et si
nous nous disons chrétien au-dehors, il faut impérativement que nous le soyons
aussi au-dedans ; quand le Seigneur nous met à Sa lumière, à la lumière de Sa
Parole, distingue-Il le filigrane de Son Fils ?
Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ est en vous ?
Est-Il vraiment dedans, dans votre cœur ? A moins que vous ne soyez réprouvé.

La tradition rapporte que Salomon, le grand sage, fut mis à l'épreuve un jour. On
lui avait présenté deux magnifiques bouquets dont l'un était fait de fleurs
artificielles et l'autre de fleurs naturelles. Ce fut une sérieuse épreuve, comment
reconnaître le véritable bouquet ? Sa première réaction, dès que la question lui
fut posée, fut d'aller ouvrir grand la fenêtre de cette pièce où lui avaient été
présentés ces deux bouquets. Les amis qui étaient là l’interrogèrent : " Mais
pourquoi allez-vous ouvrir cette fenêtre, vous n'êtes pas du tout dans le sens de
la réponse à la question posée ! – Ah si ! J'ouvre une fenêtre parce que l'insecte
ne se trompe jamais de fleur. "
Je répète que ceci n'est pas dans la Bible mais dans la tradition et il peut se faire
réellement que nous soyons hésitants entre un bouquet de fleurs naturelles et un
bouquet de fleurs artificielles.

Qu'avaient-elles pas en commun et qui fit précisément que furent reconnues les
folles des sages ? L'huile ! La Bible insiste en Romains 6/9 : Si quelqu'un n'a
pas l'Esprit de Christ, il ne Lui appartient pas. Cet esprit que Dieu donne à ceux
qui le Lui demandent et à ceux qui Lui obéissent, l’avez-vous reçu ? L'Esprit de
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Christ habite-t-Il votre cœur ? L'Esprit du Seigneur, l'Esprit de Dieu est-Il venu
dans votre vie pour vous donner de vivre en nouveauté de vie à partir du
moment où vous vous êtes ouvert au Christ ? Il importe de faire le point, il faut
le faire ce matin.
Le Seigneur avait pu dire : Ceux qui me disent Seigneur, Seigneur, n'entreront
pas tous dans le royaume des cieux, mais celui-là seul qui fait la volonté de mon
Père qui est dans les cieux. Et quelle est cette volonté du Père ?
Jean 6/40 : La volonté de mon Père (c'est Jésus qui parle) est que quiconque voit
le Fils (dans la Parole de Dieu) et croit en lui ait la vie éternelle. La volonté de
mon Père est que vous croyiez, c'est remarquable !

Où en sommes-nous ce matin vis-à-vis de toutes ces choses ?


Et plusieurs me diront en ce temps-là : Seigneur n'avons-nous pas prophétisé en
ton nom ? (ce n'est pas croyable !) N'avons-nous pas fait beaucoup de miracles
en ton nom ? N'avons-nous pas chassé des démons par ton nom ? Alors je leur
dirai ouvertement : Je ne vous ai jamais connus.
Ce n'est pas possible : pouvons-nous faire des miracles, chasser des démons,
faire entendre des prophéties ?
Je ne vous ai jamais connus. Pourquoi Jésus a-t-Il dit cela ? Simplement parce
que ni le fait de prophétiser, ni celui de chasser des démons ou de faire des
miracles ne sont critères de vérité. Le seul critère de vérité est celui de la Parole
de Dieu. Personne ne peut imiter cette Parole de Dieu : c'est du solide, c'est du
roc. Tandis que le diable peut permettre que des hommes, des femmes
prophétisent, fassent des miracles, alors s’il se produit ici et là des choses
sensationnelles, attention ! Tout ce qui n'est pas vérifié par la Parole de Dieu
doit être évacué. Le seul critère, celui de la Parole. Et qui plus est, Jésus a encore
affirmé en Luc 13/26, 27 que certains Lui rappelleront un jour : Nous avons
mangé et bu devant toi (il semble qu'Il fait allusion à la Sainte Cène) et tu as
enseigné dans nos rues…
Je ne vous connais pas.

Je crois que le message de ce matin est solennel, d’où cette parole de l'apôtre en
2 Corinthiens 13/5 : Examinez-vous vous-mêmes, pour savoir si vous êtes dans
la foi. Éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus-Christ
est en vous ? Est-Il en vous ? Êtes-vous sauvé ? Christ en vous, lit-on dans la
Bible, l'espérance de la gloire. Si je vis, insiste l'apôtre, ce n'est plus moi qui vis
mais Christ qui vit en moi. Où en êtes-vous ?

Ce matin, vous pourriez venir tel que vous êtes, au Seigneur, dans la repentance,
parce que pécheur, mais dans la confiance en même temps, parce qu'éperdument
aimé de Lui. Vous êtes aimé, venez au Seigneur, et ainsi pourrez-vous passer du
chrétien que vous êtes, du type "vierge folle" à celui du type "vierge sage".
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Imaginez que ces vierges sages, trouvées elles aussi endormies, ont été reçues
dans la salle des noces. Elles étaient sauvées et parce qu'elles étaient habitées du
Saint Esprit, elles n'avaient pas perdu leur salut, même endormies, elles purent
entrer. Ne croyez pas que les vierges folles avaient tenté d'allumer leur lampe
qui s'allumait, s'éteignait, non ! Jésus mentionne : Elles ne prirent pas d'huile
avec elles. Pas d'huile du tout, les lampes ne pouvaient donc pas être allumées.
Où en êtes-vous ?
J'aimerais vous aider à venir au Christ pour que, s'Il devait revenir dans ce jour,
vous puissiez appartenir à ceux qu'Il viendra chercher pour les prendre avec Lui
pour l'éternité dans Son ciel de gloire. Les autres vierges seront trouvées perdues
même si elles se sont crues chrétiennes jusqu'au bout.

Nous allons verser dans un moment de silence et de recueillement pendant


lequel je vais dire une prière pour vous la passer. Je demande que dans ces
derniers moments de la réunion, nous demeurions tranquilles et que les enfants
soient bien tenus par leurs parents. Que les adultes ne bougent pas parce que
nous allons vivre le temps le plus fort de la réunion.
Vous allez vous ouvrir au Seigneur pour qu'Il vous visite et qu'Il vous sauve.
Je vais donc dire une prière toute simple, vous allez la répéter après moi, pour la
dire au Seigneur mais en silence dans votre cœur. Je vais dire la prière afin que
vous ayez des mots à adresser au Christ. Une fois la prière dite, je demanderai à
ceux et celles qui l'auront répétée après moi, de me le faire savoir, là où vous
êtes assis : une seconde durant, votre main montera et reviendra. Je vous le
demande parce que je voudrais prier pour vous afin de vous venir en aide.

Nous prions. Nous baissons la tête et dans le secret du cœur, faites monter ces
quelques mots au Seigneur, de toutes vos forces :

Seigneur, je n'ai pas tout compris, je ne sais pas où j'en suis, je me suis cru
chrétien jusqu'à ce matin, mais à la lumière de Ta Parole, me voilà troublé,
Seigneur. Je ne suis pas sûr d'être sauvé et pas du tout sûr d'être pris avec Toi au
jour où Tu reviendras. Seigneur, aie pitié de moi, je suis un pécheur, je viens à
Toi tel que je suis, dans la repentance mais aussi dans la confiance.
Merci parce que Tu m'as donné Ta vie au calvaire pour mes péchés.
Seigneur je T'en remercie de toutes mes forces et que Ton sang me purifie de
toute ma corruption, de mon péché, de ma souillure.
Fais-le maintenant Seigneur, oui, sauve-moi, Seigneur viens, c'est oui, viens !

Nous restons silencieux, recueillis. Vous venez de dire cette prière, dans votre
cœur, accordez-moi de pouvoir prier pour vous en silence dans mon cœur
aussitôt votre main aperçue.
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Seigneur Tu es bon ! Reste avec nous pour la fin de cette rencontre et nous Te
demandons que rien ne se perde de ce qu'il T’a plu d'accomplir dans bien des
cœurs en ce lieu.
Que toute la gloire T'en revienne, dans le beau nom de Jésus.
Amen !