Vous êtes sur la page 1sur 17

Protection des contenus

numériques
Introduction

• La fin du 20ème siècle a vu le monde basculer de l’analogique


au numérique.
• Différences analogique / numérique :
- Equipements : cassette / CD
- Signal : continue / certaines valeurs du signal
- Visualisation : courbe / Histogramme
• Numérisation : transformation d’un signal analogique en
numérique (échantillonnage et quantification).
Analogique / Numérique
Avantages du numérique

• Diminuer le coût de stockage.


• Diminuer le coût de la numérisation.
• Diminuer les temps de traitement.
• Tenir compte du nombre de valeurs nécessaires selon
l’application.
• Tenir compte des limitations matérielles.
Convertisseurs analogique/numérique

• Appareil permettant de transformer en valeurs numériques


un phénomène variant dans le temps.
• Lorsque les valeurs numériques peuvent être stockées sous
forme binaire (donc par un ordinateur), on parle de données
multimédia.
multimédia
• Convertisseurs analogique/numérique : cartes d’acquisition
vidéo, scanners, cartes de capture sonore, souris, écran (tout
mécanisme de pointage), lecteurs (CD-ROM, disque dur…),
modems (à la réception)…
Convertisseurs numérique / analogique

• Restitution d’un signal numérique en signal analogique.


• Convertisseurs numérique/analogique : Sorties audio des
cartes-sons, synthétiseur musical, imprimante, modem (à
l’émission)
l’émission).
Problème de cette évolution
• Protection des droits numériques.
• Les copies numériques sont désormais parfaites, alors
qu’auparavant, chaque génération de copies analogiques
introduisait une dégradation supplémentaire.
• Les réseaux d’échange de fichiers pair à pair permettent
d’échanger facilement de très grands volumes de données
multimédia.
• Ainsi, les fournisseurs de contenus ont rapidement vu leurs
ventes chuter de façon significative, ils sont donc attentifs à
toute nouvelle technologie qui améliorerait la gestion des
droits numériques et d’empêcher le redistribution illégale de
contenus multimédia protégés par le droit d’auteur.
Introduction / Tatouage
• Dans cette optique, le tatouage numérique a été introduit au
début des années 90 comme un mécanisme de sécurité
complémentaire au cryptage.
• En effet, tôt ou tard, les données cryptées doivent être
décryptées pour les rendre accessibles aux utilisateurs. A ce
moment précis, les données numériques ne sont plus
protégées par le cryptage et peuvent être éventuellement
copiées et redistribuées à grande échelle.
• Le tatouage numérique a donc été introduit come une
seconde ligne de défense.
• L’idée de base consiste à protéger un document numérique
en enfouissant un signal codant de l’information de façon
robuste et imperceptible.
Problèmes / Tatouage

• Il existe un compromis entre trois paramètres conflictuels :


- La capacité : quantité d’information insérée dans un
document (nombre de bits codés par le signal de tatouage).
En fonction de l’application, le nombre de bits à cacher peut
varier Si quelques bits suffisent à mettre en place un service
varier.
de contrôle de copie, il est en revanche nécessaire de cacher
beaucoup d’informations pour permettre l’authentification de
documents multimédia.
Par ailleurs, le processus de tatouage va inévitablement
modifier le signal hôte et introduire des distorsions.
Problèmes / Tatouage

- L’imperceptibilité : impose que ces distorsions restent


complètement indécelables par un observateur/auditeur.
Dans ce but, les caractéristiques du système audio-visuel
humain peuvent être exploitées.
Par exemple : le signal de tatouage étant souvent considéré
comme du bruit, il sera moins perceptible dans les zones
texturées d’une image que dans les zones unies. Ainsi,
amplifier le signal de tatouage dans les zones texturées
diminue sa visibilité.
Problèmes / Tatouage

- La robustesse : le tatouage doit être construit de telle sorte


qu’il résiste à la plus large palette possible d’opérations qu’un
utilisateur puisse effectuer.
Cette robustesse face aux traitements usuels du signal
(filtrage, compression avec pertes, quantification) est souvent
quantifiée en ayant recours à des bancs de test.
Définition / Tatouage

• Le tatouage (protège les créateurs) est une signature qui


prouve l’origine de la copie. Il n’est efficace que s’il résiste aux
divers traitements de l’image, compression, ajout de bruit,
changement de contraste.
• Le développement des réseaux de communication et des
supports numériques comme le Compact Disc, CD-ROM…
entraîne une diffusion massive de documents stockés à l’aide
de formats numériques tels JPEG, MPEG, MP3…
Ces techniques qui permettent d’emmagasiner une grande
quantité d’information en peu de place facilitent aussi
l’utilisation illégale des documents.
Aperçu / Tatouage
• Il est en effet extrêmement aisé de récupérer un document
sur internet ou sur un CD-ROM et de le copier un grand
nombre de fois avant de diffuser ces duplications.
Non seulement la copie est facile, mais elle est parfaite : alors
qu’un document analogique se détériore lorsqu’on le
duplique, la copie numérique a exactement les mêmes
qualités que l’original.
• La recherche sur les protection des images a principalement
débuté vers 1993. Les premières techniques comme le
contrôle d’accès (destiné à refuser l’accès au document) ou la
cryptographie (chiffrer ou signer le document) se sont
révélées insuffisantes ou d’un emploi difficile.
Aperçu / Tatouage

• On parle ici de l’art de cacher une information, une signature,


dans un message que n’importe qui va pouvoir observer.
• Ce message peut être de diverses natures : texte, image, son.
• Une manière très simple est, par exemple, d’écrire un texte, et
de considérer le premier mot de chaque ligne : le texte
« acrostiche » semble innocent dans sa globalité, mais la
phrase constituée des premiers mots de chaque ligne peut
avoir un sens tout différent.
Aperçu / Tatouage
• On peut aussi, dans un message électronique, placer des
espaces en fin de ligne, le nombre d’espaces détermine le
caractère caché dans cette ligne.
• On peut aussi inscrire l’information dans certaines
composantes de l’image.
• Ainsi toute personne non avertie ne s’apercevra pas qu’une
information importante est transmise par l’intermédiaire d’un
document d’apparence innocente.
• L’idée est de cacher dans le document une information propre
à son ayant droit sous la forme d’une marque qui ne pourra
être enlevée sans une altération importante de ce document
(rendant alors son utilisation impossible).
Marque / Tatouage

• Cette marque, dénommée filigrane, devra rester


imperceptible et faire suffisamment corps avec le document
pour rester présente malgré les manipulations que ce dernier
risque de subir.
• Les transformations pouvant altérer la marque sont des
rotations, des changements d’échelle, des symétries, des
découpages, des changements de format, l’application de
filtres, l’ajout de bruit…
• La marque peut aussi être dégradée lors d’une
impression/re-numérisation par scanner.
Marque / Tatouage

• Ces manipulations peuvent avoir pour but la destruction de la


marque, ou tout simplement une utilisation facilitée de
l’image (compression JPEG ou changement d’échelle, par
exemple).
• On doit reconnaitre la marque même quand le contenu
numérique de l’image a changé.