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GUIDE METHODOLOGIQUE POUR LA REDACTION

DU PROJET DE FIN D’ETUDES


SOMMAIRE

Objectifs du Projet de fin d’études 3

Règles propres au Projet de fin d’études 4


1. Le choix du sujet 4
2. L’étude bibliographique 5
3. La présentation et la mise en forme 5
4. L’élaboration du plan 5

L’évaluation du PFE 11
La relation avec l’encadrant 12

Annexes
Annexe I : Page de couverture 13
Annexe II : Quelques règles typographiques 14

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Objectifs du Projet de fin d‘études

Le Projet de fin d’études est un travail personnel approfondi mené en parallèle avec
les enseignements de la troisième année de Licence. Il prend la forme d’un mémoire
ou d’un rapport écrit qui fait l’objet d’une évaluation.
Le Projet de fin d’études représente à la fois un moyen privilégié d'acquisition de
connaissances et l'occasion d'asseoir et d’affiner une méthodologie de résolution
des problématiques scientifiques. Il doit permettre à l'étudiant de :

▪ Structurer les connaissances et les outils acquis tout au long du cursus et de


les utiliser pour étayer sa recherche

▪ D’identifier un problématique scientifique en liaison avec la formation, à en


analyser la nature et à en étudier les différents aspects et implications

▪ D’effectuer des recherches de données et de s’entraîner de façon efficace à


la présentation de ces données

▪ De se livrer à un travail critique et personnel

▪ D’identifier les méthodes appropriées à l'analyse des résultats et à la


formulation de conclusions basées sur des recherches.

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Règles propres au PFE

1. Le choix du sujet

Deux possibilités s’offrent à l’étudiant pour choisir son sujet :

▪ La recherche personnelle d'un sujet ;

▪ La proposition d'un sujet par l'enseignant.

1.1. La recherche personnelle d'un sujet

C'est le fruit de l’enseignement et de la recherche entrepris par l’étudiant durant


son cursus universitaire. Dès qu'une idée commence à germer, il faut en parler à
votre enseignant (le choix du professeur va dépendre des matières qu'il enseigne et
ses centres d'intérêts).

1.2. La proposition d'un sujet par l'enseignant

Souvent, les enseignants proposent un sujet ou une liste de thèmes. Le choix doit
être judicieux pour ne pas vous trouver devant une problématique trop vaste ou
trop réduite. « Trop vaste, vous risquez de vous perdre en voulant tout envisager et
il faut être capable de trier ; trop réduite, vous risquez de tourner en rond et
d'être "sec" ».

A ce niveau, il est demandé de préciser le domaine de la recherche, le sujet


particulier, la/les question(s) initiale(s) de recherche et la démarche
méthodologique.

En tout état de cause, et même si le sujet présente parfois des zones d’ombre, il
est vivement recommandé qu’il soit étayé.

En effet, le sujet doit comporter une perspective et des motivations claires qui le
situent dans son champ disciplinaire ; ce qui suppose au préalable une étude
bibliographique.

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2. L’étude bibliographique

Il est recommandé d'aller du général au particulier :

▪ Le plus général : ouvrages et manuels

▪ Le plus spécialisé : les articles (revues).

3. L’élaboration du plan

La méthode à suivre est, généralement, la suivante :

▪ Chercher et rassembler les idées relatives au sujet.

▪ Les trier ;

▪ Les ordonner pour démontrer une idée générale (en visant la synthèse).

3.1. La recherche du plan

Il faut toujours commencer par des questions simples : qui, quoi, comment, pourquoi,
quand, etc. Une fois le sujet cerné, un certain nombre de points importants vont
prendre forme.

Le plan doit être discuté de manière approfondie avec l’encadrant. Des itérations
sont sans doute inévitables. Pour baliser le terrain il faut le détailler suffisamment.

3.2. Le nombre de parties

La question mérite d’être posée : combien de parties doit-on réaliser ? Il n'y a pas
de règle : selon le sujet un choix sera fait, choix qu’il faut absolument valider avec
l’encadrant (avant de commencer la rédaction).

4. La présentation et la mise en forme

Ne jamais oublier : « la forme c’est le fond qui remonte à la surface ».

La forme est la première chose à être perçue par le lecteur, il est donc
extrêmement utile de structurer les informations en suivant un fil conducteur
logique.

4.1. Contenu indicatif de la présentation

Un travail est normalement présenté dans l'ordre suivant :

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▪ La page de garde
▪ La dédicace, s'il y en a une (souvent en haut et à droite).
▪ Les remerciements.
▪ Le résumé du travail en une dizaine de lignes (en français et anglais).
▪ Le sommaire.
▪ Le corps du texte qui débute par une introduction.
▪ La conclusion.
▪ Le glossaire des sigles et termes utilisés.
▪ Les annexes.
▪ La bibliographie.
▪ La table des matières.

4.1.1. La page de couverture (voir annexe n°1)

La page de couverture doit comporter notamment les informations suivantes :

• Le logo de la Faculté et éventuellement de l’université.

• Le titre, qui indique brièvement le contenu du mémoire.

• Les noms de l’étudiant.

• Les noms de l’encadrant et éventuellement le tuteur entreprise.

• L'année universitaire.

4.1.2. Les remerciements

Il est de coutume de remercier celles et ceux qui ont contribué à la réalisation du


travail.

4.1.3. Le sommaire

Le sommaire indique les principales parties traitées dans le travail.

4.1.4. Résumé

Celui-ci ne doit pas dépasser une page A4, et permet au lecteur d'obtenir une vue
d'ensemble du travail : contexte, méthodes, conclusions etc. Il est préférable
d'avoir également un résumé en anglais.

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4.1.5. Introduction

L'introduction est un passage important dans un travail de recherche, car elle


informe sur les questions traitées et les méthodes utilisées pour y répondre.

Elle situe le sujet et éveille l'intérêt du lecteur. Elle fournit une explication du
contexte, les raisons pour lesquelles le sujet a été choisi et les buts de l'étude.

Elle est rédigée généralement lorsque le corps du travail est achevé (recul maximal
par rapport aux points traités).

La structure d'une introduction correspond à la forme d'un entonnoir.

Une introduction académique comprend, en général, sept points :

1. Une entame, une accroche de l'attention.

2. Le rappel du sujet (éviter les éventuelles contradictions avec le titre).

3. Les questions posées par le sujet.

4. L'intérêt du sujet.

5. La délimitation du sujet.

6. La problématique du sujet.

7. L'annonce du plan (le plan est la réponse à la problématique).

Pour y arriver, il faut se poser les questions suivantes :

▪ Quels sont les aspects actuels du thème chosi ?

▪ Quelle est la question qu’on veut traiter? Qu’est-ce qu’on veut


montrer?

▪ Pourquoi le travail est-il particulièrement intéressant?

▪ Comment et pourquoi le thème est délimité?

4.1.6. Le corps

Il faut respecter une structure en parties, chapitres, sections, paragraphes, etc.


N'oubliez pas d'annoncer dans des "chapeaux" les principales idées que vous allez
développer.

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Le corps porte essentiellement sur le traitement des données rassemblées, ainsi
que sur l'analyse et l'évaluation de ces données. Vos arguments doivent suivre une
progression logique. L'analyse des données vous permet d'expliquer, comprendre et
interpréter les faits pour mieux étayer vos conclusions.

Vous citerez en utilisant des guillemets, ou vous paraphrasez en renvoyant à une


référence bibliographique en note de bas de page.

4.1.7. Les notes de bas de page

Le projet de fin d’études est un travail scientifique. Ce n'est pas un recueil de


jugements de valeurs non argumentés. Tous les détails doivent être examinés. Toute
recommandation ou conclusion découle d'une analyse rigoureuse menée selon une
méthodologie testée et surtout mise en œuvre.

Chaque fois que vous citez un auteur et son ouvrage, faites un renvoi avec un
numéro. Ce numéro se retrouvera en bas de page.

4.1.8. La conclusion

La conclusion est relativement courte. Sa raison d’être est d'apporter une réponse
à la problématique, dont les hypothèses de départ sont in fine confirmées ou
infirmées.

La conclusion souligne également les apports, les limites et les prolongements


nécessaires du travail, ce qui ouvre la voie à d'autres recherches (indiquer comment
le travail pourrait être complété par des nouvelles pistes de recherche).

4.1.9. Le glossaire des sigles ou termes spécifiques utilisés

Il est indispensable, dans le cas de l’emploi de sigles d'en réaliser un glossaire (par
ordre alphabétique).

4.1.10. Les annexes

Il est d’usage de renvoyer à des annexes s’il est jugé judicieux de présenter un
document plus long, explicatif de ce qu’on cherche à démontrer (les annexes doivent
être numérotées et paginées à la suite du texte).

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4.1.11. La bibliographie

Elément important du travail, la bibliographie complète les informations données en


références.

L'organisation des bibliographies, la plus commode, est celle dans laquelle les
auteurs sont classés par ordre alphabétique, (et, pour un auteur, par ordre
chronologique des dates de parution).

▪ Pour les ouvrages, articles de revues spécialisés et autres documents sur


support papier, il est indispensable de respecter la norme suivante :

o Nom(s) et prénom(s) de l'auteur(s) [date de publication], titre de


l'ouvrage, éditeur, lieu d'édition.

o Nom(s) et prénom(s) de l'auteur(s) [date de publication], titre de


l'article, titre de la revue, N° de la revue, éditeur, lieu d'édition.

o Nom(s) et prénom(s) de l'auteur(s) [date de présentation ou de


soutenance], titre du mémoire ou de la thèse, type de mémoire ou de
thèse, établissement où le travail a été préparé.

▪ Pour les sites Internet, l'adresse exacte et complète doit être identifiée. La
date de consultation doit être mentionnée.

Exemple : pour citer le document du groupe ONA relatif aux résultats


semestriels 2008 la référence est la suivante :

http://www.ona.ma/pdf/communiquaona.

4.1.12. La table des matières

Elle reprend l'ensemble des titres (elle est donc plus détaillée que le sommaire)
avec les numéros de pages et doit être placée à la fin.

4.2. La présentation

Les caractéristiques de présentation sont les suivantes :

▪ Marge de droite et gauche : 3 cm.

▪ Haut et bas de page : 2,5 cm.

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▪ Police et taille : Times New Roman 12 pouces.

▪ Interligne : 1,5.

▪ Les expressions latines sont en italique.

▪ Uniquement en recto.

▪ La pagination commence à la première page, après la couverture, les annexes


numérotées sont paginées à la suite sans discontinuité ; elle est indiquée
d'une manière visible.

▪ Les chapitres commencent toujours au sommet d'une page.

▪ Les graphes et les tableaux doivent avoir un titre et une origine. La source
des informations doit être mentionnée (en général, au dessous) de telle sorte
qu’il soit possible de retracer son origine (un graphique ou tableau sans
indication de source n’a aucune valeur).

4.3. La ponctuation

En voici quelques consignes :

• Il n'y a pas d'espace après une parenthèse, avant une virgule, avant un point,
avant et après un tiret.

• Il y a toujours un espace après un point, une virgule, le signe %, le guillemet


de fermeture et après et avant le guillemet d'ouverture.

• Il n'y a pas de point après un titre.

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L’évaluation du PFE

L’évaluation du PFE porte notamment sur les aspects suivants :

1. La clarté dans l'identification du problème

▪ L'analyse proposée est-elle d'une envergure suffisante ?

▪ Les preuves avancées sont-elles suffisantes ?

▪ Dans quelle mesure le sujet a-t-il été conceptualisé ?

▪ Les concepts ont-ils été utilisés et développés par l'emploi de techniques


appropriées ?

▪ Le sujet traité est-il en adéquation avec le niveau (Licence) ?

2. La méthode d'élaboration des solutions

▪ La méthodologie utilisée est-elle valable et efficace ?

▪ Convient-elle au sujet traité ?

▪ Quelles sont les limites possibles des méthodes utilisées ?

3. La pertinence, la valeur et l’originalité des résultats

▪ Le travail apporte-t-il quelque chose de nouveau aux connaissances actuelles


sur le sujet ?

▪ Les conclusions sont-elles justifiées par rapport aux données produites et


aux preuves avancées ?

4. La structure

Le travail présente-il une progression logique ? : Identification des objectifs,


introduction, contexte, méthodologie, références aux lectures entreprises, analyse
principale, conclusions.

5. La qualité de la documentation et la bibliographie

▪ Y a-t-il utilisation suffisante de sources bibliographiques (ouvrages, articles


de revues professionnelles et académiques) ?

▪ Ces sources sont-elles pertinentes et actuelles ?

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▪ Le sujet traité est-il clairement situé dans son contexte théorique et
empirique ?

6. La présentation et le style

▪ Le travail est-il rédigé dans un style approprié ?

▪ Les arguments sont-ils clairement développés et discutés ?

▪ Comment les données sont-elles présentées ?

▪ L'expression est-elle claire ?

La relation avec l’encadrant

L'un de vos professeurs qui fait partie de l’équipe enseignante de la Faculté dirige
et encadre votre travail

Votre encadrant vous sera d'une aide considérable. Cependant, il n'est pas
directement responsable de votre travail. II est là pour vous aider à évaluer
l'intérêt de vos idées et l'efficacité du plan envisagé. II peut aussi vous fournir des
conseils d'ordre plus général sur des questions de style et de présentation.

Habituellement, l’encadrant peut :

- vous apportez des informations et des éclaircissements dans le cadre du choix


de l’objet du travail ;

- vous aidez à établir l’état de la question et vous fournir la bibliographie


nécessaire ;

- vous donnez des indications théoriques et méthodologiques ;

- vous facilitez l’accès à des sources ou à des institutions, par intervention


directe ou par lettre de recommandation ;

- vous conseillez sur la manière de réaliser le travail ;

- relire et critiquer les premiers textes que vous produisez en veillant à


l’harmonie du travail.

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ANNEXE 1 : Page de couverture

Logo de la faculté

TITRE DU PFE

Filière : …..
Option : …..

Préparé(e) par l’étudiant(e) :……………..

Sous la direction de ………………………

Année universitaire

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ANNEXE II : Quelques règles typographiques

Capitale
On l'emploie :
- au début d'une phrase, après un point final, après les points d'interrogation,
d'exclamation ou de suspension, mais seulement lorsqu'ils terminent
effectivement la phrase ;
- au départ d'un alinéa, commençant directement par le texte ;
- commençant par un numéro ou une lettre de classification ;
- la minuscule est de règle après un tiret ;
- la minuscule est utilisée également après 1°, 2°, 3°, etc., à l'intérieur d'un
paragraphe de lignes pleines;

Remarques sur l'emploi de la capitale :

- Etat ou état : ce mot se compose avec une capitale initiale quand il désigne un
pays. Dans ses autres sens, ce mot s'écrit en lettres minuscules.

Cent
Cent prend la marque du pluriel dans ses multiples entiers et devant les substantifs
millier, million, milliard : quatre cents, six cents millions.
Il reste invariable lorsqu'il est suivi d'un nombre : quatre cent un ou de l'adjectif
numéral mille : trois cent mille personnes.

Civilité (M. et Mme)


Les termes de civilité :
- s'abrègent, au singulier comme au pluriel, devant le nom, le prénom ou le titre
des personnes dont on parle ou que l'on désigne : M. (et non Mr), MM. (pour
messieurs) ;
- s'écrivent au long avec une initiale minuscule chaque fois qu'ils sont employés
seuls, sans être accompagnés d'un nom propre, d'un titre ou d'une fonction ;
- s'écrivent au long avec une initiale capitale lorsqu'ils constituent un titre
honorifique.

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Dates
Dans un texte, on n'abrège pas un millésime : l’année universitaire 2009-2010 (et
non pas l’année universitaire 09-10).
On n'abrège qu'exceptionnellement le nom des mois.
Deuxième ou second :
- deuxième, quand l'énumération peut aller au-delà de deux ;
- second lorsqu'elle s'arrête à deux.

Italique
Le caractère italique est utilisé pour attirer l'attention du lecteur.
Ce qui n'est pas de la main de l'auteur est préférablement composé en italique, de
même que les dédicaces, les citations ou mots en langue étrangère (les locutions
latines : a fortiori, ex post, grosso modo, idem, in fine, infra, op. cit., vice versa,
duplicata, erratum).

Mille
Adjectif numéral est toujours invariable : plus de dix mille hommes.
Mille peut s'écrire mil s'il est suivi, mais non précédé, d'autres nombres.

Ponctuation
On ne doit jamais faire suivre "etc." de points de suspension.
Espacement des signes de ponctuation. Une règle simplificatrice consiste :
- à coller au mot précédent le signe unique de ponctuation et à le faire suivre
d'un blanc : cas de la virgule, du point ;
- à faire précéder et suivre le signe double de ponctuation d'un blanc : cas du
point-virgule, du point d'exclamation, du point d'interrogation, de deux-points,
des guillemets ouvrants et fermants ;
- le tiret, bien que ne comportant qu'un signe, est précédé et suivi d'un blanc.
- les parenthèses et les crochets ne comportent intérieurement aucun blanc.

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