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SYSTEME JURIDIQUE COMMUNAUTAIRE

CEE et UE ont fusionné par traité de Lisbonne, reste plus que Euratom, plus réellement de
communautés. Nvelles institutions mises en place au 1er janvier 2010. Traité d'Amsterdam avait
déjà provoqué vaste changement de la structure des art, traité de Lisbonne réitère ce changement.

Biblio :
– Guy Isaac, toulousain, recteur... Blanqué ; Dalloz.
– Denys Simon, Paris, prsdt jury d'agrégation droit public, a inventé ce cours ; « Le système
jur communautaire », dernière édition 2001.
– Philippe Manin « droit C°l de l'UE »
– Jacqué, « droit institutionnel de l'UE », Dalloz ; participe a élaboration de la norme, à son
interprétation.

Site europa. Siéyès disait q'un texte C°l devait ê bref et obscur.

On distingue 2 gds gpes de règles jur ds l'UE : droit primaire et droit dérivé.

Partie I : Le droit primaire de l'UE

Titre 1 : Le droit primaire

Chapitre I : L'élaboration du droit primaire


Le droit primaire se compose de traités appelés actes initiaux et qui apparaissent comme des
forces autonomes ds l'ordonnancement jur.

Section 1 : Les actes initiaux


Tt commence en 1950, au lendemain de la WWII. Le continent si l'on excepte E restés neutres
(Suisse, Suède), st affiliés aux deux blocs. On ne parle mm pas de l'Est, si volonté d'unification
peut exister, elle ne peut provenir que de l'Ouest. Certains E st démo, d'autres nn ; ts les E ne
st pas des parangons de démo, telle l'Espagne de Franco et le Portugal de Salazar.
C grâce au RU que la liberté a pu ê préservée du fascisme. Sa position reste toutefois ambigüe, il
fait partie de l'Eur sans vouloir trop en faire partie. Angl a triple vocation très présente :
européenne continentale, impériale (Commonwealth, dominions), atlantique (USA depuis
1812). Ambivalence britannique perdure encore jusqu'à auj.
Sans le RU il est impensable de procéder à une sorte d'union en Eur. La Fr et le RU prennent
les premières initiatives : notamment la convention à La Haye du Congrès de l'Eur, réunion
nn gvale mm si présidée par Churchill, en mai 1948. Font partie de cette réunion anciens
premiers ministres, ministres en exercice, députés nationiaux. Congrès adopte message pr les
européens ds lequel est lancée pr la 1ère fois l'idée d'une fédération européenne. Il est prévu la
mise en place d'une Cour eur qui serait entre autre resp de la garantie des droits de l'H ds la
future fédération. Enthousiasme retombera assez vite.
Paris et Bruxelles prennent alors autre initiative : convoquer conférence diplomatique en vue
de concrétiser ds la mesure du possible ce message, qui se tiendra à Londres. Mais au lieu
d'avoir uniquement RU, Fr, Belgique, Pays-Bas, Luxembourg, l'Angl invite l'Irlande, le
Danemark, la Suède, la Norvège et l'Italie. En mai est signé le statut du Conseil de l'Eur, mais
les positions britanniques et scandinaves ont prévalu. Conseil de l'Eur ne sera pas fédération,
il s'agit d'une org° intergvale assez classique si ce n'est qu'un de ses organes ppaux est censé
représenté les E membres : l'Ass parlementaire. Ces parlementaires st tj élus au suff uni
indirect. Fr est représentée par des députés et des sénateurs fr qui st élus à ce titre par leurs pairs.
Le ppal organe reste le Comité des ministres, censé se réunir à Strasbourg 2 fois par an.
Le Conseil de l'Eur ne correspond pas aux ambitions du message ni aux initiatives franco-
belges. On ne peut aller de l'avt si on veut réunir ttes les démo ouest-européennes. Il faut chercher
quels pays st politiquement volontaires.

• La gde initiative viendra de la Fr. Elle pd la forme d'une déclaration pol connue
comme la déclaration Schuman.
Il est à l'époque ministres des affaires étrangères, prtant né citoyen all au tps où l'Aslace
faisait partie du Reich, également citoyen luxembourgeois. Il est le personnage idéal pr
rapprocher les deux peuples réunies autrefois ds l'empire de Charlemagne. Schuman va tendre
la main à l'All. A l'époque celle-ci est divisée : RFA seule intéresse Schuman. Elle est redevenue
un pays démo, mais le reste du monde se méfie du démon all. La main tendue est dc un pari
audacieux. Jusqu'au dernier moment seules trois personnes savaient qque chose sur cette
déclaration : Schuman, prsdt du conseil des ministres, et son rédacteur. C Jean Monnet qui l'a
rédigé, il est considéré comme le père fondateur des communautés européennes. Ce n'est pas
la 1ère tentative de réconciliation : 20's, 30's notamment de par le fait d'Aristide Briand et le
Chancelier fédéral de la Répu de Weimar d'alors. Monnet veut une réconciliation qui ne passe
pas par rencontres grandiloquentes mais préfère concept de l'Eur des petits pas. Le premier
devra se faire ds domaine de l'éco. Il considère que c là le meilleur moyen d'oublier les rivalités
pol. Cette déclaration est empreinte de modestie, mais reste ambitieuse ; il s'agit de gouverner ens,
en commençant par privilégier les secteurs du charbon et de la sidérurgie.
All est très favorable ; en Fr déclaration ne rencontrera pas de gde opposition ds l'opinion
publique. D'autres E eur ne veulent pas laisser seuls la Fr et l'All gver seuls : 7 E
commençeront les débats. Le RU claquera la porte, qui constate qu'il est presque inévatible
d'avoir qque chose à substance fédéraliste ce qu'il se refuse. C à Paris le 18 avril 1951 que sera
signé le premier traité communtaire qui met en place la CECA. La déclaration Schuman est
devenue publique le 9 mai 1950, date considérée comme le jour de l'Eur ; de mm que le projet
de C° de 2004 en avait fait une « fête nationale ». CECA prospère rapidement est est censée
inaugurer les Trente Glorieuses. Mais CECA n'est pas déclencheur, après la guerre s'ouvrait
période de reconstruction.

• Cpdt Eur des 6 est en danger au niveau pol : L'Union soviet est ses alliés en Asie et en
Eur.
Notamment la Corée du Nord qui attaquera son voisin du Sud. A cause des menées alliées, la
Répu pop de Chine intervient ; conflit qui se soldera par un match nul. USA ne peuvent
malgré leur puissance agir seuls. D'autant que les Angl et les fr st englués ds d'interminables
guerres coloniales. Salut de l'Eur de l'Ouest selon US passe par la RFA, bien que réarmement
semble difficilement acceptable. René Pleven, Prsdt du Conseil fr « non à l'armée all, oui aux
soldats all » : espère que l'opinion acceptera le placement de soldats all ss commandement fr
afin de résister aux troupes soviet. Il conçoit communauté eur de défense, dt le traité
constitutif est signé le 27 mai 1952. Ce traité prévoit défense commune, sauf qu'une armée
n'est jamais qu'un moyen elle doit appuyer une pol étrangère commune pr ê efficace. En 1952
on conçoit dc l'idée d'une 3e communauté, la communauté pol eur. Traité l'instituant est
élaboré par Ass parlementaire de la CECA déjà en octobre 1952, prêt en mars 1953. Encore
faut-il que le traité CED puisse entrer en vigueur. Bénelux, All ont ratifié, Italie va le faire,
manque la Fr. Toutefois gaullistes décrient le traité, ainsi que les communistes (1ère force pol
fr). Prsdts du Conseil successifs savent qu'il ne peut y avoir de majo au Parlement. Pierre Mendès
Fr va soumettre le projet de loi de ratification en août 1954 càd à une époque où il n'y a plus
de guerre en Corée. Staline est d'ailleurs mort au printemps 1953, l'Indochine est également
pacifiée suite à la déroute de l'armée fr. Mendès France n'a pas le mm enthousiasme pr la
CED qui commence a passer pr une initiative inutile. Est-il alors nécessaire de réarmer
soldats all ? Majo gaulliste / communiste ac qques radicaux et socialistes refusent signature du
traité ; seront suivis par l'Italie. En csqce, la future communauté pol eur s'effondre également.

• Le 15 mars 1957 seront signés deux traités : celui instituant la CEE, le 2e instituant la
CEEA dite Euratom.
CECA avait été voulue ac vocation fédéraliste, organe dirigeant est la Haute Autorité qui sera
ensuite appelée Commission où se trouve à sa tête Monnet. Haute Autorité est mise ss pression
et son prsdt présente sa démission. Les 6 se retrouvent alors officiellement à Messine en Sicile
pr désigner son successeur, mais c là que Premier Ministre belge Paul-Henri Spaak inspire ses
homologues à tirer certaines leçons et à aller de l'avt. Nvelle réunion en 1957 à Rome, RU
abandonnera a nveau la table des négociations.
Ces 3 traités ne régissent finalement qu'une partie du secteur éco des E membres, il manque
cruellement une dimension pol. Depuis échec CED et CPE plus personne n'ose parler de pol
étrangère commune. Ds milieu des 80's, ds un ens communautaire composé de 12 membres
choses s'arrangeront une fois contentieux ac Thatcher apaisé. Jacques Delors sera également
nommé à la Commission pdt cette période.

• Sera alors signé l'Acte Unique européen à La Haye et à Luxembourg en février 1986.
Pr l'essentiel c un acte qui révise les 3 traités
On ne peut le considérer comme acte initial, mettant en place ex nihilo réglementation
commune. Néanmoins c cet acte qui mettra en place coopération pol notamment ds domaines
des affaires étrangères et nn ds le cadre des communautés.

• Viendra le TUE signé à Maastricht le 6 février 1992, mm si pr l'essentiel révise traités


communautaires existants il est aussi pr partie acte initial car met en place ex nihilo
nvelles réglementations et structures
Il met en place UE composée des 3 piliers :
- Communautaire : 3 communautés existantes modifiées
- PESC
- Coopération policère et judi ds domaine du droit pénal (depuis Amsterdam)
Traité sera ensuite révisé à Amsterdam, puis Nice. Le traité de Maastricht permet à certains E
membres d'aller plus vite en matière de coopération que le reste de l'UE. Si coopérations rfcées st
encadrées par le droit de l'UE, elles ne font pas partie de ce droit.

• Au départ en 2004 a été signée traité établissant C° pr l'Europe, c le fameux traité C°l
Peut ê vu comme acte initial bien qu'il n'entrera jamais en vigueur étant donné l'échec des
référendums en mai et juin 2005 en Fr et aux Pays-Bas.
Pr compenser en 2007 a été adopté nveau traité, le traité de Lisbonne. Ce traité révolutionne à
son tour le droit de l'UE, il peut sans pb ê vu comme acte initial à son tour. Contribution la plus
importante consiste en la fusion qu'il provoque entre la Communauté européenne et l'UE.
Une nvelle entité, une nvelle org° internationale se met en place. On a gardé le nom d'UE,
mais il ne faut pas confondre l'actuelle UE ac celle existant encore il y a peu. L'actuelle UE
repd des éléments de l'ancienne UE et de l'ancienne CE. Le traité de Lisbonne mettra en place
deux traités :
- Traité sur l'UE. Risque manifeste de confondre ce nveau traité ac celui de 1992.
- Traité sur le fctionnement de l'UE. Rpd pr l'essentiel les éléments qui caractérisaient
l'ancienne UE.

Le premier traité sur l'UE s'occupe essentiellement des questions institutionelles, du droit de
l'UE, et des rapports entre le droit de l'UE et le droit des E membres, tandis que le second
traité sur le fctionnement de l'UE s'occupe essentiellement des différentes pol éco communes
(agri, concurrence), des 4 gdes libertés. Traité de Lisbonne contrairement à ce que certains
auraient pu souhaiter laisse en vigueur juridiquement le traité instituant la CEEA (Euratom),
alors mm que le traité C°l de 2004 instituait traité essentiel ds lequel on trouvait les deux
actuels traités de base sur l'UE et sur le fctionnement de l'UE.
Question a pu se poser surtt par le passé des rapports entre les différents traités et notamment
entre les trois traités communautaires historiques : CEE, CECA, Euratom. Ces trois traités
fondaient org° internationales dt chacune avait sa propre personnalité jur mais aussi son
propre système, son propre budget.
Jusqu'au traité de Bruxelles de 1965 chacune avait ses propres institutions, néanmoins la mise
en place des communautés s'est faîte en 2 tps : CECA 1951, les deux autres 1957. On retrouve
les 6 E de l'Eur de l'Ouest, or selon les règles du DIP codifié en gde partie par convention de
Vienne de 1969 sur le droit des traités lorsque les mm E parties à un traité adoptent
postérieurement à ce traité un nveau traité les dispositions de ce nveau traité ont vocation à
l'emporter sur les dispositions de l'ancien de manière implicite. Le pb ici concernait la CECA,
d'autant que l'un des deux traités de 1957 a une vocation éco gale. Prquoi le charbon et la sidérurgie
échapperaient à l'emprise du traité CEE ?
 Ds traité CE il y avait disposition préservant validité jur de la CECA et par là-mm sa
personnalité jur, il s'agissait de l'art 305 §1er (numérotation Amsterdam), le 2e § pd la
précaution de valider autonomie de l'Euratom.
 Les 3 communautés avaient pr membres les mm E, mm si par la suite il y eu
élargissement, il était impensable qu'un E candidat n'adhère qu'à l'un des traités
communautaires.
 Les trois communautés faisaient partie d'un mm processus : l'intégration éco et dès
lors sociale de leurs E membres.
Malgré cela très vite il y a eu interférence entre les 3 communautés, enchevêtrement. Cela a
augmenté depuis traité de fusion de 1965.
La pol de la concurrence : USA au XIXe ont élaboré en premier le droit de la concurrence.
Petit à petit en Eur les E ont commencé à s'en inspirer. Les ambitions des pères fondateurs
étaient la création d'un marché commun. Le droit de la concurrence régule nn seulement les
Ent mais contribue à la mise en place du marché commun. Les US nous enseignent qu'il y a 3
gds volets ds droit de la concurrence :
- Interdiction des accords anti-concurrentiels entre Ents.
- Interdiction de l'abus de position dominante.
- Interdiction des concentrations anti-concurrentielles d'Ent
Ds le traité CE on avait prévu les 2 premiers volets du droit de la concurrence. Il n'y avait pas
jusqu'à peu ds le traité CE un volet portant spécifiquement sur les concentrations anti-
concurrentielles d'Ent. En revanche ds ancien traité CECA on trouvait les trois volets. On s'est
dc directement inspiré du traité CECA pr compléter par biais des réglements du Conseil en
1989. Seul le traité Euratom prévoit les accords mixtes, doivent ê à la fois signés par les E
membres et conclus par l'Euratom ; décisions de la CJCE ont transposé la catégorie des
accords mixtes du traité Euratom ds traité CE.

Ces influences réciproques ne violaient pas globalement l'art 305. La CECA n'est plus depuis
2002, la CE en tant que telle n'existe plus et les dispositions de l'ancien art 305 CE n'ont pas été
reprises soit par le traité sur l'UE soit par le traité sur le fctionnement de l'UE. Euratom peut-ê
pourra encore exercer influence sur l'un ou l'autre des traités sur l'UE et vice-versa. Par ailleurs
explicitement le traité sur l'UE ainsi qu'un protocole qui lui est attaché reconnaissent la validité du
traité Euratom.

Section 2 : Les actes révisionnels


Les pères fondateurs étaient à juste titre fiers de leur oeuvre, en effet les 3 traités
communautaires ds leur mouture d'origine étaient et st tj des chef d'oeuvre de clarté jur. Des
spécialistes de DI se st penchés sur dispositions du traité. Juriste célèbre Paul Reuter.
Pères fondateurs ne voulaient pas lier les générations futures. Traité doit prévoir dispositions
permettant de le modifier, de le réviser, de l'amender. En langue fr on privilégie le terme de
révision. Chacun des trois traités possédait une procédure sur sa propre révision. En réalité la
procédure de révision CE et Euratom étaient rigoureusement encadrée. UE va au-delà des
trois communautés, le traité sur l'UE ne fait qu'absorber les trois traités communautaires.
Depuis Amsterdam art 48.
La procédure de révision se trouve auj ds l'art 48 du traité sur l'UE. Mais l'acutel art est très
différent de l'ancien.

§1 Procédure de la révision

Une voie royale vers la révision et deux voies secondaires qui comportent des procédures dt
l'efficacité est moindre. Procédures simplifiées ne permettent pas de tt réviser.
3 gdes phases traditionnellement que l'on retrouve déjà ds les 50's ds chacun des trois traités
communautaires :
- phase intérieure à l'UE
- phase internationale
- phase nationale

A) Phase intérieure

Qui peut avoir initiative ? Avt possédait cette initiative tt E membre ou la Commission.

Commission auj possède encore initiative mais fait aussi son entrée le Parlement. L'initiative
révisionnelle s'adresse au Conseil des ministres comme antérieurement. On suppose quand mm
que celui qui prend l'inititative de révision avance des idées concrètes. Autrefois c'était le Conseil
qui maîtrisait cette première phase, mais le Conseil européen fait ici apparition assez
spectaculaire. Traité de Lisbonne fait enfin du Conseil européen une nvelle institution de l'UE. Il y
a peu il ne devait jouer aucun rôle, en réalité les chefs d'E ou de gvt étaient omniprésents. Ces
personnes prenaient les décisions pol.
Selon l'art 48 dès que le Conseil reçoit proposition de révision, il la transmet au Conseil
européen, il se prononce à la majo simple. Il suffit que quinze membres du Conseil se
prononcent en faveur de la proposition de révision. Avt de se prononcer le Conseil eur doit
procéder à deux consultations : avis de la Commission et du Parlement. Conseil ne prendra pas
avis si proposition émane de la Commission ou du Parlement.

De mm il peut y avoir obligation de consulter la BCE mais cela uniquement au cas où la


proposition de révision porte totalement ou partiellement sur les aspects institutionnels de la
pol monétaire. C Conseil eur qui fait la pluie et le beau tps. Le Prsdt du Conseil eur n'a pas de voix
délibérative. Si le Conseil donne le feu vert, on quitte phase interne pr accéder à la pahse
internationale.

B) Phase internationale
Protagonistes st les E membres représentés par les gvts ou par leurs chefs d'E. On négocie ici
d'E à E. A priori les institutions de l'UE n'ont plus vmt leur mot à dire. Négociations peuvent
durer pdt lgtps et parfois capoter. Mais jamais jusqu'à présent on n'avait connu un tel échec.
A la lim on préfère compromis anodin à rien du tout. Tt est déjà plus ou moins décidé politiquement
lors de la 1ère phase. Tant et si bien que 2e phase se caractérise par un certain formalisme. Il n'y
a pas d'enregistrement. Cette négociation diplomatique est comme les autres, loin des feux de
la pub et des pressions des opinions publiques, mais ces dernières admettent de moins en
moins l'opacité. Ce que les opinions publiques pensent ne peut laisser indifférents les pol. Tant
de reproches que parfois relatives ouverture. Relations opaques de Maastricht en leur tps avaient
déjà importuné. Forum de négociation pr traité d'Amsterdam. Traité de Nice se tiendra à nveau ds
gde opacité.
En 2004 traité C°l, avt que les chefs d'E ou de gvt ne se retrouvent à Rome avait été mis en
place autre forum mais cette fois d'une envergure et d'une pub bcp plus importante. Prsdé
par VGE et jouera jeu de l'ouverture, s'appellera Convention. On trouve parmi eux hommes
pol en exercice, représentants communautaires, Convention consulte syndicats, Eglises, partis
pol, associations. Grâce à internet tt un chacun peut suivre ces négociations.

Mais cette Convention nétait pas du tt prévue par ancien art 48 UE, le projet de la Convention
a pu ê approuvé pr l'essentiel par chefs d'E ou de gvt. Différences très faibles entre projet et
version signée. Pr des raisons pol après 2005 on est allé très vite, bouclé de manière opaque en
2007. L'actuel art 48 officialise la phase conventionnelle, il s'agit dc d'une phase intercallaire
entre la première communautaire et la 2e internationale. C le Conseil eur qui convoque une
telle Convention, celle-ci est compo de représentants des Parlements nationaux, des chefs d'E
ou de gvt, du Parlement et de la Commission. Convention travaille sur propositions de
révision déjà soumises au Conseil eur lors de la 1ère étape. La Convention adopte par
consensus une recommandation. Consensus ne signifie pas unanimité, on ne vote pas, ce n'est
pas le fait d'ê d'accord, mais c le fait de ne pas ê en désaccord. Recommandation sera soumise
à conférence intergouvale qui se tiendra lors de la 2e phase.

Conseil eur peut prendre décision de nn convocation de la Convention à la majo simple. Mais
le Parlement eur devra approuver cette décision. Art 48 dispose que Convention ne pourra ê
convoquée lorsque l'ampleur des modifications ne le justifie pas. Question est assez pol.
Phase intergouvale devra s'achever en bonne et due forme par un traité de révision signé au sein de
la conférence intergouvale. Le projet de traité de révision devra ê signé d'un commun accord, ts les
E membres devront le signer.

C) Phase nationale

Avt purement nationale ds ancien art 48. Prosaïquement signifie que chaque E membre devra
ratifier le traité de révision. Si un seul E ne parvient pas à le ratifier, traité n'entre pas en
vigueur. Cet art laisse entière liberté aux E membres pr concevoir sa propre procédure de
ratification. Cela ne relève plus du droit de l'UE mais du droit constit de chaque E membre.
Une première catégorie de C° nationales se contente d'une ratification parlementaire. On peut
distinguer entre Parlements nationaux bi et monocaméraux. Lorsqu'il y a bicaméralisme deux
chambres n'ont peut-ê pas le mm poids. Ratification a pr elle simplicité et rapidité.

Référendums : svt référendum reste ignorant du texte. Pr sortir d'un éventuel échec, on peut
orger un référendum purement consultatif. C le cas des Pays-Bas, du RU. Blair avait promis
l'org° d'un référendum sur la ratification du traité C°l. Du pt de vue pol il sera bien
évidemment très difficile d'aller à l'encontre de la volonté du peuple. Ds certains E référendum
est obligatoire, ds d'autres il est facultatif. Aux yeux de la C° fr il est purement facultatif, tt dépend
de la volonté pol du Prsdt et du Premier Ministre. Ils peuvent choisir de faire ratifier traité par voie
parlementaire ou par voie référendaire. A deux reprises la Fr a voulu recourir au référendum.
D'abord pr ratification du traité de 1992, et pr celle du traité C°l. Ds premier cas peuple fr a
répondu par petit oui, ds second cas grand nn. Ds certains autres E le référendum est plus ou
moins obligatoire. Absolument obligatoire ds Répu d'Irlande depuis arrêt Cour suprême de ce
pays en 1986. En 1992 Cour suprême danoise a considéré que modifications opérées par TUE
étaient très importantes dc peuple danois devait se prononcer sur ce traité.

En Fr si la camapagne référendaire s'était trop étendue en 1992 sûrement non. En 2005


tendance au oui, finalement non. Sondages ne st pas d'une gde fiabilité. A partir mi-avril, il est
devenu manifeste que le non l'emporte. Environ 56% des électeurs ont dit non, Prsdt ne s'est
jamais rétabli politiquement de cet échec cuisant, pouvait plus prendre d'initiatives. Deux
référendums où oui l'a très largement emporté : Espagne, Luxembourg. Sarkozy voulait faire
aboutir nvelle révision lors de sa campagne, Royal avait dit qu'elle voulait référendum,
Sarkozy l'avait exclu. Question est de savoir si traité de Lisbonne es tdifférent du traité C°l ?
Plusieurs dispositions de fond se retrouvent in extenso ds traité de Lisbonne. Mais
différences : dualité des traités contre structure unique, on peut éventuellement modifier l'un
des deux sans toucher à l'autre.
Traité de Lisbonne : membres du Conseil eur ont exigé un second référendum irlandais, mais
premier ministre ne pouvait se représenter dvt concitoyens sans qque chose de neuf, Irlande a eu
promesse de retenir un commissaire de sa nationalité. Danois ont aussi voté deux pr ratification
traité de Maastricht.
Unanimité en matière de ratification est règle extrêmement rigoureuse. Lorsque l'on quitte le
domaine de l'UE pr aller aux NU, la Charte peut ê révisée. Pr que révision entre en vigueur on exige
une majo des 2/3 des E membres, sauf que l'on exige l'unanimité pr les 5 membres permanents du
Conseil de sécu. On ne trouvera pas d'E qui accepte de perdre définitivement ce droit de veto
en matière de révision sur le traité sur l'UE. Art 48 prévoit qque chose de nveau : alinéa 5 « si
à l'issue d'un délai de 2 ans à compter de la signature du traité modifiant les traités, les 4/5 des
E membres ont ratifié ledit traité et qu'un ou plusieurs E membres ont rencontré des
difficultés pr précéder à ladite ratification, le Conseil eur se saisit de la question ». Idée est de
ne pas laisser E membres ds leur turpitude. Conseil peut mettre ss pression E membre, mais si
ce dernier est important et résigné il faut oublier traité de révision. De plus il y a quelques
procédures modificatrices allégées, celles dites ordinaires st très lourdes ac des risques pol énormes.

C) Révision simplifiée

Ds les 50's petite révision CECA : ttes les dispositions du traité CECA sauf ses rapports ac E
membres. Ne connaissait qu'une phase. Ttes les institutions de la CECA étaient impliquées ds
processus : Haute Autorité (Commission), Conseil, Parlement, Cour de J.

On trouve éparpillés essentiellement ds traité CE ou ds ancien TUE des dipositions qui


instaurent une procédure particulière concernant leurs propres modifications. Ces procédures
allégées se lim la ppart du tps à deux des trois phases solennelles de la procédure ordinaire :
communautaire et nationale. Parfois qu'une seule phase, la première. En contrepartie de cette
légéreté, champ d'application matériel est très lim. C seulement la disposition en question qui
peut ê révisée, pas les dispsoitions voisines. Mais cela permet d'échapper à lourdeur de l'art
48.
Traité de Lisbonne a conçu une procédure allégée susceptible de réviser nn pas une disposition
donnée, mais un gd nbre de dispositions en mm tps : art 48 §6 et 7. Conseil eur jour rôle clé, il
prendra décision à l'unanimité de ses membres de procéder à révision après consultations
habituelles. Phase communautaire sera suivie d'une approbation par les E membres conformément à
leurs procédures C°lles nationales
§2 Des révisions implicites

Les actes d'adhésion des nveaux E membres révisent en certains pts les traités sur l'UE : nveau
juge, nveau commissaire,...
Jusqu'où peut-on modifier par ce biais ? Parfois certains actes d'adhésion vont plus loin que ce qui
est admissible.

A) Le cas controversé du recours à l'art 352 FUE

Cet art rpd pr l'essentiel le contenu de l'ancien art 308 du TCE. Reprenait lui-mm ancien 235
traité CEE. Néanmoins il existe certaines différences : 308 CE se composait d'un seul
paragraphe, ici 4 §.
« Si une action de l'UE paraît nécessaire, dans le cadre des pol déf par les traités, pour atteindre l'un
des obj visés par les traités, sans que ceux-ci n'aient prévu les pouv d'action requis à cet effet, le
Conseil, statuant à l'unanimité sur proposition de la Commission et après approbation du Parlement
eur, adopte les dispositions appropriées. »
Cette clause a lgtps été appelée clause de flexibilité

Procédure : Conseil des ministres a rôle essentiel. Il doit pdre une décision à l'unanimité, cas
extrêmement rare. Néanmoins double précaution :
- Conseil adopte l'acte à l'unanimité mais sur proposition préalable de la Commission.
- Changement opéré par Lisbonne est mtn le suivant : jusqu'à deux mois Parlement était
simplement consulté, mtn le Parlement est invité à donné son approbation. Sorte de
droit de veto.

• A quelle occasion mécanisme de l'art 352 peut ê mis en marche ?


Pb posé traditionnellement. Plusieurs auteurs ont considéré pdt lgtps que cette disposition
était ni plus ni moins qu'une procédure allégée de révision du traité CEE ; on avait aussi
disposition identique ds les deux autres traités communautaires. Il y avait une sorte de tabou à son
encontre, il ne fallait pas trop l'utiliser. Il a alors fallu pdre décision pol au plus haut niveau
du tps de Pompidou pr admettre le ppe à un recours à cette clause de flexibilité. Depuis 70's on
a pu utiliser cette disposition.
Question de fond restait elle tj sujette à controverse : pouvait-on réellement réviser traité ? En
réalité la disposition pd un certain nbre de précautions. Elle décrit elle-mm son champ
d'application. On a une action qui paraît nécessaire pr atteindre l'un des obj des traités, mais
les traités ont oublié de prévoir l'action concrète en question. Grâce à l'art 352 on peut mtn a
tt moment ds ces circonstances là trouver le moyen.
Néanmoins on est incité à la prudence. Si les dispositions des traités prévoient les modalités de
l'action qui permettra d'atteindre l'un des obj des traités, il faudra utiliser cette action là. On pourra
avoir recours à l'art 352 uniquement lorsqu'on constate qu'aucune disposition des traités ne
nous fournit les moyens pr atteindre obj donné. Ce mécanisme est essentiellement supplétif.
Juris de la CJUE a pu aller jusqu'à annuler actes du Conseil se basant sur cet article lorsqu'il
aurait pu y avoir une autre action du Conseil. C Parlement qui se trouve à l'origine de
certains arrêts de la Cour qui annulent actes du Conseil se basant de manière inappropriée
sur art 308. Auj choses changent puisque Parlement a pouv de veto sur un éventuel acte du
Conseil, on pourra dc dire que probablement à l'avenir la CJUE aura moins d'occasions
qu'auparavant pr annuler actes du Conseil basés sur art 352.

• Peut-on réviser par ce biais ?


Une chose ne pourra ê modifée c la liste des obj poursuivis par le traité. Or c cela l'essentiel, ce
st les obj qui donnent à l'UE sa cptce. Finalement c CJUE qui a dû intervenir sur ce domaine
délicat. A un certain moment on parlait bcp au sein des communautés d'une éventuelle adhésion des
communautés à la CEDH. Le Conseil a soumis une question préalable à la CJUE, était-il
possible pr la communauté d'adhérer à la CEDH ? Pr se faire, le Conseil avait dit qu'il allait
utiliser l'art 235 à l'époque. Cour a totalement annulé la perspective d'une adhésion
communautaire à la CEDH ; pr elle ds son avis 2/94 émis le 28 mars 1996 la communauté n'a
pas pr obj gal la protection des droits de l'H, elle ne peut dc adhérer à la CEDH par la simple
utilisation de la part du Conseil de l'art actuellement numéroté 352. Il ne s'agissait plus de
combler une lacune ds traité mais d'étendre le nbre des cptces de la communauté.

• Pouvait-il y avoir certaines autres lim aux actions du Conseil basées sur art ?
Actuel art 352 apporte précisions précieuses. Le 3e § de l'art 352 interdit l'utilisation du
mécanisme de cet art aux fins d'une harmonisation de dispositions légi et réglementaires des E
membres ds le cas où les traités excluent une telle harmonisation.
Enfin le 4e et dernier § de l'art 352 nous dit qque chose auquel on pouvait s'attendre, à savoir
que le mécanisme en question ne peut ê utilisé en matière de PESC. Cette précision est peut-ê
la bienvenue, parce que jusqu'au traité de Lisbonne, l'ancêtre du 352 ne concernait que le
traité CE, il ne concernait pas la PESC. Depuis que fusion entre communautés européennes et
UE disposition est parfaitement logique.

B) Rôle de la juris

Est-ce que la juris peut réviser les traités ? Question est loin d'ê nvelle. Question est devenue
célèbre lorsque Cour suprême US a considéré comme étant inC°lle des lois surtout sociales et
éco adoptées par le Congrès au tps du New Deal de Roosevelt ds les 20's. Cette obstruction est
à l'origine d'une expression « les juges qui gouvernent ».
Quelle est la légitimité de juges pr implicitement réviser la norme de réf ? Est-ce que CJUE peut
implicitement réviser les traités sur l'UE ? Elle ne l'admet pas officiellement, seuls les E membres le
peuvent.
En Fr, en matière admin le CE annule tel ou tel acte admin en se fondant essentiellement sur
l'idée d'illégalité. Pr qualifier illégalité, CE devient interprète de la loi, càd de la norme de réf.
CE ne légifère pas à la place du légieur en modifiant la loi. Mais parade est aisée : il suffit au
gvt ou au légieur de modifier la loi pr contrer juris jugée erronée. Cela concerne tant le CE que
la Ccass. A un niveau supérieur on trouve les pouv du CC : il doit examiner la C°té des lois en
utilisant la norme de réf, càd en donnant sa propre interrpétation à telle disposition C°lle.
Parlementaires en cas de juris déplaisant n'ont qu'à changer C°.
En droit communautaire c la mm chose : il suffit de modifier le traité pr contrer juris CJUE.
Juge ne peut jamais avoir le dernier mot, c le pouv pol qui peut avoir le dernier mot. Mais auj
extrêmement difficile de réviser traités sur l'UE. Tellement difficile de mettre d'accord les E
membres qu'il y aura sans doute peu de révision à l'avenir. Dernier mot ne sera plus au C°ant
mais bel et bien à la CJUE. Cela change la perspective. Juge sait qu'il sera difficile de corriger
d'éventuelles erreurs ds sa juris. Les juges communautaires Went sans filet. Juge
communautaire doit dc se montrer extrêmement attentif ds ce qu'il dit et fait. Mais est-on
obligé de subir les éventuelles mauvaises appréciation de la CJUE, est-ce que la Cour est elle-
mm obligée de les supprimer ? Ds les droits romano-germaniques le juge a une possibilité de
corriger lui-mm ses éventuelles mauvaises juris : revirement jurisprudentiel. Il faut le manier
ac bcp de précaution. C en ppe la doctrine qui doit dire si Cour ds tel arrêt interprète telle
disposition de manière différente par rapport au passé. Parfois CJUE annonce elle-mm son
intention de provoquer revirement de sa propre juris. Etonnant, car remise en cause. Qques
rarissimes ex : arrêt 1991 CJCE Keck et Mithouard, assouplit juris Dassonville qui était
interprétation de qques mots que contenait traité CEE par rapport à libre circulation des
marchandises notamment interdiction des restrictions quantitatives. Mais juris Dassonville a
été interprétée de manière si large par la suite que situation était devenue intenable pr les E. Il y a
dc en Fr une réglementation relative à la concurrence selon laquelle il est interdit de vendre
produit à prix inférieur à celui qu'a payé le le commerçant pr l'acquérir : interdiction vente à
pertes. Lorsque autorités fr épinglent commerçants, les contrevenants pointent interdiction
absolue de restriction quantitives ou de mesures ayant effet équivalent à de telles restrictions.
Interdire vendre à perte c interdire de vendre moins de marchandises, dc mesure d'effet
équivalent à restriction quantitative. Argu est presque surréaliste. CJCE a enfin accepter de
restreindre effet de la juris Dassonville en disant que st exclus les règles nationales relatives
aux modalités commerciales. Cour annonce la couleur. Il n'est pas du tt facile de dire qu'il
peut y avoir révision implicite des traités par la juris, mais tt à fait vrai que face à une juris
que E considéreront comme révisionniste il n'y a pas gd chose à faire sauf convaincre CJUE
de changer juris.

C) Coutume

Coutume peut-elle modifier traités sur l'UE ?


Il ne faut pas négliger le rôle de la coutume en gal. Elle joue un rôle extrêmement important
ds le droit international. Il n'est pas facile de déf la coutume, mais en DIP on considère que
coutume existe lorsque deux éléments se réunissent :
- Pratique homogène concordante et longue ; élément matériel
- Opinio juris, E doivent avoir le sentiment qu'ils st en train de se conformer à une règle jur.
Elément psycho.

La construction communautaire n'est pas tt de mm très vieille, en partie au moins le premier


élément de la coutume semble invalidé. Mais surtt est-il imaginable que des normes
coutumières puissent contrarier les traités ? La juris de la CJUE nous donne qques
indications plutôt négatives. Plusieurs arrêts nous disent que des pratiques mm uniformes, nn
critiquées par E ou autres institutions ne peuvent jamais créer du droit si elles contrarient les
dispositions du traité. Peut-ê pourrait-il y avoir normes eur ss condition qu'elles s'abstiennent de
contrarier les traités.
Les défendeurs invoquent le fctionnement pdt lgtps à titre purement coutumier en marge des
traités du Conseil eur : il a été inventé par un communiqué de Fontaineblau par VGE en
septembre 1974. A joué dès le début rôle déterminant mais ce n'est que l'Acte Unique de 1986
qui en a reconnu l'existence.

D) Cas des révisions nn conformes à la procédure de révision appropriée

Que faire si E à l'unanimité procèdent à révision sans tenir compte de la bonne procédure de
révision ? Traité modifié sera-t-il valide ?
Traités n'évoquent pas cette question délicate. Naturellement traités ne nous fournissent aucun
moyen de lutter contre de telles révisions irrégulières. Il faudra se référer au moyen
traditionnel que droit de l'UE met à notre diposition : discussions pr contrarier projets des E
membres. Néanmoins moyens ne st ni nbreux, ni efficaces.
On ne peut sûrement pas parler du Conseil et du Conseil eur, ils st compo des représentants des E
membres or par déf ce st ts les E membres qui ont révisé. Balle est ds le camp de la Commission et
peut-ê Parlement. Commission a moyen efficace pr lutter contre violations par les E membres
de leurs obligations communautaires : recours en manquement dvt CJUE. Cpdt il serait
extrêmement difficile de faire aboutir un recours en manquement contre un simple projet de
réviser irrégulièrement les traités. Lorsque projet sera réalité, il sera trop tard car norme de
réf aura été modifiée. Tt au plus Commission peut ê tentée de faire peur aux E membres ayant
éventuellement en tête de réviser irrégulièrement. Parfois elle arrive à faire peur.

La première révision irrégulière a lieu déjà du tps de la CECA : en 1954 on révise traité
CECA pr tenir compte du rattachement de la Sarre à la RFA. On a tenu compte changement
territorial mais sans suivre procédure de révision prescrite. On récidivera 25 mars 1957,
lorsque l'on signe traité CEE et traité Euratom. On signe le mm jour une convention qui
révise sur certains pts le traité CECA ; entre autres la Cour de J CECA voit sa cptce élargie et
transformée en CJCE, Ass parlementaire se transforme également en Ass parlementaire des
trois communautés.
Il y aura encore par la suite autres révisions irrégulières mais pas extrêmement importantes :
c un simple communiqué du Conseil eur qui va nous dire comment va ê appelée la monnaie
commune, jusque là monnaie scripturale qui était connue ss le nom d'ECU (european currency
unit).

Chapitre II : Le droit primaire en tant que C° de l'UE

Section 1 : Les origines internationales du droit de l'UE


A la base du droit communautaire on trouve des traités. En droit le terme de traité renvoie à
une réalité bien spécifique. Traité est en ppe un acte international. La ppart du tps un traité est
conclu entre deux ou plusieurs E, en revanche la C° est un terme qui renvoies au droit national.

Différence entre fédération et confédération : fédération est reconnue en droit international,


mais ses composantes st inexistantes en DI sauf ds qques cas marginaux.
En revanche la confédération en tant que telle reste inconnue en DI, elle ne reconnaît que les
E confédérés. La souv au niveau international est accordé uniquement aux E appartenant à
confédération, et pas à ceux appartenait à fédération. Classiquement la fédération est basée
sur C°, le plus svt chaque E fédéré a sa propre C°, en revanche la confédération s'appuie sur
un ou plusieurs traités internationaux. C un acte national qui fonde fédération, c un acte
international qui fonde confédération. La confédération helvétique est en réalité une fédération,
malgré son nom.
Ds confédération E ont liens étroits et intimes.
Parfois on distingue entre org° internationales d'intégration et celles de coopération. Lorsqu'il
y a des organes inter-gouvernementaux qui font en qque sorte la pluie et le beau tps on
s'oriente vers org° internationale assez classique.
Ds communautés eur il y a eu un organe totalement indépendant des gvts : Haute Autorité ds
traité CECA devenue ensuite Commission. Il suffit d'aller droit au but : à la base de l'UE il y a
un traité.

Mais UE peut-elle ê analysée uniquement selon modèles et concepts classiques du DI ?


Deux camps : communautaristes, et internationalistes. Communautariste s'appuie largement
sur la juris, nn sur DI.
En ce sens CJCE ds plusieurs arrêts et de manière constante évoque existence d'un ordre jur
communautaire très différent de l'ordre jur international. En effet il y a certaines différences
tt à fait saisissantes : si l'ordre jur international est par excellence un ordre jur décentralisé,
pr certains mm anarchique, l'ordre jur communautaire est lui ordonné, centralisé ds un gd
nbre de domaines. En csqce de cela, en cas de violation d'une obligation internationale par un E va
jouer ppe de réciprocité : un E ne violera pas obligation internationale parce qu'il sait qu'à son tour
l'autre E pourra violer à ses dépends la mm obligation internationale. Ds communauté ppe
internationaliste de réciprocité n'a plus sa place, il y a moyens centralisés pr agir. Ces moyens
seront actionnés par Commission voire par E membre victime, et tout sera réglé par CJUE.
L'ordre jur international peut permettre tt en son sein mm un ordre jur communautaire ac ses
importantes spécificités.
Section 2 : L'ambiguë C°sation du droit primaire

• Peut-on considérer que ces traités jouent le rôle d'une C° ds un ordre jur
international ?
Il y a longtemps un arrêt fondamental de la CJCE a pu qualifier le traité CEE à l'époque de
« Charte C°lle de base de la communauté eur », CJCE Costa c/ ENEL du 28 avril 1964 ; Cour
aura l'occasion de dire la mm chose ds arrêt 23 avril 1986 Parti écologiste Les Verts c / Parlement
eur. Enfin l'avis 1/91 émis en 1992 dira « bien que conclu ss la forme d'un traité international, le
traité CEE n'en constitue pas moins la Charte C°lle d'une communauté de droit ». Evidemment le
mot de C° a une frappe symbolique certaine.

• Peut-on vmt concevoir une C° sans E, ni nation ?


Ds les traditions publicistes de la ppart des E, c une nation ou un peuple qui se dote d'une C°.
Les arrêts et avis précités aurait-ils eu l'intention de parler d'un E ou d'un peuple eur ? Ce
n'est pas sûr. Il faut plutôt voir ds cette tentative de C°sation des traités autre chose, le fait
que le droit primaire prime sur tte autre norme à l'intérieur de l'ordre jur de l'UE.
Ici, il est utile de se souvenir de la fameuse pyramide de hiérarchie des normes créée par Hans
Kelsen. Selon cette théorie il y a plusieurs niveaux hiérarchiques ds un ordre jur. Pr Kelsen
qui raisonne sur base autrichienne, il y a au sommet de la pyramide la C° fédérale
autrichienne, ttes les autres normes y st subordonnées. Traités jouent le mm rôle que C°
nationale, à la base de la pyramide actes dérivés. Certaines normes st inférieures au droit
primaire mais supérieures au droit secondaire.
Ordre jur de l'UE permet de soumettre actes inférieurs à actes supérieurs, c la fction du
recours en annulation qu'on trouve actuellement ds art 263 FUE (230 CE). Egalement recours
art 267 FUE (204 CE), renvoi préjudiciel. Ces mécanismes visent à éliminer ds la mesure du
possible tte contrariété de la norme suprême de la part des normes inférieures. D'une certaine
manière les traités sur l'UE st encore plus C°sés que certaines C° nationales lorsque ces
dernières ne prévoient pas de mécanismes susceptibles d'annuler pr inC°té une loi nationale :
Fr ss IIIe, IVe. Ce n'est que ss Ve qu'un semblant de contrôle C°l a pu prospérer. Certains autres
ordres jur nationaux st tj marqués par cela : ordre jur néérlandais, ordre jur suédois.
Au-delà Cour EDH a aussi pu qualifier CEDH de Charte C°lle des E membres du Conseil de
l'Eur ds un célèbre arrêt 23 mars 1995 Loizidou c/ Turquie.
Traité C°l de 2004 n'hésitait pas à s'appelait traité établissant C° pr l'UE. Bcp d'encre a pu
couler à propos de ce terme de C°, les réfractaires disaient qu'on était en train de faire de l'UE
un super-E absorbant, annihilant les autres E. Il ne faut pas se braquer sur les mots, il
n'empêche que juris communautaire reste parfaitement valide, le schéma kelsénien aussi.
Faut-il vmt réserver le terme de C° exclusivement aux E et aux nationaux ? N'est-il pas
possible de lui donner extension de sens ? Nbre de traités instituant org° internationales
s'intitulent C° : Charte de 1919 qui insitue OIT. C° ne s'appelant pas C° mais Chartes :
Charte de 1814 en Fr, Charte de Louis-Philippe en 1830.
Après échec de 2004 tt le monde s'est mis d'accord pr éviter C° : Lisbonne n'admet ni fête nationale,
ni drapeau, ni hymne national.

Chapitre IV : Les champs d'application du droit de l'UE

Section 1 : L'application du traité sur l'UE ratione temporis


Plusieurs sortes de traités : ceux conclus pr durée lim de tps, ceux sans durée.

Traité CECA a été conclu pr une durée de 50 ans qui commençait à courir à partir du jour de
l'entrée en vigueur de ces traités, en juillet 1952. On a pu s'interroger sur la fin de CECA, traité
de Maastricht et d'Amsterdam ont laissé CECA mourir naturellement. Ainsi le 22 juillet 2002
CECA a expiré. Ses domaines d'application matérielles charbon et sidérurgie st tombés ds
l'escarcelle du droit communautaire. En revanche les deux autres traités de 1957 st
explicitement conclus pr durée illimitée, c aussi le cas pr le TUE de 1992 et du traité C°l de
2004. Les deux traités sur l'UE établis par Lisbonne st eux aussi conclus pr durée illimité,
ainsi que nous le disent art 53 UE et 356 FUE.
Cela dit il faut voir que certaines dispositions conventionnelles n'entrent pas en vigueur au
mm moment que d'autres. Il y alors période transitoire : traité CEE prévoyait période transitoire
de 12 ans divisée elle-mm en ss-périodes. Traité CE devait entrer totalement en vigueur en
1970.
D'autres périodes transitoires existent à propos d'actes d'adhésion. Ces périodes ne st pas
forcément les mm pr les différents E qui adhèrent par le mm acte, elles ne st pas les mm nn
plus en ce qui concerne les différents volets du droit communautaire. Ex : acte d'adhésion du
Portugal et de l'Espagne ; acte date du 1er janvier 1986, périodes transitoires n'ont expiré totalement
qu'au 1er janvier 1993. Plus E est dvppé économiquement et socialement plus période de
transition sera courte. Autriche, Suède et Finlande : 6 mois. Pr les E de l'Europe orientale,
période de transition est très longue notamment pr libre circulation des personnes notamment
Roumanie et Bulgarie.
Egalement période transitoire pr euro, ts les E membres doivent avoir euro dès qu'ils
remplissent les conditions. Seulement deux dérogation ont été accordées : RU, Danemark.
Seulement la moitié sur les 27 remplissent les conditions, auj bcp ne les remplissent plus. Il n'y
a que le Lux et la Finlande en ce moment qui remplissent ces conditions.

Section 2 : Application traité sur l'UE ratione loci


DI sur les traités a été codifié en 1969 par Convention de Vienne sur le droit des traités. Art 29
énonce que sauf indication contraire un traité est applicable sur l'intégralité du territoire des
E contractants. L'art 29 n'exclut pas que le traité lui-mm applique un autre champ d'application
territorial.
Soit champ d'application territorial excède territoire national de l'E, soit champ est inférieur
au territoire de l'E contractant. Premier cas de figure s'appelle l'extra-territorialité. Cela
nécessite d'abord de voir la substance du territoire national : il faut envisager territoires
aériens et maritimes ; cela peut-il s'appliquer à ZEE ou plateau continental ? Par ex code
douanier communautaire s'appliquent à ces deux zones.

Lorsque champ d'application serait inférieur à la somme des territoires des E. Ppe de
l'application sur intégralité des territoires de l'UE. Art 355 FUE rectifie le tir, est assez
complexe et prévoit plusieurs cas de figure :

• Régions ultrapériphériques.
Cas de certains territoires fr, espagnols et portugais ds lesquels traité FUE s'applique mais le cas
échéant moyennant qques adaptations.
Il s'agit des 4 DOM : Réunion, Martinique, Guadeloupe, Guyane fr.
Régions autonomes portugaises : Açores, Madère.
Communauté autonome espagnole : Îles Canaries. C art 349 TFUE qui traite plus
particulièrement des territoires mentionnés.

• Pays et territoires d'outre-mer, annexe n°2 TFUE


Application assez partielle du TFUE. A priori ce st décisions du Conseil adoptées par
unanimité pr périodicité de 10 ans qui déterminent règles applicables sur chaque PTOM
individuellement.
dépendants de la France : Mayotte, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française, Saint-
Pierre-et-Miquelon, les Terres australes et antarctiques françaises et Wallis-et-Futuna
dépendants du Danemark : le Groenland
dépendants du Royaume-Uni : Anguilla, les Bermudes, les Îles Caïmans, la Géorgie du Sud-
et-les Îles Sandwich du Sud, les îles Malouines, Montserrat, les îles Pitcairn, Sainte-Hélène, le
Territoire britannique antarctique, le Territoire britannique de l'océan Indien, les îles
Turques-et-Caïques et les îles Vierges britanniques
dépendants des Pays-Bas : Aruba et les Antilles néerlandaises, ces dernières étant en cours
de dissolution depuis juillet 2007, la fédération autonome sera scindée courant 2008 en deux
territoires autonomes, Curaçao et Sint-Maarten, et trois communes à statut particulier
intégrées aux Pays-Bas, Bonaire, Saba et Saint-Eustache.

• Îles anglo-normandes
Les bailliages de l'île de Man, de Jersey et de Guernesey qui ne sont juridiquement pas partie
du Royaume-Uni mais traités comme des États souverains (même s'ils sont librement associés
au Royaume-Uni sous la forme d'une coopération renforcée et s'ils ont le même chef d'État, leur
gouvernement et leur législation sont totalement distincts). Ces trois États (qui sont des possessions
personnelles du souverain de la Couronne britannique, laquelle n'est pas reconnue
internationalement comme un État mais comme une organisation internationale) sont hors du
territoire communautaire européen.

• Gibraltar
Comme pour tout territoire britannique d'outre-mer, la reine Elizabeth II est le chef de
l'État ; elle est représentée par le Gouverneur de Gibraltar. Le Royaume-Uni a gardé les
responsabilités concernant la défense, la politique étrangère, la sécurité intérieure et les questions
économiques. Le rôle du gouverneur est surtout symbolique : il ne participe pas à l'administration
du territoire.
Gibraltar fait partie de l'Union européenne depuis 1973, conformément au traité d'adhésion
du Royaume-Uni, mais n'est pas impliqué dans certains accords, tels que l'Union douanière et
la Politique agricole commune.
Le plus important problème est la demande permanente de l'Espagne concernant le transfert
de ce territoire. Les partis politiques et une grande majorité des habitants y sont opposés.
Gibraltar est toujours sur la liste officielle des territoires à décoloniser selon l'ONU.

• Bases militaires britanniques de Chypre

• Îles Féroé (souv danoise)


Traités ne s'y appliquent pas. C'est en 1948 que l'autonomie a été décrétée et aujourd'hui, les
habitants des îles reçoivent des subventions annuelles de la part du Danemark. Les insulaires
se sont alors divisés pour savoir s'ils seraient totalement indépendants ou s'ils dépendraient pour
certains sujets de l'État danois.
En tant que territoire autonome, les îles Féroé sont un membre du Conseil nordique. Les îles
Féroé ne sont pas reconnus par l'ONU en tant que nation indépendante.

• Laponie
Pr Suède et Finlande dispositions particulières pr territoires habités par Lapons.

• La « Sainte Montagne »
C un nome de la République de Grèce qui jouit d'un statut particulier : c'est la République
monastique du Mont Athos dont le territoire est réparti entre vingt monastères en titre
formant une communauté théocratique autonome confirmée en droit international par le
traité de Lausanne en 1923.
Règle de l'abaton (inaccessible en grec) qui interdit la présence de femmes ds la communauté.

Le territoire de l’Union est inférieur à l’ensemble des territoires des États membres de
l’Union. Cela c’est l’art 355 FUE qui nous le dit de manière détaillée. Les collectivités
d’Outre-mer française ne font après partie du territoire de l’Union sans que cela signifie
qu’elles soient totalement étrangères à l’Union. Ces collectivités ainsi que certains autres
territoires, on les retrouve dans une annexe n°2. Et avec d’autres territoires ultra-marins d’autres
pays constituent les territoires d’Outre-mer. La colonie britannique de Hong-Kong n’a jamais
appartenu aux communautés européennes jusqu’en 1997 lorsqu’elle a été rétrocédé à la
République populaire de Chine : idem pour les îles Féroé (appartenant au Danemark).

Certains territoires appartenant à un État membre peuvent changer de statut par rapport à
l’application territoriale du traité sur l’Union ou sur le FUE. Il s’agit du Groenland
(appartenant au Danemark). En 1979, un parti autonomiste a remporté les élections locales et ce
parti a contraint le gouvernement de Copenhague a négocié au nom du Groenland une sorte
de sortie des communautés européennes : elle a pris la forme d’un traité de 1984 en vertu du
quel le Groenland cessait d’être partie du territoire des communautés européennes pour
devenir un territoire d’Outre-mer.

Section 3 : L’application ratione materiae

Chacun des trois traités communautaires des années 1950 s’appliquaient à un certain nombre
de domaine. À chaque fois il s’agissait de domaines économiques, c’était la philosophie
communautaire de l’époque. Cela va changer avec la mise en place de l’Union européenne avec
le traité de Maastricht de 1992. Les piliers vont intégrer les préoccupations des États
membres.
Le même traité de 1992 va ajouter un certain nombre de compétences matérielles à la CEE
qui perd son premier E pour devenir CE.
La suppression de l’épithète économique n’est pas anodine ni innocente. Elle signifie que le
constituant communautaire en 1992 a voulu que la nouvelle CE dépasse le cadre de simple
compétence économique. Déjà à l’époque, la CE commence à s’occuper de domaines non
strictement économiques, comme par exemple la protection de l’environnement, l’aide au
développement du TM, la protection du consommateur, la formation professionnelle, la culture, etc.
Dans la plupart de ces domaines, la communauté n’avait pas la même étendue de compétences que
dans ces domaines d’activités traditionnelles.

Cela dit, alors que la CE dès 1992 dépassait la simple sphère des compétences économiques
pour envahir de nouveaux domaines, toutes les compétences économiques ne faisaient pas
partie du champ d’application matériel du traité CE. Il y avait déjà le fait que le charbon et la
sidérurgie échappaient à la compétence de la CE, de même qu’échappaient à la compétence de
celle-ci la production d’énergie nucléaire, la commercialisation des matières fossiles, etc.
Avec la disparition de la CECA en 2002, les conséquences de la défunte ont été versées dans le pot
commun de la CE.
Grosso modo, le traité CE et ses dispositions ont été reprises de nos jours par le traité sur le
FUE. Sauf que le traité de Lisbonne n’a pas voulu supprimer l’Euratom : échappe à l’UE.

Y-a-t-il d’autres branches de l’économie qui échappe de nos jours aux compétences de
l’Union ?
La première dérogation est plus ou moins prévues par le traité lui-même, c’était déjà le cas du traité
CE, c’est classiquement le cas du traité sur le FUE.
• Il s’agit plus particulièrement de la production, de la commercialisation aussi des
armes et des munitions de guerre.
Actuellement, c’est l’art 346 1er § b du traité sur le FUE qui nous le dit dans les termes
suivants : « Tout État membre peut prendre les mesures qu’il estime nécessaires à la
protection des intérêts essentiels de sa sécurité et qui se rapporte à la production ou au
commerce d’armes, de munitions et de matériel de guerre. »
En réalité, on voit ici une double disposition :
Chaque État reste responsable de sa propre sécurité. Il ne faut pas penser que la politique
étrangère et de sécurité commune, voire une éventuelle à l’avenir politique commune de
défense, supplanteront les États membres dans la garantie de leur sécurité. Lorsqu’on parle de
sécurité, de défense nationale, on touche probablement l’élément le plus dur de la souveraineté
étatique. Les États membres de l’Union seraient réduits au statut d’État fédéré d’un super-
État européen : on n’en est pas là. Ce modeste art 346 clarifie la situation. Or, à partir de ce
moment-là, ce qui sert matériellement à sa défense doit pouvoir être soustrait à la compétence
de l’Union, donc les armes, les munitions, plus généralement le matériel de guerre, concernant
leur production ou leur commercialisation.
Mais, il s’agit là d’une dérogation et la disposition dans une deuxième phrase clarifie un peu
plus la situation en nous disant que des produits de ce genre qui ne sont pas destinés à des fins
spécifiquement militaires sont à nouveau régis par des règles du marché intérieur, donc du
droit de l’Union. Un fusil de guerre ne sera pas régi par le marché intérieur, mais un fusil de chasse
si. L’art 347 porte sur les prérogatives nationales en matière de sécurité et de défense.

Deuxième dérogation : une branche économique échappe aux compétences de l’Union, de ses règles
sur le marché intérieur.

• Il s’agit de l’exploration et surtout de l’exploitation commerciale de l’espace extra-


atmosphérique.
Au lieu de voir l’Union s’activer dans ce domaine, nombre d’États européens ont créés une
organisation internationale ad hoc : l’Agence Spatiale Européenne. Son principal siège
(administratif) se trouve à Paris. Elle possède d’autres sièges dans plusieurs États membres de
l’Union : en Allemagne se trouve le siège s’occupant de l’exploitation scientifique de l’espace à
Darmstadt. À Cologne se trouve un autre centre.
Qui est membre de cette ASE ? Classiquement tous les États membres des communautés, plus
tard de l’Union ne faisaient pas forcément partie de l’agence. Cette situation se perpétue.
Actuellement sont membres de l’agence les 15 États membres d’avant les adhésions de 2004 et de
2007, plus quand même la République tchèque. Dès l’origine font partie de l’agence deux États : la
Norvège et la Suisse. Un autre État associé et particulièrement actif au sein de l’agence est le
Canada. Trois autres États sont également associés : la Hongrie, la Roumanie et l’Ukraine.
Bien sûr, on ne pouvait pas tolérer indéfiniment une coupure de l’Europe entre une UE et une
ASE. Les deux organisations ont fini par se mettre d’accord : un accord de coopération a été
signé en 2004 qui crée une institution commune, le Conseil Européen de l’Espace (conseil mixte
composé des membres du conseil de l’UE et des membres du conseil de l’ASE). Il a commencé à
se réunir en 2005. Pour conclure donc, en dépit de ce que l’on pense habituellement, le champ
d’application matériel des traités sur l’Union ne couvre pas intégralement toutes les branches
de l’économie. Les branches les plus productives, mais aussi celles qui rapportent le plus
financièrement échappent au champ de compétences : les industries d’armement et celles
spatiales.

Titre 2 : Le droit dérivé de l’Union européenne, ou droit


secondaire
Les trois traités n’avaient pas la mission de tout régler. L’ancien traité CECA et l’actuel traité
Euratom entrent parfois dans des détails de la réglementation. En revanche, le troisième traité CE
est redevenu de nos jours TFUE est beaucoup moins détaillé.
Sans le droit dérivé adopté progressivement par les institutions communautaires, le traité
FUE serait condamné à rester particulièrement inopérant et théorique. Ici encore, il faudra
établir un certain nombre de distinctions :
- Les actes internes de droit dérivé.
- Les actes du droit dérivé résultant des relations extérieures de l’Union.
- Les principes généraux du droit de l’Union.

Chapitre I : Les actes internes de droit dérivé


Chacun des trois traités communautaires possédait un article qui énumérait une grande
catégorie d’actes de droit dérivé. Après le TCE, cet article très important était l’art 249.
Tandis que dans le traité Euratom, il s’agissait de l’art 161. Le traité CECA énumérait et
décrivait les actes du droit dérivé dans son art 14.
Or si l’appellation et la nature juridique des actes étaient la même dans le traité CE et dans le
traité Euratom, le traité CECA raisonnait de manière différente. L’ancien traité CECA dans
son art 14 appelait les actes de droit dérivé différemment par rapport aux appellations que
plus tard avaient retenues les deux autres traités communautaires. De nos jours, le traité
Euratom continue son chemin, la CECA n’existe plus depuis 2002 et depuis début 2010, le TCE est
devenu TFUE. C’est donc un nouvel art du TFUE, l’art 288 qui va nous décrire les actes dans
les grandes catégories d’actes de droit dérivé.

Section 1 : La nomenclature des actes de droit dérivé


§1 Les types d’actes de l’art 288 FUE

En réalité, il n’y a pas énormément de différences entre l’actuel art 288 et l’ancien art 249 CE.
Les catégories d’actes sont les mêmes avant et après Lisbonne. Elles sont également les mêmes
dans le traité Euratom. Cet A 288 FUE énumère 5 catégories d’actes :
- Les règlements.
- Les directives.
- Les décisions.
- Les recommandations.
- Les avis.

A) Le règlement

Il est décrit dans l’alinéa 2 de l’art 288 dans les termes suivants : « Le règlement a une portée
générale.il est obligatoire dans tous ses éléments et il est directement applicables dans tout
État membre. »

Cette disposition est exactement la même que l’alinéa 2 de l’art 289 du TCE.
L’appellation n’est pas des plus réussies. Le terme de règlement peut induire erreur les
profanes puisqu’en France on a le même terme pour décrire un acte administratif,
notamment un acte administratif qui certes lui aussi a une portée générale. On trouve des
appellations plus analogues dans les langues latines.
L’art14 de l’ancien traité CECA ne parlait pas de règlement. Le terme utilisé à sa place était
le terme de décision générale.

Les caractéristiques juridiques de cet acte de droit dérivé :


• La portée générale que détient le règlement.
Un des premiers arrêts de la Cour de justice des communautés européennes 1962
Confédération nationale des producteurs de fruits et légumes nous disait que le règlement est
applicable non à des destinataires limités, identifiés ou identifiables, mais à des catégories
envisagées abstraitement et dans leur ensemble. Cette définition a valu pendant un temps, mais
elle a pu faire l’objet de certaines critiques de la part de la doctrine, à tel point que quelques années
plus tard, un autre arrêt de la Cour de justice des communautés européennes datant de 1968 va
rectifier le tir.
CJCE 1968 Zuckerfabrik Wastensted qui apporte des précisions. Même si au moment de
l’édiction de l’acte on pouvait déterminer avec plus ou moins de précision le nombre ou même
l’identité des sujets de droit auxquels l’acte s’appliquerait, il s’agira toujours d’une règle au
sens de l’article qu’on examine si l’application de l’acte « s’effectue en vertu d’une situation
objective de droit et de fait. Il y a un certain risque : le contentieux communautaire est
relativement riche sur ce point ». Entre autres, on prendra en considération l’idée un tout petit
peut subjective tout de même de l’auteur du règlement, de l’institution qui l’a adopté.
Cela dit, l’appellation de l’acte nous est totalement indifférente : on aura un règlement quelle
que soit l’appellation retenue par l’institution qui l’a retenu si objectivement on trouvera dans
l’acte en question les caractéristiques juridiques de l’art 288 al.2. C’est ce que nous dit un arrêt
de 1982 de la Cour de justice des communautés européennes Alusuisse.

Souvent il est vrai, sa portée générale rapproche le règlement d’une loi telle qu’on la pratique dans
le droit constitutionnel administratif français.
CJCE 1959 Firma Nold : Ce rapprochement conceptuel, idéologique est relevé ds cet arrêt, on
y retrouve la controverse terminologique. Si le règlement communautaire est si proche de la
loi telle qu’on la pratique dans les différents États membres, de tradition romano-
germanique, pourquoi ne pas appeler le règlement loi, ou loi européenne, communautaire, ou
quelque chose d’équivalent ?
Il y a deux raisons pour lesquelles on a préféré plus ou moins consciemment éviter
l’appellation loi :
 Une d’ordre politique et conjoncturelle :
Surtout en France, la loi est idéologiquement et historiquement liée à la souveraineté
nationale. Selon Rousseau, la loi est l’expression de la volonté générale, soit exprimée
directement par le peuple réuni sur la place publique (Athènes, cantons de sa patrie helvétique)
et si cela est matériellement impossible, ce seront les représentants élus qui vont devoir
exprimer cette volonté générale. Cette association idéologique entre loi, nation, démocratie, etc. a
pu sans doute créer certains problèmes et on a préféré en 1957 de ne pas donner l’impression qu’on
est en train de créer un État ou bien une nation européenne.
 Une autre raison :
Une des caractéristiques majeures de la loi (en France notamment) est sa supériorité
hiérarchique par rapport à des actes qui sont sensés l’exécuter (les actes administratifs en
France). Par ailleurs, il ne faut pas oublier non plus que dans un État tant qu’il n’y a pas de
vraie justice constitutionnelle, la supériorité de la Constitution sur la loi est inopérante. Si
aucune juge constitutionnel (ou autre) ne peut annuler une loi pour cause
d’inconstitutionnalité, forcément, dans les faits, c’est la loi qui devient la norme suprême. Or,
dans l’A 288 FUE, on ne trouvera pas vraiment de trace d’une quelconque supériorité
hiérarchique du règlement sur les autres actes de droit dérivé. Plus particulièrement, un
règlement n’est pas supérieur à une directive. Mais non plus, une directive n’est pas supérieure à un
règlement. Le même raisonnement s’applique pour les autres actes.
Contrairement à ce qui se passe en droit juridique français, en droit de l’Union, les actes du
droit dérivé se trouvent sur un pied d’égalité. Cette égalité ne vaut que pour les actes de ce
chapitre. Les deux traités de l’Union sont supérieurs hiérarchiquement aux actes du droit
dérivé. Un règlement contraire au traité actuellement dur le FUE pourra parfaitement être annulé
par la Cour de justice des communautés européennes. Mais si une directive est contraire à un
règlement, on va la laisser intacte.

Est-ce que cette absence de hiérarchie au sein de l’art 288 FUE pose problème ?
Au début pas du tout parce qu’on avait réussi à construire un traité et une norme juridique
communautaire parfaitement logiques et rationnels. On savait très bien dans quel domaine
quelle institution adopter. Cette absence de cohérence interne est révolue. La communauté
européenne n’a cessé d’obtenir de nouvelles compétences, mais surtout, pour régir un
domaine particulier, on pouvait le cas échéant adopter des actes différents, ou le même par
deux institutions différentes. C’est le contentieux de la base des actes du droit dérivé.
Au fur et à mesure des différentes révisions des traités, notamment de l’ancien TCE, certains
termes pas très clairs ont pu glisser dans les textes. Par exemple, depuis l’AUE de 1986, le
Conseil pouvait adopter des mesures en vue de l’harmonisation des législations et
réglementations des États membres. C’est quoi cette mesure ? Le risque de voir des actes de
droit dérivé se contredire devient palpable.
C’est la manifestation la plus récente de la volonté de l’institution compétente qui va
l’emporter. Si le Conseil adopte en 2008 un règlement et en 2009 une directive, cette dernière
l’emportera parce que dans ce cas concret, elle vient après le dit-règlement. Encore faut-il
quand même que les deux actes du droit dérivé en question émanent de la règle institutionnelle. La
question de la hiérarchisation entre actes de droit dérivé devra être abordée. Hiérarchiser ces actes
risque de créer encore plus de problème que d’en résoudre. Il arrive le traité constitutionnel de
2004. Sans le dire explicitement, il envisage une certaine hiérarchisation. On reste donc dans ce que
l’on connaissait par des rapports hiérarchiques au sein de l’A 288 FUE. La persévérance dans cette
appellation se justifie. Le traité constitutionnel avait abandonné cette appellation au profit de
l’appellation loi européenne.

• Son obligatoriété.
Il n’est pas possible d’émettre des réserves à l’égard d’un règlement ou de telle ou telle
disposition d’un règlement. Un arrêt de 1973 Commission contre Italie. La réserve est une
déclaration unilatérale. Le règlement est obligatoire dans tous ses éléments. Cela signifie en tout
cas que tel ou tel État membre ne peut appliquer sur son territoire un règlement de manière
partielle ou sélective, c’est tout le règlement, toutes ces dispositions qui sont appelées à être
appliquées : CJCE 1972 Granaria.
L’art 288 al.2 nous dit que le règlement est directement applicable dans tout État membre et
donc pas « par » tout État membre. « Un règlement est applicable par tout État membre » aurait
fait un clin d’œil en direction de la théorie du dualisme. Toutes les deux concernent les rapports
entre l’ordre juridique national avec l’ordre juridique international, notamment les traités
internationaux.

Est-ce que les dispositions de ce traité pénètrent dans l’ordre juridique national ? Peuvent-
elles être invoquées dans l’ordre juridique national par les justiciables et le juge est-il obligé
d’en tenir compte ?
C’est là que réside la distinction essentielle entre État dualiste et État moniste. Le premier
établit une distinction presque absolue entre son propre ordre juridique national et les traités
que par ailleurs il a régulièrement ratifié. Un traité n’a pas d’essence, de portée dans l’ordre
juridique national d’un État dualiste. Pour un tel État, les deux ordres sont différents. Si
l’État en question viole le traité international qu’il a ratifié, y compris en refusant de
l’appliquer en interne, seule sa responsabilité internationale pourra être engagée, mais les
juges nationaux ne pourront pas condamner cet État dualiste. On peut échapper à cette
dichotomie absolue entre les deux ordres juridiques absolus.
Des autorités nationales compétentes peuvent accueillir par tel ou tel acte juridique dans
l’ordre juridique national telle ou telle disposition du traité. Dans ce cas, le justiciable pourra
invoquer devant le juge national les dispositions du traité. Mais il faut préciser qu’en réalité,
ce n’est pas la disposition du traité qui sera invoquée et le cas échant appliquée, mais la
disposition de l’acte nationale, par exemple une loi, qui aura accueilli dans l’ordre national le
traité. Le Royaume-Uni est un État dualiste : il a pu prendre des mesures d’admissions des traités
internationaux dans son ordre national, mais à chaque fois en passant par des actes législatifs
spécifiques. La Convention européenne des droits de l’homme a pu être accueillie dans l’ordre
juridique anglais par le Human Rights Act de 1998, entré en vigueur en 2000. La pratique
anglaise n’accepte pas ce que prescrivait et prescrit l’art 288 al.2. Un acte de 1994 a permis que la
masse des règlements adoptés puisse être appliqué par le juge anglais, invoqué devant ce dernier par
les justiciables.
Les États monistes n’ont pas de problème avec l’al.2 de cet article. Ils ont l’habitude de voir
s’appliquer les traités internationaux dans leur ordre juridique national. En France, c’est
dans un premier la pratique des tribunaux. Les Constitutions de 1946 puis de 1958 règlent la
matière. Pour la régler totalement, on a dû attendre 1975 concernant la Cour de cassation et
1989 concernant le Conseil d’État pour qu’un traité même antérieur puisse l’emporter sur
une loi même postérieure. Un autre État membre farouchement dualiste, l’Italie : la pratique
italienne dualiste a été condamnée par la Cour de justice des communautés européennes dans
un arrêt de 1973 Variola.
Cela dit, le fait qu’un État membre ne doive rien faire en matière d’accueil de règlement dans son
ordre juridique national ne signifie pas que la possibilité de prendre des mesures d’exécution
nationales sera toujours exclus. La Cour de justice des communautés européennes a eu l’occasion
de nous dire qu’une telle possibilité peut exister par rapport aux règlements, dans la mesure où ils
exigent spécifiquement de telles mesures nationales. Arrêt de 1971 Norddeutsches Vieh- und
Fleischkontor. L’arrêt de 1974 Walrave nous explique que les règlements créent des obligations de
droit dont les justiciables peuvent se prévaloir directement.
Il n’y a aucun écran étatique : les règlements circulent librement et pénètrent
automatiquement dans chacun des ordres juridiques nationaux et ils ont une primauté sur des
normes juridiques nationales pouvant les contrarier.
Par le règlement, l’institution de l’Union qui en est l’auteur atteint directement les États
membres eux-mêmes et toutes personnes physiques ou morales agissant dans tout État
membre (?). Autant dire que dans un domaine particulier, économique, social, fiscal,
environnemental, etc. on n’aura jamais une image complète et correcte des règles applicables si
l’on oublie de regarder les règlements de l’Union européenne. Ces derniers ne seront pas
publiés dans le journal officiel de la RF, mais uniquement dans le journal officiel de l’UE.

B) La directive

Art 288 al.3 : La directive lie tout État membres destinataires quant au résultat à atteindre
tout en laissant aux instances nationales la compétence quant à la forme et aux moyens.
Elle peut poser des difficultés.
Il y a quand même d’assez grandes controverses sur certains points la concernant. Tant au niveau du
droit de l’Union qu’à celui de tel ou tel droit national.

1 : Les caractéristiques juridiques de la directive

Certains ont pu dire sans doute à raison que la directive est un édifice à deux étages : un
communautaire et un national.
La directive est adoptée par telle ou telle institution de l’Union. Cette directive s’adresse à des
États.
La directive lie l’État membre destinataire quant au résultat à atteindre uniquement. Par
définition, elle lui laisse une liberté quasiment totale concernant la forme et les moyens pour
lui d’atteindre le résultat voulu par la directive.
La directive contrairement au règlement a besoin de l’entremise des États membres. Ils doivent
obligatoirement intervenir afin de faire admettre le contenu juridique de la directive dans leur
ordre juridique national. Le règlement pénètre automatiquement. Cette nécessaire
intervention des autorités nationales s’appellent transposition de la directive. Elle est
obligatoire. Il faut aussi un délai à l’intérieur duquel la transposition s’effectuera. S’il n’y a
aucun délai de transposition, aucun État membre jamais ne sera responsable d’une non-
transposition.

Dans ce cas, pourquoi effectuer l’opération juridique de transposition si tout est déjà en
ordre dans l’ordre juridique national ?
L’al.3 de l’art 288 laisse une liberté quasi-totale concernant la forme et les moyens de
transposition.
En France en principe, on fait une distinction entre la loi et l’acte administratif. Cela nous
oblige de voir de plus près le domaine matériel de la loi. Dans la Constitution française, le
législateur, le Parlement ne peut intervenir dans n’importe quel domaine. Le célébrissime
article 34 de la Constitution établit une liste des matières législatives. La situation se clarifie donc si
dans la directive qu’il nous faut transposer en France on trouve une ou plusieurs dispositions qui
renvoient matériellement à l’A 34 de la Constitution française, la transposition se fera
nécessairement par une loi. S’il n’y a aucune disposition constitutionnelle législative dans la
directive, un règlement suffira.
Par le biais d’ordonnance, le gouvernement et le président de la République arrivent à transposer
des paquets entiers de directives.
Si la directive n’est pas matériellement législative, un décret soit du Premier ministre soit du
chef de l’État suffira.
Des conventions collectives peuvent être utilisées dans le domaine social.
Concernant les lois de transposition, le Parlement, lorsque la directive renvoie implicitement à
l’A 34 de la Constitution française doit par une loi transposer la directive. C’est une façon de
parler car la Parlement perd de sa superbe. Il est obligé de faire quelque chose. S’il refuse de
transposer la directive, s’il nen trouve pas le tps, c’est le France qui se trouve dans une
situation inconfortable car elle aura violé une disposition communautaire.
La directive laisse vraiment une marge de manœuvre importante aux États membres.
Cinquième chambre d’enregistrement.
Plus de 80% de la législation française en matière économique est le résultat de transposition de
directive.

2 : Les effets jur de la directive

Ds l’ordre jur national d’un E membre on ne verra pas en ppe la directive. On n’interprétera
l’acte jur national qui a transposé la directive : la loi, le décret, l’arrêté ministériel le cas
échéant.
Durant la première décennie communautaire, directive n’était mm pas publiées. D’une
certaine manière cela n’a jamais été modifié, mais certains changements st devenus fort
important.
Pb ac directives est le fait que E membre doit intervenir qque part en transposant la directive ds son
ordre jur national. Un E membre a obligation de transposer la directive.

Que se passe-t-il en cas de non transposition ?


Soit non transposition, soit transposition tardive, soit transposition partielle. E ds ts ces cas
viole ses obligations communautaires puisque la transposition doit ê correcte et intégrale. A
partir du moment où ce n’est pas fait il y a pathologie de la directive. Remède sera administré
par institution de l’UE : la Commission : c elle qui est la gardienne de la légalité
communautaire. C à elle de voir si ts les E membres s’acquittent loyalement des obligations
qu’ils ont assumer en vertu de leur adhésion à l’UE. Remède était recours en manquement : ne
porte pas spécialement sur les mauvaises transpositions, il a pr objectif de corriger et de
sanctionner tte violation commise par un E de ses obligations communautaire. Environ la
moitié de ces recours concerne des non transpositions ou des mauvaises transpositions de
directives.
Chien de garde supplémentaire constitue les E membres, mm si en première ligne se trouve la
Commission. Tt le système repose sur l’activisme de la Commission. Or elle n’a pas obligation
de déposer recours en manquement chaque fois que E manque à la transposition. Il y a une
certaine opportunité pol ds ces recours.
Pr lutter contre phénomènes de nn transposition, seule Commission est disponible, mais débordée
de W.

Est-il indispensable que E membres transfèrent ds les délais chaque directive ?


Droit communautaire ne donnait pas de solution. CJCE n’était pas d’accord ac cette inaction.
Elle a inové considérablement ac arrêt célèbre : CJCE 1974 Van Duyn. Yvonne Van Duyn est
adepte de l’Eglise de scientologie aux Pays-Bas. Eglise de scientologie néerlandaise décide de
propager bonne parole au RU. Van Duyn sera salariée au RU et en Grèce, sauf que britanniques
voient mal arrivée de cette personne et n’acceptent pas de lui fournir un titre de séjour. Elle saisie
alors les trib britanniques en invoquant directive communautaire sur séjour des salariés des
autres E membres : E membre d’accueil doit faire le nécessaire pr permettre au salarié de
s’installer sur le territoire. CJCE dit que les cours nationales ont l’obligation d’écarter la légi°
nationale et d’appliquer directement à sa place la directive. Certaines conditions :
- Directive doit ê claire et précise
- Inconditionnelle
- Juridiquement parfaite

Si ces 3 conditions ne st pas réunies juris Van Duyn ne peut jouer.


CJCE Francovitch 1994 : directive avait été mal transposée, mais elle n’était pas
juridiquement parfaite. E a une marge de liberté nn négligeable. C à lui de concevoir, de
construire, d’alimenter le fonds d’indemnisation des salariés licenciés. Nn transposition de ces
directives engage resp de l’E selon cet arrêt.
Pr résumer il n’est pas tj sûr qu’une directive nn transposée ou mal transposée puisse remplir les
conditions de Van Duyn.
En tout cas une chose est claire il y invocabilité verticale des directives : cette invocabilité est tj
ds le mm sens : particulier vers E responsable de la non ou mauvaise transposition d’une
directive. Peut-on imaginer invocabilité verticale ds l’autre sens ? moralement non. Nn
seulement E est coupable de ne pas avoir transposer directive mais il ne peut invoquer
directive contre particulier :
CJCE 1982 Becker : adage « nemo auditur propriam turpitudinem allegans », E ne peut
invoquer sa mauvaise transposition.
Juge national doit dc écarter les dispositions nationales pr appliquer la directive ds le cas où
légi° contrarie la directive. Par là mm, prendre connaissance du texte de la directive devient très
intéressant, à partir de Van Duyn publication des directives devient nécessaire.

Les directives peuvent aussi avoir un autre effet ds l’ordre jur national. Il ne s’agit pas
seulement pr les directives mal ou non transposées de se substituer à légi° nationale ; de
manière plus modeste on peut obliger le juge national à interpréter la légi° nationale à la
lumière de la directive. On écarte pas la légi° nationale. C ce que la doctrine appelle effet direct
d’interprétation.
CJCE Marleasing 1990 : effet direct d’interprétation.
Ds cas où mauvaise ou partielle transposition, faut-il attendre fin du délai de transposition pr
agir ? Mm avt fin du délai justiciables peuvent agir s’ils considèrent que transposition a été
mal effectuée.
CE 2005 Sté Radiometer : suivant cette juris les autorités publiques fr st tenues de se
conformer aux obj des directives nn transposées mm si le délai d’expiration court encore.

Peut se poser également autre question : un justiciable peut avoir î à ce que la directive ne
puisse ê appliquée.
CAA Douai 2005 Segafredo Zanetti France : un contribuable n’est pas autorisé à se prévaloir
d’une instruction de l’Admin fiscale qui serait contraire aux obj d’une directive et cela mm si
directive n’a pas été formellement transformée en Fr.

Enfin on peut avoir le cas où directive mal transposée ou non transposée est invoquée par un
particulier contre un autre.
CJCE 1986 Marshall I : Mme Marshall est une infirmière britannique Want en Angl. A
difficultés ac hôpital public et saisit trib angl. Avocat découvre directive que RU n’aurait pas
transposé. Peut-on ici appliqué juris Van Duyn ? Juge britannique embarassé, renvoies à la
CJCE. Celle-ci dit que juge doit substituer à légi° contraire la directive nn transposée. Est-on
ici en droit ligne de l’orthodoxie de Van Duyn ? Justiciable contre hôpital. Si on voit ds hôpital
un autre justiciable on rompt ac Van Duyn et on se trouve ds hypo d’invocabilité horizontale
des directives. Si on considère que derrière cet hôpital public se cache l’E, on se retrouve ds juris
Van Duyn. Arrêt ne souhaite pas s’avancer trop en faveur de l’une ou de l’autre des interprétations.
Existe d’autres arrêts où cette ambiguïté se maintient.
CJCE 1994 Facini Dori : Italie n’a pas transposé une directive en matière commerciale qui
vise à assinir le commerce effectué en dehors des lieux habituels de commerce. Dvt les trib
italients, avocats invoquent à l’encontre du commerçant, partie adverse, la directive nn
transposée par l’Italie. Pr la Cour on ne peut considérer que derrière commerçant se trouve
Italie. Véritable débat doctrinal ds ccsns de l’avocat gal : il dit que Cour devrait enfin admette
l’invocabilité horizontale des directives, ss conditions habituelles. Mais Cour ds son arrêt ne
suivra pas les ccsns.
2 considérations st évoquées par la Cour :
- Très probablement injuste d’obliger personne privée à respecter texte jur qui n’est pas
applicable et qu’il n’est pas censé connaître ; adage « nul n’est censé ignoré la loi » ne
joue pas, rien à voir ac invocabilité verticale où E évidemment connaît le texte de la
directive. Commerçant ds l’affaire ne pouvait connaître directive, question de morale.
- Pr la Cour art 288 FUE fait distinction assez claire entre directives et réglements :
directives n’ont pas d’effet direct, réglements oui. Admettre invocabilité horizontale
signifierait que Cour réécrit art et assimile règlement et directive nn transposée alors que
texte persiste à les distinguer.

CJCE 1996 El Corte Inglés : on dit non là encore à invocabilité horizontale.


Tendance tend à se retourner.
CJCE 2005 Mangold : semble accepter qu’une directive nn transposée puisse ê invoquée par
un employé à l’encontre de son employeur. Certains ont parlé de solution isolée mais cela n’est
pas si sûr puisqu’en ce moment on ne sait pas quelle est juris de la Cour. Probablement Facini
Dori continue à s’appliquer, mais idée invocabilité horizontale continue à intriguer. Arrêt
Mangold n’était pas seul ds courant jurisprudentiel.

CJCE 2006 Commission c/ Autriche : les obligations qui découlent d’une directive ne s’épuisent
pas ds la transposition de la directive. Cette dernière doit pouvoir s’adapter aux circonstances
de fait nvelles. C une juris un peu troublante qui peut s’affirmer un peu révolutionnaire. Ici il
y a sorte d’idée de transposition flottante ds le tps. E devra ê attentif à modif substantielle des
circonstances.

C) La décision

Décision individuelle ds ancien traité CECA.


Après traité de Lisbonne art 288. « Décision est obligatoire ds ts ses éléments lorsqu’elle désigne
des destinataires, elle n’est obligatoire que pr ceux-ci ». Un peu différent vis-à-vis ancien art CE.
On ne peut pas charcuter une décision : celle-ci vaut ds ts ses éléments.

Règlement a portée gale, abstraite. Décision avt Lisbonne était acte personnalisé à l’extrême
puisqu’elle avait des destinataires. La ppart du tps elle visait une seule personne physique ou
morale. Ce qui importe c que ces destinataires soient nommément designés.
Depuis Lisbonne peut exister des décisions sans destinataires. Traité provoque fusion entre UE
et CE. Or UE ds ses 2e et 3e piliers a adopté actes qui n’étaient pas ceux contenus ds l’ancien
art 249 CE. Ds domaine de la PESC, Conseil des ministres pouvait adopter des actes
« positions communes » ou « action communes ». Ds domaine coopération policière et judi (3e
pilier) on pouvait adopter encore d’autres actes. Ac fusion des piliers communautaires il faut
imaginer une nomenclature commune. Ds premier pilier 5 actes, Euratom 4 actes. E là encore
ont décidé peut avt signature traité de Lisbonne de réduire au strict minimum le nbre des
actes dérivés et leurs appellation.
Plusieurs actes adoptés ds domaine PESC et 3e piliers prennnent mtn nom de décision selon art
288,4 FUE.
Sauf que décisions sans destinataires risquent de ressembler à des réglements

D) Les recommandations et les avis

Ds traité CECA les recommandations s’appelaient directives.


Les recommandations et les avis ne lient pas selon art 288 FUE.

Si ils ne lient pas, càd s’ils n’ont pas d’effet jur, s’ils n’ont aucune obligatoriété prquoi perdre
son tps et les adopter ? Réalité est plus complexe.
Il est possible que ds tel domaine du TFUE telle institution n’est pas habilitée à adopter soit
une directive, soit un règlement, soit mm une décision ; elles peuvent alors prendre ce type
d’actes qui ne liera personne mais qui leur permettra de s’exprimer.
Par ailleurs ds un domaine matériel donné une institution pourrait adopter directive ou
règlement, mais s’abstient d’en adopter pr raisons pol : règlement est contraignant, directive
à terme aussi. Plus tard il est aussi possible de remplacer recommandation ou avis par acte jur
décisif.
Si ces actes ne lient pas on donne à ces 2 catégories d’actes la mm caractéristique jur. Texte est
très sommaire. Cette seule caractéristique jur leur est commune, on peut alors penser que ces
recommandations et avis st assimilables : un seul acte dérivé, qui selon les circonstances serait
appelé d’une manière ou d’une autre.
Mais ces deux termes st distincts.
CJCE 1989 Grimaldi : le juge national se doit d’interpréter la légi° et réglementation nationale
pertinente à la lumière des recommandations au sens de l’art 288. Les recommandations ne st
dc pas totalement dépourvues d’effet en elles-mm, bien que juge national n’aura jamais à
substituer au droit national une recommandation communautaire. Arrêt se fonde uniquement
vis-à-vis des recommandations, pas des avis. Ccsn : juge national n’a pas à pdre en considération
les avis de l’UE aux fins de la légi° nationale.
§2 Les traits gaux des actes de l’art 288 FUE

A) Les institutions

Art 249 CE nous disait que ces actes pouvaient ê adoptés par 3 auteurs potentiels :
- La Commission
- Le Conseil
- Le Conseil conjointement ac le Parlement eur

Par ailleurs traité signalait que BCE pouvait adopter des réglements, des décisions, des
réglementations, ou des avis. BCE devenait à son tour un auteur de la nomenclature des actes
à une excpetion près : elle ne pouvait adopter de directives.

Nvelle disposition « pr exercer les cptces de l’UE, les institutions adoptent des réglements, des
directives, des décisons, des recommandations, et des avis ».
Les institutions de l’UE étaient à l’orgine au nbre de 4. Depuis 1992 au nbre de 5. St
également instutitons européennes Le Conseil eur et la BCE selon l’art 13 UE.

Ici encore réalité est plus complexe car art 292 FUE précise que le Conseil et apparemment
seul le Conseil peut adopter des recommandations. Ajoute que ds cas spécifiques la
Commission et la BCE elles aussi peuvent adopter des recommandations. Il existe des
institutions qui n’ont jamais eu possibilité d’adopter ces actes : CJUE, Cour des comtpes.

B) La base jur des actes

UE n’est pas E mais org° internationale bien que d’un genre assez particulier. Puisqu’elle
n’est pas E elle n’a pas fameuse cptce de sa cptce qui selon publicistes all du XIXe caractérise
sa souv. Puisqu’elle n’a pas cptce gale, elle a cptce spéciale. Ses institutions prendront dc actes
de droit dérivés mais sur bases spécifiques.
CJCE 2000 Parlement c/ Conseil : UE a cptce d’attribution.
Si base jur de l’acte est incorrecte toutefois, celui-ci se trouve suspendu car n’aurait pas du ê
suspendu. La Cour l’annulera. En l’espèce il s’agissait d’une directive restreignant pub du tabac

Il faut tenir compte ppe de la subsidiarité. Il ne suffit pas par ailleurs qu’il y ait base jur
disponible ds traité, il faut qu’elle soit utilisée par autorité cpte.
CJCE 1958 Meroni : Cour entend protéger l’équilibre inter-institutionnel. Elle doit se fonder
sur éléments obj susceptibles de contrôle juridictionnel. Cette expression « choix de base jur »
nous introduit ds autre pbtique. Pr qu’une institution puisse adopter un acte peut-ê se
trouvera-t-elle dvt plusieurs bases jur. Elle devra alors en choisir une qui seule sera bonne
base jur.
CJCE 1993 Commission c/ Conseil : Conseil veut adopter une directive sur gestion des déchets,
or on peut se fonder sur 2 bases jur concurrentes : art 175 CE sur protection environnement,
art 95 CE portant sur harmonisation des légi° facilitant libre circulation des marchandises. Pr
la Cour la bonne base jur est celle se fondant sur l’environnement. On s’inscrit davantage ds
optique environnementaliste ds gestion des déchets que ds optique commerciale.

Exceptionnellement Cour peut admettre la coexistence de deux bases jur différentes ss


condition que ces 2 bases soient compatibles. Il faut entendre une similitude voire identé de
procédure d’adoption. 2e base jur si erronée n’invalidera pas l’acte.

C) La motivation et l’entrée en vigueur des actes


Acte doit classiquement ê motivé. Ce dispositif est précédé par exposé des motifs : pr quelles
raison acte est adopté, pr quel objectif. Ds l’exposé des motifs on trouve dc philosophie de
l’institution auteur de l’acte par rapport à cet acte. Exposé des motifs peut le cas échéant avoir
un gd î en matière d’interprétation.

La motivation des actes n’est pas laissée au bon vouloir des institutions auteurs des actes. C art
296,2 qui ns dit que les actes jur st motivés. Cela signifie que si un acte n’est pas motivé, il peut
parfaitement ê annulé par CJUE.

Est-ce que institution auteur de l’acte peut se livrer à n’importe quelle motivation ?
La motivation doit concerner étroitement le dispositif de l’acte. Une motivation trop
sommaire peut également ê sanctionnée par annulation de l’acte tt entier.
Par ailleurs disposition art 296,2 précise que actes visent les propositions initiatives,
recommandations, D, ou avis prévus par les traités. En début d’exposé des motifs on doit
trouver ces différents visas. Motifs doivent évidemment ê véridiques.
Si absence de motivation il y sanction de nullité.

Art 297 FUE vise entrée en vigueur des actes : les actes doivent ê signés.
Si acte est législatif, cet acte en ppe a été adopté en co-décision du Conseil et du Parlement.
Les 2 présidents des instiutitions doivent signer. Les actes législatifs st publiés ds le JOUE,
sans publication ces actes restent dc inapplicables. Ces actes législatifs entrent en vigueur à la
date fixée par eux, à défaut ils entreront en vigueur le 20e jour suivant leur publication.
297 §2 nous dit que actes non légi adoptés ss la forme de réglements, de directives et de
décisions, lorsque ces dernières n’ont pas de destinataires, st signés par Président de
l’institution qui les a adoptés. Et certains de ces actes st publiés ds le JOUE : les réglements et
les directives qui st adressées à ts les E membres, ou encore les décisions lorsqu’elles
n’indiquent pas de destinataires. Entrée en vigueur est la mm que précédemment.
Les directives ne s’adressant pas à ts les E membres, et décisions sans destinataires ne st pas
publiés ds JOUE mais st rendus publics par notification à leur destinataire. Ces actes entrent
en vigueur dès l’instant de leur notification à leur destinataire.

Section 2 : Actes légi et actes nn légi

Distinction est classique ds tt système jur national. Représentation nationale adopte acte de
valeur gale et impersonnelle en ppe appelée loi. Ces lois justement parce que svt abstraites et
cherchant à régir un certain nbre d’affaires ont besoin d’ê détaillées, appliquées à telle ou telle
situation. Elles ont besoin d’ê exé. C exé qui sera responsable de l’exé° des actes légi.
Le droit communautaire ds les premières étapes de son évo semblait ne pas faire la distinction
entre acte de droit dérivé légi et actes de droit dérivé nn légi. Ces actes des 2 catégories avait la
mm appellation, d’ailleurs cela vaut tj pr règlement et décision. Directives devient applicable
lorsque E membres prendront mesures en fction de leur transposition.

• Ds une première étape du droit communautaire Conseil était responsable des


réglements.
Conseil et Commission adoptaient actes de droit dérivé. Conseil pouvait adopter réglements
d’une certaine galité et abstraction, cmt les adapter à telle situation ? En ppe c’était au
Conseil d’exé ses propres réglements. Or il n’est pas dispo tt le tps, la seule institution
disponible de manière permanente c la Commission. Habitude dc a été prise par le Conseil de
confier l’exé° de ses propres réglements à la Commission lorsqu’il le souhaitait. Traités n’en
faisaient pas mention, c AUE de 1986 qui révolutionnera la matière.
Alors que jusque là exé° des réglements du Conseil était empiriquement confiée à la
Commission, en 1986 la donne change : dorénavant il y aura présomption en faveur de la
cptce de la Commission pour exé les réglements du Conseil. C une nvelle diposition ajoutée à
l’art 202 CE. En vertu de cette disposition la Commission détient l’essentiel du pouv en
matière d’exé° des réglements du Conseil, cela dit tt n’est pas perdu pr lui. Il lui est possible
de garder pr lui-mm la faculté, la cptce d’exé° d’un de ses réglements ou mm d’une catégorie
de ses propres réglements. Mais s’il n’y a aucune indication ds règlement du Conseil, c
Commission qui exécutera règlement du Conseil, qu’on appelle ds la doctrine « règlement de
base ».
Art 202 -3 CE prévoyait que Conseil avait possibilité d’encadrer la cptce exécutive de la
Commission. Ce n’était pas nveau, car avt mm AUE le Conseil le plus svt lorsqu’il confiait à la
Commission l’exé° de l’un de ses réglements encadrait cette exé°. Cet encadrement prenait la
forme de comités spéciaux qui étaient composés de représentants des E membres qui
dépendaient du Conseil et qui donnaient des avis sur le projet d’exé° rédigé par la
Commission. Selon les cas, exé° se faisait par Commission, ou ds de rares cas exé° retournait au
Conseil. Conseil n’avait pas le souci de la coordination des procédures d’encadrement de la
Commission, d’autant plus que formellement avt AUE le traité CE ne prévoyait pas un
qqconque encadrement. Situation était devenue tellement compliquée que l’AUE a cherché à
mettre un peu d’ordre : art 202-3 prévoyait que le Conseil adopte une décision susceptible de
tracer un cadre gal ds ces procédures d’encadrement des cptces exécutives de la Commission.
Apparaît terme de comitologie : décision comitologique a été adoptée par le Conseil en 1988. Au
fur et à mesure des traités, Parlement européen devient un codécideur. Il ne se contente pas
d’ê un simple observateur. Lorsque la Commission exécute des réglements de base adoptés cette
fois-ci conjointement par le Conseil et le Parlement.
C uniquement après Amsterdam que nvelle décision comitologique en 1999 est adoptée par
Conseil faisant place au Parlement : il a un droit de regard lorsque règlement adopté par co-
décision est concerné.

• Traité de Lisbonne ira lui bcp plus loin : distinction actes légi / actes nn légi
Devient claire, palpable, absolument assumée via essentiellement art 289 FUE. §1 dit que
procédure légi ordinaire consiste en adoption d’un règlement, d’une directive, ou d’une
décision conjointement par le Parlement et le Conseil sur proposition de la Commission. §
renvoie à art 294 FUE qui détaillera la procédure. Il s’agit de la procédure de l’ancien art 251
CE relatif à procédure de codécision ; sauf que l’on parlera désormais de « procédure légi ». C
la première fois que l’on admet ce vocabulaire.
289 §2 se réfère à procédure spéciale et 3e § nous dit que les actes jur adoptés par procédure
légi constituent des actes légi. §4 établit que ds certains cas l’initiative légi n’émanera plus
seulement de la Commission mais soit d’un gpe d’E membres, soit du Parlement européen,
soit de la BCE, soit de la BEI, soit de la CJUE. Sorte d’éclatement, mais certains cas où
Commission perd son monopole concerne des actes relatifs à la PESC ou à l’ancien 3e pilier :
2 domaines où mm avt Lisbonne Commission ne disposait d’aucun monopole d’initiative.
Qu’en est-il des pouv d’exé° de la Commission ?
art 291. §1 dit que ce st très svt les E membres eux-mm qui prennent mesures de droit
national nécessaires pr la mise en œuvre des actes juridiquement contraignants de l’UE. Tt à
fait clair pr les directives, mais en ce qui concerne les réglements et les décisions, mm si en théorie
l’écran étatique n’existe pas les E st svt appelés à contribution ne serait-ce que parce que UE n’a pas
au niveau de chaque E les moyens notamment humains susceptibles de prendre les mesures
indispensables.
§2 : « lorsque des conditions uniformes d’exé° des actes juridquement contraignants de l’UE
st nécessaires, ces actes confèrent des cptces d’exé° à la Commission ». lorsque ces conditions
ne st pas nécessaires, c aux E de prendre des dispositions selon art 291 §1.
§2 renvoies aux arts 24 et 25 TUE, on refait confiance en matière de PESC au seul Conseil.
§4 Dit que les modes d’exé° st contenus ds l’intitulé des actes d’exé°. Dorénavant réglements st
actes légi, actes d’exé° st appelés réglements d’exé°.
Et la comitologie ? va-t-on donner carte blanche à la Commission en matière d’exé° des
réglements ? Non le 3e § de l’art 291 nous dit que ds ce domaine d’exé° le Parlement et le
Conseil établissent au préalable les règles et ppes gaux relatifs aux modalités de contrôle par
les E membres de l’ex des cptces d’exé° par la Commission. Peu de choses changent ici, sauf
que cette fois-ci officiellement le Parlement devient coauteur de la décision gale qui régira la
nvelle comitologie. Parlement et Conseil adopteront nvelle décision comitologique conformément à
la procédure légi ordinaire.

Pas vmt de changement par rapport à l’avt-Lisbonne mais on appelle un chat, un chat désormais.
Mtn il y a autre changement puisque traité de Lisbonne établit sorte d’acte intermédiaire
entre acte légi et acte nn légi, et cela c une orginalité.
On la trouve ds l’art 290 FUE « un acte législatif peut déléguer à la Commission le pouvoir
d’adopter des actes non législatifs de portée générale qui complète ou modifie certains
éléments non essentiels de l’acte législatif ». C assez original. Le bénéficiaire de cette délégation
est la Commission. Elle ne pourra pdre en matière de délégation que des actes nn légi qui
pourront compléter des actes légi : un acte d’exé° a contrario ne peut pas compléter actes légi.
Ce complément ne se fera qu’à l’égard d’éléments nn essentiels. Mais reste vague. C°ant de
l’UE nous donnera qques précisions ds 2e alinéa du 1er § de l’art 290 : les actes législatifs
délimitent explicitement les objectifs, le contenu, la portée et la durée de la délégation de
pouvoir.
§2 précise que les actes légi fixent explicitement les conditions auxquelles la délégation est
soumise, entre autres le Parlement ou le Conseil peut décider de révoquer la délégation
§3 précise que tt acte adopté par Commission par ce biais s’appellera « acte délégué »

Section 3 : Les actes de droit dérivé hors nomenclature

Ds art 288 FUE 5 catégories d’actes : directives, réglements,…


Or il existe des actes se situant hors de ce cadre descriptif. De tels actes inommés ont tj existé
et posé des pb soit quant à leur appellation, soit quant à leur nature jur.

§1 Les actes nn prévus par les traités

Les insitutions de l’UE se st tj senties libres d’adopter actes sortant des sentiers battus.
Concernant ces actes rien n’est illégal.

- Les accords inter-institutionnels : ils ont existé de puis presque tj. Au départ surtt
conclus entre Commission et Conseil, mtn on en trouve assez svt entre Conseil et
Parlement. Mais les plus intéressant st ceux concernant Conseil, Commission et
Parlement. Ces accords le plus svt établissent un programme d’entente, de W, de
coopération pr ces 3 institutions.
- Réglements intérieurs de telle institution ou organe
- Programmes de W adoptés par les institutions qui ne st pas ds traité
- Résolutions ou ccns par lesquelles institutions peuvent se prononcer.
- Rapport
- Communication : le plus fréquemment utilisé notamment par Commission.

De manière gale, un arrêt Commission c/ Conseil du 19 mars 1996 va nous dire que la valeur
jur de tel acte inommé naît de la volonté des auteurs de l’acte de se lier.
Ex : TFUE autrefois TCE établit un certain cadre du droit communautaire de la concurrence.
1er volet est l’interdiction des accords entre Ent viciant, faussant le libre-jeu de la
concurrence ds un marché donné. En d’autres termes un gd nbre d’Ent n’ont pas le droit
d’établir entre elles un accord explicite ou tacite brisant concurrence. Ces accords anti-
concurrentiels entre Ent st traqués par Commission. Mais ds un si vaste marché tel que marché
commun il n’est pas possible de tout déceler, poursuivre et sanctionner. Les moyens financiers ou
humains de la Commission en tout cas ne suffisent pas. D’ailleurs est-il utile de faire la chasse à
tte entente théoriquement anti-concurrentielle ? Commission part du ppe simple que certaines
ententes seulement pourront vmt affecter libre jeu de la conurrence. Un gd nbre d’entre elles
ne pourra avoir d’effet sensible. Ainsi dès les 80’s la Commission a adopté une communication
dite de minimis : la Commission n’entend pas faire la chasse des ententes anti-concurrentielles
d’importance minime. Seuil est CA global des Ent participant à l’entente + le % du marché
pertinent que couvre cette entente. Seuils peuvent varier de tps à autre ce qui enjoint
Commission a adopté nvelle communication de minimis. Si Commission malgré sa
communucation sanctionne entente décrite, les Ent concernées peuvent opposer à la
Commission sa communication ; CJUE pourra la retenir.

§2 Les actes « abusifs »

Il s’agit de certaines appellations d’actes que l’on trouve ds les traités, ds l’art 288 et d’autres.

On trouve par ex le mot décision ds tel art du TFUE ou TUE. Peut-on ê absolument sûr que
cette décision sera décision au sens de l’art 288 FUE ? Ce ne st pas des décision au sens de
l’art 288, c la langue qui est pauvre au lieu d’avoir terminologies différentes. Heureusement
ttes les versions linguisitques ne se caractérisent pas par la mm pauvreté. Ds ts les cas on
parlera de décisions : versions anglaise, latine st similaires.
Version all se montre plus imaginative : décision au sens de l’art 288 s’appelle Beschluss ; lorsque
décision n’a pas caractéristique d’une décision de l’art 288 Entscheidung.
Version néerlandaise et danoise également.

Phénomène similaire ac d’autres termes : directive. Ds l’immense majo des cas lorsque
utilisation de ce terme on se réfère à la directive classique de l’art 288. Parfois on trouve des
directives qui n’en sont pas en réalité. Art 218 §2 : « le Conseil autorise la Commission à
entamer des négociations ac un E tiers en vue de la ccsn d’un accord international, à cet effet
le Conseil donne à la Commission des directives ». Ces directives n’ont rien de commun ac art
288 : celles icssues de cet art ont des destinataires, les E membres.
All utilisent ds les deux cas le mm terme. Version néerlandaise utilise termes différents.

Les avis : l’avis que sera amené a donné comité des régions est-il un avis au sens de l’art 288 ?
Ces avis ne lient pas le Conseil et le Parlement. Les avis de l’art 288 st adoptés par
institutions, or comités st des organes.

Chapitre II : Les actes résultant des relations extérieures de


l’UE
UE ne se considère pas comme forteresse isolée. Elle est largement ouverte sur les autres E et sur
les org° internationales tierces. L’ouverture pd essentiellement la forme d’accords conclus ac des E
triers ou des org° internationales tierces. On réservera dorénavant le terme d’accord pr les accords
internationaux de l’UE tandis que traité sera soit TUE soit TFUE.

Section 1 : Les accords internationaux conclus par l’UE


Arts ds les traité, notamment TFUE parle d’accords conclus par UE ac E tiers. Art par excellence
est le 218 qui avait Lisbonne était 300 CE. Les 2 textes st assez proches sauf que Lisbonne a voulu
se montrer un peu plus détaillé. 218 FUE est un peu plus long. 2 moments cruciaux : sa naissance et
sa ccsn.
C la Commission qui négocie et c le Conseil qui conclue les accords internationaux à chaque
fois au nom et pr le compte de l’UE.
• Négociation par la Commission
Traité de Lisbonne est plus claire que l’ancien traité CE : 218 §2 déclare que le Conseil
autorise l’ouverture des négociations. Sans son feu vert, la Commission ne peut a priori pas
négocier. Mais Commission peut prendre elle l’initiative pr Der une autorisation d’ouverture
de négociation au Conseil, ce qu’elle fait fréquemment. A partir du moment où Commission a
besoin de ce feu vert, Conseil marchandera. Mais Conseil se méfiant un peu de la Commission
peut l’encadrer ds la phase de négociation au moyen d’un comité spécial compo de
fctionnaires nationaux qui rendent compte aux E et par là mm au Conseil. Commission ne
négociera pas juste pr le plaisir, elle négociera en ayant le souhait d’aboutir à un accord qui devra
lier l’UE or celle-ci sera liée par ccsn de cet accord par le Conseil. Si Conseil constate que
Commission n’a vmt pas respecté directives ou souhaits comité spécial, il refusera de cclre. En
vérité dc Commission a très svt des comptes à rendre au Conseil. Cela dit il y a certains cas où
Commission ne sera pas négociateur : avt Lisbonne on prévoyait déjà dérogation concernant
les accords monétaires pouvant seulement ê passés par le Conseil.
Après Lisbonne autre exception concernant Haut représentant de l’Union pr la PESC. 218,3
précise que ce Haut représentant a capacité de négocier à la place de la Commission les accords
internationaux uniquement quand il portera sur la PESC, si son objet est mixte Commission
retrouve son rôle de négociateur ppal.

• Intervention du Parlement
Pdt longue période Parlement n’avait absolument aucun pouv. Petit à petit pouv lui ont été
reconnus. Grosso modo pas de changement de Nice à Lisbonne.
3 types d’accords différents si l’on considère cptce du Parlement : en gal invité à donner son
avis qui serait avis simple. Mm si avis négatif, Conseil pourra cclre. Depuis Maastricht,
Parlement a pouv de veto pr certains actes.
Historiqement premiers accords ont été les accords d’association : UE s’associe à E tiers qui ne
deviendra pas membre. Certains accords mentionnent vocation de l’E associé à adhérer à
l’UE. Accord d’Ankara de 1963 qui associe aux communautés et prévoit vocation d’adhésion.
Accords conclus ac pays de l’Eur de l’Est après chute du mur de Berlin. Accords d’association ac E
nn eur et nn méditerranéen : E ACP (Afr, Caraïbes, Pacifique), anciennes colonies des E membres.
Il ne faut pas confondre ces accords d’association où Parlement a droit de veto ac PTOM.
Parlement a également droit de veto ac accord éventuel portant adhésion de l’UE à la CEDH.
Droit de veto parlementaire existe également par rapport aux accords qui ont des implications
budgétaires notables pr l’UE.
Enfin nécessitent accord de la part du Parlement accords créant cadre institutionnel spécifique
ou créent coopération : accords de quasi-association qui vise les actuels E est-européens qui
peut ê n’auront jamais vocation à adhérer à l’UE.
Il existe des accords par rapport auxquels Parlement ne possède mm pas droit d’ê consulté ;
traditionnellement ces accords st commerciaux. Or vocation par excellence éco de l’ancienne
communauté eur, faisait que accords à l’époque étaient essentiellement commerciaux.
Parlement se trouvait totalement exclu. Avait pas possibilité de voter ne serait-ce que pr
donner son avis simple. A continuer a exercer pressions terribles sur Conseil notamment à
l’époque de Nice. Ainsi les accords commerciaux st devenus finalement des accords comme les
autres par lesquels le Parlement est invité à donné son avis.
Ds les deux hypo d’avis simple ou conforme, le Conseil peut imposer un certain délai à
l’intérieur duquel Parlement est invité à donner son avis.
• Intervention de la CJUE
art 218 §11 Cour n’est pas institution pol, elle décide tj suivant le droit.
Soit les E membres, soit le Conseil, soit la Commission, soit le Parlement peuvent Der à la
CJUE un avis sur la comptabilité de l’accord envisagé ac les traités. En cas d’avis négatif de la
part de la Cour le Conseil ne pourra pas cclre.
3 hypo :
- L’UE pourra cclre l’accord lorsque les traités auront été révisés de manière à ce que
ceux-ci se conforment à l’accord envisagé. Extrêmement dur de réviser traités. Seule hypo
avt Lisbonne.
- Une renégociation de l’accord international : patenaire doit ê d’accord sur ppe de la
renégociation et matériellement devront accepter de renégocier ds le sens qu’à indiquer avis
de la Cour. Cour avait dit que espace éco eur n’était pas compatible ac CE. EEE envisageait
de réunifier Eur. RU avait participé aux négociations pr CECA, CEE, Euratom. A chaque
fois avait quitté la table des négociations. RU a suscité anti CEE par le biais du traité de
Stockolm de 1960 : crée autour des E scandinaves, RU, Irlande, Suisse une AELE (EFTA en
aanglais). Assez vite RU a du déchanté et dès 1961 nveau gvt conservateur a Dé adhésion
aux communautés eur. Mais de Gaulle ne voulait pas les admettre. Petit à petit membres
vont quitter AELE pr CEE. En 1991 on décide d’enterrer hache de guerre. EEE est négocié
par UE et par chacun des E membres de l’AELE, un nveau texte sera élaboré et signé. Sera
soumis à CJCE et sera positif. Conseil pourra cclre en mai 1992 le traité de Porto qui
cocnerne actuellement UE et 3 des 4 membres restant fidèles à AELE : Islande, Norvège,
Liechtenstein. Suisse a voté contre. En 1976 CEE négocie ac Berne un accord sur
assainissement de la négociation fluviale ds le Rhin pr faire face a crise de surcapacité.
Accord entre Bruxelles et Berne. Conseil soumet accord pr avis et CJCE se prononce contre.
Or de question de réviser traité CE, on se tourne dc vers les Suisses qui opposent fin de nn-
recevoir conduisant à la 3e hypo.
- Fin de non-recevoir

• Ccsn par le Conseil


Conseil fctionne selon certaines règles de délibération : majo simple ou qualifiée, unanimité.
En ppe un accord sera cclu par le Conseil à la majo qualifiée mais il y a certains cas où
Conseil devra cclre à l’unanimité.
Unanimité est exigée selon 218 §8 lorsque accord international porte sur un domaine pr lequel
unanimité est requise au sein du Conseil. Autre cas où unanimité est exigée sera le cas de la
ccsn d’un accord prévoyant l’adhésion de l’UE à la CEDH. Il faudra aussi avis conforme du
Parlement. C°ant du l’UE trouve que adhésion est acte d’une extrême importance, il ne faudra dc
pas seulement unanimité et avis conforme du Parlement, nécessitera aussi ratifications des E
membres.
Certains accords adoptent organes comme comité mixte euro-turc. C au Conseil d’adopter à
la majo qualifiée la position que tiendra l’UE. Par ailleurs possible que traité soit modifié. Si
accord prévoit pr sa propre modif une procédure simplifiée l’institution cpte de la part de
l’UE sera selon les cas la Commission ou le Haut représentant pr la PESC.
Quelle est la valeur jur des accords internationaux ?
Certaine et hiérarchiquement supérieure à celles des actes dérivés. Ds la pyramide de Kelsen
se trouve qque part entre le sommet et la base. Ainsi un règlement, une directive, une
communication devront ne point contrarier un accord international de l’UE. S’il y a
contrariété, le juge de l’UE pourra annuler l’acte de droit dérivé.
En revanche accords internationaux ont valeur jur inférieure à celle du droit primaire. CJUE dûment
sollicité doit donner son avis sur conformité de l’accord envisagé ac les 2 traités sur l’UE.

Section 2 :Les accords internationaux cclus par les E membres


Les accords cclus par l’UE lient juridiquement les E membres, ancien art 300 CE spécifiait
que les accords conclus par CE liaient nn seulement les institutions de la communauté mais aussi les
E membres. Si disposition n’est pas reprise ds art 218 FUE, on peut en cclre que certains
accords ne lieront pas les E membres, cela est vrai pr certains accords cclus ds cadre de la
PESC. Pr le reste, les accords de l’UE lieront les E membres.

En ppe 3 cas de figure, mais depuis Lisbonne plus que 2. Accords cclus par E membres en
vertu de l’ancien 293 CE ont disparu.
Cette ancienne disposition incitait les E membres à négocier entre eux des conventions
internationales ds un certain nbre de domaines énumérés ds art 293 : on considérait que ces
domaines n’étaient pas communautaires mais ils avaient un rapport, une connexion ac
domaine d’application matérielle du TCE. Evidemment c’étaient les gvts nationaux des E
membres qui négociaient. Les 2 conventions les plus célèbres :

Convention de Bruxelles de 1968 sur la reconnaissance et l’exé° des décisions de J ds un


certain nbre de domaines essentiellement commercial et en partie civil. Cette convention
instaurait selon certains auteurs une libre circulation des décisions de J. Procédure pd
essentiellement la forme de l’exequatur, ac convention de Bruxelles on évitait cette procédure.
Toutefois, si décision provient d’un E extérieur à l’UE il faudra passer par cette procédure.
Convention finira par ê remplacée par règlement de Bruxelles. En d’autres termes un
domaine autrefois nn communautaire a été appréhendé comme tel.

Convention de Rome de 1980 portant sur la loi applicable ds le domaine des obligations
contractuelles : uniformisation des régles nationales de droit international privé. On finira par
remplacer convention par règlement du Conseil. Art 293 n’avait plus de raisons d’exister.

§1 La juris International Fruit Company

Arrêt date de 1972 : que fait-on ds l’ordre jur communautaire du GATT ? General agreement
on tariffs et trade 1947. Pdt très lgtps a été l’instrument quasi-unique régissant commerce
international. A été repris ds cadre de l’OMC à Genève.
Communauté n’avait pas adhéré, seuls les 6 E membres à l’époque étaient liés juridiquement
au GATT. Néanmoins ds cet arrêt la Cour fera preuve de bcp d’audace. Si 3 conditions st
réunies, l’accord international pourra finir par lier la Communauté elle-mm.
- Ts les E membres de la Communauté doivent ê juridiquement liés par l’accord.
- Cet accord doit matériellement correspondre à des cptces de la Communauté.
- Il faut que les E tiers cocontractants puissent envisager que la Communauté eur et ses
institutions se substituent aux E membres.

Ces 3 conditions étaient réunies. Communauté a cptce exclusive ds domaine visé par le GATT : une
fois que E adhèrent à l’UE ils perdent cptce.
Cela dit la postérité de cet arrêt est particulièrement indigente, n’existe pas. Auteurs voient un
descendant : CJCE 1975 Nederlandse Spoorwegen (Cie de chemin de fer néerlandaise), Cour
estime que convention de 1950 lie la communauté puisque les 3 conditions étaient réunies.

Difficile d’en dire autant de la CEDH : certes pdt lgtps un E membre refusait de ratifier
convention. Mais mm après ça obstacle : la Communauté n’a pas comme cptce la protection
des droits de l’H. Ce sera autre chose si institutions st tenues de respecter les droits fondamentaux
de la personne humaine.
§2 Le sort des accords cclus par un E membre avt son adhésion à l’UE

TCE comportait une disposition portant sur la valeur jur des accords internationaux cclus
par les E membres avt leur adhésion. Comparaison ac mariages jeunes filles auj : pas vierge !!!
Si E cclu traité qui ne contraries en rien dispositions droit de l’UE pas de pb.

Lorsque contradiction traité fait distinction : traités cclus avt et après adhésion de l’E
membre.
Lorsque l’accord international intervient postérieurement à l’adhésion il y a gros pb : E
membre aurait violé le droit de l’UE. Un certain nbre de sanctions est prévu par le traité FUE.
En revanche lorsque accord cclu avt adhésion intervient disposition 351 : les accords cclus avt
adhésion mm contrariant droit communautaire resteront en vigueur. Communauté devra vivre
ac certaine hypothèque.
Prquoi ce privilège ? Explication à chercher ds le GATT : s’appuie sur ppe de base, l’égalité
en droit entre E contractants. Egalité est personnifiée ds clause de la nation la plus favorisée.
Soit un E A qui confère soit unilatéralement soit par traité le statut de la nation la plus favorisée à un
E B : signifie qu’aucun autre E tiers ne peut se trouver ds position plus favorable que celle de l’E B
vis-à-vis de l’E A. Existait déjà au XIXe mais c GATT qui va la multilatéralisé. Cette clause ds
cadre de l’OMC vaut pr ts les E membres de l’org°.
GATT prévoit 2 dérogations :
- Celle qui concerne les E appartenant à une zone de libre-échange
- Celle qui concerne les E appartenant à une union douanière.

Clause de la nation la plus favorisée subit dc ces dérogations. Mais autres membres du GATT ont
leur mot à dire d’autant que CECA et Euratom ne constituaient sans doute pas union
douanières. Certains ont avancé que CEE nn plus. On a alors négocié. Ac art 351 on dit aux
autres E tiers que bénéfices commerciaux ne toucheront plus aux relations entre E membres,
mais bénéfices déjà touchés ne seront pas rermis en cause. Accord franco-canadien cclu en
1949 par ex restera en vigueur mm si contrarie droit communautaire.
Cette dérogation a été imaginée afin de tranquiliser les E tiers, cocontractants des E membres.
Progressivement juris va évoluer : E membre n’assume que des obligations ds cadre de ses
accords, il ne tire pas de droits, il se content de supporter obligations.
Parfois ccsn convention multilatérale : Convention internationale du W de 1920 cclue ss les
auspices de l’OIT. En vertu convention est interdit le W de nuit des femmes. Pb c que les H
pouvaient gagner davantage que les femmes en Want de nuit. En Fr bcp de débat lorsque
Cour condamnait la Fr pr sa fidélité à la convention. Syndicats étaient en faveur de la
convention, mais svt c’étaient les femmes qui portaient affaire dvt juste. Mais sacro-saint ppe ds
TCE : égalité des femmes concernant conditions et rémunération ds domaine du W. Fr a été
contrainte à dénonciation de cette convention.

Chapitre III : Les ppes gaux du droit communautaire

Section 1 :La place des ppes gaux ds le droit de l’UE

Ppes gaux st connus par de nbreux E : c le cas de la Fr, tt particulièrement le CE utilise assez
largement la catégorie des PGD notamment depuis 1944. Il n’est pas tj facile de les appréhender.
Naturellement les ppes gaux ne st pas des textes, ce ne st pas des coutumes nn plus.
Reprendront quintessence des textes de droit applicables. Ne correspond pas à un texte précis,
c l’idée gale, la ligne gale qui régit les texte ds un certain domaine qui permet de dégager
PGD. Ce n’est pas juge qui crée ces PGD, juge se borne à les dégager. Initialement PGD existait
depuis tj ds l’ordre jur sauf que personne ne les avait encore découvert.
Ppes reconnus par les nations civilisées, ds DI.
Juge communautaire s’est référé assez tôt aux PGD communautaire. Il va s’inspirer d’une
certaine pratique ds les ordres jur des E membres. Juges de la Cour de J st svt juges nationaux
soit universitaires. Presque spontanément, juge communautaire a dégager un certain nbre de
PGD communautaires. Il ne suffit pas seulement de les dégager mais il faut leur conférer une
certaine valeur jur. On peut d’abord estimer qu’il est tt à fait autonome par rapport aux ordres jur
nationaux, mais il peut évidemment s’en inspirer. En réalité on ne peut pas tj comprendre juge
communautaire ds ce domaine précis. Schématiquement on peut dire que juge communautaire
n’hésite pas à puiser son inspiration ds expérience des juges nationaux des E membres mais
cela ne veut pas dire que PGD E nationaux deviendront PGD communautaires. Parfois
dégage PGD inédit : PGD de la confiance légitime, qui reste totalement inconnu du DA fr.
Admin fr est conçue par Bonaparte pr ê l’ater ego de la Gde Armée, stricte hiérarchie. Un seul obj,
l’efficacité et tant pis si sur cet autel st sacrifiés certains î. Du jour au lendemain Admin fr pouvait
réviser ses réglements et tant pis si nous simples citoyens devions en pâtir par confiance.
Pays-Bas, All, connaissent ce PGD de confiance légitime : administré a droit à une certaine
cohérence de l’action administrative. Admin peut également changer son fusil d’épaule mais
ss 2 conditions : soit aménager périodes de transition, soit prévoir des compensation entre
autres financière pr les î particuliers qu’un changement de réglementation risquerait de léser.
Admin fr ne peut ignorer ce ppe ds la mesure où Admin fr interviendra ds domaine
matériellement communautaire. Si son intervention se fait ds domaine matériel n’intéressant
pas droit communautaire, libre à elle d’ignorer ppe de la confiance légitime.

Juge communautaire se permet une certaine sélectivité en matière de découverte de PGD


communautaires. Quelle valeur jur reconnaître aux PGD ds l’ordre jur communautaire ?
Pyramide klesénienne : au sommet droit primaire, droit dérivé à la base. Entre les 2 il y a
accords internationaux cclus par la Communauté ou liant juridiquement celle-ci. Très
probablement PGD auront supériorité hiérarchique par rapport aux accords. Depuis mtn 2
ans gros débat en ce qui concerne un PGD spécifique, celui selon lequel les instructions de l’UE
doivent tenir compte des libertés fondamentales.

Section 2 : Les PGD « découverts » par le juge communautaire

§1 Les droits de l’H

A) Les débuts difficiles de la protection des droits de l’H

Les trois traités communautaires des 50’s ignoraient totalement les droits fondamentaux de la
personnes humaine. On ignore prquoi car on a pas accès aux Wx préparatoires des traités.
On peut alors supputer. Les pères fondateurs ont pu oublier les droits de l’H.
Historiquement célèbre exemple d’oubli des droits de l’H. Lorsque les pères de la Révolution
US se st réunis pr rédiger la C° d’un tt nvel E constitué des 13 colonies, ils ont rédigé la C°.
Mais ils avaient oublié ce qui ds leur tête justifiait et leur révo contre Roi Georges III et
l’institution de leur E : les droits de l’H. Au lieu de rpdre W rédactionnel, ils ont laissé en e la
C° de Philadelphie et ont alors ajouté amendements qui constituent auj le droit fédéral des
droits fondamentaux.
Droits de l’H st polymorphes. De tps à autres droits st ajoutés à CEDH et aux pactes internationaux.
PIDCP continue d’ignorer le droit à la ptpé privée, comme droit communautaire, prtant reconnu part
art 1er protocole 1 de la CEDH.
D’autres droits st suceptibles d’ê lésés au sein de l’ordre jur communautaire, fctionnaire
pourrait voir sa liberté d’expression restreinte. Il est faux de dire que communautés étaient
inaptes à violer droits de l’H.

Autre raison justifiant oubli st que E membres st E de droit. Mais ce qui nous intéresse ce
n’est pas de savoir si tel E protège ou nn les droits de l’H mais de savoir si l’ordre jur
communautaire les protège ou nn.
Lorsque l’on reprend traités des 50’s : égalité ds conditions et rémunérations de W entre les 2 sexes,
c quand mm ici reconnaissance d’un droit fondamental. Les droits de la femme n’est pas souci
premier du rédacteur du traité CE, il faut se rendre à l’évidence, les traités ignorent les droits
fondamentaux. E membres pr certains ne jurent que par les droits de l’H. En gal il s’agit d’E
qui ont le plus souffert de la violation des droits de l’H : All, Italie. D’autres E membres
peuvent se considérer indemnes, telle la Fr qui a vendu l’idée d’une nation résistante. Réalité
est évidemment plus complexe, Jacques Chirac a le premier reconnu que Vichy c’était quand mm la
Fr et que l’E fr avait responsabilité vis-à-vis des personnes persécutées. Juris Papon.
Cours de Karlsruhe et de Rome.

CJCE Storck 1959 : concerne la CECA. Ent all sanctionnée ds domaine de la concurrence.
Comme droits de l’H ne st pas reconnus ds traité CECA elle De à Cour d’appliquer droit de la
Cour C°lle all. « En règle gale la Haute Autorité (Commission CECA) n’a pas à se prononcer
sur les règles de droit interne. En csqce elle ne saurait examiner le grief selon lequel en
prenant sa décision la haute Autorité aurait violé des ppes du droit C°l all. »
2e alerte cette fois-ci au niveau des juri all. Cour C°lle de Karlsruhe 1967 : évoque possibilité pr un
citoyen all, une Ent all de voir ds l’ordre jur communautaire ses droits protégés par la juri all violés
étant donné l’absence de protection formelle de droits analogues ds l’ordre communautaire.
CJCE Stauder 1969 : pr la tte première fois fera une réf certes assez timide aux droits
fondamentaux qui seraient intégrés ds l’ordre jur communautaire en tant que PGD. Cette
juris peu visible ne peut rassurer ni les all, ni les italiens.
CJCE Internationale Handelsgesellschaft 1970 fondamental : reprend arrêt Stauder mais le
dvppe considérablement « le respect des droits fondamentaux fait partie intégrante de PGD dt
la Cour assure le respect. La sauvegarde de ces droits, tt en s’inspirant des traditions C°lles
communes aux E membres doit ê assumée ds le cadre de la structure et des objectifs de la
Communauté. ». Aucun acte du droit dérivé ne peut dc prospérer s’il contrarie les droits
fondamentaux. Par ailleurs en dépit de la tech des PGD, la Cour évite au C°ant
communautaire d’avoir à entreprendre qque action que ce soit. Il n’est pas besoin de réviser
traités communautaires, il suffit de passer par tech des PGD.

En 1973 la Cour C°lle italienne rend un arrêt Frontini et Pozzani : on met pr la première fois
vmt en cause ordre jur communautaire comme contrariant les droits C°ls des citoyens
italiens.
Coup de massue sera porté par célébrissime juris de la Cour C°lle all Solange 1974 : « aussi
lgtps que ». Ici Cour de Karslruhe va dire que « le droit communautaire contiuera de primer
sur le droit all aussi lgtps que le droit communautaire protégera le droit des citoyens et Ent all
aussi efficacement que le fait le droit C°l all ». Dès 1964 CJCE Costa c./ ENEL affirme que
droit communautaire prime sur les différentes normes nationales des E membres. Primauté
est question existentielle pr le droit communautaire.
La réaction de la CJCE vient en cette mm année environ une semaine et demi avt arrêt
Solange : soit les juges C°ls all ne connaissaient pas nvelle ligne jurisprudentielle de la CJCE, soit
tt en la connaissant bien ils ont voulu continuer à mettre pression sur construction communautaire.
CJCE Nold 1974 : reprend l’avis de celui de 1970 en allant encore plus loin, il cherchera à
couper en qque sorte l’herbe ss les pieds des Cours C°lles, « Cour (CJCE) est tenue de
s’inspirer des traditions C°lles communes aux E membres, et ne saurait, dès lors, admettre des
mesures incompatibles ac les droits fondamentaux reconnus et garantis par les C° de ces E. ».
Quels st les droits de l’H ?
Il faut préciser impérativement ds la mesure du possible le contenu de ces droits. L’arrêt de 1970
nous dit lorsqu’il se réfère aux traditions communes. Nold vient faire importante précision : le
droit communautaire ne pourrait pas ne pas protéger un droit de l’H consacré par un droit
C°l d’un E membre. En d’autres termes Nold impose le ppe du standard maximum, la
protection communautaire de droits de l’H donnés ne saurait jamais ê inférieure à la
protection du droit C°l national le plus protecteur. A partir de 1974 détente entre Cour de
Luxembourg et Cour C°lles nationales. Tant arrêt de 1970 que Nold ont ceci comme défaut
structurel : ils arriment protection communautaire sur protection C°lle des E membres. Or
l’on se bat depuis un moment en faveur d’une autonomie du droit communautaire vis-à-vis
des droits nationaux.
Prtant Nold fait ouverture vers des normes que les E membres accepteraient de défendre en
commun au niveau international. Il nous faudrait qque part un texte international liant les E
membres ds le domaine des droits de l’H.
Réponse pourrait ê trouvée ds CEDH qui est cclue ss les auspices du Conseil de l’Eur en
novembre 1950 à Rome. Conseil n’est pas les communautés eur, mais depuis tj ts les membres des
communautés ont tj été membres du Conseil de l’Eur. Toutefois les conventions européennes ne st
pas obligatoirement ratifiées par ts les E membres du Conseil, cela vaut aussi pr CEDH. A
l’époque liait 5 E sur 6, puis 8 sur 9. Fr ne joue pas le jeu pr plusieurs raisons : au début de la
IVe et ss Ve n’a pas voulu ratifier bien qu’elle ait joué rôle très important ds rédaction.
Parlement a tj dit oui, Chef d’E nn. Pompidou meurt pdt son mandat en 1974 ; Prsdt
intérimaire est mis en place, selon la C° il s’agit du Prsdt du Sénat. Alain Poher, centriste,
occupe cette fction. Il sera Prsdt par intérim durant 3 semaines, il en profitera pr ratifier CEDH.
CEDH Rutilli 1975
En 1977 Parlement et Conseil adopteront déclaration exhaltant importance primordiale
attachée par institutions aux droits fondamentaux tels qu’ils résultent de la tradition des E
membres et de la CEDH.
En 1986, la Cour C°lle all va adopter une nvelle juris sur ce pt : elle n’entend plus remettre en
cause la primauté du droit communautaire : Solange II, suivie ensuite par Solange III en 1997.
Ds cette dernière Cour C°lle dit qu’elle n’entend pas examiner sur le fond des violations des
droits de l’H par la Communauté sauf s’il est établi que le niveau gal des droits de l’H ds la
Communauté s’est dégradé depuis Solange II. Préambule de l’AUE se réfère formellement à
protection des droits de l’H ds les communautés en tant que PGD communautaire : on entend
comme droits de l’H ceux résultant des traditions communes des E membres ou de la CEDH.
Pb Préambule n’est pas intégré ds 3 traités et ne peut ê utilisé par juris.

En 1992 Maastricht va, ds un art plus tard numéroté 6, parler des PGD, mais cette diposition
qui se trouve ds partie gale sur le TUE n’est pas utilisable par la CJCE. Ce dernier obstacle
sautera enfin à partir du traité d’Amsterdam.
Questions latentes vont faire surface.

B) Pb actuels de la protection des droits de l’H ds le cadre de l’UE

Pb de coordination entre les deux gdes sources d’inspiration de la protection communautaire


des droits de l’H : traditions C°lles communes aux E membres et d’autre part la CEDH.

Que se passe-t-il en cas de contradiction ?


1ère idée serait de dire que ce n’est pas grave car CEDH peut céder le pas, elle le prévoit elle-
mm dans son art 53. En effet la CEDH se veut le strict min en protection des libertés
fondamentales : si un autre texte national ou international accorde une plus gde protection, c
l’autre texte qui l’emportera. Elle n’exclut pas de s’effacer dvt protection des droits de l’H plus
large ; se caractérise par modestie. Mais parfois modestie peut ê fausse : on est rarement ds situation
où se trouvent face à face autorité et personne morale ou physique serait violée par autorité.
Svt autorité pdra mesures éventuellement en violation de droits de l’H en vue de protéger
d’autres personnes.
CEDH Chapman c./ RU 2001 : Chapman est d’origne tzigane, elle est tj adepte du nomadisme.
CEDH considère que mode de vie des tziganes se rapporte à vie privée protégé part art 8 ;
cpdt mesures de l’Admin britannique prise à l’encontre de ce nomadisme ne st pas
condamnées par Cour car face aux droits individuels de Mme Chapman il existe d’autres
droits qui doivent ê prises en compte : environnement, légi° en matière d’aménagement du
territoire… En face de la requérante se trouve la sté.

Traditions C°lles : on les cherche ds C° des E, mais cela ne nous éclaire pas énormément. Il
faut regarder sens que donnent juris des E concernés. Or si l’on doit faire W de recherche de la
juris C°lle de ts les E, c considérable. Il est plus facile de se référer à juris de la Cour EDH. Mais
il y a un piège : So lange mais également Nold CJCE 1974. Ce dernier affirme que juris
communautaire en matière de droits de l’H est chaque fois le max de protection disponible.
Mais d’autres Cours C°lles s’inspirent de plus en plus de cet esprit de résitance des all : Cour
C°lle tchèque en 2008 épouse So lange I. En cas de contradiction entre traditions C°lles et
CEDH, les traditions devraient l’emporter.

Autre difficulté surgit mtn : que faut-il entendre par CEDH ? Adopté en 1958.
Que fait-on des protocles additionnels qui changent sinn la lettre du moins l’esprit de la
convention. Art 2 ds son premier § reconnaît peine de mort, or protocoles 6 et 13 abolissent
cette peine. Va-t-on par le biais du droit communautaire imposer des textes que les E membres
n’ont pas ratifié ? Ce serait revenir à l’époque de la juris Nott. A supposer qu’on règle question
des protocoles, qu’entend-on par CEDH ? Texte est la ppart du tps écrit de manière très large,
très abstrait. Selon l’art 3 nul ne sera soumis à torture, peines ou traitements inhumains ou
dégradants. Pr un all il s’agit d’un traitement dégradant de faire passer un ethylotest. Il faut
se fier nn pas aux arts mais à l’interprétation faîte par organes, notamment Cour EDH.
Est-ce que la juris de la CJCE ou encore l’art 6 du TUE en se référant à la CEDH, se réfère-t-
il à l’interprétation donnée par la Cour de Strasbourg ? Cela signifierait que la Cour de
Luxembourg est inféodée à la Cour EDH. Cour de Luxembourg n’a pas accepté de s’inféoder,
arrêts ne le disent pas clairement, mais ccsns de certains avocats gaux st clairs eux. Ccsns de
l’avocat italienne en 1997 ds l’affaire Kremzow : selon elle CJCE pouvait tt à fait interpréter
de manière autonome la CEDH ; signifie que Cour de Luxembourg n’est pas tenue par juris Cour
de Strasbourg. CJCE pourrait adapter sa juris à la CEDH mais ce n’est pas une obligation jur stricte.

Pdt lgtps la CJCE avait une attitude assez peu libérale face au phénomène de
l’homosexualité : CJCE 1998 Grant, agent de la SNCF : nn seulement elle mais membres de la
famille peuvent voyger gratuitement. Or pr Melle Grant il y a un pb, elle vit depuis lgtps
relation homosexuelle et cherche à faire bénéficier sa compagne de billets gratuite. Trib
britanniques renvoient à CJCE qui répond de manière négative : pas de mariage dc compagne
peut pas bénéficier des largesses de son employeur. A l’époque le RU ne reconnaissait pas le
mariage homosexuel.
CJCE 2001 Suède c./ Conseil de l’UE : compagnon ne peut bénéficier de certaines prestations.
Suède soutient le couple dvt Conseil. En mm tps Cour EDH interprète art 8 sur vie privée, ds
lequel on peut entendre orientations exuelle, et a position libérale. Il a fallu carrément
l’intervention du légieur communautaire pr qu’en 2008 la CJCE accepte ds certains arrêts
d’avoir juris un peu plus conforme aux standards sociaux actuels.
Autre divergence entre les deux juris : interprétation « domicile » ds art 8. Pdt lgtps domicile
pr Cour de Luxembourg, est classique : endroit fermé ds lequel habitent personnes physiques de
manière permanente ou provisoire. En revanche pr Cour EDH, domicile peut également ê un
endroit, un local pro : cabinet d’avocat, locaux d’une sté, d’une Ent. Une fois encore c CJCE
qui va céder, finira par ajuster sa juris à celle de la Cour EDH.

Il ne faudrait pas obliger CJCE. Est-ce que CrEDH a occasion de s’immiscer ds W des
communautés ?
C en 1977 qu’on a 1ère affaire CFDT c./ Communautés européennes. Affaire introduite dvt
ancienne commission des droits de l’H : requête était irrecevable car Communautés
européennes n’étaient pas partie à la CEDH. Depuis parties et avocats ont affiné leur
agumentation. Requérant ne cherche plus à s’attaquer frontalement aux CE, mais
chercheront à s’attaquer à l’un des E membres des communautés lorsqu’il applique
formellement légi° communautaire. Implicitement ce sera le droit communautaire qui sera
condamné pr nn conformité à la CEDH. Il y a un certain nbre d’affaires en ce sens.
CrEDH 1999 Matthews c./ RU. Denise Matthews habite ds colonie britannique de Gibraltar, or
droit communautaire ne s’y applique pas intégralement. C déjà spécifié au niveau du droit
primaire : acte d’adhésion du RU spécifie quels droits de l’UE s’appliquent sur Gibraltar. Par
ex RU n’orge pas d’élection électorales eur. Mme Matthews est injustement privée du droit
d’élire euro-députés. Or art 3 1er protocole additionnel qui date de 1952 affirme comme droit
de l’H le droit d’élire à intervalles réguliers les membres des corps légi. Arrêt Matthews
condamnera le RU pr violation protocole additionnel. Incidemment CrEDH s’immisce
carrément ds droit C°l de l’UE : Cour constate que Parlement eur est bien un corps légi, alors
que jusqu’ici ce n’était pas tt à fait clair. Parlement sort de l’ombre grâce à cela. Cour condamne
dc le droit de l’UE, et pas les directives mais le droit primaire. Finalement RU finira par orger
élections communautaires à Gibraltar qui provoquera colère de l’Espagne. Elle introduira recours en
manquement contre RU (ce genre de recours est d’une rareté absolue) : CJCE donnera ds ce recours
gain de cause au RU.
Juris Matthews ainsi que d’autres arrêts qui vont suivre créent nveau pb qui concerne droit
de l’UE mais aussi les capacités matérielles de la CrEDH : elle connaît un succès gradissant,
tant et si bien qu’il devient difficile à supporter. En janvier 2009 CrEDH avait un retard
d’environ 100 000 affaires, presque astronomique.
La CrEDH adoptera un important arrêt : CEDH 2005 Bosphorus Airways : sté d’aviation
turque qui loue ses avions et ses activités à d’autres compagnies aériennes entre autre au
moment des faits à la Cie nationale de transports aériens de la Yougo. Au milieu des 90’s l’UE
prend un certain nbre de mesures contre Belgrade, entre autre avions de la Cie nationale
yougo se trouvant sur sol communautaire st confisqués. Et voilà qu’un avion de ppté yougo
mais loué par Cie turque se trouve à Dublin. Il est confisqué par autorités irlandaises. La sté
turque portera l’affaire ds un 1er tps dvt TPI puis dvt CJCE ; chaque fois la sté requérante
connaître échec. Après cela Cie introduit requête à Strasbourg. CrEDH statuera sur le fond
presque 10 ans après la saisine. « Les organes judi de la communauté st mieux placés pr
interpréter et appliquer le droit communautaire » ; « une mesure de l’E (Irlande) prise en exé°
de pareilles obligations jur doit ê réputée justifiée dès lors qu’il est constant que l’organisation
en question (l’UE) accorde aux droits fondamentaux une protection à tt le moins équivalente à
celle assurée par la convention. Tte exigence de protection identique de la part de l’org° concernée
pourrait aller à l’encontre de l’î de la coopération internationale poursuivie. Toutefois un constat
de protection équivalente de ce type ne saurait ê définitif : il doit pouvoir ê réexaminé à la
lumière de tt changement pertinent ds la protection des droits fondamentaux » ; la Cour de
Strasbourg se réserve le droit de statuer sur le fond ds des arrêts où c le droit communautaire
qui est en réalité visée, si elle constate une dégradation des standards communautaires de
protection des droits fondamentaux. Il ne s’agit pas de donner un chèque en blanc à l’UE mais pr
le moins CrEDH se satisfait du fait que ds l’UE notamment grâce à CJCE les droits de l’H st
suffisament protégés. D’autres arrêts depuis ont confirmé cette ligne jurisprudentielle. Gd avantage
est de permette à CrEDH de ne pas avoir supplément important de W. Elle rejette mtn comme
irrecevables des requêts alléguant violation CEDH des E membres lorsque cet E ne fait qu’exé
le droit de l’UE.
C) La Charte des droits fondamentaux de l’UE

Evidemment cela pose un pb. On se demande contre quels E CrEDH pouvait encore sévir.
CEDH ne pd pas du tt en considération le droit communautaire, et pr cause c un texte antérieur mm
à la 1ère communauté.

Une première fois ds 70’s Parlement a tenté de lister droits fondamentaux, mais échec. En
1999 E st d’accord pr aller de l’avant, veulent adopter texte communautaire des droits de l’H.
Il doit pdre en considération les impératifs du marché commun. Metteront en place un forum
de négociation appelé Convention : son prsdt sera ancien membre de la Cour C°lle all et
ancien prsdt de la RFA Herzog. Chaque E nommera représentant ; représentant fr sera
conseiller d’E Guy Braibant (proche PCF). Il y aura aussi représentants des institutions
communautaires. Convention sera largement ouverte également sur sté civile : syndicats
salariés, associations de patronats, églises seront sollicitées pr donner leur avis sur tel aspect.
En 2000 c chose faîte, en septembre lors du Conseil eur de Biarritz les chefs d’E ou de gvt
prendront connaissance du texte entre-tps appelé Charte des droits fondamentaux de l’UE. Il
sera discuté lors du sommet de Nice en décembre 2000. Chefs d’E et de gvt approuveront cette
Charte. Lorsque traité de Nice est signé en 2001 on ne trouve pas Charte malgré approbation.
Elle sera victime d’un complot britannique et suédois : Blair considérait que Charte était un
peu trop sociale, ces exigences risquaient de porter atteinte au dynamisme de l’éco
britannique. Du côté de Stockolm on considérait la Charte comme pas assez sociale. Il y aurait
gros pb ac syndicats. On a préféré ne pas faire de la Charte en 2001 du droit positif pr l’UE.
En 2004 nvelle Convention à la tête de laquelle sera placée VGE. Cette nvelle Convention
acceptera très volontiers d’accepter Charte ds son projet de traité C°l. En réalité Charte
moyennant certaines adaptation sera partie n°2 traité C°l.
Très officiellement Traité de Lisbonne signifie que Charte fait partie intégrante du droit
primaire. 3 traité ac TUE, et TFUE. 2 E membres ont prtant obtenu des dérogations selon
lesquelles Charte ne peut leur ê imposée sauf s’ils le choisissent : RU, Pologne qui est en
désaccord sur aspects de la Charte.
Charte fait dc partie droit positif, encore légèrement adaptée, et n’est pas seulement composée
des 53 arts qui la composent mais aussi d’explicartions en bas de chaque art : qques phrases
qui interprètent l’art pertinent. Explications font partie intégrante de la Charte. Les avantages de
la Charte st considèrables :

 S’inspire entre autre de la CEDH.


Il s’agit d’un texte qui commence à trahir son âge. Ce qui se passait il y a 60 ans n’est pas ce
qui se passe actuellement. Mœurs ont changé, rapports éco aussi. Ex : CEDH ne parle pas de
l’environnement. Pas de droit humain à un environnement sain. Mtn la juris de la CrEDH a fini par
dégagé un tel droit en s’appuyant sur certains art de la CEDH. La Charte des droits
fondamentaux va droit au but ds son art 37.
En outre la CEDH admet la peine de mort quitte à ce que 2 de ses protocoles l’abolissent. La
Charte ds son art 2 « tte personne a droit à la vie. Nul ne peut ê condamné à la peine de mort,
ni exécuté. ».
CEDH ne se réfère jamais nn plus à l’homosexualité. La juris de Strasbourg bien sûr est
depuis lgtps libérale ds ce domaine. La Charte des droits fondamentaux de l’UE elle
explicitement interdit tte discrimination sur la base de l’orientation sexuelle.

 Charte peut aller bcp plus loin que la CEHD


La CEDH est un traité assez lim puisqu’elle accepte de protéger uniquement les droits civils et
pol. Les droits sociaux, éco et culturels brillent par leur absence. C ac peine que juris de
Strasbourg établit de tps à autre tel droit social. Charte est pionnière : un gd nbre de droits de
nature pol, sociale et culturelle seront intégrés ds son texte. Il n’empêche que nbre d’art de la
Charte correspondent à des arts de la CEDH.

Question est de savoir ce que l’on va faire : va-t-on accepter conflit entre Strasbourg et
Luxembourg ?
Art 53 Charte dit : « aucune disposition de la présente Charte ne doit ê interprétée comme
limitant ou portant atteinte aux droits de l’H reconnus par le droit de l’UE, le droit
international et les conventions internationales auxquelles st parties l’UE ou ts les E membres
et notamment la CEDH ». Art 52 nous dit également « ds la mesure où la présente Charte contient
des droits correspondant à des droits garantis par la CEDH, leur sens et leur portée st les mm que
ceux que leurs confèrent ladite convention ». Nous dit également quel art correspond à ceux de la
CEDH.
Droit de l’UE prescrit à la CJCE d’interpréter les droits de l’H de la Charte qui
correspondent à des droits de l’H de la CEDH à la lumière de la juris de la Cour de
Strasbourg.
Autres évo depuis traité de Lisbonne : TUE établit expressément que UE peut adhérer à la
CEDH. Ce serait porter atteinte à juris avis 2/94 émis le 28 mars 1996 : la communauté eur à
l’époque n’avait cptce pr adhérer à la CEHD. Ex classique de la volonté du C°ant de l’UE d’aller à
l’encontre de la juris du juge communautaire. Cela dit traité de Lisbonne, ainsi que traité C°l de
2004 mettent en lumière aspect fondamental de protection des droits fondamentaux de l’UE.
Charte ou éventuelle adhésion à la CEDH ne peuvent pas modifier les cptces de l’UE : on
reste tt de mm fidèles à l’esprit de la juris avis 2/94. La protection des droits de l’H ne devient
pas un des obj de l’UE comme elle n’était pas un des obj de la Communauté eur. Alors où
exactement pd place pbtique de protection des droits de l’H au sein de l’UE ? Les institutions
de l’UE ont l’obligation jur, depuis Internationale Handelsgesellschaft 1970, de protéger les
droits de l’H, d’en tenir compte lorsqu’elles adoptent les actes de droit dérivé. C uniquement
ds ce cas que la pbtique des droits de l’H émerge.

Le droit communautaire protège les droits de l’H tant qu’il est cpt ds son domaine
d’application matériel.
CJCE 1997 Kremzow : juge autrichien condamné pr meurtre ds son pays. Kremzow lorsque
Autriche adhère, porte son affaire dvt juri communautaires. Il fait e de la violation de la libre
circulation des personnes, car est détenu prisonnier.
« Si tte privation de liberté est de nature à entraver l’exercice par l’intéressé de son droit à la
libre circulation, il ressort toutefois de la juris de la Cour (CJCE) que la perspective purement
hypothétique d’un tel exercice ne constitue pas un lien suffisant ac le droit communautaire pr
justifier l’application des dispositions communautaires. La situation ne relève pas de
l’application du droit communautaire, sauf qques exceptions le droit pénal est une cptce
nationale ». Mm si UE adhère à CEDH, cela ne changera rien aux cptces de l’UE.
Ds Cadre Conseil de l’Eur, toutefois ne peuvent adhérer que E parties au Conseil. Pb c que
UE n’est pas membre et surtout n’est pas un E. En l’e actuel des choses, il n’y a acune chance
d’ahdésion.
Toutefois protocole 14 adopté en 2004 prévoit entre autres choses la possibilité pr l’UE
d’adhérer à la CEDH. Encore faut-il bien sûr que ce protcole puisse entrer en vigueur. Pdt
lgpts, pas possible puisque l’un des 47 refusait de le ratifier : la Russie. Elle a fini par le
ratifier en janvier 2010 : il est possible enfin à l’UE d’adhérer à la convention. On travaille bcp
en ce moment à un protocole portant sur conditions d’adhésion de l’UE.

§2 Les autres ppes gaux du droit communautaire

Ppe de la sécurité jur.


Ppe de la confiance légitime.

Ppe des droits de la défense. Pas seulement dvt tribunaux mais également dvt des organes de
nature admin, par ex la Commission.

Ppe d’égalité.

Ppe de proportionnalité : celui qui irrigue tout le droit communautaire

Partie 2 : Eléments de contentieux communautaire


Avt Cour CECA, après CJCE mtn CJUE. Les cptces de la Cour seront ici essentiellement analysées.
On verra également quelles st les autres cptces des gds juges de l’UE. Ds les textes on trouve des
cptces directes analysées directement par le texte. Il y a également des arts du FUE qui attribuent
cptce de la Cour ss certaines conditions.

Chapitre I : Cptces indirectement prévues par les traités


• Cour peut ê le juge d’un contrat de droit privé, de droit public, liant l’UE ac personne
morale voire personne physique.
Ss condition que ds ce contrat est était insérée clause attributive de cptce pr la Cour : contrat
de fournitures.

• Certains accords de relations par ailleurs contiennent autre clause de cptce pr la Cour.
Elle devra interpréter termes de l’accord de relations :
Accord d’association d’Ankara associant Turquie à UE. Sauf que jms Cour n’a eu à devenir
interprète car il faut que les deux parties se mettent d’accord pr la saisine de la Cour, or on
peut cpdre les réticences de la partie tierce.

• Ou encore le cas ou 2 E membres de l’UE saisiraient la Cour à propos d’un litige en


connexité ac traité sur l’UE.
Objet du litige ne relève pas directement du droit communautaire mais il y a forte connexité.
On ne sait pas quoi entendre par connexité car cette cptce n’a jms pu se manifester
concrètement. Au milieu des 70’s Fr et RU s’opposaient sur la question de la délimitation du
plateau continental à propos Manche, et mer d’Iroise (Bretagne, Cornouailles), avaient
envisagé de soumettre à CJCE, mais finalement tribunal arbitral international. CJCE ds tels
cas devient un véritable juge international, devra appliqué DIP et nn pas droit de l’UE.
Poserait pb de cptce juridico-tech. Les 2 E devront pouvoir saisir la Cour par un compromis
qui lui attribue spécifiquement cptce de la mm manière que E saisissent CIJ, trib
international du droit de la mer, tribunal arbitral…
Tj possibilité pr la Cour de rejeter la saisine des 2 E membres parties au litige si elle constate
l’absence de vraie connexité du litige. D’autre part si le litige porte spécifiquement sur des
questions qui relèvent du droit communautaire ce n’est plus cptce internationaliste de la Cour qui
prévaut mais sa cptce de l’UE.
Parfois 2 E peuvent s’en référer à un juge international autre alors mm que le litige pourrait
relever du droit communautaire. C pbtique puisque le traité FUE interdit spécifiquement aux
E membres de faire régler leurs litiges relevant du droit communautaire par un juge autre
que celui prévu ds TFUE. Ex : contentieux Irlande et RU à propos usine de traitement des déchets
nucléaires en mer d’Irlande. Est saisi trib arbitral, mais cptce UE, CJCE en 2004 a constaté que
l’Irlande avait violé ses obligations communautaires.

Contentieux particulièrement faible ds ces cas.

Chapitre II : Les cptces directement prévues par les traités


Cptces en matière contentieuse, préjudicielle, consultative.

Section 1 : Les cptces de la CJUE en matière contentieuse

Certain nbre de recours prévus par chacun des 3 traités communautaires et actuellement soit par
TFUE, soit par traité Euratom.

§1 Recours en annulation

Recours en annulation correspond presque intégralement au recours phare du contentieux du


droit admin fr : REP. Ce REP n’était pas du tt prévu par des textes, c petit à petit que juge admin
voulu au début du XIXe a élaboré théorie de l’excès de pouv : permet sur saisine d’apprécier
conformité acte admin essentiellement à la loi. C le contrôle de légalité de l’acte. De nos jours
loi n’entre pas seulement en ligne de compte : PGD, traités internationaux, actes admin
hiérarchiquement supérieurs, C° fr ds de rares cas.
Pbtique pr REP et recours en annulation est basiquement la mm. Recours en annulation a
spécificités prtant. Autrefois recours en annulation était énoncé ds art 230 CE, actuellement art
263 FUE.

A) Actes susceptibles d’ê annulés

Il faut absolument pdre en considération acte déféré au juge.

1 : Les caractéristiques des actes susceptibles d’ê annulés

1er alinéa art 263 nous dit que CJUE contrôle légalité des actes légi. Egalement légalité de
certains autres actes, en tt cas autres que les recommandations et les avis. Ces deux types
d’actes st dc formellement exclus de tt contrôle de légalité : ni les recommandations, ni les avis ne
lient. Ni les uns, ni les autres ne déploient des effets jur contraignants.
Tt de mm juris Grimaldi attribue un certain rôle aux recommandations seules. On avait vu
que le juge national devrait pouvoir interpréter son propre droit national à la lumière des
recommandations des institutions de l’UE. Qque part dc recommandation n’est pas anodine.
Par contre le st les avis.

Par ailleurs 263 dit « actes », ne se réfère pas uniquement à nomenclature eur. Le mot acte
peut également se référer à des actes hors nomenclatures : communications de la Commission,
réglements intérieurs de telle institution, programmes de W.
CJCE Commission c./ Conseil AETR 1971 (accord eur de transport routier) : avait accepté
d’examiner sur le fond et dc d’annuler simple lettre adressée du Conseil à la Commission. Pas
formaliste du tt. Pourvu que l’acte en question ne ressemble pas à recommandation ou avis.
Acte doit pouvoir produire effets jur.
Chaque fois il s’agit d’actes d’institutions ou d’organes nn encore institutionnalisés.
1ère ccsn : les actes susceptibles de faire l’objet d’un recours en annulation doivent ê des actes
unilatéraux, des contrats par ex ne peuvent pas ê appréciés quant à leur légalité ds le cadre du
recours en annulation.
2e ccsn : les actes nationaux des E membres st rigoureusement à exclure mm si décret Premier
Ministre fr viole de manière flagrante le droit communautaire. Ce n’est pas ds cptce du juge
communautaire d’apprécier légalité. Requérant devra saisir CE ds cet ex. Cela signifie aussi
que accords internationaux cclus par l’UE ne peuvent ê appréciés ds cadre art 263. TPI avait
été saisi à ce propos, pourvoi pr CJCE mais elle a été claire elle n’est pas cpte. D’où l’importance
d’agir en amont avt que accord international ne soit cclu. Il y a un mécanisme qui permet à CJUE
d’ê saisie à titre préventif : on peut lui Der un avis sur conformité accord international ac les 2
traités. Si on ne le fait pas, tant pis. Malgré tt possibilité existe, on ne pourra pas s’attaquer à
l’accord mm. C Conseil qui cclut accords, il prend alors règlement pr cclure accord, or ce
règlement est bien acte de l’UE, on peut attaquer cet acte. Acte peut ê annulé, mm si cette
annulation est suceptible d’entraîner des complications internationales pouvant engager resp
de l’UE.

Enfin autre catégorie d’actes qui ne peuvent ê appréciés en légalité par juge communautaire.
Ancien art CE ne nous disait rien, mais juris avait fait son chemin. Actuellement c 275 FUE
qui nous parle de cela « la CJUE n’est pas cpte en ce qui concerne les dispositions relatives à
la PESC, ni en ce qui concerne les actes adoptés sur leur base ». Depuis Nice, fusion CE et UE.
Mais fusion imparfaite, car actes PESC st rigoureusement exclus cptce juge communautaire
notamment ds cadre recours en annulation. Actes PESC touchent presque au noyau dur de la
souv des E membres. Ils n’ont pas envie de communautariser leur PESC. On trouve qque
chose d’équivalent dvt CE : impossible de déférer acte intégrant Fr ds commandement intégré
de l’OTAN, il s’agit d’un acte de gvt. Cette théorie des actes de gvt se trouve ds art 275 FUE.

2 : Auteurs des actes susceptibles d’ê annulés

Actes légi st adoptés essentiellement par Conseil et Parlement oeuvrant conjointement mais ts
les actes pouvant ê annulés ne st pas que légi.

Art nous dit aussi quels st les auteurs d’actes nn légi pouvant subir annulation : Conseil,
Commission, BCE.
Ds les 50’s seulement 2 institutions : Conseil et Commission. Naturellement nbre d’institutions
faisaient ici défaut, CJCE, mais cela n’a aucun sens elle ne va pas annuler un de ses propres
actes ; idem pr TPI, tribunal de la fction publique. Mais par rapport aux arrêts de ces autres
juri, procédure spéciale, celle du pourvoi. Notre absent en la matière est Cour des comptes, mais
n’adopte pas d’actes déployant effets jur, elle adopte surtout des rapports. Par ailleurs Parlement
eur n’était pas du tt mentionné, au départ parmi les institutions susceptibles d’adopter actes
pouvant faire objet annulation. C un long processus juris qui a amené ce types d’actes à ê
annulé.
CJCE 1986 Parti écologiste les Verts c./ Parlement : répartition de subvention à finalité
électorale, caractère inéquitable de la répartition est invoqué. CJCE aurait pu nous dire que
tel recours était impossible. Parlement eur tt en contestant argu des Verts au fond a tt fait pr
que CJCE puisse examiner sur le fond un recours contre l’un de ses actes car selon le
parlement aurait pu ouvrir perspectives contentieuses intéressantes dans le cas où l’institution
aurait eu à occuper la place de requérant ds une affaire.
Cette légitimation passive du Parlement n’a pas été intégrale. CJCE a accepté d’examiner
recours en annulation contre un acte parlementaire uniquement ds le cas où l’acte en question
était destiné à produire effets jur à l’égard des tiers. Seuls les actes du Parlement destinés à
produire effets jur peuvent ê appréciés quant à leur légalité.

De nos jours c également Conseil eur qui est assimilé au Parlement concernant légitimation
passive. Au début Conseil avait nature jur assez fuyante. Ancien traité CE ne faisait pas du
Conseil une institution. Ac Lisbonne Conseil est bel et bien institution de l’UE. Compo chefs
d’E et de gvt + Prsdt de la Commission. Or à partir du moment où Conseil devient institution,
nature de ses actes se pose. On a assimilé.
Mais ce n’est pas tt 263,1 ajoute qque chose qu’on ne connaissait pas jusqu’à présent, pas vers
plus gde démo au sein de l’UE, plus gde affirmation union de droit : « elle (CJUE) contrôle
aussi la légalité des actes des organes ou organismes de l’UE destinés à produire des effets jur
à l’égard des tiers.
Ainsi par ex acte du comité des régions, comité éco et social. Plus grande ouverture du recours
en annulation depuis entrée en vigueur de Lisbonne.

B) Les réquérants potentiels

Qui peut Der au juge communautaire d’annuler acte communautaire ? Gde évo. Au tt départ,
deux catégories, les privilégiés et les ordinaires. Catégorie intermédiaire de requérant semi-
privilégiés : Conseil, Commission, tt E membre. Privilégiés en ce sens qu’ils n’ont pas à
justifier qualité de requérant dvt CJUE. Pas besoin de démontrer î pr agir qui est notion clé du
contentieux admin fr. E membre au Conseil qui aurait voté par directive, juris permet à cet E
de Der à CJUE l’annulation de cet acte. C un recours obj.

Parlement eur n’a absoluement pas un qqconque droit de se porter comme requérant.
Parallélement actes du Parlement ne peuvent ê attaqués par biais recours en annulation. Or
en 1986, Verts contre Parlement, juris reconnaît que ss certaines conditions, des actes du
parlement peuvent faire l’objet d’un recours en annulation, légitimation passive. Cette juris
va ê codifiée par traité de Maastricht.
Déséquilibre concernant Parlement car actes peuvent ê annulés mais lui ne peut ê requérant.
CJCE 1990 Parlement c./ Conseil : rectification du déséquilibre. Affaire post-tchernobyl. CJCE
autorise Parlement à ê requérant contre acte d’une autre institution. Cpdt, légitimation
passive était lim, légitimation active sera elle aussi lim. Lim° réside ds le fait que parlement ne
peut introduire recours en annulation que ds le but de sauvegarder ses prérogatives. Ex
classique ds cette affaire : Conseil ne peut adopter acte sans consultation préalable du Parlement.
S’il le fait sans consultation, légalité est discutable. Qui néanmoins pourra introduire recours en
annulation ? E membre, ou Commission peut-ê, mais pas sûr, légitimation active. Parlement eur
devient requérant semi-privilégié. Affaire de 1990 sera codifiée ds traité de Maastricht.
Cela dit justement traité d’Amsterdam ajoutera 2 autres requérants semi-privilégiés : BCE,
Cour des comptes. Nice enlèvera Parlement eur des requérants semi-privilégiés, pr le mettre
ds catégorie requérants privilégiés. Depuis Nice à légitimation active illimitée, correspond tj
légitimation passive limitée. Uniquement certains actes du parlement peuvent faire l’objet
d’un recours en annulation.
Enfin traité de Lisbonne tt en gardant Parlement comme requérant privilégié, et BCE et Cour
des comptes en requérants semi-privilégiés, il ajoute comité des régions comme requérant
semi-privilégié. Pr la première fois un organe simple devient requérant semi-privilégié. Ds
traité C°l c’était déjà prévu. Comité des régions a qques spécificités, il a surtt été voulu par
Länders all ; approfondissement communauté a eu effet lourd sur Länders et leurs cptces,
plus galement tte entité infra-étatique a eu à souffrir. Mais les Länders qui jouent rôle important
ds pol étrangère en All st déjà passés à l’offensive à Maastricht. All voulait introduire comité, Fr
s’opposait. Comité a été institué mais pas institution pleine et entière. Auj, on fait pas en avt
mm si on ne reconnaît pas au comité des région qualité d’institution, on lui reconnaît qualité
de requérant semi-privilgié.
Par ailleurs actes du comité et des autres organes de l’UE s’ils st destinés à produire effets vis-à-vis
des tiers peuvent faire l’objet d’un recours en annulation.

Les requérants ordinaires constituent une catégorie de requérants de seconde zone, les
citoyens. Depuis 50’s il s’agit de tte personne physique ou morale indépendamment de sa
nationalité. Ces personnes ont cptce assez lim. Traité de Lisbonne a réécrit les dispositions.
Autrefois, la position des requérants ordinaires était assez peu enviable, ils ne pouvaient
exercer recours en annulation que contre décision dt il était le destinataire. Cpdt, les rédacteurs
du traité avaient pris en considération hypo selon laquelle telle institution communautaire adopterait
un règlement qui malgré tt aurait les mm effets jur sur la personne que les décisions dt la personne
st destinaitaires. Mais pas question que tt acte puisse ê défié quant à sa légalité par personne
physique ou morale. Art 230,4 nous disait que réglements pouvaient ê défiés par personne que
quand la concernait directement et individuellement. CJCE a apprécié ces 2 adverbes de
manière étroite : extrêmement difficile de montrer dvt la Cour qu’on était concerné par un
règlement. TPI avait tenté de dessérer l’étau, mais CJCE a annulé jugements.
CJCE 2002 Union de pequenos agricultores : arrêt UPA annule jugement TPI et CJCE prend
ses distances ac son avocat gal ds cette affaire qui militait lui aussi en faveur d’une plus gde
ouverture du recours en annulation. Rien a faire malgré argu choc qui consistait à dire qu’en
limitant recours on violait droit au juge de l’art 6 et 13 CEDH, ou encore ds art 47 Charte des
droits fondamentaux de l’UE. CJCE dit que ce n’est pas à elle de dessérer étau, relève du
C°ant de l’UE et nn pas CJCE. Autre argu : certes le requérant ordinaire ne peut introduire
un recours en annulation ac des chances de succès mais peut tenter sa chance par d’autres
voies contentieuses, exception d’illégalité et le renvoi préjudiciel à la CJCE.
Il y a dc systématique des voies de recours dvt laquelle requérant n’est pas totalement démuni.
Doctrine a diversement apprécié cette juris.

C°ant en 2007 semble avoir eu frémissement, il faudra encore attendre avt de voir recours
reconnu. 263,4 FUE repd formule ancienne et ajoute possibilité de recours contre actes
réglementaires concernant directement requérant ordinaire et ne comportant pas de mesures
d’exé°. Par rapport à cette catégorie d’actes, c l’un de des 2 adverbes qui sautent
« individuellement ». Adverbe avait été interprété ds CJCE 1963 Plaumann ; pr cette juris les
requérants ordinaires st individuellement concernés en raison de certaines qualités qui leur st
particulière ou d’une situation de fait qui les caractérise par rapport à tt autre personne et de
ce fait les individualise d’une manière analogue à celle du destinataire.
Lisbonne apporte également réconfort supplémentaire 263,5 : les actes qui créent des organes
ou organismes de l’UE, essentiellement les agences de l’UE, peuvent prévoir des conditions et
modalités particulières concernant les recours formés par des personnes physiques ou morales
contre des actes de ces organes ou organismes destinés à produire des effets jur à leur égard.
En d’autres termes, par raport à d’autres actes de tels organismes on semi-privilégie les requérants
ordinaires. Ce phénomène ne vaut pas pr les actes des institutions de l’UE ; il s’agit d’actes
mineurs, et par ailleurs ce semi-privilège ne vaut pas ipso facto : ne fait que permettre à ces actes de
prévoir recours.

Recours en annulation : 2 mois à la date de publication de l’acte, ou date de la notifcation de


l’acte au requérant.

C) Motifs d’annulation

Influence REP sur recours en annulation communautaire. Art 263 et avt lui 230 CE reprennent
telles qu’elles les fameuses 4 ouvertures du XIXe imaginées par CE. Permettait à l’époque
d’ouvrir procès contre un acte admin. On les trouve ds 263,2

 Incptce de l’institution ou de l’organe

 Violation des formes substantielles.


Plus large que juris CE.
 4e ouverture c le détournement de pouv.
Difficile comme en droit admin de démontrer un détournement de pouv.

 3e ouverture c la violation des traités ou de tte règle de droit relative à leur application.
La plus importante de loin, c un motif d’annulation fourre-tout. TUE et TFUE st visés, ainsi
que tte règle de droit relative à application de ces 2 traités. On constate phénomène analogue
à la Fr, loi était seul standard de réf car contrôle de légalité (lex) mais il peut s’agir depuis
lgtps d’un acte réglementaire par ex, ou PGD, traités internationaux voire C° fr ; de mm ds
contentieux communautaire un acte de droit dérivé pourra ê déféré car viole traité, PGD, ou
encore acte de droit dérivé supérieur

D) Les csqces de l’annulation

Acte est considéré comme nul et nn avenu, 264,1. Cela dit 2e alinéa permet à la Cour de
procéder à certains ajustements. Selon ces dipositions « toutefois, Cour indique, si elle l’estime
nécessaire, ceux des effets de l’acte annulé qui doivent ê considérés comme définitifs ».
Disposition a été modifée par Lisbonne avt « acte » on parlait de règlement. En réalité depuis le
début CJCE a conçu disposition de manière large.
En gal annulation rétroactive, ex tunc. Aussi possibilité annulation ex nunc, en d’autres
termes effets d’annulation peuvent jouer à partir prononcé arrêt. Acte est considéré comme
légal tant que pas délcaré illégal, or il peut s’écouler un certain nobre d’années avt que acte soit
déclaré illégal, E membres l’ont pu prendre en considération entretps. Juris Cour va plus loin, un
acte annulé peut mm continuer à déployer effets jur après arrêt, il existe des justifications.

E) Exceptions d’illégalité

Pbtique de l’exception d’illégalité n’est pas tj facile à cpdre, en tt cas art FUE lui est
spécialement consacré. Art 277 FUE « nonobstant expiration délai prévu art 263, tte partie
peut, à l’occasion d’un litige mettant en cause un acte de portée gale adopté par une
institution , un organe ou organisme de l’UE, se prévaloir d’un moyen prévu art 263,2, pr
invoquer dvt la CJCE l’inapplicabilité de cet acte. »
Ex : soit un règlement du Conseil en matière de concurrence. Sur base du règlement Commission a
pris certaines mesures comme réglements de base ou décision destinées à Ent. Ent veut contester
cette décision, ùmais décision en tant que telle est parfaitement légale et en plus conforme au
règlement du Conseil et du Parlement. La seule possibilité pr l’Ent d’échapper ici aux griffes de la
Commission et de prouver au juge communautaire que l’acte dt dépend décision Commission est
lui-mm illégal. On ne cherche pas illégalité ds acte directement contesté mais en amont.
1er pb : délai de 2 mois pr introduction recours en annulation aura peut-ê expiré depuis lgtps.
Qque soit tps passé et qque soit acte en amont ou presque, requérant peut persuader la Cour
qu’il est illégal. Si règlement est illégal, décision s’effondre.
CJCE dit ds arrêt UPA qu’il n’ya pas que recours en annulation qui peut ê utilisé par requérant
ordinaire, une autre voie est justement l’exception d’illégalité. Mais attention ds cadre de ce
recours, CJCE n’a pas la possibilité jur d’annuler l’acte qu’il considère comme illégal. On ne
se trouve plus ici ds cadre de recours en annulation. Mais parce que l’acte est illégal, la CJCE
refusera de l’appliquer. Or ce qui est inapplicable sera également considéré comme tel ds autre
affaire, etc. D’inapplicabilité en inapplicabilité acte ne sert plus à rien. Normalement
institutions doivent l’abroger ou le remplacer par autre règlement cette fois-ci légal.

§2 Recours en carence

232 CE, 265 FUE. Ds cadre recours en annulation, on cherche à prouver qu’il est illégal et doit
annulé. Ds art 265 ce qui ne nous plaît pas c l’inexistence de l’acte.
Cet art donne à des requérants occasion de condamner institution pr inaction, défaillance,
paresse. Néanmoins le requérant potentiel ne peut aller directement dvt CJCE, art 265
aménage petite phase : requérant doit d’abord sommer institution défaillante d’adopter
l’acte. C lorsque celui-ci ne sera pas adopté ds un délai de 2 mois à compter de cette invitation
que le requérant pourra ds un nveau délai de 2 mois saisir la CJCE d’un recours en carence.

Qui peut ê institution défaillante ? Parlement, Conseil ou Commission. Lisbonne ajoute


Conseil eur, BCE. Il peut aussi s’agir organe ou organisme.

Requérants peuvent ê les E membres mais aussi les autres institutions de l’UE. Le plus svt
recours en carence st introduits par institution contre une autre. Requérants ordinaires
peuvent faire un tel recours ds les mm conditions pratiquement que les E membres et les
autres institutions.

L’inaction des institutions peut-elle tj donner lieu à recours en carence ? Non. Institutions
peuvent ne pas agir. Recours en carence ne peut aboutir que lorsque la carence est illégale. Il
faut qu’un art du traité FUE ou UE prescrive à une institution d’adopter un acte. Pas facile de
montrer au juge communautaire cela.
Ce n’est pas à CJCE qui condamne pr carence qu’il revient d’écrire acte absent. Conseil
adopte ses actes à la majo qualifiée, si CJCE condamne Conseil pr carence il se peut toutefois
qu’on ne trouve pas majo qualifiée. Condamnation pr carence est surtt incitation pol vis-à-vis
des E membres récalcitrants au sein du Conseil. Possibilités ouvertes par ce recours ne st pas
extraordinaire.

Ds cadre recours en annulation et en carence requérant reproche qque chose à une institution
ou à un organe.

§3 Recours en manquement

Les recours en manquement st au nbre de deux :


- Art 258, c le plus fréquemment rencontré ds la pratique
- Art 259

A) Recours en manquement art 258

Art 258, Autrefois 226 CE. Ici il n’y a qu’un seul requérant possible, il s’agit de la Commission.
Elle est la seule pouvant ê requérante ds cadre de l’art 258.
Cible est un E membre uniquement ds les 2 recours en manquement.
Commission ds cadre art 258, estime d’abord qu’un E membre a manqué à l’une de ses
obligations. Ds un premier tps, Commission émet un avis motivé à ce sujet. Cet avis est
adressé à l’E membre qui selon la Commission aurait manqué à ses obligations
communautaires. E membre est invité à prendre position sur cet avis.
E membre peut ne pas tenir compte de cet avis ; E peut également répondre à la Commission
en cherchant à la convaincre qu’il n’a pas manqué à ses obligations (ppart du tps), par ex en
réfutant les faits exposés ds l’avis (erreur matérielle), ou encore en réfutant la règle de droit
exprimée par la Commission (erreur de droit).
Il est possible qu’après cela Commission admette qu’il n’y a pas manquement. Mais la ppart du
tps lorsque Commission émet un avis, c qu’elle a instruit ac précaution et bcp d’attention la
situation d’un pt de vue matériel et jur. Il sera statistiquement rare qu’à ce stade la
Commission admette l’absence de manquement de l’E membre en question.
Si l’E membre malgré sa réponse ne convainc pas la Commission de la justesse de son
argumentation, elle pourra intenter un recours en manquement déposé dvt la CJUE. Au final
c à la Cour de dire si oui ou nn il y eu manquement de la part de l’E membre. CJUE peut
donner gain de cause à l’E, mais là encore c rare ; l’argumentation jur avancée par les E est
svt assez faible. Ppart des recours en manquement aboutissent à une victoire nette au profit de la
Commission. Avt de saisir la CJUE, la Commission doit donner un délai raisonnable à l’E pr
qu’il prépare sa réponse ; si la réponse n’est pas convaincante la Commission doit encore
donner un délai raisonnable à l’E pr qu’il cesse de manquer à ses obligations
communautaires, mais cela n’empêchera pas manquement puisque directive transposée hors
délai.
Commission n’est pas obligée d’introduire un recours en manquement contre un E membre mm si
l’E ds sa réponse ne se montre pas convaincant, mm si à la lim E ne fait pas le nécessaire pour
arrêter de manquer à ses obligations. Personne ne peut reprocher à la Commission une carence
au sens de l’art 265 si elle ne décide pas d’intenter recours en manquement dvt CJUE.
Justement parce qu’elle est souv CJUE a fini par élaborer sa juris de 1974 Van de Duyn sur
l’invocabilité verticale des directives.
Rien n’a changé ac Lisbonne.

B) Recours en manquement art 259

Art 259 FUE, autrefois art 227 CE. Rien n’a changé.

Cible du recours reste un E membre mais requérant ne peut ê qu’un autre E membre. Ce
recours en manquement est extrêmement rare : depuis le début des 50’s il n’y a eu que 3 recours
en manquement au sens de l’art 259 FUE. E membres ne vont pas s’attaquer les uns les
autres. Autre raison plus jur : l’art 259 FUE oblige les E membres qui éventuellement
souhaiteraient introduire un recours en manquement contre un E membre à saisir d’abord la
Commission. E membre doit lui expliquer ses doléances contre l’autre E membre. Mais si ces
doléances st fondées en fait et en droit, Commission s’emparera elle-mm de l’affaire pr
introduire un recours au sens de l’art 258. C uniquement lorsque formellement Commission
constatera qu’il n’y a pas de raison de saisir que E pourra quand mm intenter un recours au
sens de l’art 259.

Les 3 seuls exemples ont été des échecs.


CJCE 1979 Fr c./ RU : affaire dite des dindes de Noël.
CJCE 2000 Belgique c./ Espagne : affaire des vins de la Rioja. Selon réglementation ancestrale
espagnole pr que bouteille soit libellée ainsi il faut qu’elle soit produite ds la région
correspondante. Belgique dit que contraire au droit communautaire et à la libre circulation
des marchandises. Mais échec pr les requérants.
CJCE 2006 Espagne c./ RU : a trait à l’org° d’élections eur à Gibraltar. Forte de la juris
Matthews contre RU de 1999 de la CrEDH, CJCE a donné gain de cause au RU.
En 2008 Lettonie a entamé procédure 259 contre l’Italie pr une raison touchant au droit de la
famille : juri italiennes avaient ordonné retour en Italie d’un enfant binational. Selon
Commission Italie n’a pas violé ses obligations communautaires. Lettonie jusqu’à présent n’a
pas intenter recours au sens de l’art 259.

Commission peut dc contrôler légalité communautaire des agissement mais aussi des
omissions des E membres : c grâce au recours à l’art 258 que Commission s’érige en chien de
garde de la légalité communautaire.
Commission n’ira pas à la légère dvt CJUE, veut pas se faire ridiculiser. Si arrêt de la Cour
constate un manquement, que faire ? Normalement un E membre condamné pr manquement
devra pdre mesures nécessaires jur ou matérielles pr que cesse de sa part la violation du droit
communautaire.
Peut-on tj faire confiance aux E ? De moins en moins et pr plusieurs raisons :
Construction communautaire s’est considérablement approfondie et diversifiée depuis 50’s.
De plus en plus de domaines relèvent du droit communautaire, dc de plus en plus de domaines
où E mm ac condamnation se montreront réticents.
E membres st aussi plus nbreux, certains n’ont pas la mm attitude vis-à-vis de la décision de J
que la ppart des E membres d’origine. Mm si politiquement E acceptent d’ê condamnés il est
possible que leurs Admin ne suivront pas sentence en tt cas pas des délais brefs. CJUE en
condamnant E membre lui impose formellement d’exé arrêt et dc de faire cesser la violation
du droit communautaire.

C) Sanction

Que fait-on si E continue à violer droit communautaire, malgré arrêt ? Il s’agit d’un nveau
manquement qui pourra faire l’objet d’un nveau recours, etc… C un cercle vicieux. On a
jamais eu jusqu’à présent d’incidents de ce genre. Il n’empêche que le risque commence à être
présent.

Traité de Maastricht ajoutera un tt nvel art à l’ancien traité CE, le 228. Cet art a été repris
mais également modifié sur certains pts, art 260 FUE : nvelle rédaction nous dit que si Cour
reconnaît existence du manquement, l’E membre devra pdre mesures nécessaires pr que cesse
l’infraction mais si la Commission explique que l’E membre concerné n’a pas fait le nécessaire en
prenant mesures appropriées, elle peut à nouveau saisir la CJUE, après avoir tj mis l’E en mesure de
présenter ses observations, sur un nveau fondement.
Commission après présentation observations peut immédiatement Der à l’E d’exé arrêt de la
Cour, elle ne lui donnera pas délai supplémentaire.

Par ailleurs en cas de nveau recours en manquement de la part de Commission, celle-ci peut
Der à la CJUE de condamner l’E nn seulement à faire cesser l’infraction mais aussi à le
condamner au paiement d’une somme forfaitaire, soit à la condamner d’astreintes financières.
Ê condamné à des astreintes financières signifie que l’on est condamné à payer somme par période
de nn exé° de l’arrêt.
Cmt calculer montant desdites astreintes ? Il faut pdre en compte PIB des E membres, et le
nbre de voix que l’E membre détient au sein du Conseil lorsque celui-ci pd un acte à la majo
qualifiée. 1er E membre à s’ê fait condamné par la CJCE a été la Grèce en 2000 : Grèce ne
prenait pas les mesures nécessaires que lui imposait directive communautaire en matière de
protection de l’environnement. Argu de la Grèce est de dire que ce n’est pas à elle de pdre
mesures mais à certaines communes récalcitrantes, notamment en Crète ; E grec n’avait pas
pouvoir d’imposer légi°. CJCE et Commission n’ont rien voulu entendre. Finalement Grèce
sera condamné à astreinte de 20 000 euros par jour de nn exé° de l’arrêt de la Cour. Grèce a
du modifier son droit admin pr imposer mesures exigées.

Cet ex nous montre que le droit communautaire We pr les E membres contre les entités infra-
étatiques. Il y a qque part un risque pr les cptces infra-étatiques, Länders all cherchent à trouver
une parade adéquate passant par leur plus gde participation ds l’action de l’All au sein du Conseil.
Ds certains cas lorsque la cptce ne relève pas de la fédération mais des Länders, ceux-ci peuvent
remplacer ministre fédéral par leur ministre pr décision du Conseil.
Par ailleurs, il n’y a pas finalement de protection plus élevée de l’environnement que celle du
droit communautaire.
Espagne a aussi mal exé directive relative à la qualité des eaux de baignade : astreinte en 2003
est de 624 000 euros par ans et par tranche de 1% des eaux de baignade restant nn conformes
à la réglementation communautaire. Cet art est d’une redoutable efficacité.
260 §3 FUE : spécialement nn transposition ou mauvaise transposition des directives. Il
n’ajoute en vérité pas grand-chose, explicite davantage mesures que Cour peut pdre pr que
cesse cette violation particulière.
En gal astreintes st assorties d’un délai de grâce.
Constatations de manquement ont aussi autre utilité : CJCE Francovitch 1994, ds cette affaire
CJCE avait estimé que conditions dégagées pr invocabilité verticale des directives par l’arrêt
Van Duyn de 1974 n’étaient pas ici réunies. Directive n’était pas juridiquement parfaite. Cet
arrêt énonce également qu’une constatation de manquement par la CJCE doit permettre aux
particuliers de mettre en jeu la resp d’un E dvt le juge national, cela mm si la légi° nationale
un tel recours (cf : resp du fait des lois, DA). E devront pdre mesures au niveau mm de leurs
mesures nationales.

§4 Recours en resp extra-contractuelle

Recours en resp contractuelle : lorsque l’on trouve ds contrat clause attributive de cptce au juge
communautaire, il est juge du contrat.

Ici il n’y a aucune lien contractuel entre l’UE et celui qui De des dommages-î. Les dommages
supportés par le requérant doivent avoir pr origine action ou ommission de l’UE. Cptce
exclusive du juge communautaire ici. Le délai pr introduire un recours en resp extra-
contractuelle contre l’UE est de 5 ans. En théorie 5 ans à partir de la survenance du fait
dommageable mais en réalité, juris fait courir délai de 5 ans dès la date de concrétisation du
dommage. C plus équitable pr la victime des agissements de l’UE.
CJUE est totalement incpte lorsque le dommage est imputable nn pas à l’UE mais aux
autorités nationales mm si en l’occurrence autorités nationales ne faisaient qu’exé le droit de
l’UE.

Il y a certains cas où on peut constater cumul de fautes : resp de l’UE sera appréciée par
CJCE et resp E membre par juri nationale.

Section 2 : Cptces de la Cour en matière préjudicielle


Un seul changement pas significatif introduit par Lisbonne.
On connaît renvoi préjudiciel depuis les 50’s. C actuellement l’art 267 FUE qui traite de ce
renvoi. Autrefois art 234 CE. Ds cadre art 267, Cour de J peut statuer à titre préjudiciel en
matière d’interprétation de certains actes ou en matière de validité de certaines actes.

Le renvoi préjudiciel en matière d’interprétation concerne aussi bien les traités sur l’UE ou
encore Euratom mais aussi les actes du droit dérivé, pas seulement d’ailleurs les actes de la
nomenclature. Renvoi peut aussi concerner accord concernant communauté ou la liant. En
revanche renvoi préjudiciel en matière de validité peut aussi concerner actes adoptés par
institutions, organes et organismes de l’UE.
Il est intéressant qu’un juge ait la possibilité de donner interprétation définitive du texte.
Traité a primauté sur droit des E membres. Mais c une chose d’appliquer ac statut de primauté que
d’interpréter un texte. Si E interprétaient textes on appliquerait en réalité des traités différents. Il
doit y avoir interprétation uniforme d’un juge supra-national. Traités attribuent cela à CJCE.
Toutefois il n’est pas permis au juge communautaire de s’exprimer sur validité d’un accord
international liant l’UE.

Utilité du renvoi préjudiciel est dc capitale concernant interprétation.


Il ne faut pr autant pas ss-estimer l’appréciation de la validité des actes ou des autres organes.
Prtant délai strict de 2 mois pr que l’on puisse intenter recours en annulation. Ici par biais du
renvoi préjudiciel CJCE peut ôter tte validité à un règlement peu importe si le délai pr leur
annulation a déjà expiré. Ds arrêt CJCE 2002 Union de pequenos agricultores CJUE nous dit
que d’autres voies existent pr requérant que recours en annulation.
Renvoi préjudiciel peut donner gain de cause au requérant qui estime que telle décision n’est pas
conforme au traité. Renvoi complète recours en annulation et exception d’illégalité.
Il existe également des hypo où le règlement est parfaitement légal à un certain moment, mais
doit-il resté figé ds le marbre ? Circonstances et droit changent. Règlement légal il y a 20 ans
peut ne plus l’ê auj. Plusieurs choses ont pu se produire. Nvelle adoption de traités, PGD,…

Tt juge national peut renvoyer à la CJUE.


Quel organe national peut avoir la qualité de tribunal ? Difficultés parfois pr distinguer
organe de nature juridictio et admin.
CJUE a élaborer tte une série de critères : un juge doit avoir été créé par décret ds un E
membre ; tribunaux arbitraux ne st dc pas des juges au sens de l’art 267, dc ne peuvent pas
renvoyer à la Cour de Luxembourg. Juge doit également obligatoirement appliquer le droit.
Parfois droit communautaire s’applique de manière partielle sur territoire des E membres,
CJUE admet qualif de traité pr régions périphériques. Mais pr territoires en dehors de l’UE
comme îles Féroé, réponse serait sans doute négative.

Si juge renvoie à Luxembourg, procès est suspendu jusqu’au prononcé de la CJUE. Cour ne
donne pas avis consultatif, elle rend un vrai arrêt. Juge national devra dc rouvrir le procès
suspendu en appliquant la règle de la CJUE. Si n’importe quel juge peut s’adresser à Cour,
signifie qu’il y aura bcp de renvois préjudiciels. Jusqu’à Nice, 55% des arrêts rendus par la
CJCE concernaient des renvois. Juges des E membres ne st jamais obligés de renvoyer à la
CJCE. S’ils renvoient, ils doivent expliquer contexte du procès au ppal. Si Cour remarque pb
n’est pas important, elle a position ferme, elle n’est pas prof, ni avocat. Il faut difficulté
particulière, d’autant qu’elle est submergée de renvois préjudiciels. Idéalement il faudrait
cessation de cette possibilité, CJCE l’avait proposé à Nice, mais chefs d’E membres n’en ont
pas tenu compte.
Ds certains E membres un seul juge suprême dt les décisions ne peuvent plus faire recours en droit
interne. En Fr Ccass, et CE. Juri suprêmes ont obligations quant à eux de faire renvoi
préjudiciel pas seulement possibilité comme pr juri inférieurs. Par déf c le juge suprême qui
assure l’uniformité de la juris et de l’interprétation des règles de droit.

On ne peut pas vmt dire en tt cas jusqu’à révision de juillet 2008 que CC était un juge. Peut-ê
qu’à l’avenir le CC finira par ê considéré comme juge national ayant obligation de renvoi ; il
y a aussi trib supranationaux qui ont possibilité de renvoyer : Cour de J du Bénélux.
Adjonction apportée par Lisbonne pd la forme d’un alinéa 4 qui porte sur les affaires
pendantes dvt juge national qui concernent une personne privée de liberté. Ds ce cas cette
nvelle disposition oblige la Cour de J à statuer ds les plus brefs délais car le fait que les E
deviennent de plus en plus nbreux, fait qu’il y a de plus en plus de renvois préjudiciels. Il faut
compter ac des délais de plus en plus rallongés pr avoir réponse.

Juges communautaires : CJCE rebaptisée CJUE. Mais depuis 70’s il fallait création d’un
nveau juge communautaire qui puisse au moins la délester de très nbreuses affaires du
contentieux de la fction publique communautaire. AUE va permettre au Conseil de créer un
nveau juge communautaire, le TPI créé en 1988 ; il entrera pleinement en fction au début de
l’année 1990. Pr permettre uniformité, AUE et décision du Conseil nous donne détail sur
règlement de la difficulté tenant aux divergences : arrêt TPI peut ê annulé par arrêt CJUE. 2
mois après arrêt TPI, partie, E membre, Commission ou Conseil peuvent se pourvoir dvt
CJUE. Si CJUE annule elle donnera elle-mm solution. Pourvoi ne peut ê effectué que pr
question de droit ou de cptce, ce qui signifie que matérialité des faits a été constatée une fois
pr ttes par TPI.
TPI n’intervient pas partout : juge première instance en matière de recours en carence par
requérant ordinaire, contentieux fction publique, resp contractuelle et extra-contractuelle. Ds
les autres cas CJUE est juge en premier et dernier ressort, comme recours en manquement.
Nice ajoute pr TPI renvoi préjudiciel, mais cmt concevoir pourvoi en cette matière puisque
aucune partie ne succombe ? Ds un premier tps TPI doit se déclarer incpt s’il pense que son
arrêt va porter atteinte à interprétation du traité. Exceptionnellement CJUE peut se saisir de
cas où le trib a quand mm rendu arrêt en matière de renvoi préjudiciel.
Nice a aussi permit création autres juges spécialisés :Tribunal de la fction publique, ses arrêts
peuvent ê déférés par pourvoi au TPI, 2e pourvoi dvt CJUE est possible mais rare. Ces 3 juges
siègent ts les 3 à Luxembourg.

3 questions notées sur 7 chacune. Ni trop courtes, ni trop longues. Pas de plan nécessaire.
Le recours en carence par ex. Ou encore l’invocabilité horizontale des directives.