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1.1.

Présentation de l’enrobé bitumineux et de ses composants

L’enrobé bitumineux est un matériau composite constitué d’un mélange de granulats (graves, sables,
fines), et d’un liant hydrocarboné (bitume, en général 5 à 7% en masse et éventuellement des
additifs)

grains de dimension comprise entre 0 et 80mm ; Les matériaux granulaires constituent environ 95%
de la masse de l’enrobé (80-85% du volume)

en général 5 à 7% en masse

Les contraintes auxquelles sont soumises les couches de chaussée se concentrent dans les granulats ;
leur résistance mécanique est donc un paramètre très important

Les bitumes sont surtout composés de carbone et d’hydrogène,

Propriétés mécaniques et thermomécaniques des enrobés


bitumineux

1.2. Comportement en petites déformations – viscoélastique


linéaire des enrobés bitumineux
Une classification des métériaux est donnée par Di Benedetto :

Matériau non visqueux : est un matériau dont la réponse est indépendante de la vitesse de
sollicitation.

Matériau visqueux : est un matériau dont la réponse est dépendante de la vitesse de


sollicitation.
Un matériau non vieillissant (dont les propriétés mécaniques restent inchangées si le matériau ne
subit aucune sollicitation) est dit viscoélastique
1.2.1.1. Essais de module complexe

Les éprouvettes sont soumises à des sollicitations répétées sous un chargement sinusoïdal centré à
zéro

Le module complexe de l’échantillon est mesuré à différentes fréquences et à différentes


températures. elles varient entre 0,01 et 40 Hz pour la fréquence et –20°C et 60°C pour la
température ( mau 200 x80

On distingue deux grandes catégories : les essais homogènes et les essais non homogènes

En notation complexe, nous avons :


σ 1 * (t) = σ 01 . e iω t   ; ε 1 * (t) = ε 01 . e i(ω t−φ E ) et

ε 2*(t) = ε 02. e i(ωt−φ + π+ φ ) = - ε 02. e i(ωt−φ +φ ) .


E v E v

Si le matériau est considéré isotrope, le module complexe E * et le coeffici


ent de Poisson complexe v ¿ peuvent être obtenus selon les équations (1.23) et
(1.26) :

i(ωt +φ )
σ∗(t) σ 01 . e σ 01 i φ
e
ε ¿2
E (ω) = e = | E *|.e i φ E
¿
*
= = E
(1.25) v=- ¿ =-
ε∗(t ) ε 01 . eiωt ε 01 ε1

ε 02 . e i(ωt−φ + φ )
E v

= | v ¿|e i φ v

ε 01 . e i(ωt−φ E )

Phénomène de fatigue des enrobés bitumineux 


Les enrobés bitumineux sont soumis, sur la chaussée, à des sollicitations de courtes durées et
répétées dans le temps. Ils correspondent aux passages successifs des essieux des véhicules

Les contraintes induites n’aboutissent pas à une rupture immédiate, mais leur répétition dans le
temps est à l’origine d’une fissuration par fatigue.

Depende

 De la nature du sol support ;

 De la nature et de la qualité des matériaux ;

 Du trafic de véhicules lourds à la mise en service et de son évolution


prévisible, permettant de déterminer le trafic cumulé que devra
supporter la chaussée.

L'origine des essais de fatigue sur enrobés se trouve dans la comparaison des valeurs de
déformations en traction par flexion, calculées à la base des couches d'enrobé, avec les valeurs de
déformations maximales supportées par une éprouvette d'enrobé en laboratoire lors d'un essai de
fatigue

En France, l'essai de fatigue s'effectue sur une éprouvette de forme trapézoïdale qui est testée en
flexion deux points ; l’essai de flexion 2 points

Cylindrique nhiet do 10°C

L’essai de fatigue peut être réalisé suivant deux modes de sollicitations


distincts :

Sollicitation à déplacement imposé

Sollicitation à force imposée