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Le Ménestrel : journal de

musique

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


. Le Ménestrel : journal de musique. 1931-08-07.

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A(M Q3e Année. - N°32 Paraît tous les Vendredis Vendredi 7 Août 1931.
.

SOMMAIRE
Le Mécanisme respiratoire et la Le Mouvement Musical à l'Étranger :

Capacité pulmonaire dans leur Allemagne J«N GHANTAVOINE

rapport avec le Chant.... RAOUL BLONDEL


Angleterre
Espagne
G.-L. GARNIER
HENRI COLLET

Hollande JEAN GHANTAVOINE

Italie G.-L. GARNIER


Réflexions sur l'Art du Piano. 1, PHILIPP
.
Les Représentations de Bayreuth GEORGES HUE

Monsigny HENRI BUSSER.


Le Mouvement Musical en Province.
Échos et Nouvelles.

SUPPLÉMENT MUSICAL
pour les seuls abonnés d U musique

JHUSIQUB DE PIANO
Nos abonnés à la musique de piano recevront avec ce numéro :
RONDE DE NUIT, de René RABEY, extraite de l'Heure récréative^
Suivra immédiatement : Troisième Barcarolle, de I. PHILIPP.

JWUSIQUe DE CrmjSIT
Nous publierons vendredi'prochain, pour nos abonnés à la musique de chant :
M'eatendex-vous ainsi? de Marcel DELANNOY, poésie de Jean COCTEAU.
Suivra immédiatement : Je me mets en votre merci (Chanson), de Raoul LAPARRA,
poésie de Charles d'Orléans, extrait du Missel Chantant (5e série),
suite de mélodies sur de vieilles poésies françaises.
maîtres excellents, qui sont eux-mêmes, ou qui ont été,
LeMécanisme respiratoireet laCapacité pulmonaire de grands chanteurs, et dont je tiens à respecter scru-
puleusement les attributions..
dans leur rapport avec le Chant Je voudrais simplement vous montrer comment il
faut respirer pour respirer le mieux possible. Cela ne
—»*+— suffit pas, évidemment, pour faire un grand chanteur :
Chaque année, à l'occasion des concours du Conserva- il y faut aussi un bon larynx et bien éduqué. Mais l'on
l'occasion de constater, che^ les élèves
toire, nous avons
de chant, l'inégalité extrême de leurs moyens ne devient un grand chanteur, et surtout l'on ne con-
des classes serve cette qualité, si l'on ne sait pas respirer, je veux
dans un domaine qui est d'une importance capitale pour dire si l'on respire sans méthode et au gré de l'instinct.
la suite de leur carrière, je veux dire l'art de respirer. Sans doute, il y a des sujets favorisés par la nature, qui
Beaucoup d'entre eux ont visiblement le souffle court,
ce qui les force à placer mal, dans le déroulement de la ont la chance d'appliquer les règles sans s'en douter. Il
phrase, les points où il leur faut reprendre haleine, pour y en a un beaucoup plus grand nombre chez qui une
peu que cette phrase soit longue et d'un mouvement lent. surveillance attentive de la fonction respiratoire est né-
D'autres, s'ils se sont efforcés à chanter avec goût — et cessaire, et qui, pour l'avoir négligée, perdent vite leurs
Ton trouve même, dans le répertoire, des passages où le moyens et n'ont qu'une carrière très courte.
compositeur s'est insuffisamment préoccupé de cette cir- D'autre part, ce n'est pas seulement les chanteurs que
constance — sont à bout de souffle à la fin de la phrase ces notions intéressent. Pour eux, sans doute, elles sont
et l'achèvent dans une tonalité un peu inférieure. Le
plus fréquent parmi les femmes, che% qui l'émoti- d'intérêt primordial, puisqu'elles touchent à leur ins-
cas est
viié et la paralysie qu'elle entraine des moyens physiques trument de travail. Mais une infinité de gens vivent
sont ordinairement plus marquées. Pour un physiologiste dans l'ignorance de l'art de respirer. Or, si cet art est.
un peu au courant des choses de la musique, il est évident instinctif chez les animaux et chez l'enfant, il faut re-
que cette respiration défectueuse dépend d'un insuffisant connaître que, chez beaucoup d'entre nous, il s'établit,
développement de là capacité respiratoire, c'est-a-dire dès l'âge adulte, de mauvaises habitudes respiratoires
du volume d'air maximum qui peut être logé dans le dont nous ne nous rendons même pas compte et dont
poumon. les conséquences sont d'altérer sournoisement notre
J'en parlais, à l'issue d'un de ces concours, à l'éminent état général.
directeur du Conservatoire, M. Henri Rabaud, à qui Ces mauvaises habitudes peuvent avoir des sources
m'unissent de très anciens liens d'amitié. Il parut frappé
de mon observation. Il me convia à l'entretenir de ce très diverses. La plus commune est l'attitude défectueuse
sujet dans son cabinet. La question ne pouvait manquer de l'écolier assis devant sa table de travail. Quiconque
d'intéresser un esprit aussi distingué que le sien, et aussi a passé par l'école risque d'avoir contracté ces habi-
désireux de porter au plus haut point de perfection tudes mauvaises : il s'agit donc de presque tout le
l'enseignement donné dans la grande école dont il dirige monde. Chargé, depuis de longues années, de l'examen
les destinées. Je lui exposai que, à mon avis, et dans l'in- des élèves des lycées parisiens candidats aux grandes
térêt des élèves eux-mêmes, ne devraient être admis à écoles, au point de vue de leur aptitude physique, j'ai
concourir que ceux dont la capacité respiratoire, mesurée
au spiromètre, atteindrait au moins trois litres et demi
pu constater que l'immense majorité d'entre eux respi-
d'air, davantage si possible, compte tenu de la taille rait d'une façon défectueuse. Je suis donc fondé à sup-
du sujet. Je fis même mettre — à sa disposition un spiro- poser que si l'on pratiquait le même examen chez vous
mètre, dont je lui montrai le fonctionnement. tous, on trouverait probablement là encore beaucoup
Cet entretien le convamquit. Il me demanda d'en re- de sujets qui respirent mal sans s'en douter.
produire les termes dans une conférence qui serait offerte, Peut-être, cependant, en trouverait-on une propor-
un jour, aux élèves, à l'issue des classes. Des circons- tion un peu moindre. Le chant est, en effet, une excel-
tances, indépendantes de ma volonté ne permirent point lente école de la respiration. Lorsque le lieutenant
de mettre ce projet à exécution. C'est le texte de cette Hébert, il y a vingt ans, imagina son admirable mé-
conférence que l'on trouvera ici. thode de culture physique, il tint le plus grand compte
de cette notion. J'ai vu, jadis, à son Ecole d'athlètes de
ivoudrais exposer, en m'effbrçant à éviter Reims, défiler devant moi la troupe de ses élèves. Ceux-ci
les grands mots techniques, un chapitre de étaient recrutés parmi les enfants de la population
la physiologie de la respiration, qui pré- ouvrière de la ville, triste lot où abondent les déchets
sente, à mon avis, pour quiconque veut sociaux de toutes sortes, grevés d'hérédités redoutables,
faire, dans l'art du chant, une carrière et qu'il avait complètement transformés par sa méthode.
durable, un intérêt capital. Je le ferai en Ils défilaient d'un pas nerveux, le torse nu, la tête
restant, bien entendu, sur le terrain de la science pure, droite, les bras tantôt appuyés sur les hanches, tantôt
et sans toucher en rien à ce qui constitue l'art du chant relevés selon des figures rythmiques au commandement
proprement dit, lequel vous est enseigné ici par des de leurs moniteurs, mais sans cesser de chanter et de

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LE * MENESTREL

chanter à tue-tête. Le lieutenant Hébert et son con- points, d'ailleurs, nous demeurent encore obscurs
seiller technique, le Dr Heckel, ne manquèrent pas de C'est ainsi, par exemple, qu'il ne faudrait pas croire
m'expliquer qu'ils attribuaient à ce chant, rythmé et que des différences considérables entre la hauteur de
poussé à pleins poumons, la meilleure part dans le deux sons, l'un à la limite du grave, l'autre à celle de
développement de la capacité thoracique qu'ils obte- l'aigu, s'accusent par des différences très grandes dans
naient rapidement chez ces petits dégénérés. l'écartement ou le rapprochement des cordes vocales
Or, une large cavité thoracique, cela signifie une respi- A l'examen fait au moyen du laryngoscope, les dimen-
ration ample, une plus grande quantité d'oxygène intro- sions de la fente glottique, pendant le chant, semblent à
duite à chaque coup dans le poumon, et, par là, dans le peine varier. Le degré de tension de ces cordes a
une
sang et dans les tissus. Cela veut dire que toutes les oxy- beaucoup plus grande importance et la vue ne permet
dations organiques, toutes les combustions qui sont à la pas de l'apprécier. Si l'on veut comparer le larynx à
base des actes chimiques en qui se résume la vie intime l'un de nos instruments de musique, on est amené à
des tissus de notre organisme, sont activées d'autant. conclure qu'il tient à la fois de l'instrument à anche et
Avec une ration quotidienne d'oxygène insuffisante, de l'instrument à cordes. En réalité, le son est produit
c'est l'anémie dans l'adolescence, l'aptitude à la tuber- par les vibrations de la colonne d'air poussée de bas
culose peut-être, plus tard l'arthritisme et toutes les en haut, à travers, la glotte. Le nombre de ces vibra-
maladies par ralentissement de la nutrition. L'oxygène, tions est réglé à la fois par l'étroitesse de la fente
pourrait-on dire, c'est l'élément vital de notre santé, et comme dans les instruments à anche, et par la tension
comme c'est à titre de composant de l'air atmosphérique des cordes, comme dans un violon où cette colonne
inspiré qu'il pénètre en nous, plus grande est la quantité d'air jouerait le rôle de l'archet. Quand notre volonté
d'air introduite dans nos poumons, plus riche est donc né tend pas ces cordes, ou quand une paralysie les
notre ration d'oxygène. immobilise, l'air sort sans produire aucun son. Lorsque
C'est donc à bon droit que l'on voit quelquefois le l'air pénètre, au contraire, de haut en bas, dans Vinspi-
médecin conseiller, pour une jeune fille anémique, au ration, nous laissons instinctivement nos cordes vocales
thorax réduit, de prendre des leçons de chant, comme détendues pour obtenir une pénétration maxima; et si,
un utile complément d'une culture physique intelligente. d'aventure, elles se trouvent tendues à ce moment, en
Mais n'en concluez pas trop vite qu'il suffit de se vertu d'une émotion qui paralyse notre contrôle, il ne
livrer au chant pour acquérir une grande capacité tho- se produit, par cette attaque des cordes vocales en sens
racique. S'il en était toujours ainsi, les considérations inverse du sens normal, qu'un son rauque et qu'une
que je vais exposer seraient parfaitement inutiles. Un sorte de râle.
chanteur, sans doute, se trouve tout naturellement placé Mais si la fente glottique joue le rôle essentiel dans la
dans de meilleures conditions que le reste du public, au production du son, elle n'est pas seule à produire la
point de vue de la santé, pour la part dans laquelle note vocale telle que celle-ci parvient à notre oreille.
celle-ci est liée à une oxygénation plus active. La tuber- Cette note, pour un même degré musical, nous apparaît
culose est, en effet, extrêmement rare chez les chanteurs, douée d'une certaine intensité et d'un timbre spécial,
bien plus rare, en tout cas, que chez les comédiens. ces deux éléments pouvant varier beaucoup. L'intensité
Mais un professionnel du chant doit exiger un peu est fournie par la puissance du souffle, le timbre par
plus. Lorsqu'il chasse l'air de sa poitrine, il recherche les résonateurs placés entre la glotte et l'extérieur.
autre chose que l'accomplissement pur et simple d'une
fonction physiologique banale. Il veut produire un son, Disons d'abord un mot de ces résonateurs, qui sont
et celui-ci doit posséder certaines qualités, la justesse les cavités pharyngée, post-nasale et buccale. Cette der-
d'abord, et aussi la puissance, la durée. Ajoutons-y la nière peut acquérir, par notre volonté, des dimensions
qualité du timbre. Ajoutons-y surtout la production de variables selon que nous gonflons ou contractons nos
ce son avec un minimum de fatigue pour l'organe qui joues, selon que nous ouvrons largement ou fermons
le produit, condition nécessaire à l'artiste pour par- à demi nos lèvres ; et vous n'ignorez pas que, par là,
courir une belle carrière et qui soit durable. notre chant peut acquérir des qualités extrêmement
différentes. Si vous tenez encore compte du fait que le
chant se produit en même temps que des paroles se
Examinons donc d'un peu plus près les conditions prononcent, et que ces paroles exigent chacune toute
dans lesquelles se produit ce son, et voyons par quels une disposition particulière des joues, de la langue, de
moyens elles se trouvent portées à leur maximum de la forme de la bouche, pour être articulées clairement
rendement en quantité — je veux dire en puissance —• et devenir intelligibles, vous commencerez de com-
et aussi en qualité ; car, n'est-il pas vrai, crier n'est pas prendre la complexité des facteurs qui entrent dans la
chanter. formation d'une belle voix.
Vous n'ignorez pas que le son est produit au niveau Mais revenons à nos résonateurs. Non seulement ils
de la fente de la glotte qui vient, dans le larynx, s'inter- fournissent les éléments du timbre que prend le son
poser sur le passage de l'air venu de la trachée. Deux une fois formé dans la glotte, mais ils sont capables à
replis membraneux, les cordes vocales, délimitent cette eux seuls de fournir le son. Si, en retenant votre res-
fente : dans ces replis se trouvent des faisceaux de fibres piration, donc en écartant toute action de la glotte, vous
musculaires soumises à l'action de la volonté. Le rap- pratiquez sur votre joue, la bouche ouverte, des petits
prochement de ces deux replis fait la fente plus ou chocs, avec une baguette ou simplement avec votre
moins large, et ainsi se trouve réglée la hauteur du son, index faisant une chiquenaude, vous pouvez produire
grave ou aigu. des sons musicaux assez précis. En augmentant ou en
Tenons-nous en au simple rappel de ces faits, qui diminuant l'ampleur de la cavité buccale, selon qu'on
demanderaient à être commentés avec plus de détails. abaisse la mâchoire inférieure ou qu'on la relève — ce
Il s'agit là d'un mécanisme très délicat, où bien des qui revient, en somme à tendre plus ou moins la peau

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LE • MÉNESTREL

des joues, comme fait un timbalier pour la membrane a fait découvrir des possibilités polyphoniques, une
de sa timbale, — on peut produire une gamme très variété précieuse de sonorités, une liberté de mouve-
juste et même une suite de notes dont l'étendue, avec ments inconnue et qu'elle a créé les combinaisons les
d'exercice, peut atteindre une octave et demie plus ingénieuses de traits nouveaux.
un peu
(généralement du sol, première note du violon, au Un morceau doit être lu avec le plus grand soin, très-
second do placé au-dessus de lui). Le degré de tension lentement, plusieurs fois. Lorsqu'on s'est rendu compte
correspondant à chaque note est obtenu d'instinct par des difficultés à résoudre, on doit exercer la main
la volonté sans apprentissage. Un premier son étant gauche seule, la basse, c'est-à-dire la base de l'édifice
formé, on peut aisément graduer la série des suivants sonore, ensuite les traits qui paraissent scabreux; alors
par tons et demi-tons. .^ seulement commence l'étude vraie, d'où sortira l'unité
Il y a là un fait assez curieux, et qui vaut beaucoup de la pièce. Tempo, rythme, expression, tout doit être
plus qu'une amusette. Il démontre d'abord que la for- approfondi.
mation d'un son déterminé est un phénomène d'ordre Ne jamais se contenter d'un effort mécanique, d'où
cérébral, puisque nous trouvons de nous-même le la pensée est exclue. Il faut, avant toutes choses, se faire
degré de tension qu'il faut donner à la peau de notre une idée claire de ce à quoi l'on tend. Un simple exer-
joue pour former la note. Et ceci prouve qu'il en est cice peut être rendu musical : que l'on modifie les
de même en ce qui concerne la tension variable que rythmes, les accents, que l'on transpose, que l'on
nous devons donner, à nos cordes vocales pour leur faire s'évertue à trouver des variantes techniques, jusqu'à ce
produire un son déterminé. Il explique enfin — puis- que l'on se prouve à soi-même qu'on domine ses doigts!
que la conception de la note se fait dans notre cerveau Cette variété dans le travail est nécessaire. La répétition
que le résonateur qui donne à la note vocale son monotone d'un trait, d'un exercice, est une vaine

timbre particulier fonctionne en parfait synchronisme besogne, et la plus fatigante.
avec le larynx, étant donné que c'est le même cerveau Dans une gamme, un arpège, que de rythmes inté-
qui règle simultanément ces deux mécanismes. ressants à découvrir que de nuances à varier! On
!
{A suivre.} Raoul BLONDEL. croise les mains; d'une main on joue staccato, de l'autre
legato ; d'une main forte, de l'autre piano. On transpose
en se servant alternativement du doigté d'ut et du doigté
Réflexions sur l'Art du Piano régulier. On pratique le mouvement contraire, en par-
tant aux deux mains de la même touche, ou en cher-
»*»— chant des doigtés symétriques. On essaie des doigtés
A Henri Rabaud. uniformes pour deux, trois et quatre notes, etc..
TRAVAIL.
La main droite doit ignorer ce que fait la main
Bien travailler est un art. Avant que l'on puisse gauche. Traduisez : les deux mains doivent rester indé-
donner d'un morceau une exécution vraiment parfaite, pendantes l'une de l'autre. Il est plus difficile qu'on ne
il faut en avoir fait une étude longue et soigneuse, avoir
approfondi lentement tout ce qui est difficile et même pense d'exécuter en perfection une fugue à deux voix
de Bach ou un canon de Clementi.
tout ce qui ne l'est pas. Trop d'élèves travaillent super- N'employez jamais la pédale avant d'être maître des
ficiellement, se contentant de l'a peu près, se fiant à
difficultés techniques, et lorsque vous recourez à elle,
leur facilité. Chaque morceau travaillé avec le secours
de l'intelligence, approfondi, rend plus faciles le travail que ce soit avec discrétion. Peu d'éditions l'indiquent
et la compréhension d'un nouveau morceau. comme il faut. Ecoutez-vous : dès que le jeu cesse
Une grande partie de l'étude doit être consacrée à
d'être clair, il y a abus de la pédale.
l'acquisition d'une technique parfaite. Mais on croit Evitez toute exagération de style. Soyez enthousiaste,
trop souvent qu'il faut, pour cela, passer au piano de soyez « poète », mais qu'aucune afféterie n'entache
longues heures. L'effort mental que l'on doit faire pour votre jeu.
travailler bien ne peut être longtemps soutenu. Il faut Travaillez méthodiquement, avec le concours de votre
s'arrêter dès que l'on sent la moindre fatigue et s'accor- intelligence, sans hâte, en contrôlant vos sonorités, en
der un court repos. Il ne faut jamais s'obstiner systé- surveillant toutes vos intentions, en pensant, en vous
matiquement. Le célèbre pédagogue allemand, Louis écoutant, en vous critiquant avec sévérité.
Koehler, avait institué l'ordre à suivre : exercices, Analysez chaque oeuvre avant de l'aborder au clavier :
études, morceaux, conseil aujourd'hui encore accepté. tonalité, thèmes, modulations, construction. Après avoir
C'est un grand tort! Il faut changer constamment et soigneusement déchiffré un morceau, après avoir cher-
cet ordre et les exercices. Et qu'on ne l'oublie pas : le ché les doigtés les plus sûrs, rendez-vous compte de
travail approfondi des passages difficiles, dans une pièce, toutes les indications de nuances, d'expression et de
ne suffit pas pour la bien jouer. Le même passage peut force, du mouvement réel, des périodes musicales.
être joué isolément sans faute, brillamment même, et Alors seulement commencera le travail technique; on
ne plus être réussi dès qu'on le joint à ce qui précède détachera de l'ensemble chaque fragment difficile, on le
et à ce qui suit. perfectionnera par un travail réfléchi : cela veut dire
Trop d'élèves, en revanche, jugent inutile le travail lentement, les deux mains souvent séparées, avec des
du mécanisme. Impatients de connaître ou de jouer des recherches rythmiques, des variantes techniques. Par
oeuvres nombreuses, trop dociles aux conseils de ceux labeur attentif, on progressera. Peu à peu la pièce
ce
qui méprisent la technique, les mêmes qui bafouent automatiquement se gravera dans la mémoire. Il faut
la science du dessin — arriver à jouer « par coeur » sans effort.
et la déclarent inutile au peintre,— quotidien. Mais
us s'habituent à un jeu désordonné. Sans aller jusqu'à Il est difficile d'apprécier le progrès
admirer l'habileté de certains virtuoses, véritables méca- constate, en reprenant, au bout d'un certain temps,
on elle fructifié.
niques humaines, il ne faut pas oublier que la virtuosité une étude conduite avec soin combien a

- 347 —
LE • MENESTREL

On éprouve de l'aisance; les doigts obéissent ; l'ensem- Il faut exiger l'exactitude des détails, la justesse de
ble est plus sûr, plus vivant. mouvement, la pureté du style, la sincérité de l'expres-
Principe essentiel : il faut travailler très lentement; sion. Toute expression non sentie est fausse.
on atteindra graduellement un mouvement plus vif. Dès le début des études, le professeur doit penser à la
Mais on doit bien des fois, au cours de l'étude, revenir discipline de l'esprit, à l'indépendance des doigts à
au mouvement lent. l'extension de la main, à l'assouplissement des poignets
N'est-il pas plus difficile de jouer une sonate de à la liberté des bras, à la sonorité. Il doit tenir en éveil
Mozart avec la clarté cristalline du son, la finesse des l'intelligence par des transpositions, des variations
nuances, la limpidité de la technique, la pureté de style rythmiques, des nuances diverses. Il importe de choisir
exigibles, qu'une oeuvre compliquée de Liszt, où l'on avec un soin extrême et de graduer les exercices les
cache, par un usage immodéré de la pédale, quantité de études, les morceaux.
défaillances? L'intelligence et la personnalité de l'interprète ont
Ne travaillez pas ce qui est au-dessus de vos forces. dans la technique de la pédale, un champ d'action illi-
Il sera beaucoup plus artistique de jouer bien une mité.
pièce facile, que de bégayer ou de mutiler une oeuvre LA TECHNIQUE.
de grande difficulté. Hans de Bûlow, qui fut un des plus grands pianistes
Qui peut concevoir la virtuosité sans l'aisance ? Dans un des plus savants pédagogues du dernier siècle, aimait
les passages les plus ardus, vous devez la conquérir ; à répéter que trois choses sont nécessaires au pianiste :
aussi longtemps que vous peinez, vous êtes loin du but. i° la technique;
Le plus grave défaut est la raideur des bras et des 2° la technique;
poignets ; elle fait obstacle à la sûreté, elle durcit le son, 3° la technique.
en empêchant le doigt de « tomber » librement, avec le Il ajoutait : « La technique est l'art d'émettre la note
poids voulu, sur le clavier. juste, au moment juste, dans la manière juste, » para-
L'instinct doit être enrichi par l'étude, et le brio phrasant ainsi une maxime de Sébastien Bach : « Il faut
n'est pas suffisant. Mépriser le « métier », comme font poser le vrai doigt, sur la vraie touche, au temps vrai».
quelques-uns, c'est se vouer à l'impuissance. La technique ressortit plus à l'esprit qu'aux muscles.
D'après Buffon, le génie ne serait qu'une longue Dès que l'élève aura compris que le travail utile dépend
patience. Mais le talent aussi n'est que le fruit de la plus de son intelligence que de ses doigts, il progressera.
persévérance : génie ou talent, on ne peut se passer de La très grande virtuosité a ses dangers : elle peut
travail. Pas d'excès dans le travail, mais un travail régu- reléguer la musique au second plan, même l'anéantir,
lier qui donnera certainement un résultat intéressant. On ne doit développer la technique que parallèlement
à l'intelligence musicale. Le style, l'expression, la
LE PROFESSORAT. manière de phraser, la recherche du « son », tout cela
Un bon maître n'a pas de système : chaque élève doit doit aller de pair avec la technique.
être dirigé d'après ses dons, sa main, son intelligence, On oublie trop aujourd'hui les « trois C » : Clementi,
ses aptitudes, son enthousiasme. Certaines règles Cramer, Czerny. L'étude approfondie de ces maîtres,
cependant valent pour tous les élèves. et en particulier de Czerny, est absolument nécessaire.
Le travail est une science longue à apprendre. Que En les variant comme il a été dit, ces exercices et ces
de temps perdu, d'efforts inutiles lorsqu'on n'a pas de études donneront les plus précieux résultats : légèreté,
sages conseils! Les maîtres sont rares qui savent le vrai souplesse, finesse, égalité.
chemin et nous mènent au but sans hésitation, sans Il me semble que c'est une expérience impardonnable
retard ; plus rares encore ceux qui, sachant comment que d'écrire des combinaisons techniques dépassant ce
faire, consentent à livrer leur secret. qu'on peut réaliser sur un instrument, et de présenter
Le meilleur maître est celui à qui l'on ne ressemble ainsi à l'élève des difficultés qu'il ne saurait vaincre.
pas, mais qui vous comprend. Profitez de son expé- Cela ne conduit qu'au découragement, ce découra-
rience, de ses conseils, mais ne l'imitez pas. gement qu'il faut éviter avant tout.
Il n'est pas de méthode qui puisse être appliquée Un pianiste ne peut arriver à l'apogée du talent que
indifféremment à tous. Chaque main, chaque bras, lorsqu'il est maître absolu des muscles de ses bras, de
chaque doigt, et chose plus grave, chaque cerveau, ses poignets, de ses doigts. Alors seulement il peut
diffère d'un autre. De là nécessité de traiter individuel- utiliser, en artiste, toutes les ressources que lui offre
lement les élèves et d'adapter l'enseignement à leurs l'instrument merveilleux qu'est le piano moderne.
diverses « natures ».
Le professeur doit résister à l'élève qui, se tirant mal LA MESURE.
d'une petite étude de Czerny, veut aborder la Fantaisie Lorsque Mozart écrit : « Le plus nécessaire, le plus
de Chopin ou la Campanella de Liszt. difficile en musique est le tempo » ;
Aucun professeur ne peut tout dire. Aucun élève ne Lorsqu'il ajoute qu'il joue toujours en mesure;
doit penser qu'il a tout acquis. Trop de jeunes gens Lorsque Ries raconte que Beethoven a toujours joué
s'imaginent que, lorsqu'ils possèdent une certaine habi- exactement en mesure ;
leté mécanique, ils doivent se complaire aux oeuvres Lorsque Schumann dit, dans ses conseils aux jeunes
transcendantes à l'exclusion des oeuvres simples. Celles- pianistes : « Joue en mesure, toujours en mesure. Le
ci demeurent de la plus grande utilité, à tous les degrés jeu de certains virtuoses est comme la démarche d'un
du talent. homme ivre. Garde-toi de l'imiter » ;
On devient professeur en professant : il faut appren- Lorsque Hummel écrit : « Le pianiste doit jouer en
dre à penser et se garder de tout mercantilisme. Il est mesure, les musiciens qui accompagnent un concerto ne
bon de s'attendre aussi à n'être pas toujours payé de doivent pas souffrir de ses irrégularités de mesure, ils
gratitude... doivent pouvoir le suivre sans redouter un arrêt, sans

- 348

LE • MENESTREL

anxieusement. Le virtuose est souvent la cause Seconds prix : MUes Borde (unanimité), Richard;
l'écouter M. Marin.
première d'un mauvais accompagnement, même lorsque Premiers accessits : MM. Lardon (unanimité), Margotton ;
l'orchestre auquel il est associé est excellent et dirigé
MUes Plasson, Meunier; M. Haman.
chef habile»;
par un La /
gauche doit Second accessit : Mlle Bourru.
Lorsque Chopin écrit : « main _ , . être
*

comme un chef d'orchestre et ne jamais donner l'im- HARPE.


pression de l'insécurité »; Cours supérieur : Second prix : Mlle Prudhon.
Lorsqu'un Saint-Saëns exige : « la plus rigoureuse Premier accessit : MIle Cécile Desgeorge.
droit de s'étonner tant de pia- Second accessit : MUe Andrée Desgeorge.
mesure »... on est en que Cours élémentaire : Première mention : MIIe Guglier-
nistes continuent à jouer avec une fantaisie déconcer- mina.
cauchemar des chefs et des musiciens d'orchestre. Troisième mention : M 1'8 Plasson.
tante
(A suivre.) I- PHILIPP.
ORGUE.
Cours supérieur : Premiers prix : Mlles Flamand (unani-
mité), Pelletier.
Le Mouvement Musical en Province Cours intermédiaire : Secondes mentions : Mlles Jacque-
»»»
mond (rappel), Meusy.

Cours élémentaire : Première mention : M1Ie Laurent.
Lyon. — Distribution des prix du Conservatoire. — La Secondes mentions : Mlle Pesset (unanimité) ; M. Néel.
cérémonie traditionnelle qui, chaque année, marque pour les
jeunes artistes l'entrée dans la vie professionnelle, a été
CLASSE D'ACCOMPAGNEMENT.
présidée par un historien de la musique fort distingué, Cours supérieur : Premiers prix : M11^ Jacolin, Lascou-
M. Ehrhard, doyen de la Faculté des Lettres de Lyon. tounas, Lacroix.
M. Ehrhard sut trouver dans ses souvenirs et dans son Seconds prix : MUes Merchet, Meusy.
coeur les phrases qui élèvent les pensées et galvanisent les
Premier accessit : Mlle Renou.
énergies. Après cette remarquable allocution, on procéd a Seconds accessits : M"es Rambert, Florin.
à la distribution des récompenses suivantes : Cours élémentaire : Première mention : Mlle Gresse.
FLÛTE. Deuxièmes mentions : MUe Cécile Desgeorge; Mme Grosjean
MM. Lavaud (unanimité) ; Rouveyrol
(rappel).
Seconds prix : Troisièmes mentions : Mlles Griflon, Monnet, Andrée
(rappel).
HAUTBOIS. Desgeorge.
PIANO SUPÉRIEUR.
Premier accessit : M. Duchesnes.
Premiers prix : M1Ies Renou (unanimité), Lascoutounas,
CLARINETTE. Lacroix.
Premier prix : M. Baetz. Seconds prix : Mlles Dufour (unanimité), Housset (unani-
COR. mité, rappel), Buthon, Florin, Glée, Tête.
Premier accessit : M. Cottinet (unanimité). Premiers accessits : Miles Peju, Blandin, Bouillet ;
Second accessit ;• M. de Rodé. M. Perquia.
TROMPETTE.
Seconds accessits : Mlles Jachetz, Rabut, Decque, Bartho-
meuf, Giraud, Castanier-Daunis.
Premier prix : M. Louis.
Seconds prix : MM. Guillon (rappel, unanimité) ; CHANT (HOMMES).
Alamercery. Premiers prix : MM. Dibon (unanimité), Romagnoni et
Premiers accessits : MM. Descus (rappel, unanimité) ; Didier.
Grau. Seconds prix : MM. Chevalier (unanimité), Teysseire.
Second accessit : M. Vernassière. Premiers accessits : iMM. Gras, Barbero, Colomb.
TROMBONE. Second accessit : M. Mallet.
Premier prix : M. Mellet. CHANT (FEMMES).
Seconds prix : MM. Farge, Bonnichon (rappel). Premiers prix : Mlle Carrier (unanimité); Mme Thiriet;
VIOLON INTERMÉDIAIRE ET ÉLÉMENTAIRE. Mlle Crès; Mme Pellet; M1Ie Ligerot.
Cours élémentaire : Premières mentions : Mlle Mauguin ; Seconds prix : Mlles Darmancier (unanimité), Nichtauser
M. Gauquier. (rappel), Petit.
Deuxièmes mentions : Mlle Flot; M. Matchabelli. Premiers accessits : MUes Favier (rappel, unanimité), Chi-
Troisième mention : Mlle Rémond. rollet, Gresse, Cottaz, Chardenet.
Cours intermédiaire : Premières mentions : M. Puthet Seconds accessits : Mlles Vercher, Colas ; Mme Rouffet-
(unanimité) ; Mlles Quay, Mayen. Bost.
Deuxièmes mentions : MIIes Grangier, Raymonde Cheva- DÉCLAMATION DRAMATIQUE (HOMMES).
lier; M. Edouard Chevalier; M"e Vergniès. Premier prix : M. Jourdan.
Troisièmes mentions : Mlles Rouveyrol, Morand; M. Vinson. Seconds prix : MM. Barbero (unanimité), Roche (rappel).
ALTO. DÉCLAMATION DRAMATIQUE (FEMMES).
Second prix : MI!e Laval. Second prix : Mlle Chaduc (rappel).
Premiers accessits M"8 Guillot (rappel à l'unanimité); Premiers accessits : Mlles Gormand, Poncet, Genevey.
:
MM. Eymieu, Chassagny. DÉCLAMATION LYRIQUE (HOMMES).
VIOLONCELLE. Premier prix : M. Bourgeois.
Cours supérieur Second prix : M. Costantini (unanimité).
: Seconds prix : MUe Aulon (unani-
mité, rappel); M. Cachard-Berger (unanimité) Mlle Frigola. Second accessit : M. Cinet.
;
Premier accessit : Mlle Gallien (unanimité, rappel). DÉCLAMATION LYRIQUE (FEMMES).
Cours intermédiaire Première mention Mlle Avellino. Cour-
:
Seconde mention M. Ducharme. : Premiers prix : Mlles Ravidat-Loustau (unanimité),
: naud, Deshayes.
VIOLON SUPÉRIEUR. Seconds prix : Mlle Sordelet; Mme Fatou.
Premiers prix M. Néel (unanimité) ; MIles Bonnardel, Premiers accessits : Mlles Aulagne (unanimité, rappel),
:
operle. Coeffé.

— 349 —
= LE • MENESTREL

Metz. — La distribution des prix aux élèves du Conser- ANGLETERRE


vatoire a eu lieu le samedi 27 juin, sous la présidence de Pour la première fois depuis sa fondation, le Festival de
M. Abran, directeur de l'Instruction publique. Voici la la S ociété pour la musique contemporaine se tient en
liste des principales récompenses décernées par le jury Angleterre. Cette neuvième célébration a débuté au Town
aux concours de fin d'année : Hall d'Oxford, où les membres de la Société furent reçus
HARMONIE. le mercredi 22 juillet et entendirent un concert choral'de
Premier prix : Yvonne Dehelly. musique ancienne anglaise. Le jeudi 23 au Sheldonian
SOLFÈGE. Theater, oeuvres modernes de Lew Knipper, Roger Ses-
Premiers prix : Paul Betz, Elisabeth Hocquel, Gisèle sions, Joseph Koffler, Jean Huré, Egon Wellesz, Jean
Massun, Paulette Guillaume, Jeanne Vinot. Maklakiewicz, Ernesto Halffter. Le vendredi 24 : Ballets
Seconds prix : Marie-Louise Guépratte, Jeanne Munsch. au New Theater : Job de Vaughan Williams ; the Sleep-
walker d'Erwin Schuloff; Pomona de Constant Lambert.
CHANT. Un premier commentaire de ces trois premiers concerts
Prix d'excellence : Suzanne Aubier. occupe la rubrique musicale du Sunday Times du 26 juillet.
Premier prix : Claire Jaco. Les autres auditions se poursuivent dans l'ordre suivant.
Second prix avec distinction : Jeanne Vinot. Samedi 25 : Paul Hindemitb : Wir bauen eine Stadt ; mu-
Second prix : Adrienne Deur. sique de chambre de Marcel Delannoy, Otto Jokl, Jean
PIANO. Cartan, Eugène Goossens, Mario Pilati. Dimanche 26, à la
Prix d'excellence : Gisèle Massun, Paulette Leick. Christ Church Cathedral : Musique religieuse de Purcell,
Premier prix : Elisabeth Hocquel. de John Tavernier (1495-1545), et Léo Sowerby. Les lundi
Seconds prix : Renée Boulanger, Jacqueline Dupuis, 27 et mardi 28, au Queen's Hall de Londres, musique
Odette Peignot, Andrée Worms. symphonique de V.. Dukelsky, Roman Palester, Anton von
VIOLON. Webern, Constant Lambert, Virgilio Mortari, George
Prix d'excellence : Henry Bastien. Gershwin, Vladimir Vogel, Fernand Quinet, K. Szyma-
Premiers prix: Joseph Podstolski,. Remo Morolli, Joseph nowski, Ferencz Szabo, Juan José Castro, Vaughan Wil-
Hoppe. liams, Albert Roussel.
Second prix avec distinction : Augustine Couturier. — Le dernier récital de la saison a été donné au Wigmore
Hall par Mrs. Macnaghten, qui chanta des mélodies ita-
VIOLONCELLE.
liennes, françaises et allemandes. Le London Chamber
Prix d'excellence : Marcel Hilaire. Orchestra, sous la direction de M. Aylmer Buesst, prêtait
FLÛTE. son remarquable concours.
Premier prix : Charles Disch. •—
Le Congrès international de la critique dramatique et
CLARINETTE.
musicale se tiendra en septembre à Lisbonne. Délégué
britannique : M. L. Dunton-Green. G.-L. GARNIER.
Second prix avec distinction : Désiré Sailly.
SAXOPHONE. ESPAGNE
Second prix avec distinction : Robert Nondier. Au Palais de la Musique Catalane de Barcelone, récital
BASSON. de la pianiste Clotilde Valdivielso.
Prix d'excellence : Paul Betz. — En la Salle Mozart de la même ville, les Auditions
Second prix : Remo Morolli. Intimes C. I. C. donnent un concert d'ceuvres de composi-
CORNET.
teurs indépendants : Gerhard, Blancafort, Samper,
Mompou. On a goûté spécialement VHommage à Charlie
Premier prix : André Muller. Chaplin de Blancafort.
TROMPETTE.
— A l'Académie Marshall, le guitariste Alfred Romea fait
Prix d'excellence : André Muller. connaître, outre les pages classiques pour l'instrument, des
La soirée s'est terminée par l'audition des lauréats des ceuvrettes nouvelles des Catalans Prat, Noguès, Llobet et
derniers concours. Voici quelques élèves dont le talent fut Gelabert.
particulièrement goûté : — Au Radio Barcelona, hommage est rendu aux composi-
M-Ue Elisabeth Hocquel, pianiste, joua la difficultueuse teurs catalans, en particulier à Sancho Marraco, avec le
Rumoresque de Bachelet, son jeu est expressif, sa tech- concours de la Cobla Barcelona et de la Chapelle de la
nique solide. M. Charles Disch, flûtiste, fit apprécier sa Cathédrale.
sonorité douce et veloutée. M. Podstolski, violoniste, — Lecritiqueet musicologueJoséSubiravientd'être décoré
interpréta dans le meilleur style le Deuxième Concerto de de l'or dre tchécoslovaque du Lion Blanc. Nos vives félici-
Wieniawski; le public l'applaudit chaudement ainsi que tations.
M. Hilaire, jeune violoncelliste possédant un talent remar- — Le prix Parramonpourle violon a été décerné à l'unani-
quable. Mlle Jaco chanta agréablement l'air d'Aïda. mité à Mlle Rosa Mas.
M1Ie Gisèle Massun, pianiste, enleva brillamment les Varia- — L'orchestre de chambre de Sabadell a fait entendre au
tions sérieuses de Mendelssohn. Mlle P. Leick, pianiste Théâtre principal la Fantaisie et Fugue pour orchestre de
également, se tailla un joli succès dans une Etude de Mossen Josep Muset, d'une technique magistrale.
Chopin. Enfin M. Bastien, talentueux violoniste, exécuta à Henri COLLET.
la nerfecîinn la Fantaisie norvégienne de I.aln. Y. V) HOLLANDE
Le Concertgebouw publie le programme des concertsde
Le Mouvement Musical à l'Étranger 1 a saison prochaine. Voici les
noms des solistes engagés :
Chant : Mmes Sophie Braslau, Ilona Durigo, Maria Ivogùn,
Vera Janacopoulos, Nina Koschitz, Berthe Seroen et
ALLEMAGNE M. Jacques Urlus. Déclamation : Dr Ludwig Wûllner.
Piano : Moees Ania Dorfman, Myra Hess et Marguerite Long,
Le Conseil Municipal de Neustrelitz ayant refusé une MM. Walter Gieseking, Wladimir Horowitz, Benno Moisei-
augmentation de subvention de 5o.000 marks (3oo.000 francs) witsch, Moritz Rosenthal et Ernest Schelling. Violon :
le théâtre de cette ville ferme ses portes. MM. Cari Flesch, Francis Koenen, Alexander Schmuller,
— M. Eugène d'Albert vient d'achever la composition d'un Albert Spalding, Zoltan Szekely, Jacques Thibaud et Louis
opéra d'après la pièce intitulée M. Wu. Zimmermann. Violoncelle : MM. Pablo Casais, Gérard
Jean CHANTAVOINE. Hekking et Carel van Leeuwen Boomkamp.

— 35o —
LE • MÉNESTREL

MJyi_
.,
hj
Alfredo
joueront
Casella, Maurice Ravel et Ottorino Res-
des oeuvres de leur composition. Un concert
Monsigny

dirigé par M. Paul Paray, .vingt-trois par M. Mengel-
sera
bere quatorze par M. Pierre Monteux et deux par le nou- Monsigny représente une des plus attachantes figures de
chef d'orchestre M. Eduard van Beinum. A l'occasion
veau naissance Haydn, M. Men- l'Ecole musicale française. Voici le texte d'un petit discours
du deuxième centenaire de la de
eîberg dirigera une exécution des Saisons, puis d'autre part, prononcé à Saint-Omer, le 26 juillet, par M. Henri Busser,
suivant la tradition, le Chant de la terre de G. Mahler et, le à l'inauguration de la statue de ce musicien qui peut être
dimanche des Rameaux,' la Passion selon Saint-Matthieu. considéré comme le père de l'opéra-comique français :
La Société catholique-romaine d'oratorio fera entendre la Au nom de M. le Ministre de l'Instruction publique et
Messe de Leos Janacek.
Enfin il y aura de nouveau six concerts de musique de des Beaux-Arts, je viens évoquer ici la carrière féconde du
chambre, pour lesquels sont engagés le trio Kreutzer- célèbre musicien du Déserteur et de la Belle Arsène, de
Flesch-Piatigorsky, le Quatuor Guarneri, le Quatuor Lener, Monsigny,, un des maîtres français du xvine siècle dont les
le Quatuor Stradivarius et le Quatuor viennois avec ouvrages gracieux et légers ont enrichi le répertoire de
Mllc Josefa Rosanska, pianiste. notre vieil Opéra-Comique.
Parmi les oeuvres de musique française contemporaine De même que Lulli, compositeur d'origine italienne, fut
exécutées récemment aux Concerts du Kursaal de Schéve- en quelque sorte le fondateur de l'opéra en France, for-
nin°ue, citons la Procession nocturne de M. Henri Rabaud, mule qu'illustrèrent Campra et notre grand Rameau, ce fut
Pour une fête de printemps de M. Albert Roussel, Boléro de un autre musicien transalpin, Pergolèse, l'auteur de cette
M. Maurice Ravel, la Péri de. M. Paul Dukas et les Varia- fine et amusante Serva Padrona (La Servante Maîtresse)
tions Symphoniques, de César Franck. Jean CHANTAVOINE. qui, par son art primesautier et plein de verve, devint l'ani-
mateur de toute une école nouvelle de musique spirituelle
ITALIE et charmante.
Le 25 juillet ouverture, aux Arènes de Vérone, de la Tandis que naissait dans votre pays du Nord, âpre et
saison lyrique annuelle, qui se terminera le 16 août. Les vigoureux, le musicien de Rose et Colas, sur les bords de
Maîtres Chanteurs, Guglielmo Tell, Mefistofele, composent la Garonne, à Muret, sous le ciel ensoleillé du Midi, un
le programme. Au pupitre le maestro Del Campo. Direc- autre compositeur, Nicolas Dalayrac, recevait le jour
teur de la scène, Giovacchino Forzano. Un public immense quelques années plus tard, et ces deux maîtres furent, avec
a répondu au magnifique effort des organisateurs.
Grétry leur contemporain, né en Belgique, les véritables

Interrogé par un correspondant de la Nacion de créateurs de ce genre que l'on qualifie d'éminemment
Buenos-Ayres, Alfredo Casella expose les données de son français.
nouvel opéra, La Donna serpente, d'après .la fable tragi- Cette forme de l'opéra-comique, composée de brefs
comique de Goldoni, qui sera présenté au Teatro Reale de morceaux, d'ouvertures pimpantes, d'ariettes à couplets, de
Rome, lors de la prochaine saison. « J'ai écrit cet opéra, duettos, de trios et de scènes vivement enlevées que sou-
dit-il, après une préparation spirituelle ettechnique de douze lignait un orchestre souple, où les cordes et les bois tenaient
années ; et cela, sans que l'écriture en soit préconçue selon la meilleure place, cette forme où le dialogue venait s'inter-
telle ou telle théorie de réforme présente ou passée. » Pour caler entre les morceaux pour éclairer l'action dramatique,
le jeune maestro-, le théâtre doit s'adresser « à l'humanité cette forme, dis-je, fut chère à nos pères qui n'allaient pas
entière », qui se soucie peu des écoles et des doctrines. au théâtre pour bâiller ou pour deviner des rébus. Sa vogue
— A Rome s'est constituée « l'Associazione fra amatori e dura chez nous et dans toute l'Europe pendant près de
cultori delParte lirica ». Cette Association, ouverte à tous deux siècles. C'est à elle que nous devons la longue série
ceux que l'art lyrique intéresse, se propose de susciter et des ouvrages d'Auber, de Boïeldieu, d'Hérold, d'Adolphe
d'encourager les manifestations en sa faveur. Le projet Adam. Plus tard, Ambroise Thomas, le sévère musicien
d'une école expérimentale du théâtre lyrique est à l'ordre d'Hamlet, vint se rafraîchir à cette source vive quand il
du jour. G.-L. GARNIER. écrivit d'une plume alerte le Caïd, et Charles Gounod,
l'immortel auteur de Faust, sut renouveler et raviver, dans
son délicieux chef-d'oeuvre Le Médecin malgré lui, ce
Les Représentations de Bayreuth genre léger de l'opéra-comique.
Quand j'étais jeune chef d'orchestre à l'Opéra-Comique,
Le cycle wagnérien a brillamment commencé et bat main- je fus chargé de préparer une reprise du Déserteur de
tenant son plein. A ce sujet, on lira avec un vif intérêt les Monsigny et j'ai gardé le souvenir de cette partition si bien
quelques lignes ci-après, extraites d'une simple carte postale venue, si riche d'inspiration et qui est encore en honneur
du Maître Georges Hue, qui est dans nos concours du Conservatoire de Paris.
comme on le sait, depuis Monsigny voulut un jour ennoblir sa muse et l'élever
toujours, un des wagnériens les plus éclairés, les plus fer-
vents, et un des fidèles assidus de Bayreuth. Ces impres-
jusqu'au grand art de l'Opéra; il écrivit alors Aline, reine
de Golconde, dont quelques fragments ont survécu et sont
sions brèves et spontanées prennent donc, sous sa plume, inscrits au répertoire des airs classiques.
une particulière autorité.
Mais ce n'était pas sous ce déguisement pompeux que
Nous passons ici des moments inoubliables. Chose sin- Monsigny devait connaître ses plus beaux succès; c'est en
gulière, ce n'est pas Parsifal qui
nous a donné les impres - revenant à son art sincère, en écrivant la Belle Arsène et
sions les plus fortes. Je n'en aime ni la mise en scène, ni surtout Félix ou l'Enfant trouvé que les musicographes
les éclairages, ni les exagérément lents de considèrent comme son chef-d'oeuvre.
Toscanini. Mais mouvements
une vraie révélation avec Tannhàuser et A la mort de Grétry, Monsigny qui était âgé de ç3 ans
un Tristan touchant au sublime, avec l'extraordinaire et qui, depuis quarante ans, ne composait plus de musique,
orchestre de Furtwàngler qui moi l'as des as. lui succédait à l'Académie des Beaux Arts.
reste pour
Très belles représentations également de la Walkure
et de A Paris, la rue Monsigny, toute proche de l'ancien
Siegfried avec Mm<= Larsen-Todsen, magnifique interprète théâtre Italien, a vu éclore le petit théâtre des Bouffes, qui
wagnérienne, et Schorr, Wotan d'une majesté incompa- n'était d'ailleurs qu'une scène de préparation pour la
un
rable. Melchior admirable Siegmund émouvant Tristan,
et fameuse salle Choiseul, sa voisine. C'est là qu'Offenbach
tous les rôles du reste d'une tenue parfaite. LeRheingold donnait, sous le Second Empire, ses plus brillantes parti-
seul assez pâle ; orchestre tions. Plus tard, les ouvrages de Charles Lecocq, d'Audran
trop éteint, avec Elmendorf. Il
nous reste le Crépuscule et vendredi, à Munich, les Maîtres. et d'André Messager y furent créés sous l'égide du bon
Quelle musique et quelle émotion ! Georges HUE. Monsigny, qui fut le père de cette opérette française, à

— 35i —
LE • MÉNESTREL

laquelle nous devons des soirées agréables et reposantes. Licence de concert. MM. Vondrovic, R. Mihail
Cet art, qui a charmé tant et tant de générations est-il Collard. —
près de disparaître dans notre époque éprise de cinéma, de Un prix de 2.000 francs offert par Mlle Magda Tagliaferro
musique mécanique et de jazz. Il faut souhaiter au contraire a été partagé entre M. Vondrovic (1.000), R. Mihail I500)
qu'il renaisse de ses cendres à peine éteintes et que, loin du Collard (5oo). ' ;'
tumulte des grandes villes, un jeune musicien puisse s'at- VIOLON.
tirer ce reproche que l'on fit un jour à Monsigny en lui Brevet d'aptitude..— M1!e Barbaut.
disant, après l'insuccès d'Aline : « Vous ne serez jamais Diplôme d'enseignement. M1Ies Chinault, Trillat.
qu'un musicien de village ». —
Diplôme d'exécution.
Certes oui, un musicien de village, il l'était en effet, le — MM. Gracia, Ribéra, M"e Keller'
|Bistis,
MM. Kousnezoff, Guikovaty, Abdel Rahman,
chantre exquis de Rose et Colas, ce pur bijou comparable Mlle Souvignet, M. Husson. '
à Daphnis et Chloé de Longus, qui, du sol de notre vieille
France, sut faire jaillir des mélodies claires, expressives, qui ALTO.
Diplôme d'exécution.
chantent dans les mémoires et sur toutes les lèvres! Gloire — M. Budaï.
à nos musiciens français du vieil opéra-comique et gloire VIOLONCELLE.
à Monsigny! Henri BUSSER. Brevet d'aptitude. — Mlle C. Malloizel.
Diplôme d'enseignement. — M. Grenat, M1Ies R. Lambert,
Barker, Prokter, reçuspourlevioloncelle, devront compléter
ÉCHOS ET NOUVELLES leur examen.
Diplôme d'exécution. — M. Lewis.
Licence de concert. — Mme Nathan-Wilson.
— Un concours pour la place de second violon-solo à ORGUE.
l'orchestre des Concerts Pasdeloup aura lieu le 19 octobre Brevet. — MlleB Barbet, Sazerac de Forge, M. Chenaux
prochain, salle des Quatuors Gaveau. Deux morceaux sont (Mentions très bien).
requis : un morceau au choix et un morceau imposé, le HARPE.
Concerto de Brahms, avec cadence de Joachim. Diplôme d'enseignement. — MUe E. Gutman.
D'antre part, un concours pour des places de violon et Diplôme d'exécution. — Mlle Marie Gutman.
d'alto aura lieu dans la même salle, le mercredi 3o sep- Licence de concert. — Mlle Balcells (Mention très bien).
tembre. Il n'y a pas de morceau imposé. Pour tous ces
emplois, la nationalité française est exigée. S'inscrire au FLÛTE.
siège, 6, rue de Crussol (11e). Brevet d'aptitude. — M1Ie Dyonnet.
— Les auditions pour l'Opéra américain ont lieu les CHANT.
lundis et mercredis, à 11 heures du matin, au Théâtre des
Champs-Elysées. Les intéressés sont priés de s'inscrire à
Diplôme de concert. — Mmes Brierre,
Kaupelis, Stanesco,
Lagrue, Philibert.
l'avance au théâtre ou 83, rue d'Amsterdam. Licence de concert. — MlleGombau, M. Longtin, Mlles Du-
:— La crise théâtrale sévit aussi en Pologne si l'on en bosc, Divaiti, Froloff.
juge par une information de Varsovie disant qu'une déléga- Diplôme de théâtre. — Mme Bogdan, M. Longtin,
tion des artistes dramatiques polonais s'est rendue chez le MUes Gombau, Dubosc, M. Taupin.
ministre de l'Intérieur pour lui demander de prendre des
HARMONIE.
mesures de toute urgence.
La crise des théâtres sévit également en Allemagne, Brevet. — MIles Mok, Sapira.
où l'Association berlinoise des propriétaires de théâtres et Diplôme. — MUe Bonneville, M. Perrin, MUes Parker,
salles de spectacles vient de décider de rendre effective Merklein.
CONTREPOINT.
une mesure dont il était déjà question depuis quelque
temps, et qui consiste à réduire sensiblement le montant Brevet. — M. Preger, Jean Levy, John Levy, Paul Budai,
des cachets consentis aux vedettes des scènes berlinoises, Moody, S. Stravinsky.
ainsi que ceux des étoiles de seconde grandeur qui, jus-
qu'ici, touchaient des honoraires de 5o à i5o marks. — Les concours de l'Ecole Niedermeyer ont été excel-
lents. Présidés par M. Henri Heurtel, directeur de l'Ecole
Par contre, tous les artistes recevront une part sur les dont le maître Henri Busser est le directeur honoraire, les
bénéfices. membres du jury l'ont vivement félicité, ainsi que les pro-
Le chiffre de 3.000 marks, comme honoraires mensuels fesseurs et Mme Vve H. Heurtel, née Lefèvre-Niedermeyer,
fixes, est envisagé comme un maximum. administrateur de l'Ecole depuis 1900, sur les remarquables
Rappelons que des mesures analogues ont été prises, résultats obtenus dans toutes les branches de l'enseigne-
récemment, par les directeurs de théâtres de Vienne.
ment.
École Normale de Musique de Paris. Les élèves le plus souvent nommés sont MM. J. More,
Résultats des examens. R. de Lignières, R. Jault, C. Perrain, P. Béguigné, Cl.
Galan, Mlles E. Calvet, A. Julio, A. Bourdrel, M. Comba-
PIANO. lat, M. Garfella, S.Moser, S. Pichon, J. Oulmet, A. Ver-
Brevet élémentaire d'aptitude. — M1Ies Kendirgi, Danos, naeeker, S. Poumarat, R. Chevrier, etc.
Nicolas, Fialon, Lajeune, Satoh, Vigot, Leloup, Thomas, Les éminents et dévoués professeurs sont : MM. H. De-
Villeneuve, Dières-Monplaisir, Lipschitz, Cuadrado, Bil- fosse, H. Libert, H. Miclet, le directeur, Mlles Simone
laud, Saulnier, Defay, Béranger, Bibal, Karp, Gasne. Hersent, Marie et Sonia Heurtel, Mrae Dunit, MM. M. Em-
Diplôme d'enseignement. — Mlle Odier, M. Amion, manuel et R. Liard.
MIles Causeret, Freeman, Saunders-Davies, Merlin, Yardeny,
Schille, Bonniard, Astruc, Bougarel, André Buisson,
Dyonnet, Nathanson, Wahl, Petitgirard, Rivaud, Spanoudi, .

M. Zunino, Mlle Lydaki.


Diplôme d'exécution. — MM. Mein, Perrin, MUes Degen,
Bonneville, Causeret, Georgiadès, Bidal, Wahl, Paitot,
Vauthrin, Gorenstein, Luzuriaga, Ciolan, Henrion, Gilberte
Martin, Leclercq, Moritz, Petitot, Acault, Sainte-Marie,
S. Bernard, Yot, Delacoste, Bogatchek, Reiman.

— 352 —
IMPRIMERIE CHAIX, RDE'B CBSSRE, 20, PiRIS. — <tam UzSLO»

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