Vous êtes sur la page 1sur 10

Le Ménestrel : journal de

musique

Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France


. Le Ménestrel : journal de musique. 1866-12-23.

1/ Les contenus accessibles sur le site Gallica sont pour la plupart des
reproductions numériques d'oeuvres tombées dans le domaine public
provenant des collections de la BnF. Leur réutilisation s'inscrit dans le
cadre de la loi n°78-753 du 17 juillet 1978 :
- La réutilisation non commerciale de ces contenus ou dans le cadre
d’une publication académique ou scientifique est libre et gratuite
dans le respect de la législation en vigueur et notamment du maintien
de la mention de source des contenus telle que précisée ci-après : «
Source gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France » ou « Source
gallica.bnf.fr / BnF ».
- La réutilisation commerciale de ces contenus est payante et fait
l'objet d'une licence. Est entendue par réutilisation commerciale la
revente de contenus sous forme de produits élaborés ou de
fourniture de service ou toute autre réutilisation des contenus
générant directement des revenus : publication vendue (à l’exception
des ouvrages académiques ou scientifiques), une exposition, une
production audiovisuelle, un service ou un produit payant, un support
à vocation promotionnelle etc.

CLIQUER ICI POUR ACCÉDER AUX TARIFS ET À LA LICENCE

2/ Les contenus de Gallica sont la propriété de la BnF au sens de


l'article L.2112-1 du code général de la propriété des personnes
publiques.

3/ Quelques contenus sont soumis à un régime de réutilisation


particulier. Il s'agit :

- des reproductions de documents protégés par un droit d'auteur


appartenant à un tiers. Ces documents ne peuvent être réutilisés,
sauf dans le cadre de la copie privée, sans l'autorisation préalable du
titulaire des droits.
- des reproductions de documents conservés dans les bibliothèques
ou autres institutions partenaires. Ceux-ci sont signalés par la
mention Source gallica.BnF.fr / Bibliothèque municipale de ... (ou
autre partenaire). L'utilisateur est invité à s'informer auprès de ces
bibliothèques de leurs conditions de réutilisation.

4/ Gallica constitue une base de données, dont la BnF est le


producteur, protégée au sens des articles L341-1 et suivants du code
de la propriété intellectuelle.

5/ Les présentes conditions d'utilisation des contenus de Gallica sont


régies par la loi française. En cas de réutilisation prévue dans un autre
pays, il appartient à chaque utilisateur de vérifier la conformité de
son projet avec le droit de ce pays.

6/ L'utilisateur s'engage à respecter les présentes conditions


d'utilisation ainsi que la législation en vigueur, notamment en matière
de propriété intellectuelle. En cas de non respect de ces dispositions,
il est notamment passible d'une amende prévue par la loi du 17 juillet
1978.

7/ Pour obtenir un document de Gallica en haute définition, contacter


utilisation.commerciale@bnf.fr.
Viniancïic 3 éccmbrc 1866.
(Les Bureaux, 2 bis, rue Vivienne)

MM. TH" ANNE, H. BÀRBEDETTE, HENRI BLÀZE DE BURY, GUSTAVE BERTRAND, PAUL BERNARD,
OSCAR COMMETTANT, G. DUPREZ, DE GASPERINI, L. GATAYES, LÉON HALÉYY,
B. JOUVIN, E. LEGOUVÉ, MARMONTEL, A. MÉREAUX, A. DE PONTMARTIN, PROSPER PASCAL,
ALPHONSE ROYER, G. DE SAINT-VALRY, P. RICHARD, J.-B. WEKERLIN et XAVIER AUBRYET
ooo§§oo<=
Adresser Fn\Nco à M. J.-L. HEUGEL, directeur du MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, les Manuscrits, Lettres et Bons-postes d'abonnement.
Un an, teste seul : 10 francs, Paris et Province. — Texte et Musique de Chant 20 fr.; Texte et Musique de Piano, 20 fr., Paris et Province.
Abonnement complet d'un an, Texte, musique de Chant et de Piano, 30 fr., Paris et Province. — Pour l'Étranger, les frais de poste en sus.

SOMMAIRE-TEXTE chemin n'interrompent leurs confidences qu'à la dernière extrémité.


Chacun de vos pas semble se poser sur un frou-frou d'ailes. On dirait
que tous ces oiseaux sortent de dessons terre. Ils rayent de leur
I, Hérold, sa vie et ses oeuvres (2e partie, 9e article), B. JOUVIN. — II. Semaine théâtrale, mince silhouette brune l'étroit horizon qu'embrasse le regard, esca-
H. MORENO. —III. Le violoniste JOACHIM (portraits-cartes du Charivari), ARTHUR POUGIN.
IV. Pacini à Naples : ovations et déboires. — V. Nouvelles et annonces.
ladent la branche la plus rapprochée de vous, se rangent à droite et

gauche pour vous regarder passer, et leur babil, plus aigu et plus
précipité, semble quereller l'indiscret et l'importun qui est venu
MUSIQUE DE CHAUT
sans raison les troubler dans leur déshabillé et dans leurs épanche-
Nos abonnés à la musique de CHANT recevront avec le numéro de ce jour,
ments du matin.
les Hirondelles de
MIGNON
Lorsque nous repassons par un des chemins de notre vie, nos sou-
venirs, s'envolant en compagnie sous nos pas, jouent précisément le
réduction pour voix seule, musique de M. AMBROISE THOMAS, paroles de MM. MI-
jeu de ces oiseaux. Ils nous regardent passer. Nous ne pouvons ni
CHEL CARRÉ et JULES BARBIER; suivra immédiatement: la Styrienne, chantée par
Mme GALLI-MARIÉ dans le même opéra. les rattraper, ni les fuir. C'est une haie de voix gaies ou tristes qui
nous chantent des chansons qui nous font sourire ou pleurer. Nous
étendons la main ils se posent sur une branche plus haute; nous
PIANO .-

faisons quelques pas : les escadrons volants fuient, effarouchés, pour


Nous publierons dimanche prochain pour nos abonnés à la musique de PIANO,
la polka MIGNON, composée par STRAUSS pour les bals de la Cour et de l'Opéra ;
se reformer un peu plus loin. Toujours seule en les poursuivant,
suivra immédiatement-, rEntr'acte-Gavotte de l'opéra l'âme est condamnée à vivre avec eux, sans eux ! Il faut dire avec
MIGNON.
André Chénier :
O jours de mon printemps, jours couronnés do rose,
A votre fuite en vain un long regret s'oppose.
HEROLD Rome, toujours grande et toujours debout dans le tombeau d'une
civilisation comme dans le berceau d'une religion, parlait la même
SA VIE ET SES (EUVRES langue au vieux Montaigne et au jeune Hérold : » J'ay veu ailleurs
«
des maisons ruynées, et des statues, et du ciel,et delà terre, dit le
«
doux pyrrhonnien des Essais : ce sont touiours des hommes. Tout
DEUXIEME PARTIE
« cela est vray ; et si pourtant ne sçaurois reveoir le tombeau de cette
IX «
ville si grande et si puissante, que je ne l'admire et la révère. »
En entrant à Rome pour la troisième fois, le musicien éprouve une Le directeur de l'école de Rome en 1821 M. Thévenin, accueillit

vive émotion. Il doit seulement la traverser, y serrer la main à quel- Hérold comme un enfant qui faisait honneur à l'institution. Il l'in-
ques condisciples du Conservatoire, et il se surprend à dire : < Il me vita à diner officiellement avec la classe de musique. Mais un ban-
« semble que j'y passerais ma vie. » Il y cherche avec empressement quet plus fraternel encore fit asseoir à la même table, avec l'artiste
la vieille maison où il habita autrefois et c'est avec un battement
,
voyageur, trois jeunes gens à peu près du même âge, qui marchaient
de coeur qu'il la retrouve. Il a écrit quelque part que Rome avait la du même pas au même but, mais dont un seul, dans les trois, devait
sombre, l'imposante majesté des cités mortes ; il la trouve vivante et y poser un pied ferme et le toucher d'une main vaillante. Ces trois
quasi joyeuse à présent qu'il la parcourt dans ses souvenirs. Il y a six jeunes gens se nommaient Halévy, Ratton et Leborne. « Nous avons
ans qu'il l'a quittée; ce n'est pas elle qu'il revoit, c'est sa jeunesse. «
bu à la santé de leur maître (Cherubini) et à la mémoire du mien,
Sur chaque pavé de ses rues étroites il fait lever, en marchant, un « dit Hérold ; ensuite à la mienne,
puis à la leur, et tout cela avec la
,
rêve de sa vie d'artiste. L'illusion n'est pas de celles qui doivent faire « plus grande tenue. De là nous sommes
remontés chez M. Thévenin,
crier au miracle. « qui joue tous les soirs à la
bouillotte. »
Ne vous est-il jamais arrivé, à la campagne, de cheminer dans J'en demande bien pardon à feu ce directeur de l'école française,
un
sentier moitié gazon et moitié sable? Le pied foule comme un tapis à Rome! J'apprends avec plaisir que M. Thévenin faisait la bouillotte;
de velours. Il fait si peu de bruit que les oiseaux en voisinage et comme il la faisait tous les soirs, je dois supposer qu'il était
sur le
d'une certaine force ; mais aucun dictionnaire biographique (je les ce qui me frappa davantage chez Leborne, c'est ce que j'appellerai
ai consultés tous) n'a pu m'apprendre si M. Thévenin faisait ou avait une prise de possession de l'oeuvre exécutée devant lui. L'auteur
fait des chefs-d'oeuvre ; s'il était peintre, architecte, graveur. Ils se assis à sa gauche, ne s'inclinait pas seulement par déférence envers
taisent à l'unanimité sur sa gloire et même sur son nom. Il devait un ancien: il laissait faire, il laissait dire le chef de la copie, parce
appartenir à la section des Reaux-Arts et se croire immortel. Il l'a que, en effet, on ne pouvait ni mieux faire, ni mieux dire. En lisant
été, — pendant sa vie. Qui sait? M. Thévenin a peut-être appartenu le passage du journal de l'auteur de Zampa et sa note sur le banquet
à l'Académie....- des jeux! fraternel qui avait vu s'asseoir à la table d'Hérold Halévy, Ratton et
Revenons au trio de musiciens, qui, tendant son verre pour le Leborne, le souvenir de la répétition de Roland à Roncevaux s'est
choquer à celui d'Hérold, buvait à la déesse qui voile son front: mêlé à cette lecture. Un point d'interrogation s'est dressé devant moi.
l'Immortalité. L'auteur de la Juive peut se passer d'un bout de bio- Il n'a peut-être manqué à Leborne, me suis-je dit, pour marquer sa
graphie. Mais cela fait un Horace sur les trois qui se promettaient, trace au théâtre, avec plus de persévérance dans l'effort de l'artiste,
en trinquant à leurs succès, de vaincre les Curiaces du parterre. que de n'avoir point rencontré sur son chemin Y honneur de profes-
Ratton était le fils d'un fabricant de fleurs artificielles. Les opéras ser le contre-point au Conservatoire et le bonheur de vivre de sa
qu'il écrivit seul n'ont pas eu, tant s'en faut, la durée de la marchan- place à l'Opéra. Je rendrai mieux ma pensée par une comparaison.
dise de monsieur son père. Et pourtant ce n'était point un musicien Lorsqu'une rivière franchit ses digues (ma comparaison est d'une
sans mérite, loin de là. Il écrivit, en collaboration avec son camarade douloureuse actualité), le flot, coulant à droite ou à gauche, va
Leborne, le Camp du Drap d'Or, et un beau finale dans la Marquise quelquefois grossir un étang paisible, y séjourner, s'y caser. Le
de Brinvilliers, olla podrida musicale pour la confection de laquelle voilà confondu avec l'eau des mares stagnantes : c'est un accident, un
une demi-douzaine de compositeurs célèbres avait mis la main à la accident seul qui l'a empêché de couler avec bruit, avec éclat, vers
pâte. Triste ragoût ! Ratton se dit qu'un fabricant de fleurs artifi- la mer qui était le but de sa noble destinée !
cielles qui a la plus riche clientèle de Paris vaut bien un musicien B. JODVIN.
auquel le public refuse sa pratique. Admirablement raisonné ! Le La suite au prochain numéro).
(

logicien ne s'en tint pas là : il reprit le chemin de la maison et de Droits de reproduction et de traduction réservés.
l'industrie paternelle, et de musicien sans emploi devint ou redevint
marchand cle- fleurs artificielles des plus achalandés. Il ne fit plus
de la musique que pour son plaisir et portes closes ; le public, ce
grand ingrat, ne lui demandait rien de plus (1).
Le camarade de Ratton, Leborne, s'était fait connaître au théâtre en
collaborant à la Violette, de Carafa. Le prix de Rome jouait lui-même
le rôle de la violette dans cette association musicale, puisque son SEMAINE THEATRALE
nom ne fut pas jeté au public et ne figura pas sur l'affiche. A la vé-
rité, son associé fit preuve d'une rare délicatesse. Le succès de
l'opéra avait été contesté à la première représentation; M. Carafa THÉÂTRE-ITALIEN, reprise de l'Elisir d'amorc. — Nouvelles.
attendit que des épreuves successives et point troublées en eussent
consolidé la réussite, pour donner au jeune Leborne, par la voix des
journaux, la part de collaboration et d'éloges qui lui était due légiti- La Patti vient de nous rendre encore VElisir, qu'elle avait si bien fait|
mement.Procédé rare ! Je pourrais ajouter peut-être procédé unique! de remettre à la scène, il y a deux ans, après un long oubli. L'EHsirÈk
L'envers de la toile cache des mystères de travail à plusieurs qui est Don Pasquale sont, au génie comique de Donizetti, ce que la Favorite Aï.
terriblement loin de cet idéal de l'association des idées et des Lucie sont à son génie sérieux. L'Elisir eut même pendant longtemps plus £
de vogue que Don Pasquale; chanté par Lablache, Tamburini, Rubiniet (;
hommes ! Derrière cette toile, les hommes qui remplacent le-talent
la Persiani, il faisait brillamment concurrence au PMUrc, d'Auber, chanté}:
par la notoriété, par la diplomatie des coulisses, par un passe-partout à l'Opéra par Levasseur, Dabadie, Nourrit et Mme Cinti-Damoreau. En- ;
qui ouvre à toute heure le cabinet directorial, tendent leur toile; suite, il fut délaissé, et bien à tort, car il contient des parties ravis- ï
les mouches y tombent, l'araignée s'arrondit ; mais il faut être juste santés. :;

même envers l'araignée : elle n'est point paresseuse; c'est elle qui La Patti est aussi parfaite dans le rôle d'Adina que dans ceux de Rosine i
file la toile à laquelle se prennent les idées qu'elle exploite. Dites et de Norine. Elle y étincelle de jeunesse et de coquetterie. Nous étions ]
donc aux mouches d'en faire autant ! franchement ravi d'elle, surtout après le duetto : Una tenera occhiatina... i
Leborne avait épousé la fille du chef de la copie de l'Opéra. Il ne qu'elle enlève avec une grâce et une légèreté inexprimables, et nousadmi-1
tarda pas à suivre l'exemple plein de bon sens et de prévoyance que rions surtout sa grande et rare sagesse à suivre le texte, quand tout à coup .!
l'enfant gâtée s'est mise à lancer, en manière de feu d'artifice final, une a
lui avait donné l'ami Ratton. Il prit la suite des affaires de son beau-
valse dont le style trivial et la tessitura peu vocale juraient avec le style de x
père, sans toutefois renoncer à ce que son art avait de solide et
la partition. Les applaudissements ont été très-grands, comme ils le seront 1
même d'élevé : à la mort de Reicha, il s'assit au Conservatoire dans toujours, quand la Patti déploiera ses merveilles; mais ne peut-elle secon-
la chaire du savant théoricien. tenter d'en enrichir la musique des maîtres? Si elle tenait à ajouter un i
>

Il me souvient d'avoir vu M. Leborne pour la première et pour la rondo à la partition, ne pouvait-elle en trouver un dans le répertoire im- ï
dernière fois ; c'était à la répétition générale de Roland à Ronce- mense de Donizetti? Sa voix ne peut-elle briller que dans une valse à }
vaux. 11 était assis à une petite table, près del'avant-scène de droite. l'américaine? ?

Il suivait et surveillait, la partition placée sous ses yeux, l'exécution Nicolini succédait à Naudin dans le rôle de Nemorino ; il y a été très- i
et l'opéra de M. Mermet. Il faisait son devoir (j'allais dire son mé- applaudi, et a chanté surtout la délicieuse romance : Una furtiva lagrima, •:

tier) de chef de la copie. Il était là pour corriger les fautes matérielles avec beaucoup de goût. Zucchini et Agnesi sont excellents dans les rôles ;
desmanoeuvres placéssousses ordres. Le véritable artiste netarda pas à de Dulcamara et de Relcore. f
se montrer sous l'employé de l'administration. Je ne parle point ici LL. MM. l'Empereur et l'Impératrice ont honoré mercredi de leur pré- ;
de cette délicatesse d'oreille du musicien consommé, qui consiste à sence la représentation composée des deux premiers actes (YAlceste et de s
ramasser sous un pupitre la note qu'y a laissée tomber l'archet d'un la Source, à I'OPÉRA. Vendredi, on a repris Roland à Roncevaux, avec ï
alto : cela est jusqu'à un certain point du métier, quoique cette Gueymard et Mme Gueymard, qui en ont créé les principaux rôles. Di- |
finesse dans la perception du son et cette faculté d'isoler le détail manche dernier, c'était le Prophète qui tenait l'affiche, et MUo Rosine Bloch -;

de l'ensemble ne puissent s'acquérir que chez le musicien qui en a prenait pour la première fois possession du rôle de Fidès ; — pour la pre- '
apporté en naissant le germe dans une organisation bien douée. Mais mière fois, à Paris, du moins, car elle y avait été trôs-goûtée d'abord à ;
Marseille. Le public parisien a confirmé le jugement favorable du public \
marseillais. L'intelligente et charmante artiste a bien chanté et bien joué
(1) Batton était cependant un musicien savant et distingué. Mais il était à la fois trop
modeste et trop fier pour monnayer son talent avec, l'alliage de l'intrigue. Avant son départ ce rôle redoutable ; elle a surtout été très-applaudie au dernier acte.
pour Rome, il avait donné deux ouvrages à Feydeau. La Fenêtre ouverte réussit beaucoup
C'était la plus sérieuse épreuve qulflui restât à subir pour pouvoir se dire ".

dans le public it dans les journaux du temps. le primo contralto assoluto de l'Opéra.
LE MÉNESTREL 27

; Sous peu de jours, nous verrons une reprise de la Muette, avec le début C'est Mlle Daniele qui créera à Bruxelles le rôle de Mignon. Si nous
d'une danseuse très-estimée à Milan, MIle Dor. avons bon souvenir, cette très-jolie cantatrice aux yeux expressifs, mais un
Les cinq actes de Don Carlos ont été répétés déjà par tous les artistes et peu langoureux, a fait ses premiers pas sur notre scène Ventadour. Nous
les choeurs. Le ténor Morère, qui avait souffert pendant quelques l'avons retrouvée à Nice chantant Verdi, et voici qu'elle vient d'obtenir un
par
jours d'un violent mal de gorge, a repris samedi dernier les éludes du grand succès au théâtre royal de la Monnaie, dans Lara. Nous lui souhai-
rôle de don Carlos. Selon toute probabilité, les répétitions d'orchestre tons même fortune avec Mignon. Quant au rôle de Pliiline, qui prend
commenceront vers la fin de ce mois. On parle, entre autres belles choses, chaque jour plus d'importance, grâce à la verve et au talent de Mme Cabel,
d'un finale superbe au deuxième acte. Il y aura neuf décors ; celui du pre- c'est la belle MUc Moreau, de notre Théâtre-Lyrique, qui en sera chargée à
mier acte, qui a été fait d'après un site de la forêt de Fontainebleau, effet Rruxelles; Jourdan chantera le rôle d'Achard, et M. Jamet, celui de Ba-
de neige, est l'oeuvre posthume et dernière de Joseph Thierry, un des taille.
maîtres de la peinture décorative, mort il y a quelques mois. Reste à trouver un introuvable Couderc pour Laerles. M. Lelellier est
M. Emile Perrin a signé l'engagement d'un jeune ténor nommé Collin, à la recherche de cet emporte-pièce, pour employer l'expression de notre
que nous avons enlendu aux derniers concours
du Conservatoire et qui collaborateur Jouvin.
vient de subir heureusement les premières épreuves au grand théâtre de A propos des interprètes-créateurs de Mignon, le spirituel crayon de
Marseille. Stop les charge à fond de train dans le dernier numéro du journal de
TJn journal annonce que l'Opéra doit, à partir du 14 janvier prochain, M. Philipon. Tous ceux qui ont entendu Mignon voudront voir les illus-
donner six représentations par semaine. On affirme même que les chefs trations carnavalesques du Journal amusant. C'est l'opéra tout entier
de pupitre de l'orchestre, convoqués par le directeur, auraient reçu une parodié delà façon la plus divertissante par. le grave docteur en droit qui,
communication à ce sujet. sous le pseudonyme de Stop, laisse reposer le Code pour les pinceaux et
Cette nouvelle est inexacte. Le directeur de l'Opéra n'a fait et n'avait à le crayon.
faire aux artistes de l'orcheslre aucune communication de ce genre. On a L'engagement de Mme Blarie Cabel vient d'être renouvelé à I'OPÉRA-
devancé, croyons-nous, les projets de la saison d'Exposition. COMIQUE.
— Mlle Léon Duval, deuxième prix du dernier concours, élève
de MM. Couderc et Bataille, est engagée par M. de Leuven.
VEntfacte, journal officiel des théâtres, résume les appréciations de la Ce n'était pas assez de l'opérette en trois actes de M. Offenbach, au
presse parisienne sur le nouveau grand succès de l'Opéra-Comique. Il va Palais-Royal, de son opérette en trois actes qui se répète aux Variétés, de
sans dire que VEntr'acte ne mentionne- pas les critiques, et cependant la grande féerie musicale que le Cbàtelet lui a commandée pour le prin-
Mignon en a mérité d'assez acerbes pour qu'il leur soit tout au moins temps : voici qu'on parle d'un opéra-comique en trois actes, dont lepoëme,
donné une marque de souvenir. Les critiques passionnées parlent en fa- fort gai (le Voyage en Chine veut donc faire école?), aurait été lu ces jours
veur d'une oeuvre tout autant que les meilleurs éloges. Seule, l'indiffé- derniers à MM. de Leuven et Ritt.
rence tue, et l'opéra de M. Ambroise Thomas a triomphé de celle de la
presse. En effet, tandis que les uns nient Mignon, — tout comme cer- Le succès du Freyschùtz s'annonce décidément comme un des plus
taines plumes, se croyant des plus autorisées, ont répudié Faust, — n'en beaux que le THÉÂTRE-LYRIQUE ait eus; il y a quatre représentations par
voyons-nous pas d'autres exalter la nouvelle partition de M. Ambroise semaine, et les recettes sont au dernier maximum.
Thomas. Les lendemains sont tenus par Rigoletto ou Violetta, en attendant les
« Cette
fois, dit M. Nestor Roqueplan dans le Constitutionnel, M. Am- ouvrages nouveaux qui se répètent, et dont nous rappelons les titres :
broise Thomas a fait son chef-d'oeuvre, et je ne crois pas trop dire en 1° Déborah, trois actes de M. Plouvier, musique de M. Devin-Duvivier ;
ajoutant : ce chef-d'oeuvre en serait un pour les plus illustres. » interprètes : Mmes Talvo-Bedogni, Mlle Daram, Mlle Demay, Puget, Lau-
Ainsi parle M. Ed. Fournier dans la Patrie, et il ajoute: «C'estlimpide rent, Neveu, Legrand ;
comme une source pure, clair comme la lumière même. Je n'en citerai 2° Sardanapale, trois actes de M. Beck, musique de M. V. Joncières;
rien, ne pouvant tout citer. » interprètes : MUe Nilsson, Montjauze, Cazaux et Lutz;
« M. Ambroise
Thomas a une tendresse qui me pénètre et je ne sais 3° Cardillac, trois actes de MM. Nuitter et Beaumont, musique de
quoi de sobre et d'élevé qui s'impose tout aussitôt à mon esprit charmé. » M. Dautresmes ; artistes : Mmes Irène Lambert et Regnaut, Ismaël, Barré
Ces lignes sont de M. A. Villemot, et en voici quelques-unes de et Vitaux.
M. Jouvin : On s'occupe de la reprise de Don Pasquale, pour les débuts de M1Ie Schroe-
•<
Le récit parlé de Mignon sur une mélodie orchestrale est aussi délicieux der et du ténor Vitaux.
que vaporeux. C'est une traduction littérale de Goethe, faite avec autant Tous ces ouvrages, nouveautés et reprises, doivent être donnés avant
d'adresse que de bonheur; le vers français donne un corps à la poésie Roméo et Juliette, dont on a à peine commencé les répétitions.
allemande, et la musique ouvre les deux ailes qui la font planer » 1

Mais nous n'en finirions pas de citer et nous renvoyons notamment nos Le THÉÂTRE-FRANÇAIS et I'ODÉON ont fêté vendredi l'anniversaire de la
lecteurs à l'excellent compte-rendu de la Gazette de France, qui donne sur naissance de Racine.
l'oeuvre de M. Ambroise Thomas et sur son auteur les appréciations les Dans le Galilée de M. Ponsard, au Théâtre-Français, on reverra le
plus élevées, malgré certainesréserves qui ne font qu'ajouter au mérite de sévère comédien Geffroy, qui a emporté tant de regrets dans sa retraite.
ces appréciations. Il est question, au même théâtre, d'une reprise de la Ciguë, avec le
Quant à Mme Galli-Marié, ce n'est partout qu'un concert d'éloges. jeune Sénéchal dans Clinias et la jolie MUe Angelo, dans Hippolyte.
« Tout Paris, dit M. H. Prévost dans la France, voudra pleurer, rire
La pièce de M. Léon Laya, — à laquelle l'annonce d'un rôle accepté
avec Mignon, comme elle seule rit et pleure, vibrer avec cette vivante et par Mn,e Augustine Brohan ajoute un si grand intérêt, — viendra après
palpitante héroïne de Goethe et d'Ary Scheffer, dont elle a copié la pein- Galilée.
ture; vibrer de ses poignantes douleurs, de ses transports jaloux et des La reprise de Mademoiselle de La Seiglière, samedi dernier, était comme
tressaillements de son ineffable amour. » un petit événement : le rôle du marquis, dont Samson avait fait une de ses
« Une comédienne étrange comme une bohémienne, avec sa tournure
créations les plus originales, était repris pour la première fois par Ré-
de petite Fadelte, sa grâce brusque, sa voix âpre et ses yeux sombres et gnier, qui cédait lui-même son rôle de Destournelles à Monrose. MIle Fa-
profonds qui semblent faits pour lire dans la main, » ajoute M. Paul de vart succédait à MUe Madeleine Brohan dans celui d'Hélène; enfin Febvre
Saint-Victor, dans la Presse. faisait son troisième et son plus brillant début dans le rôle de Bernard
Mais voici le portrait tout entier de Mme Galli-Marié sous la plume de Stamply. C'est une carrière nouvelle pour la belle comédie de MM. Jules
M. Jouvin :
Sandeau et Régnier.
« Mme Galli-Marié a dépassé cette fois [et cela semblait difficile) ses deux M. Théodore Barrière a lu aux artistes du VAUDEVILLE sa comédie en
créations si originales du page de Lara et de la folle de Fior d'Aliza. C'est
quatre actes : les Brebis galeuses. La distribution n'est pas complètement
mieux que la bohémienne d'Ary Scheffer, et c'est aussi près que possible arrêtée, et rien ne presse, grâce au succès de curiosité de Maison neuve.
de la Mignon de Goethe. Mme Galli-Marié a, dans son beau front pensif,
Nous pouvons dire dès aujourd'hui que les principaux rôles sont confiés
dans ses yeux noirs brillant d'un feu sombre, dans son geste impérieux à Félix, Desrieux, Delannoy, Mlle Page et Mrae Doche.
ou enfantin, dans les poétiques attitudes de son corps qui fond (pour me
servir du mot du poëte), le charme étrange que notre imagination prête M. Alexandre Dumas fils a lu, il y a quelques jours, sa nouvelle comé-
aux êtres surnaturels. Il lui faut des types au théâtre et non des rôles. Si die : les Idées de Mm« Aubray, chez George Sand. La maîtresse de la
elle se montre, si elle parle, si elle chante comme tout le monde, elle est maison, M. Edmond About, M. Charles Marchai, le peintre, et M. Michel
perdue. Vouloir enfermer son talent et son chant farouche dans la passion Lévy, assistaient à cette lecture. Le succès a été grand, dit M. Feyrnet, du
d'une héroïne bien sage, ce serait vouloir emprisonner l'indépendante Temps, dans ce petit cercle, et ce que ces bons juges disent de la pièce fait
Mignon dans croire qu'il sera très-grand devant le public.
une cage à crinoline. »
28 LE MENESTREL

Le THÉÂTRE DU CHATELET a donné mardi sa grande revue du Diable Des fanatiques assurent que, par suite d'une préoccupation obstinée de
boiteux. Elle est des auteurs de la Lanterne magique, MM. Clairville, sa mère pendant sa grossesse, le petit Joachim naquit avec l'image d'un
Blum et Flan. Le défilé des jouets et le ballet des bébés, le tableau de violon et d'un archet placés en sauloir sur sa poilrine, ce qui décida de sa
Vaquarium, et quelques parodies heureuses des pièces en vogue, quelques vocation. Toujours est-il que celte vocation se décida dès ses plus jeunes
jolis couplets bien dits par MUé Esclozas, Reynard, Ambroise et Tissier, années, et que l'amour de l'enfant pour l'instrument chéri de Paganini ne
répondent du succès. connaissait pas de bornes.
Élève de Joseph Boehm, au Conservatoire de Vienne, il fit des progrès
Les BOUFFES-PARISIENS nous promettent pour demain un curieux dé- tellement rapides, qu'en 1843, à peine âgé de douze ans, étant allé se faire
but, celui de Mme Ugalde... comme compositeur. Cela ne peut manquer entendre à Leipzig, il y produisit une sensation profonde. Il resta en cette
d'être très-piquant. La pièce a nom la Halte au moulin; le livret est de ville, y continua ses études avec Ferdinand David et travailla aussi la
M. Jardry, et la principale interprète sera Mme Ugalde elle-même. théorie et l'harmonie avec Hauptman. Un jour, il exécuta, dans un des
Les FANTAISIES-PARISIENNES ont repris un charmant opéra-comique de concerts de la société de Gewandhaus, en compagnie d'Ernst, de Bazzani
M. Léo Delibes, l'Omelette à la Follembuche, succès de bouffonnerie mu- et de David, la fameuse concertante de Maurer pour quatre violons : le
sicale enté sur le vieux succès du vaudeville de Labiche et Marc Michel. plus jeune de ses partenaires avait vingt-six ans, et Joachim treize seule-
M110 Éléonore Peyret, qui a fait un premier début dans le Florentin, ment; son talent cependant était déjà si remarquable et si formé, que le
fera le second dans la Chaste Suzanne, d'Hippolyte Monpou. Le rôle du succès du bambin en veste ronde fut immense et spontané.
jeune prophète Daniel lui est réservé; celui de Suzanne est donné à Je n'éprouve pas le besoin de me répéter outre mesure et de narrer l'un
Mllc Arnaud ; les autres à Mme Geraizer, à Geraizer et Croué. après l'autre les triomphes successifs que le jeune violoniste remporta
L'actif et intelligent M. Martinet a fait aussi commencer les éludes d'un dans toute l'Allemagne.
pelit opéra de Mozart : l'Ocadel Cairo, composé en 1783, à l'époque même En 1850, sur la sollicitation de Lislz, le pianiste chevelu qui ne s'était
des Noces de Figaro, et complètement inédit. Cette partition a été décou- pas encore fait abbé, il accepta la place de maître de concert de Weimar;
verte dans les papiers de la famille de Mozart, il y a quatre ou cinq ans, et mais le souverain de Goethe ne put le retenir dans cette petite capitale où
je ne sache pas que l'Allemagne ait songé à la mettre au théâtre. son talent manquait de rayonnement, et il là quitta en 1853 pour" aller
H. MORENO. remplir le même emploi à Hanovre, où le roi,le prenant en affection, lui
confia bientôt la direction de sa chapelle.
En amenant l'incorporation du Hanovre dans la monarchie prussienne,
la guerre de 1866 a supprimé du môme coup la chapelle royale, et, par
conséquent, créé des loisirs aussi nombreux que variés à l'excellent artiste. -

Joachim travaillera-t-il désormais pour le roi de Prusse? C'est là ce que la -

diplomatie, qui, dit-on, s'occupe activement de cette affaire, n'a pas en- *

core pu nous apprendre. ;

Heureusement ce fait ne lui a rien, absolument rien retiré de son admi-


rable talent, qui est déjà presque aussi populaire maintenant sur cette me '
LE VIOLONISTE JOACHIM que sur l'autre rive du Rhin. Joachim n'avait certes pas besoin de l'appro-
bation de la France pour être sacré grand artiste; mais cetle approbation :

il l'a obtenue néanmoins, dans des proportions gigantesques, et il la nié- ;

PORTRAITS-CARTES DU CHARIt/ARI
ritait d'ailleurs à tous égards. j
Vous voyez un homme de taille un peu au-dessus de la moyenne, les*
traits fortement accusés, le visage complètement rasé, les cheveux châtains, |
Les amateurs du « roi des instruments » regrettaient depuis longtemps le regard presque timide, la toilette quelque peu négligée (car son pantalon I
que nous ne possédassions qu'une simple trinitô violonanle, trinité diffé- et son habit noirs pourraient habiller aussi mal son voisin que lui-même); $
rente d'ailleurs de celle de l'église en ce qu'elle se composait de trois per- cet homme s'avancer sur l'estrade d'une façon modeste et|
vous voyez
sonnes parfaitement distinctes.' Aujourd'hui, grâce à la présence d'un comme étonné d'une telle.audace, vous ouvrez vos oreilles pour tâcher deI
nouveau dieu de l'harmonie et de l'archet, nous avons un quatuor bien faire ceux dont parle l'Évangile, aures habent, etc., et|
ne pas comme
complet, et un quatuor international, s'il vous plaît, ce qui n'est pas à aussitôt vous êtes sous le charme. I
dédaigner clans un temps ou Y-internationalité est à l'ordre du jour et où Un son pénétrant, limpide et pur, un archet puissant et moelleux tout à |
l'on ne peut rien faire sans son aide. la fois, une justesse invraisemblable, une facilité de doigté et de démanché j
Ledit quatuor, en effet, est composé d'un Français, Alard, d'un Belge, extraordinaire, une sérénité d'accent el une largeur de style qu'on ne ren- \
Vieuxlemps, d'un Italien, Sivori, et d'un Allemand, Joachim. Chacune contre que chez les grands maîtres, un chant d'une passion véritable et 'î
des quatre grandes nations musicales y est donc représentée aussi digne- touchante, telles sont les qualités nombreuses et exceptionnelles de ce ?
ment que possible, et s'il plaît à ces messieurs de fonder un comité supé- « roi du violon, » comme on l'appelle aujourd'hui, en sacrifiant un peu, l
rieur pour la glorification de l'école européenne de violon, il leur est par- il faut le dire, à un engouement peut-être exagéré les réputations si jus- %

faitement loisible de le faire. tement établies de ses dignes émules Alard, Vieuxtemps et Sivori. ;
Joachim est le plus jeune, et de beaucoup, de la tribu des quatre, n'étant Il n'en est pas moins vrai que si le talent de Joachim n'est pas supé-^
âgé aujourd'hui que de trente-cinq ans, puisqu'il est né à Kjtse, près de rieur à celui de ces trois grands violonistes, il leur est égal, tout en dilïé- ;;
Presbourg, le 15 juillet 1831. Il s'était fait entendre une première fois à rant d'eux par sa nature. L'impartialité veut que l'on ne sacrifie pas l'un à
Paris, il y a deux ans, à la Société des Concerts du Conservatoire (1), mais l'autre et qu'on apprécie chacun à sa-juste valeur. §
les séances de l'illustre Société sont tellement secrètes, tellement mysté- Se tenant loin des coteries, des petits cénacles qui ont la prétention de '•

rieuses, que le succès obtenu alors par le grand artiste n'avait pas franchi faire et de défaire à leur gré toute renommée quelconque, Joachim vit {
les bornes de l'établissement qui confine à la rue Bergère et au faubourg silencieusement, chez lui, complètement retiré et ne recevant que quelques :
Poissonnière. Celte fois, il vient de se faire entendre, non-seulement à amis éprouvés. Quelques-uns prennent cela pour de l'orgueil et lui en ';
l'Athénée, mais aux Concerts populaires, et aussitôt son nom vole de font un crime. Il en serait ainsi que je n'y verrais pas grand mal; maisje|
bouche'cn bouche, porté sur la pointe de son archet, aussi magique pour crois plutôt que c'est le fait d'une modestie réelle ou encore d'une saine el|
le moins que les balles du fusil de Freyschiitz. juste appréciation de sa valeur qui l'empêche de jeter son nom surle»|
toits et son chapeau par dessus les moulins à l'aide d'une publicité indis-|
(1) Nous ajouterons a l'intéressante et impartiale notice de M. Arthur Pougin que, bien crête, choquante el insupportable. |
avant son apparition au Conservatoire, Joachim s'était révélé à nous dans sa première jeu- ARTHUR POUGIN. J,
nesse, et déjà virtuose hors ligne. Nous nous rappelons l'avoir entendu dans les salons Érard,
en compagnie de la regrettée M'" 0 Wartel, qui nous l'avait amené de Vienne. Dès ce moment,
l'archet de Joachim nous émerveilla non-seulement par sa sûreté, son attaquenette et précise,
.mais aussi par son style. La musique des maîtres lui était familière, et il produisait de grands
clTets avec de simples pages bien choisies. Ce n'est pas le moindre avantage de Joachim, que
celui d'interpréter nos chefs-d'oeuvre. Le temps des fantaisies périlleuses est passé ou bien
près de l'être. Nos instrumentistes français ne tiennent pas assez compte de ce fait presque
accompli ; qu'ils y songent. Alard et Franchomme, qui excellent dans le genre classique, se
doivent de leur indiquer la voie de ia bonne musique comme la seule vraie,-même au point
de vue de la virtuosité.
LE MÉNESTREL 29

PACINI A NAPLES NOUVELLES DIVERSES


OVATIONS ET DÉBOIRES A L'ITALIENNE
ÉTRANGER

î'
Le Moniteur du Cercle musical Bonamici contient, à la date du 1er dé-
x-
cem'bre, les lignes suivantes, qui sont bonnes à reproduire : — M. Hector Berlioz a obtenu dimanche dernier, à Vienne, un succès fou
i! Pacini à Naples. — « L'infatigable auteur de la Saffo est au milieu de avec sa partition de la Damnation de Faust, magnifiquement exécutée après do
$ l'accueil le plus sympathique donné la bienvenue au glorieux consciencieuses études. Il y a eu « des bis, des appels et des rappels ». Nous
n0US) et a
empruntons quelques détails sur cette solennité musicale à la correspondance
! vétéran de l'harmonie. Absent d'ici depuis près de onze ans, il était fort inédite d'un témoin digne de foi, laquelle nous est obligeamment communiquée.
?
possible qu'à l'exception d'un nombre limité d'amis, peu-de personnes Après avoir dirigé lui-même deux répétitions, M. Berlioz, très-souffrant, a été
ï se souvinssent de lui ; tout au contraire, il a retrouvé la plus grande po- forcé de garder le lit, pendant que M. Herbeck, un chef d'orchestre remar-
i' pularité, se manifestant de toutes façons, jusqu'à le faire désigner dans les quable, faisait continuer les études de la partition qu'il savait presque par coeur,
^
rues avec complaisance et admiration. tant il avait mis de zèle à la comprendre : il en possédait à merveille les mouve-
} Son logement, à l'hôtel Montpellier, regorgeait, du matin au soir, de ments et les intentions. — Le lendemain, M. Berlioz se trouvait mieux. — Les deux
«
y visiteurs, et les maîtres les plus distingués de Naples ont été les premiers à cent cinquante choristes chantaient comme un seul homme. C'étaient, dès les
! lui rendre hommage. Mais lui, toujours modeste, les avait prévenus. Dès répétitions, des applaudissements sans fin. MUe Bettelheim, prêtait au rôle de
Marguerite sa belle voix et sa grande beauté. Le ténor Walter se distinguait dans
le premier jour, il s'était rendu en personne auprès des plus connus parmi
|-:
les amis de l'art, en commençant par le maestro De Giosa, qui a mis en
le rôle de Faust, et la basse Mayerhoffer, chargé de celui de Méphistophélès, essayait
d'obtenir du maître des changements accommodés à ses moyens. La salle était
* scène avec tant de soin et de bon vouloir la Fidanzata Corsa. L'auteur du —
louée à l'avance ; les membres du comité montraient une chaleur du meilleur
1 Giuramenlo s'était empressé de lui envoyer sa carte, et Pacini se hâta augure.
5 d'aller à lui. Ces deux célèbres champions de cette époque glorieuse, qui L'orchestre ne comptait pas moins de quarante violons, le reste des cordes, en
t '
a commencé avec
Rossini, se réembrassèrent avec effusion. Depuis plus de proportion, et les instruments à vent doubles.
?• quarante années, ils s'étaient trouvés sur d'innombrables champs de ba- Laissons maintenant, sur la séance même, la parole à notre collaborateur, de
taille musicaux, témoins tantôt de leurs triomphes, tantôt de leurs défai- Gasperini :
tes; et, en fin de compte, ils ont fini par s'appeler Mercadanle et Pacini. Ce « Nous sommes heureux de pouvoir donner à nos lecteurs des nouvelles
'; dernier a été fort touché de la mésaventure de son émule et ami, ce qui toutes fraîches des concerts dirigés par Berlioz à Vienne.
!• n'a point empêché l'auteur de la Virginia de prédire un heureux succès i Le premier de ces concerts a eu lieu dimanche dernier, dans la salle des
Redoutes. Le programme était composé uniquement de la Damnation de Faust,
; à l'auteur de Berta. l'une des plus belles oeuvres symphoniques du maître français, l'une de celles
.

« Le même
soir, une brillante ovation attendait Pacini à San-Carlo. On y
. que l'Allemagne avait tout d'abord adoptées et applaudies.
S représentait la Fidanzata Corsa. La salle était comble de spectateurs. En
« Vienne était une des villes qui résistaient jusqu'ici à la musique de Berlioz,
t un clin d'oeil, on a appris que le maestro était au théâtre, et, au finale tant de fois acclamée à Weimar, à Darmstadt, à Dresde, à Bade, à Berlin, à
magique du second acte, une clameur universelle l'a appelé sur la scène, Pétersbourg, à Moscou. Cette fois, la capitale de l'Autriche est vaincue ; elle a
d'où l'on ne voulait, pour ainsi dire, pas le laisser sortir. Même chose est ouvert ses portes toutes grandes à notre compatriote ; elle l'a acclamé, dés la
advenue après l'air du ténor. La toile baissée, par trois fois il a dû paraître première soirée, avec enthousiasme ; elle le fête maintenant, elle le choyé, elle
tient à lui faire oublier son indifférence passée. Quand les Viennois s'en mêlent,
: avec toute la troupe et traverser la scène au milieu d'acclamations una-
ils ont de ces furies d'admiration que nous ne connaissons pas en France : c'est
nimes.
Sa visite au Collège de musique a été nonfmoins agréable. Là, tous ces une avalanche de protestations, de sérénades, d'embrassements à déconcerter un
« Italien. Berlioz a passé par toutes ces émotions violentes.
' jeunes gens se pressaient sur ses pas, ne pouvant se lasser "de le contem- « Quatre cents exécutants étaient réunis dans la salle des Bedoutes ; l'Opéra avait
pler; ils ne pouvaient croire qu'ils possédassent au-milieu d'eux celui qui, donné l'élite de ses chanteurs. Mlle Bettelheim chantait la partie de Marguerite ;
dès 1827, était déjà célèbre par sa Niobe, son Amazilia, YUltimo giorno di Walter, un des meilleurs ténors de l'Allemagne, celle de Faust.
Pompei, les Fidanzali, les Arabinelle gallie et d'autres chefs-d'oeuvre; « Leur grand duo d'amour a été interrompu trois fois par les applaudissements
celui qui, en 1840, revenait avec la Saffo, la Fidanzata Corsa, la Stella di de toute la salle, et Walter a supérieurement dit son air dans la chambre de
Napoli, la Medea, Merope, Buondelmonte, hRegina di Cipro, Maria, re- Marguerite. Quant aux choeurs, bien instruits par Herbeck, l'excellent chef d'or-
gina d'Inghilterra et tant d'autres partitions qui ont fait le tour du monde chestre, ils ont chanté avec un ensemble et des nuances incomparables.
musical. Accueilli par les plus vifs applaudissements, plusieurs fois renou- « Le Wanderer, la Presse ancienne, rendent compte ou vont rendre compte de

velés à ses bienveillantes paroles, et. surtout à son départ, Pacini a laissé cette belle soirée. Un grand nombre de musiciens étaient accourus à Vienne de
dans le coeur de cette jeunesse la plus profonde impression. tous les points de l'Allemagne : de Munich, de Leipzig, etc.... C'était pour l'Alle-
magne musicale une fête, une grande fête, et la France, représentée par un de
« Il ne reste plus qu'à souhaiter à cette Berta le sort le plus prospère, ses plus illustres enfants, vient de gagner une solennelle bataille. »
et cela pour l'honneur de l'art italien, auquel l'étranger, profitant d'un On a écrit de Breslau à M. Berlioz pour lui demander sa participation person-
interrègne, je dirai mieux, d'une éclipse momentanée, se permet de faire nelle un pareil concert; mais il est peu probable que le compositeur puisse
une concurrence bâtarde. répondre affirmativement. — Le prince Czartoryski a invité M. Berlioz, au nom
« C'est la vingtième partition écrite par ce maître pour le théâtre Saint- des membres du comité, à une fête pour le lendemain. Toutes « les autorités
Charles, de Naples, après en avoir composé tout autant pour la Scala, de musicales » de Vienne s'y trouvaient, et les ovations ont recommencé de plus
Milan, et soixante autres pour divers théâtres, tels que la Fenice, de Ve- belle.
nise, et le théâtre royal de Turin. Biais celui qui a écrit le poëme musical Un détail curieux, comme moeurs locales, et que nous croyons inédit : une
de la Fidanzata ne saurait se mentir à lui-même, et Pacini conserve en- dame, qui ne s'est pas fait connaître, a envoyé à l'auteur de la Damnation de
Faust i une boite de bonbons, » pour la répétition générale.
core l'enthousiasme des premiers ans et le feu de la jeunesse.
le Petit Chaperon rouge, de Boïeldieu,
— On vient de reprendre, Vienne,
RAFF. COLTJCCI. » à
«
qui depuis longtemps n'y avait pas été entendu. On cite surtout Mlles Tellheim et
S'il faut s'en rapporter à ce que nous écrit le Trovalore, le séjour de Benza comme ayant fort bien chanté et joué leurs rôles.
Pacini à Naples a été plus agréable que le départ: sa partition de Berta A de la 300e représentation, à Berlin, de la Flûte Enchantée, les
— propos
est menacée du même sort que, il y a quelques années, la Carmelita, au journaux de musique allemands rappellent que l'Opéra de Berlin a fêté non-seu-
théâtre de la Scala, de Milan. Dès son arrivée à Naples, l'administration de lement chaque 100e représentation de cette oeuvre, mais aussi la 50e année de son
San-Carlo fit comprendre au vénérable compositeur qu'elle n'était existence, et cela en présence de deux cantatrices qui avaient créé les rôles de
pas en
mesure de mettre en scène celte Berta, el le pria de vouloir bien attendre femmes principaux : Mme Mûller, née Helmutz (Pamina), et Mme Baranius-Rielz
jusqu'au mois de février (de quelle année? ajoute le journaliste).-Pacini (Papagena) ; c'était le 12 mai 1844, la lre représentation de la Flûte Enchantée
a
,
repris sa partition, l'a mise en poche avec une indemnité de 2,000 fr., ayant eu lieu le 12 mai 1794.
qu'on l'a prié d'accepter à titre de consolation, et... il a quitté Naples d'abonnement du Gerwandhauss nous a fait entendre
— LEIPZIG.— Le 8e Concert
infiniment moins satisfait qu'il n'y était entré. C'est surtout
en Italie que deux nouveautés : un morceau à grand orchestre, de M. S. Jadassolm-, intitulé :
les déboires suivent de près les ovations. Que d'artistes Concert-ouverture, qui n'a eu qu'un médiocre succès, et une symphonie inache-
se sont trouvés
rappelés et siffles le même soir! vée de F. Schubert, dont on a exhibé deux fragments : un andante et un allegro:
Ces morceaux ont été, dans le temps, essayés à Vienne. Toute l'exécution était
excellente. Mais le principal attrait du concert se trouvait, sans contredit, dans la
présence de Mme Clara Schumann qui a joué, avec la supériorité qu'on lui con-
naît, un concerto de Mendelssohn, un scherzo tiré des oeuvres de son mari et une
romance du même Schumann. La célèbre pianiste a été rappelée et couverte de
bravos. Le concert s'est terminé par une symphonie également de Schumann.
— M. Gye, le directeur du Théàtre-Royal-Italien de Londres, a l'intention de entièrement inédit, dont nous aurons à parler prochainement).On a exécuté aussi
jouer tous les jours de la semaine, pendant la saison prochaine d'Opéra Italien. un Gloria de M. Gounod et un Confirma hoc, Deus, de M. Vaucorbeil. Dans ce
Trois soirées seront réservées aux abonnés, les trois autres seront publiques. dernier morceau, qui se compose d'un solo de soprano avec choeur, on a remar-
Pour ces dernières, c'est M. Bottesini qui doit conduire l'orchestre. que la voix charmante et expressive d'un jeune enfant, le fils de M. Renaud.
M. Oakeley, qui a été nommé à la chaire de musique de l'Université d'Edim- — Les auteurs des ouvrages suivants, reconnus les plus utiles aux moeurs, ont
bourg en remplacement du professeur Donaldson, vient (après une longue ma- reçu, de l'Académie, des médailles de 2,500 fr. : M. Boissier, pour son livre : Cicéron
ladie qui a retardé la séance d'inauguration) de lire son discours d'entrée devant et ses amis, et M. Eugène Manuel, pour un recueil de poésies intitulé : Pages intimes :
(ce recueil, nos lecteurs s'en souviennent, leur a été signalé lors de son apparition
un public, sympathique, composé entièrement d'élèves et de personnes s'intôres-
sant à la science et à l'art de la musique. Ce discours, très étendu, a rappelé en par notre collaborateur Gasperini) ; MM. Eugène Fialon, auteur d'une Étude sur
de vives images les phases diverses traversées par la musique depuis les temps saint Basile ; Siméon Pécontal, pour son poëme la Divine Odyssée ; Magy, auteur
les plus reculés jusqu'à nos jours. Il a été accueilli avec une grande faveur et de la Science et la Nature; Louis Lacroix, auteur de Dix ans d'enseignement à
souvent interrompu par des applaudissements chaleureux. M. Oakeley, qu'on a Nancy ; Jules Zeller, auteur des Entretiens sur l'histoire; Mm° Lenormant, au-
prié ensuite de toucher l'orgue, a joué magistralement la marche du général teur de Quatre femmes au temps de la Révolution, et Charles Daremberg, auteur
Reid The Garb of Old Gaul, morceau très approprié à la circonstance. de Médecine, histoire et doctrine, ont reçu chacun une médaille de 2,000 fr.
Le prix Gobert a été décerné à M. Louis de Vieil-Castel, pour son Histoire de la
Nous lisons dans la Revue et Gazette musicale, que le coeur de Servais a
— Restauration, et le second prix à M. Théophile Lavallée, auteur de : les Fron-
été renfermé après embaumement, dans une urne, et mis à la disposition du tières de ta France. Le prix Bordin a été décerné à M. Dautier ; le prix Halphen
conseil municipal de liai, en attendant qu'un monument digne du grand artiste à M Edouard Fournier, pour « l'ensemble de ses oeuvres critiques; » le prix
soit élevé à sa mémoire. Ce monument ne se fera pas attendre longtemps, car Lambert, à Mme Gerusez, veuve du savant professeur ; le prix Maillé-Latoùr-
une assemblée très-nombreuse des habitants notables de Hal s'est réunie après landry, à M. Alfred Mérat.
l'enterrement de Servais et en a résolu l'érection. Une commission a été nommée,
sous la présidence du bourgmestre, pour prendre les mesures nécessaires, — Le buste de feu Panseron, compositeur, professeur, auteur de méthodes,'
vient d'être, par ordre de M. le ministre de la Maison de l'Empereur et des
et la souscription qui va s'ouvrir à cet effet sera bientôt couverte de signa-
Beaux-Arts, placé dans la bibliothèque du Conservatoire.
tures.
à représenter aussi promptement que — M. Pasdeloup déploie à l'Athénée une rare activité, Après les Saisons de
— Anvers, comme Bruxelles, se dispose Haydn et les Ruines d'Athènes de Beethoven, les choeurs i'Athulie de Mendelssohn;
possible Mignon, le nouvel opéra d'Ambroise Thomas. Le théâtre royal de La
c'est une des plus belles pages de ce maître, et nous ne croyons pas qu'on l'eût
Haye a les mêmes intentions. Encore une partition qui fera certainement son
tour d'Europe, car on prête aux auteurs le projet d'écrire des récitatifs, afin que encore entendue à Paris. Puis voici venir bientôt U Désert, le chef-d'oeuvre de
l'opéra de Mignon puisse être traduit et représenté sur nos scènes italiennes. Félicien David, qu'on répète avec les choeurs de voix d'hommes et de voix de
femmes. Après Joachim, on a applaudi M. Ritter et MUe Harris. A dimanche pro-
Le Théâtre Royal d'Opéra, de Madrid, a donné Un Ballo inmaschera, avec le chain le détail de toutes ces fêtes musicales par notre collaborateur A. de Gasperini.
concours de Mesd. Penco, Sonnieri et Biancolini, MM. Fraschini, Storti, Medini,
Padovani et Ugalde. On répète au même théâtre FaustOj de Gounod, pour les dé- — Dimanche prochain aussi notre collaborateur de Gasperini rendra compte
buts du ténor Graziani, de la première séance des Concerts du Conservatoire. Aujourd'hui 2e concert,
grand avec le même programme que celui de dimanche dernier.
— L'Opéra de Péri, Giuditta, vient d'être représenté à Malaga avec un
succès. La soirée était au bénéfice du baryton Aldigbieri, — Demain, lundi, à l'Athénée, à la demande générale, 2e audition des magni-
fiques choeurs i'Athalie de Mendelssohn*

— Aujourd'hui, dimanche, à deux heures, 2e concert populaire de la (2e série).


Symphonie en mi bémol MOZABT.
Allegro, — Andante,— Menuet,—Finale.
PARIS ET DÉPARTEMENTS Ouverture )
Scberzo { ( l'rB »udltl0n)- ROBERT SCHUMANN.

Fragment de Christophe Colomb. FÉLICIEN DAVID/


Par arrêté du 29 novembre 1866, M. le ministre d'État a nommé les
— Danse des sauvages.
membres français du jury international pour l'Exposition universelle de 1867. Symphonie en la [me Noce villageoise) BEETHOVEN.
Nous transcrivons la liste des deux jurys qui sont chargés d'examiner la partie L'orchestre sera dirigé par M. Pasdeloup.
musicale de l'Exposition.
— Voici le programme du concert avec choeurs qui sera donné aux Champs-
CLASSE 10. — Instruments de musique. Elysées d'hiver (théâtre du Prince-Impérial, 46, rue de Malte), dimanche 23 dé-
MM. le général Mellinet, sénateur ; cembre, à 2 heures.
Ambroise Thomas, membre de l'Institut, professeur au Conservatoire Im- 1° Ouverture du Bon Garçon, d'Eugène Prévost ; 2° fantaisie et quatuor
sur
périal de musique et de déclamation. Rigolettp, de Verdi ; 3° ouverture de Mignon, d'Ambroise Thomas (redemandée)
;
4° marche de Schiller, de Meyerbeer; 5° fantaisie sur Murta, arrangée par
CLASSE 89. — Matériel et méthodes de l'enseignement.
M. Th. de Lajarte ; 6° solo de flûte, composé et exécuté par M. Genin ; 7° l'Invita-
MM. Flandin, conseiller d'Etat, membre du conseil impérial de l'instruction tion à la valse, de Weber, instrumentée par H. Berlioz ; 8° ouverture du Dieu et
publique, membre du jury international de 1862; la Bayadère, d'Auber.—L'orchestreest dirigé par M. Eugène Prévost. A. Montjoie
Léon Plée ; et Charlemagne, de Roland à Roncevaux, de Mermet. B. Les Deux Journées de
Marguerin, directeur de l'école Turgot ; Cherubini, choeurs par la Société des Enfants de Lutèce, sous la direction de
Laurent (de Ridé), président honoraire de l'association des Orphéons delà M. Gaubert.
Seine. (Moniteur).
— MM. Maurin, Sabatier, Mas et Valentin Miiller sont partis pour une
— Un décret du S décembre accorde des pensions de retraite à plusieurs tournée artistique dans nos départements. Ils comptent donner quelques séances
artistes du théâtre de l'Opéra : la pension étant calculée sur la quotité du traite- de musique de chambre à Metz, Nancy, Luxembourg, Sedan et Reims. Nous ne
ment, on a les chiffres vrais de ce dernier, si souvent*«xftgérés par les journaux, doutons pas de l'accueil qui sera fait à ces excellents artistes.
dit le Figaro.
En voici le détail : — Les séances de musique de chambre de MM. Lamoureux, Colblain, Adam
et Poëncet vont reprendre leur cours à partir du 15 janvier prochain. C'est là
MUe Émarot, artiste de la danse, née le 18 mars 1824, à Dijon: 4,138 fr. de
traitement, 913 fr. de pension; une nouvelle que le monde musical ne peut manquer d'apprendre avec plaisir.
.Elles auront lieu cet hiver dans les salons Pleyel, Wollï et Cie.
Mlle Nathan, artiste de la danse, née le 7 décembre 1827, à Vallières (Moselle) :
traitement, 4,697 fr.; pension, 935 fr.; — Voici l'état des recettes brutes, encaissées, pendant le mois de novembre
M. Mécène Marié, de l'Isle (c'est le musicien consommé que les défaillances de 1866, dans les établissements soumis à la perception du droit des indigents
:
sa voix ont condamné au second rang, où il a rendu les plus grands services à 1° Théâtres impériaux subventionnés 638,552. 97
l'Opéra) : traitement, 8,000 fr.; pension, 3,066fr.; 2° Théâtres secondaires, de vaudevilles et petits spectacles.. 1,029,132. 25
Dieppo, musicien de l'orchestre, chef de pupitre et professeur de trombone 3° Concerts, spectacles-concerts, cafés-concerts et bals 140,300. »
au Conservatoire : traitement, 2,500 fr.; pension, 1,322 fr. 4° Curiosités diverses 27,896. 50
— M. Louis Monrose est nommé professeur de déclamation au Conservatoire, Total 1,835,881. 72
en remplacement de M. Samson, admis à la retraite. Le mois d'octobre avait produit 1,640,729. 85
— On a lu dans tous les journaux le compte rendu de la cérémonie qui a eu Différence en faveur de novembre 195,151. 87
lieu à la Sorbonne pour la restitution du crâne du cardinal de Richelieu à son
mausolée. La musique avait été appelée à concourir à la solennité de cette céré- — La recelte du premier bal de l'Opéra s'est élevée à 23,600 fr.
monie ; on l'a dit, mais sur dos renseignements inexacts. Voici le programme
véritable des oeuvres musicales exécutées à la Sorbonne, sous la direction de — Le Bal de bienfaisance du onzième arrondissement a été donné samedi der-
nier, dans les beaux salons de la mairie du Prince Eugène. La fête était
M. Renaud, maître de chapelle de Saint-Sulpice.Ilyavaitun 0 salutaris et un In splendide, la foule énorme, les toilettes superbes, la salle élégamment décorée.
Parudisum de Chembini, tous deux à quatre voix et tous deux inédits (ils vont Beaucoup de notabilités avaient répondu à l'appel du maire, M. Lôvy, qui du
être bientôt livrés au public dans un recueil de musique religieuse de Cherubini, reste a fait les honneurs de ce grand bal avec un tact et une bonne grâce ex-
LE MÉNESTREL 31

trêmes. Jaloux de conserver à cette


fête son cachet de distinction traditionnel, — Saint-Pourçain (Allier). -*' On demande un organiste pour tenir à l'église
Lévy avait appelé à la tête de l'orchestre Emile Desgranges , le digne paroissiale un très-bon orgue sorti des ateliers de M. A. Cavaillé, de Paris. Le
M
traitement serait de cinq à six cents francs. Un organiste qui professerait le piano
succeseur de Dufrêne dans ces sortes de réunions. Le
jeune chef d'orchestre des
bals du Ministère d'État et du Casino de Deauville sait en effet, par le choix des pourrait en outre se faire do deux à trois mille francs de leçons. S'adresser,
morceaux qu'il exécute et par le bon goût qu'il déploie en faisant manoeuvrer pour renseignements, à M. le curé de Saint-Pourçain (Allier), ou à M. A. Ca-
artistes d'élite, donner un parfum du meilleur ton aux fêtes qu'il est chargé vaillé-Coll, rue de Yaugirard, 94-96, à Paris.
ses
diriger. Ce soir là, et à la même heure qu'au premier bal de l'Opéra, il a fait
de — En vente chez tous les libraires : les Mirages parisiens, de M. Hector de
connaître le nouveau répertoire de Strauss ; aussi avons-nous pu «entendre le Callias.
Nuage, Venise, Chants du Rhin, valses, Casse-Cou, Sans Nom, polkas, VAdieu
entrain qui j M1Ie Adelina Patti vient d'accepter la dédicace de six mélodies par
polka-mazurka, et enfin le quadrille sur Mignon, exécutés avec un a —
Mme Nina de Callias. Les paroles de ces mélodies sont de Méry, Théodore de
soulevé d'unanimes applaudissements. Voilà qui peut s'appeler saisir la nou-
Banville, Arsène Houssayc, Hector de Callias et Emmanuel des Essarts.
veauté au vol ! On a dansé jusqu'à six heures du matin. Riches et pauvres se sou-
viendront de cette nuit, de plaisir pour les uns, d'espérance pour les autres. Ar1- Un compositeur de musique de Paris, avantageusement
connu dans le
soirée musicale qui a eu lieu lundi dernier chez Mlle Paule Gayrard n'a monde musical et professeur de solfège, piano et chant, désirerait trouver dans
La

été moins brillante que les précédentes. Le ténor Galvani, du Théâtre-Ita- une ville de province une place de maître de. chapelle et une clientèle assurée de
pas leçons. S'adresser, pour tous renseignements, au Ménestrel, 2 bis, rue Vivienne.
lien M. et M'"' Tagliafico, du théâtre de Covent-Garden, à Londres; MUe Mêla, dont
la voix de contralto chante si agréablement tout le répertoire des ténors ; enfin J.-L. HEUGEL, directeur.
M. de Cuvillon et M118 Gayrard, pour la partie instrumentale, se sont également
partagé les honneurs du concert. Nous pouvons citer, parmi les notabilités pré-
sentes du monde élégant, MmG Carette, qui, au sortir des Tuileries, portait encore,
sur une toilette de la plus gracieuse simplicité, le chiffre en diamants do S. M.
l'Impératrice, et lady Morgan, une des illustrations les plus célèbres du dilettan-
tisme de l'autre côté du détroit.
Dimanche 16, l'Association philharmonique de Nantes a donné son deuxième

concert de musique classique avec orchestre et choeurs. La salle de la Société des
Beaux-Arts s'est trouvée trop petite pour contenir tous les auditeurs, et bon
nombre d'entre eux ont dû se tenir debout dans les couloirs, sans pouvoir y pé-
nétrer. L'orchestre, composé de 80 exécutants, a interprété, sous la direction de
son chef habile, M. Solié, l'ouverture du Freyschûtz, l'andante, le menuet et le
finale de la 52e Symphonie d'Haydn, la Marche Turque, de Mozart, orchestrée
par Prosper Pascal, l'andante et le scherzo de la 2e Symphonie de Beethoven, et
la Marche du Tannhaûser. Soixante hommes et autant d'enfants concouraient à
l'exécution de ce dernier morceau.
Une séance musicale des plus heureusement composées a eu lieu, dernière-

ment à Versailles. Capoul, Crosti, les frères Lionnet, Albert Lavignac, Jacobi net. net.
, 1 Conlîteor—Kyrie—Gloria.... 3. » 4 Elévation 3. »
et René Luguet (du Palais-Royal), prêtaient leur concours au concert de
MUe Dronsart, professeur de chant. Aussi les dilettanti versaillais s'étaient-ils em- 2 Credo — Offertoire 4. 50 5 AgnusDei—Communion—Sortie. 6. »
pressés de se réunir ; il y avait salle comble et le programme a tenu ses pro- 3 Sanctus —Benedictus 3. » 6 Marche religieuse 3. »
messes.
LA ROCHELLE. — A la dernière soirée philharmonique, M1Ie Marie d'Orbigny

a exécuté avec succès la partie de piano dans le quintette de Beethoven avec
instruments à vent. On a vivement applaudi aussi un choeur de Rameau et1

l'entr'acte de Philémon et Baucis, de Gounod, exécuté par l'orchestre, qui ne


compte pas moins, cette année, de soixante exécutants.

— M. André Simiot vient d'être appelé à diriger l'orchestre du Théâtre-Ros-


sini, de Passy, dont l'ouverture, précédemment annoncée, est maintenant pro-
chaine. Il n'y aura certainement qu'à se féliciter du choix de ce chef d'orchestre:
M. Simiot a fait maintes fois ses preuves d'excellent musicien, et, en dernier lieu,
au Grand-Théâtre-Parisien où il avait la direction de la partie chorale.

— Il vient de naître un nouveau journal : Courrier international. Il est


le
rédigé en trois langues : français, anglais, espagnol ; il parle un peu de tout et
d'autres choses encore..
UEi iVlEdNJ&OiniiJ-i

CELEBRES (ETJYRES DES MAITRES ITALIENS, ALLEMANDS & FRANÇAIS


TRANSCRITES POUR PIANO, SOIGNEUSEMENT OOuïTÉES S ACCENTUÉES

GEORGES BIZET
:

PREMIER DEGRE DEUXIEME DEGRE


LES MAITRES FRANÇAIS LES MAITRES ITALIENS
1" Série. 3me Série.
1 Grétry. RICHARD COEUR-DE-LION. Je crains de lai parler, air.. 3 »
1 Pergolèse. Tre Giorni son che Nina, arietta 3 »
2 Dalayrao. CAJIILLE. Noire meunier chargé d'argent, clianson... 3 »
2 Beilini. Soccorso, sostegno, quintette i CAPBLETTI 3 »
3 Rameau. CASTOII ET POLLUX. Naissez, rions de F'on, choeur. 3 »
3 Paisiello. La Rachelina, arietta 3 »
4 Boieldieu. LE CALIFE DE BAGDAD. CI si ici te séjour des grâces, ch.
.
5 »
4 A. Soarlatti. _ L'isciate mi morir canzonetta 3 »
5 Dalayrao. ROMÉO ET JULIETTE. J'aimerai toute ma ri', romance. 3 5 Rossini. lo s >no docile, aria, IL BARBIERE DI SIVIGLIA 4 »
»
6 Monsigny. ON NE S'AVISE JAMAIS DE TOIT. O ma doue- colombe ie. 3 6 Cimarosa. lo ii lascio, duett. IL MATRIMONIO SEGRETO 4 »
»
7 Grétry. RICHARD COECR-DE-I.ION.Un bundeaucouvreh'Syeux.<'uo 3 »
7 Beilini. Mini, o Norma, dueito. NORMA .3 »
8 J.J. Rousseau, LE DEVIN DU VILLAGE. Ta fui ne m'est p"int ravie, air. 4 »
8 Salierj. Je suis né natif de Ferrure, chanson, TARARE... 3 »
9 Dalayrao. NINA. Quand le bien-aimè reviendra, romance 3 » 9 Eeliini. Suvra ilsen la man'mi posa, cav. LA SONNAMBULA. .
5 »
10 Grétry. RiCHAiii) COKR-DE-LION. Que le sultan Saladin, charis. 3 » 10 Rossini. Una voila, c' era unre, canzonetta. CENERENTOLA. .
3 »
11 Hérold. LE MULETIER. Une fois en ménage, couplets 3 n
11 Beilini. Ah! vorrei trooar parola, duetto. LA SONNAMBULA... 5 »
12 Monsigny. LE noi ET LE FERMIER. // regardait mon bovquet, ariet. 3 »
12 ïiosaiui. Assisa al piè d'un salice, romanza. OTELLO 4 50
13 Méhul. srr.ATOMCE. Versez tous voi ch'igrins, air. 4 »
13 Rossini. Deh! calma, o ciel! preghiera. OTELLO 3 a
14 Grétry. ZÉJIIRE ET AZOH. Veillons, mes soeurs, trio.. 5 »
14 Beilini. Meco tu vieui, o misera, cavatina. LA STRANIERA ': 3 »
15 Nicolo. J-.'CONIIE L'un revient toujours à ses premiers amours.. 3 15 Donizetti. lo son ricco e tu sei bella, barcarola. L'ELISIRE.
16 Gounod. MON HABIT, chanson de Béraoger 3
»
»
18 Beilini. Oh! di quai sei vittima, terzetto. NORMA ... 3 u
4 50
17 Grétry. LES DEUX AVARES. La garde passe, il est minuit, choeur 4 »
17 Hossini. Zitto, zitto! duetto. CENERENTOLA 5 n
18 Boieldieu. JEAN DE PARIS. Le troubadour, romance 3 18 Lu Ui. Voi siete il ristoru, duetto
19 Monsigny. os NE S'AVISE JAMAIS DE TOUT. Dans la moindre chose. 3
»
19 Rossini. ....
Zi'ti, ziiti! terzetto. IL BARBIERE DI SIVIGLIA...
3 n
20 Auber. LA BERGÈRE CHÂTELAINE. Seule, hélas! ce silence, air. 4 »
»
20 Beilini. Tu non sai con quel beyli occhi, aria, LA SONNAMBULA.. 34 50B
21 Grétry. niCHAnD cuEUR-DE-LiON. Une fièvre brûlante, duo.... 4 50 2i Donizetti. Nel veder la tua costanza, aria, ANNA BOLENA '4 »
22 Boieldieu. JBAN DE PARI-. L'époux que je choisis, duo 4 50 22 Beilini. Vien dilrlto, è in cielo, aria. i. PURITANI. 5 »
23 Hérold. LES nnsiÉiiES. Ah! faut-il à mon â-/e, air. 3 »
23 Rossini. Ecco ridente il cielo, cavatina. IL BARBIERE .
4 »
24 Monpou. 24 Kossini. Deh! raffrena, quintetto. IL TURCO IN ITALIA
25 Semet.
LE VOILE BLANC, romance
GIL-BI.AS. Valut d'un peiit-maitre, duo
4
4 50
t 25 Rossini. ....
Se inclinassi a prender moglie, duetto. L'ITALIANA.
3 »
5 »
®oc Série. 4j,n 8 Série.
£6 Grétry. i E TABI.EAU PARLANT. Je suis jeune, je suis fille, air. 4 50 26 Vaccaj. Ah! se lu dormi, cavatina. BIDLIETTA E F.OMEO. 4 »
27 Adam Billaut. AISSITÛT QUE LA LUMIÈRE, chanson 3 n
27 Cherubini. Vn bienfait n'est jamais perdu, rom. DEUX JOURNÉES 3 n
28 Monsigny. i.r. DÉSERTEUR. Adieu,'itère Louise, air 3 »
28 Meroadante. Bella adorata, romanza. IL GIURAMENTO 4
29 Rossini. n
29 Dalayrao. PHTLI»PE ET GEOUGETTE. O ma Georgette ! romance 3 » Pace e gioja sia con voi, duetto IL BARBIERE 3 •
S0 Grétry.. L'ÉPREUVE VILLAGEOISE. Bon Dieu! comm' à c'te fèse.. 3 »
30 Marcello. Signor, non tardi dunq»e, psaume 3 »
31 Maillart. LE H.IULIN DES TILLEULS. Je pars, je pars, trio 3 »
31 Donizetti. Ah! non avea più lagrime, romance, MARIA DI RUDENS 4
32 Adam (Ad.), LE ROI D'YVETOT. Fi d-s honneurs! air 32 Rossini. Fredda ed immobile, finale, IL BARBIERE »
4 50 3
33 Clapisson. LES MYSTÈRES D'UDOLPIIE. S'il est ainsi, ma fille! duo 4 »
33 Beilini. Deh! di,n volerli vittime, finale, NORMA 4
»
n
34 Nicolo. LES RENDEZ-VOUS BOURGEOIS. IiiennepeutVfUs ranimer! 4 » 34 Viotti. fragment d'un duo pour deux violons 4
35 Grétry. zÉiiiRE ET AZOR. Du moment qu'on aime, air......... 4 » 35 Beilini. D'un pensiero et d'un accenlo, finale, LA SOKNAMBOLA 4
»
»
36 David (Fél.). LE DÉSERT. Hymne a la nuit 4 36 Rossini. Buona sera, mio signore, quintetto. IL BARBIERE.
37 Adam (Ad.), LE POSTILLON DE LONJUMEAU. Oh!qu'il était beau! cle". 4
»
50 37 Beilini. Ile sui collt, introduzione e coro. NORMA. ... 3
4
»
»
38 Grétry. L'AMANT JALOUX. Tandis que loul sommeille, sérénade 4 50 38 Marcello. / cieti immensi narrano, psacme 3 »
3g Gaveaux. LE BOUFFE ET LE TAILLEUR. Conservez la paix du coeur. 5 » 39 Donizetti. Una furtica lagrima, romanza. L'ELISIRE D'AMORE.. 3 »
40 Berlioz. IIENVENUTO CELLINI. Mais qu'ai-je donc? air 6 40 Beilini. A una fonte afflito e solo, romanza. 1 PURITANI 4 50 .

Mi manca la voce, quartette MOSÉ IN EGITTO ...


»
41 Auber. JENNY BELL. Par vos soins, est-ce une fêle? duo.. 6 » 41 Rossini. 4
GILLE RAVISSEUR. Joli Gille, joli Jean, air
»
42 Grisar. .
5 » 42 Beilini. Casta diva, cavatina. NORMA 4 50
43 Gounod. AVE MARIA, mélodie adaptée au prélude de Bach... 5 » 43 Cherubini. Dors, noble enfant, choeur, BLANCHE DE PROVENCE.. 4
Halévy. »
44 JAGUARITA I.'INDIENNE. Gentil Colibri, couplets 4 50 44 Donizetti, Adina, credimi, finale, L'ELISIRE D'AMORE 4
45 David (Fél). LE DÉSERT. La Héverie du soir.... 5 45 Beliioi. A te 0 cara amnr talora, quartetto. 1 PURITANI...^.. n
» 4 »
46 Niedermeyer. PATER NOSTER, offertoire , 5 » 46 Rossini. Ah! chi ne aita? coro. MOSÈ IN EGITTO 4 50
47 Grisar. LA FOLLE, romance 5 n 47 Porpora. Fragment d'une sonate pour violon 3 n
48 Thomas(Amb.)LE RO.MAN D'ELVIRE. Fermons tous les yeux, duo 4 50 48 Rossini. Dal tuo stellato soglio, preghiera. uosÉ m EGITTO.. 4 50
49 Massé (Vlor). LE CHANT DES CAÏDJIS. Orientale, duo .6 » 49 Stradella. Se i miei sospiri, aria di chiesa. 4 50
50 Reyer. LE SÉLAM. // est minuit, choeur de sorcières 7 50 50 Beilini. Credea si misera, finale. 1 PURITANI 5 »

TROISIEME DEGRE
LES MAITRES ALLEMANDS
5mo Série. ©me Série.
1 Heendel. RINALDO (Lascia ch' io pianga), aria .3 » 26 Gluck. ELENA E PARIBE (Ah! lo veggo), terzetto
2 Gluck. 3 »
ORPIIÉE ET EBRYDICE( Viens dans ce séjour tranquille). 3 » 27 Mozart. .
LE NOZZE DI FIGARO (Porgi amor, qualche ristord), car. 3. n
3 Mendelssohn. ÉLIE {Maudit soit l'infidèle), air 3 » 28 Mendelssohn. ÉLIE {Dieu se donne au coeur sincère), air 3 n
4 Gluck. ARMIDE, air de ballet 3 » 29 Gluck. ipdiGÉNiE EN TAURIDE (Malheureuse lphigénie!), air. 4 50
fi Mozart. cosi FAN TUTTE(Secondate, aurette amiche), serenata. 3 » 30 Haydn. LES SAISONS , chant de j'iie, — duo
6 Heendel. 4 n
soSANNA, oratorio, — air. 3 » 31 Mozart. DON GIOVANNI (La ci durent la mano), duetto 4 »
7 Weber. EURYANTHE [Là, près de la source) cavaline
._
3 32 Meyerbeer. FLEURS QU'ADORE LA BEAUTÉ, sicilienne
8 Gluck. n 4 50
ALCESTE marche religieuse
, 3 » 33 Gluck. ORPHÉE ET EURYDICE-, air pantomime 3 »
9. Haydn. ORFEO E EURIDICE (Infelici ombre dolenti), coro 3 » 34 Mozart. cosi FAN TUTTE (Un' aura amorosa), aria 3 »
10 Mozart. cosi FAN TUTTE (Di scrioemii ogni giorno), quintetto. 3 » 35 Weber. OBERON (Aussi légers que les pas d'une fée), choeur.
11 Weber. 4 »
DER FREISCHÛTZ (A travers les bois), air....'. 3 » 36 Beethoven. FIDELIO, marche " 3 »
12 Mozart. LE NOZZE DI FIGARO (Suif aria), duetto 3 37 Mozart. .LE. NOZZE DI- FIGARO (Voi che sapeté), canzone
13 Weber. OBERON (0 bonheur!), duo
.. n
38 Weber. 4 50
3 » OBERON (Comme les flots se balancent), bàrcarolle.. 4 »
14 Meyerbeer. LA CHANSON DE MAÎTRE FLOU 4 » 39 Haydn. IA CRÉATION DO MONDE (Brillant de grâce et de beauté). 5 »
15 Weber. DER FREISCHÛTZ (Si le nuaqe se dissipe), cavatine. 40 Mozart. LE NOZZE DI FIGARO (Deh! vient non tardai'), aria
16 Martini. PLAISIR D'AMOUR, romance
... 3
h
11

» 41 Beethoten. PROMÉTHÉE, ballet, — pastorale 3 »


17 Schubert. 5 »
AVE MARIA, mélo'iie...., 3 42 Mozart. LA FUITE ENCIIANTÉE (La haine et la colère), air..
18 Mozart. »
. 3 »
DON GIOVANNI ( Vedrni carinn), arin 3 43 Meyerbeer. QUAND LA LUNE SUR LA TERRE, sérénade
19 Weber. » 5 »
DER FREISCHÛTZ {Les yeux voilés), air 4 50 44 Schubert. LA JEUNE RELIGIEUSE, mélodie 6 »
20 Mozart. LE NOZZE DI FIGARO ( Crudel! perche finora), duetto 4 » 45 Mozart. DON GIOVANNI [Batti, batti, 0 bel maseltn), aria 5 »
21 Schubert. JUSQU'À TOI MES CHANTS, sérénade . 46 Weber. OBERON (Il fait déjà nuit), final
4 » .
.22 Mozart. 4 »
LA FLÛTE ENCHANTÉE [Ton coeur m'attend), dujt... .3 » 47 Beethoven. PROMÉTHÉE, ballet. (N" 3.) ' 4
23 Schubert. L'ATTENTE, mélodie 4 » 48 Gluck. IPHIGÉXIS EN AULIDE, air de ballet ' 3
»
24 Weber. EURYANTHE (Le mois de mai), chanson 3 » 49 Bach(Sébast.)CANTATE DE LA PENTECÔTE, air.. »
4 5o
25 Haydn. LES SAISONS (Sur ta verte colline), air 4 » 50 Mozart. DON GIOVANNI (Deh! vient alla finestru), serenata... 3 »
CHAQUE SÉRIE COMPLÈTE, NET : 15 FRANCS
TOUTE REPRODUCTION EST RIGOUREUSEMENT INTERDITE
Paris, au MÉNESTREL, 2 bis, rue Vivienne, IlKtJfiEL et «7, Éditeurs-Fournisseurs du C'OEXSERWATOBl&E
Propriété pour loas Pays
— —

Vous aimerez peut-être aussi