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Les révelations d'Ariella

Par Donatella

Les révélations d'Ariella – poèmes vécus

Ayant eu très tôt la révélation de sa nature profonde à la fois de lesbienne et de


soumise, Ariella m'a révélé toutes les étapes décisives de ses expériences,  ses
émois, ses peurs, ses appréhensions et ses craintes, sa honte et ses humiliations,
mais aussi sa découverte des bonheurs infinis de la dévotion, de  l'abandon total
et de la servitude. La richesse de cette adorable jeune femme de 23 ans mérite
d'être connue. La plupart des textes proviennent d'expérience vécues. Étant moi-
même une lesbienne de 46 ans et ayant reçu les confidences de cette belle petite
cochonne, je les ai parfois un peu romancées pour préserver la mémoire quiétude 
d'Ariella et ne pas la dévoyer trop crûment. Sa devise : "Se soumettre à quelqu'un
d'inférieur à soi c'est chuter dans l'esclavage, se soumettre à quelque de
supérieur à soi c'est devenir un ange".

Le grenier, Ariella, Yvette et Nelly

Ariella joue au docteur et ressent pour la première fois les affres qui ne la
quitteront jamais.

Voici les propos recueillis d’Ariella à l’aube de sa vie :

« Comme tous les enfants du monde, j'ai joué au docteur et plus exactement à la
doctoresse et à l'infirmière. J'étais la malade allongée sur une serviette de
toilette à même le plancher un peu rugueux d'une pièce reculée de la maison que la
famille appelait le grenier. C’était une bonne cachette. Les volets mal fermés
laissaient filtrer le soleil, il régnait une pénombre propice à tout voir ce que
nous voulions dévoiler sans être vues. Il y avait Yvette, Nelly et moi. Yvette
avait deux ans de plus que moi. Nelly était de mon âge. On a eu envie de jouer au
docteur. C’est Yvette qui en a eu l’idée, moi j’ai dit « oui, oui… ». À cet âge, la
différence  est très importante.  Yvette était la grande, c’est elle qui allait
diriger les opérations. Un petit peu de sable pour faire la pommade, quelques
petites branches d’arbres pour faire les ustensiles médicaux.
- Bonjour Madame, vous avez mal où ?
- Euh….J'ai… j’ai mal dans mon ventre, Madame la doctoresse...
- Bien allongez-vous là, on va s'occuper de vous. Nelly, préparez la pommade et mes
outils, on va en avoir besoin. Vous êtes bien installée, Madame ?
- Oui, oui (la voix un peu rauque, intimidée)
- Alors montrez-moi où vous avez mal.... Ah ! là,  juste en bas du ventre ? .... Et
bien relevez votre jupe, Madame.... Plus que ça,  au-dessus de votre culotte que je
puisse vous examiner correctement. Pour l’instant gardez-la.
Ces toutes premières minutes me firent un drôle d’effet. C’est bizarre, mais
j’étais déjà  très troublée. J’avais l’impression de rougir ; ma vue se troublait.
Tout mon esprit au lieu de regarder l’endroit où on était se concentrait sur ma
culotte sous laquelle gisait ma petite vulve qui n’avait jamais servi. J’étais un
peu comme un bébé ; j’avais peur, mais pour rien au monde j’aurais voulu jouer à
autre chose. Le seul fait de remonter ma jupette et de dégager lentement le petit
renflement de mon pipi me plongeait dans une bulle. Assez vite plus rien n’allait
exister, que la fourche de mes cuisses et de mon ventre. Tout était flou, peut-être
à cause des quelques larmes qui gênaient ma vue. Mais j’allais m’efforcer de bien
jouer mon rôle

Avec une sorte d'autorité que lui conférait son rôle de maîtresse-doctoresse,
Yvette m’a regardée très longuement en tournant lentement autour de moi. Je
distinguais son regard fixé sur mon triangle de tissu qui moulait bien mon petit
pubis, d’autant que ma petite culotte me serrait beaucoup. En fait je crois qu’elle
m’admirait comme une petite proie qui ne savait pas que jouer au docteur n’est pas
un jeu exactement comme les autres. Elle avait dû déjà y jouer, moi jamais. Je suis
sûre que ça lui provoquait à elle aussi de drôles de sensations. Nous savions que
ce n’était pas bien de jouer à ça, que si on nous voyait on nous gronderait, c’est
ça qui rajoutait à ce jeu quelque chose de fascinant. Jusque là on jouait avec des
jouets ou des jeux de cartes. Mais là c’était moi le jouet et Yvette la joueuse….
Une grande tension s’est établie entre elle et moi ; elle avait très envie de poser
sa main sur ma culotte, je le sentais. J’avais moi aussi très envie qu’elle pose sa
main sur ma culotte. Et à un moment elle n’a pas pu résister, elle m’a fait une
petite caresse. Je ne peux pas dire ce que ça m’a fait, comme de l’électricité ;
comme si tout mon corps s’était couvert de chair de poule. J’avais chaud, j’avais
froid, je ne savais plus rien, surtout quand après sa très légère caresse elle a
laissé sa main sans bouger. Au bout d’un petit moment elle l’a à peine remontée et
j’ai senti le bout de ses doigts sur la peau de mon ventre. Toute la paume de sa
main appuya sur mon renflement de fille pendant que ses doigts me chatouillaient le
ventre. Mes larmes augmentaient et coulaient lentement sur mes tempes, c’était des
larmes d’émotion. J’ai vu qu’Yvette aimait que je pleure, elle avait même envie que
je pleure ; ça voulait dire pour elle qu’elle prenait le pouvoir et qu’elle allait
pouvoir être une excellente doctoresse. Pour elle j’étais une jeunette, mais là je
l’étais encore plus, et elle, elle était vraiment une grande. « Laisse-toi faire ».
Oh, ces quelques mots me sont allés droit au cœur. Cela veut dire n’être qu’un
corps à la merci du bon vouloir d’une personne à qui on s’est remis peut-être
inconsidérément mais qui va pouvoir disposer de nous. Ces quelques mots m’ont fait
fondre totalement, comme si je me jetais dans un puits sans fond, toute volonté
perdue. Se jeter à fond perdu. S’en remettre toute entière est sûrement ce qui est
le plus fort lorsqu’au seuil de la chambre ou de l’appartement d’une maîtresse on
quitte le monde où on avait un nom propre pour entrer dans un univers où  on ne
sera que ce que Maîtresse voudra. C’est accepter d’être prête à tout. Oh bien sûr
je ne pensais pas à tout cela, mais je le sentais, je me sentais partir comme dans
un rêve. Ma petite vulve toute entière en tremblait, même les petites aréoles de ma
poitrine se fripaient. Sensations bizarres : peur et excitation ? Je ne savais pas.
C’était la première fois que j’étais obligée de me « laisser faire »… Bien sûr ce
ne fut pas la dernière, car en succombant à Yvette, je succombais sans le savoir à
toute ma vie de fille « prête à tout », absolument à tout pour satisfaire les
sautes d’humeur, les accès d’autorité, parfois les vices raffinés mais aussi les
marques de tendresse pour ne pas dire d’amour véritable des dames qui consentiront
à se servir de moi. J’éprouvais pour la première fois la très curieuse sensation de
me laisser glisser sans savoir où.

Puis les doigts d’Yvette quittèrent la peau de mon ventre et descendirent sur le
tissu et trouvèrent sans effort mon petit axe de symétrie. Son majeur au centre de
sa main força un peu plus que les autres dans le tissu. Il s’y glissait de plus en
plus fermement. Il trouva immédiatement le sillon moelleux qui n’offrait aucune
résistance. Il s’y enfonça sans forcer. Oh, Oh mon Dieu, pardonnez-moi, c’est trop
agréable. Oui, c’est pas bien mais c’est si bon ! Encore s’il vous plaît, encore…
Comme si ces mots que je prononçais en moi, Yvette les avait entendus, elle suivit
de son doigt interdit la ligne de ma fentinette. À force de va et viens continus le
sillon s’est élargi, tout chaud, suffisamment pour que son index puisse rejoindre
le majeur. L’un contre l’autre, ils entreprirent de s’avancer entre mes cuisses. Si
ça n’avait pas été si agréable et si je n’avais pas accepté de me laisser faire,
j’aurais crié au viol ; c’était tout le contraire ; l’humiliation qu’il y avait à
se laisser caresser dans les recoins de mon jeune corps devait probablement
décupler la sensation de ma chair. Je n’y comprenais rien, mais j’adorais ce jeu.
Du coude Yvette me fit écarter les jambes, et les deux doigts ont continué leur
route en se frayant un chemin entre mes fesses bien ouvertes. Lorsque, toujours
par-dessus ma culotte, ils ont rencontré l’anneau de mes fesses, ils sont revenus 
dans le sillon de ma petite fente devenue brûlante et sont remontés en s’appliquant
à tenir mes deux petites parois suffisamment distendues, jusqu’au bord de ma
culotte en touchant la peau de mon ventre. Ils reprirent ensuite leur petit manège,
mais mon esprit était tellement embrumé que je ne parvenais plus à les suivre.
Seules les sensations m’envahissaient. J’ai été prise d’une crise de honte
affreuse. Ce n’était pas bien de trouver ça si bon, J’ai essayé de me débattre ;
Yvette était tellement occupée à frotter de plus en plus vite mon intimité en
transe, qu’elle n’en tint aucun compte. Elle devait certainement prendre un plaisir
fou à disposer d’une vulve comme la mienne. Elle prenait possession de tout mon
paysage interdit. Je fermais les yeux, plus rien n’existait, rien de rien que les
explosions et les picotements qui crépitaient dans toute ma culotte. J’ai eu envie
de faire pipi, mais je me suis retenue ; j’aurais aimé exprimer le pipi chaud,
peut-être brûlant, de mon ventre pour lui dire que j’aimais ce qu’elle me faisait,
mais que j’avais peur.

« Madame, on va vous déculotter ». Voilà encore un mot qui m’a toujours fait
chavirer. Chaque fois qu’une dame m’a dit « Déculotte-toi » j’ai sursauté, mon cœur
a fait des bonds comme si je devais déculotter mon cœur lui-même, le sortir de sa
cage et l’offrir tout chaud à ma maîtresse. « Déculotte-toi » c’est un peu sale, ça
parle des fesses sans le dire – peut-être parce que dans « déculotter » il y a
cul ? C’est comme « mets-toi toute nue ». C’est à la fois plein de mystères,
d’interdits même, et de cinglant, c’est sans contestation possible. C’est un peu
comme « Laisse-toi faire ». Le ton sur lequel c’est dit n’y change rien, que ce
soit sec comme un ordre ou tout doux dans l’oreille, c’est pareil. De toute façon
on se déculottera et la dame le sait parce que c’est ce qu’elle veut. Et là, on ne
peut pas faire autrement, c’est ce qui rend l’abandon imminent, et la perte
définitive de l’image de petite fille modèle qu’on a beaucoup de peine à laisser en
route. On se croit sage, on veut se garder pour le prince charmant, mais en fait on
accepte de se déculotter, de se laisser faire. Mon dieu !. Il s’est en effet passé
quelque chose : on ne peut plus revenir en arrière. On n’y est pour rien, on croit
ne pas l’avoir voulu (ce qui reste à voir) en tout cas on en est certaine, la seule
planche de salut c’est de faire ce que la dame nous demande en se faisant
pardonner : on n’avait pas le choix.

Bref, c’est ce que dit avec une voix mi-douce mi-perverse Yvette qui était
maintenant complètement entrée dans son personnage. « Nelly, déculottez-la »
L’infirmière s’est accroupie entre mes jambes écartées – ça aussi c’était
affreusement intimidant. Elle a tendu ses bras, à pris l’élastique « Lève tes
fesses » et la culotte a dégagé lentement le bas de mon ventre à peine recouvert
d’un duvet blond qu’on ne voyait pratiquement pas, puis j’ai senti l’air caresser
mon renflement tout chaud. Le haut de ma petite fente a dû apparaître car Yvette
fit remarquer à haute voix que j’étais bien rouge. « Tu vois, Nelly, quand on
frotte bien, les vulves rougissent. C’est joli, non ? »  Je ne savais plus ce qui
m’arrivait. On parlait de moi comme d’un petit animal. Oh ! Mon Dieu, ne
m’abandonnez pas. Je sais que ce n’est pas bien de faire ça, mais pourquoi j’aime
trop ça ? Même être prise pour une poupée avec laquelle Yvette et Nelly vont jouer
me rend folle. Je sais que ce sont des jeux cochons, mais pourquoi, moi, petite
Ariella innocente, je me mets à aimer ça…. » Je pleurais à chaudes larmes. Ce jeu
était dégradant, mais était-ce ça qui me le rendait passionnant ? « Regarde Nelly,
elle pleure. Elle est à nous cette petite fille qui pleure. ----  Vi, c’est super
excitant, vous croyez qu’elle pleure de honte, ou c’est qu’elle a mal ? ----- Elle
n’en sait rien, peu importe. -------  on pourra encore la faire pleurer, j’aime
bien, je trouve tout ça trop cochon ! -----  Oui, on le fera tout à l’heure, quand
je lui mettrai le thermomètre dans les fesses. » L’horreur. Je voulais bien jouer
au docteur pour voir, mais là je me trouve prise dans un gouffre de sensations les
plus diverses.

Pendant qu’elles parlaient entre elles, Nelly a fait glisser ma culotte sur mes
cuisses. « Laisse-la comme ça à mi-cuisse, dit Yvette ça fait plus cochon et on
peut déjà l’ausculter (…) ça va, Madame. Toujours mal ? --------- Snif, oui, tou…
toujours mal…. -----  Ne vous inquiétez pas, on va vous faire du bien. Vous savez
votre vulve a un peu gonflé, elle a pris des couleurs, on dirait un grosse pêche
bien mûre, avec une rainure un peu plus sombre de haut en bas… On en mangerait
(rires) ! » Ricanement aussi de Nelly. J’ai eu un tremblement incontrôlable. Elles
devenaient de plus en plus à l’aise. « On va vous opérer. » Cette fois le diable
était de la partie, c’est lui qui me provoquait tous ces picotements, il me
glissait à l’oreille ‘Alors, tu aimes hein petite Ariella, Tu adores ça, tu es
faite pour ça ; Je suis fier de toi. N’oublie pas laisse-toi faire.  Ta petite
cramouille va te donner plein de gros vilains plaisirs… » En fait il excitait mon
impatience au lieu de me calmer, il proférait plein de sarcasmes, mais bizarrement
j’avais envie de l’embrasser, de le sentir contre moi pour le remercier. Je
sombrais dans la folie, mais c’était si bon. Ma vulve, ma petite vulve, encore
intacte, qui n’a jamais servi, ma vulve aves ses pétales de roses un peu cramoisis
par les frottements de ma doctoresse chérie, ma vulve se chargeait d’un gros pipi,
avec quelques petites gouttes qui faisaient comme de la rosée. « Regardez Nelly, là
sur sa petite lèvre, une larme. Goûtez-là et dites-moi si c’est du pipi ou si c’est
autre chose. » Méchante fille, insidieuse fille, Nelly passa le bout de sa langue
sur cette crête encore minuscule : « J’sais pas Madame, c’est un peu salé -----
Faites attention Madame, dit Yvette, il faudra attendre pour qu’on vous conduise
aux cabinets pour vous soulager ; nous assisterons à votre pipi car ça fait partie
du traitement… » Yvette devenait de plus en plus perverse. D’ailleurs ses yeux de
vipère et sa voix ténébreuse démontraient qu’elle avait en elle des dons de vraie
dominatrice. Ma copine de jeux était une vilaine fille. Et moi, jambes écartées,
culotte tendue, vulve gonflée et entrouverte, je devenais aussi vilaine qu’elle.

« Bien, on a assez admiré vos trésors. On va passer aux choses sérieuses. » Et


soudain un immense silence, très lourd nous est tombé dessus. Plus un mot, que des
regards communicatifs entre elles. Moi je regardais les poutres du plafond, muette,
dans l’expectative. Sous ce calme, je me détendis un peu,… Yvette passa entre mes
jambes ; ma culotte la gênait ; elle l’ôta sans grand ménagement et demanda à Nelly
de se placer derrière ma tête en s’agenouillant et de me prendre les chevilles ou
l’arrière de mes genoux repliés pour bien m’exposer. Quelle humiliation, si jeune
et déjà si chaude… Yvette pouvait jouir du spectacle abject de mes deux trous en
même temps. Elle avait autour d’elle un petit tas de sable et quelques branchages.
Elle humecta sa main d’un peu de salive, la répandit sur le renflement de ma petite
chatte (je n’ai appris ce mot que plus tard) et un peu sur mon petit trou du cul.
Elle mouilla ensuite un peu de sable et me l’appliqua sur le bas du ventre – ça
coulait un peu, c’était très bizarre. Puis elle choisit une petite branche et en
passa la pointe tout autour de ma fente bien ouverte, toute rose orangée. Cela me
faisait un peu mal mais j’éprouvais un plaisir cérébral – ça je ne connaissais
absolument pas... Puis elle fit de même autour de la margelle lisse de mon anus.
J’aurais voulu que ça dure toute l’éternité. Nelly rajusta mes genoux en les
ouvrant encore plus et tendit son cou pour voir la branche redessiner les contours
de mon sexe et de mon petit trou. Après quoi, Yvette, changea de branche, en prit
une plus longue et plus pointue et cette fois essaya de s’infiltrer entre les
quelques plis très gonflés de ma vulve endolorie. De sa main gauche elle m’ouvrit
davantage. Comme je brûlais, l’air frais me saisit. Elle, elle pouvait voir le
petit trou plus sombre de mon petit vagin et l’autre minuscule trou à pipi. C’est
lui que la pointe de la branche est venu exciter. Une petite coulée de pipi en
sortit et glissa dans les plis ouverts. Elle comprit que j’étais prête, elle
n’attendrait pas de me conduire aux cabinets. Elle se retourna et prit une bassine,
la positionna entre mes cuisses et fit signe d’un geste de tête à Nelly d’abaisser
un peu mes jambes, mais en les tenant ouvertes le plus largement possible. Toujours
en silence, Yvette passa son doigt sur ma fente (ce dut pour moi comme un éclat
dont je ressens encore maintenant l’intensité, d’autant que ce souvenir s’est
renouvelé avec chaque dame : un doigt, l’extrémité d’un doigt, peut faire basculer
une vie, la sexualité d’une future petite femme. Jamais un seul garçon ne saura
avoir cette exceptionnelle subtilité. On peut même dire que la pointe d’un ongle ou
d’un doigt peut supprimer à jamais toute attirance pour les hommes. C’est peut-être
ce qui m’est arrivé. Yvette, sans le savoir, sans le vouloir non plus, a fait de
moi une petite lesbienne. C’est vrai que je n’ai jamais cherché que des dames,
éperdue, à la recherche quasi obsessionnelle de ce doigt miraculeux.) En tout cas à
ce contact j’ai eu toutes les peines du monde à retenir mon pipi. J’en pleurais,
j’en grimaçais. J’avais beau geindre, Yvette faisait durer mon supplice, elle
goûtait à mes pleurs comme une véritable tortionnaire. Quand elle me jugea plus que
prête, elle remplaça la pulpe de son doigt par la pointe acérée de la branche qui
visa l’extrême orifice de ce qu’on appelle urètre. Comme le jet d’eau du lac de
Genève, comme les Grandes Eaux de Versailles,  gicla de mon ventre un très puissant
jet doré – plutôt vermeil si je me rappelle bien (faut dire qu’à revivre à fond ce
premier moment, tout me revient avec une certaine violence). En retombant dans la
cuvette qu’Yvette tenait devant moi, la délivrance de mon pipi fit teinter chaque
goutte dans la cuvette métallique – comme autant de petites clochettes dans ce
silence religieux de cette curieuse consultation médicale. Nelly avait de la peine
à maintenir mes genoux bien ouverts, si bien que le pipi mouilla l’intérieur de mes
cuisses. J’ai rempli la moitié de la cuvette. Cet abandon a été si bon que je
n’avais même pas de honte, je restais silencieuse, mais avec un très léger sourire
de satisfaction – de paix même.  Nelly dut reposer mes pieds sur le sol et reçut
l’ordre d’Yvette de tout essuyer et de supprimer la moindre trace de ce pipi.

« Retourne-toi petite pisseuse ». Moi qui croyais avoir éloigné de moi toute honte
insoutenable, cette phrase d’Yvette me fit retomber dans l’humiliation profonde. Me
voilà redevenue un petit animal à dresser. Sauf qu’au bout d’une heure de ce jeu je
commençais à sentir en moi un très bizarre changement. Après tout, être traitée
comme une sorte de petite chienne n’était pas si abominable. En fait (je l’ai
compris plus tard) j’étais en train de revivre ce que je souhaite à toute fille et
à toute femme, je redevenait la femelle que nous avons toutes été et que nous
restons toute notre vie de femme qu’on l’accepte et le vive à fond ou qu’on le
refoule au risque d’en mourir à petit feu comme la plupart malheureusement que
l’ordre social contraint à s’aligner sur la sacro-sainte maternité et la morale
desséchante qui s’est même infiltrée chez les mâles bien pensants qui nous
gouvernent. Oh, bien sûr j’étais bien trop jeune dans ce jeu du docteur pour penser
tout ça, ce n’est que plus tard que je l’ai compris. Par contre, si je ne l’avais
pas compris, je l’avais vécu. Quel bel après-midi d’été passé à jouer à la
découverte des zones cachées de mon corps et de toutes les sensations électriques
que nous pouvons éprouver. Donc je me suis retournée sur le ventre, comme demandé.
Je me souviens encore de la sensation de me mettre à plat sur la serviette un peu
mouillée par endroits. Yvette passa sa main sous mon ventre pour que je le relève,
de l’autre main elle me maintint la tête sur le sol, elle remonta mes fesses le
plus haut possible en me faisant me cambrer au maximum, puis de son genou elle tapa
entre mes cuisses pour les écarter. Je sentais encore l’air lécher ma raie des
fesses et le petit trou exposé de mon petit cul. « Le thermomètre, Nelly, s’il vous
plaît ». Nelly tendit à la doctoresse un petit bâton d’un bon diamètre, sans
aspérité mais bien plus gros que les branches qui avaient joué avec ma petite
vulve, une sorte de barre de rideau. Je ne voyais rien en fait, mais si je dis
qu’il était lisse et gros c’est que lorsqu’Yvette l’enfila dans mon trou je l’ai
avalé non sans effort. J’étais en larmes. Seul un gémissement équivoque m’a
échappé ; douleur, honte ou plaisir ? Sûrement les trois. Yvette me laissa plantée
de cette chose qui me dilatait sensiblement l’anus. J’entendis l’élastique de sa
culotte, elle devait la descendre et prendre du plaisir à mettre à nu sa craquette
de fille. Elle fit signe à Nelly de faire la même chose. Elles échangèrent quelques
petites caresses, je le compris à leurs petits gémissements, tandis que moi je
restais immobile, la tête au sol er le cul perforé de ce faux thermomètre.
Passablement excitée par le spectacle de sa petite patiente, Yvette vint le faire
coulisser dans mon conduit, renforçant l’élasticité de mon ouverture. Elle accéléra
ses gestes jusqu’à ce que la source de ma mouille anale huile ce manchon. Ce n’est
que plus tard  que j’appris que certaines d’entre nous mouillent plus ou moins de
l’anus. Je me souviendrai jusqu’au dernier jour de ma vie de ces mots d’une
Maîtresse qui avait enfoncé dans mes fesses d’abord un étui à cigare qu’elle
ressortit tout huilé, ensuite deux doigts qu’elle enfila très loin : « Tu mouilles
du cul, ma belle » Il y a comme ça des paroles magiques qu’une soumise ramasse sur
son chemin de salope…. « Tu mouilles du cul » est un sommet.

Voyant que ces va et viens me procuraient un vrai plaisir, un plaisir plus fort que
celui qu’elle prenait lorsqu’elle se le faisait elle-même (c’est ce qu’elle m’a
avoué plus tard), elle prit le temps nécessaire pour que je jouisse de mes fesses.
Nelly pendant ce temps avait mis un doigt dans son derrière. Je sentis monter en
moi un faisceau de flèches qui se répandaient dans mes entrailles ; et plus le
« thermomètre » me pistonnait et plus ces flèches devenaient des lances, des lances
traversant tout mon jeune corps qui ignorait tout de ça. J’ai poussé un grand cri,
un hurlement complètement dément. Je ne sais pas, je n’ai jamais su, si c’était de
plaisir ou de douleur. La transgression de l’interdiction des tabous, ça c’est sûr.
Mon cri déchira le silence qui depuis une demi-heure nous avait fait perdre le sens
du temps. Il était plus de 17 heures, nous étions là depuis 15 heures environ. Mon
père et mon grand-père entraient dans la maison. Brusquement, on s’est rhabillées à
toute vitesse, on a caché la serviette de toilette, on a versé la bassine dans un
évier, et on est descendu. On était redevenues des petites filles modèles qui
avaient joué à la poupée au grenier et les avaient rangées dans le coffre à jouet…

Il s’est passé tellement de choses cet après-midi là que tout cela roula en moi.
J’y pensais tous les soirs dans mon lit, mais aussi des fois à l’école dans les
cabinets. Je ne savais pas bien me frotter comme l’avait fait Yvette, par contre
parfois je mettais mon doigt dans mes fesses et je trouvais ça cochon mais aussi
très très bon. Je faisais quelque chose de mal, mais peu à peu je prenais de la
distance avec le mal puisque j’y prenais de plus en plus de plaisir et que je ne
faisais de mal à personne. Je le faisais en secret, dans des petites cachettes,
comme si j’entrais dans mon paradis. Quand j’en ressortais je redevenais une petite
fille sage, même que moi-même j’oubliai que je venais de me caresser. Des fois, je
me disais que je ne recommencerai plus jamais, mais aujourd’hui je me demande si
ces décisions de renoncement aux plaisirs sexuels n’étaient pas le meilleur
aiguillon pour recommencer et aller toujours de plus en plus loin dans les
traitements que je m’infligeais toute seule. Je suis sûre que je ne suis pas la
seule fille qui a connu de tels plaisirs. Même que ça s’appelle la découverte du
corps, les psychanalystes l’admettent parfaitement. Adolescente, au contact de ma
tante qui m’a élevée, j’ai compris que cet après-midi dans le grenier avait été
extrêmement important pour moi : le doigt d’Yvette m’avait révélée à ma nature de
lesbienne. J’ai longtemps eu un sentiment amoureux pour elle. Ce fut mon premier
amour. Désormais j’aimerais les femmes et surtout les femmes dominatrices. Ma
passivité m’avait comblée, je serais donc soumise. En fait m’être ainsi livrée sans
résistance à l’imagination vicieuse de ma petite amie de vacances devait me
conduire à toutes sortes de perversités. Mais, même si j’arrive à le dire, je
n’arrive toujours pas à admettre que je suis si différente. Parfois je voudrais
être « comme les autres », même si je déteste cette formulation. Il y a encore en
moi une forme de déni. En ce sens-là, je ressemble à Allie, la petite lesbienne
soumise de Nicole qui bien que réduite au pire par sa maîtresse, vouée à être avant
tout une merveilleuse lécheuse de chattes, n’arrive pas à ne pas penser qu’elle est
une fille sage, faite pour être la petite épouse parfaite du meilleur des maris. 
Je suis comme elle, entre ce que je fais et ce que je crois vouloir il y a une
faille comme le Grand Canyon. Je suis sûre qu’elle ne pourrait plus se passer de sa
vie auprès de Nicole. D’ailleurs Nicole le sait.  Depuis le premier jour, elle a
conduit sa petite égérie au-delà de ses limites en exploitant ses talents de grande
maîtresse perverse, mais amoureuse folle de sa petite (elle la fait passer par les
pires choses pour la garder). Allie, tu as de la chance d’avoir trouvé une
maitresse qui te veut pour toujours. Moi j’ai eu plusieurs maîtresses. J’avais
trouvé MA Maîtresse, ma Nicole à moi, mais elle a dû quitter Paris et n’a pas pu
m’emmener avec elle. Difficile de s’avouer chienne, vicieuse, salope, perverse et
lesbienne, tout ça à la fois. Un grand merci à Yvette que je n’oublierai jamais. Un
seul regret : ne pas avoir été en contact avec sa bouche. J’en ai eu envie, elle en
a sûrement eu envie. Mais j’ai connu ça plus tard.

(à suivre).

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