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1.

Effets des excès d’eau sur les plantes et le sol


1.1.Les effets de l’excès d’eau sur les propriétés physiques des sols

a/ l’eau en excès favorise la dégradation de la structure et la rend moins stable mais tant que l’eau
s’infiltre bien, la dégradation est minime.

Lorsque le sol est engorgé et que cette saturation se prolonge, les colloïdes se gonflent et les fissures
séparant les agrégats disparaissent, se ressoudent : la structure redevient compacte et se dégrade.

Le tassement en période humide précipite cette dégradation en écrasant les agrégats devenus
plastiques.

Quant au gel du sol gorgé d’eau, loin d’améliorer la structure, il ne fait que la rendre plus compacte
en faisons remonter d’abondantes quantités d’eau qui, au dégel, demeurent longtemps en surface
en une boue qui se prend en masse en séchant.

b/ L’eau en excès diminue l’aération des sols et les rends plus froids. L’eau de saturation occupe la
macroporosité, ensemble des espaces normalement remplis d’air. Comme il faut plus de calories
pour élever la température de l’eau que celle du sol, un sol humide se réchauffe lentement  : c’est un
sol « froid » et « tardif ».

1.2.Les effets de l’excès d’eau sur les propriétés chimiques des sols :

a/ l’excès d’eau accélère la décalcification et l’acidification du sol : dans le sol détrempé, les cations
Ca++ s’éloignent du complexe argilo-humique, risque d’avantage d’être lessivés et naturellement
remplacés par les ions H+ : les sols trop humides sont souvent plus acides.

Ainsi décalcifié, le complexe argilo-humique se disperse aisément, rendant la structure plus instable,
plus compacte et plus imperméable encore.

b/ il rend le sol réducteur : l’absence d’oxygène, contraint les bactéries aérobies à réduire les oxydes
ferriques, à leur arracher de l’oxygène : de rouille qu’il étaient, ces oxydes prennent la teinte gris
bleu puis verdâtre des oxydes ferreux. Ainsi apparaissent les taches de « gley » caractéristiques de
milieu asphyxiant.

1.3.Les effets de l’excès d’eau sur les propriétés biologiques des sols :

a/ Il ralentis la minéralisation et l’humification le d’oxygène et de chaleur, l’excès d’humidité et le pH


trop élevé entravent le développement de la faune et de la microflore aérobie donc la matière
organique se décompose mal.

b/ Il limite le développement et la nutrition des racines et provoque leur asphyxie : les racines
souffrent en effet de trois manières :

 Des obstacles mécaniques s’opposent à leur pénétration dans les zones tassées « semelles »
formées par le travail du sol en période humide.
 Des obstacles biochimiques s’opposent à leur développement : l’absence d’oxygène, la
présence de produits toxiques issus des fermentations anaérobies tels qu’acide organique,
gaz carbonique, hydrogène sulfuré, méthanes….
 L’absence de microbes aérobies : dans la rhizosphère limite leur alimentation. Or ce sont
d’indispensables intermédiaires entre les racines et les substances minérales et organiques.

c/ Il favorise la prolifération d’une flore et d’une faune défavorables au cultures et aux élevages :
 Les mauvaises herbes : dont beaucoup à enracinement profond et à multiplication
végétative, enviassent les champs et les prés humides.
 Les maladies fongiques sont favorisées par l’humidité du sol (fusariose, piétin…..) et par celle
qu’entretiennent les mauvaises herbes au pied des cultures.
 Les parasites digestifs, pulmonaire ou hépatique (strongle, douves…) trouvent dans les prés
très humides les conditions favorables au développement de leurs cycles reproductifs et
contaminent gravement le bétail.

2. Effets des excès d’eau sur les cultures et les exploitations :


2.1. Le coût du travail du sol est plus élevé : ça est du aux :
 Des difficultés de propulsion : l’adhérence diminue et le patinage des roues des
tracteurs et des automotrices augmente. La durée des travaux s’allonge, et avec elle la
dépense en carburant et en main d’œuvre.
 Les difficultés de travail du sol : au- delà d’un certain taux d’humidité, la cohésion
diminue et l’adhésivité augmente. L’effort de traction s’accroit et les mottes au lieu de se
briser, se déforment : on atteint la zone de gâchage. De ce fait, les périodes favorables
pour le travail du sol sont plus courtes qu’en sol sain, et l’agriculteur est conduit à se
suréquiper pour pouvoir réaliser plus vite ses travaux.
2.2. Le rendement des récoltés est diminué  par :
- La réduction de la durée de végétation : la levée des semences et plans est longue à
cause de la faible température du sol et les plans sont souvent détruits par les
champignons. La réduction de la durée de végétation impose le choix de variétés plus
précoces, en général moins productives que les variétés tardives.
- Par l’entrave aux travaux d’entretien et de traitement en cours de culture : sous peine de
compacter le sol, il est difficile en sol humide de faire à temps le binage, désherbage,
traitement phytosanitaires….
- Par la mauvaise croissance des plantes : mauvaise nutrition et mauvaise pénétration des
racines et leurs asphyxie.
2.3. L’élevage soufre aussi de l’excès d’humidité du sol :
- les bétails sont influencés négativement par les maladies causées par les parasites
présents en grandes quantités dans les sols humides.
- Les périodes de pâturage sont écourtées : au profit de la stabulation plus couteuse et
moins saine, ceci par double contraintes : limiter la dégradation des sols par le pâturage
- + éviter le pâturage de l’été à cause de contamination des jeunes animaux pas les
strongles qui prolifèrent en cette saison sous l’effet de la chaleur et de l’humidité.

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