Vous êtes sur la page 1sur 444

<^

A^' ?

'-^ 'y-.^^:

* Sr'^

>r^.

>;^

-Awi^-

î^^^V

/

'

t^

*«^ ^«u

,r^

^

% m^-'

*. :r

J>C

i^Rfr*?-^

t

•OilOTHÉQUES *

BIBLIOTHECA

/no -'^^

i

I

.0

1729

i

SILOE

I7:tu

t.

XXIV,

col

mont Sion «

\irft^i|iii', iftirfJWau pirii (lu

c'ost-;'i-ilir<i^« au pied (hKinont Moiia .1,

11(1.

iV^

Il

comme il s'oxprimo, In A/(iJW«

Les auteurs du Targum, de la version syriariue et de

la version aralic remplacent, III (I) lieg., i, :«,;)«, 45,

le nom de Ciilion, par ri> Silnlin, aïn Silôhd, donnant

ainsi à eutendre que ce dei'nier nom est le plus rrcent.

Les commeulaleursjuil's suivent tçéni'raleMicnt le moine

sentiment, tll'. lOstùii lia l'arelii, Caflor va-I'Iuh'ach.

édit. de .lorusalem, I.SilT, p. 5lli; Ishai| Clielo, dansCar-

^jrâHn.

xxvr, col. lili.

moly, lliiiér. de laT.S., l»'i-7, p.'2;i(5. Voir Cihûn, t. m,

xviir, 17, et le nalfal haSHùti'f be-(i'ik hd-'âréf, rivuiqui

/liœbat in medin lernv. Il l'ar., xxxii. i. Il est fait

allusion au second dans le travail d'Kzécliias pour dérober ce « courant », nahal, i l'enneini. C'est le fe- 'àlàli établi pour conduire les eaux de Gilion, par-des-

sous, à la ville, IV lley., xx, "20; II l'ar., xxxii, 30; c'est

le percement du rocher avec te fer pour détourner les

eaux de (iog (Septante, pour

fjihonj

au milieu de la

ville. ICccli., xi.viii, IS). Voir Aiji;i;Di:(;, t. i, col. 803-808.

III. Sii.oÉ (I'iscine; m;) (hébreu, Il tsd., m, lôiberë- kat ha's-&élah\ Septante : v.oXup.SriOpa tûv xmîciov tt,

377. Birket Sitoùii. Restes de l'ancien D'après une ptiotogra

col. 1.503. La « piscine supérieure

17; Is., XXXVI, 2, est parfois aussi

», IV

Reg., xviii,

identiliée avec la

fontaine supérieure de Siloé. Cf. Piscink si'PÉP.tiornE,

col. 441. Quelques-uns y voient encore la « fontaine de

Rogel)

Cf.

col. II08.

II. Siloé t L',\(ji edi'C uic). La liible, suivant un grand

nombre d'interprètes et d'archéologues, mentionne deux cours des eaux de Siloé : un cours à ciel ouvert qui passait par la vallée de Cédron en contour-

nant la colline orientale de.I('rusalemour()pbel;2'>leur

passage par un conduit pratiqué dans le rocdelaméine

colline pour se rendre au sud-ouest. Le premier, antérieur au percement du tunnel, est le cours modeste

des eaux de Siloé, positivement nommé par Isaïe,viii,

6.

Il

passait, croit-on, par un canal en partie taillé

aans le rocher au bas de la colline, et dont divers

savants auraient reconnu le tracé. Il aurait été désigné

d'abord sous le nom de sinnôr. II (Sam.) Heg

v, 8. Il

serait le « canal >,te'iHdli, d'Is., vii,3; xxxvi, 2; IV lieg.,

DICT. DE LA BIBLE.

ne piscine et de l'église. Issue du canal,

pliie de .M. L. Heidet.

xo'jpS -o-j fia'jO.îMç; Joa., IX, 7 : y.o'iM'jfirJl'j^ tùO Si).Mi(j,

réservoir ou étang destiné à recueillir les eaux de la

fontaine de Siloé au débouché du canal (fig. 377). I" L'étang de Siloé est une seule fois cité dans l'ancien

Testament, II Esd., m, 15, par son nom propre. Sellun, fils de Chùlhoza, chef du district de Maspha, releva

du temps de N'éhémie la porte de la fontaine et le mur

de la piscine de Siloé près dujarilin durui et jusqu'aux

degrés descendant de la Cité de David. A 60 mètres au nord-est de la porte découverte en 1896 et qui a

l'apparence d'être la porte de la fontaine de Néhémie,

nous avons rencontré déjà le birkel el-lfamrà. Ses

caractères témoignent d'une assez haute antiquité. Il

est formé au midi par un mur de barrage s'étendant

de l'extrémité méridionale de la colline dite d'Ophel

à

la montagne

occidentale de

Sion, sur

près de

90 mètres. Ce mur, épais de deux mètres et demi,

repose sur un fondement de six mètres de largeur.

Aujourd'hui haut île sept mètres.il parait avoir été jadis

V. - 55

1731

SILOÉ

plus élevé pour servir de rempart. Ile puissants contre-

forts en blocs à bossnge, au nombre de sept, soutiennent

le mur, et semlilenl avoir été construits pour l'empê-

cher de céder sous la poussée de l'eau. Divers autres

ouvrages en maçonnerie assez grossière sont venus

dans la suite renforcer celle digue. Le Ijassin resserré entre les montagnes était de forme irréyulière et pouvait

se développer du midi au non! sur une étendue de plus

décent mètres. La muraille, dont M. liliss a retrouvé les

restes en même temps ([ue la porte, arrivée de celle-ci à la

pointe sud-est du Sion et au barrage, remontait vers le nord en suivant le bord de la piscine. Au delà un esca-

lier large de 7 à 9 mètres et dont on a découvert

'^^ degrés, descendait sur le liane de la montagne occi-

dentale le long de l'escarpe et aboutissait à la piscine à

son angle nord-ouest. Il y a tout lieu de croire cjue c'est

bien l'escalier descendant de la Cité de David et par

conséquent que le birl;i'l el-JJatiira n'est pas diflérent

de la « piscine de .Siloé « de II Esd.,iii, 15. Dans son

excursion nocturne pour reconnaître l'état des murs de Jérusalem, Néhémie, venant par « la vallée », gê'lHi» iiôtii], était (. passé à la porte de la Fontaine et à

la

piscine du Roi », avant de remonter par « le torrent»,

na/.ial [de Cédron]. Les exégètes admettent cependant

communément que cette piscine n'est pas autre que la piscine de Siloé.

l'aveugle-né fut envoyé

par le Sauveur est, d'après une tradition séculaire, au

débouché du tunnel. On voit un bassin formé de

mauvais murs dont celui de l'est est éboulé depuis quelques années. La longueur est de 15 mètres sur 5 de

largeur et autant de profondeur. Quelques troneons de

colonnes gisent au fond et les eaux du canal le traver- sent. Les indigènes le nomment birkét Silôdn. Dans

les fouilles pratiquées aux alentours en 1896, M. Bliss

a découvert les restes d'une piscine beaucoup plus importante dont ce bassin n'occupe qu'une partie.

Presque carrée, elle mesure 22 mètres du nord au sud,

23 d'est .à ouest et 5 et demi de hauteur. Sur le bord

de la piscine, au nord, était une église à une nef. Voir Revue biblique. 1897, p. 299-306; F. I. Bliss, Excava-

lions of Jérusalem (I89i-1897), Londres, 1898, p. 132-

210.

IV. Siloé (La toi'R et le quartier iie). Jésus fait

allusion, Luc, xill, 4, à une tour qui, s'étant écroulée,

écrasa dix-huit tialiléens, Turris in .S'i/oé. La tour ici

mentionnée est-elle la tour découverte par M. Bliss

près de la porte de la fontaine ou quelque autre, rien n'aulorise à formuler une identification précise. Il

ressort toutefois de l'expression que le vocable de Siloé

se donnait encore

fois .losèphe, dans les passages cités, l'emploie avec

cette signilication. Les saints Pères en usent fréquem-

ment de même, particulièrement saint Jérôme. Cf. In

La piscine de Siloé

à la région en général. Plusieurs

Jer.,

vu, 31,

t. xxiv, col. 735; Jn SopJi., i, 11, t. xxv,

col. 1349; In Mattli., x,28,t.xxvi, col. 60. Cf. Épipliane,

Vitse prophel., vu, t. XLiu, col. 397. Voir Ch. \Varren

et Conder, Survey of Western Palestine, Londres, 1884,

part. 2, p. 345-371; Cari Mommert, Siloali, Brunnen,

Teich, Kanal zu Jérusalem, in-8», Leipzig, 1908.

L. Heidet.

SILONI (hébreu : Siloni; Septante : Ef,lwvi), des- cendants de Séla, de la tribu de Juda, qui habitèrent

à Jérusalem à une époque difficile à préciser. I Par.,

IX, 5. Dans les Nombres, xxvi, 20, les descendants de

Séla sont appelés Sélaïtes. Dans Xéliémie, Siloni ou Silonito, II Fsd., xi,5, désigne un descendant de Phares.

i. 4, 6. L'article qui précède ce dernier nom dans le

texte hébreu, lias-.'iUùni. indique que c'est unappellatif,

ce qui peut signifier qu'il était de Silo. Voir Silonite.

SILONITE (hébreu : hai-SiU'mî ; Septante : o Sr/oj-

viTTi;), originaire de Silo ou habitant de cette ville. Le

SIMEON

1732

prophète Allias ou Ahia est surnommé le Siloni te. III Reg.,

XI, 29;xil, 15;xv,29; II Par., ix,29;x, 15. Voir Ahia 3,

1. 1, col. 291. Sur le Siloni de II Esd.,xi,5, voir Siloni.

SILVESTRE< VALLÉE), nom de la vallée de Siddim

dans la Vulgale, Gen., xiv, 3,8, 10 : Vallis Sylvettris.

Voir SiDiiLM, col. 1702.

SIMÉON (hébreu : Sini'ôn; grec : £u|i£Ûv), nom d'un patriarche, dune tribu et de plusieurs personnages

d'Israël.

1. SIMÉON, le second fiisque Jacob eut de Lia. Gen., XXIX, 33; XXXV, 23. Sa mère, en le mettant au monde,

s'écria : « Jéhovah a entendu (hébreu : Sânia j que

j'étais haïe, il m'a encore donné celui-là.

nomma Siméon {Sini'ôn). » Gen

lit elle

le

xxix, '^3. L'origine

de son nom repose donc sur ce jeu de mots. Quant à

son histoire, elle n'est marquée que par deux épisodes.

Le premier fut sanglant et imprima sur son front une

tache que son père lui-même sut lui rappeler. Gen.,

XLix, 5, 7. Pour venger l'honneur de sa sœur Dina, il

s'unit à Lévi,

donnée et de l'alliance contractée, traitèrent avec

cruauté les Chananéens au milieu desquels ils se trou- vaient. Gen., XXXIV, 25-30. Voir LÉvi i, t. iv, col. 199. Le second se passa en Egypte, Siméon fut retenu comme otage par Joseph et jeté en prison jusqu'à ce

et tous deux, au mépris de la parole

que ses frères eussent amené Benjamin. Gen., XLii,

25, 36; XLiii, 23. Expiait-il ainsi la dureté particulière

aurait fait exercer

envers Joseph, comme il s'était manifesté contre les

Cliananéens'.' Peut-être. On peut croire aussi qu'il

pa\ait la dette de ses frères en sa qualité de second fils

de Jacob, Joseph n'ayant pas voulu retenir l'ainé, Ruben, dont il venait de découvrir le rôle bienveillant

à son égard, lors du crime commis par les autres. Les

fils de Siméon furent : Jamuel, Jamin, Ahod, Jachin,

Soar, et Saul fils d'une Chananéenne. Gen., XLVi, 10;

Exod., VI, 15. La liste de I Par., iv, 24-43, dillère un peu

et donne plus de détails sur les descendants du pa-

triarche. Voir ce qui concerne la tribu dont il fut le père.

que son caractère violent lui

A. Legendre.

2. SIMÉON, une des douze tribus d'Israël.

1. GÉOGRAPHIE.

La

tribu de Siméon occupait

l'extrême sud de la Palestine ou le Négéb. Son terri-

toire avait été détaché de celui de Juda. Jos., xix, 2.

L'Écriture ne décrit pas ses limites; elle donne seule-

ment la liste de ses villes principales.

/. VILLES pnixciPALES. Elles sont énumérées dans

Josué, XIX,

1-9, et dans I Par., iv, 28-33. Ces deux

listes présentent les mêmes noms, suivent le même

ordre, tout en offrant des variantes que nous allons

signaler. Les noms se retrouvent pour la plupart dans le catalogue des cités de la tribu de Juda, Jos., xv,

26-32, mais dans un ordre un peu différent. Nous

renvoyons, pour les détails, à ce dernier catalogue, t. m, col. 1758-1759, en dehors des articles consacrés

à chaque nom dans le Dictionnaire. Les listes de Josué

et du premier livre des Paralipomènes partagent les

villes de Siméon en deux groupes. Voir la carte,

fig.

.378.

1" groupe. I.Bersabée. aujourd'hui Bir es-Se'fca', it) à 45 kil. au sud-ouest d'IIébron. Voir Bersabée, t. i,

col. 1629.

2. Sabée (hébreu : Scia'; Septante, Codex Vati- canus : i;iiiaa; Codex Alexanclrinus : -iêzt), peut-être

la même que Sama. Jos

dans le texte hébreu de I

xv,

26. Mais elle manque

ce qui ferait

Par., iv, 28,

Dictionnaire de la Bible

Ij,es norru? r/

bHUifues qui' Si

rnerUs é^ypticrt

CÀSTUctèfes pcrir

pÊ.9 bihHques e.

Letouzey et Ané - Pana

Anp.

.Ûu/îm^.Jbrra.

.

Dictionnaire delaBihle

32'

.,

ï

î

r'

'^Sh,^J-Hâ4/J4àHoûnd

flh.Ouji

REM

^

(

A-'Omrv \ f

'^

^ V" £Ju3ora.

\\

J

5

\

San>iti

il»—™.

Khala ah

^^^

W

"ar-à/ï

BIMOBOT»!

flo/

ueou

-*"

/

et Tour

«*.

T

TRIBU DE SIMEON

/fif 7«?mj- J'apfè.t laVulgate sont é<rrits

en c^irtLcéè^es droite- roiuje^

J^e^Tionis

btbHqujes qtu^ .re irai/oen^ sur Les moTtu^-

rrwrî^ égyptiens et fLSST/ri,&rus sont^ e-n^

aaroftêre^ penrjiés bUujs; oezuc^ (fuLji^sont

pa.s bAlùfues PM. aaraciére^- (droits blctis.

Echelle

Ts Kilom-

f mJlachri/3l

^ ^

\^i:H^ il

n^Svdd 'lÉTïihùJuwJi

5

4!t^0fM DjH^dareh

Modum;:-'

' ,Jas*:_3rarr^.

"^"^

•Ib»^'

^L^^'f^-

^"^

'àrah,

A^BOtR

-J -V

^^•^\*.

rrtelrtiSlah

vS^

--«a ,

JuU^quI.

'*

;

V Gxtbàb esch -<.

:\'

; Oymm

BfTHMARCHftftJTTH"

^ MouTerai0i, <-tf^

J»'

6

Vf'

frwub

THAMAR

-ï^^.r-^«i -

-

DjM-^;-^:^

du

.*

••->>* V

>{

iy

>i

-^-.

"9^ BiDUr^. 2.-^^'

.4th et

its.

\

>».--

jb

^1

LetouzeyetAné-PanB

Mh-Labi-àusch,

' .Yci)Juihi£s^

j

~\

.Anp Jht/réiu^.IbTis.

•1 7;}3

SIMKON (TRIlilI DK)

1734

ci'ciiro inie Srlia', ,Ios

xix, 2, n'esl qu'iinc répi'tilion

l'iiiitivc de la dernière partie du nom préci'dciil, Be'rr

D'autre part, en la comptant, la somme des

villes de ce premier groupe n'est plus de treize, comme

Séba'.

rindi(|ue Jos., xix, li, mais de quatorze. Cependant les

Septante la maintiennent, I Par., iv, iH; Cod. Vat. :

iiji/rt; Cod.

es-^t'lia', qui

.4

iliiiia, et elle correspond à Tell

se Irouve à une lieue environ à l'est de

llersalic'c. Voir SMiiiU, col. KiOO.

3. Molada (lndireu : Mùlddàli; Septante, Cad. Vat. :

K(.i),a6v[;.; Cod.

.-Me.v. : MroXaôà,

.los.,

xix, 2;

Cod.

Val. : M(.)a),Si; Cod.

Ale.f. : MraAaSà, I Par., IV, 28),

génc^ralement placé'e à Kliirbct el-Milli, à l'est de l!er-

.sabée. Voir Moi.ada, t. iv, col. 1222.

i. Hasersual (hi5lircu : I,l(i.^ar Sudl; Septante, Cod.

Vat. : '.Vp<7(.>>à;

Cml. Ale.v. : ^EpaouXà), .los.,

xix, 8;

Hasarsuhal (Septante, Cod. Vat.: 'finïipsouÀàS ; Cod.

Aie.r, : KuEo'ao'jai),

I

Par.,

IV,

28.

HA.si'.r.siiAi,, t. III, col. ii6.

Inconnue.

"Voir

5. Bala(liébreu : Bdlâh; Septante, Cod. Vat. : liioXi;

Cod. Alex. : HeXêr.iXa, Jos., xix, 3; Cod. Vat. : 'Aëù.Xi;

Cod. Alex. : HaXai, I Par., iv, 29); Baala, Jos., xv, 29.

Inconnue. Voir Baala 3, t. i, col. 1322.

fi. Asem (hébreu : 'A.^ént), Jos., xix, 3; Âsom.I Par.,

IV, 29; Ésem, .los., xv, 29. Inconnue. Voir Asem, l. i,

cul. 1078.

7. Éltbolad (hébreu :

f'Jtùlad), Jos., xv, 30; xix, 4;

Tholad, I Pur., iv, 29. Inconnue. Voir Eltiioi.ad, t. ii,

col. 1707.

8. Béthul (lii'breu : Belûl; Septante, Cod.

Iioj).î; Cod.

Alex. :

Bado-JX), Jos.,

xix, 4; Bathuel

(hébreu : BetiVêl: Cod.

BaOoJX), I Par., iv, 30;

Vat.

: BaOoûv; Cod Alex. :

appelée Césil, Jos.,

xv, 30;

mais la forme Béthul, Bathuel, est probablement la

vraie. Inconnue. Voir Bétiihl, t. i, col. 1750.

9. Harma (hébreu ; I.lormàh; Septante : 'Ep|j.o(),

Jos., XV. 30; XIX, 4; Horma, Septante : '\iç,\i.ài, I Par.,

IV, 30, identiliée avec Sebaita. Voir Horma

col. 754.

I, t. m,

10. Siceleg (hébreu : Stqlag). généralement identi-

fiée avec Khirbel Zuhéiliqéh, à l'est-sud-est de Gaza.

Voir Siceleg.

11. Bethmarchaboth (hébreu : Biit-ham-markdbot

Septante, Cod. l'ot. ; Bai6|j.ax£p£^î; Cod.

(lap/afTêioô, Jos., XIX, 5; Cod. Val. ; Bai0[iapei|j.ii6;

Cod. Alex. ; BaiOiiap/aëiiO, I Par., iv, 31). On a cher-

ché à l'identifier avec Menjeb,

à l'ouest de la pointe

Alex.

.-BaiOajj.-

méridionale de la mer Morte; ce cjui est douteux. La

liste parallèle de Josué, xv, 31, donne Médâmeiia. Est- ce la même ville? On ne sait. Voir BETiiMAnciiAiiOTii,

t. I, col.

I()96.

12. Hasersusa (hébreu : Hasai- Siisti/i/ Septante, Cod.

Vat. : SapiTouiTôîv; Cod.

Alex. : 'AuepiouifiJ.), Jos.,

XIX, 5; Hasarsusim (hébreu : Jfasar Si(sini;Cod. Vat. :

'll|j.i'7u<ri'7opà|j. ; Cod. Alex.

.•'Ilpiio-jEuuip.), I Par., iv,

31. On a

proposé Susin ou Bei;

.Si'isin, sur la

roule

des caravanes de Gaza en Éyypte. Possible. La liste pa-

rallèle de Jùsui'. XV, 31, porte Sensenna ; on se demande

si c'est la méijic ville. Voir Hasersusa, t. m, col. 447. 13. Bethlebaoth (hébreu : Bét iefcà'ii;,- Septante, Coi/.

Val. : liïOapoiO; Cod. Alex. : BxidaXgôb), Jos., XIX, (i ;

Bethberai (hébreu Bel biri; Septante, Cod.

Vat.

:

'ivi.i; Bpa'j|A'7£MpEin; Cod. Alex. : liapounTSwpeii;., union

fautive de Biri et du mot suivant, Sààrdini), I Par., IV, 31 ; Lebaoth, Jos., xv, 32. Inconnue. Voir Betiiln-

BAOTll, t. I, col. 1688.

14. Sarohen (hébreu : Sdrûhrn; Septante : omis),

los., XIX, 0; Saarim (hébreu : Sdàrdini; Septante :

compris dans la dernière partie du mot Bapr)u[;.T£(j)pet'|j:),

I

Par., IV, 31. Elle est appelée Sélim Jos., xv, 32, et

mentionnée dans les inscriptions hiéroglyphiques sous la forme Saralian. N'a pas été identifiée. Voir Saarim,

col. 1284.

'i" f/rou/te. - 1. Ain (bébreu : 'Ain; Septante : Cod.

l ni.

: L'pE[j.|j,iôv, par union avec le l'not suivant, ce qui

suppose la lecture ' P.n-Bimmùn; Cod. Alex. : 'Aii},

Jos., XIX, 7; Aen (hébreu : Ain ; Sept.inte :"llv), I Par., IV, 32. Il est probable qu'il faut l'unir au nom suivant.

Voir AïN 2, t.

I, col.

31.').

2. Remmon (hébreu : /(iinjinin /Septante, Cod. Val. :

'KpE|t]j.fov; Cod. Alex. : 1'e|J.|j.<.'iO, Jos.,xix, 7;

'I'£|r/(.')v,

Peij.u.wv, I Par., IV, 32), identifiée avec Khirbet Umtu

er-Biimmâniiii, au nord de Bersabée. Voir Hemmon 3,

col. 1838.

3. Athar (hébreu : 'A'/(f)-; Septante, r.'t»/. Val.: 'leOÉp;

Cod. Alex. : BéBep), Jos., xix, 7; Thochen (bébreu :

: 0o-/yv.v),

I Par., IV, 32. Il est probable que ce n'est pas la môme

Tôkén : Cod.

Vat. : H',/.xa; Cod. Alex.

ville ({u'Ether de Juda, Jos., xv, 42. Il

faudrait la

chercher dans les environs de la précédente. Voir Étiier,

t. II, col. 200G.

4. Asan (hébreu : 'Aëdn; Septante, Cod. Vat. : 'A^iiv ; Cod. Alex. : 'Aniij., Jos., xix, 7; Cod. Val. : Aiaip;

Cod. Alex. : Mai',, I Par., iv, 32). Inconnue. Voir

A.SAN, t. I, col. 1055.

5. Ëtam (hébreu :

Etdm; Septante ; .\'ito(v), mise

en tète de ce dernier groupe dans la liste de I Par., IV, .32. Inconnue. Voir Étam 2, t. ii, col. 1995.

On remarquera que le premier groupe renferme

quatorze villes, Jos., xix, 1-6, bien que la somme indi-

quée, f. 6, n'en porte que treize, chillre de I Par., iv,

28-31. Il faudrait donc retrancher Sabéc, qui ne se

trouve pas dans la seconde liste, et qui pourrait être

une répétition fautive de la dernière partie du mot Bfv-

sabée. IJ'aulre part, les Septante gardent ce nom et

omettent Sa)-olien,(\n\ se trouve I Par., iv, 31, sous la

forme Saarim. Il est donc difficile de savoir s'il faut

peut

retrancher d'un coté on ajouter de l'autre.

11

aussi y avoir erreur de chilfre, comme dans plusieurs

endroits de l'Écriture. La même difficulté se présente

pour le second groupe. Josué, xix, 7, ne cite que

quatre villes, alors que le premier livre des Paralipo- mènes, iv, 32, en mentionne cinq. Si même Ain et

en

Beninioit ne

forment qu'une seule cité, nous

aurons trois d'un coté et quatre de l'autre. Il 'est pro-

bable dans ce cas

que le chiffre doit

se ramener à

quatre. Les Septante, du reste, portent, Jos., xix, 7 :

'Ep£y(j.(ijv zï; F)aX/_à -/ai 'liôîp /.ai 'Aitïv, qui corres-

pondraient, I Par., IV, 32, à 'Pi!j.(ia)v ("Hv 'Piijjj.tiv) xat

Hôxxa xa'i Airàv /.«'i A'taip. //. i.l.MiTiis ET DESciiiPTlo.Y. La

Bible ne trace

pas les limites de la tribu de Siméon comme elle l'a

fait pour Juda, Benjamin et plusieurs autres. C'est

probablement parce que le territoire de cette tribu fut

découpé dans celui de Juda, dont les frontières sont

décrites avec une rigoureuse exactitude. Jos.,xv, 1-12.

Voir JiTiA 6, col. 1766. La partie détachée fut celle du

midi ou du Nrç/éh. Les villes mentionnées Jos., xix,

1-9, et I Par., iv, 28-33, appartiennent principalement

au troisième et au (|uatrième groupe de cette contrée.

La limite méridionale était sans doute celle de Juda. Le

texte sacré, après avoir énuméré les cités du second

groupe, ajoute bien : « ainsi que tous les villages aux

environs de ces villes, jusiju'à Baalalh-Béer, qui est

la Hainalh

I Par., IV, 33. Mais il ne s'agit peut-être que d'une

limite particulière, et puis l!aalath-Béer nous est

inconnue. Voir Baai.atii-Héeu-Hamatii, t. i, col. 132i.

Oiielle était la frontière nord'.' Il est impossible de la bien établir. Dans la liste des villes, dont la plupart

ne sont pas identifiéc's, nous n'avons comme points de

repère que liersabée, Molada, et, plus haut, Siceleg et Beninioii. La ligne, de ce côté, devait être assez mal

di'limilée : les Siméonites pouvaient posséder sur le

territoire de Juda des villes éparses qui, suivant les

de

du midi, » Jos., xix, 8; « jusqu'à Baal ».

circonstances,

revinrent à Juda.

Tel

fut

le

cas

1735

SIMÉON (TRirtU DE)

1736

Sicelcg, dont la situation était importante, et qui des mains d'Acliis, roi de Geth, passa à celles de David.

I Reg., XXVII. 6.

Le territoire de Siinéun, moins connu que celui des

autres trilius, coiiiprcnail l'extrême sud de la Palestine,

pays desséclié ». C'est le prolonjjementdc

le Ni'géb ou

l'aréte montagneuse qui traverse la Palestine, mais la

ligne de faîte est lirisée; il n'y a plus que des sommets

('pars, beaucoup moins élevés que ceux de .luda, des

plaleaux sépans par des vallées parfois assez larges.

Tels sont le tljèbel Vnnii Jimlji'dii, le djebel Sclietiàib,

le iljrbcl t'I-Ti'ir, le dj. Zibliyéli,

le ilj. lladivéli, le

dj. Miizeiijah, le dj. Maderah. Cet enchevêtrement de

hauteurs forme deux versants, l'un de la Méditerranée,

l'autre de la mer Morte. Le premier est caractérisé par

un réseau très Ion;; et très compliqué de torrents, qui

coupent le terrain dans tous les sens. Les uns descendent

des dernières pentes des montagnes de .luda, comme

les ouadis esch—'<clirf'i ah, el-KlidIil, el Biit»i, San l'Ii,

elMilli. Les autres partent des sommets ou plateaux

que nous venons de signaler, les contournent et se

ramilient pour former des rivières qui s'unissent à

leur tour. Citons les ouadis Ar'àrah, es-Séba , esSani,

Riihi'ibéli, el-.Abiad etc. Tous se déversent dans la mer

par deux canaux principaux. VoKadi Gliazzéli, et Vouadi

el-Arisch ou « Torrent d'Kgjpte». Le second versant

envoie ses eaux à la mer Morte, principalement par

Vouadi Muliaidval et Vottadi Fiqri'h. La fertilité du pays ne gagne rien à cette multitude de torrents, (|ui

sont à sec la plus grande partie de l'année. S'il y a des

coins verdoyants, quelques cultures, l'ensemble de la

contrée a l'aspect désertique. C'est la région des no- mades, et il en fut ainsi dès les temps anciens, à en

juger d'après les noms de plusieurs localités, dans

lesquels le mot llnxdr, Hrist'r, rappelle le campement des tribus pastorales. Voir H.\siiROTii, t. m, col. 445.

D'autres noms rappellent le désert, comme Hasersuat,

« le douar du chacal » : Bethlebanlh, « la maison des

lionnes ». Le pays était traversé par quelques roules,

que suivaient les caravanes pour venir du golfe d'Akaba.

du Sinaï, à Hébron et à Gaza. La route de l'Egypte le longeait dans sa partie occidentale. Des noms comme Betliiuarcliabolli, « la maison des chars »: Hasersusa, Haseysttshii, « le village des chevaux ». semblent in-

diquer certains relais ou certains entrepôts de matériel de guerre. Voir Nkuéb, t. iv, col. L557.

H. Histoire. Placé à l'extrémité de la Palestine,

Siméon n'a dans l'histoire qu'un réile très effacé. Au

premier recensement, la tribu comptait 59300 hommes

en état de porter les armes. Num., i, 22-2.3. Elle occu-

pait ainsi le troisième rang, venant après Juda et Dan.

Elle se trouvait, dans les campements et la marche au

déserl, au

midi du tabernacle, avec Ruben et Gad.

Num., II, 12.

Elle