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Correction des exercices du chapitre 16 1

Exercice 1:
1. Oui.

2. non, la fonction x 7→ x3 − x n’est pas monotone sur R donc il n’y a pas de stabilité par addition.

3. Sif (0) = 1 et g(0) = 1 alors (f + g)(0) = 2 6= 1 donc il n’y a pas de stabilité par addition.

4. Oui.

5. Oui.

6. Oui.

7. Non, (−1)n + 1 n’est pas une suite géométrique donc il n’y a pas de stabilité par addition.

8. Oui.

9. Oui, par linéarité de l’intégrale.

10. Oui.

11. Oui.

12. Non, la matrice nulle n’est pas inversible.

13. Oui.

14. Oui.

15. Non, (1, 0) + (0, 1) = (1, 1) ∈


/ F.

16. Non, (1, 0) + (0, 1) = (1, 1) ∈


/ F.

17. Non, (1, 1) + (−0.5, −2) = (1, 1) ∈


/ F.

18. Oui.

19. Non, pas de stabilité par multiplication par un scalaire négatif.

20. Oui.

Exercice 2:
1. (a) G =Vect(1, X, X3 ).
 
1
 .. 
 . 
(b) D =Vect .. 
 
 . 
1
   
1 −1
(c) G =Vect1 ,  1 
1 −3
     
1 0 0 0 0 0 0 0 1
(d) H =Vect0 0 0 , 0 1 0 , 0 0 0
0 0 1 0 0 0 1 0 0
   
1 0
(e) F =Vect  0 , 1
 
1 1

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Correction des exercices du chapitre 16 2

2.

Exercice 3: Soit P ∈ R3 [X]. On peut l’écrire P = aX3 + bX2 + cX + d.


P ∈ H ⇔ P (1) = a + b + c + d = 0 donc P = aX3 + cX2 + bX − a − b − c = a(X3 − 1) + b(X2 − 1) + c(X − 1).
On peut donc écrire H =Vect(X3 − 1, X2 − 1, X − 1).

Exercice 4:
1. Vect(u) ⊂ Vect(u, v), Vect(u, λ.u)=Vect(u) et Vect(u, v + λ.u)=Vect(u, v).
2. Soit F et G deux familles de vecteurs d’un espace vectoriel E.
(a) i. F ∩ G ⊂ F donc Vect(F ∩ G) ⊂ Vect(F). De même, F ∩ G ⊂ G donc Vect(F ∩ G) ⊂ Vect(G). Ainsi,
Vect(F ∩ G) ⊂ Vect(F)∩ Vect(G).
   
1 2
ii. Prenons F = et G = . F ∩ G = ∅ donc Vect(F ∩ G) = {0E } et
0 0
Vect(F)∩ Vect(G) =Vect(F). L’inclusion dans l’autre sens n’est donc pas toujours vraie.
(b) i. F ⊂ F ∪ G donc Vect(F) ⊂ Vect(F ∪ G). De même, G ⊂ F ∪ G donc Vect(G) ⊂ Vect(F ∪ G). Donc,
Vect(G)∪ Vect(G) ⊂ Vect(F ∪ G).
Or, Vect (F)+Vect (G) est le plus petit espace vectoriel qui contient Vect(F)∪ Vect(G) donc
Vect (F)+Vect (G) ⊂ Vect(F ∪ G).
ii. F ⊂ Vect(F) donc F ⊂ Vect(F)+Vect(G). De même, G ⊂ Vect(G) donc G ⊂ Vect(F)+Vect(G)
donc F ∪ G ⊂ Vect(F)+Vect(G). Or, Vect (F ∪ G) est le plus petit espace vectoriel qui contient
F ∪ G donc
Vect(F ∪ G) ⊂ Vect (F)+Vect (G).

Exercice5:
       
1 0 0 0
 0   1  0 0
−1 , −1 et G =Vect1 , 0
F =Vect       

0 0 0 1
       
1 0 0 0
 0   1  0 0 4
F + G =Vect −1 , −1 , 1 , 0 et donc F + G ⊂ R .
       

0 0 0 1
 
x
y  4
z  ∈ R .
Réciproquement, Soit  

t
         
x 1 0 0 0
y  0 1 0 0
  = x   + y   + (z + x + y)   + t  
z  −1 −1 1 0
t 0 0 0 1
 
x
y  4
Donc,  z  ∈ F + G. On a bien F + G = R .

Exercice 6: Soit P ∈ F ∩ G. P est de la forme P = a(X + 3). Alors, P (1) + P (2) = 9a = 0 Donc a = 0.
On a donc F ∩ G = {0} donc F et G sont en somme directe.

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Correction des exercices du chapitre 16 3

Exercice 7:
       
1 0 1 −1
1. F =Vect0 , 1 et G =Vect1 ,  1 . Ce sont bien des sev de R3 .
1 1 1 −3
2. On peut proposer comme décomposition
     
1 1 0
0 = 1 − 1
0 1 1

donc (1, 0, 0) ∈ F + G.

1 + 0 − 0 6= 0 donc (1, 0, 0) ∈
/ F.

Supposons que (1, 0, 0) ∈ G. Alors, ∃(a, b) ∈ R2 tel que


        
1 1 −1  1=a−b  a=1+b  a=1+b
0 = a 1 + b  1  ⇒ 0=a+b ⇒ a = −b ⇒ a = −b ⇒0=1
0 1 −3 0 = a − 3b a = 3b b = 3b
  

C’est absurde donc (1, 0, 0) ∈


/ G.
       
 a−b   a−b  2
3. F ∩G =  a+b  tel que a − b + a + b − (a − 3b) = 0 =  a+b  tel que a = −3b =Vect 1.
a − 3b a − 3b 3
   

On a (1, 2, 3) ∈ F ∩ G donc la somme F + G n’est pas directe.

Exercice 8:

1. Oui, en tant que sous-espaces engendré par une famille de vecteurs.

2. On a
                 
1 1 0 0 0 0 0 0 0
0 = 1 + −1 ; 1 =  1  + 0 ; 0 =  1  + −1
0 0 0 0 −1 1 1 −1 2
     
1 0 0
3. Par stabilité par combinaison linéaire de l’espace F + G, On a Vect0 , 1 , 0 ⊂ F + G.
0 0 1
     
1 0 0
Or, Vect0 , 1 , 0 = E. Donc, par double inclusion, F + G = E.
0 0 1
 
0
F ∩ G =Vect1 donc la somme n’est pas directe.
1

Exercice 9:
Soit f ∈ F ∩ G. ∃(a, b) ∈ R2 tel que ∀x ∈ R, f (x) = ax + b.
f 0 (0) = a et f (0) = b. Or, f ∈ F donc a = b = 0 donc f = 0.
On a donc F ∩ G = {0} et la somme F + G est directe.

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Correction des exercices du chapitre 16 4

1. Analyse: Soit f ∈ C 1 (R, R). Supposons qu’il existe (h, g) ∈ F × G tel que f = h + g.
Alors, ∃(a, b) ∈ R2 tel que

∀x ∈ R, f (x) = h(x) + ax + b
f (0) = h(0) + b = b
f (0) = h0 (0) + a = a
0

On a donc ∀x ∈ R, g(x) = f 0 (0)x + f (0) et h(x) = f (x) − f 0 (0)x − f (0).

2. Synthèse: Soit f ∈ C 1 (R, R).


Posons ∀x ∈ R, g(x) = f 0 (0)x + f (0) et h(x) = f (x) − f 0 (0)x − f (0). On a bien

f =g+h
g∈G
h∈F

Donc, C 1 (R, R) = F + G.

Finalement, C 1 (R, R) = F ⊕ G.

Exercice 10: Soit f ∈ E = C([0, π], R).


On veut écrire f sous la forme f = h + a cos +b sin avec h ∈ F et (a, b) ∈ R2 .

 f (0) = h(0) + a
f ( π2 ) = h( π2 ) + b



 f (π) = h(π) − a
h(0) = h(π) = h( π2 )

La somme L1 − L3 donne a = f (0)−f 2


(π)
.
f (0)+f (π)
La somme L1 + L3 donne h(0) = 2 .
π f (0)+f (π)
La ligne L2 donne b = f ( 2 ) − 2 .

Finalement,
   
f (0) − f (π) π f (0) + f (π) f (0) − f (π) π f (0) + f (π)
f =f− cos − f ( ) − sin + cos + f ( ) − sin
2 2 2 2 2 2
| {z } | {z }
∈F ∈G

Cette décomposition est unique donc F et G sont des sous-espaces vectoriels supplémentaires de E.

Exercice 11:
1. Soit (λ1 , λ2 ) ∈ R2 tel que λ1 x1 + λ2 x2 = 0.
      
1 1 0  λ1 + λ2 = 0 
λ1 = 0
λ1 0 + λ2 2 = 0 ⇒
      2λ2 = 0 ⇒
λ2 = 0
1 2 0 λ1 + 2λ2 = 0

La famille (x1 , x2 ) est libre.

2. Soit (λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ R3 tel que λ1 x1 + λ2 x2 + λ3 x3 = 0.


         
1 1 1 0  λ1 + λ2 + λ3 = 0  λ1 = 0
λ1 0 + λ2 1 + λ3 1 = 0 ⇒ λ2 + λ3 = 0 ⇒ λ2 = 0
0 0 1 0 λ3 = 0 λ3 = 0
 

La famille (x1 , x2 , x3 ) est libre.

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Correction des exercices du chapitre 16 5

3. Soit (λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ R3 tel que λ1 x1 + λ2 x2 + λ3 x3 = 0.


         
1 2 1 0  λ1 + 2λ2 + λ3 = 0  λ1 + 2λ2 + λ3 = 0
λ1 2 + λ2  1  + λ3 −1 = 0 ⇒ 2λ1 + λ2 − λ3 = 0 ⇒ −3λ2 − 3λ3 = 0
1 −1 −2 0 λ1 − λ2 − 2λ3 = 0 −3λ2 − 3λ3 = 0
 

Le système a une infinité de solution donc la famille (x1 , x2 , x3 ) n’est pas libre.
On a, par exemple, x1 − x2 + x3 = 0.
4. Soit (λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ R3 tel que λ1 x1 + λ2 x2 + λ3 x3 = 0.
         
1 2 −1 0  λ1 + 2λ2 − λ3 = 0  λ1 + 2λ2 − λ3 = 0
λ1 −1 + λ2 −1 + λ3  1  = 0 ⇒ −λ1 − λ2 + λ3 = 0 ⇒ λ2 = 0
1 3 −1 0 λ1 + 3λ2 − λ3 = 0 λ2 = 0
 

Le système a une infinité de solution donc la famille (x1 , x2 , x3 ) n’est pas libre.
On a, par exemple, x1 − x3 = 0.

Exercice 12: Soit (λ1 , λ2 , λ3 , λ4 ) ∈ R4 tel que λ1 f1 + λ2 f2 + λ3 f3 + λ4 f4 = 0, c’est-à-dire :


∀x ∈ [0; 2π], λ1 cos(x) + λ2 x cos(x) + λ3 sin(x) + λ4 x sin(x) = 0
On doit alors obtenir 4 équations mettant en jeu les quatre coefficients.
  

 (x = 0) λ1 = 0 
 λ1 = 0 
 λ1 =0
(x = 2π) λ1 + λ2 .2π = 0 λ2 = 0 λ2 =0
  
π π ⇒ π ⇒
(x = 2 ) λ3 + λ4 . 2 = 0 λ = −λ4 . 2 λ =0
 3  3

 
 

(x = 3π ) − λ + λ . 3π
= 0 λ = λ . 3π
λ4 =0

2 3 4 2 3 4 2

La famille (f1 , f2 , f3 , f4 ) est libre.

n
Exercice 13: Soit (λ0 , ..., λn ) ∈ Rn+1 tel que
P
λk Pk = 0, c’est-à-dire :
k=0
n
X n
X n
X n
X
λk (Xk+1 − Xk ) = 0 ⇒ λk Xk+1 − λk Xk = 0 ⇒ λn Xn+1 + (λk−1 − λk )Xk − λ0 = 0
k=0 k=0 k=0 k=1

Or, le seul polynôme est celui dont tous les coefficients sont nuls donc

 λn = 0
∀k ∈ [1, n], λk−1 = λk ⇒ ∀k ∈ [0, n + 1], λk = 0
λ0 = 0

La famille (P0 , ..., Pn ) est libre.

Exercice 14:
1. On doit donc montrer qu’il s’agit d’une famille libre et génératrice de R3 . On va commencer par génératrice
en utilisant la méthode d’analyse et synthèse.
(a) Analyse Soit x ∈ R3 dont les coordonnées dans la base canonique sont (x1 , x2 , x3 ).
Supposons que ∃(a1 , a2 , a3 ) ∈ R3 tel que x = a1 e1 + a2 e2 + a3 e3 .
  
 x1 = a1 + a2  a2 = x1 − a1  a2 = x2 − x3
x2 = a1 + a2 + a3 ⇒ a1 = x2 − (x1 − a1 ) − (x3 − a1 ) ⇒ a1 = x1 − x2 + x3
x3 = a1 + a3 a3 = x3 − a1 a3 = x2 − x1
  

S’il existe une décomposition dans la base (e1 , e2 , e3 ), elle est unique et donnée par le système précédent.

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Correction des exercices du chapitre 16 6

(b) Synthèse Soit x ∈ R3 dont les coordonnées dans la base canonique sont (x1 , x2 , x3 ). On a

x = (x1 − x2 + x3 )e1 + (x2 − x3 )e2 + (x2 − x1 )e3

On a donc trouvé une unique décomposition de x ∈ R3 comme combinaison linéaire de la famille (e1 , e2 , e3 ).
C’est donc une base de R3 .

2. Soit (x, y, z) ∈ R3 . Les nouvelles coordonnées sont

(x − y + z, y − z, y − x)

Exercice 15:
1. On doit donc montrer qu’il s’agit d’une famille libre et génératrice de R2 [X]. On va commencer par
génératrice en utilisant la méthode d’analyse et synthèse.

(a) Analyse Soit P ∈ R[X] dont les coordonnées dans la base canonique sont P = a0 + a1 X + a2 X2 .
Supposons que ∃(b1 , b2 , b3 ) ∈ R3 tel que P = b1 P1 + b2 P2 + b3 P3 .

a0 + a1 X + a2 X2 = b1 (X2 + 1) + b2 (X2 + X − 1) + b3 (X2 + X)


a0 + a1 X + a2 X2 = b1 − b2 + b2 X + (b1 + b2 + b3 )X2
 
 a0 = b1 − b2  b1 = a0 + a1
⇒ a1 = b2 ⇒ b2 = a1
a2 = b1 + b2 + b3 b3 = a2 − 2a1 − a0
 

S’il existe une décomposition dans la base (P1 , P2 , P3 ), elle est unique et donnée par le système précédent.
(b) Synthèse Soit P ∈ R2 [X] dont les coordonnées dans la base canonique sont (a0 , a1 , a2 ). On a

P = (a0 + a1 )(X2 + 1) + a1 (X2 + X − 1) + (a2 − 2a1 − a0 )(X2 + X)

On a donc trouvé une unique décomposition de P ∈ R2 [X] comme combinaison linéaire de la famille
(P1 , P2 , P3 ). C’est donc une base de R[ X].

2. Les nouvelles coordonnées sont

(a0 + a1 , a1 , a2 − 2a1 − a0 )

Exercice 16: Soit E un K-espace vectoriel. Soit B = (e1 , e2 , e3 ) une base de E. On pose

f1 = e1 + 2e3 , f2 = e3 − e1 , f3 = e1 + 2e2 .

1. On va montrer que la famille B 0 est libre et génératrice de E.

(a) Libre : Soit (λ1 , λ2 , λ3 ) ∈ R3 tel que

λ1 f1 + λ2 f2 + λ3 f3 = 0
λ1 (e1 + 2e3 ) + λ2 (e3 − e1 ) + λ3 (e1 + 2e2 ) = 0
(λ1 − λ2 + λ3 )e1 + 2λ3 e2 + (2λ1 + λ2 )e3 = 0

Or, (e1 , e2 , e3 ) est une base de E donc une famille libre de E. Donc
  
 λ1 − λ2 + λ3 = 0  λ1 = λ2  λ1 = 0
2λ3 = 0 ⇒ λ3 = 0 ⇒ λ3 = 0
2λ1 + λ2 = 0 2λ1 = −λ2 λ2 = 0
  

La famille (f1 , f2 , f3 ) est une famille libre de E.

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Correction des exercices du chapitre 16 7

(b) Génératrice : Soit x ∈ E. Puisque (e1 , e2 , e3 ) est une base de E, il existe (x1 , x2 , x3 ) ∈ R3 tel que

x = x1 e1 + x2 e2 + x3 e3

f1 + f2

 
 e3 =
f
 1 = e 1 + 2e 3

 3
f1 − 2f2

Or, f2 = e3 − e1 donc e1 = donc

f3 = e1 + 2e2 .
 3
 e2 = 3f3 − f1 + 2f2



3
f1 − 2f2 3f3 − f1 + 2f2 f1 + f2 x1 − x2 + x3 −2x1 + 2x2 + x3
x = x1 + x2 + x3 = f1 + f2 + x2 f3
3 3 3 3 3
Donc, (f1 , f2 , f3 ) est bien une famille génératrice de E.

La famille (f1 , f2 , f3 ) est une base de E.

2. Soit x ∈ E un vecteur dont les coordonnées dans la B sont (x1 , x2 , x3 ). Les coordonnées dans la nouvelle
base sont
 
x1 − x2 + x3 −2x1 + 2x2 + x3
, , x2
3 3

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