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I.

GENERALITES/DEFINITIONS

A. LE DROIT : dans le langage courant le droit et la loi sont des termes synonymes faisant
référence aux diverses règles organisant notre vie en société et sanctionnées par la puissance
publique
De point de vue juridique : le droit se devise en deux réalités distinctes
 Le droit objectif (le droit) : désigne l’ensemble des règles juridiques officielles
ordonnant les rapports humains, il est toujours normatif (il indique ce que doit être)
et sanctionné en dernier recours par la force publique, il se manifeste dans ses
diverses sources formelles (lois, décrets, conventions, coutumes, jurisprudence) ses
critères sont la généralité, l’obligation et la sanction
 Classification :
Le droit interne : est le droit en vigueur dans un état donne (droit algérien)
Le droit international : c’est le corpus des règles qui régissent les états entre
eux par les accords passés sous forme de traités ou de conventions
Le droit communautaire qui regroupe l’ensemble des règles de droit issues
des traités fondateurs des communautés européennes

 Droit public : droit constitutionnel, le droit administratif, le droit


fiscal et le droit pénal
 Droit privé : le droit civil (droit commun), le droit commercial, le
droit social
 Le droit subjectif (les droits) désigne la prérogative, la faculté et l’activité permise à
chaque individu par l’existence du droit objectif, il constitue un intérêt individuel
juridiquement protégé
B. LA LOI : est la principale source du droit objectif
Au sens large elle désigne toute règle générale et impersonnelle, résultant de la volonté
collective et dotée de la force contraignante
Dan un sens précis la loi désigne les normes juridiques émanant du pouvoir législatif par
opposition aux décrets et règlements qui émanent du pouvoir exécutif et des autorités
administratives

II. LES SOURCES DE DROITS


Le terme « source du droit » désigne habituellement tout ce qui contribue, ou a
contribué, à créer l'ensemble des règles juridiques applicables dans un État à un moment
donné
L’art 01 du code civil algérien détermine les sources de droit civil et ses branches en
stipulant : la loi régit toutes les matières auxquelles se rapporte la lettre ou l’esprit de
l’une de ses dispositions en absence d’une disposition légale le juge se prononce selon
les principes du droit musulman et à défaut selon la coutume. Le cas échéant, il a recours
au droit naturel et aux règles de l’équité
HIERARCHIE DES LOIS :
La hiérarchie des lois est un classement hiérarchisé de l’ensemble des normes qui
compose le système juridique d’un état de droit pour en garantir la cohérence et la
rigueur, fondé sur le principe qu’une norme doit respecter celle du niveau supérieure et
la mettre en œuvre en la détaillant
Cette hiérarchie a été formule par HANS KELSEN (1881-1973 : théoricien du droit et
auteur de la théorie pure de droit) sous forme d’une pyramide ainsi le sommet est
constitué par le bloc constitutionnel (la constitution : la norme la plus suprême) puis le
bloc de conventionalité représente par les traités et les convention ratifiées puis le
domaine législatif ou il y’a l’élaboration des lois (organique et ordinaire) puis le domaine
réglementaire représente par les décrets présidentiel et exécutifs et les actes
administratifs à type d’arrêtés interministériel et ministériel, les arrêtés des wilayas, des
APC (COMMUNE), les textes accessoires (circulaire, instruction ou avis administratifs)

III. LES DIFFERENTS TYPES DE SOURCE


A. LES SOURCES ECRITES  ou DIRECCTES: LA LOI

B. LES SOURCES NON ECRITES ou INDIRECTES:

 le droit musulman : l’ensemble des règles émanant des différentes sources du droit
musulman principales : coran, sunna, ijtihad, analogie ; et secondaires… ce sont les
normes convenues chez tous les quatre doctrines « fikh » ou de droit musulman
 La coutume : C’est l’ensemble de règles non écrites non élaborées par le pouvoir
législatif, c’est des pratique généralement et fréquemment admises et auxquelles
soumises toute la société. La coutume se caractérise par l’obligation à la différence
de l’usage ou de la tradition
 la jurisprudence : est l’œuvre de l’autorité judiciaire. C’est l’ensemble des décisions
rendues par les tribunaux sur un point de droit litigieux.
Pour qu’il existe une jurisprudence, deux conditions doivent être réunies :

- la répétition c’est-à-dire l’habitude prise par les tribunaux de statuer dans un certain sens,

- la hiérarchie : ainsi, il arrive qu’une seule décision fasse jurisprudence lorsqu’elle émane
d’une juridiction d’un très haut niveau dans la hiérarchie judiciaire. Les décisions rendues par
la Cour suprême finissent donc par s’imposer à toutes les juridictions

 la doctrine

Au sens large c’est l’ensemble des dogmes, soit religieux soit philosophiques, qui dirigent un homme dans
l'interprétation des faits et dans la direction de sa conduite

La doctrine au sens juridique est l’ensemble des travaux des auteurs (essentiellement des avocats, notaires,
universitaires…) qui expriment leurs conceptions théoriques du droit et commentent les lois. Ils interviennent
sur des problèmes d’interprétation du droit ou sur des vides juridiques.
La doctrine est une source indirecte du droit. En effet, elle ne s’impose jamais au juge mais peut parfois
l’influencer dans sa prise de décision.