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 Fonctions de la littérature orale

La littérature orale est le signe de l’identité propre à une culture ou une communauté.
Elle traduit le fond culturel de chaque société en véhiculant ses croyances, ses
représentations symboliques, ses modèles culturels ou sa vision du monde naturel. La
littérature orale pose – sous une forme symbolique- des problèmes communs à toutes
les sociétés humaines (explication du monde, relations entre les membres du groupe
familial, etc.)

Le conte / La légende/ L’épopée / Le mythe

Principalement de tradition orale, le conte, la légende, l’épopée et le mythe sont des


récits imaginaires qui recourent au merveilleux et au surnaturel.

 Le conte se présente d’emblée, à la différence de la légende et du mythe,


comme un récit de fiction rejetant ainsi toute vraisemblance.
 La légende prend, par contre ancrage, dans la réalité mais les événements
qu’elle raconte de façon détaillée finissent par prendre la couleur de l’imaginaire (créé
par l’imagination). La légende est donc un récit à caractère merveilleux, où les faits
historiques sont transformés par l’imagination populaire ou l’invention poétique.
 L’épopée raconte l’exploit d’un héros ou d’un peuple et prend souvent la
forme d’un poème ou d’un chant. Elle pend ancrage dans la réalité mais le
merveilleux y est aussi présent. Puisant ses sources dans l’Histoire, l’épopée s’en
distingue par la relation du vraisemblable et non des faits réels.
 Le mythe est une légende orale qui appartient à un fonds si ancien que l’on
ne peut fixer l’origine. Il relate des histoires de dieux ou de héros auxquels il attribue
des caractéristiques surhumaines. Il remplit ainsi une fonction de cohésion sociale en
regroupant les croyances d’un peuple sur l’origine du monde. Le mythe est donc
fondateur.

La mort de Roland : pistes d’analyse

La chanson de Roland raconte les guerres menées par Charlemagne en Espagne au


XIIIe siècle signé d’un certain Turold dont l’identité n’est pas sûre. La chanson de
geste appartient donc au registre épique qui raconte les exploits d’un héros dans un
contexte guerrier. Elle s’inscrit dans la tradition des épopées antiques comme l’Illiade
et l’Odyssée. Le héros agit pour le bien de la communauté et dans le respect du Dieu
et du roi. Les scènes d’action suscitent l’admiration du lecteur ou du locuteur ; elles
suscitent encore le pathétisme par le principe d’amplification et de l’exagération. Il
s’agit d’une guerre sainte que Roland mène contre les Sarrasins d’où une lutte contre
le bien et le mal. La bravoure et l’orgueil de Roland l’ont mis en péril. L’épée signifie
la bravoure, l’olifant signifie l’aide qu’il n’a pas réclamé à temps dans cette lutte
contre les Sarrasins. Dans la chanson de geste, c’est l’aspect épique qui domine, mais
ici il y a la présence du tragique. Qu’est-ce que le tragique ? Le pathétisme ? Le champ
lexical du tragique ?

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