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CHAPITRE I :

LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE


CONTRÔLE DE VENUES
CHAPITRE I : LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE CONTRÔLE DE VENUES

1. Pressions dans un puits

1.1. Pression hydrostatique. Principe fondamental de l'hydrostatique

Ce principe concerne les fluides au repos soumis seulement aux effets de la pesanteur. La
pression exercée par une colonne de fluide immobile dépend uniquement de la hauteur de la
colonne de fluide et de sa masse volumique (Fig.02). La section et la géométrie de la colonne
n'ont pas d'effet sur la pression hydrostatique [7].

Fig.02. Principe fondamental de l'hydrostatique

Le principe fondamental de l'hydrostatique s'exprime par la formule suivante :

PH B - PH A =  . g . Z………..(I.1)

PH A = pression hydrostatique exercée en A exprimée en pascal (Pa),


PH B = pression hydrostatique exercée en B exprimée en pascal (Pa),
 = masse volumique du fluide considérée constante entre A et B exprimée en
kg/m3,
g = accélération de la pesanteur (9,81 m/s2),
Z = hauteur en m de la colonne de fluide AB.

Avec les unités habituellement utilisées en forage, cette formule s'écrit :

PB H – PH A = Z . d ………………(I.2)
10,2

PH A et PH B exprimées en bar, Z exprimée en m, d étant la densité moyenne du fluide entre A


et B. Le principe implique également que la pression exercée par un fluide au repos est la

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même sur une même horizontale et que la pression en un point est égale dans toutes les
directions.

Toute variation de pression produite en un point quelconque d'un fluide incompressible en


équilibre, est transmise intégralement en tout point du fluide [8].

1.2. Gradient

Si l'on considère une grandeur physique qui varie avec la profondeur (par exemple la pression
exercée par le poids des sédiments, celle exercée par une colonne de boue dans un puits, la
température, etc.), le gradient de cette grandeur exprime cette variation.

Le gradient de la grandeur Q entre les profondeurs Z1 et Z2 définies à partir d'une même


origine est :

Q Z2 - Q Z1
grad Q = ……………..(I.3)
Z2 - Z 1

Q z1 = valeur de la grandeur Q à la côte Z1.


Q z2 = valeur de la grandeur Q à la côte Z2.

Le gradient s'exprime dans l'unité de la grandeur physique considérée par unité de longueur
(gradient géothermique en °C / m, gradient géostatique en bar / m, etc.).

Note : La notion de gradient est souvent confuse et utilisée de façon erronée. Il est
important de préciser quels sont les points que l'on considère, et surtout quel est le
point d'origine. C'est particulièrement vrai en mer où certains gradients sont donnés
à partir de la table de rotation, d'autres à partir de la surface de l'eau, et d'autres
encore à partir du fond de la mer.

Quand une grandeur physique augmente avec la profondeur, son gradient


n'augmente pas nécessairement. Il peut rester constant ou même diminuer.

1.3. Notion de contrainte


Considérons un solide compact, par exemple une roche, soumis à une force extérieure F.
Cette force se transmet à l'intérieur du solide et produit des contraintes [9].

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 est la contrainte produite par la force F sur la surface S, elle est définie par :

 = F ………..(I.4)
S
 est parallèle à F et s'exprime en unité de pression.

En général, la force F n'est pas perpendiculaire à la surface S et peut être décomposée en :

Fn : composante normale à S (perpendiculaire à S). Fn crée une contrainte de


compression ou de traction n suivant le sens de F. n est parallèle à Fn.

Fx, Fy : composantes de F contenues dans la surface S. Fx et Fy créent deux contraintes de


cisaillement x et y parallèles respectivement à Fx et Fy, et donc contenues dans
la surface S.

Fig.03. Décomposition de la contrainte dans le cas général

La valeur des composantes de  varie suivant l'orientation de S par rapport à F. Il existe une
orientation de S dans laquelle il n'y a pas de contrainte de cisaillement et la contrainte normale
est maximale. Cette orientation perpendiculaire à F définit le plan de contrainte principal et la
contrainte normale à ce plan est nommée contrainte principale (Fig.03).

Dans le cas général, un système de trois forces F1, F2, F3 s'applique sur les faces d'un
échantillon. Le régime de contrainte est dit triaxial. Il est toujours possible de définir trois
plans orthogonaux, les plans principaux de contraintes, dans lesquels les contraintes de
cisaillement sont nulles [10,11]. Les contraintes normales à ces trois plans sont les contraintes
principales 1, 2, 3.

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1 ≠ 2 ≠ 3 définissent un régime de contraintes anisotrope. L'extrémité du vecteur


contrainte décrit un ellipsoïde ayant 1, 2 et 3 comme axes principaux (Fig.04).

Fig.04. Système de contraintes triaxial

Quand 1 = 2 = 3, la valeur de la contrainte est indépendante de la direction considérée, le

régime de contraintes est dit isotrope ou hydrostatique. C'est le cas dans un fluide en équilibre
: il n'y a pas de contrainte de cisaillement et la contrainte principale est la pression
hydrostatique du fluide. Dans les formations géologiques, les roches sont soumises à un
régime de contraintes triaxial anisotrope. Les contraintes principales peuvent prendre des
valeurs et des orientations quelconques difficiles à estimer [12]. En général, on admet que
l'une d'entre elles est proche de la verticale et qu'elle est fonction du poids des sédiments sus-
jacents : c'est la contrainte géostatique. Les deux autres, proches de l'horizontale, peuvent être
:

• inférieures à la contrainte verticale (de l'ordre de 0,6 à 0,8). C'est le cas pour les
profondeurs supérieures à 500 - 600 m dans des régions tectoniquement calmes,

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• égales à la contrainte verticale dans le cas d'un champ de contraintes isotrope (cas à forte
profondeur).

• supérieures ou très supérieures à la contrainte verticale (jusqu'à 10 fois supérieures) dans


le cas d'un champ de contraintes latéral ou de compression due à des phénomènes
tectoniques.

Dans le cas général, les deux contraintes horizontales ne sont pas égales. La valeur des
contraintes et l'orientation du trou par rapport à ces contraintes affectent la géométrie du trou,
la stabilité de ses parois et sont responsables de certains problèmes en cours de forage [13].

1.5. Pression de pore

La pression de pore est la pression exercée par les fluides contenus dans les roches à
l’intérieur des pores et des fissures. Les termes de pression de formation, de pression de fluide
interstitiel, de pression interstitielle et de pression de gisement sont également utilisés. La
pression de pore est dite normale lorsqu’elle a pour seule et unique cause la pression
hydrostatique des eaux qui imprègnent le sous-sol et qui, de pore à pore, communiquent avec
l’atmosphère indépendamment de la morphologie des pores et du cheminement du fluide. Un
régime de pression normale implique l'existence d'un système ouvert à l'atmosphère.

La densité moyenne des eaux du sous-sol, fonction de la salinité de ces eaux, est généralement
comprise entre 1,00 et 1,08. Pour les eaux de surface, elle est de l’ordre de 1,00 à 1,04. Elle
peut atteindre 1,15 dans les formations plus profondes, et même davantage dans le cas de
formations au contact d’un dôme de sel. Toute pression de pore qui ne répond pas à la
définition précédente est dite anormale. On parle de pression anormalement élevée ou de
surpression quand elle est supérieure à la normale, et de pression anormalement basse dans le
cas contraire (Fig.05) [14] .

Notes : Par la suite, nous nous limiterons au cas des pressions anormalement élevées. On ne
peut parler de pression de pore que pour des roches poreuses. Dans le cas des
évaporites, il n'y a pas de pores.

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Fig.05.Formation à pression anormale résultant de sous-compaction des argiles

Cas particuliers : Phénomènes liés à la topographie

D'après la définition d'une formation à pression anormale, on pourrait conclure que le forage
d'une couche à pression normale peut être effectué sans problème avec une boue de densité
comprise entre 1,00 et 1,20 suivant la densité du fluide interstitiel. Mais suivant la
topographie du sol, la hauteur de la colonne d’eau ne correspond pas nécessairement à la
profondeur verticale du puits [15].

• cas où l’emplacement de forage est situé plus haut que le point d’émergence (ou de
mise en charge) de la couche poreuse perméable. La densité d'équilibre de la boue

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nécessaire pour traverser la formation est inférieure à 1,00 (nécessité de forer à la


mousse ou à l'air) (Fig.06).

Fig.06.Site de forage situé au-dessus du point d'émergence

• cas où l’emplacement de forage est situé plus bas que le point d’émergence. La densité
de la boue devra être supérieure à 1,00 pour traverser la formation. C’est le cas des puits
artésiens (Fig.07).

Fig.07. Site de forage situé en dessous du point d'émergence

Note : La pression va varier suivant la charge de la couche. En général, la charge sera plus
faible dans les régions arides que dans les régions humides, les nappes phréatiques
n'étant pas alimentées en permanence dans le premier cas. C'est aussi le cas des
séries karstiques, et des couches déplétées.
L’altitude du forage, différente du niveau d’émergence ou de charge de la couche, crée cette
"apparente anomalie de pression" qui nécessite, suivant les cas, d'augmenter ou de diminuer la
densité du fluide de forage [16] .

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1.5. Pression géostatique

C’est la pression, à une profondeur donnée, exercée par le poids des sédiments sus-jacents.
Cette pression est due pour une part aux fluides contenus dans les pores et pour une autre part
à la matrice du sédiment. Le terme de pression lithostatique est également utilisé [14-16] .

La pression géostatique s’exprime par la formule suivante :

Z
S = dba . …………..(I.5)
10,2

S = pression géostatique à la profondeur verticale Z exprimée en bar,


dba = densité moyenne des formations comprises entre la surface et la côte Z,
Z = épaisseur des sédiments exprimée en m.

La densité d’un sédiment dépend de la densité de sa matrice, de la densité du fluide intertistiel


et de sa porosité. Elle est définie par la relation suivante :

db = Ø . df + (1 - Ø) . dm…………….(I.6)

db = densité de la roche,
Ø = porosité de la roche,
df = densité du fluide contenu dans les pores de la roche,
dm = densité de la matrice de la roche.

La densité moyenne des principaux types de roches rencontrées en cours de forage varie entre
1,8 et 3,1 (1,8 pour des sédiments fraichement déposés et fortement imprégnés d'eau, 2 pour
le sel, 2,6 pour des roches sédimentaires compactes, 3 pour l'anhydrite et 3,1 pour des roches
éruptives).

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Fig.08. Diagramme schématique représentant la porosité en fonction de la profondeur

Dans les conditions normales, la porosité des sédiments diminue en fonction de la profondeur
et db augmente. Dans le cas des argiles, la porosité diminue de façon exponentielle avec la
profondeur. Pour les autres types de sédiments, elle diminue de façon quasi linéaire (Fig. 08).

Pour calculer dba, la profondeur est divisée en plusieurs intervalles à l’intérieur desquels la
densité db reste constante (Fig.09).

Nous avons :

somme des (dbi . Zi )


dba = ………………..(I.7)
Z

dbi = densité des sédiments dans l’intervalle i considéré,


Zi = épaisseur de l’intervalle i en m,
Z = épaisseur totale des sédiments exprimée en m,
 = somme.

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db1 . Z 1 + db2 . Z 2 + db3 . Z 3


dba = ……………(I.8)
Z1 + Z 2 + Z 3

Fig.09. Calcul de la valeur moyenne de la densité des sédiments.

Le point origine du gradient géostatique, à terre, est la surface du sol et en mer la surface de
l’eau. Dans les bassins sédimentaires terrestres, il varie en moyenne de 0,17 bar / m en surface
à 0,23 bar / m à 3000 / 4000 m de profondeur. Il augmente ensuite lentement de façon
linéaire pour atteindre environ 0,25 bar / m au niveau du socle.

En général, on le prend égal à 0,23 bar / m (1 psi / pied) sur toute la hauteur du puits, ce qui
est loin de la réalité surtout dans le cas de forages peu profonds en mer où sa valeur sera
fortement influencée par la hauteur de la tranche d'eau (Fig.10).

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Fig.10.Gradient géostatique

La connaissance de la pression géostatique en tout point du sous-sol est nécessaire pour


l’évaluation de la pression des pores et de fracturation.

1.6. Pression de fracturation

Si la pression en face d'une formation dépasse une certaine valeur appelée "pression de
fracturation de la formation", il se produira une fracturation hydraulique de cette formation
entraînant souvent de graves problèmes (pertes, instabilité de la paroi du trou,
endommagement de la formation, venues et éruptions internes dans certains cas) [17] .

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Les fractures se développent dans un plan perpendiculaire à la plus faible des contraintes en
place. Elles se produisent quand la pression exercée à l'intérieur du puits devient supérieure à
cette contrainte (Fig.11).

Fig.11.Orientation des fractures (1 > 2 > 3)

En première approximation, d’après la formule de Terzaghi sous sa forme simplifiée (  ,


la pression de pore peut être, au maximum, égale à la pression géostatique. La pression de
fracturation devrait être, au maximum, égale à la pression géostatique. Mais cependant il
existe des cas où elle est supérieure [18] .

La valeur de la pression de fracturation est une caractéristique de la roche et de son


environnement, elle dépend de nombreux paramètres, en particulier :

• de la valeur des contraintes effectives en place,

• de l'orientation du trou (inclinaison et azimut) par rapport à ces contraintes (il arrive
souvent de forer un puits vertical sans problème et de rencontrer des pertes avec la
même densité de boue dans un puits dévié voisin du précédent),

• de la cohésion de la roche (cimentation des grains). Cela explique la nécessité


d'appliquer une pression plus élevée pour fracturer une roche la première fois. On peut
penser que dans le cas d'une roche qui n'a pas de cohésion interne (résistance à la
traction nulle - courbe intrinsèque passant par l'origine) la pression nécessaire pour

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ouvrir une première fracture sera égale à la pression nécessaire pour réouvrir cette
fracture.

• de la différence entre la température initiale de la formation et la température de cette


formation avec la boue en circulation. Cette différence de température crée des
contraintes thermiques à la paroi du trou non négligeables.

• de la réaction physico-chimique de la formation avec la boue de forage suivant la nature


minéralogique de cette formation et la nature de la boue (création de contraintes
physico-chimiques à la paroi du trou),

• de la perméabilité de la formation, de l'existence et de la qualité du cake (donc de la


filtration de la boue dans la formation),

• du pendage de la formation, de l'anisotropie, de l'existence de plans de clivage dans la


roche et de la présence de fractures préexistantes.
L'orientation de la fracture va dépendre :

• de l'orientation dans l'espace des trois contraintes et de leur valeur relative,


• de l'orientation de fractures préexistantes,
• du pendage de la formation et de l'anisotropie de la roche,

Il faut faire la différence entre stabilité des parois du trou et fracturation hydraulique. Ce sont
deux manifestations différentes d'un même phénomène (la fracturation étant le terme ultime)
et elles sont contrôlées par les mêmes paramètres.

En générale, les formations moins profondes ont des pressions de fracturation relativement
faibles par rapport à celles des grandes profondeurs, ceci est dû à l'augmentation du poids
géostatique et la compaction des sédiments sous-jacents. La pression de fracturation est la
pression à laquelle il y aura rupture de la matrice de la roche, cette fracturation est
accompagnée par une perte de boue. Dans le cas d'un forage, la formation sous le sabot
représente en générale le point le plus fragile du découvert. Par ailleurs la traversée des
couches profondes nécessite des densités de boue plus élevées pour le maintien des parois du
trou et empêcher des fluides de formations. La connaissance de la pression de fracturation est
d'une importance vitale pour l'élaboration du programme de forage et de tubage.

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1.6.1. Leak-off test (LOT)

Les calculs théoriques basés sur l'estimation de la densité apparente des sédiments par
découpage lithologique ont donnés des valeurs approximatives de pression de fracturation. Un
leak-off test est un essai de pression qui détermine la valeur réelle de la pression à exercer sur
la formation jusqu'à initier l'injection du fluide de forage dans la formation. En contrôle de
venue, la pression d'injectivité est essentielle pour la détermination de la pression maximale
admissible en surface (Padm) afin d'éviter fracturation de la formation la plus fragile dans le
découvert [14-19].

 Procedure du leak-off test


L'utilisation d’une pompe de faible débit et des manomètres de pression précis sont
nécessaires pour l'obtention des valeurs exactes de la pression du leak-off test (LOT). Les
étapes à suivre sont:

 assurer de l'étanchéité de la colonne de tubage;


 forer 1 à 3mètres sous sabot;
 circuler et conditionner la boue;
 remonter l'outil au sabot et connecter la ligne de pompage;
 tester la ligne de pompage;
 fermer l'obturateur;
 commencer le pompage par l'intérieur des tiges ou par l'espace annulaire avec un débit
de 40 à 80 l/min (0.25 à 0.50 bbl/min) et ploter sur un graphe préalablement préparé
les pressions qui correspondent à chaque incrément du volume pompé (Fig.12);
 arrêter la pompe une fois la déflexion est confirmé. La pression au point de déflexion
représente la pression de leak-off test (LOT);
 purger la pression et mesurer le volume retour. Le résultat du leak-off test dans une
Pression
pression de L.O.T

P adm

Début pompage Arrêt pompage Perge Temp

Fig.12. diagramme de Leake Off Test.

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 formation consolidée est différent que celui d'une formation non consolidée car la
perte de boue a faible pression est probable dans cette dernière et la de pression chute
une fois la pompe est arrêtée.

La pression de fracturation est donnée par la formule suivante:

Zs  d
PFRAC = PLOT + ………….(I.9)
10.2

Où PFRAC : pression de fracturation au sabot (bars);


PLOT : pression en surface du LOT (bars);
Zs : cote verticale du sabot (m);
d : densité de la boue au-dessus du sabot.

1.6.2. Pression maximale admissible (Padm)

La pression maximale admissible est la pression limite a ne pas dépasser en tête d'annulaire
pour éviter la fracturation de la formation la plus fragile. La formule utilisée pour le calcul est
la suivante :

Zs  d
Padm = Pfrac - ………….(I.10)
10.2

Ou bien:

Padm =
dfrac  d   Zs …………..(I.11)
10.2

Note : la pression admissible doit être recalculée à chaque changement de densité de boue. La
pression maximale admissible ne doit en aucun cas atteinte lorsque l'effluent est au-dessous
du point fragile (sabot), elle devient insignifiante lorsque l'effluent est au-dessus du point
fragile. On définit la pression maximale admissible Pmax comme étant la pression limite en tête
de l'annulaire, cette limite dépend de la pression de service des équipements de surface et de
la pression d'éclatement du tubage [20].

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1.7. Pression dynamique dans les conduites cylindriques.

1.7.1. Notions de pertes de charge.

Dans une conduite tout fluide en mouvement perd une partie de son énergie par dissipation en
force de frottements ; Cette perte d’énergie est appelée perte du charge, elle s’exprime par la
différence de pression du fluide entre deux points de conduite [20,21].

 Circulation dans une conduite horizontale


La pression en B est égale à la pression en A moins les pertes de charge entre A et B et aussi,
égale à la pression en C plus les pertes de charge entre B et C (Fig.13).

P en B = P en A – Pc de A à B A B C

P en B = P en C + Pc de B à C
Fig.13. Circulation dans une conduite horizontale

 Circulation dans une conduite verticale


La pression en B est égale à la pression en A A A'

Plus la pression hydrostatique entre A et B (Fig.14).

P en B = P en A +Ph de A à B –Pc de A à B...(1.12)


P en B/ = P en A/ +Ph de A/ à B/ +Pc de B/à A/…(1.13)
B B'

Fig.14. Circulation dans une conduite verticale

 Circulation dans un puits


La pression au point B est égale à la pression au A C
point A plus la pression hydrostatique de A à B
moins les pertes de A à B.Elle aussi, égale à la
pression au point C plus la pression hydrostatique
de B à C plus les pertes de charge de B à C
(Fig.15).
PenB = P enA +Ph(de A à B ) – PC (de A à B) ...(1.14)
PenB = PenC +Ph (de C à B ) + PC (de B à C) ...(1.15)
B

Fig.15. Circulation dans un puits

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1.7.2. Répartition des pertes de charge dans le circuit de forage

On néglige le champ de rotation et on suppose que le puits et totalement cylindrique. Les


pertes de charge dans un circuit de boue sont reparties comme suit (Tab.01) [22];

Tab.1. Répartition des pertes de charge dans le circuit de forage.

Tronçon Perte de charge

Conduite de surface PCS

Intérieur tiges (DP) PDP

Intérieur drill collars (DC) PDC

Duses de l’outil Poutil

Espace annulaire PEA

Duse de controle Pduse

Les pertes de charge intérieur sont représentées par : Pc int = PCS + PDP + PDC + Poutil...(1.16)
Les pertes de charge annulaire sont représentées par : Pc ann = PEA + Pduse...(1.17)

1.7.3. Variation des pertes de charge.


Les pertes de charge dépendent ;
 Du débit.
 De la longueur de la conduite.
 De la densité du fluide.
 Du diamètre de la conduite.

Ces pertes de charges s’expriment par une formule approchée de la forme ;

K  d  L  Q2
Pc = ………....(1.18)
5

Où K : constante;
L : longueur de la conduite;
d : densité du fluide;
Q : débit d'écoulement;
 : diamètre de la conduite.
 La variation des pertes de charge avec la densité
d
Pc2 = Pc1  2 ………….....(1.19)
d1

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Où Pc1 : perte de charge avec la densité d1.


Pc2 : perte de charge avec la densité d2.
d1 : densité initiale de la boue.
d2 : nouvelle densité de la boue;

 La variation des pertes de charge avec le débit.

Les pertes de charge sont directement proportionnelles au carré du débit [23].


2
Q 
2
 
Pc2 = Pc1   2  = Pc1   N 2  (1.20)
N ……………
 Q1   1 
Où Q2 : nouveau débit de circulation qui correspond à la nouvelle vitesse (N2) de la pompe;
Q1 : débit initial de circulation correspond à l'ancienne vitesse (N1) de la pompe.

 variation des pertes de charge avec la longueur de la conduite.


Les pertes de charge sont directement proportionnelles à la longueur.

L2
Pc2 = Pc1  ……….. (1.21)
L1

Où L2 : nouvelle longueur de la conduite;


L1 : longueur initiale de la conduite.

 variation des pertes de charge avec le diamètre de la conduite.

Les pertes de charge sont inversement proportionnelles à la puissance cinq(5) du diamètre.


5
 
Pc2 = Pc1   1  ………….(I.22)
 2 

Où 1 : Diamètre initiale de la conduite ;


 2 : Nouveau diamètre de la conduite.

1.8. Effet du tube en U

L’espace annulaire est assimilé à la branche droite du tube en U, l’intérieur de la garniture à la


branche gauche (Fig.16) [24].

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE CONTRÔLE DE VENUES

Fig.16. calcule de l'effet de tube en U

1. A l’équilibre (sans circulation) avec une boue de densité homogène, que le puits soit ouvert
ou fermé, la pression de fond est égale à la somme des pressions de la branche de droite
(espace annulaire) et aussi, égale à la somme des pressions de la branche de gauche (intérieur
garniture).
Pfond = ∑ Pint = ∑ Pan………….(I.23)

2. Lors du pompage d’un fluide de densité différente de celle existante dans le puits, deux cas
se présentent :
-Si le puits est ouvert, il y aura mouvement de fluide de la branche lourde vers la branche la
plus légère. L’équilibre est rétabli lorsque le niveau est descendu à une valeur telle que les
pressions s’équilibrent.
-Si le puits est fermé, il ne peut pas y avoir mouvement, la différence entre les deux pressions
hydrostatique (l’espace annulaire et l’intérieur) est transmise en tête de la branche où la
pression est la moins élevée.

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1.8.1. Pompage d’un bouchon lourd.

Ph A> PhB P fond B = Pfond A

Fig.17. Pompage d’un bouchon lourd

Lors du pompage d’un bouchon lourd à l’intérieur de la garniture, il y aura mouvement de


l’intérieur de la garniture vers l’espace annulaire, créant ainsi un vide à l’intérieur de la
garniture (Fig. 17) [22-24].
1.8.2. Pompage d’un bouchon léger.

Pt = P h B – P h A PhB= PhA

Fig.18. Pompage d’un bouchon léger

Lors du pompage d’un bouchon léger par l’intérieur de la garniture, il y aura mouvement de
fluide de l’espace annulaire vers l’intérieur de la garniture, créant ainsi un vide dans l’espace
annulaire. Si on ferme le puits avant que le mouvement du fluide ne se fasse, la différence des
deux pressions hydrostatiques sera transmise en tête de la branche où la pression est la moins
élevée (Fig.18).

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1.8.3. Calcul de l’effet du tube en U

L’effet du tube en U s’exprime par la différence entre la somme des pressions hydrostatiques
dans l’espace annulaire et la somme des pressions hydrostatiques à l’intérieur de la garniture.

Effet tube en U = ∑ Ph ea - ∑ P h int………….(I.24)

1.9. Pression de refoulement.

La pression de refoulement des pompes (PR) est la somme de toutes les pertes de charge dans
le circuit de circulation plus l’effet du tube en U.

PR= PcCS + PcDP + PcDP + Pcoutil + Pcann + Pcduses + Tube en U………….(I.25)


PR : pression de refoulement des pompes.
PcCS : pertes de charge dans les conduites de surface.
PcDP : pertes de charge à l’intérieur de la garniture.
PcDc : pertes de charge à l’intérieur des drill collars.
Pcoutil : pertes de charge à travers les duses de l’outil.
Pcann : pertes de charge dans l’espace annulaire.
Pcduses : pertes de charge à travers la duse de contrôle.

1.10. Pression de fond


La pression exercée sur le fond du puits (Pfond) peut être calculé par l’intérieur de la
garniture ou par l’espace annulaire, avec ou sans circulation et puits ouvert ou fermé.

1.10.1. Puits ouvert

– sans circulation

P fond = Ph int = Ph ea………….(I.26)

– Avec circulation normale

P fond = PR + Ph int - PC int ou P fond = P h ea + Pc ea ………….(I.27)

–Avec circulation sous duse

P fond = PR + Ph int - PC int ou P fond = Pduse + P h ea + Pc ea………….(I.28)

1.10.2. Puits ferme

P fond = Pt1+ Ph int = Pa1 + P h ea………….(I.29)

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CHAPITRE I : LES PRINCIPES FONDAMENTAUX DE CONTRÔLE DE VENUES

1.10.3. Densité équivalente en circulation (E.C.D)

................(I.30)

................(I.31)

................(I.32)

1.10.4. Pression au sabot

La pression au sabot est égale à la somme des pressions hydrostatiques au-dessus du sabot
plus la somme des pertes de charge du sabot jusqu’en surface [20-24].

P sabot = Ph sabot + ∑ Pc ae (sabot-surface) ………….(I.33)

1.10.4.1. Sans circulation

-Puits ouver

P sabot = Ph sabot………….(I.34)

-Puits fermé

P sabot = Ph sabot + Pa1 ( tête d'annulaire) ou P sabot = Pfond – Ph ( fond-sabot)………….(I.35)

1.10.4.2. Avec circulation

- Normale

P sabot = Ph sabot + Pc (sabot-surface) ………….(I.36)

-Sous duse

P sabot = Ph sabot + Pc (sabot-surface) + P cduse………….(I.37)

Ou P sabot = Pfond – Ph ( fond-sabot) – Pca ( fond-sabot) ………….(I.38)

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CHAPITRE II :

LES CAUSES ET LES SIGNES D’UNE VENUE


1. Introduction

L’objet de ce chapitre est de définir avec précision les principes fondamentaux de contrôle de
venue. Le contrôle d'un puits est divisé en trois catégories principales à savoir le contrôle
primaire, le contrôle secondaire et le contrôle tertiaire.

1.1. Le contrôle primaire

La prévention de l'intrusion du fluide de la formation dans le puits est assurée par le maintien
d'une pression hydrostatique exercée par la boue de forage à une valeur égale ou légèrement
supérieure à la pression de pores sans toutefois dépasser la pression de fracturation de la
formation la plus fragile.

1.2. Le contrôle secondaire

Quand la pression de fond devient inférieure à la pression de pores, il y a une intrusion de


fluide de formation dans le puits. Cette intrusion ne peut être arrêtée qu'après la fermeture du
puits en utilisant les équipements de sécurité. La remise du puits sous contrôle est effectuée en
utilisant les méthodes de contrôle conventionnelles à savoir la méthode Driller's.

1.3 .Le contrôle tertiaire

Le contrôle tertiaire représente la troisième ligne de défense pour le contrôle de venues qui
consiste à utiliser les méthodes et procédures inhabituelles pour traiter les situations
particulières de venues à savoir:

 l'outil n'est pas au fond.


 le bouchage de la garniture.
 siffleur de la garniture.
 perte de circulation.
 la pression annulaire supérieure à la pression maximale admissible.
 coincement de la garniture.
 migration du gaz sans expansion.
 opération spéciale (snubbing,..).
1. Les causes d’une venue

Les causes de venues les plus fréquents sont [25] :

 Le défaut de remplissage du puits pendant les manœuvres de garniture


 Le pistonnage vers le haut et vers le bas pendant les manœuvres.
 Les pertes de circulation.
 La densité du fluide de forage insuffisant.
 Les situations spéciales (avancement non contrôle dans une formation contenant
du gaz.)
Les situations ont révélé que la majorité des venues surviennent en cours de
manœuvres ou la réduction de la pression de fond est essentiellement due à ;

 L’annulation des pertes de charge annulaire à l’arrêt des pompes.


 La chute de niveau de boue dans l’annulaire pendant la remontée.
 Le pistonnage vers le haut (swabbing).
1.1. Défaut de remplissage pendant la manœuvre.

La baisse du niveau de boue dans l’annulaire en engendrerait une réduction de la pression de


fond qui peut provoquer une venue si le puits n’a pas été rempli avec un volume de boue
équivalent au volume d’acier extrait. Les équations suivent nous permettent de calculer la
réduction de la pression de fond due à cette baisse de niveau lorsque les tiges sont remontées
vide où pleines.

................(II.1)

................(II.2)
Où :

ΔP : réduction de la pression de fond (bar).


H : longueur de tige remontée (m).
Gb : gradient de boue (bars /m).
Va tige : volume acier des tiges (L /m).
Vi tige : volume intérieur des tiges (L /m).
Vi tubage : volume intérieur des tubages (L /m).
1.2. Le pistonnage vers le haut et vers le bas.
 pistonnage vers le haut (swabbing).
Le pistonnage vers le haut est un phénomène qui se manifeste lors de la remontée de la
garniture entraînant une dépression au fond du puits.

................(II.3)

Cette dépression est d’autant plus importante que :

 La vitesse de remontée est trop rapide.


 La densité de rhéologie (viscosité, gel…) sont élevées.
 L’outil est bourré.
Le pistonnage vers le haut peut être détecté par un suivi rigoureux du retour à la goulotte et
un bilan des volumes dans le trip tank.

 pistonnage vers le bas (surging).


Le pistonnage vers le bas est aussi un phénomène qui se manifeste lors de la descente de la
garniture entraînant une surpression au fond de puits.

................(II.4)

Si cette surpression est importante, la pression de fond devient supérieure à la Pression de


Fracturation de la formation, et par conséquent provoquer une perte totale de la boue qui
pourra entraîner une baisse suffisante du niveau de boue dans le puits et favorise
l’envahissement du puits par le fluide de la formation.

1.3. Perte de circulation.


Lors d’une perte totale de circulation, la pression hydrostatique diminue et si elle devient
inférieure à la pression de pores, il y aura une intrusion du fluide de la formation dans le puits.
La hauteur maximale de vide tolérée pour ne pas avoir une venue est donnée par la formule
suivante :

................(II.5)

Où :

H : la hauteur maximale du vide (m).

∆P : la différence entre la pression de fond et la pression de pores (bars).

di : la densité initiale de la boue ( Kg/L).

1.4. Densité de boue insuffisante.

La densité de boue est un facteur primordial pour le contrôle primaire du puits. Si cette
densité devient inférieure à la densité d’équilibre d’une formation poreuse et perméable il y
aura venue. L’insuffisance de la densité peut être due à :

 une sous estimation de la pression de pores.


 une diminution accidentelle de la densité de boue en surface.
 une contamination de la boue par le fluide de formation.
1.5. Formation à pression anormalement élevée.

Des formations à pression anormalement élevées sont souvent rencontrée dans beaucoup de
régions et à des profondeurs très diverses. Ces formations sont souvent une des causes des
venues. On dit qu'une formation est à pression anormalement élevée lorsque son gradient de
pression est supérieur au gradient normal [2],[5].

Gradient anormal > 0.105 bar/m

1.6. Contamination de la boue par le gaz.

Lors du forage des formations contenant du gaz, ce dernier se mélange à la boue entrainant
une réduction de la densité effective. Cette réduction est d’autant plus significative lorsque le
gaz s’approche de la surface (loi de BOYLE). La quantité de gaz contaminant la boue de
forage dépend de ;

- La vitesse d’avancement

- Le diamètre de l’outil de forage.

- La porosité

- Les conditions de fond (pression et température)

Pour la sécrété du puits la boue doit être dégazée en surface avant d’être recirculée.

2. Les signes de venue.

Une détection rapide d’une venue suivie immédiatement par une action appropriée est un
élément clé pour la réussite de contrôle du puits. Plusieurs signes peuvent prévenir d’un risque
imminent d’une venue, ces signes avertisseurs sont analysés ci-après.

2.1. Signes précurseurs d'une venue.

La sécurité du puits dépend essentiellement de la détection rapide des signes précurseurs


d’une venue, toutefois la détection d’un seul signe peut ne pas être un indicateur définitif
d’une venue, c’est la raison pour laquelle il est très important d’observer les autres indicateurs
ci-après [25, 26].

 Augmentation de la vitesse d’avancement (drilling break).


 Augmentation du torque et des frottements.
 Diminution de la densité des argiles.
 Taille, forme et volume des cuttings.
 Changement des propriétés de la boue.
 Changement de la température de la boue à la sortie.
 Diminution du d-exposant.
 Indices de gaz dans la boue.

2.1.1. Augmentation de la vitesse d'avancement.

Une réduction de la pression différentielle entraîne une augmentation de la vitesse


d'avancement lors de l'arrivée dans la formation à pression anormalement élevée. Il faut alors
arrêter la circulation et réaliser une observation statique du puits tant que la pression dans la
formation est :

 inférieure à la pression hydrostatique : le puits ne débit pas, que la pompe soit en


marche ou arrêtée.
 Supérieure à la pression hydrostatique: mais inférieure à la pression en débit
lorsque la pompe est arrêtée.
 Supérieure à la pression de circulation : le puits débite .que la pompe soit en
marche ou arrêtée.
2.1.2. Augmentation du torque et des frottements.
Cette augmentation peut être considérée comme une indication de l'instabilité des parois du
trou due à la réduction de la pression différentielle ce qui entraînerait le fluage des argiles et
l'accumulation des cuttings.

2.1.3. Boue gazée.

Une boue gazée doit également être considérée comme un indice d'une venue possible.

2.1.4. Trace d'huile ou d'eau dans la boue

Les indices sont moins spectaculaires qu'avec le gaz.

2.2. Signes positifs d'une venue

Un signe positif d'une venue signifie une intrusion sûre d'un certain volume d'effluent dans le
trou ce qui nécessite la fermeture immédiate du puits. Les signes positifs énumérés ci-dessous
peuvent se manifester en cours de forage ou pendant les manœuvres.

 en coure de forage:
Les signes positifs d'une venue en cours de forage sont:

 L'augmentation du débit à la goulette.


 L'augmentation du niveau des bacs.
 Le débit à la goulette, pompe à l'arrêt.
Le débitmètre différentiel (mud flow indicator) et le totaliseur des volumes (mud volume
totalizer) sont indispensables pour la détection des venues.
 en coure de manœuvres :
Les signes positifs d'une venue en cours de forage sont:
 La différence entre le volume de boue rempli et le volume d'acier extrait à la
remontée.
 La différence entre le volume d'acier introduit et le volume de boue récupéré à la
descente.