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MODULE ACTION TERRITORIALE Document

de Travail
Les fondamentaux
N°2

La Répartition des pouvoirs


et des compétences

Présentation A.OURZIK
SOMMAIRE
1. La répartition des pouvoirs :
1. La répartition des pouvoirs et des compétences entre l’Etat et les Collectivités territoriales ;
2. Le nouveau découpage régional;
3. Les nouveaux outils de gouvernance Régionale et locale ;

2. l’Etat en Région: les grands défis


1. La répartition des pouvoirs entre l’Etat et ses services extérieurs dans le cadre de la déconcentration;

2. Les causes de l’échec de la réforme de la déconcentration;

3. Le nouveau rôle des walis et gouverneurs;

4. Nouvelles perspectives et tendances de l’administration territoriale;

Présentation A.OURZIK.
1. Répartition des pouvoirs et des compétences
entre l’Etat et les Collectivités territoriales ;
la nouvelle vision

1. Un Etat toujours présent à travers les mécanismes de contrôle et de


régulation . Mais aussi en sa qualité de partenaire et de bailleurs de
fonds.

2. Les régions ont une vocation essentiellement économique et


d’aménagement du territoire (SRAT,PDR,…)

3. Les provinces et préfectures ont une vocation sociale et rurale et de


solidarité intercommunale;

4. Les Communes sont chargées des services publics et des


infrastructures de proximité.
Présentation A.OURZIK. A.ARAFA. M.DRYEF
COMPETENCES COMPETENCES
POROPRES DE LA REGION PARTAGEES DE LA REGION

Le développement économique : amélioration de l'attractivité des


Le développement économique : soutien aux entreprises ; domiciliation et espaces territoriaux et renforcement de la compétitivité ; développement
organisation des zones d'activités économiques; aménagement des routes et des durable ; l'emploi ; la recherche scientifique appliquée.
circuits touristiques dans le monde rural ; promotion des marchés de de la région ;
création de zones d'activités artisanales et des métiers ; attraction des Le développement rural : mise à niveau du monde rural ; développement
investissements ; promotion de l'économie sociale et des produits régionaux. des zones montagneuses ; développement des zones oasiennes ; création
d'agropoles ; généralisation de l'alimentation en eau potable et en
La formation professionnelle, la formation continue et l'emploi : création électricité et le désenclavement.
de centres régionaux de formation ainsi que de centres régionaux d'emploi et de Le développement social : la mise à niveau sociale ; l'assistance sociale ; la
développement des compétences pour l'insertion dans le marché de l'emploi; la réhabilitation des médinas et des tissus traditionnels ; la promotion de
supervision de la formation continue des membres des conseils et du personnel des l'habitat social ; la promotion du sport et des loisirs.
collectivités territoriales.
L'environnement : prévention des inondations ; préservation des ressources
Le développement rural : promotion des activités non-agricoles dans le milieu naturelles, de la diversité biologique et la lutte contre la pollution et la
désertification ; la préservation des zones protégées ; la préservation des
rural ; construction, amélioration et l'entretien des routes non classées. écosystèmes forestiers ; La préservation des ressources en eau.
Le transport : élaboration du plan de transport de la de la région ; organisation La culture : valorisation du patrimoine culturel de la région et de la culture
des services du transport routier non-urbain des personnes entre les collectivités locale ; l'entretien des monuments et la mise en valeur des spécificités
territoriales situées dans la région. régionales ; la création et la gestion des établissements culturels.

La culture : contribution à la préservation des sites archéologiques et leur Le tourisme : la promotion du tourisme.
promotion ; organisation de festivals culturels et de divertissement. Les compétences partagées entre la région et l'Etat sont exercées par voie
contractuelle, soit à l'initiative de l'Etat ou sur demande de la région.
L'environnement : aménagement et la gestion des parcs régionaux ; élaboration
d'une stratégie régionale d'économie de l'énergie et de l'eau ; promotion des La région peut, à son initiative et moyennant ses ressources propres, financer
initiatives relatives aux énergies renouvelables. ou participer au financement de la réalisation d'un service ou d'un
équipement ou à la prestation d'un service public qui ne font pas partie de
ses compétences propres et ce, dans un cadre contractuel avec l'Etat, s'il
La coopération internationale : conclusion de conventions avec des acteurs en s'avère que ce financement contribue à atteindre ses objectifs.
dehors du Royaume et réception de financements dans le cadre de la coopération
après l'accord des autorités publiques.
I.4.Compétences transférables de l’Etat à la
Région

Sont fixés sur la base du principe de subsidiarité, les domaines des compétences transférées de
l'Etat à la région. Ces domaines comprennent notamment :
 les équipements et les infrastructures à dimension régionale ;
 l'industrie ;
 la santé ;
 le commerce ;
 l'enseignement ;
 la culture:
 le sport ;
 l'énergie, l'eau et l'environnement.
I.5. Compétences des provinces et des préfectures

1. Promotion du développement social en milieu rural et dans les espaces urbains.


2. Renforcement de l'efficacité, de la mutualisation et de la coopération entre les communes
situées sur son territoire

A cet effet, la préfecture ou la province doit œuvrer à :

- rendre disponible les équipements et les services de base en milieu rural ;

- mettre en œuvre le principe de mutualité entre les communes, à travers la réalisation d'actions, l'offre
de prestations et la réalisation de projets ou d'activités en relation principalement avec le
développement social dans le milieu rural ;

- lutter contre l'exclusion et la précarité dans les différents secteurs sociaux.

La préfecture ou la province exerce ces missions en prenant en compte les politiques et les stratégies
de l'Etat dans ces domaines.
I.6.Des compétences propres des provinces et préfectures

- le transport scolaire dans le milieu rural ;

- la réalisation et l'entretien des pistes rurales ;

- la mise en place et l'exécution de programmes pour réduire la pauvreté et la


précarité ;

- le diagnostic des besoins en matière de santé, de logement, d'enseignement,


de prévention et d'hygiène ;

- le diagnostic des besoins en matière de culture et de sport.


I.7.Des compétences partagées entre L’Etat et les provinces et
préfectures

- la mise à niveau du monde rural dans les domaines de santé, de formation, des infrastructures et des équipements ;

- le développement des zones montagneuses et oasiennes ;

- la contribution à l'alimentation du monde rural en eau potable et en électricité ;

- les programmes de désenclavement du milieu rural ;

- la contribution à la réalisation et à l'entretien des routes provinciales ;

- la mise à niveau sociale dans les domaines de l'éducation, de la santé, du social et du sport.

Compétences transférables :

-développement social
-entretien des petits et moyens ouvrages hydrauliques en milieu rural
Présentation A.OURZIK. A.ARAFA. M.DRYEF
I.8.COMPETENCES COMMUNALES

Compétences propres Compétences partagées

 1. Distribution de l’Eau et de l’électricité 1. Développement local et promotion de l’emploi


 2.Transport public urbain 2. Création des maisons de jeunes
 3.Eclairage public 3. Création des crèches et jardins d’enfants
 4.Assainissement liquide et solide et stations d’épuration 4. Création des centres féminins
des eaux
5. Création de maisons de bienfaisance et d’accueil des personnes âgées
 5.Nettoyage des rues et des places publiques et collecte
des déchets ménagers, leur traitement et leur valorisation 6. Centre d’hébergement sociaux
 6.Circulation signalisation et stationnement 7. Création de centres de loisirs
 7.Hygiène publique 8. Création de complexes culturels
 8.Transport des malades et des blessés 9. Création de bibliothèques communales
 9.Transport mortuaire et inhumation 10. Création de musées, de théâtres et d’instituts d’art et de musique
 10.Création et entretien des cimetières 11. Création de complexes sportifs, de stades, de salles couvertes et d’instituts
de sport
 11.Marchés de gros
12. Création de piscines, d’hippodromes et de centres équestres
 12.Souks (marchés communaux)
13. Protection de la nature
 13.Salons d’expositions des produits de l’artisanat et
valorisation de la production du terroir 14. Gestion du littoral
 14.Abattoirs et transport des viandes 15. Aménagement des plages et des voies de raccordement au littoral,
 15.Hall aux poissons 16. Entretien des écoles de l’enseignement fondamental
 16.Gares routières de transport de voyageurs 17. Entretien des centres de santé (dispensaires)
 17.Aires de repos 18. Entretien des routes nationales des voies traversant la commune
 18.Création de parcsPrésentation
naturels A.OURZIK. A.ARAFA. M.DRYEF 19. Construction des routes et des pistes communales
 19.Centres d’estivage et campings
II- Découpage régional : les nouveaux
critères
Extrait de la loi n° 131-12

1. Prise en compte des critères de l’efficacité de l’efficience, de l’accumulation,


de la cohérence, de la fonctionnalité, de la proximité, de la proportionnalité et
de l’équilibre comme fondement de la délimitation;
2. Prise en compte d’un minimum concret de réseaux de liens à contenu social et
communicationnel;
3. Constitution des composantes de la région à partir d’un ensemble spatial
intégré qui satisfait au principe d’homogénéité géographique;
4. Formation d’ensembles territoriaux fonctionnels à partir de pôles ou de bi-pôles
urbains et rayonnant sur de vastes espaces de croissance économique;
5. Adossement au maillage administratif préfectoral et provincial existant;
6. Constitution d’ensembles cohérents combinant continuité, connectivité
géographique et accessibilité au chef lieu de région.
Présentation A.OURZIK. A.ARAFA. M.DRYEF
Principes de délimitation
des ressorts territoriaux des collectivités territoriales
Extrait de la loi n° 131-12
II.3.CARTE DEMOGRAPHIQUE DES
REGIONS
Source : HCP 2015
Région Ménages Population Part% % Cumulé Superficie (km²) % Cumulé
Grand Casablanca-Settat 1 559 404 6 861 739 20% 20% 19 448 3%
Rabat-Salé-Kénitra 1 015 107 4 580 866 14% 34% 18 194 5%
Marrakech-Safi 928 120 4 520 569 13% 47% 39 167 11%
Fès-Meknès 919 497 4 236 892 13% 60% 40 075 16%
Tanger-Tetouan-Al Hoceima 799 124 3 556 729 11% 70% 13 712 18%
Souss-Massa 601 511 2 676 847 8% 78% 53 789 26%
Béni Mellal-Khénifra 520 174 2 520 776 7% 86% 41 033 32%
Oriental 494 530 2 314 346 7% 92% 36 241 37%
Drâa-Tafilalet 277 998 1 635 008 5% 97% 132 167 55%
Guelmim-Oued Noun 90 202 433 757 1% 98% 46 108 62%
Laayoune-Sakia El Hamra 78 754 367 758 1% 100% 140 018 82%
Eddakhla-Oued Eddahab 29 385 142 955 0% 100% 130 898 100%
Total 7 313 806 33 848 242 100% 710 850
II.4. Part des PIB des région dans le PIB national.
Source : HCP 2014

Tanger-Tétouan-Al
Hoceima Fès-Meknès
Rabat-Salé-Kénitra 9,4% 9,4%
16,3%
Marrakech-Safi
9,0%

Souss-Massa
6,6%
Casablanca-Settat
32,0% Béni Mellal-Khénifra
67% de la richesse du pays, 5,8%
créée en 2014, est concentrée
Oriental
dans 4 régions où vivent 60%
4,9%
de la population.
II.5.Répartition de l’investissement public
par région (2015)

4 régions concentrent 80,2%


des investissements publics
III- les nouveaux outils de la gouvernance

1. L’Agence régionale d’exécution des projets;


2. Les sociétés de développement régional et local;
3. Les établissements de coopération locale;
4. Les groupements de collectivités territoriales;
5. Les groupements de régions;
6. La contractualisation Etat-CT;
7. Les conventions de partenariat CT- Organismes publics et privés
II.2. Aperçu des missions de l’AREP

 L'Agence d’exécution des projets est chargée des missions suivantes :

a) apporter au conseil de la région, à la demande de son président, toute forme d'assistance juridique
et d'ingénierie , technico-financière lors de l'étude et d'élaboration des projets et programmes de
développement ;

b) exécuter les projets et programmes de développement adoptés par le conseil de la région.

Le conseil de la région peut confier à l'agence, l'exploitation ou la gestion de certains projets pour le
compte de la région, selon des conditions et modalités qu'il fixe par délibération.

L'agence peut proposer au conseil de la région la création d'une société de développement régional
visée à l'article 145 de la présente loi organique dont l'activité est soumise à la supervision de
l'agence.
III.2.1.Les organes de l‘Agence
L‘Agence est administrée par un comité de supervision et de contrôle et gérée par un directeur.

Le Comité de supervision et de contrôle est composé, outre le président du conseil de la région qui le préside, des
membres en exercice suivants :

- deux membres du bureau du conseil de la région désignés par le président ;

- un membre des groupes de l'opposition désigné par le conseil ;

- le président de la commission du budget, des affaires financières et de la programmation de la région ;

- le président de la commission du développement économique, social, culturel et environnemental de la région ;

- le président de la commission de l'aménagement du territoire de la région.


III.2.2. Place de l’Agence dans l’organigramme
IV- Les sociétés de développement Régional et local
 Statut:
La région, les groupements de régions et les groupements des collectivités
territoriales et les AREP peuvent créer, sous forme de sociétés de participation
anonymes, des sociétés dénommées "sociétés de développement régional",
ou participer à leur capital, en association avec une ou plusieurs personnes
morales de droit public ou privé.
 Conditions de création:
1. L’activités doit avoir un caractère économique entrant dans le champ des
compétences de la région ou pour la gestion d’un service public relevant de la
région, à l'exception de la gestion du domaine privé de la région.
2. La participation des régions, dans le capital ne peut être inférieure à 34%.
3. Dans tous les cas, la majorité du capital de ladite société doit être détenue par
des personnes morales de droit public.
4. La société de développement régional ne peut détenir des participations dans
le capital d'autres sociétés.
V. Etablissements de coopération intercommunale
(Au niveau communal)
Missions

- le transport en commun et l'élaboration du - l'entretien des voies publiques communales.


plan des déplacements pour les communes
concernées ; L'établissement peut, en vertu des délibérations des
communes qui le constituent, être chargé en partie ou
- le traitement de déchets ; en totalité des activités d'intérêt commun suivantes :

- l'hygiène et la salubrité ; - création et gestion des équipements et des services ;

- l'assainissement liquide et solide et les stations - création et gestion des équipements sportifs,
de traitement des eaux usées ; culturels et de loisirs

- la distribution d'eau potable et d'électricité et Le président de l’Etablissement de


l'éclairage public ;
Coopération intercommunale exerce les
- l'entretien des voies publiques communales. compétences du président du conseil de
communal dans la limite des compétences
de l'établissement.
Etablissements de coopération intercommunale
(AU niveau communal)
Missions (suite)
 L'établissement peut, en vertu des délibérations des communes qui le constituent, être chargé en partie
ou en totalité des activités d'intérêt commun suivantes :

- création et gestion des équipements et des services ;

- création et gestion des équipements sportifs, culturels et de loisirs ;

- création, aménagement et entretien des voies publiques ;

- création et gestion de zones d'activités économiques et industrielles ;

- opérations d'aménagement.

En outre, l'établissement peut être chargé de toute autre activité que les communes membres décident,
d'un commun accord, de lui confier
VI- Des groupements des collectivités territoriales

1. Une ou plusieurs régions peuvent constituer avec une ou plusieurs communes,


une ou plusieurs préfectures ou provinces, un groupement dénommé
"groupement de collectivités territoriales" doté de la personnalité morale et de
l’autonomie financière et ayant pour objet la réalisation d’une œuvre
commune ou la gestion d’un service d’intérêt général pour le groupement.
2. Ces groupements sont créés en vertu de conventions approuvées par les
conseils des collectivités territoriales concernées. Sont fixés dans ces
conventions, l’objet du groupement, sa dénomination, son siège, la nature ou
le montant des apports et la durée du groupement.
3. La création d’un groupement de collectivités territoriales ou l’adhésion d’une
région ou de collectivités territoriales audit groupement est déclarée par arrêté
de l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur au vu des délibérations
concordantes des conseils des collectivités territoriales concernées.
4. Le groupement des collectivités territoriales est dirigé par un conseil dont le
nombre des membres est fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale
chargée de l’intérieur. Les collectivités territoriales sont représentées dans le
conseil au prorata de leurs apports et par un délégué au moins pour chacune
des régions concernées.
VII. Les groupements de régions

Mode de création:

Les régions peuvent constituer entre elles, des groupements dotés de la personnalité morale et de l’autonomie
financière et ce, pour la réalisation d’une œuvre commune ou pour la gestion d’un service d’intérêt général pour le
groupement.

La création du groupement est annoncée par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur au vu des
délibérations concordantes des conseils des régions concernées.

Système de Gouvernance:

Le groupement des régions est administré par un conseil dont le nombre des membres est fixé par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur, sur proposition des régions formant ledit groupement.

Les régions sont représentées dans le conseil au prorata de leur participation et par un délégué au moins pour
chacune des régions membres.

Le conseil du groupement des régions élit parmi ses membres un président et deux vice-présidents au plus qui
constituent le bureau du groupement.

Pouvoirs du président:

Le président du groupement exerce les mêmes attributions que celles dévolues au président du conseil de la
région, dans la limite de l’objet du groupement des régions.

Management:

Un directeur assiste le président du groupement des régions dans l’exercice de ses attributions.
VIII. Des conventions de coopération et de partenariat

Nature des partenaires:


Les préfectures ou provinces peuvent dans le cadre des compétences qui leur sont dévolues,
conclure entre elles ou avec les entités ci-après, des convention de coopération de partenariat:
- les administrations publiques;- les établissements publics; -les instances non gouvernementales étrangères;
-les autres instances publiques; -les associations reconnues d'utilité publique.
Objet des conventions:
réalisation d'un projet ou d'une activité d'intérêt commun ne justifiant pas la création d'une personne morale de droit
public ou privé.
Support budgétaire:
Les conventions fixent les ressources que chaque partie décide de mobiliser pour la réalisation
du projet ou de l'activité communs.

Un budget ou un compte d'affectation spéciale de l'une des collectivités territoriales concernées sert de
support budgétaire et comptable pour le projet ou l'activité de coopération.
IX. La Contractualisation Etat - CT

 Les contrat liés à l’exercice des compétences partagées


 Les contrat de projets
 Les contrats de financements

Article 88 :
Les compétences partagées entre la commune et l'Etat sont exercées par voie
contractuelle, soit à l'initiative de l'Etat ou sur demande de la commune.
Article 89 :
La commune peut, à son initiative et moyennant ses ressources propres, financer ou participer au
financement de la réalisation d'un service ou d'un équipement ou à la prestation d'un service
public qui ne fait pas partie de ses compétences propres et ce, dans un cadre contractuel avec
l'Etat, s'il s'avère que ce financement contribue à atteindre ses objectifs.
X- Le rôle de la société civile :
les nouveaux mécanismes participatifs.

Principales caractéristiques:
1.Grande diversité des instruments à travers lesquels les citoyens et la société civile
peuvent s’exprimer et participer à la gestion publique, tant au niveau national qu’au niveau
local.

2.Grande marge de manœuvre accordée aux conseils élus qui sont désormais investis de
pouvoirs élargis pour organiser leurs rapports avec la société civile.
X.1.Cadre constitutionnel et législatif

 Constitution : article 12
« Les associations intéressées à la chose publique, et les organisations non
gouvernementales, contribuent, dans le cadre de la démocratie participative, à
l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des décisions et des projets des
institutions élues et des pouvoirs publics. Ces institutions et pouvoirs doivent
organiser cette contribution conformément aux conditions et modalités fixées par la
loi. »

 Constitution : article 139


« Des mécanismes participatifs de dialogue et de concertation sont mis en place par
les Conseils des régions et les Conseils des autres collectivités territoriales pour
favoriser l’implication des citoyennes et des citoyens, et des associations dans
l’élaboration et le suivi des programmes de développement. »
X.2.Instances consultatives prévues auprès des collectivités
territoriales 1/2

Au niveau des Régions :


 Instance consultative en partenariat avec la société civile chargée d’examiner
les affaires régionales relatives à la mise en œuvre des principes d’égalité, de
parité et d’approche genre ;
 Instance consultative chargée de l’examen des questions relatives aux
préoccupations des jeunes ;
 Instance consultative en partenariat avec les acteurs économiques dans la
région chargée d’examiner les affaires économiques à caractère régional.
X.3. Instances consultatives
prévues auprès des collectivités territoriales 2/2

 Au niveau des Préfectures et des Provinces :


Instance consultative en partenariat avec la société civile chargé d’examiner les affaires
provinciales relatives à la mise en œuvre des principes d’égalité, de parité et d’approche
genre, dénommée «Instance d’égalité, de parité et d’approche genre» (Art. 111)
 Au niveau des Communes :
Mêmes instances que les régions
 Instances participatives de dialogue et de concertation à créer :
« En application de l’article 139 de la Constitution, les conseils (communaux – pp –
régionaux) créent des mécanismes participatifs de dialogue et de concertation pour
favoriser l’implication des citoyennes et citoyens, et des associations dans l’élaboration
des programmes d’action et leur suivi, conformément aux modalités fixées dans le
règlement intérieur …»
X.4.Un autre mécanisme participatif:
Le droit de pétition

Conformément à la Constitution (art 139), les citoyens et les associations peuvent exercer le
droit de pétition, en vue de demander l’inscription à l’ordre du jour du conseil de la région d’une
question relevant de ses attributions.
 Définition de la pétition :
tout écrit par lequel les citoyennes, les citoyens et les associations demandent au conseil de la région l’inscription à son ordre du jour d’une
question entrant dans ses attributions.

 Conditions exigées des pétitionnaires personnes physiques:


 être des résidents de la région concernée ou y exercer une activité économique, commerciale ou professionnelle ;

 avoir un intérêt commun dans la présentation de la pétition ;

 Le nombre des signatures ne doit pas être inférieur :


 à 300 pour les régions dont la population est inférieure à 1 000 000 habitants;
 à 400 pour les régions dont la population est comprise entre 1 000 000 et 3 000 000 habitants;
 à 500 pour les régions dont la population est supérieure à 3 000 000 habitants.

 Conditions exigées des associations :


être reconnues et constituées au Maroc conformément à la législation en vigueur depuis plus de trois ans et fonctionner conformément aux
principes démocratiques et à leur statuts ;

être en situation régulière vis-à-vis des lois et règlements en vigueur ;


avoir leur siège ou l’une de leurs antennes sur le territoire de la région concernée par la pétition ;
avoir une activité en lien avec l’objet de la pétition
XI.L’Etat en région: les grands défis

1. La répartition des pouvoirs entre l’Etat et ses services


extérieurs dans le cadre de la déconcentration;

2. Les causes de l’échec de la réforme de la déconcentration;

3. Le nouveau rôle des walis et gouverneurs;

4. Nouvelles perspectives et tendances de l’administration


territoriale;

5. Le besoin pour une vision du développement territorial / un


grand chantier en devenir.
XI.1.La répartition des pouvoirs entre l’Etat et ses services extérieurs
dans le cadre de la déconcentration;

 Les administrations centrales assurent au niveau national, sous l'autorité des ministres,
une mission de conception, d'orientation, d'organisation, de gestion et de contrôle des
actions relevant de leur compétence.
 A ce titre, elles sont chargées :
 de la préparation de la politique gouvernementale concernant leurs secteurs
d'activité ;
 de la préparation des projets de textes législatifs et réglementaires ;
 de l'organisation générale des services de l'Etat ;
 de la détermination du programme d'action des services extérieurs de l'Etat, de
l'appréciation de leurs besoins et la répartition des moyens nécessaires à leur
fonctionnement ;
 du suivi et du contrôle des activités des services extérieurs.

Décret n° 2-93-625 du 4 joumada I 1414 (20 octobre 1993) relatif à


Présentation A.OURZIK. A.ARAFA.
La Déconcentration M.DRYEF
Administrative (Bulletin officiel n° 4227 du 18 joumada I 1414 (3 novembre 1993)
XI.2. Les services extérieurs
de l’Etat

 Les services extérieurs sont chargés, au niveau territorial, de l'exécution de la


politique gouvernementale et de toutes les décisions et directives des autorités
compétentes dans le cadre des dispositions législatives et réglementaires en
vigueur.
 Les moyens nécessaires au fonctionnement de ces services, dans le cadre de
leurs attributions, sont mis à leur disposition par les administrations centrales.
 Les ministres peuvent donner délégation aux chefs de leurs services-
extérieurs et aux gouverneurs pour agir en leur nom dans la limite de leur
compétence territoriale.
 Les chefs de services extérieurs peuvent être institués sous-ordonnateurs des
dépenses pour tout ou partie des crédits mis à leur disposition.
XI.3. Les causes de l’échec de la réforme de la déconcentration;

Plusieurs questions

 Est-ce un déficit du leadership en matière de pilotage et de conduite des


chantiers interministériels ?
 Est-ce une très faible capacité de l’administration à se déployer au niveau
territorial en raison du déficit en ressources humaines et financières ?
 Est-ce la multitude des intervenants dans la préparation et la mise en œuvre
de la réforme ?
 Ou est-ce l’ampleur de l’héritage culturel et sociologique du pouvoir ;
XI.4.Le nouveau rôle des walis et gouverneurs
dans les CT

 représentent le pouvoir central.


 assurent l’application des lois,
 mettent en Œuvre les règlements et les décisions gouvernementales
 exercent le contrôle administratif.
 assistent les présidents des collectivités territoriales et notamment les
présidents des Conseils régionaux dans la mise en Œuvre des plans et des
programmes de développement.
 Sous l’autorité des ministres concernés, ils coordonnent les activités des
services déconcentrés de l’administration centrale et veillent à leur bon
fonctionnement.
XI.5. L’architecture de l’administration territoriale
37

Niveau infra-provincialNiveau provincialNiveau régionalNiveau national


Gouvernement

ETABLISSEMENTS
MINISTERES

PUBLICS
Administrations centrales

CONSEIL

COLLECTIVITES TERRITORIALES
Services extérieurs WILAYA
REGIONAL
régionaux Wali
Président

CONSEIL
PROVINCE / PROVINCIAL
Services extérieurs
PREFECTURE /PREFECTORAL
Provinciaux/préfectora
Gouverneur Président
ux

ONG/Société
Civile
Milieu rural Milieu urbain
CERCLE DISTRICT CONSEIL COMMUNAL
Chef de cercle Pacha/Chef cercle Président
Services
extérieurs infra-
ANNEXE CONSEIL
provinciaux CAÏDAT d’arrondissement
Administrative
Caïd
Caïd

ADMINISTRATION DECONCENTREE COLLECTIVITES DECENTRALISEES


Fin de la présentation
Merci

Présentation A.OURZIK. A.ARAFA. M.DRYEF


ETUDE DE CAS

Présentation A.OURZIK. A.ARAFA. M.DRYEF


Planification

Organismes et Agences
Institutionnels d’intervention Sociétés
délégataires 24 Directions régionales
7 SDL

M.DRYEF
Présentation A.OURZIK. A.ARAFA.
AUC  Idmaj
Casa transport  LYDEC
IRGC 
 Casa Aménagement  Transport (02)
CRI
 Casa Développement (Casa médina, …)
CRT  Collecte ordures
07 D habitat  Casa Evènement
 Casa Patrimoine Ménagères (02)
 Casa Prestation  Gestion décharge(Ecomed)
 Sté Parking
 Abattoirs
 Marché de gros
 Espaces verts
09 opérateurs
ETUDE DU  Alomrane
 Idmaj Sakane
CAS DE  Sonadac
CASABLANCA  casa marina 38 + 24 = 62
AUDA

 VN Zenata
organismes
 Dyar Mansour
 AUC
 Observatoire Régional

Ensemble des institutions


de gouvernance régionale : 114 entités

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