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UNIVERSITE SAINT ESPRIT DE KASLIK

FACULTE PONTIFICALE DE THEOLOGIE

D.C : Normes générales et institutions


R.P. Elias SLEIMAN

Kaslik – 2008/2009
Introduction comparative entre le CIC-83 (Code de droit canonique latin) et le CCEO
(Code des canons des Églises Orientales) :

 Le plan du CIC-83 : (divisé en 7 livres)


- Normes générales (1-203)
- Peuple de Dieu (204-746)
- La fonction d’enseignement de l’Église (747-833)
- La fonction de sanctification de l’Église (834-1253)
- Les biens temporels de l’Église (1254-1310)
- Les sanctions dans l’Église (1311-1399)
- Les procès (1400-1752)

 Le plan de CCEO : (divisé en 30 titres)


- Canons préliminaires (1-6)
- Les fidèles chrétiens et les droits et obligations de tous ces fidèles (7-26)
- Les Églises de droits propres et les rites (27-41)
- L’autorité suprême de l’Église (42-54)
- Les Églises patriarcales (55-150)
- Les Églises Archiépiscopales majeures (151-154)
- Les Églises métropolitaines et toutes les autres Églises de droit propre (155-176)
- Les éparchies et les évêques (177-310)
- Les exarchats et les exarques (311-321)
- Les assemblées des hiérarques de plusieurs Églises de droit propre (322)
- Les Clercs (323-398)
- Les laïcs (399-409)
- Les moines et tous les autres religieux et les membres des autres instituts de vie
consacrée (410-572)
- Les associations de fideles chrétiens (573-583)
- L’évangélisation des peuples (584-594)
- Le Magistère ecclésiastique (595-666)
- Le culte divin et particulièrement les sacrements (667-895)
- Les baptisés non catholiques adhérents à la pleine communion avec l’Église
catholique (896-901)
- L’œcuménisme ou la promotion de l’unité des chrétiens (902-908)
- Les personnes et les actes juridiques (909-935)
- Les offices (936-978)
- Le pouvoir de gouvernement (979-995)
- Les recours contre les décrets administratifs (996-1006)
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- Les biens temporels de l’Église (1007-1054)
- Les jugements en général (1055-1184)
- Le procès contentieux (1185-1356)
- Quelques procès spéciaux (1357-1400)
- Les sanctions pénales dans l’Église (1401-1467)
- La procédure pour infliger les peines (1468-1487)
- La loi, la coutume et les actes administratifs (1488-1539)
- La prescription et le calcul du temps (1540-1546)

Sur le plan des normes générales dans le CCEO nous sommes devant 322 canons alors
que dans le CIC-83 nous avons 203 canons sur les normes générales alors que la partie
du peuple de Dieu est constituée de 542 canons. Chez les Orientaux, il y a en plus des
laïcs et des clercs une partie propre aux religieux qui dans le CIC-83 sont considérés
parmi les laïcs.
Avec Vatican II on a remarqué que le rite avait un sens peu clair, pour cela on a décidé
de préciser le sens de ce terme très riche. On a alors tenté de séparer la notion de « sui
iuris » de la notion de rite qui signifie patrimoine. Le terme « sui iuris » a pris la
charge d’organiser la communauté ecclésiale qui était autrefois occupée par le terme
rite, et le terme rite a été placé comme terme qui garde le patrimoine de la
communauté.

 Canons préliminaires (1-6)

Canon 1 : Ce code oriental ne concerne que les Églises orientales catholiques toutes et
seules, à moins que quand il s’agit de la relation avec l’Église latine on remarque que
le terme sui iuris parce qu’on est devant toutes les Églises : orientales et latines.

Canon 2 : Notre référence est l’ancien droit des Églises orientales et non latin. Donc
l’ancien droit doit être pris avec une continuité dans le nouveau. Parfois on est obligé
de reformuler les canons de sorte qu’ils soient convenables au temps d’aujourd’hui.

Canon 3 : Le canon n’entre pas dans les détails liturgiques, pourtant la liturgie doit se
conformer aux canons du code.

Canon 4 : On parle ici du niveau diplomatique. Sans ces conventions ont n’est pas sûr
d’avoir la liberté de pratiquer le christianisme.

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Le Saint-Siège est le premier législateur de l’Église et c’est lui qui a donné ce code, il
est au-dessus du code et des conventions. L’Église a besoin d’être reconnue par le
pouvoir civil et politique pour pouvoir continuer à assurer sa mission de Salut. Il y a
beaucoup de canons qui se réfèrent aux droits civils surtout lorsque ces canons sont
exécutés par le bras du gouvernement civil.
Abroger = annuler ; Déroger = permettre de ne pas appliquer.

Canon 5 : Les droits acquis sont les droits reconnus à une catégorie de gens qui ont un
statut précis, exigeant l’acquisition de droits que les autres n’ont pas, par exemple le
sacrement de l’ordre donne des droits particuliers liés à lui.
Les privilèges sont une grâce donnée par une autorité compétente à une personne
personnellement par un décret.
Personne juridique = personne morale : c’est une institution reconnue par l’Église
(ou par l’autorité compétente) comme personne ayant des droits et des obligations.
Pour être formée, il faut commencer par au moins trois personnes physiques et des
choses. Donc, tout rassemblement n’est pas nécessairement une personne juridique, il
faut qu’il soit reconnu comme tel par une autorité compétente.

Canon 6 : 1. Les anciens droits particuliers pour les Églises orientales sont abrogés.
2. Si les coutumes sont centenaires, même si elles sont contraires au Code
elles continuent sauf si le législateur le dit d’une manière nominale.

 Les fidèles chrétiens et les droits et obligations de tous ces fidèles (7-26)

Canon 7 : 1. C’est le Baptême qui fait que les fidèles chrétiens soient membres du
corps du Christ. Les fidèles chrétiens participent à leur manière (selon
leur statut : prêtre ou laïc) à la fonction sacerdotale, prophétique et royale
du Christ. On peut voir à partir de ce canon les traces de Vatican II. Il n’y
a pas de concurrence entre les fidèles au niveau de l’exercice de leur
fonction sacerdotale mais une complémentarité. Ce canon a une teneur
théologique extraordinaire.
2. Dans l’ancien droit on disait société parfaite c'est-à-dire une société
qui tient en main les deux pouvoirs spirituel et temporel. Pour cela on a
éliminé le terme « parfait » car il n’est pas en soi spirituel.

Canon 8 : Tous ceux qui sont catholiques doivent avoir la même foi que l’Église
selon les trois critères de la pleine communion qui sont : 
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- La profession de foi
- La reconnaissance des sept sacrements
- La reconnaissance du gouvernement de l’Église.

Canon 9 : 1. Les catéchumènes sont en communion spéciale avec l’Église (s’ils
meurent, ils sont enterrés ecclésiastiquement)
2. Les catéchumènes sont traités sous le titre de « fidèles chrétiens »
(Prérogative = privilège).

Canon 10 : L’Esprit-Saint est le garant de la véracité de l’enseignement de l’Église.


Les fidèles ont le devoir de conserver la foi, la professer publiquement et la
transmettre par la pratique.

Canon 11 : Il y a une égalité entre les fidèles au niveau de la dignité et de l’activité.
Les clercs ont une dignité de service similaire à la dignité du père qui est au service de
sa famille.

Canon 12 : 1. On est tenu de garder la communion avec l’Église dans le domaine que
nous occupons dans la vie.
2. Les fidèles ont en plus des droits, des obligations à faire.

Canon 13 : Les fidèles sont obligés à mener une vie sainte, la contagion de sainteté
doit se propager.
Il y a deux éléments à retenir : la fidélité et l’appartenance au Christ.
La fidélité : elle est notre œuvre.
L’appel de Dieu par l’Église et notre réponse par nos parents dans le baptême
constituent l’appartenance au Christ.
Si l’initiative de Dieu est donnée et notre réponse n’est pas donnée, l’initiative de Dieu
reste inefficace pour nous.

Canon 14 : Nous sommes avec l’universalité du salut au niveau de ce canon qui est la
responsabilité de tous les chrétiens et en même temps le droit de tous les chrétiens. On
doit donc prêcher et porter le message divin. Notre référence c’est le message
chrétien ; notre objectif c’est le salut dans le temps et le lieu pour que ce message reste
efficace.

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Canon 15 : 1. La conscience c’est l’effet d’une éducation et de la mise devant soi-
même sous le regard de Dieu. Il y a la hiérarchie qui se fait au nom du
Christ, cette hiérarchie est le Magistère d’où « maîtres de la foi », et c’est
elle qui gouverne l’Église, elle en a la responsabilité.
2. Cette liberté des fidèles est une obligation vis-à-vis des pasteurs. Nous
sommes devant 2 catégories : les laïcs et les pasteurs. Les laïcs qui ont
besoin du soin - surtout spirituel - des pasteurs, et les pasteurs qui doivent
écouter les laïcs et œuvrer pour leur salut dans le monde.
3. Nous sommes devant la compétence des laïcs : la compétence
intellectuelle, la compétence qui accompagne leur existence et le prestige.
Ce qui est une obligation pour les fidèles est un droit pour les pasteurs et
vice-versa.
Opinion = proposition. Il y a un appel à tous les fidèles, pour réveiller en
nous la conscience chrétienne, et de faire connaître le message de salut.
On n’est pas les maîtres des pasteurs, mais les pasteurs sont à notre
service comme les parents le sont à leurs enfants.

Canon 16 : Ce qui est droit aux laïcs est une obligation pour les pasteurs. Les pasteurs
n’ont pas le droit d’être comme des robots dans les célébrations liturgiques, il faut
qu’ils soient vivants, car ce qui ne les touche pas ne touche pas les fidèles. Quand on
dit sacrement il y a à l’intérieur aussi la Parole de Dieu. Le sacrement est une réalité
invisible (le but) rendue visible par des signes visibles (les moyens).

Canon 17 : C’est un canon adressé surtout aux pasteurs parce qu’il traite du droit de
célébrer le culte divin qui peut être ou bien les sacrements ou bien l’office. Célébrer
suivant les doctrines de l’Église est un refrain qu’on entend partout. C’est dans la
Tradition que le Christ a donné la doctrine à l’Église, cette doctrine est la révélation, le
Christ lui-même.

Canon 18 : Nous sommes devant la formation des associations qui ont pour but :
charité et piété. Ils ont aussi comme but de faire parvenir la vocation chrétienne dans
le monde tel que les séminaires par exemple ou les associations qui préparent des
missionnaires.

Canon 19 : l’objectif c’est la mission de l’Église dans le monde qui est centrée sur le
salut des hommes. Mais, pour éviter la prolifération des sectes, il faut le consentement
de l’autorité ecclésiastique.
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Canon 20 : Le témoignage de vie est une question fondamentale dans ce canon. De
même, les fidèles ont le droit à l’éducation chrétienne pour pouvoir y vivre.
L’humanisme est en lien avec la théologie, sinon il ne l’est pas. Il y a la connaissance
vitale du message du salut qui m’interpelle et me dit : qu’est-ce que tu fais pour être
un témoin du Christ ?

Canon 21: On passe de la maturité humaine aux sciences sacrées.

Canon 22 : On sauvegarde la liberté de l’homme qui répond à l’initiative de Dieu qui
est la vocation. Choix et contrainte s’opposent ici, et il faut suivre le choix. Tout acte
juridique fait sous la force de la contrainte est nul.

Canon 23 : On n’a pas le droit de déformer la bonne réputation d’une manière
illégitime. On n’a pas le droit de violer l’intimité des personnes tel que dans le cas de
confession par exemple.

Canon 24 : 1. Quand on voit « selon le droit » c’est que c’est le droit qui détermine la
matière. Le « for ecclésiastique » c’est le pouvoir qui peut être le tribunal
ou l’évêque lui-même.
2. Ces deux termes sont synonymes globalement mais chaque terme a son
sens : l’équité est attachée aux personnes, on prend en considération la
nature et les particularités de chaque personne, la justice est attachée au
droit.
L’égalité c’est aider chacun à être épanoui.
La liberté est la notion qui a le plus besoin de limites.
3. Les peines doivent être selon la loi ni plus ni moins.

Canon 25 : 1. Parallèle au canon 1007 qui met l’accent sur les biens temporels, alors
que ce canon met l’accent sur l’Église et le salut.
2. Nous avons à donner de nous même, de notre bien pour les pauvres,
parce que c’est comme ça que nous sommes en train de sanctifier tout ce
que nous avons.

Canon 26 : 1. Le bien de l’Église c’est le salut du monde, la dignité de l’homme dans
ce monde, l’équité et la justice, la fraternité et la coopération, être attentif

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à évangéliser les autres par la parole et l’exemple. Ex : pour le Pape on ne
dit jamais qu’il a des obligations, mais qu’il agit selon le bien de l’Église.
2. C’est une obligation à l’Église de régler les droits propres des fidèles
chrétiens.

 Les Églises de droit propre et les rites (27-41)

Avant Vatican II le terme « Église de droit propre » ne se trouvait pas. Le mot rite est
apparu dans l’Église au 8ème siècle pour qualifier les questions liturgiques. Ce mot
signifie le bon ordre des choses. En entrant dans l’Église, le bon ordre des choses a
exigé que la liturgie soit ordonnée d’une manière élégante aux fidèles et qui a été
qualifié par le mot rite. Au début, le rite c’était la liturgie, ensuite il est devenu les
éléments de la liturgie. Avec le temps, après le concile de Trente, l’Église catholique a
mis accent sur la liturgie pour l’appartenance à la foi contre la Réforme qui refusait la
liturgie et la Tradition. Ceci a aboutit à la latinisation qui a trouvé son apogée avec le
Pape Benoît XIV et qui consiste dans le fait que tous ceux qui sont catholiques doivent
suivre la liturgie latine. Bien sûr, les Orientaux ne l’ont pas accepté. Ainsi, on a
commencé à qualifier la communauté suivant le rite alors que ça doit être
l’inverse (exemple : rite maronite). C’est le droit qui doit déterminer la communauté et
non pas la liturgie. Le souci de l’Église était d’établir l’unité mais c’était au détriment
des particularités des peuples. Avec Vatican II, l’objectif c’était de chercher l’unité de
l’Église comme d’ailleurs l’objectif de tous les conciles. Les Pères orientaux ont été
bien exigeants pour sauvegarder les particularités orientales. Pour cela, il a fallu
reconnaître ces particularités par le Concile, mais sans omettre le terme rite.

Dans le mot rite, il y a eu la liturgie et l’organisation, après Vatican II on va couper


cette notion en deux : en ce qui concerne l’organisation on va l’appeler Eglises de
droit propre, et en ce qui concerne la liturgie on va l’appeler rite.

Canon 27 : Ils y a quatre éléments qui constituent l’Église de droit propre :
- Groupe
- Hiérarchie propre
- Le droit
- Reconnaissance de l’autorité suprême de l’Église.
La communauté est beaucoup plus importante que le groupe, or on n’a pas dit
communauté mais groupe. Pourquoi ? C’est parce qu’il y a des Eglises trop petites
qu’on considère comme groupes.

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Le mot « uni » révèle la communauté, car dans celle-ci il y a l’unité. Ils ont leur propre
hiérarchie qui les organise et les unit intérieurement selon le droit. C’est une
communauté de droit : on n’est plus organisé selon le rite mais selon les droits.
Les Eglises de droit propre sont catholiques. Les Eglises non catholiques ne peuvent
être qualifiées ainsi, mais, elles peuvent être qualifiées comme Eglises autonomes ou
autocéphales.

Canon 28 : 1. Le mot patrimoine veut dire rejeté dans l’histoire, une mémoire
historique de la communauté sur deux niveaux religieux et culturel. C’est
le rite qui appartient à l’Église de droit propre, mais c’est l’Église de droit
propre qui provient de l’histoire du rite.
Patrimoine religieux : liturgique, théologique, spirituel, disciplinaire.
Patrimoine culturel : culture, circonstances historiques des peuples,
manière de vivre la foi.
L’unité est par la révélation et la foi ; la diversité c’est la façon de vivre et
d’exprimer sa foi.
2. Il y a 6 traditions : Rome et 5 traditions orientales (Alexandrine,
Antiochienne, Arménienne, Chaldéenne et Constantinopolitaine). Il faut
noter l’ordre alphabétique qui signifie qu’elles sont égales dans la dignité
au niveau des rites (et non au niveau des sièges). Les rites sont donc issus
de ces traditions, c’est pourquoi en Orient on en peut pas avoir autre que
ces 5 traditions qui contiennent 21 Eglises à droit propre.
Benoit XIV en 1748 a émis une lettre intitulée Etsi Pastorales dans
laquelle il dit qu’il y a la préférence du rite latin sur les autres.

 Chapitre 1 : l’inscription à une Église de droit propre (29-38)

Canon 29 : 1. C’est l’appartenance des parents qui donne l’appartenance à l’enfant
âgé de moins de 14 ans ; et le baptême ne change pas son appartenance.
2. Si la mère n’est pas mariée, l’enfant suit sa mère.
S’il est à l’orphelinat ou chez ses parents qui l’adoptent, il suit leur
appartenance.
Si les parents ne sont pas baptisés, il suit l’appartenance de son éducateur.

Canon 30 : après l’âge de 14 ans, c’est la célébration du baptême qui donne
l’appartenance.

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Canon 31 : le prosélytisme est absolument interdit.

Canon 32 : 1. Pour changer de rite on a besoin de la permission du Siège


Apostolique.
2. Pour passer d’une Église à une autre, la permission du Siège
Apostolique est présumée si les deux Eglises ont des éparchies dans le
même territoire, ainsi, ce sont les évêques des deux Eglises qui donnent
leur consentement au passage par écrit.

Canon 33 : la femme a la liberté de passer à l’Église de droit propre de son mari. En
cas de dissolution, elle peut revenir à son Église de droit propre.

Canon 34 : au cas du passage des parents à une autre Église de droit propre, les
enfants âgés de moins de 14 ans y passent automatiquement. Si c’est seulement l’un
des parents y passe, les enfants ne passent que par consentement des parents. A l’âge
de 14 ans, les enfants auront le droit de retourner à leur ancienne Église de droit
propre.

Canon 35 : un orthodoxe qui devient catholique doit garder le même rite mais dans
l’Église catholique (exemple : passage du grec orthodoxe au grec catholique). Sinon il
faut avoir la permission du Siège Apostolique.

Canon 36 : tout passage entre en vigueur à partir du moment de la déclaration faite
devant le Hiérarque, le curé ou de leur délégué, sauf si le Siège Apostolique prescrit
autrement.

Canon 37 : tout passage doit être noté sur le registre de baptême.

Canon 38 : les fidèles chrétiens des Églises orientales restent inscrits à leur Église de
droit propre, même si le curé auquel ils sont confiés provient d’une autre Église de
droit propre.

 Chapitre 2 : l’observance des Rites (39-41)

Canon 39 : le patrimoine de chaque Église est celui de l’Église du Christ. Il y a


reconnaissance de la diversité dans l’unité de la foi.

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Il y a donc dans l’Église un seul Patrimoine qui englobe tous les patrimoines. Donc
nous sommes devant une légitimité des différentes traditions (ce qui n’était pas avant
Vatican II).
Ainsi, l’histoire devient l’histoire du salut. L’Église dépasse l’institution pour
rejoindre le Christ sauveur.
N.B. : l’Église du Christ dépasse même les baptisés pour atteindre tous ceux qui sont
concernés par le salut du Christ.

Canon 40 : 1. L’interdiction du prosélytisme et que chacun soit fier du patrimoine de


son Église.
2. Les clercs sont appelés à sauvegarder leurs rites et à en approfondir
leur connaissance et leur pratique.
3. La responsabilité des fidèles de reconnaître et de respecter leur rite
propre.

Canon 41 : les fidèles qui pratiquent leur foi dans des Eglises d’autres rites doivent
être formés à ce rite.

 L’autorité suprême de l’Église (42-54)

Canon 42 : nous sommes en train de constituer le Collège des évêques dont le Pape en
fait partie en tant qu’évêque de Rome. Pierre n’est pas séparé du corps mais il en est
distingué.

 Chapitre 1 : Le Pontife romain (43-48)

Canon 43 : la justification de la primauté du Pontife romain réside dans le fait qu’il
est l’évêque de Rome. Ainsi, il devient le chef du Collège. Le Pape a une autorité
immédiate c'est-à-dire qu’il n’y a pas d’autorité qui l’interdit d’exercer son pouvoir et
son pouvoir est universel : pas de territoire est retiré à son pouvoir. Il peut exercer ce
pouvoir toujours librement c'est-à-dire que son pouvoir est exercé exceptionnellement.

Canon 44 : 1. Il y a deux conditions pour que le Pape élu devienne Pape : il doit être
un évêque et il doit ensuite accepter cette mission.
2. S’il renonce à sa charge, sa renonciation devient automatiquement
valide du fait qu’il est l’autorité suprême et il n’a pas besoin de

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l’acceptation d’aucune autorité ; sauf dans le cas de renonciation sous
pression.

Canon 45 : 1. Une fois devenu Pape, il a une autorité universelle : comment chaque
éparchie est soumise à l’autorité d’un évêque, le Pape a la primauté de
pouvoir sur toutes les éparchies.
2. Selon les besoins de l’Église, il exerce la charge de Pasteur.
3. Il n’ya pas d’autorité qui soit au-dessus du Pontife romain.

Canon 48 : Siège Apostolique = Dicastères (différentes congrégations du Vatican) et


autres organismes de la Curie romaine.

 Chapitre 2 : le collège des Evêques (49-54)

Canon 49 : l’autorité suprême de l’Église s’exprime de deux manières


complémentaires : par le Pontife romain et le Collège des Evêques.

Canon 50 : 1. Le concile œcuménique est l’ensemble des évêques du monde entier
réunis ensemble.
2. Si le Pape fait un dogme, il ne le fait pas par lui-même, mais il prend
l’initiative, il formule un texte, il l’envoie aux évêques du monde qui
donnent leur avis à plusieurs reprises pour arriver à une affirmation
dogmatique finale. C’est l’action unie des évêques dispersés dans le
monde. Cette action se fait par l’initiative du Pape ou quand un évêque ou
un ensemble d’évêques proposent un dogme au Pape.
3. C’est le Pontife romain qui détermine la manière dont les évêques
exercent leurs charges.

Canon 52 : 1. La voix délibérative c’est la voix décisive.


2. C’est l’autorité suprême de l’Église qui détermine la participation de
personnes hors de l’épiscopat aux conciles œcuméniques.

 Les Églises patriarcales (55-150)


Les particularités orientales prennent départ dans le Can 27 et 28 où on parle d’Églises
de droit propre. Avant Vatican II on cherchait l’uniformité en vue de l’unité. Dans
Vatican II on parle de communion qui respecte les particularités des autres dans l’unité
car la base est l’unité de l’Église mais l’expression de cette unité est différente selon
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les communautés (Can 39). Donc le principe de la communion est qu’il y a une même
foi exprimée de différentes manières.

Dès maintenant, nous allons entrer dans cette variété ou diversité.


La notion d’Église patriarcale a été fondée sur les sièges principaux de la chrétienté
qui furent Rome, Alexandrie et Antioche, les sièges pétriniens. Avec l’apparition de
Constantinople en 330, on a repris ces sièges principaux pour en faire la pentarchie :
Rome, Constantinople, Alexandrie, Antioche et Jérusalem.
C’était sous Justinien Ier en 554 qu’ils ont été qualifiés de pentarchie. Alors que pour
le titre patriarche, il relève du mot Pater (tribu et famille) et Arkhein (Principe) donc il
est le principe de la famille.
Ce terme est apparu d’abord pour qualifier un évêque qui a un titre sans que ce soit un
titre de gouvernement sur d’autres évêques. Progressivement il est devenu le titre des
évêques qui tiennent les sièges principaux avec autorité sur d’autres évêques et c’est là
que nous sommes devant l’institution la plus ancienne qui soit supra éparchiale et de
droit ecclésiastique.

Canon 55 : C’est une tradition ancienne (du troisième siècle). Le législateur reconnaît
l’institution patriarcale en remontant jusqu’aux premiers conciles.
Le mot honneur ne dit pas grand-chose. Mais quand on dit patriarche de l’Église
patriarcale dans le sens qu’ils ont un pouvoir réel et non comme les patriarches latins
qui n’ont pas de pouvoir.
Le patriarche est Père et chef : « Pater et caput ». Le mot pater relève d’une relation
orientale d’une famille qui a besoin d’un chef (caput) pour lui donner une identité
juridique. Donc on est en plein orient.

Canon 56 : Il n’y a pas d’ordination au-delà de l’évêque. Pourtant, le patriarche a un


pouvoir sur tous les évêques et les métropolites et les fidèles de son Église.
Donc il est évêque, il a pouvoir sur tous les évêques de son Église et un pouvoir sur
tous les fidèles.
Ce qui gère l’organisation de l’Église est le droit (can. 27).

Canon 57 : 1. La possibilité d’ériger, de rétablir, de modifier ou de supprimer n’est


qu’à l’autorité suprême de l’Église.
2. L’autorité suprême peut donner un titre ou le concéder aux Églises
patriarcales.

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3. si possible (car le Patriarche d’Antioche par exemple n’est plus à
Antioche)
Consentement : on prend ensemble la décision.
Assentiment : c’est lui qui décide et puis et demande l’assentiment des autres (donc
presque la même chose).

Yves Congar : « le pape comme patriarche d’occident, une réalité très négligée ». Et il
se demande pourquoi les conférences européennes ou américaines ne soient des
Églises de droit propre ?

Canon 58 : les patriarches ont la préséance sur les évêques (durant la liturgie par
exemple…) sauf dans le cas de changement.

Canon 59 : 1. Les patriarches sont égaux en dignité mais il y a une préséance
d’honneur.
2. la préséance : Constantinople, Alexandrie, Antioche, Jérusalem.
3. La préséance des autres patriarches vient de l’ancienneté du siège.
4. la préséance vient de l’ancienneté de la promotion du Patriarche.

Canon 60 : 1. La préséance du patriarche de l’Eglise (dans son territoire) sur tous les
autres patriarches.
2. Le nouveau patriarche (patriarche effectif) a la préséance par rapport
aux anciens patriarches du même patriarcat.

Canon 61 : Le procureur du patriarche doit être accepté au préalable.

Canon 62 : Le patriarche qui renonce à sa charge reste patriarche, il choisit un siège
et il a droit à des biens dignes de lui, il garde la préséance par rapport aux évêques
mais pas par rapport à son successeur.

Canon 63 : C’est le synode des évêques qui élu le patriarche

Canon 64 : Pour devenir patriarche il y a les mêmes conditions que l’évêque (180)

Canon 65 : 1. C’est le synode de l’Églises se réunit là où il veut


Synode permanent : constitué d’après le canon 115, il comprend le patriarche et 4
évêques 3 d’entre eux sont élus par le synode des évêques des Églises patriarcales (2
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de ces trois doivent être éparchiaux) et un est élu par le patriarche lui-même et 4
évêques substituant gouvernés par l’évêque.
2. il ne faut pas que la vacance ne soit pas au-delà de 2 mois.

Canon 66 : 1. Les évêques élisent le Patriarche.


2. Personne ne doit assister autre que les évêques sauf le scrutateur et le
secrétaire qui est un prêtre.

Canon 67 : les canons 947 - 957 précisent les modes de l’élection.

Canon 68 : 1. Tous les évêques doivent être présents.


2. Si un évêque veut s’absenter, il exposera par écrit ses raisons au
synode des évêques de l’Église patriarcale. Les évêques présents donnent
la légitimité de l’absence.

Canon 69 : deux tiers des évêques (en retranchant les absent légitime) on peut
procéder à l’élection.

Canon 70 : Dans la première session il y a l’élection du président du synode.

Canon 71 : 1. Les scrutateurs et les secrétaires ne sont pas laïcs


2. Il faut garder le secret

Canon 72 : 1. Les deux tiers du suffrage. Après trois au minimum on va avec la
majorité absolue (>50%) avec les deux qui ont pris le plus dans le dernier suffrage
(can 183).
2. Après 15 jours du commencement du synode, l’affaire est dévolue au
Pontife Romain.

Canon 73 : L’évêque élu est tout de suite patriarche. S’il n’est pas évêque il doit être
accepté par le Pontife Romain et puis s’il est d’accord on va faire la démarche de
l’épiscopat.

Canon 74 : intimation : ‫التَّبليغ‬


Si le pape ne répond pas dans deux jours ou s’il refuse, on doit élire un autre.

Canon 75 : à lire


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Canon 76 : 1. Dans le temps on avait besoin du pallium qui est signe du pouvoir
donné par le pontife romain.
À la place du pallium on est avec la lettre synodique ou synodale et de même il y a la
profession de foi qui montre l’unité de foi.
2. Il faut que le patriarche envoie une lettre de communion sans laquelle il
ne peut ni convoquer un synode épiscopal ni élire un évêque (can 77-2).

Canon 77 : 1. C’est par l’intronisation que le patriarche reçoit son office.
2. Avant d'avoir reçu du Pontife Romain la communion ecclésiastique, le
Patriarche ne convoquera pas le Synode des Evêques de l'Eglise
patriarcale et n'ordonnera pas d'Evêques (c’est illicite mais pas invalide).

 Chapitre 2 : les droits et les obligations des Patriarches

Canon 78 : 1. Le pouvoir du patriarche est ordinaire (lié à la charge et non à la


personne) et propre (il ne peut pas avoir un vicaire qui le remplace dans
tous les cas et dans toutes les Églises patriarcales)
N.B. : le vicaire général dans l’éparchie a tout le pouvoir sauf si l’Évêque en réserve.
Avec le patriarche c’est le contraire.
2. Au niveau de la liturgie ou des lettres encycliques, il a un pouvoir sur
toutes les Églises.

Canon 79 : l’Église patriarcale est une personne juridique.

Canon 80 : 1. Quand il s’agit d’un rassemblement des éparchies et qu’il n’y ait pas de
métropolite, c’est le patriarche qui a le pouvoir.
2. Le patriarche remplace le métropolite en cas de négligence du
métropolite.
3. Si le métropolite est vacant.
4. Monition = un peu moins qu’une menace.

Canon 81 : Tout ce qui est adressé par le Pontife romain, c’est le patriarche qui en est
le médiateur avec les éparchies.

Canon 82 : 1. Le patriarche peut :


- Porter des décrets pour les lois.
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- Adresser des instructions aux fidèles.
- Donner des instructions dans le domaine de rite et d’Église de droit
propre.
2. Il peut ordonner de lire publiquement les décrets et les instructions…

Canon 83 : 1. Les visites canoniques sont indiquées par le droit particulier.
2. Pour des raisons graves il peut remplacer avec le consentement du
synode l’évêque durant sa visite.

Canon 84 : 1. Il faut avoir une unité d’action au niveau de tous les fidèles chrétiens
l’unité entre le patriarche et l’évêque.
2. Il faut encourager les réunions et le travail commun entre les
hiérarques.

Canon 85 : quand on parle du synode des Évêques de l’Église on est devant une
question grave (sinon on réuni le synode permanent).
Exarchat : comme une petite éparchie qui, pour des raisons propres, n’a pas été érigée
en éparchie

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N.B. : la différence entre Métropolite patriarcale qui dépend du patriarche (C.133) et
entre Le métropolite qui préside une ecclesia sui iuris qui dépend directement de
Rome
Canon 155: déterminé = n’est pas un siège ancien et nommée par le pontife romain.

N.B. : - la nature du pouvoir d’un métropolite est diocésaine et seul le patriarche a une
autorité supradiocésaine.
- Le territoire revient à 325. Le problème est qu’on continue avec la même
logique.

 Les Églises Archiépiscopales majeures (151-154)


Le titre archevêque majeur est apparu avec acacius Coussa (cardinal latin d’origine
grecque melkite) dans le cadre de l’ancien code. Le titre de rite était réservé aux
Églises patriarcales dans l’ancien code.
Il y a deux catégories des Églises archevêchés : déterminées donc nouvelles,
reconnues donc anciennes.
N.B. : avec l’Église patriarcale il n’y a que reconnue car elles sont toutes anciennes.

Différences entre les Églises


Il y a 4 Églises de droit propre : patriarcale, métropolitaine, archiépiscopale et les
autres églises de droit propre.
Eglise patriarcales : siège reconnu, Pas de confirmation du Pontife Romain, synode.
Archiépiscopale majeure : déterminé ou reconnu, confirmation de l’élection par le
Pontife Romain, synode.
Eglise métropolitaine : déterminé, métropolite nommé par le Pontife Romain
(pallium : signe d’autorité donné au président d’une Église pour exercer son pouvoir),
conseil.
Les autres Églises de droit propre (ni patriarcale, ni archiépiscopale majeure ni
métropolitaine) : droit particulier établi par le Pontife Romain, dépendent du Siège
apostolique (et pas du pontife romain), le hiérarque est délégué
Ce qui justifie leur nomination de droit propre est qu’elles sont orientales et qu’elles
ne sont pas liées à des Églises patriarcales.

N.B. : Ordinaire = lié à la charge.


Propre = revient à la personne mais peut être délégué.
Personnel = revient à la personne mais ne peut pas être délégué.

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La foi et les mœurs sont celles de toute l’Église catholique tandis que le rite est propre
à chaque Église.

Canon 177 : canon de théologie par excellence.

Canon 178: personnellement: il exerce en sa personne et s’il est absent son vicaire
gouverne en son nom et non en son propre nom.

Canon 179 : généralement l’évêque est éparchial, et exceptionnellement il est


titulaire.
Le Pape n’est pas évêque universel, il est la tête de l’Église universelle mais il est
l’évêque de Rome. Une grande contestation s’est présentée quand Paul VI a signé
« évêque universel ».

Canon 181 : Droit commun : droit oriental


Droit universel : CIC

Canon 182 : 1. Récolte les informations (évêque)


2. le patriarche reçoit et envoie…
3. le synode des évêques établit une liste et l’envoie au Pontife romain.
4. tous les noms restent valables

Canon 187 : Provision canonique : une lettre dans laquelle on donne une
fonction précise.

Canon 204 : L’évêque coadjuteur sera successeur de l’évêque éparchial.


L’évêque auxiliaire aide l’évêque éparchial.

Canon 206 : Le rapport est dit quinquennal.


1. dans le territoire patriarcal.
2. hors du territoire patriarcal.

Canon 208 : Visite ad limina : au seuil ou au tombeau.

Canon 214: à partir du conseil presbytéral, l’évêque choisit 6 à 12 personnes pour


faire le collège des consulteurs éparchiaux.
Chancelier = secrétaire.
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Canon 231: émolument: ce qui appartient à l’évêque pour sa charge et non pour sa
personne.

Canon 232 : extinction : finir le mandat confié.

Canon 233 : captivité : l’évêque ne peut pas être présent dans son éparchie (ex :
URSS ou guerre du Liban).
Siège vacant : pas d’évêque.
Siège empêché : l’évêque ne peut pas exercer sa fonction.
La voix délibérative lie la liberté de l’évêque, la voix consultative éveille la conscience
de l’évêque.

Canon 264 : presbyterium : les prêtres de l’éparchie.

Canon 265 : Il y a 3 sortes de statuts pour le conseil : droit commun, droit


particulier et ce que l’évêque constitue lui-même.

Canon 266 : le conseil presbytéral :


1. élus par les prêtres selon le droit particulier.
2. quelques prêtres en sont membres par leur office (protosyncelle, syncelle, économe,
recteur du séminaire…)
3. Quelques membres sont nommés par l’évêque éparchial.

Canon 267 : tous les prêtres ont les 2 voix : active et passive (+ domicile et
quasi-domicile)
Domicile et quasi-domicile :
Domicile : ceux qui viennent avec l’intention d’habitation permanente ou qui vivent
pour 5 ans au moins.
Quasi-domicile : ceux qui ont l’intention de rester 3 mois.

Canon 268 : districts : régions

Canon 270 : il peut être moins que 5 ans mais pas plus (sauf les membres d’offices)

Canon 271 : 1. Collège de consulteurs


2. Pour 5 ans. N.B : on ne peut pas être sans collège des consulteurs.
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3. Entre 6 et 12 membres
4. les membres son des membres du conseil éparchial nommés par
l’évêque.
5. Intérim : pour le moment
6. le patriarche n’est pas soumis au consentement de ce conseil.

Le conseil pastoral
Canon 272 : Le conseil pastoral n’est pas obligatoire. C’est au jugement de
l’évêque.
Toute la vie pratique de l’éparchie et son animation passe par l’activité de ce conseil.

Canon 273 : ce conseil est donc un peu moins que consultatif. Il est composé de
clercs, de consacrés et surtout des laïcs.

Canon 274 : chez les maronites il y a un droit particulier pour ce conseil.

Canon 276 : Périodot : faisait le tour des paroisses de la campagne (comme le


protosyncelle dans les cités).
Protopresbytre : prêtre qui est mis à la tête d'un district comprenant
plusieurs paroisses.

Différence entre entendre et consulter :


Entendre : n’est pas obligé de justifier si sa décision est contre leur avis.
Consulter : il doit justifier sa décision si son avis est contre leur avis.

Canon 277 : juste cause (Selon le canon 1035 : une cause juste, telle une
urgente nécessité, une évidente utilité, la piété, la charité ou un motif pastoral)

Canon 278 : 1. Commune : en harmonie dans le district.


3. dérobé : il y a l’intention de voler

Canon 279 : Une communauté est stable, un groupe n’est pas nécessairement stable ni
dans l’organisation intérieur ni dans la présence.

Le pasteur est l’évêque, le curé n’est que l’aide qui contribue avec l’évêque à la prise
du soin de la paroisse

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Le prêtre a la plénitude de l’exercice du sacerdoce dans les sacrements mais il ne peut
pas le donner aux autres (ordonner des prêtres).
Hiérarque et hiérarque du lieu :
Hiérarque : le pontife romain, patriarche, archevêque majeur, métropolite sui iuris,
évêque éparchial (ceux qui succèdent à ces hiérarques par intérim dans le
gouvernement : ex : administateur)
Hiérarque du lieu : c’est qu’il y a un lieu où il est chef : Pontife romain, évêque
eparchial, exarque, administrateur apostolique (ceux qui succèdent à ces hiérarques par
intérim dans le gouvernement : protosyncelle, syncelle) can 984 (paragraphes 1 et 2)
Droit naturel : commun à tous les hommes
Droit acquis : vient avec la charge

Canon 322 : on est appelé à travailler ensemble : - au niveau de son Église.


- avec les autres Églises catholiques
- Avec tous les chrétiens.
- Avec tous les peuples
Le Liban est une particularité car il contient une diversité et on est tenu de vivre
ensemble d’où l’importance de se connaitre et de connaitre les autres.
Le principe de l’universalité doit être la connaissance mutuelle. Il faut aimer et
connaitre à la fois car on ne peut pas connaitre quelqu’un sans l’aimer et on ne peut
pas aimer l’autre sans le connaitre (naitre avec les autres à partir du Seigneur lui-
même).
Aimer n’est pas une question affective mais une question effective.
Il y a 3 responsabilités : - celle de Dieu
- C’est donc une responsabilité d’être un vrai témoin
- celle de l’autre

Il faut mettre l’accent sur l’amour du Seigneur et de l’autre et la connaissance de Dieu


et des autres.
Mais est-ce qu’on croit à aimer et à connaitre. Est-ce que je connais Dieu ? Est-ce que
j’aime Dieu ?
Saint Paul, quand il a persécuté l’homme il a persécuté Dieu (conversion de Paul).
Le titre n’est pas tout à fait convenable : « LES ASSEMBLEES DES HIERARQUES
DE PLUSIEURS EGLISES DE DROIT PROPRE » car le législateur s’adresse à des
catholiques mais il faut prendre l’initiative de rencontrer l’autre.

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Canon 322 : C’est un canon pastoral, qui vise l’unité des chrétiens et qui vise le
salut de toute l’humanité.
On a dit « le bien de la religion » et non christianisme car on est appelé à être
témoins devant les autres religions.
Avec Jean-Paul II, on n’a pas prié avec les autres religions à Assise mais on a prié
devant les autres car le christianisme n’est pas en égalité avec les autres religions car
le Christ est le centre du salut.
On dit bien commun « des Églises » et non de « l’Église » car on respecte le principe
de la diversité dans l’unité. On ne peut pas dire unité dans la diversité car c’est l’unité
(de la foi) qui fonde la légitimité de la diversité et non l’inverse.

1. On parle du Siège apostolique : car ce sont les différentes Églises de droit


propre qui constituent cette Église. On ne peut pas passer d’un Église à l’autre
sans l’approbation du Siège apostolique.
On ne parle pas de l’archevêque majeur car il est inclus par le terme patriarche
(can 152) et voir aussi (canon 984)
On met même l’Église latine car le code ne concerne que les orientaux.
(ex : l’assemblée des patriarches et des évêques orientaux).

2. Dans cette assemblée personne n’a autorité sauf le pape lui-même (en tant que
chef de l’Église catholique et non en tant que chef de l’Église latine).
C’est pourquoi les décisions ne sont pas obligatoires.
On sacralise le rite car le plus grand problème dans l’histoire de l’Église fut le
rite. Le rite est l’identité personnelle des chrétiens à laquelle on ne peut pas
toucher.
Conseil des hiérarques (voir les Églises métropolitaines de droit propre (155).
Il y a 2 conditions : 2/3 des voix et l’approbation du siège apostolique.

4. Ouverture sur les autres Églises orthodoxes. Il n’y a pas d’ouverture sur les
protestants ou sur les autres religions.

N.B : le patriarche latin n’est pas un patriarche, c’est un archevêque avec le titre de
patriarche.

Nation et région : dans l’Église on a été toujours méfiant du nationalisme dangereux


car il y avait le gallicanisme au nom du nationalisme français. Avant Vatican II on ne
parlait que de région.
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