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Dei Verbum est l'une des quatre constitutions conciliaires promulguées par le

concile Vatican II. Portant sur la révélation divine, ce texte est voté le
8 septembre 1965 et solennellement promulgué le 18 novembre 1965 par le pape
Paul VI. En six chapitres, il refait le point sur la doctrine de la Révélation divine :
qui en est l'auteur, quels sont ses intermédiaires et qui en est le promoteur.

Dans le premier chapitre intitulé «  La Révélation elle-même », la constitution


rappelle que la Révélation est la volonté de Dieu à se faire connaitre aux
hommes « pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie ». Cette
révélation s’est d’abord manifestée par la parole des prophètes et l'histoire du
peuple élu, puis Dieu lui-même, en la personne du Christ, est venu se révéler aux
hommes. Tout ce dont l'homme a besoin pour rejoindre la vie divine est alors
révélé, et « il n'y a plus à attendre de nouvelle révélation officielle avant
l'apparition dans la gloire, de Notre-Seigneur Jésus-Christ ».L’homme n’a qu’à
accueillir la grâce de Dieu qui se révèle par la lumière de la foi. Cette Révélation
est aussi consignée par écrit dans les Écritures sous l'inspiration de l'Esprit
divin qui est le véritable auteur.

Dans le second chapitre intitulé « La transmission de la Révélation divine », le


concile a rappelé que la transmission de cette Révélation s'est faite en premier lieu
par les apôtres. La Tradition est constituée par la compréhension approfondie des
mystères de Dieu et les exemples qu'ont donnés les apôtres et leurs successeurs
sous l’assistance du Saint-Esprit. D’autre part, la Tradition Sacrée a été transmise
dans son intégrité aux successeurs des Apôtres tandis que la sainte Ecriture est
donnée aux Apôtres par le Christ Seigneur et le Saint-Esprit. La Révélation est liée
à la Parole, l’Inspiration est liée à l’écriture. Donc il y a tout d’abord la Parole. Ces
deux constituent les piliers de la parole de Dieu qui permettent à l’Eglise «en son
cheminement terrestre de contempler Dieu ».

Dans le troisième chapitre intitulé « L’inspiration divine de la Sainte Écriture et


son interprétation », le concile a insisté que les livres entiers de la Sainte Écriture,
écrits sous l’inspiration du Saint-Esprit, sont tenus par l’Église pour saints et
canoniques: « ils ont Dieu pour auteur. » On doit donc « confesser que les livres de
l’Écriture enseignent nettement, fidèlement et sans erreur, la vérité telle que Dieu,
en vue de notre salut, a voulu qu’elle fût consignée dans les Saintes Lettres. »
Pour interpréter la Sainte Écriture, il faut être attentif aussi aux genres littéraires.
La constitution Dei Verbum nous enseigne que l’interprète de l’Ecriture, pour
comprendre ce que Dieu a voulu nous communiquer, doit étudier avec attention ce
que les auteurs voulaient dire et ce que Dieu voulait faire connaitre aux croyants à
travers ses paroles. Il y a donc une relation entre le sens spirituel et l’intention de
l’hagiographe. En outre, la manière d’interpréter l’Écriture doit être soumise en
dernier lieu au jugement de l’Eglise. Il ne faut pas oublier aussi que la Sagesse de
Dieu s’exprime au moyen de langues humaines, « tout comme le Verbe du Père
éternel, ayant pris chair de la faiblesse humaine, s’est fait semblable aux
hommes. »

Dans le quatrième chapitre intitulé « L’ancien testament », le concile affirme que


Dieu s’est d’abord choisi un peuple à qui il confierait ses promesses pour sauver le
genre humain. Dieu conclut une alliance avec Abraham, puis par l’intermédiaire de
Moïse au peuple d’Israël où il « se révéla comme le Dieu unique, vrai et vivant. » 
L’économie du salut est annoncée, racontée et expliquée par les auteurs sacrés qui
affirment la Parole de Dieu dans les Livres de l’Ancien Testament. Toute cette
économie du salut avait pour but de préparer la venue du Christ Rédempteur. Bien
qu’ils contiennent des choses imparfaites et provisoires, les Livres de l’Ancien
Testament montrent pourtant d’une manière nette et précise « la vraie pédagogie 
divine. » A ce niveau, l’Ancien Testament, qui préparait le Nouveau Testament,
devient clair à sa lumière : ce n’est que dans le nouveau testament qu’il reçoit son
sens et sa vérité ultimes et définitifs.
Dans le cinquième chapitre intitulé « Le Nouveau Testament », la Parole de Dieu
est présentée comme « force de Dieu pour le salut de tout croyant »dans les écrits
du Nouveau Testament. Le Christ, Verbe de Dieu fait chair, « a instauré sur terre le
Royaume de Dieu; par ses actes et ses paroles il a révélé son Père et s’est révélé
lui-même; par sa mort, sa résurrection et son ascension pleine de gloire, par l’envoi
de l’Esprit-Saint, il a achevé son œuvre. » Ce mystère a été spécialement dévoilé
aux saints apôtres et prophètes dans le Saint-Esprit, « pour qu’ils annoncent
l’Évangile, suscitent la foi en Jésus, Christ et Seigneur, et rassemblent
l’Église. ».Ce que les quatre évangélistes affirment, c’est la parole de Dieu vraie,
vivante, authentique et sincère.

Dans le sixième chapitre intitulé « La Sainte Écriture dans la vie de l’Église », le


concile souligne l’importance de la Sainte Écriture pour l’Église qui l’a toujours
considérée, en même temps que la Tradition, comme «  la règle suprême de sa foi »
car elles sont inspirées par Dieu pour le salut de l’humanité. La prédication
ecclésiastique doit donc être nourrie et guidée par la Sainte Écriture, Parole de
Dieu qui doit être lue soigneusement dans les yeux de la foi pour pouvoir
comprendre la volonté de Dieu. L’Église, épouse du Verbe incarné “s’efforce
d’arriver à obtenir une connaissance de jour en jour plus profonde des Saintes
Écritures.” De plus, elle encourage l’étude des saints Pères d’Orient et d’Occident
et l’utilisation de différentes versions et traductions pour faire des études bibliques
profitables. Enfin, le concile insiste qu’il n’existe point de théologie sans la parole
de Dieu qui est scrutée sous la lumière de la foi par cette théologie sacrée.

A mon égard, le Dei Verbum, un des documents les plus importants du Concile
Vatican 2, a insisté dès le début en disant « en écoutant religieusement et
proclamant avec assurance la Parole de Dieu », sur l’importance de la Parole de
Dieu : on ne peut rien annoncer, prêcher, méditer et prier sans avoir recours à la
parole de Dieu. C’est la clé principale pour pouvoir rentrer dans la vie chrétienne et
comprendre la sagesse de Dieu. L’Eglise, ma mère et l’épouse du Christ,
m’apprend qu’elle est liée indissolublement à la Parole de Dieu. L’Eglise vit de la
Parole de Dieu et la Parole de Dieu retentit dans l’Eglise, dans son enseignement et
dans toute sa vie.

Le Dei Verbum, surnommé «  la réévaluation de la Parole de Dieu dans L’Eglise »,


a aidé au renouvellement et le rajeunissement de l’Eglise puisque la Parole de Dieu
qui ne vieillit pas et ne s’épuise jamais, est le seul moyen privilégié pour cela par la
force de l’Esprit Saint.

En outre, le Dei Verbum a insisté sur un point très essentiel : c’est le refus de la
dichotomie et le souci d’unité : « Nous vous annonçons la vie éternelle, qui était
auprès du Père et qui nous est apparue : ce que nous avons vu et entendu, nous
vous l’annonçons, afin que vous soyez en communion avec nous et que notre
communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jn 1, 2-3).L’Eglise
essaye jusqu'à maintenant d’unir les chrétiens séparés à cause de la politique et de
l’ethnie autour du Christ. Elle m’invite, à travers ce concile, à prier pour l’unité des
chrétiens.

D’autre part, le Dei Verbum m’a convaincu que je ne peux pas expliquer la Sainte
Ecriture qu’à la lumière de l’enseignement de l’Eglise et de la Lectio -Divina.
C’est l’Eglise qui m’enseigne la vérité sur Dieu sans aucune fausseté car elle est
guidée par l’Esprit Saint. C’est pourquoi, je dois être toujours fidèle à tout ce que
ma mère l’Eglise dit.
Enfin, je pense que la constitution a voulu insister sur un point très essentiel : la
Sainte Ecriture est la parole vivante du Dieu vivant dans l’histoire, au sein de la
communauté de foi. Par conséquent, l’interpretation de la Bible n’est pas soumise
exclusivement aux exégètes mais c’est l’œuvre de toute l’Eglise : tous ses
membres et toute son histoire. Chacun a un charisme dans l’Eglise, parmi eux le
Magistère qui a reçu le charisme d’interpréter avec authenticité l’Ecriture et de
juger l’orthodoxie et la justesse de toute interprétation des membres de la
communauté ecclésiale. A ce niveau, le rôle propre de chaque membre de l’Eglise
se manifeste. Ma mère a besoin de la coopération de tous ses « enfants »pour
qu’elle reste fidèle à son époux : «  le Christ ».Ceci m’invite à méditer dans cette
question : quel est mon rôle, mon charisme dans l’Eglise ? J’espère un jour que je
connaitrais ma vocation au sein de ma mère l’Eglise comme saint Thérèse de
l’enfant Jésus « ma vocation dans l’Eglise, c’est l’amour ».