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ECOLE NATIONALE DE FORMATION MARITIME (ENFM)

Km 4,5 Bd du Centenaire de la Commune


BP. 1225 – DAKAR -
enfmsn@yahoo.fr

Cours de CONSTRUCTION

SECTION : OFFICIER CHEF DE QUART PASSERELLE

M. HANN
2015 2016

1
OFFICIER CHEF DE QUART PASSERELLE
ENSEIGNEMENT TECHNIQUE ET PROFESSIONNEL

CONSTRUCTION

Référence STCW, Section A- II / 3

Connaissance générale des principaux éléments de construction d‟un navire et


de l‟appellation correcte des différentes parties.

LE NAVIRE

1. Les charpentes

2. Les équipements

3. Apparaux et accès aux cales

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1. Les charpentes

1. CHARPENTE DE LA PARTIE CENTRALE


1.1 Coupe transversale

Cette coupe, prise par le travers des cales, montre la disposition intérieure
générale et énumère les pièces principales intervenant dans la construction.
on remarque
- le bordé de fonds : succession de tôles assemblées entre elles et soudées
à la structure des fonds constitués d‟un robuste quadrillage :
- de pièces longitudinales : les carlingues centrales et intercostales de
- de pièces transversales ; les varangues ordinaires ou étanches
- le plafond de ballast sert de plancher aux cales.
- le bordé de murailles : succession de tôles assemblées entre elles et
soudées à la structure des murailles constituée par :
- des pièces longitudinales : les serres de murailles
- des pièces transversales : les membrures ordinaires et
les membrures renforcées dénommées porques
- le bordé de pont : succession de tôles assemblées entre elles et
soudées à la structure des ponts constituée par :
- des pièces longitudinales : les hiloires de pont
- des pièces transversales : les barrots ordinaires ou renforcés
une rangée de tôles de l‟avant à l‟arrière constitue une virure.
La virure située sous la carlingue centrale s‟appelle virure quille.
Celle qui est située à l‟arrondi de la coque, est dénommée virure de bouchain :
elle porte la quille de roulis, tôles fixées perpendiculairement à la virure de
bouchain pour freiner le mouvement de roulis du navire.
La virure située au droit d‟un pont sur la muraille s‟appelle virure de carreau. La
virure de pont qui lui fait face est appelée virure gouttière.
Les écoutilles comportent un entourage appelé hiloire de panneau, qui a un triple
but :
- renforcer la structure au droit des ouvertures
- les surélever par rapport au pont
- recevoir les systèmes de fermeture qui, sont constitués par des panneaux
mécanisés à commande hydraulique ou électrique.

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1.2 Fonds et doubles fonds

Charpente des fonds sans double fonds :

Elle se compose de varangues, associées à une carlingue centrale continue, et


des carlingues latérales sur varangues ou intercostale.

Fonds et doubles fonds

Les fonds du navire sont caractérisés par une étroite imbrication de carlingues et
varangues. On coiffe alors ces éléments d‟un plafond qui sera aussi le plancher
de la cale. Carlingues et varangues sont alors enfermées dans un double fond.

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Rôles des doubles fonds :

 Sécurité : Les doubles fonds endiguent l‟envahissement du navire en cas de


déchirement du bordé de fond lors d‟un échouement ;
 Stabilité : Leur situation permet d‟augmenter la stabilité par remplissage
d‟eau ;
 Navigation : Utilisés en water ballasts, ils permettent par remplissage de
donner au navire un tirant d‟eau et /ou une assiette correcte pour naviguer ;
 Exploitation : Ils offrent une fondation sur laquelle repose le plafond de
double fond, où les marchandises seront déposées ;
 Pollution : Les doubles fonds permettent de prévenir l‟épanchement de
pétrole ou produits dangereux en cas de déchirure accidentelle des fonds.

1.3 Ponts et entreponts

Les ponts coiffent les espaces déterminés par les murailles et les cloisons.
L‟intérieur du navire est parfois divisé horizontalement par un ou plusieurs

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ponts intermédiaires désignés faux ponts. L‟espace intérieur, situé entre le
plafond de ballast et le pont s‟appelle cale. Les espaces situés entre les faux
ponts s‟appellent entreponts. C‟est dans ces espaces que seront stockées les
marchandises. Ces faux ponts sont numérotés de bas en haut.

Les dénominations des ponts sont des plus variées. Le pont dit de résistance
s‟appuie sur les barrots et hiloires, on l‟appelle souvent pont principal. Dans la
plupart des cas, il se confond avec le pont de compartimentage ou pont de franc-
bord. Le pont situé au-dessus du pont principal s‟appelle pont supérieur.
Dans les emménagements, les ponts s‟apparentent aux « étages » d‟un
immeuble. On les numérote depuis le pont principal qui fait office de rez de
chaussée. Ainsi le pont « 2 » peut-il être le pont des embarcations et l’avant
dernier pont celui du commandant. Celui portant la timonerie s‟appelle pont
passerelle.

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On implante parfois un court pont supplémentaire aux extrémités avant et arrière
du navire. Ceux-ci s‟appellent respectivement pont teugue et pont dunette. La
teugue se confond souvent avec le gaillard avant.

Structure des ponts

Les ponts d‟un navire sont constitués d‟un bordé supporté par un tissu de
barrots et d‟hiloires. Les barrots s‟appuient sur les membrures auxquels ils sont
assujettis par des goussets, dits goussets de tête.
Ces ponts sont souvent échancrés de larges ouvertures donnant accès aux cales.
Ce sont les écoutilles de chargement. Les écoutilles sont closes par les panneaux
d‟écoutilles de chargement dits aussi panneaux de cale.

Pavois et rambardes

Les prolongements de la muraille au delà du pont supérieur pour constituer


garde-corps s‟appellent pavois. Il est pourvu de sabords de décharge et de dalots
pour évacuation de l‟eau embarqué par mauvais temps ou au lavage.
Le pavois est soutenu par les jambettes et reçoit la lisse de pavois. Sur les
navires modernes, le pavois tend à disparaître au profit de rambardes. Les
rambardes sont constituées de chandeliers verticaux nommés batayoles, reliés
entre eux par des filières. La filière supérieure supporte la main courante, aussi
appelée lisse.

1.4 Charpente des murailles

Bordé
Le repérage des virures suit celui des virures de fonds en montant jusqu‟au pont
le plus élevé.
La virure située au droit du pont de résistance se dénomme virure de carreau et
elle est d‟un échantillonnage supérieur à celui des autres tôles.

Membrure

Dans le système transversal les membrures transversales se dénomment :


couples, lorsqu‟il s‟agit de membrure ordinaires en profilés porques, lorsqu‟il
s‟agit de membrures renforcées en profilés d‟assemblage
Les membrures longitudinales se dénomment :
Serres et sont toujours des poutres d‟assemblage

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Dans le système longitudinal
Les membrures transversales, moins nombreuses que dans le système
transversale sont appelées :
Porques et sont toujours des poutres d‟assemblage

Les membrures longitudinales sont appelées :


Serres lorsque ce sont des poutres „assemblage :

Lisses, lorsque ce sont des membrures ordinaires en profilés

Les liaisons entre élément renforcés transversaux et longitudinaux sont


renforcées par des goussets ou mouchoirs
En construction transversale, l‟ensemble varangues couple et barrot constitue les
couples et couples renforcés
En construction longitudinale, les mêmes éléments constituent l‟anneau porqué

1.5 Charpente des cloisonnement intérieurs

Les membrures verticales des cloisons s‟appellent montants de cloison


Les membrure de renfort horizontales s‟appellent serres de cloison
Certains cloison peuvent être ) plis horizontaux ou verticaux . Dans ce cas, leur
raccordement avec les fond se fait :
- soit, en rapprochant deux varangues de fond pour les disposer à l‟aplomb
des faces des pli
- soit, en construisant un caisson support entre deux varangues à l‟aide de
deux tôles inclinées liant la face supérieure des varangues aux faces
transversales des plis
Ce genre de cloison, en évitant des montants et des serres soudés, économise à la
fois du poids et de la main d‟œuvre
1.6 COMPARTIMENTAGE

Le compartimentage prévient un envahissement du navire en cas de voie d‟eau.


Les endroits à protéger sont :
 l‟avant, risque d‟abordage, heurt ;
 l‟arrière, passage de l‟arbre, vibrations ;
 la machine, source d‟énergie.
En conséquence, quatre cloisons seront toujours exigées pour tous les types de
navire :
 la cloison d‟abordage ;
 une cloison sur l‟avant de la machine ;

 une cloison sur l‟arrière de la machine ;

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 une cloison de presse-étoupe.

2 . CHARPENTE DE L’AVANT
La charpente avant commence à la cloison d‟abordage. Les lisses et serres se
rejoignent sur l‟étrave, formant des guirlandes et des tablettes horizontales.
Les couples(membrures) se rejoignent sur de hautes varangues. Des barres
sèches tiennent les couples de murailles à divers niveaux. Bordé et membrure se
rejoignent à l‟avant sur l‟étrave qui peut être :
 ou bien une pièce massive en acier moulé ;
 ou bien un ensemble composite de tôles épaisses.
Une tôle diaphragme ajourée est disposée axiale ment et renforce la rigidité
longitudinale. La partie arrondie de l‟étrave porte le nom de brion. De nombreux
navires sont munis d‟un bulbe à la partie inférieure de l‟étrave. Ce dispositif
contribue à améliorer le rendement propulsif de l‟ordre de 5%.
Les formes des bulbes peuvent être :
 soit cylindriques à extrémité hémisphérique (pétroliers) ;
 soit en goutte d‟eau (paquebots ) ;
 soit avec une arête verticale prononcée.

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3. CHARPENTE ARRIERE
La charpente arrière commence par la cloison d‟échouage cloison transversale
complète placée en général au droit du talon d‟étambot.
Comme à l‟avant, lisses et serres se raccordent par l‟intermédiaire de tablettes et
de hautes varangues liant les couples. Le prolongement des lisses de fond et des
carlingues est développé en hauteur.
Les bordés et membrures se rejoignent à l‟extrémité arrière, dans le plan de
symétrie sur l‟étambot, pièce massive en acier moulé ou composite en tôles
épaisses et profilés soudés.
Dans le cas de navires à une hélice et un gouvernail, l‟étambot forme la cage
d‟hélice, sa partie supérieure dénommée sommier porte le trou de passage de la
mèche du gouvernail : la jaumière, et supporte les couples arrières ; sa partie
verticale avant porte la lunette orifice de passage de l‟arbre porte hélice.
Dans le cas de navires à plusieurs hélices l‟étambot est dissocié en trois séries de
pièces fortement liées à la structure arrière :
 le talon d‟étambot
 les pièces portant les chaises d‟arbre
les pièces portant le ou les manchons de jaumière (cas de deux gouvernails ).

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II. Les équipements

1.1 Ligne de mouillage

On appelle ligne de mouillage l‟ensemble des appareils servant à la


manœuvre des ancres et des chaînes. La manœuvre des lignes de mouillage fait
appel à des appareils spécifiques tels que le guindeau et le stoppeur.

Ligne de mouillage

Ancre

L‟ancre est constituée d‟une verge qui s‟attache à la chaîne par une sorte
d‟œil, dit organeau, et de pattes, dont les extrémités constituent les becs, fixées à
l‟extrémité libre de la verge. La fonction de l‟ancre est de pénétrer le sol marin
pour fournir un point fixe au navire. Pour honorer au mieux sa fonction, elle doit
répondre à plusieurs critères :
- Grande résistance à l‟effort de traction ;

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- Pénétration facile dans le sol ;
- Renouvellement de cette pénétration après arrachage ;
- Résistance au renversement ;
- Facilité d‟arrachage ;
- Compacité au rangement à bord ;
- Simplicité de fabrication et résistance mécanique suffisante.

On distingue deux types d‟ancres :


Les ancres à jas
Les ancres à pattes articulées. Celles –ci sont de pratique courante sur les navires
de commerce.

Chaîne d‟ancre

La chaîne comporte un certain nombres de maillons suivant le navire, le


maillon étant constitué lui-même d‟un certain nombres de mailles.
Chaque maillon est constitué de mailles à étai. L‟assemblage de 2 maillons se
fait soit par une maille démontable, soit au moyen d‟une manille d‟assemblage.
Dans ce cas, chaque maillon doit se terminer à bout par une maille sans étai et à
l‟autre bout par une maille à renfort.

L‟extrémité de la chaîne restant à bord dans le puits aux chaînes est fixée
à l‟étalingure. L‟autre extrémité, liée à l‟ancre se termine par une manille
d‟assemblage et par un émerillon permettant la bonne présentation des pattes
d‟ancre lorsque la verge est dans l‟écubier.

Lorsque la chaîne est à poste de mer, le guindeau est débrayé, la chaîne


est retenue par le frein du guindeau et par mesure de sécurité, on utilise, pour
une meilleur tenue des ancres dans l‟écubier, des stoppeurs tels que pieds de
biche, griffes à ridoirs et fils d‟acier que l‟on passe dans une maille et que l‟on
tourne aux bittes.

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1.2 Marquage des maillons

De chaque côté de la maille d‟assemblage ou de la maille démontable, on


pratique une ligature peinte sur l‟étai de la maille correspondante au rang du
maillon.

2 - Lignes d’arbre

La ligne d‟arbre comporte un ensemble d‟éléments disposés entre l‟arbre


de l‟appareil moteur (arbre manivelle d‟un diesel, arbre du réducteur ) et
l‟hélice.

Elle se compose de l‟arbre porte – hélice lui- même, supporté par le palier
du tube d‟étambot, d‟un ou plusieurs tronçons supportés par des paliers
intermédiaires et du palier de butée.

La poussée de l‟hélice est transmise au navire par le palier de butée. Il est


solidaire d‟un massif très solide, prenant ses racines au sein d‟une ossature
renforcée située dans les fonds, elle-même largement solidaire du tissu
carlingues /varangues.

3 - Hélice

L‟hélice se compose d‟un moyeu de révolution et de plusieurs pales, au


minimum deux et au maximum six, l‟ensemble étant en une seule pièce venue
de moulage.
Les hélices sont, en général, en bronze spécial ayant des teneur variables en
nickel, en manganèse et aluminium. Elles sont coulées puis usinées avec une
grande précision.

Les hélices à pales orientables :

Elles disposent de pales montées sur un mécanisme les faisant pivoter. Ce


pivotement est réversible. Dés lors, le sens de marche et la vitesse du navire sont
fonctions de l‟orientation des pales

4 Ŕ Gouvernail

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Le gouvernail se constitue d‟un plan mince appelé safran, mobile autour
d‟un axe vertical baptisé mèche. La mèche est solidaire de l‟appareil à
gouverner, c‟est à dire du moteur d‟orientation du gouvernail.

LE GOUVERNAIL
Le gouvernail remplit deux fonctions: l'une passive qui consiste à maintenir sur sa route le
voilier en dépit des sollicitations extérieures, l'autre active consistant à modifier
volontairement la direction du bateau. La limite entre ces deux fonctions est difficile à
déterminer, le gouvernail étant dans certains cas capable de s'opposer seul aux sollicitations
extérieures sans intervention active.
Le rendement du gouvernail dépend de quatre caractéristiques, l'allongement, la forme de son
contour, et la forme de sa section.

On rencontre quatre types principaux de gouvernails:


• Safran derrière la quille et attaché à celle-ci.
• Safran indépendant, suspendu sous la carène et avec une compensation plus ou moins
importante.
• Safran indépendant, fixé à l'extérieur du tableau avec ou sans compensation.
• Safran indépendant de la quille mais placé derrière un aileron (skeg).

On distingue les types de gouvernails suivants :


- gouvernail ordinaire ;
- gouvernail simplex ;
- gouvernail suspendu ;
- gouvernail actif ;
- gouvernail Oertz.

5 Ŕ Propulseurs

On distingue les types de propulseurs suivants :


- Hélice ordinaire ;
- Hélice à pales orientables ;
- Hydrojet ;
- Propulseur d‟étrave

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III - APPARAUX DE MANŒUVRE ET ACCES AUX ESPACES A
MARCHANDISES

1 - Les apparaux de mouillage et d’amarrage

1.1 Les apparaux de mouillage

La manœuvre des lignes de mouillage fait appel à des appareils


spécifiques tels que le guindeau et le stoppeur.

Guindeau

Après avoir traversé l‟écubier de coque, le stoppeur, la chaîne passe sur le


guindeau qui sert à la virer et à l‟envoyer dans le puits aux chaînes à travers
l‟écubier de pont.

Un guindeau se compose essentiellement :


- d‟un barbotin muni d‟une couronne à empreinte qui guide la chaîne ;
- d‟un frein ;
- d‟un embrayage ;
- des poupées ;
- Pour embrayer et débrayer, il faut stopper le moteur et le serrer frein.

Cabestan

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Sur certains navires le guindeau peut être remplacé par un cabestan sorte
de guindeau vertical pour virer les amarre. Sur les navires de commerce, les
cabestans sont limités à la manœuvre des amarres .

Stoppeur

Cet appareil sert à supporter l‟effort exercé par les lignes de mouillage,
lorsqu‟elles sont à la mer.

Constitué :
- soit, par un système de mâchoires à vis ;
- soit, par une pièce massive rabattable sur une maille à plat, il doit être fixé
solidement sur la structure du navire.

Pied de biche

Autre dispositif d‟immobilisation des chaînes, souvent utilisé à plat pont


pour les navires équipés de cabestans à barbotins.

1.2 Les apparaux d’amarrage

Par auxiliaires et accessoires de coque, on peut entendre tous les apparaux


et cordages nécessaires à la manœuvre et à l‟amarrage des navires.

Bittes de manœuvre
Constituées par deux piliers en acier ou en fonte solidement fixé à la
structure du navire, elles servent à tourner les amarres qui maintiennent le navire
à quai.

Chaumards

Ce sont des guides pour les amarres. Situés de part et d‟autre, en abord du
pont de manœuvre, ils peuvent être :

Je profite de cette sortie de mouillage pour aller voir la manœuvre de relève d'ancre. Je me rends donc à la plage avant du Nabucco, via
l'impressionnante coursive extérieure (pont U)... le navire mesurant plus de 334 m de long !

- soit, fixes en acier moulé avec formes arrondies ;

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Au premier plan le bosco Dupré et, au poste de manœuvre, Ensemble des apparaux
Coursive pont U
le timonier Mocanu de mouillage bâbord

Malgré le lavage sous pression (pompe à incendie) de la chaîne Couronne à empreinte


au fur et à mesure de son relevage, elle (barbotin(1)) de la chaîne Puits aux chaînes
remonte quand même un peu de vase de mouillage

Les mailles blanches "signent" Cloche "à piquer les maillons"(4) Boule de mouillage
(2) Embrayage du guindeau(3)
l'extrémité de la chaîne ... avant la VHF descendue du mât(5)
1) La couronne à empreintes, qui assure l'adhérence des chaînes virées, porte le nom de "barbotin" par référence à son inventeur (en 1838), le
eutenant de vaisseau Barbotin (le terme anglais est d'ailleurs Barbotin's sprocket ou cable lifter ou cable holder).
2) A noter la maille rouge dont la forme est différente des autres : il s'agit d'une maille ouvrable.
3) L'embrayage permet de solidariser (ou désolidariser) le barbotin au guindeau. Pour préparer le mouillage, on dévire en général l‟ancre au ras de
eau, puis on serre le frein et on débraye. Quand la passerelle donne l‟ordre « Mouillez » on desserre le frein et la chaîne file sous le poids de l'ancre.
La chute, spectaculaire, provoque beaucoup de bruit et un nuage de rouille au passage de la chaîne se dévidant rapidement hors de son puits. Quand
l‟ancre est posée au fond et la longueur voulue de chaîne filée, on serre le frein et on met en place le stoppeur qui bloque la chaîne.
4) La longueur du "maillon" dépend du pays... Le maillon français vaut théoriquement 30 m, mais celui du Nabucco suit la tradition anglaise de la
Marine marchande (dans la Royal Navy, la valeur est encore différente), soit la longueur de 15 brasses ou 27,5 m (une brasse = one fathom = 1,83 m).
5) Tout navire au mouillage doit porter, de jour, cette boule noire en haut de son mât avant. De nuit, il doit porter – à la place de ses feux de
navigation – un feu blanc 360° à l'avant, un feu identique à l'arrière mais plus bas que celui de l'avant et, pour les navires dont la longueur
dépasse 100 m (ce qui est évidemment le cas du Nabucco qui en fait plus de trois fois plus), les ponts doivent être éclairés.

- soit, le plus souvent à rouleaux, pour éviter l‟usure des amarres.

Ecubiers

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Ouvertures enforme d‟œil découpées dans le pavois pour le passage
d‟amarres. L‟écubier de remorquage, situé sur l‟étrave, est destiné au passage
des remorques.

1.3 - Les apparaux remorquage

Le remorquage d‟assistance ou de sauvetage s‟effectue en flèche, c‟est à


dire point fixe du remorqueur à l‟arrière, point fixe du remorqué à l‟avant.

En principe, c‟est le remorqueur qui passe les câbles de remorque ou aussières


de remorque, ou remorque, au remorqué..

Les câbles et accessoires


Les remorques, qui autrefois étaient des câbles souples en acier galvanisé,
sont actuellement des aussières en nylon dont l‟allongement atteint 40% sous la
charge de rupture .

Point fixes de remorquage


La traction de remorquage est reportée en définitive sur des points fixes
qui peuvent être :
- Les bosses d‟une ligne de mouillage (remorqué ) ;
- Un croc, ou un piton avec croc intermédiaire, fixé au pont ;
- Une bitte d‟amarrage.

2. Les moyens de fermeture des accès aux espaces à marchandises

2.1 Les panneaux de cales

Ecoutille : Ouverture dans un pont pour accéder aux soutes et cales.

L‟entourage de l‟écoutille est appelé surbau. Lorsqu‟une partie du surbau


participe à la structure résistante du navire on lui donne le nom d‟hiloire de
panneau.

Les écoutilles sont closes par les panneaux, désignés panneaux de cale
dans le cas d‟écoutille de chargement. En présence de faux ponts, on trouve
aussi des panneaux d‟entrepont.
Les panneaux de cale du pont exposé assurent l‟étanchéité et leur solidité doit
être suffisante pour encaisser les paquets de mer ou pour supporter des

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cargaisons ( pontées). L‟introduction de panneaux de cale métalliques a apporté
une amélioration définitive en termes de sécurité. Le plus répandu est le modèle
MacGregor Single Pull.

2.2 Portes
Portes étanches
Ce sont des ouvertures pratiquées dans le cloisonnement étanche.
Elles peuvent être :

- à charnière
- à glissière à commande manuelle
- à glissière à commande hydraulique

La réglementation impose pour les ports à commande hydraulique :

- une commande à distance depuis la passerelle


- une commande hydraulique locale des deux cotés de la porte
- une commande locale de secours : pompe à main de part et d‟autre de la
porte
- une manœuvre à distance de secours située au dessus du pont de
cloisonnement.

Portes coupe-feu

Ces ouvertures sont pratiquées dans le cloisonnement incendie pour les


commodités de l‟exploitation. Ces portes, nombreuses sur les navires à
passagers, permettent de rétablir l‟intégrité du cloisonnement réglementaire
d‟incendie en cas de sinistre.

C‟est pourquoi les franchissements de tranches d‟incendies, les tambours


garages sur les transbordeurs, les portes de hall et de descentes etc.… sont
pourvus de portes coupe-feu de mêmes caractéristiques que le cloisons.

Ces portes sont dotées de moyens de fermeture automatiques : blount pour


les portes pivotantes, contrepoids pour les portes coulissantes. Un verrouillage à
électro-aimant commandé depuis la passerelle en permet la fermeture à tout
moment.

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Coupe longitudinale d‟un Roulier : RoRo

2.3 Rampes
La rampe d’étrave
On trouve ce type de rampe sur les transbordeurs, en complément de la rampe
arrière. La rampe avant pose des problèmes de structures et d‟étanchéité plus
complexes que pour la rampes arrière. Il faut en effet prévoir, outre une porte
étanche efficace, une étrave “ouvrable” ou “levable” dans une partie du navire
qui subit d‟énormes contraintes à la mer.
La rampe d‟étrave est, en mer, arrimée à l‟intérieur du navire.

La rampe latérale
Située sur le bordé de muraille, elle donne souvent accès à un pont supérieur au
pont principal. Elle est de taille très variable. Son usage est toutefois limité aux
marchandises de taille et de poids limités. Elle équipe la plupart des voituriers.
Les accès intérieurs

Deux solutions : les rampes ou les ascenseurs.

Les rampes internes


Ce sont des rampes mobiles ou non sont disposées entre différents ponts du
navire. En position de repos, les rampes mobiles sont intégrées au pont inférieur,
un panneau étanche pivotant permet de retrouver l‟intégrité et l‟étanchéité du
pont supérieur.
Sur certains navires, des rampes "multifonction" permettent l‟accès à plusieurs
niveaux.

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Les ascenseurs (ou les monte-charges)
Ils prennent moins de place que les rampes fixes mais interrompent le flot de la
manutention. Ils sont manoeuvrés par des câbles, des chaînes ou des vérins. En
position de repos ils sont intégrés à un des ponts.
Enfin, le pont supérieur peut être équipé de panneaux de cale “flush-deck”,
prévus pour une manutention verticale.

Les rampes en service sur certains rouliers qui permettent, non seulement la
circulation des véhicules lourds d‟un pont à un autre mais leur mise en place au
poste de mer chargés par exemple Monte Cinto : Rampe de 44 mètres de long
sur 5 m de large pouvant être relevée avec une charge de 120 tonnes.

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