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Les postes les plus importants des impôts directs et taxes assimilés

ainsi que les impôts indirects du PLF connaissent une évolution


positive. L’IR et l’IS enregistrent une hausse respectivement de 3,54%
et 2,07%. Idem pour la TVA qui en registre une progression
particulièrement celle qui est collectée par la DGI (+14,85)

Très attendues, les mesures fiscales prévues par le PLF 2020


apportent une série de changements. L’idée est d’être en phase
avec certaines évolutions, notamment l’imposition progressive des
activités agricoles, la normalisation de la fiscalité des sociétés
sportives,… Le ministre des Finances Mohamed Benchaâboun
entame ce lundi son marathon parlementaire pour faire adopter le
PLF par les deux chambres.

■ Déclaration rectificative spontanée: Dans le cadre de


l’amélioration de la confiance avec les contribuables et leur
accompagnement dans la régularisation spontanée de leur situation
fiscale, il est proposé de leur accorder, à titre transitoire, la
possibilité de régulariser leur situation fiscale, en souscrivant une
déclaration rectificative au titre des exercices de 2016, 2017 et
2018. Ceux qui le font et s’acquittent spontanément du complément
d’impôt, bénéficient de l’annulation d’office des majorations,
amendes et pénalités. Ils bénéficient de la dispense du contrôle
fiscal au titre des exercices couverts par la déclaration en question.
Sont concernés ceux réalisant un chiffre d’affaires égal ou supérieur
à 20 millions de DH qui procèdent à la souscription de cette
déclaration, accompagnée d’une note explicative établie par un
expert comptable. Idem pour ceux qui ont un chiffre d’affaires
inférieur à 20 millions de DH, avec une déclaration accompagnée
d’une note explicative, établie par un comptable agréé.
■ Régularisation spontanée de la situation fiscale: Les
contribuables n’ayant pas effectué leur déclaration annuelle de
revenu global au titre des revenus fonciers peuvent se conformer
volontairement à leurs obligations fiscales. Ainsi, la DGI leur permet
de déposer une déclaration de régularisation spontanée et de verser
une contribution libératoire égale à 10% du montant brut des
revenus fonciers acquis au titre de 2018. Par conséquent, ces
contribuables bénéficient de la dispense du paiement de l’IR et de
l’annulation d’office des majorations, amendes et pénalités prévues
par le code général des impôts au titre des années antérieures non
prescrites.
■ 2e opération d’amnistie: Elle est intitulée «régularisation
spontanée au titre des avoirs et des liquidités détenus à l’étranger».
Ce dispositif devra s’appliquer aux avoirs constitués à l’étranger
avant le 30 septembre 2019 et déclarés entre le 1er janvier 2020 et
le 31 octobre de la même année. Trois taux sont sur la table dont le
premier prévoit 10% de la valeur d’acquisition des biens immeubles
et de la valeur de souscription ou d’acquisition des actifs financiers
et des valeurs mobilières et autres titres de capital ou de créances
détenus à l’étranger. Le deuxième est de 5% du montant des avoirs
liquides en devises rapatriées au Maroc et déposées dans des
comptes en devises ou en dirhams convertibles. Dernier taux, 2%
des liquidités en devises rapatriées au Maroc et cédées sur le
marché des changes contre le dirham. Pour bénéficier des
dispositions de régularisation spontanée, les personnes concernées
devraient déposer auprès d’un établissement de crédit ayant le
statut d’une banque, une déclaration selon un modèle arrêté par
l’administration et faisant ressortir les avoirs détenus à l’étranger.
Elles devraient rapatrier les liquidités en devises ainsi que leurs
revenus et produits générés et en céder au moins 25% sur le marché
de change au Maroc contre des dirhams. Elles ont la possibilité de
déposer le reliquat dans des comptes en devises ou en dirhams
convertibles auprès des organismes de crédits ayant le statut de
banque, situés au Maroc. Elles devraient aussi par la suite procéder
au paiement de la contribution selon les taux cités. Le paiement de
la contribution libère les personnes concernées des pénalités
relatives aux infractions à la réglementation de change. Elle libère
également du paiement de l’IR et de l’IS ainsi que des amendes,
pénalités et majorations y afférentes au titre des sanctions pour
infractions aux obligations de déclaration, de versement et de
paiement prévues.
■ CFC: le régime préférentiel réaménagé. Cela passera par
l’application d’un taux unifié de 15% et la suppression du régime
spécifique applicable aux sièges régionaux ou internationaux et aux
bureaux de représentation des sociétés non-résidentes.
Actuellement, les sociétés de service ayant statut CFC bénéficient en
matière d’IS d’un taux spécifique de 8,75% au titre de leur chiffre
d’affaires à l’export, sachant que le chiffre d’affaires local est soumis
au barème normal de l’IS. Selon les standards de l’OCDE et les
règles de conduite de l’UE, l’application d’un taux réduit au bénéfice
correspondant au chiffre d’affaires à l’export est considérée comme
une pratique dommageable qui n’est plus tolérée. Surtout que le
Maroc est devenu depuis avril dernier membre du cadre inclusif mis
en place par l’OCDE pour lutter contre l’érosion de la base
d’imposition et le transfert des bénéfices «BEPS». Il a pris ses
engagements pour mettre en conformité ses régimes fiscaux avec
les normes internationales. Ainsi, la mesure proposée est de faire
bénéficier les sociétés de service ayant le statut CFC de l’application
d’un taux unifié de 15% au titre du chiffre d’affaires local et à
l’export. Et ce, pour assurer la conformité du régime fiscal de CFC
avec lesdites normes internationales. Il est également proposé
d’abroger le régime spécifique appliqué aux sièges régionaux ou
internationaux et aux bureaux de représentation des sociétés non
résidentes ayant le statut CFC, afin de les soumettre aux règles de
droit commun.
■ Nouvelle approche pour les multinationales. L’obligation de
déclaration de la répartition mondiale des bénéfices des groupes des
sociétés multinationales, dite «déclaration pays par pays», est
instituée. Dans le cadre de l’adaptation du dispositif législatif
marocain aux règles internationales, il est proposé de transposer
dans le droit interne, cette règle fiscale internationale. Cette
déclaration concerne les groupes multinationaux marocains qui
réalisent des opérations à l’international et dont le chiffre d’affaires
consolidé est égal ou supérieur à 8,1225 milliards de DH. Cette
déclaration doit être déposée auprès de l’administration fiscale, dans
les 12 mois suivant la clôture de l’exercice comptable, par procédé
électronique selon un modèle établi. Il doit comporter la répartition,
pays par pays, des bénéfices réalisés par le groupe. A cela s’ajoutent
les données fiscales et comptables et les informations sur l’identité,
le lieu de l’exercice et la nature des activités relatives à ce groupe.
■ Exonération pour les sociétés sportives: Le régime applicable
aux sociétés sportives sera amélioré. Le PLF 2020 a proposé deux
mesures. La première porte sur l’exonération totale de l’IS pendant
les cinq premiers exercices d’exploitation et l’application du barème
plafonné à 20% au-delà de cette période. La 2e prévoit la neutralité
fiscale de l’opération d’apport par une association sportive d’une
partie ou de la totalité de ses actifs et passifs à une société sportive.
Et ce, lorsque les éléments apportés sont inscrits dans le bilan de la
société sportive concernée à leur valeur figurant au dernier bilan de
clôture de l’association. Le but de ce dispositif est d’accompagner la
modernisation du secteur. Cela se fait dans le cadre de la
constitution de sociétés sportives conformément à la loi relative à
l’éducation physique et aux sports.
■ Le transfert des actifs exonéré: Les associations et les clubs
se restructurent et se modernisent avec la création des sociétés
sportives. Ainsi, pour neutraliser l’impact fiscal de ces opérations, il
est proposé d’exonérer des droits d’enregistrement, les actes par
lesquels lesdites associations transfèrent, à titre gratuit et en pleine
propriété, une partie ou la totalité de leurs actifs ou passifs, aux
sociétés sportives.
■ Abattement pour les sportifs: L’abattement forfaitaire
applicable au titre du salaire brut versé au sportif professionnel sera
amélioré. Cette disposition permettra aux sportifs de financer leur
repositionnement professionnel, étant donné la durée limitée de leur
carrière, estimée à 35 ans. C’est aussi pour faire face aux risques
physiques potentiels liés à l’exercice de leur métier. Il est proposé de
relever le taux d’abattement de 40% à 50%.
n Mesures relatives à l’IR: L’application uniforme de la limite de
déduction de 50% au titre des primes ou cotisations se rapportant
aux contrats d’assurance retraite, quelle que soit la date de leur
conclusion.
■ La TVA applicable à la voiture économique: Le PLF a décidé
de relever le taux de TVA applicable à la voiture de tourisme, dite
voiture économique, de 7% à 10%. Cela s’applique à tous les
produits et matières entrant dans sa fabrication et aux prestations
de montage sous-jacentes. Cette décision vise la réduction des
distorsions générées par la multiplicité des taux de la TVA (7%,
10%,14% et 20%), créant une situation de crédits structurels
«butoir» et impactant négativement la trésorerie des entreprises.
■ Application du taux de 20% au matériel agricole
susceptible d’un usage mixte. Il a été constaté qu’une partie de
ce matériel est utilisé à des fins autres qu’agricoles, notamment les
activités domestiques, les BTP, l’industrie,… Afin d’éviter des
situations d’évasion fiscale ou de rationalisation des dépenses
fiscales, il a été décidé de soumettre au taux de 20% le matériel
agricole. La liste comprend les abris-serres et les éléments entrant
dans leur fabrication, le scarificateur, les tarières et le matériel de
micro-irrigation par goutte à goutte ou par aspersion. A cela
s’ajoutent les moteurs à combustion interne stationnaire, les pompes
à axe vertical et les motopompes immergées ou pompes
submersibles.
■ Suppression de l’exonération des dattes
conditionnées: Actuellement, les dattes produites et conditionnées
au Maroc, sont exonérées de la TVA sans droit de déduction. Ce
n’est pas le cas de celles venant de l’étranger qui sont soumises à la
TVA à l’importation. Sauf que les dattes conditionnées importées
dans le cadre des accords de libre échange (Tunisie, Egypte,
Jordanie et Emirats arabes unis) sont en exonération de la TVA. Dès
lors, il a été décidé de supprimer l’exonération des dattes
conditionnées produites au Maroc et de les soumettre au régime de
droit commun de la TVA au taux de 20%. Il faut préciser que les
dattes produites et vendues en vrac au Maroc sont situées en dehors
du champ d’application de la TVA à l’instar des autres produits
agricoles.
■ Viandes et poissons destinés aux restaurants, suppression
de l’exonération de la TVA à l’importation: Ces produits dont
les caractéristiques sont définies par la nomenclature des tarifs
douaniers, sont actuellement exonérés de la TVA à l’importation. Il
s’agit des viandes hachées présentées sous forme de galettes de 45
à 150 grammes en sachets en polyéthylène, d’une teneur en matière
grasse de 17,5% à 21%. A cela s’ajoutent les préparations de
viandes de poulet, présentées sous forme de galettes ou portions,
panées, précuites et congelées, d’un poids n’excédant pas 100
grammes et emballées dans un sachet en matière plastique. Autres
produits concernés, les préparations à base de filet de poisson sous
forme d’un pavé rectangulaire de 70 grammes. Or, ces préparations
sont soumises à la TVA à l’intérieur dans les conditions de droit
commun, dès lors qu’elles sont obtenues à l’aide de moyens
industriels ou font l’objet d’une présentation commerciale. Ainsi,
pour harmoniser le régime applicable, le ministère des Finances
propose de soumettre ces produits au taux normal de la TVA à
l’importation.

Les prévisions des recettes du PLF 2020 sont optimistes. Elles tablent
sur une tendance à la hausse de toutes les rubriques, à l’exception des
droits d’enregistrement et de timbre qui connaîtront un recul de plus de
7%  

■ Suppression des taux spécifiques de la TVA: Les livraisons et


les ventes autrement  qu’à consommer sur place, portant sur les
vins et les boissons alcoolisées, sont soumises à la TVA au tarif de
100 DH par hectolitre. Les ouvrages ou articles composés en tout ou
en partie d’or, de platine ou d’argent sont soumis à la TVA fixée à 5
DH par gramme d’or et de platine et 0,10 DH par gramme d’argent.
Le ministère des Finances veut supprimer ces tarifs spécifiques du
CGI, dans la mesure où ils constituent une taxe à la consommation
gérée par la Douane. Cela fait double emploi avec l’application des
taux ad valorem dans les conditions de droit commun.
■ Importation des vaccins exonérée: Actuellement, les
opérations de vente réalisées à l’intérieur ou d’importation portant
sur les médicaments, notamment les vaccins, sont soumis à la TVA
au taux réduit de 7%. En vue de garantir un large accès de la
population, il est proposé d’exonérer de la TVA à l’intérieur ou à
l’importation les vaccins destinés à la médecine humaine et
vétérinaire.
■ Huile de palme: clarification de la TVA. Les huiles fluides
alimentaires sont soumises au taux réduit de la TVA de 10% tandis
que les graisses végétales au taux normal de 20%. Toutefois, l’huile
de palme est une graisse végétale qui se présente à l’état solide à
température ambiante mais qui est fluidifiée par des procédés
thermiques pour les besoins du transport. Pour clarifier le régime
applicable en matière de TVA à l’huile de palme, le ministère prévoit
son exclusion du bénéfice du taux réduit de 10% à l’intérieur  et à
l’importation et sa soumission au taux de droit commun.
■ Coup de pouce à la culture: Actuellement, la vente des billets
d’entrée aux musées, cinémas et théâtre est soumise à la TVA au
taux normal de 20%. Pour encourager le secteur culturel, il est
proposé d’appliquer le taux réduit de 10% sur ces services.
■ Harmonisation des produits de la finance: Dans un esprit
d’harmonisation dans le traitement fiscal des produits de la finance
participative et les classiques, le PLF propose d’étendre l’exonération
en matière des droits d’enregistrement aux acquisitions des terrains
nécessaires à la construction des logements sociaux par les
promoteurs immobiliers dans le cadre des contrats Mourabaha.
■ Droit de timbre réaménagé: Les marchands rencontrent des
difficultés dans la perception du droit de timbre de 0,25% sur les
ventes en espèce de certains produits à faible marge et dont les prix
sont réglementés. Pour dépasser cette situation, il est projeté
d’étendre l’exonération ou l’exclusion du champ d’application dudit
droit, aux opérations effectuées en espèces portant sur les produits
suivants : les ventes de gaz comprimé, liquéfié ou dissous, réalisées
par les marchands et les débitants de tabac.
Débat contradictoire
La DGI innove. Dans le cadre du renforcement des garanties
accordées aux contribuables, elle propose d’instituer un cadre légal
pour engager un débat oral et contradictoire entre l’administration
fiscale et le contribuable. En effet, cette mesure prévoit la tenue
d’une réunion avec le contribuable après la clôture de la vérification
et avant la notification des redressements. L’objectif est de lui
présenter les rectifications que le vérificateur envisage d’apporter à
sa déclaration fiscale. Cette nouvelle disposition permettra à
l’administration et au contribuable de conforter leurs positions. Et
cela, dans le cadre d’un débat contradictoire pour préserver le
caractère objectif et réaliste des redressements à retenir.
Indicateurs de dépenses
Pour encourager la conformité fiscale, le passage par une phase
transitoire pour assurer la transparence est nécessaire. Ainsi, à titre
exceptionnel, il est proposé d’instituer un cadre légal spécifique à la
régularisation volontaire de la situation fiscale des personnes
physiques. Cette mesure aura pour effet de dispenser les
contribuables de l’examen de l’ensemble de leur situation fiscale à
partir des indicateurs de dépenses. Cette dispense sera accordée
moyennant une retenue au taux de 5% sur les liquidités déposées
auprès d’un établissement de crédit ayant statut de banque,
détenus sous forme de monnaie fiduciaire par les personnes
physiques. Les dépenses engagées ultérieurement à partir des
dépôts de liquidités susvisées ne seront pas prises en considération
dans l’examen de l’ensemble de leur situation fiscale à partir des
indicateurs de dépenses.

Mohamed CHAOUI
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Commentaires (5)
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+6

Walid Amrani· il y a 27 semaines


Et toujours aucune fiscalité sanitaire et environnementale ? Pas de taxe sur les véhicules diesel ?

Pas de taxe supplémentaire sur le soda ? Rien pour réduire les inégalités ?

Répondre
1 réponse · actif il y a 21 semaines

+3

ILY· il y a 21 semaines
La notion de taxe sanitaire laisse perplexe. Cela voudrait dire qu'on pourrait vendre aux
consommateurs des produits susceptibles de nuire à leur santé pourvu que les produits concernés
soient taxés .
La prudence et la sagesse serait d'interdire purement et simplement les produits jugés dangereux pour
la santé. Pour le soda par exemple, la solution serait d'exiger la réduction de la teneur en sucre, pour le
diesel commencer par éliminer le parc de voitures, camions et bus obsolètes

Répondre

+7

Contribuable déçu· il y a 27 semaines


Régularisation spontanée de la situation fiscale des personnes physiques n’ayant pas fait la déclaration
de leurs revenus fonciers. Si j’ai bien compris, les propriétaires qui feraient une déclaration des
revenus fonciers au titre de 2018 en payant une contribution complémentaire de 10% sur le revenu
foncier brut seront dispensés de l’IR, des pénalités et majorations pour les années non prescrites.
L’Etat étant à court de ressources est entrain d’ancrer l’iniquité fiscale. Que dire des contribuables
honnêtes qui se sont acquittés de leurs impôts ? Pourquoi l’Etat ne vise que les revenus fonciers? Tant
qu’à faire, pourquoi ne pas décréter la même mesure pour les taxes locales, l’IR sur les pensions en cas
de bénéfice de plusieurs retraites ? La DGI a t-elle fait une évaluation de l’impact de la mesure prévue
sur les recettes fiscales de l’Etat?

Répondre

-3

Chtioui· il y a 21 semaines
Le maroc doit étre fier d'avoir des responsables hautement qualifiés ,animés par un esprit d'equité et de
rigueure scientifique .
Et pour l'occasion je cite mr Jouahri (BAM )et mr Ben Chaaboune qui souléve une question d'equité
fiscale .

Répondre

+1

khalid· il y a 21 semaines
Le Maroc a besoin d'une justice et d'une justice sociale que se soit de côté Fiscal que de côté revenu
pour le citoyen si on veut vraiment avancer à l'Avant pour une vie digne et prospère.

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