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Finances publiques

Finances Publiques
II. Les mécanismes institutionnels de la loi de
Finances

Filière: Sciences Économiques et Gestion

Semestre 4

Groupe A-D

Année universitaire: 2017/2018


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Finances publiques

Plan

1 Loi organique relative à la loi de finances (LOF)

2 Notion de loi de finances


La loi de finances de l’année
Les lois de finances rectificatives
La loi de règlement de la loi de finances

3 Les principes budgétaires


Le principe de l’annualité
Le principe de l’antériorité de l’autorisation
Le principe de l’unité
Le principe de l’universalité
Le principe de la spécialité des crédits
Le principe de l’équilibre
Le principe de sincérité

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Finances publiques
Loi organique relative à la loi de finances (LOF)

Loi organique relative à la loi de finances (LOF):

Loi organique relative à la loi de finances (LOF) définit l’objet


et le contenu de la loi de finances, ses règles de préparation,
ses modalités de vote ainsi que certaines règles relatives à son
exécution.
Le fondement juridique de la loi organique relative à la loi de fi-
nances (LOF) est posé par la constitution qui stipule que le par-
lement vote la loi de finances dans les conditions prévues par une
loi organique.

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Finances publiques
Notion de loi de finances

Notion de loi de finances:

La loi organique de 2015 relative à la loi de finances a définit cette


loi comme suit: La loi de finances détermine, pour chaque année
budgétaire, la nature, le montant et l’affectation de l’ensemble des
ressources et des charges de l’Etat, ainsi que l’équilibre budgétaire et
financier qui en résulte. Elle tient compte de la conjoncture économique
et sociale qui prévaut au moment de sa préparation, ainsi que des ob-
jectifs et des résultats des programmes qu’elle détermine (Art.1 de la
LOF).

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Finances publiques
Notion de loi de finances

Notion de loi de finances:

La loi de finances est une loi qui détermine, la nature, le montant,


l’affectation des ressources et des charges de l’Etat ainsi que l’équilibre
budgétaire qui en résulte.
Il existe trois types de loi de finances :

La loi de finances de l’année

Les lois de finances rectificatives

La loi de règlement de la loi de finances.

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Notion de loi de finances
La loi de finances de l’année

La loi de finances de l’année :

La loi de finances de l’année prévoit, évalue, énonce et autorise , pour


chaque année budgétaire, l’ensemble des ressources et des charges de
l’Etat, par référence à la programmation budgétaire prévue à l’article
5 ci-dessous. L’année budgétaire commence le 1er janvier et se termine
le 31 décembre de la même année (Art.3 de la LOF).

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Notion de loi de finances
La loi de finances de l’année

La loi de finances de l’année :

La loi de finances de l’année est un acte de prévision et


d’évaluation.

Elle détermine et autorise, pour une année budgétaire, l’ensemble


des ressources et des charges de l’Etat, par référence à la program-
mation budgétaire prévue par l’article 5 de LOF.

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Notion de loi de finances
La loi de finances de l’année

La loi de finances de l’année :

La loi de finances de l’année est élaborée par référence à une pro-


grammation budgétaire triennale actualisée chaque année en vue de
l’adapter à l’évolution de la conjoncture financière, économique et so-
ciale du pays . Cette programmation vise notamment à définir, en
fonction d’hypothèses économiques et financières réalistes et justifiées,
l’évolution sur trois ans de l’ensemble des ressources et des charges de
l’Etat. Le contenu et les modalités d’élaboration de cette programma-
tion sont fixés par voie réglementaire (Art.5 de la LOF).

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Notion de loi de finances
Les lois de finances rectificatives

Les lois de finances rectificatives :

En vertu de l’article 4 de la loi organique de finances, seule des


lois de finances dites ”rectificatives”, peuvent, en cours d’année,
modifier les dispositions de la loi de finances de l’année.

Les lois de finances rectificatives sont présentées en parties ou en


totalité dans les mêmes formes que la loi des finances de l’année.

Les lois de finances rectificatives interviennent pour corriger au


cours de l’année les évaluations des charges et des ressources
établies par la loi de finances de l’année et les adapter aux
nécessités de la conjoncture.

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Notion de loi de finances
Les lois de finances rectificatives

Les lois de finances rectificatives :

Seules les lois rectificatives peuvent, en principes, modifier les dis-


positions budgétaires.

C’est une loi de finances qui rectifie au cours de l’année les dispo-
sitions de la loi de finances initiale.

Même conditions que la loi de finances initiale.

Le nombre des lois de finances rectificatives n’est précisé dans au-


cun texte, mais la pratique révèle qu’il peut y avoir une, deux
(Maroc), trois ou quatre (France) lois rectificatives pour une même
année budgétaire.

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Notion de loi de finances
La loi de règlement de la loi de finances

La loi de règlement de la loi de finances :

La loi de règlement de la loi de finances constate et arrête le montant


définitif des recettes encaissées, des dépenses dont les ordonnances sont
visées, se rapportant à une même année budgétaire, et arrête le compte
de résultat de l’année. Elle approuve le compte de résultat de l’exercice
de l’année concernée, établi à partir des recettes et dépenses constatées
conformément aux dispositions de l’article 32 ci-dessus. Elle affecte
au bilan le résultat comptable de l’exercice. Le cas échéant, la loi de
règlement de la loi de finances:

ratifie les crédits supplémentaires ouverts conformément aux dis-


positions de l’article 60 ci-dessus;

constate et autorise à titre de régularisation les dépassements des


crédits ouverts et ouvre les crédits nécessaires pour les régulariser
tout en donnant les justificatifs nécessaires;

et constate l’annulation des crédits n’ayant pas été consommés


(Art.64 de la LOF).
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Notion de loi de finances
La loi de règlement de la loi de finances

La loi de règlement de la loi de finances :

Conformément à l’article 76 de la Constitution, le projet de loi de


règlement de la loi de finances est déposé annuellement, en priorité, sur
le bureau de la Chambre des représentants, au plus tard, à la fin du
premier trimestre du deuxième exercice qui suit celui de l’exécution de
la loi de finances concernée (Art.65 de la LOF).

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Notion de loi de finances
La loi de règlement de la loi de finances

La loi de règlement de la loi de finances :

C’est une loi de finances qui constate les décalages entre les
prévisions et les réalisations.

C’est une loi qui arrête le montant définitif des recettes et des
dépenses pour l’année écoulée ainsi que le résultat budgétaire qui
en résulte.

Même conditions que la loi de finances initiale.

Délai de 2 années.

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Les principes budgétaires

Les principes budgétaires :

Le principe de l’annualité

Le principe de l’antériorité de l’autorisation

Le principe de l’unité

Le principe de l’universalité

Le principe de la spécialité des crédits

Le principe de l’équilibre

Le principe de la sincérité

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Les principes budgétaires
Le principe de l’annualité

Le principe de l’annualité :

C’est un principe du droit budgétaire classique.

Principe selon lequel le budget l’Etat doit être voté chaque année
par le parlement.

Chaque année, le parlement doit autoriser le gouvernement à


percevoir les recettes et à réaliser les dépenses.

Le principe de l’annualité s’explique par deux raisons:

- Politique : Il permet un contrôle régulier du budget par le par-


lement

- Économique : La durée d’une année permet d’obtenir des


prévisions de plus en plus précises.

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Les principes budgétaires
Le principe de l’annualité

Le principe de l’annualité :

Exceptions au principe, notamment :


Il est possible d’engager des dépenses d’investissement sur plusieurs
années par le biais des autorisations du programme.

Le report du solde des comptes spéciaux du Trésor (CST) d’année


en année.
Le report de l’excédent des recettes des services de l’Etat gérés de
manière autonome (SEGMA) d’année en année.

Les crédits de paiement ouverts au titre des dépenses


d’investissement du budget général et les reliquats d’engagement,
visés et non ordonnancés peuvent être reportés dans la limite de
30 pour cent des crédit de paiement ouverts au titre du budget
d’investissement pour chaque département ministériel ou institu-
tion au titre de l’année budgétaire (Art 63 LOF).

La dette publique.
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Les principes budgétaires
Le principe de l’antériorité de l’autorisation

Le principe de l’antériorité de l’autorisation est corollaire au principe


de l’annualité :

Consistance du principe.

- Ce principe consiste dans l’obligation faite à l’appareil exécutif de


n’entamer la mise en œuvre du budget qu’après son approbation
par le pouvoir législatif, ce qui revient évidemment à conférer à la
loi la force qui doit lui revenir.

Support juridique.

- Le principe de l’antériorité de l’autorisation s’appuie sur l’article


premier de la loi organique des finances qui dispose que ”La loi
de finances détermine, pour chaque année budgétaire, la nature,
le montant et l’affectation de l’ensemble des ressources et des
charges de l’Etat, ainsi que l’équilibre budgétaire et financier qui
en résulte.. . . ”.

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Les principes budgétaires
Le principe de l’antériorité de l’autorisation

Le principe de l’antériorité de l’autorisation est corollaire au principe


de l’annualité :
Cas de la non approbation de la loi de finances avant le début de l’année
budgétaire.
Des dispositions spécifiques sont prévues en cas de non approbation du
projet de loi de finances dans les délais réglementaires.

En ce qui concerne les dépenses

En ce qui concerne les recettes

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de l’antériorité de l’autorisation

Le principe de l’antériorité de l’autorisation est corollaire au principe


de l’annualité:

Cas de la non approbation de la loi de finances avant le début de l’année


budgétaire.
En ce qui concerne les dépenses:
- Afin d’assurer la pérennité de la marche des services publics qui
ne peut évidemment pas souffrir d’interruption, l’article 75 de la
Constitution ainsi que l’article 50 de la loi organique des finances
ont prescrit, dans les même termes, les dispositions à prendre en
cas de défaut de vote du projet de budget de la part du Parlement
ou en cas de défaut de sa promulgation avant la fin de l’année
budgétaire en raison de sa soumission au Conseil Constitutionnel.
- Dans de tels cas, ”le Gouvernement ouvre, par décret, les crédits
nécessaires à la marche des services publics et à l’exercice de leur
mission, en fonction des propositions budgétaires soumises au Par-
lement (Art 50 LOF)”.
- Ceci pour l’autorisation des dépenses.
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Les principes budgétaires
Le principe de l’antériorité de l’autorisation

Le principe de l’antériorité de l’autorisation est corollaire au principe


de l’annualité:
En ce qui concerne les recettes :
- Pour ce qui est des recettes, le traitement qui devrait leur être
réservé en cas de non approbation ou non promulgation du budget
dans les délais réglementaires n’a fait l’objet d’aucune mention
dans la première loi organique des finances en date du 21 Joumada
II 1383 (9 Novembre 1963).
- Cette omission a été corrigée dans la loi organique des finances du
1er Chaâbane 1390 (3 Octobre 1970).
- La loi organique des finances (2015) stipule dans son article 50,
paragraphe 2, ce qui suit: Dans ce cas, les recettes continu-
ent à être perçues conformément aux dispositions législatives et
réglementaires en vigueur les concernant à l’exception, toutefois,
des recettes dont la suppression est proposée dans le projet de loi
de finances. Quant à celles pour lesquelles ledit projet prévoit une
diminution de taux, elles seront perçues au nouveau taux proposé.
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Les principes budgétaires
Le principe de l’antériorité de l’autorisation

Le principe de l’antériorité de l’autorisation est corollaire au principe


de l’annualité :

En ce qui concerne les recettes :

Afin d’expliciter les modalités d’application de cette disposition, le


troisième paragraphe de l’article 50 de la loi organique relative à la
loi de finances stipule: Pour l’application de l’alinéa précédent, les
dispositions relatives aux recettes dont la suppression est proposée
dans le projet de loi de finances ainsi que celles pour lesquelles
ledit projet prévoit une diminution de taux sont reprises dans un
décret. Il est mis fin à l’application desdits décrets dès l’entrée en
vigueur de la loi de finances.

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de l’unité

Le principe de l’unité :

L’ensemble des ressources et des charges doivent figurer dans un


document unique.

Le principe de l’unité permet de:

- faciliter le contrôle du budget par le parlement;

- et de déterminer l’ampleur du déficit budgétaire.

Exception:

- Comptes spéciaux du Trésor (CST);

- Budget annexe.

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de l’universalité

Le principe de l’universalité :

Il est fait recette du montant intégral des produits, sans contrac-


tion entre les recettes et les dépenses, l’ensemble des recettes assurant
l’exécution de l’ensemble des dépenses.
Toutes les recettes et toutes les dépenses sont imputées au budget
général.
Peuvent être intégrées parmi les composantes du budget de l’Etat, les
recettes et les dépenses relatives à la gestion des fonds publics résultant
de certains comptes de trésorerie et qui sont fixés par la loi de finances
selon les conditions prévues par voie réglementaire.
Toutefois, certaines recettes peuvent être affectées à certaines dépenses
dans le cadre des budgets des services de l’Etat gérés de manière au-
tonome, des comptes spéciaux du Trésor ou de procédures comptables
particulières telles que prévues aux articles 34 et 35 ci-dessous (Art.8
de la LOF).

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de l’universalité

Le principe de l’universalité :

Le principe de l’universalité exige que l’ensemble des recettes couvre


l’ensemble des dépenses selon deux règles:

La règle de non-compensation ou de non contraction entre les


dépenses et les recettes: Règle selon laquelle toutes les recettes
et les dépenses doivent être inscrites dans le budget sans compen-
sation entre elles. Ainsi, il n’est pas possible de soustraire certaines
dépenses de certaines recettes (par exemple, retrancher les frais de
recouvrement prélevés par l’État du montant des impositions) et
de soustraire des recettes de certaines dépenses pour ne présenter
que le solde net.

Des dérogations à cette règle existent : Certaines comptes


spéciaux.

La compensation des dépenses et des recettes permettrait de dis-


simuler certaines dépenses, ce qui nuirait à la lisibilité et à la
sincérité du budget.
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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de l’universalité

Le principe de l’universalité :

La règle de non-affectation : Règle qui interdit qu’une recette


déterminée soit affectée à une dépense déterminée.

L’ensemble des recettes doit couvrir l’ensemble des dépenses.

C’est une règle qui permet aux autorités budgétaires de conserver


leur pouvoir de décision et de gérer les fonds publics en respectant
les notions de solidarité et d’unité nationale.

Des dérogations à cette règle existent: Budget annexe et Comptes


spéciaux du Trésor (CST)

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de la spécialité des crédits

Le principe de la spécialité des crédits :


Consistance du principe.
- Ce principe procède du souci du Parlement de ne pas conférer à
l’autorisation de dépense consentie au Gouvernement un caractère
absolu, permettant à ce dernier de disposer des crédits ouverts en
toute liberté. Cette autorisation est liée à l’obligation d’affecter
ces fonds à la couverture de dépenses déterminées.
- A cet effet, les différents départements ministériels sont tenus de
soumettre leurs projets de budgets sectoriels respectifs au Par-
lement pour approbation.
- Ces projets de budgets, qui sont établis avec suffisamment de
détails pour permettre au Parlement de prendre connaissance de
la nature exacte des dépenses envisagées constituent, une fois ap-
prouvés et consacrés par la loi de finances, une référence de base
pour les ordonnateurs ainsi que pour les différents organes de
contrôle pour s’assurer de la régularité des dépenses engagées qu’il
s’agisse du budget général ou des autres composantes de la loi de
finances.
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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de la spécialité des crédits

Le principe de la spécialité des crédits :


Support juridique.
Il n’existe pas de support juridique direct consacrant explicitement
ce principe. Néanmoins, l’obligation de respecter la spécialité des
crédits peut être déduit des éléments ci-après :
1- La loi organique des finances a tenu à préciser les modalités de
répartition des dépenses budgétaires abstraction faite du niveau de
regroupement des crédits qui sert de base au vote parlementaire
- Ainsi, la répartition des crédits s’effectue conformément à l’article
38 de la loi organique qui dispose dans son deuxième paragraphe
que les dépenses du budget général sont présentées, à l’intérieur
des titres, par chapitres, subdivisés en articles, paragraphes et
lignes, selon leur destination, leur objet ou leur nature .
- Quant à leur vote, il s’effectue, conformément à l’article 55 de
cette même loi organique, pour ce qui est par exemple du budget
général, par titre et, à l’intérieur d’un même titre, par chapitre
sans descendre au niveau des articles, paragraphes et lignes qui
composent le chapitre.
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Les principes budgétaires
Le principe de la spécialité des crédits

Le principe de la spécialité des crédits :


Support juridique.

2- Le Décret du 9 Moharrem 1420 (26 Avril 1999) relatif à


l’élaboration et à l’exécution des lois de finances a de son coté
tenu à établir des limites précises aux possibilités laissées au Gou-
vernement pour modifier en cours d’année l’affectation des crédits
ouverts et a énoncé les procédures à mettre en œuvre pour opérer
des virements de crédits entre rubriques ainsi que cela est exposé
en détail dans le chapitre consacré aux prérogatives de l’appareil
exécutif pour modifier le budget.

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de la spécialité des crédits

Le principe de la spécialité des crédits :


Mise en œuvre pratique.

- Le caractère opérationnel du principe de la spécialité des crédits


confère à sa mise en œuvre davantage de rigueur dans la mesure où,
contrairement aux autres principes, il ne souffre pas d’exceptions.

- En effet, la répartition des crédits tant au sein des morasses


budgétaires qu’à l’intérieur des programmes d’emploi est effectuée
avec un niveau de précision et de détails qui ne laisse pas de marge
de manœuvre pour une déviation de la destination initiale des
crédits ouverts.

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de l’équilibre

Le principe de l’équilibre :

En vue de préserver l’équilibre des finances de l’Etat prévu à l’article


77 de la Constitution, le produit des emprunts ne peut pas dépasser
la somme des dépenses d’investissement et du remboursement du prin-
cipal de la dette au titre de l’année budgétaire. Le Gouvernement
peut procéder aux opérations nécessaires à la couverture des besoins de
trésorerie (Art.20 de la LOF).

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de l’équilibre

Le principe de l’équilibre :

Le solde budgétaire prévisionnel est fixé notamment sur la base des


hypothèses selon lesquelles le projet de loi de finances de l’année a été
élaboré. Le solde budgétaire prévisionnel est calculé sur la base de la

différence entre les ressources hors produits des emprunts, et les charges
hors dépenses relatives aux amortissements de la dette à moyen et long
terme(Art.9 de la LOF).

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Finances publiques
Les principes budgétaires
Le principe de sincérité

Le principe de sincérité :

Les lois de finances présentent de façon sincère l’ensemble des


ressources et des charges de l’État. La sincérité des ressources
et des charges s’apprécie compte tenu des informations disponibles
au moment de leur établissement et des prévisions qui peuvent en
découler (Art.10 de la LOF).

Les virements de crédits entre chapitres sont interdits. Des vire-


ments de crédits peuvent être effectués à l’intérieur d’un pro-
gramme et entre les programmes d’un même chapitre dans les con-
ditions et selon les modalités fixées par voie réglementaire (Art.45
de la LOF).

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