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Electricité Industrielle Chapitre I :Conception d’une installation BT

I. Méthodologie
I.1. Marche à suivre
L’étude et la conception d’une installation basse tension (BT) doivent :
 Garantir à son utilisateur que l’installation répond parfaitement à ses besoins.
 Respecter les normes et applications en vigueur.
Une concertation entre l’utilisateur et l’installateur (bureau d’études) doit aboutir à un
accord commun sur les options de base les plus judicieuses à savoir :
 Détermination de la puissance du transformateur MT/BT de l’installation.
 Choix du régime de neutre.
 Elaboration de la distribution BT tel que : implantation du poste et des tableaux de
distribution, séparation des circuits, distribution on non du neutre,…
 Choix des enveloppes (armoires et coffrets), et de l’appareillage
 Choix d’éventuelles sources de secours ou de sécurité.
 Mode de compensation de l’énergie réactive si besoin.
Avant d’aboutir à un choix sur l’installation, certaines contraintes doivent être prises en
considération telles que :
- Les impératifs de continuité de service
- Les caractéristiques de l’environnement
- La présence ou pas d’un service d’entretien compétent
- Les caractéristiques des récepteurs
- La puissance de l’installation à court et moyen terme.
A B C D
dresser la liste des établir un diagramme faire la somme des analyser avec
récepteurs avec de distribution puissances actives et l’utilisateur les
leur répartition réactives impératifs de la
géographique continuité de service et
les possibilités
d’entretien
on en déduit : on en déduit : on en déduit :
 emplacement du poste  puissance des sources  le régime de neutre
 emplacement des tableaux de distribution (transfo, source de secours  choix de technologie
 cheminement des câbles et/ou sécutité) de tableau
 puissance des batteries de  choix des câbles et
compensation appareillage
 intensité véhiculée pour
chaque circuit

I.2. Puissance du transformateur MT/BT


Dans une installation BT, il n’est pas préconisé que tous les récepteurs fonctionnent
tous ensemble, ni même en pleins charge. De ce fait, il n’est pas nécessaire ni même
souhaitable que la puissance du transformateur soit égale à la somme des puissances des
récepteurs installés.

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Par contre, une croissance des besoins en énergie dans le temps est à envisager. La puissance
du transformateur doit se définir donc en tenant compte de cette croissance à travers un
coefficient (facteur) de puissance moyen.
La détermination de la puissance installée doit tenir en compte les facteurs suivants :
- Un coefficient d’utilisation Ku qui traduit le fait que les récepteurs ne sont pas à
pleine charge
- Un coefficient de simultanéité Ks qui traduit le fait que les récepteurs ne fonctionnent
pas tous en même temps
- Un coefficient d’augmentation prévisible Ka
Et la puissance du transformateur à installer est Ptranfo tel que :
Pinstallée
Ptransfo ≥ × Ku × K s × K a
cos ϕ
Ptranfo en KVA
Pinstallée en KW
Exemple :

I.3. Installation de sécurité et alimentation de remplacement


I.3.1. Installation de sécurité
Certaines installations comportent des équipements dont le fonctionnement est
impératif pour la protection des personnes tel que
- l’éclairage de sécurité.
- Les alarmes
- Les suppresseurs incendie
- Les équipements de désenfumage
Dans ce cas, une ou plusieurs sources de sécurité doivent être prévues si il y’a absence la
tension de la source.
Le choix de la source de sécurité doit prendre en considération plusieurs paramètres dont on
peut citer :
 La puissance nécessaire à secourir.
 L’autonomie minimale à assurer
 L’état (sous tension, ou hors tension) des installations de sécurité en fonctionnement
normal
I.3.2. Alimentation de remplacement
Lorsque le fonctionnement de certains équipement doit être assuré dans une
installation électrique même en cas d’absence de la tension normale, on sera amené à prévoir
une source de remplacement sur laquelle ces récepteurs peuvent être commutés (figure 1).

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MT

BT

² Dispositif d’inversion de source

Circuits non prioritaires

Figure 1 : alimentation de
Circuits prioritaires
remplacement par groupe
électrogène
Les centres de calcul (alimentation des serveurs, ordinateurs, ..etc.) représentent un type de
matériel dont l’interruption de l’alimentation n’est pas recommandée, on utilise dans ce cas
une source de remplacement statique sans coupure via des onduleurs.
I.4. Régime de neutre
Il caractérise la position du point neutre du secondaire d’un transformateur par rapport
à la terre. Position qui va par la suite conditionner le choix des protections contre les
défauts d’isolement (les contacts indirects).
En BT, il existe à ce jour trois différents types de schémas de liaison à la terre SLT
(figure 2) :
1) Schéma TT : neutre relié à la terre.
2) Schéma TN : mise au neutre
3) Schéma IT : neutre isolé ou impédant

Schéma TT Schéma TN Schéma IT

N
PE

Ru
Rn Rn
Ru Ru

Figure 2 : Différents schémas régime de neutre

I.5. Elaboration de la distribution BT


I.5.1. Implantation du poste et des tableaux de distribution
D’une façon générale, on implantera le poste MT/BT le plus prés possible du centre de gravité
des points de consommation d’énergie. C’est la solution la plus économique étant donné
qu’elle optimise la longueur et la sections des câbles BT.

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I.5.2. Division en circuits


La division d’une installation en plusieurs circuits permet :
 D’isoler les conséquences d’un défaut au seul circuits concerné
 De faciliter la recherche d’un défaut
 De permettre les opérations d’entretien sur un circuit sans couper toute l’installation.
Les deux modes d’installation le plus fréquemment utilisés sont détaillés dans le tableau 1
Tableau 1 : Les différents modes de distribution BT
distribution radiale avantages :
la plus employée, elle est seul le circuit en défaut
systématiquement est mis hors tension
préconisée dans toute
localisation facile de
installation BT A

départs principaux
défaut
niveau A

opérations d’entretien
B sans coupure générale
de toute l’installation
départs secondaires
niveau B
inconvénient :
C
un niveau au niveau A
circuits terminaux
niveauC affecte les niveaux B et
C
distribution en peigne avantages :
elle est sur tout utilisée Départ général
sur un défaut autre
pour les installations peu Niveau A qu’en A, coupure d’un
A
étendues de faible seul circuit
puissance B
Circuits d’utilisation
Niveau B
inconvénients
les caractéristiques de
l’appareillage de la
protection au niveau B
doivent être élevées.
I.6. Choix de l’appareillage et des tableaux
L’appareillage de distribution électrique est mis en œuvre pour remplir un certain nombre de
fonctions électriques qui sont : protection, sectionnement et commande.
I.7. Compensation de l’énergie réactive
Toute installation électrique consomme :
- une énergie active (P) transformée en chaleur ou en travail
- une énergie réactive (Q) nécessaire à l’excitation magnétique des récepteurs
(moteurs et transformateurs)
Si l’énergie réactive est fournie par le distributeur (ce qui est souvent le cas), cette solution
présente l’inconvénient d’une surfacturation à l’utilisateur si tg φ de son installation dépasse
0,6.
De ce fait, il est préférable de prévoir à la conception, l’installation d’une armoire de
compensation d’énergie réactive.

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II. Caractéristiques des récepteurs


La connaissance de la puissance absorbée par les récepteurs est nécessaire pour la
détermination du transformateur.
La connaissance de l’intensité des courants absorbés par les récepteurs, des courants
nominaux des transformateurs et des pointes de courant est essentielle pour le choix de
l’appareillage et des câbles.
II.1. Moteurs asynchrones
La puissance nominale (Pn) en kW ou puissance utile, correspond à la puissance mécanique
disponible sur l’arbre.
L’intensité absorbée Ia est donnée par les formules ci-après :
Pn
 en triphasé : Ia =
3×U×η×cosφ
Pn
 en monophasé : Ia =
U×η×cosφ
Le tableau 1 de l’annexe 1 indique, en fonction de la puissance nominale des moteurs, les
intensités nominales typiques du courant moteur pour différentes valeurs de tension
d'alimentation.
 Intensité du courant de démarrage des moteurs Id
 Moteurs à rotor à cage à démarrage direct Id=4,2 à 9In pour moteurs à 2 pôles,
Id=4,2 à 7Id pour moteurs à plus de 2 pôles (en moyenne 6In)
 Moteurs à rotor bobiné (à bagues) Id=1.5à3In en moyenne (il dépend
généralement de la valeur des résistances rotoriques de démarrage).
II.2. Appareils de chauffage et lampes à incandescence normales ou à halogène
La puissance absorbée est généralement donnée par le fabricant, le tableau 2 de l’annexe 1
permet d’identifier directement sur tableau la valeur du courant absorbé.
L’intensité du courant peut aussi être calculée à partir des formules ci-dessous :
Pn
 en triphasé : Ia =
3U
P
 en monophasé : Ia = n
U
Remarque :
Pour une lampe, la présence de gaz halogène permet d'avoir une source lumineuse plus
concentrée. Le rendement est supérieur, la durée de vie doublée.
à la mise sous tension, le filament froid est à l'origine de pointes de courant intenses et
brèves.
II.3. Appareils d’éclairage fluorescent
II.3.1.1. Lampes fluorescentes avec ballast
La puissance indiquée sur la tube ne comprends pas la puissance absorbée par le ballast
(évaluée à 25% de la puissance du tube), le courant absorbé est

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Pbalast +Pn
Ia=
Ucosφ
Avec U = tension aux bornes de la lampe, complète avec son ballast.
Si aucune autre indication n'est mentionnée) :
 cos φ=0,6 montage non compensé
 cos φ=0,6 montage compensé (simple ou duo)
Puissance et courant absorbés sont donné au tableau 3 de l’annexe1.
II.3.1.2. Lampes fluorescentes compactes
Les lampes fluorescentes compactes ont les mêmes caractéristiques d'économie et de
longévité que les lampes tubulaires. Elles sont utilisées dans les lieux publics éclairés en
permanence (ex : couloirs, halls, bars, etc.) et se montent en lieu et place des lampes à
incandescence (cf .tableau 4 de l’annexe1).
II.4. Lampes à décharge
Ces lampes utilisent le principe de la décharge électrique dans une ampoule de verre étanche
remplie de gaz ou de vapeur d'un composant métallique, à pression déterminée.
La puissance en W indiquée sur les lampes ne comprend pas la puissance absorbée par le
ballast (évaluée de 5 à 10% de la puissance de la lampe).
Par ailleurs, ces lampes ont des durées d'allumage importantes (3 à 6mn) pendant lesquelles
elles consomment un courant Ia supérieur à leur courant nominal In (de 40à 100%).
Puissance et intensité absorbées sont données pour les différents types de lampe par le tableau
5 de l’annexe 1.
III.La puissance d’une installation
III.1.1. Puissance installée
Afin de concevoir une installation, il est nécessaire d’estimer le plus justement possible la
puissance maximale (puissance d’utilisation) que devra fournir le distributeur d’énergie.
Au stade de la conception d’une installation BT, l’examen des puissances mises en jeu doit
permettre :
 De déterminer la puissance du transformateur MT/BT (en tenant compte d’un
croissance normale des besoins en énergie)
 D’évaluer la puissance à souscrire, ce qui permettra d’établir le contrat de fourniture
d’énergie.
 D’évaluer les puissances qui transitent au niveau de chaque tableau de distribution.
La puissance (apparente) absorbée Pa par une charge (qui peut être un simple appareil) est
obtenue à partir de sa puissance nominale (corrigée si nécessaire, comme indiqué ci-dessus
pour les appareils d'éclairage, etc.) et de l'application des coefficients suivants :
η = rendement unitaire = kW sortie/kW entrée
cos φ = facteur de puissance = kW entrée/kVA entrée
Pn
La puissance apparente consommée de la charge Pa =
η× cosφ

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Pa ×103
De cette valeur se déduit le courant pleine charge absorbé Ia = pour une charge
V
monophasée connectée entre phase et neutre.
Pa ×103
Et Ia = pour une charge triphasée (U étant la tension entre phases).
3U
Lorsque dans une installation, toutes les caractéristiques ne sont pas connues, les valeurs du
tableau 1 dans l’annexe 2, permettent une approximation grossière (Pour les appareils
d'éclairage, les estimations sont basées sur une surface au sol de 500 m²).

III.1.2. Puissance d’utilisation


C’est une puissance plus faible que la puissance installée. Son estimation qui permet
d’évaluer la puissance à souscrire (la puissance de la source).dépend de la connaissance de
deux facteurs :
 Le facteur d’utilisation maximal d’un récepteur.
 Le facteur de simultanéité d’un groupe de récepteurs.

III.1.2.1. Facteur d’utilisation Ku


Le régime de fonctionnement normal d'un récepteur peut être tel que sa puissance utilisée soit
inférieure à sa puissance nominale installée, d'où la notion de facteur d'utilisation affecté à
chaque récepteur.
Ceci se vérifie pour des équipements comportant des moteurs susceptibles de fonctionner en
dessous de leur pleine charge.
Dans une installation industrielle, ce facteur peut être estimé en moyenne à 0,75 pour les
moteurs. Pour l'éclairage et le chauffage, il sera toujours égal à 1.Pour les prises de courant,
tout dépend de leur destination.

III.1.2.2. Facteur de simultanéité Ks


Tous les récepteurs installés ne fonctionnent pas en même temps.
C'est pourquoi il est permis d'appliquer aux différents ensembles de récepteurs (ou de circuits)
des facteurs de simultanéité.
La détermination des facteurs de simultanéité implique la connaissance détaillée de
l’installation et des conditions d’exploitation. On ne peut donc pas donner des valeurs précises
applicables à tous les cas. Les normes NF C14-100, UTE 63-410 et NF C15-100 donnent
cependant quelques précisions sur ce facteur.
Les facteurs de simultanéité peuvent être utilisés pour déterminer les courants d’emploi
intervenant dans le choix des conducteurs et câbles ainsi que dans le choix de l’appareillage.
Le tableau 2 de l’annexe 2 est utilisable pour un immeuble avec abonnés domestiques
alimenté en triphasé 4 fils 230/400V. il permet de trouver la puissance totale compte tenu du
facteur de simultanéité.
Facteur de simultanéité pour un immeuble : (figure 3)
Immeuble 4 étages +RDC (26 abonnés).
Pour une puissance installée de (36+24+30+36+24) soit 150kVA.

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La puissance nécessaire est 150x0.46=69kVA.

Figure 3 : Exemple d’un immeuble 4 étage+RDC

150 × 0, 46 ×100
La valeur du courant au RDC est =100A
400 × 3
(24 + 36) × 0, 63 ×100
Et celle au 3ème étage est =55A
400 × 3
Facteur de simultanéité pour les armoires de distribution
Le tableau 3 de l’annexe 2 indique des valeurs estimées de ks pour un tableau de distribution
alimentant un nombre de circuits pour lesquels il n'y a aucune information sur la manière dont
la charge totale est répartie entre eux.
Si l'armoire est composée principalement de circuits d'éclairage, il est prudent de majorer ces
facteurs.
Facteur de simultanéité en fonction de l’utilisation
Le tableau 4 de l’annexe 2 indique les valeurs du facteur ks pouvant être utilisées sur des
circuits alimentant des types de charges les plus courantes.
Dans certains cas, notamment les installations industrielles, ce facteur peut être plus élevé.
Le courant à prendre en considération est égal au courant nominal du moteur, majoré du tiers
du courant de démarrage.
III.1.3. Détermination de la puissance du poste de
transformation
Une fois la puissance d’utilisation globale calculée, on choisis la puissance nominale du
transformateur MT/BT en tenant compte de :
 cos φ moyen estimé de l’installation (cos φ=0,86 si on veut éviter toute pénalité due à
la consommation de l’énergie réactive).
Pu
 Un coefficient Ka supérieur à 1 en prévisions des extensions Ptransfo =Ka×
cosφ

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L'intensité nominale du transformateur triphasé s'obtient à partir de sa puissance P et de la


P ×103
tension secondaire à vide par : In= transfo
3U
avec
- P : puissance du transformateur en kVA,
- U : tension secondaire à vide (237 ou 410 V),
- In en ampères.
Formule simplifiée : pour 400 V (en charge triphasé) : In = P (kVA) x 1,4
Les normes pour les transformateurs de puissance sont les normes internationales CEI 60076,
60551 et 60726.
Le tableau 5 de l’annexe 2 permet de déduire les puissances apparentes normalisées des
transformateurs MT/BT triphasés et intensités nominales correspondantes.

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Annexe 1

Tableau 1 : Puissance et courant nominal des moteurs asynchrone

Tableau 2 : Intensités absorbées par les appareils de


chauffage et d’éclairage incandescent (normal ou halogène)

Tableau 3 : Intensités absorbées par les appareils d’éclairage fluorescent (de dimensions courantes)

(cf guide de l’installation électrique 2010 de Schneider électrique)


Annexe 1

Tableau 4 : Intensités absorbées par les appareils d’éclairage fluorescent compacts

Tableau 4 : Intensités absorbées par les lampes à décharge

(cf guide de l’installation électrique 2010 de Schneider électrique)


Annexe 2

Tableau 1 : Estimation des puissances installées

Tableau 2 : facteur de simultanéité pour immeuble à usage d’habitation (NF C14-100)

Tableau 3 : facteur de simultanéité pour armoire de distribution (NF C63-410)

(cf guide de l’installation électrique 2010 de Schneider électrique)


Annexe 2

Tableau 4 : facteur de simultanéité en fonction de l’utilisation (NF C15-100)

0,9
(1)
Dans certaines installations industrielles, on prendra pour les prises de courant = 0,1 +
Ks (n le nombre
n
de prises de courant du circuit considéré).

(2) Le courant à prendre en considération est égal au courant nominal du moteur, majoré du
tiers du courant de démarrage.

Tableau 5 : Puissances apparentes normalisées des transformateurs MT/BT triphasés et intensités nominales
correspondantes

(cf guide de l’installation électrique 2010 de Schneider électrique)

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