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Sujets

- Entre adoption et dépassement : une lecture moderne de la théorie aristotélicienne de la


justice pour une société juste et équitable.

- De la méritocratie ancienne à la méritocratie moderne : Aristote un référentiel pour repenser


la question de la justice sociale.

- De l’Antiquité à la modernité : élaborer une nouvelle pensée de la justice à partir de l’œuvre


d’Aristote.

- La justice à l’orée de l’économie de marché : repenser l’égalité avec Aristote.

- Repenser la justice sociale avec Aristote pour un monde juste et équitable

La " philosophie politique " est le singulier croisement, effectué


par Aristote, de deux produits de l'histoire grecquce. Depuis lors,
toute la pensée politique (de Machiavel à Marx, de Montesquieu
à H. Arendt) se nourrit de celle d'Aristote. Il convenait d'analyser
les livres fondateurs de cette pensée fondatrice, pour en livrer à
tous l'intention singuliére et le sens universel. Les problèmes des
cités où vécut Aristote ne sont sans doute pas ceux de nos Etats.
Et pourtant les réflexions philosophiques d'Aristote sur ces
problèmes peuvent toujours éclairer nos questions. Tous les
pouvoirs sont-ils du même type ? Est-il naturel d'obéir ? Qui doit
commander ? Quel est le meilleur régime ? Qu'est-ce que la
justice en politique ? Qu'est-ce que la démocratie ? Ceux-là
mêmes qui ne veulent pas en entendre parler pourraient
entendre quelles inquiétudes cache ce mot de " politique " "
pourquoi vivre ensemble ? " et " comment vivre ensemble ?
Si les éthiques grecques continuent sourdement d’alimenter nos manières d’etre et de penser de
modernes, l’éthique aristotélicienne connaît un sort singulier : elle est, depuis quelques années, non
seulement une référence mais un modèle pour la philosophie morale contemporaine. L’ambition de
cet ouvrage, qui réunit des contributions de spécialistes français et étrangers, est d’aider à évaluer le
sens de ce retour à l’aristotélisme : on y trouvera ainsi des mises au point, historiques et critiques,
dues à certains de ses principaux acteurs. Mais c’est aussi de revenir à Aristote lui-même, c’est-à-dire
de lire et commenter les textes des éthiques, pour tenter d’en penser à neuf les concepts centraux,
les problèmes directeurs, et les orientations fondamentales – façon d’éclairer les diverses
réactualisation de l’aristotélisme, mais aussi de retrouver une actualité d’Aristote qui, si elle peut y
répondre, ne se réduit pas aux éxigences du présent

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