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AUDIT FINANCIER

Méthodologie &
Approche Générale
Professeur :
Dikra EL MAGUIRI

1
CHAPITRE 2 :

LES NORMES D’AUDIT


FINANCIER

2
Une structure reconnue
internationalement

 D’abord
– Contours de la notion de normes en audit
financier (section 1) ;
 Ensuite
– Les normes générales (section 2) ;
– Les normes de travail (section 3) ;
– Les normes de rapport (section 4).

3
NOTION DE
« NORMES » EN AUDIT
FINANCIER

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Un gage du « professionnalisme »

 L’utilisation d’une méthode, de techniques et d’outils ne


peut être réellement efficace et adaptée aux objectifs de
l’audit que si l’auditeur a une idée claire des normes
qu’il doit appliquer.

 Les normes constituent à la fois une aide dans la mise


en œuvre des méthodes et techniques et
 un recours en cas de difficultés dans le déroulement de
5 la mission.
Normes Une autorité extérieure

 Par définition, la notion de norme implique


l’existence d’une autorité extérieure à celui
qui est amené à la respecter ;

 Cette autorité définit le contenu et le domaine


d’application des normes qu’elle édicte.

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À défaut d’unicité des normes

 Aujourd’hui, on œuvre toujours pour une meilleure


unicité de normalisation ; et
 L’auditeur se trouve encore confronté à une
superposition pas toujours cohérente, de dispositions
normatives nationales et internationales.

Développement de normes internes


7 Au niveau de chaque cabinet
Processus de normalisation

 Assez voisin dans les divers pays


– D’abord, un texte légal ou réglementaire instituant
une organisation professionnelle disposant d’un
pouvoir disciplinaire sur les membres de
l’organisation ;
– Ensuite Un « code d’éthique professionnelle » qui
stipule l’obligation pour les membres de
l’organisation d’appliquer les normes dans leurs
missions ;
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Processus de normalisation

– Élaboration de la version finale des normes à


approuver par l’organisation professionnelle
disposant de pouvoir de contrôle et de sanction sur
ses membres ;

– Mise en place des éléments d’information et de


formation pour pratiquer les missions conformément
à ces normes ;

– L’organisation du contrôle de qualité.


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Quelques Sources des normes

 La compagnie nationale des commissaires aux


comptes,
 L’ordre des Experts Comptables et Comptables
Agrées,
 International Federation of Accountants,
 Institute of Internal Auditors,
 American Institute of Certified Public
Accountants…etc.
10
Les normes internationales
d'information financière « IFRS »

 Plus connues au sein de la profession


comptable et financière sous leur nom anglais
de International Financial Reporting
Standards ou IFRS sont des normes
comptables, destinées aux entreprises cotées
ou faisant appel à des investisseurs afin
d’harmoniser la présentation et la clarté de
leurs états financiers (depuis 2005).
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NORMES GÉNÉRALES

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Ce sont des Normes personnelles

 Par nature, elles concernent :


– La compétence de l’auditeur
– Son indépendance et
– La qualité de son travail

 Les normes sont sensées retraduire les


règles figurant dans le code d’éthique des
organisations professionnelles.
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Au niveau national et international

 Quatre normes générales suivantes :


– L’Indépendance

– La Compétence

– La Qualité de travail (ou conscience


professionnelle)

– Le Secret professionnel.
14
INDÉPENDANCE

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Un des fondements de la fiabilité

 L’indépendance de l’auditeur est l’un des


fondements de la fiabilité de l’opinion qu’il exprime ;

 La loi, les règlements et la déontologie font une


obligation à l’auditeur d’être et de paraître
indépendant ;

 Il doit faire preuve d’honnêteté et de sincérité.


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Un auditeur indépendant doit ainsi

 Conserver une attitude d’esprit indépendant lui


permettant d’effectuer sa mission avec intégrité et
objectivité ;
 Être libre de tout lien réel qui pourrait être
interprété comme constituant une entrave à cette
intégrité et objectivité ;
 S’assurer également que les experts ou
collaborateurs auxquels il confie des travaux
respectent les règles d’indépendance.
17
COMPÉTENCE

18
Dispositions : Une Formation appropriée

 Le travail d’audit et la rédaction du rapport doivent


être effectué avec le soin nécessaire par personnes
ayant une formation technique, une expérience
et une compétence suffisante en audit.
 Formé dans le cadre de programmes de
formation générale et de formation technique. Il a
néanmoins la possibilité de s’appuyer sur une
assistance spécialisée, soit interne à son cabinet
soit externe.
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Informé et formé en continue

 L’auditeur complète régulièrement et met à jour


ses connaissances dans le cadre d’une formation
permanente ;
 Il doit se tenir continuellement au courant de
l’évolution de la profession, notamment en ce
qui concerne les prises de position officielles en
comptabilité et en audit tant au niveau
international que national, la réglementation
pertinente et les exigences de la loi.
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Une Mission des Compétences

 Il s’assure également que les collaborateurs


auxquels il confie des travaux ont une
compétence appropriée à la nature et la
complexité de ceux –ci ;
 L’auditeur ne doit pas accepter une mission lui
paraissant excéder sa compétence.

21
QUALITÉ DE TRAVAIL ET
CONTRÔLE DE QUALITÉ

22
Pour un niveau optimum de qualité

 L’auditeur doit exercer ses fonctions avec


conscience professionnelle et avec la
diligence permettant à ses travaux d’atteindre
un degré de qualité suffisant compatible avec
son éthique et ses responsabilités.

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Un système de contrôle de qualité

 Indépendance, Qualités éthiques du personnel,


 Utilisation de spécialistes, supervision, recrutement du
personnel, perfectionnement et promotion du personnel,
 Acceptation et conservation des clients (appréciation
préalable de la possibilité d’effectuer la mission et
examen périodique des événements remettant en cause
le maintien de la mission)
 Contrôle du fonctionnement des procédures de contrôle
de qualité.
24
SECRET PROFESSIONNEL

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Contrainte de Secret professionnel

 L’auditeur est astreint au secret professionnel


pour les faits, actes et renseignements dont il a pu
avoir connaissance à raison de ses fonctions.

 Il doit respecter le caractère confidentiel des


informations recueillies à l’occasion de son travail et
ne doit divulguer aucune de ces informations à
un tiers sans y être expressément autorisé ou au
moins qu’il n’ait une obligation légale ou
26 professionnelle de le faire.
Idem pour le collaborateur

 Il s’assure également que les collaborateurs


sont conscients des règles concernant le
secret professionnel et les respectent.

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NORMES DE TRAVAIL

28
ORIENTATION ET
PLANIFICATION DE LA MISSION

29
Connaissance globale de l’entreprise

 L’auditeur doit avoir une connaissance globale


de l’entreprise lui permettant :
– d’orienter sa mission et
– d’appréhender les domaines et les systèmes
significatifs.

Planifier son travail de façon à pouvoir effectuer un


audit dans les délais requis.
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Une approche pour l’exécution

 L’approche conditionne ainsi la programmation


initiale des contrôles et la planification ultérieure

– Déterminer la nature et l’étendue des contrôles, eu


égard au seuil de signification,
– Organiser l’exécution de la mission afin d’atteindre
l’objectif de certification de la façon la plus rationnelle
possible, avec le maximum d’efficacité et en respectant
les délais prescrits.
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Étapes à distinguer

 Une étude du système et des conventions


comptables ainsi que les procédés de contrôle
interne en usage,
 Une appréciation du degré de confiance à accorder
au contrôle interne,
 La définition de la nature, du calendrier et de
l’étendue des procédures d’audit à appliquer,
 La coordination du travail à exécuter.
32
APPRÉCIATION DU CONTRÔLE
INTERNE

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Evaluation des systèmes significatifs

 L’auditeur effectue une étude et une évaluation des


systèmes qu’il a jugés significatifs, en vue
– d’identifier d’une part les contrôles internes sur
lesquels il souhaite s’appuyer, et
– d’autre part les risques d’erreurs dans le traitement
des données

Déduire un programme de contrôle des


34 comptes adapté
La démarche de l’auditeur en bref

 Compréhension des procédures et des


contrôles mis en place dans l’entreprise
pour déterminer la nature, l’étendue et le
calendrier de l’audit.

 Vérification du fonctionnement des


contrôles sur lesquels l’auditeur a décidé de
s’appuyer.
35
OBTENTION DES ÉLÉMENTS
PROBANTS

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Probant : Convaincant & Concluant

 L’auditeur doit avoir la preuve que les données


provenant du système comptable sont
complètes, exactes, et valables ;

 A cet effet, il ne doit pas se limiter à une


vérification des livres de la société, mais il
dispose de diverses techniques de contrôle.
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Diverses techniques de contrôle

 L’inspection physique, inventaire et l’observation,


 La confirmation écrite directe (La
circularisation) pour les montants dus à
l’entreprise ou les marchandises qu’elle possède,
mais qui sont entreposées dans les magasins
généraux ou chez tout autre dépositaire,
 L’examen des documents reçus ou créés par
l’entreprise,
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Exemple de demande de confirmation
des comptes clients

• Lettre rédigée sur papier à en-tête de la société auditée et signée


par l’un de ses dirigeants :
« Messieurs,
« Notre commissaire aux comptes M…procédant à la vérification de notre
comptabilité, vous prie de bien vouloir lui confirmer la position de votre
compte dans nos livres à la date de…
« A cette fin, nous vous serions obligés de signer la formule ci-jointe, d’y
apposer votre cachet et de lui faire parvenir directement à l’aide de
l’enveloppe affranchie ci-jointe.
« Nous vous remercions de ne pas prendre en considération les
règlements qui seraient intervenus entre la date précisée ci-dessus et
la date à laquelle vous recevrez cette demande.
Nous tenons à préciser que la présente demande a uniquement pour
objectif le contrôle de nos comptes dans le cadre de l’accomplissement
normal de sa mission par notre commissaire aux comptes.
39 En vous remercions par avance de votre réponse, nous vous prions … ».
Diverses techniques de contrôle

 Les analyses, estimations, rapprochements effectués


entre les diverses informations obtenues,
 L’examen analytique (examen de tendances et ratios,
examens de données antérieures, postérieures et
prévisionnelles de l’entreprise),
 Les informations verbales obtenues des dirigeants et
salariés de l’entreprise.

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Choix / Mise en œuvre / Etendue

 L’auditeur doit indiquer dans ses dossiers les


raisons des choix qu’il a effectués.

 Il lui appartient de déterminer les conditions


auxquelles il soumet la mise en œuvre de ces
différentes techniques ainsi que l’étendue de
leur application.

41
DÉLÉGATION ET SUPERVISION

42
L’audit : un travail d’équipe

 L’auditeur peut se faire assister ou représenter par


des collaborateurs ou des experts indépendants.

Mais

 L’auditeur ne peut déléguer tous ses travaux et


exerce un contrôle approprié des travaux qu’il a
délégué.

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La supervision & délégation

Elles Consistent

 A donner les instructions nécessaires aux


collaborateurs ;
 A déterminer si le travail confié a été exécuté
correctement.
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Pour une supervision efficace

 A suivre les problèmes rencontrés par les


collaborateurs au fur et à mesure de l’avancement
de la mission afin d’être en mesure d’évaluer leurs
conséquences,

 A établir l’indispensable processus de


communication et d’information entre les
membres de l’équipe participant à la mission.

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DOCUMENTATION DES
TRAVAUX

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En vertu des dispositions légales

 L’auditeur a l’obligation de constituer des dossiers


de travail qui comporte à la fois :
– Les feuilles de travail établies par l’auditeur et ses
collaborateurs, et
– Des documents ou copies de documents recueillies.

 Cette documentation doit être suffisamment fournie


en qualité et en volume pour justifier le contenu du
rapport d’audit.
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Objectifs assignés aux dossiers

 On citera :
– L’aide à l’auditeur dans l’exécution de son
travail,
– La possibilité de contrôle de la délégation,
– La preuve de l’exécution des travaux.

48
UTILISATION DES TRAVAUX DE
CONTRÔLE EFFECTUÉS PAR
D’AUTRES PERSONNES

49
Travaux d’autres personnes

 L’auditeur peut s’appuyer sur les travaux :


– Des auditeurs internes,
– De l’expert comptable,
 La norme rappelle la responsabilité unique et
indivisible de l’auditeur exprimant une opinion
sur les comptes annuels.

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Le jugement définitif : Du ressort de l’auditeur
externe

 Les travaux effectués par d’autres auditeurs peuvent


répondre à l’objectif de l’auditeur. Mais

Quelque soit la décision prise quand au degré de


confiance et d’utilisation du travail d’un autre
auditeur, les jugements définitifs concernant la
révision des comptes annuels sont du ressort
51 exclusif de l’auditeur externe.
Normes Principes des relations

 La norme fixe les principes qui conditionnent


ces relations :
– Indépendance des fonctions,
– Echange d’information dans le respect des
règles du secret professionnel,
– Règles de confraternité et de courtoisie dans les
relations.
52
NORMES DE RAPPORT

53
Par définition

 Dans l’ensemble que constituent les normes


d’audit, la partie relative aux rapports est
celle qui sera perçue le plus directement
par les utilisateurs de l’information
financière externe.

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LE RAPPORT GÉNÉRAL DU
COMMISSAIRE AUX
COMPTES

55
Le rapport général comporte

 Un paragraphe d’introduction qui situe la mission,


précise l’origine de la nomination, le nom de
l’entreprise, l’exercice concerné et présente les deux
parties de la mission ;
 « L’opinion sur les comptes annuels » qui
comprend :
– un paragraphe sur l’étendue de la mission faisant
référence aux normes de la profession et
– le paragraphe de l’opinion proprement dite ;
56
Le rapport comporte

 Les « vérifications et informations spécifiques »


qui concernent les informations données aux
actionnaires notamment :
 dans le rapport de gestion, la relation des
irrégularités qui n’affectent pas les comptes annuels
(irrégularités de nature juridique, infractions…) et
 des informations, prévues par la loi, sur les
participations et l’identité des personnes détenant le
capital.
57
CERTIFICATION SANS
RÉSERVE

58
Résultats satisfaisants

 Le commissaire aux comptes a pu mettre en œuvre,


sans restrictions, les diligences qu’il a estimé
nécessaires et satisfaire aux normes relatives à la
certification ;

 Le résultat de ces contrôles s’est révélé satisfaisant


et a permis aux commissaires aux comptes d’obtenir
l’assurance raisonnable que les comptes annuels
sont établis selon les règles en vigueur et les
principes comptables généralement admis ;
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Informations suffisantes

 L’information donnée dans les comptes


annuels, y compris l’annexe apparaît
suffisante pour que ceux- ci donnent une
image fidèle de la situation financière, du
résultat des opérations et du patrimoine de
l’entité concernée.

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CERTIFICATION AVEC
RÉSERVE(S)

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À préciser dans le rapport

 Quelle que soit la situation, le commissaire


aux comptes précise clairement dans son
rapport la nature du désaccord ou la
limitation qui l’a conduit à formuler des
réserves.

62
Le commissaire aux comptes est en
désaccord

 Est en désaccord avec le choix ou l’application des


règles et méthodes comptables et l’incidence de ce
désaccord, bien que significative, est insuffisante
pour refuser de certifier les comptes annuels ;

 Un tel désaccord peut ainsi résulter de l’absence ou


l’insuffisance d’information donnée dans
l’annexe.

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Incidence à clarifier

 L’incidence de chaque réserve est, dans la


mesure du possible, chiffré.
 Les indications chiffrées précisent l’incidence
sur le poste des comptes annuels concerné,
sur le résultat de l’exercice en distinguant, le
cas échéant, l’incidence sur le résultat courant
et sur le résultat exceptionnel.

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Limitations à l’étendue des travaux

 On n’a pas pu mettre les diligences qu’il a


estimé nécessaires bien que les effets possibles
des limitations qui lui ont été imposées ne lui
semblent pas suffisamment significatifs pour
refuser de certifier les comptes annuels.
 Le commissaire aux comptes précise les
montants figurant dans les comptes annuels qui
pourraient être affectés par la limitation de ses
65 contrôles.
Origine des limitations

 Soit imposées par des événements extérieurs


(exemples : incendie ayant détruit les pièces
justificatives) ;
 Soit imposées par les dirigeant (exemples :
refus de mise en œuvre d’un contrôle, refus
d’honoraires, refus d’appel à un expert
extérieur).

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REFUS DE CERTIFICATION

67
L’auditeur est en désaccord

 Est en désaccord avec le choix ou l’application des


règles et méthodes comptables et l’incidence de ce
désaccord est suffisamment importante pour
affecter l’ensemble des comptes annuels,
 Il indique qu’à son avis les comptes annuels ne
sont pas réguliers et sincères et ne donnent pas
une image fidèle ;

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Des Limitations

 L’auditeur n’a pas pu mettre en œuvre les


diligences qu’il a estimé nécessaires ;

 Les limitations, imposées par les dirigeants


ou les circonstances, sont telles qu’il ne lui
est pas possible de se former une opinion
sur l’ensemble des comptes annuels.

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Constats extrêmes

 L’auditeur constate dans certains cas extrêmes,


des incertitudes graves et multiples risquant
d’affecter de façon très significative les
comptes annuels.

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À communiquer

 Dans ces diverses situations, le commissaire


aux comptes communique le même type
d’informations sur la nature des désaccords
et limitations, et sur leur incidence chiffrée,
que dans les cas de certification avec réserve.

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LE RAPPORT SUSCEPTIBLE
D’ÊTRE ÉMIS PAR L’AUDITEUR
EXTERNE DANS LE CADRE DE
SA MISSION D’AUDIT DES
COMPTES ANNUELS

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Rapport des informations particulières

 Il est toujours possible que l’auditeur fournisse


aux dirigeants un rapport des informations
particulières qui par leur nature ou leur
importance relative n’ont pas à figurer dans le
rapport général d’audit.

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Faiblesses et recommandations

 Ce rapport trace les faiblesses décelées,


les irrégularités et les inexactitudes qu’il
aurait découvertes, les risques qui en
découlent, les constatations et
recommandations, les améliorations
nécessaires…

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Merci pour votre attention

75

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