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L’ORGANISATION

JURIDIQUE DES
PROFESSIONS DE SANTÉ

Cours du Professeur Joël Moret-Bailly

Thème 4

Conflit d’intérêts - anti-cadeaux – pratique privée à l’hôpital

Documents à lire

Document 1. Liens d’intérêts et transparence : art. L. 1451-1 et s. CSP

Document 2. Loi « anti-cadeaux » : art. L. 4113-6 CSP

Document 3. Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires,
dite « loi Le Pors », art. 25bis et 28bis

Document 4. Base de données « Transparence »


https://www.transparence.sante.gouv.fr/flow/main;jsessionid=7AF9DA4C685740AEC205AE
1478FC21F5?execution=e1s1
Document 1. Liens d’intérêts et transparence : art. L. 1451-1 et s. CSP

Article L1451-1

Modifié par Ordonnance n°2016-462 du 14 avril 2016 - art. 3 (VD)

I.- Les membres des commissions et conseils siégeant auprès des ministres chargés de la santé
et de la sécurité sociale, les membres des cabinets des ministres ainsi que les dirigeants,
personnels de direction et d'encadrement et les membres des instances collégiales, des
commissions, des groupes de travail et conseils des autorités et organismes mentionnés aux
articles L. 1123-1, L. 1142-5, L. 1142-22, L. 1222-1, L. 1313-1, L. 1413-1, L. 1415-2, L.
1418-1, L. 1431-1, L. 1462-1 et L. 5311-1 du présent code, à l'article L. 161-37 du code de la
sécurité sociale, à l'article L. 592-45 du code de l'environnement et à l'article L592-2 du code
de l'environnement sont tenus, lors de leur prise de fonctions, d'établir une déclaration
d'intérêts.

Cette déclaration est remise à l'autorité compétente ainsi que, le cas échéant, au déontologue
mentionné au II de l'article L. 1451-4.

Elle mentionne les liens d'intérêts de toute nature, directs ou par personne interposée, que le
déclarant a, ou qu'il a eus pendant les cinq années précédant sa prise de fonctions, avec des
entreprises, des établissements ou des organismes dont les activités, les techniques et les
produits entrent dans le champ de compétence de l'autorité sanitaire au sein de laquelle il
exerce ses fonctions ou de l'organe consultatif dont il est membre ainsi qu'avec les sociétés ou
organismes de conseil intervenant dans les mêmes secteurs.

Elle est rendue publique, y compris en ce qui concerne les rémunérations reçues par le
déclarant de la part d'entreprises, d'établissements ou d'organismes mentionnés au troisième
alinéa ainsi que les participations financières qu'il y détient. Elle est actualisée à l'initiative de
l'intéressé.

Les présidents, les directeurs et les directeurs généraux des instances mentionnées aux articles
L. 1142-22, L. 1222-1, L. 1313-1, L. 1413-1, L. 1415-2, L. 1418-1 et L. 5311-1 du présent
code, à l'article L. 161-37 du code de la sécurité sociale, à l'article L. 592-45 du code de
l'environnement et à l'article L592-2 du code de l'environnement sont auditionnés par le
Parlement avant leur nomination.

Les personnes mentionnées au présent article ne peuvent prendre part aux travaux, aux
délibérations et aux votes des instances au sein desquelles elles siègent qu'une fois la
déclaration souscrite ou actualisée. Elles ne peuvent, sous les peines prévues à l'article 432-12
du code pénal, prendre part ni aux travaux, ni aux délibérations, ni aux votes de ces instances
si elles ont un intérêt, direct ou indirect, à l'affaire examinée. Elles sont tenues au secret et à la
discrétion professionnels dans les mêmes conditions que celles définies à l'article 26 de la loi
n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires.

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II.- Sont également tenus d'établir la déclaration prévue au I, lors de leur prise de fonctions,
les agents des autorités et des organismes mentionnés au même I dont les missions ou la
nature des fonctions le justifient et qui sont mentionnés sur une liste établie par décret en
Conseil d'Etat.
NOTA :

Conformément au IV de l'article 186 de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015, ces dispositions entrent en vigueur à la date de publication du
décret en Conseil d'Etat modifiant celui prévu à l'article 5 de la loi n° 2001-398 du 9 mai 2001 créant une Agence française de sécurité
sanitaire environnementale et mettant en conformité ce même article avec les articles L. 592-41 à L. 592-45 du code de l'environnement,
dans leur rédaction résultant de la présente loi, et au plus tard six mois à compter de la promulgation de la présente loi.

Conformément au XXIV de l'article 35 de l'ordonnance n° 2016-128 du 10 février 2016, les articles L. 592-41 à L. 592-45 sont renumérotés
L. 592-45 à L. 592-49.

Article L1451-1-1

Créé par LOI n°2011-2012 du 29 décembre 2011 - art. 1

La publicité des séances des commissions, conseils et instances collégiales d'expertise


mentionnés au I de l'article L. 1451-1 et qui sont consultés dans le cadre de procédures de
décision administrative est organisée, selon le cas, par le ministère de la santé ou par
l'autorité, l'établissement ou l'organisme dont ils relèvent ou auprès duquel ils sont placés.

A cette fin sont prévus :

1° L'enregistrement des débats et la conservation de ces enregistrements ;

2° Sans préjudice, le cas échéant, de la diffusion en ligne de l'enregistrement audiovisuel des


débats, l'établissement de procès-verbaux comportant l'ordre du jour, le compte rendu des
débats, le détail et les explications des votes, y compris les opinions minoritaires, et la
diffusion gratuite en ligne de ces procès-verbaux sur les sites internet du ministère de la santé
ou des autorités, établissements ou organismes mentionnés au premier alinéa.

Article L1451-2

Modifié par LOI n°2011-2012 du 29 décembre 2011 - art. 1

L'interdiction prévue par le premier alinéa de l'article L. 4113-6 est applicable aux personnes
mentionnées à l'article L. 1451-1 ainsi qu'aux personnes qui collaborent occasionnellement
aux travaux de ces commissions. Est interdit le fait, pour les entreprises mentionnées au
premier alinéa de l'article L. 4113-6, de proposer ou de procurer les avantages cités dans cet
alinéa à ces membres et à ces personnes.

Les membres des commissions et les personnes mentionnés à l'alinéa précédent sont soumis
aux dispositions du premier alinéa de l'article L. 4113-13. L'obligation prévue au premier
alinéa de l'article L. 4113-13 est étendue aux liens avec les entreprises intervenant dans le
domaine de compétence des autorités et organismes mentionnés au I de l'article L. 1451-1. En
cas de manquement à ces dispositions, l'autorité administrative peut mettre fin à leurs
fonctions.

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Article L1451-3

Modifié par LOI n°2016-41 du 26 janvier 2016 - art. 178

Les conditions d'application du présent chapitre, et notamment le modèle et le contenu de la


déclaration d'intérêts, les conditions dans lesquelles elle est rendue publique, notamment en ce
qui concerne les rémunérations reçues et les participations financières détenues au titre des
liens d'intérêts directs déclarés, ainsi que ses modalités de dépôt, d'actualisation et de
conservation, sont fixées par décret en Conseil d'Etat.

Article L1451-4

Modifié par Ordonnance n°2016-462 du 14 avril 2016 - art. 3 (VD)

I.- Chaque autorité compétente veille, pour les personnes relevant d'elle et mentionnées aux
articles L. 1451-1 et L. 1452-3, au respect des obligations de déclaration des liens d'intérêts et
de prévention des conflits d'intérêts définies au présent chapitre.

II.- Les autorités et les organismes mentionnés aux articles L. 1142-22, L. 1222-1, L. 1313-
1, L. 1413-1, L. 1415-2, L. 1418-1 et L. 5311-1 du présent code et à l'article L. 161-37 du
code de la sécurité sociale désignent, en outre, chacun un déontologue chargé de cette mission
et notamment de s'assurer au moins annuellement, auprès des services de l'autorité ou de
l'organisme que les déclarations des personnes mentionnées au I du présent article ont été
déposées et sont à jour.

Le déontologue remet chaque année, au plus tard le 31 mars, un rapport sur les conditions
d'application des dispositions relatives à la transparence et aux liens d'intérêts. Ce rapport est
publié sur le site internet de l'autorité ou de l'organisme concerné.

Les personnes mentionnées à l'article L. 1451-1 du présent code sont tenues de répondre aux
demandes d'informations que leur adresse, dans l'exercice de sa mission, le déontologue de
l'autorité ou de l'organisme dont elles relèvent.

Les conditions de désignation et d'exercice des fonctions du déontologue sont précisées par
décret en Conseil d'Etat.

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Document 2. Loi « anti-cadeaux » : art. L. 4113-6 CSP

Article L4113-6

Modifié par Loi n°2007-248 du 26 février 2007 - art. 2 JORF 27 février 2007

Est interdit le fait, pour les membres des professions médicales mentionnées au présent livre,
de recevoir des avantages en nature ou en espèces, sous quelque forme que ce soit, d'une
façon directe ou indirecte, procurés par des entreprises assurant des prestations, produisant ou
commercialisant des produits pris en charge par les régimes obligatoires de sécurité sociale.
Est également interdit le fait, pour ces entreprises, de proposer ou de procurer ces avantages.

Toutefois, l'alinéa précédent ne s'applique pas aux avantages prévus par conventions passées
entre les membres de ces professions médicales et des entreprises, dès lors que ces
conventions ont pour objet explicite et but réel des activités de recherche ou d'évaluation
scientifique, qu'elles sont, avant leur mise en application, soumises pour avis au conseil
départemental de l'ordre compétent et notifiées, lorsque les activités de recherche ou
d'évaluation sont effectuées, même partiellement, dans un établissement de santé au
responsable de l'établissement, et que les rémunérations ne sont pas calculées de manière
proportionnelle au nombre de prestations ou produits prescrits, commercialisés ou assurés.

Il ne s'applique pas non plus à l'hospitalité offerte, de manière directe ou indirecte, lors de
manifestations de promotion ou lors de manifestations à caractère exclusivement
professionnel et scientifique lorsqu'elle est prévue par convention passée entre l'entreprise et
le professionnel de santé et soumise pour avis au conseil départemental de l'ordre compétent
avant sa mise en application, et que cette hospitalité est d'un niveau raisonnable et limitée à
l'objectif professionnel et scientifique principal de la manifestation et n'est pas étendue à des
personnes autres que les professionnels directement concernés.

Les conventions mentionnées aux deuxième et troisième alinéas sont transmises aux ordres
des professions médicales par l'entreprise. Lorsque leur champ d'application est
interdépartemental ou national, elles sont soumises pour avis au conseil national compétent,
au lieu et place des instances départementales, avant leur mise en application. Un décret en
Conseil d'Etat détermine les modalités de la transmission de ces conventions ainsi que les
délais impartis aux ordres des professions médicales pour se prononcer. Si ceux-ci émettent
un avis défavorable, l'entreprise transmet cet avis aux professionnels de santé, avant la mise
en oeuvre de la convention. A défaut de réponse des instances ordinales dans les délais
impartis, l'avis est réputé favorable.

Les dispositions du présent article ne sauraient ni soumettre à convention les relations


normales de travail ni interdire le financement des actions de formation médicale continue.

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Document 3. Loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des
fonctionnaires, dite « loi Le Pors », art. 25bis et 28bis

Article 25 bis

• Créé par LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 2

I.- Le fonctionnaire veille à faire cesser immédiatement ou à prévenir les situations de conflit
d'intérêts dans lesquelles il se trouve ou pourrait se trouver.

Au sens de la présente loi, constitue un conflit d'intérêts toute situation d'interférence entre un
intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou paraître
influencer l'exercice indépendant, impartial et objectif de ses fonctions.

II.- A cette fin, le fonctionnaire qui estime se trouver dans une situation de conflit d'intérêts :

1° Lorsqu'il est placé dans une position hiérarchique, saisit son supérieur hiérarchique ; ce
dernier, à la suite de la saisine ou de sa propre initiative, confie, le cas échéant, le traitement
du dossier ou l'élaboration de la décision à une autre personne ;

2° Lorsqu'il a reçu une délégation de signature, s'abstient d'en user ;

3° Lorsqu'il appartient à une instance collégiale, s'abstient d'y siéger ou, le cas échéant, de
délibérer ;

4° Lorsqu'il exerce des fonctions juridictionnelles, est suppléé selon les règles propres à sa
juridiction ;

5° Lorsqu'il exerce des compétences qui lui ont été dévolues en propre, est suppléé par tout
délégataire, auquel il s'abstient d'adresser des instructions.

Article 28 bis

• Créé par LOI n°2016-483 du 20 avril 2016 - art. 11 (VD)

Tout fonctionnaire a le droit de consulter un référent déontologue, chargé de lui apporter tout
conseil utile au respect des obligations et des principes déontologiques mentionnés aux
articles 25 à 28. Cette fonction de conseil s'exerce sans préjudice de la responsabilité et des
prérogatives du chef de service.

Un décret en Conseil d'Etat détermine les modalités et critères de désignation des référents
déontologues.

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Document 4. Base de données « Transparence »
https://www.transparence.sante.gouv.fr/flow/main;jsessionid=7AF9DA4C6857
40AEC205AE1478FC21F5?execution=e1s1

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