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Le système politique français simplifié.

    La France est sous le régime de la Véme République depuis 1958. C'est uniquement le fonctionnement depuis cette
date que nous verrons. En effet, même si on dit que celui qui ne connait pas l'histoire est condamné à la revivre (c'est de
Karl Marx), cela suffira pour nous, l'école nous apprend le reste.

Pour commencer, un schéma récapitulatif du fonctionnement de la Véme République:

 
 
 
Qui est le corps électoral ?

    Comme le dit le document, le corps électoral représente l'ensemble des citoyens. En France, ces citoyens sont les
personnes majeures (de plus de 18 ans), qu'ils soient hommes ou femmes, et sans distinction de classe sociale, ce qui
permet des élections au suffrage universel. Ainsi, une fois la majorité atteinte, sauf cas particuliers (si la personne n'est
pas apte à disposer d'elle même, comme dans le cas d'un trouble mental par exemple), on devient citoyen français et
on obtient une voix pour les élections.
    Un électeur français peut voter aux élections locales (municipales, cantonales et régionales) ainsi qu'aux élections
nationales (présidentielles et législatives), mais également lors d'un référendum. Il est nécessaire de noter que depuis
1992 (Traité de Maastricht, pour ceux qui veulent réviser un peu), une personne qui a la nationalité d'un des pays
membre de l'union européenne est considéré comme citoyen européen. Un citoyen européen à le droit de voter aux
élections municipales françaises même s'il n'a pas la nationalité française. Un citoyen européen peut aussi voter
auxélections européennes.

Qui sont les conseillers régionaux ?

    Le conseil régional est une assemblée constituée de conseillers régionaux, dont le nombre varie selon la population
de la région, élus au suffrage universel par le corps électoral tous les 6 ans. Ils élisent le Président du conseil régional.
    Leur but est de prendre des décisions (budgétaires, d'aménagement et d'équipement, d'enseignement et de
formation, environnementales et de transport) pour la région qu'ils représentent.
    Aux élections régionales, on ne vote pas pour un conseiller mais pour une liste. La liste qui arrive en tête, dite liste
majoritaire, obtient un quart des sièges. Le reste des sièges est distribué aux listes ayant eu plus de 5% des suffrages de
façon proportionnelle à leurs résultats (la liste majoritaire bénéficie elle aussi d'une part de ces sièges).
    C'est une élection à deux tours, ainsi si aucune liste n'a la majorité absolue (la moitié des voix + une) au premier tour,
un second tour est organisé avec toutes les listes ayant fait plus de 10%.
    En 2014, les conseillers régionaux seront supprimés. Ils formeront alors, avec les conseillers généraux, un seul
ensemble : les conseillers territoriaux.

Qui sont les conseillers généraux ?

    Le conseil général est une assemblée constituée de conseillers généraux élus lors des élections cantonales ausuffrage
universel tous les 6 ans. Toutefois il y a des élections cantonales tous les 3 ans, car le conseil général estrenouvelé de
moitié à chaque fois. 
    Leur domaine de compétence est multiple (social, culturel, éducatif, de logement, de transport, de développement),
et ils s'occupent d'un département. 
    Pour les élections cantonales, le département est divisé en plusieurs cantons qui ont chacun un conseiller général. Ce
conseiller est élu au premier tour s'il obtient une majorité qui représente au minimum 25% des suffrages du canton. Si
cela n'arrive pas, un second tour est organisé avec les candidats ayant eu au minimum 10% des suffrages (ou les deux en
tête si aucun n'a 10%) et souhaitant s'y présenter. En cas d'égalité, le plus âgé l'emporte.
    Comme déjà dit plus haut, les conseillers généraux seront supprimés en 2014 et formeront avec les conseillers
régionaux actuels une seul assemblée : le conseil territorial.
     Pour en savoir plus sur les élections cantonales de 2011, cliquez ici.

Qui sont les conseillers municipaux ?

    Le conseil municipal est formé de conseillers municipaux élus pour 6 ans par les personnes de nationalité de l'un des
pays de l'Union européenne qui sont inscrit sur les listes électorales de la commune concernée.
    Le mode d'élection est différent d'une commune à l'autre, notamment selon le nombre d'habitant. Il peut se faire
avec ou sans liste.
    Ce sont les conseillers municipaux qui élisent leur maire (et ses adjoints), pour 6 ans lui aussi. Son élection peut se
faire en 3 tours s'il n'est pas élu avec la majorité absolue des conseillers à l'un des deux premiers tours, il peut alors être
élu avec une simple majorité au troisième tour. En cas d'égalité, le plus âgé l'emporte.
    
Qui sont les grands électeurs ?

    Les grands électeurs sont les conseillers généraux, les conseillers régionaux, les conseillers municipaux et les
députés(qui siègent à l'Assemblée Nationale). Leur rôle est d'élire les Sénateurs.

Qu'est-ce que l'Assemblée Nationale et le Sénat ?

    L'Assemblée Nationale et le Sénat sont les deux organes qui forment le Parlement. Il est l'organe législatif, c'est-à-
dire qu'il vote les lois. Il a également un pouvoir sur le gouvernement puisqu'il le contrôle et l'Assemblé Nationale peut
le renverser.
    Le Sénat est composé au maximum de  348 sénateurs élus par un collège électoral composé des élus de leur
circonscription. Ils sont élus pour 6 ans et renouvelés de moitié tous les 3 ans.
    L'Assemblée Nationale est composée au maximum de 577 députés élus au suffrage universel direct.
    Les deux assemblées doivent se mettre d'accord pour légiférer mais en cas de désaccord le Premier Ministre donne le
dernier mot à l'Assemblée Nationale.

Qu'est-ce que le Conseil Constitutionnel ?

    Composé de 9 membres élus par tiers tous les 3 ans par le Président de la République, l'Assemblée Nationale et le
Sénat, il a pour mission de vérifier que les lois proposées par le Parlement sont en accord avec la Constitution. Il vérifie
également la légalité des élections et des référendums. Les anciens Présidents de la République sont membres du
conseil à vie, sauf en cas d'incompatibilité avec un autre poste. 

Comment fonctionne le gouvernement ?

   Le Chef du Gouvernement est le Premier Ministre, nommé par le Président de la République. Les membres du
gouvernement sont les ministres et secrétaires d'Etat, ils se réunissent toutes les semaines au Conseil des Ministres. Ils
sont nommés par le Président de la République sous conseil du Premier Ministre. Ils travaillent dans des ministères aux
fonctions et appellations qui varient selon les gouvernement.
    C'est le gouvernement qui est chargé de mené la politique du pays. Il a le pouvoir d'accélérer, freiner ou orienter les
discussions du Parlement. 

Qui est le Président de la République ?

    Il est élu au suffrage universel direct pour 5 ans (depuis 2000, le mandat étant de 7 ans avant cela). Ses pouvoirs sont
multiples : il nomme le Premier Ministre, il peut décider d'organiser un référendum, il peut dissoudre l'Assemblée
Nationale en accord avec son Premier Ministre et les présidents des assemblées, il prend les mesures nécessaires
lorsque son territoire est menacé et peut demander l'intervention du Conseil Constitutionnel sur une loi.
    Certains pouvoirs sont partagés avec son Premier Ministre ou d'autres membres du gouvernement par le biais
decontreseing (signature qui appuie celle du Président, fait de "contresigner") : nommer les membres du
gouvernementet présider le Conseil des Ministres entre autre. Il est également le chef des armées.
Anaïs

La politique en France s'exerce aujourd'hui dans le cadre d'un régime semi-présidentiel,


déterminé par la Constitution de la Cinquième République.
Le régime semi-présidentiel est une catégorie
de régime politique théorisée par le juriste
français Maurice Duvergercomme présentant des
caractéristiques mixtes de deux autres grandes
catégories1 :

 le régime parlementaire, caractérisé par


une séparation des pouvoirs souple et par
la responsabilité du gouvernement devant le
parlement en contrepartie de pouvoirs du
gouvernement sur le parlement, en particulier du
droit de dissolution ;
 et le régime présidentiel, caractérisé par une
séparation stricte des pouvoirs, par l’absence de
responsabilité gouvernementale et par l’absence
du droit de dissolution.

La Cinquième République, ou Ve République, est le régime politique républicain actuellement


en vigueur en France. Elle a succédé, le 4 octobre 1958, à la Quatrième République, qui avait été
instaurée en 1946. Elle marque une rupture par rapport à la tradition parlementaire de la
République française dans la volonté de renforcer le rôle du pouvoir exécutif. Elle est régie par
la Constitution du 4 octobre 1958, approuvée par voie référendaire le 28 septembre précédent.
Son instigateur en est Charles de Gaulle, dont il en devient le premier président élu.
Parmi les systèmes électoraux, le scrutin
uninominal majoritaire à deux tours est un vote
simple sans pondération se déroulant sur deux
tours au maximum :
1. Au premier tour, l'électeur doit choisir un
candidat parmi plusieurs. On compte alors le
nombre de voix obtenues par chaque
candidat. Si un candidat recueille la majorité
absolue (plus de 50 % des suffrages exprimés
et au moins le quart du nombre des électeurs
inscrits), il est élu. Sinon, on organise un
second tour, généralement une ou plusieurs
semaines plus tard, avec souvent un nombre
plus réduit de candidats ;
2. Au deuxième tour, le candidat qui recueille le
plus de voix (majorité relative), parmi les
suffrages exprimés, est élu.
3. L’Assemblée nationale est une institution de
la Ve République et forme, avec le Sénat une
des chambres du Parlement français. À ce
titre, elle vote la loi, contrôle l’action du
gouvernement et évalue les politiques
publiquesC 1. Ses pouvoirs sont fixés par
la Constitution.
4.
5. L’Assemblée nationale parmi les institutions de la Ve République.

6. Les institutions de la Cinquième République, mises en place en 1958, correspondent


aux idées du général de Gaulle, telles qu'il les avait exposées dès 1946.
Jusqu'en 1962, les pouvoirs publics doivent résoudre la crise algérienne. Puis, une
deuxième phase s'engage, sur le plan institutionnel, avec l’élection du président de la
République au suffrage universel direct et l’apparition d'une majorité homogène à
l’Assemblée nationale, et dans le domaine de la politique extérieure. La période de
forte croissance économique se poursuit jusqu'en 1973. La recomposition de la
majorité après les élections présidentielles de 1974, puis les alternances politiques
de 1981 (élections présidentielles, puis élections législatives après dissolution de
l’Assemblée nationale), 1986 (élections législatives), 1988 (élections présidentielles,
puis élections législatives après dissolution de l’Assemblée
nationale), 1993 (élections législatives, suivies des élections présidentielles en 1995),
de 1997 (élections législatives, après dissolution de l’Assemblée nationale)
de 2002 et de 2007 ont peu à peu modifié le fonctionnement des institutions.
L'Assemblée nationale voit son rôle de plus en plus affirmé, tant du point de vue
politique qu'en matière de contrôle du gouvernement, puis confirmé par la révision
constitutionnelle de juillet 2008.

Liste des partis et mouvements politiques


français
Cet article présente la liste des partis et mouvements politiques français actuellement en
activité, ainsi que leur représentation dans les différentes chambres de la République française.
La liste des partis politiques ayant disparu (ou qui sont dans un état d'inactivité complet) fait
l'objet d'un autre article.

Sommaire
  [masquer] 

 1Principaux blocs politiques


o 1.1Représentation à l'Assemblée nationale
o 1.2Représentation au Sénat
o 1.3Représentation au Parlement européen
 2Partis nationaux
o 2.1Extrême droite
o 2.2Droite
o 2.3Centre
o 2.4Gauche
o 2.5Gauche antilibérale et extrême gauche
 3Partis régionaux et locaux métropolitains
o 3.1Alsace
o 3.2Bretagne
o 3.3Catalogne Nord
o 3.4Corse
o 3.5Franche-Comté
o 3.6Normandie
o 3.7Occitanie
o 3.8Pays niçois
o 3.9Pays basque Nord
o 3.10Savoie
o 3.11La fédération Régions et peuples solidaires
 4Partis régionaux et locaux ultramarins
o 4.1Guadeloupe
o 4.2Guyane
o 4.3Martinique
o 4.4Mayotte
o 4.5Nouvelle-Calédonie
o 4.6Polynésie française
o 4.7La Réunion
o 4.8Saint-Pierre-et-Miquelon
 5Notes et références
 6Voir aussi
o 6.1Bibliographie
o 6.2Articles connexes
o 6.3Liens externes
Principaux blocs politiques
Cette section a été mise à jour après les élections législatives françaises de 2017.

Fonction Gauche Gauche Centre Droite Extrême


(PS, PRG, EELV et (REM, MoDem (LR, UDI, DLF et
radicale et droite
(FN et
extrême
(FI, PCF) divers gauche) ) divers droite) assimilés)

Président de la
République - - 1 - -
/1

Ministres
- 9 11 4 -
/31

Députés
26 46 350 136 8
/577

Sénateurs
18 103 28 184 2
/348

Députés européens
4 19 3 24 24
/74

Présidence de Conseils
régionaux - 7 - 8 -
/17

Conseillers régionaux
41 610 54 778 358
/1 880

Présidence de Conseils
départementaux 1 29 1 66 -
/98

Conseillers
départementaux 142 1 455 47 2 313 59
/4 108
Maires de communes de
plus de 70 000 habitants 7 21 3 35 1
/67

Conseillers municipaux
10 104 69 793 7 014 98 826 1 545
/526 341

Représentation à l'Assemblée nationale


Article détaillé : Liste des députés de la XVe législature de la Cinquième République.

Groupe Partis Membres

Gauche démocrate et
GDR PCF, PLR, MIM, PSG et DVG 16
républicaine

FI La France insoumise FI, PCF diss., E!, RÉ974 et DVG 17

NG Nouvelle Gauche PS, PRG, MRC et DVG 31

La République en LREM, PÉ, AC, PRG, EÉLV, MoDem diss., DVG et DI
LREM 314
marche V

Mouvement
MoDe
démocrate et MoDem, LREM diss., DVG et DIV 47
m
apparentés

Les Constructifs :
LC républicains, UDI et LR diss., UDI, DVD, DVG et DIV 35
indépendants

LR Les Républicains LR et DVD 100

NI Non-inscrits FN, PaC, DLF, LS, R!, PRG et DVG 17

Représentation au Sénat
Groupe Partis Membres

Communiste, républicain et
CRC PCF, PCR et DVG 18
citoyen

Rassemblement démocratique PRG, MUP, PS diss., DVG, LR diss. et LFD1


RDSE 16
et social européen 3

SOC Socialiste et apparentés PS, Walwari, UPLD, MPF, Tavini et DVG 86

LREM La République en marche LREM, PS diss. et LFD13 diss. 29

Union des démocrates et


UDI-UC UDI, AC et MoDem 43
indépendants - Union centriste

LR Les Républicains LR et DVD 142

RASNA
Sénateurs non-inscrits FN, EÉLV, DVG, DVD et PÉ 14
G

Représentation au Parlement européen

Répartition des sièges par parti au Parlement européen (au 29 juin 2017)

Nombre
Groupe Parti national Sigle
de sièges

Parti populaire
Les Républicains LR 19+1 ind.
européen (PPE)

Parti socialiste PS 12
Alliance progressiste des
socialistes et
démocrates (S&D)
Parti radical de gauche PRG 1
Mouvement démocrate MoDem 2

Union des démocrates et


MoDem 1
indépendants
Alliance des démocrates et
des libéraux pour
Parti radical MoDem 1
l'Europe (ADLE)

Alliance centriste AC-UDI 1

Génération Citoyens GC 1

Parti communiste français PCF 2+1 affilié

Gauche unitaire La France insoumise FI 1


européenne/Gauche verte
nordique (GUE/NGL)
Europe
Groupe des Verts/Alliance EEL
Écologie 6
libre européenne (Verts/ALE) V
Les Verts

Europe de la liberté et de la
ex-FN - 1 ind.
démocratie directe (ELDD)

Europe des nations et des


Front national FN 20
libertés (ENL)

Non-inscrits (NI) Front national - 2+1 ind.

Partis nationaux
Extrême droite
Article détaillé : Extrême droite en France.

 Front national (FN), actuellement présidé par Marine Le Pen.


 Parti de la France (PDF), présidé par Carl Lang.
 Ligue du Sud (LS), mouvement d'extrême droite identitaire fondé en 2010, principalement
implanté dans le Vaucluse.
 Mouvement national républicain (MNR), parti créé par Bruno Mégret en 1999.
 Souveraineté, identité et libertés (SIEL), associé de 2011 à 2016 au Front national dans
le cadre du Rassemblement bleu Marine (RBM).
 Parti nationaliste français (PNF).
 Dies Irae (DI), est une association française nationaliste et catholique traditionaliste de la
région bordelaise.
 Action française (AF), mouvement royaliste et plus ancien parti d'extrême-droite français,
fondé en 1898.
 Civitas association catholique intégriste d'extrême droite, constituée en parti politique
depuis 2016.
Droite
Article détaillé : Droite en France.

 Les Républicains (LR, anciennement Union pour un mouvement populaire).


 Debout la France (DLF, anciennement Debout la République), fondé par Nicolas Dupont-
Aignan en 1999.
 Mouvement pour la France (MPF), fondé en 1994 par Philippe de Villiers.
 Parti chrétien-démocrate (PCD), fondé en juin 2009 par Christine Boutin et dorénavant
dirigé par Jean-Frédéric Poisson.
 Rassemblement pour la France (RPF), existe depuis 1992, actuellement présidé par le
député Christian Vanneste.
 La France droite (LFD), fondé en 2012 et présidé par Nathalie Kosciusko-Morizet.
 Rassemblement pour l'indépendance et la souveraineté de la France (RIF), lancé en
2003.
 Rassemblement des contribuables français (RCF), mouvement lancé en 1999 par Nicolas
Miguet.
 Le Trèfle - Les nouveaux écologistes, parti créé en 1993.
 Alliance royale (AR), mouvement royaliste fondé en 2001.
 Centre national des indépendants et paysans (CNIP), parti fondé en 1949.
 Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT), parti créé en 1989, désormais toujours
associé aux Républicains.
 Union populaire républicaine (2007), fondée en mars 2007 par François Asselineau et
présidée par lui.
Centre
Articles détaillés : Centrisme en France et Centre droit.

Les trois principaux partis et mouvements centristes français sont la La République en
marche ! (parti lancé par Emmanuel Macron en 2016, qui remporte l'élection présidentielle de
2017), le Mouvement démocrate (MoDem, présidé par François Bayrou) et l'Union des
démocrates et indépendants (UDI, fondé par Jean-Louis Borloo, actuellement présidé par Jean-
Christophe Lagarde).
L'Union des Démocrates et Idépendants (UDI) est une fédération comprenant plusieurs partis :

 Les Centristes (LC, anciennement Nouveau Centre) créé en 2007 par Hervé Morin en


réaction de la création du MoDem par François Bayrou.
 Parti radical (PR), le plus ancien parti français encore en activité.
 Force européenne démocrate (FED), lancée en 2012 par Jean-Christophe Lagarde.
 La Gauche moderne (LGM), créé en 2007.
 Nouvelle Écologie démocrate (NED), créé en 2013 à la suite d'une scission avec Cap21.
Autres mouvements et partis centristes :
 Alliance centriste (AC), fondée en 2009 et présidée par Jean Arthuis puis Philippe Folliot,
composante de l'UDI qui a rejoint La République en marche ! en 2017.
 Résistons !, scission du Mouvement démocrate fondé en 2016 par Jean Lassalle.
 Nous Citoyens (NC), fondé en juillet 2013 par l'entrepreneur Denis Payre, présidé par
Nicolas Doucerain depuis février 2016.
 Génération Citoyens (GC), fondé en 2015 par Jean-Marie Cavada après son départ
de Nous Citoyens à l'été 2015.
 Parti libéral démocrate (PLD, fondé en 2008 par Aurélien Véron) a fait partie de l'UDI
mais s'en est séparé en décembre 2013.
 Territoires en mouvement (TEM), fondé par le député Jean-Christophe Fromantin, a
également fait partie de l'UDI jusqu'en décembre 2015.
 Le Rassemblement citoyen - Cap21, présidé par Corinne Lepage.
Gauche
Articles détaillés : Gauche en France et Centre gauche.

 Parti socialiste (PS), principal mouvement de gauche, existe sous ce nom depuis 1969.
 Parti radical de gauche (PRG), scission du Parti radical en 1972.
 Union des démocrates et des écologistes (UDE), une fédération de partis lancée en 2015
(la volonté d'origine était de devenir le pendant au centre-gauche de l'UDI) comprenant
actuellement :
 Front démocrate (FD), créé en 2014 et présidé par Jean-Luc Bennahmias.
 Parti écologiste (PE), lancé en 2015 sous le nom « Écologistes ! » et dirigé par François
de Rugy, faisait partie de l'UDE.
 Génération écologie (GE), créé en 1991.
 Mouvement écologiste indépendant (MEI), fondé en 1994.
 Alliance écologiste indépendante (AEI) fédérant initialement 3 partis dont seul La France
en action (FEA) en reste membre depuis novembre 2010 après le départ du MEI en 2009 et
de GE en 2010.
 Mouvement des progressistes (MDP), dirigé par Robert Hue depuis 2009.
 Dès demain (DD), créé par Anne Hidalgo, Christiane Taubira et Martine Aubry le 10 mai
2017.
 Mouvement du 1er Juillet (M1717), fondé par Benoît Hamon le 1er juillet 2017.
Gauche antilibérale et extrême gauche
Article détaillé : Extrême gauche en France.

 La France insoumise (FI), mouvement fondé par Jean-Luc Mélenchon en 2016.


 Parti de gauche (PG), scission du Parti socialiste en 2009.

 Front de gauche (FG) est une coalition formée en 2009 rassemblant les partis suivants :
 Parti communiste français (PCF), existe sous ce nom depuis 1943, actuellement
dirigé par Pierre Laurent.
 Ensemble !, mouvement lancé en 2013.
 Gauche anticapitaliste (GA), fondée en novembre 2011.
 Convergences et alternative (C&A), créé en mai 2009.
 République et socialisme (R&S), issus principalement du Mouvement républicain
et citoyen.
Parmi les autres partis et mouvements se réclamant de l'antilibéralisme ou de l'anticapitalisme on
trouve :
 Europe Écologie Les Verts (EELV), principal parti écologiste français lancé en 2010 pour
renouveler le parti Les Verts.
 Mouvement républicain et citoyen (MRC), créé en 2003 par Jean-Pierre Chevènement.
 Nouvelle Donne (ND), fondé le 28 novembre 2013 par Pierre Larrouturou.
 Lutte ouvrière (LO), existe depuis 1939.
 Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), lancé en 2009.
 Parti ouvrier indépendant (POI), parti créé en 2008.
 Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), parti fondé en 1979.
 Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), mouvement fondé en 2004.
 Communistes, scission en 2012 du PCF.
 Nouvelle Gauche socialiste (NGS), mouvement fondé en 2015 par Liêm Hoang-Ngoc.
 Alternative démocratie socialisme (ADS), créé en 1992.
 Gauche révolutionnaire (GR), mouvement né en 1992.
 Parti pirate (PP), fondé en France en 2009, adhérent au Parti pirate international et
au Parti pirate européen. Son programme se développe sur la base de la protection des
droits et libertés fondamentales, aussi bien dans le domaine numérique qu'en dehors. Sa
devise est « Liberté, Démocratie, Partage ». Le Parti pirate fonctionne sans président.
 Alternative libertaire (AL), fondation en 1991.
 Fédération anarchiste (FA), la principale organisation anarchiste francophone, existe
depuis 1945.
 Coordination des groupes anarchistes (CGA), créée en 2002.

Partis régionaux et locaux métropolitains


Articles détaillés : Régionalisme (politique), Autonomisme et Indépendantisme.

Cette section liste les formations politiques à rayonnement régional ou local. Parmi ces
formations se trouve des partis régionalistes, autonomistes et/ou indépendantistes.

Alsace

 Alsace d'abord (ADA) : mouvement régionaliste d'extrême droite (mouvance identitaire),


fondé en 2000.
 Unser Land (« Notre pays ») : parti autonomiste centriste, fondé en 2009 par la fusion de
l'Union du peuple alsacien (UPA) et de Fer's Elsass (« Pour l'Alsace »). Il participe aux
élections régionales de 2015 sur des listes communes avec le Parti des Mosellans, le Parti
lorrain et l'Alliance écologiste indépendante1.
Bretagne
Article détaillé : Nationalisme breton.

 Adsav (« Relèvement ») : parti indépendantiste d’extrême droite, fondé en 2000.


 Celtic league (« Ligue celtique ») : organisation internationale politique et culturelle
implantée dans les pays celtiques, fondée en 1961.
 Coordination Bretagne indépendante et libertaire : mouvement anarcho-indépendantiste.
 Breizhistance : parti indépendantiste d'extrême gauche, fondé en 2009 et issu du
mouvement Emgann (« Combat ») créé en 1983.
 Mouvement fédéraliste de Bretagne : mouvement fédéraliste, fondé en 2004.
 Mouvement Bretagne et progrès (MBP) : mouvement autonomiste de gauche, fondé en
2010.
 Parti breton : parti autonomiste centriste, fondé en 2002.
 Union démocratique bretonne (UDB) : parti autonomiste de gauche et écologiste, fondé
en 1964.
Catalogne Nord

 Unitat catalana (UC, « Unité catalane ») : mouvement autonomiste de centre droit, fondée


en 1986.
 Convergence démocratique de Catalogne (CDC) : parti autonomiste centriste, fondé en
2006 et issu du Bloc català (« Bloc catalan ») créé en 2001.
 Gauche républicaine de Catalogne (ERC, « Gauche républicaine de Catalogne ») : parti
indépendantiste de gauche, fondé en 1931.
Corse

 A Manca (« La Gauche ») : parti régional d'extrême gauche, fondé en 2009 et issu d'A
Manca naziunale (« La Gauche nationale ») créé en 1998.
 Comité central bonapartiste : parti de droite présent seulement à Ajaccio, fondé en 1908.
 Corse social-démocrate (CSD) : parti régional de gauche, fondé en 1996.
 Corsica libera (« Corse libre ») : parti indépendantiste, fondé en 2009.
 I Verdi Corsi (« Les Verts corses ») : parti écologiste régional, fondé en 1988. Fédération
corse d'Europe Écologie Les Verts (EELV).
 Femu a Corsica : coalition autonomiste fondée en 2010, regroupe actuellement :
 Chjama Naziunale
 Inseme per a Corsica, fondé en 2008.
 le Parti de la nation corse (PNC) : parti autonomiste de gauche, fondé en 2002.
 Rinnovu : parti indépendantiste qui a fait partie de Corsica libera de la fondation en 2009
jusqu'en 2012.
 Corsica Viva
Franche-Comté

 Mouvement Franche-Comté (MFC) : mouvement autonomiste centriste, fondé en 2006.


Normandie

 Mouvement normand (MN) : mouvement régionaliste, fondé en 1971.


Occitanie

 Libertat ! : mouvement indépendantiste d'extrême gauche, fondé en 2009 par le


regroupement d'Anaram au patac (AAP, « Nous irons au combat »), de Combat d'Òc et
de Hartèra !.
 Parti de la nation occitane (PNO) : parti indépendantiste de gauche, fondé en 1959.
 Partit occitan (POc) : parti autonomiste et fédéraliste de centre gauche, fondé en 1987.
Pays niçois

 Nissa Rebela (NR) : mouvement régionaliste d'extrême droite (mouvance identitaire),


fondé en 2006.
Pays basque Nord

 Parti nationaliste basque (EAJ-PNB) : parti autonomiste centriste, fondé en 1895.


 Euskal Herria Bai, coalition électorale abertzale (nationaliste) de gauche regroupant :
 Eusko Alkartasuna (EA, « Solidarité basque ») : parti indépendantiste de gauche,
fondé en 1986.
 Abertzaleen Batasuna (AB, « Union des patriotes ») : branche française d'un parti
indépendantiste d'extrême gauche, fondé en 1988.
 Sortu (Créer) : branche française d'un parti principalement implanté au Pays
basque espagnol
Savoie
Article détaillé : Nationalisme savoyard.

 Mouvement Région Savoie (MRS) : mouvement régionaliste centriste, fondé en 1972.


 Confédération savoisienne (CSE) : mouvement indépendantiste d'extrême droite, fondé
en 2001 d'une dissidence radicale de la Ligue savoisienne.
La fédération Régions et peuples solidaires
Article détaillé : Régions et peuples solidaires.

Fondée en 1995, la fédération Régions et peuples solidaires (R&PS) est l’une des tentatives les
plus achevées de regroupement des forces « régionalistes » en France. Elle rassemble
actuellement les douze formations politiques suivantes :

 Abertzaleen Batasuna (AB, Union des patriotes), Pays basque ;


 Congrès mondial amazigh (CMA), qui compte un élu au conseil régional de Rhône-Alpes
depuis 2010 ;
 Convergence démocratique de Catalogne (CDC), qui compte plusieurs élus municipaux,
dont trois maires ;
 Gauche républicaine de Catalogne (ERC) ;
 Eusko alkartasuna (EA), présent aux municipales de 2014 et aux départementales de
2015 aux côtés d'Abertzaleen Batasuna (Union des patriotes) et Sortu (Créer) au sein de la
coalition abertzale (nationaliste) de gauche Euskal Herria Bai, qui a obtenu plusieurs dizaines
d'élus municipaux, dont des maires, et un conseiller départemental ;
 Mouvement Région Savoie (MRS), qui compte un élu au conseil régional de Rhône-Alpes
depuis 2010 ;
 Parti de la nation corse (PNC), qui compte 11 conseillers territoriaux et de nombreux élus
municipaux ;
 Parti nationaliste basque (EAJ-PNB) ;
 Partit occitan (POc), qui compte six élus (cinq depuis 2010, une de plus depuis 2015)
dans les conseils régionaux d'Aquitaine, d'Auvergne, de Midi-Pyrénées et de Provence-
Alpes-Côte d'Azur, ainsi que des élus municipaux ;
 Union démocratique bretonne (UDB), qui compte un député, 4 conseillers régionaux et
des élus municipaux ;
 Unser Land, qui compte onze élus municipaux ;
 Parti des Mosellans / Partei der Mosellothringer : parti régionaliste, membre de Régions
et peuples solidaires depuis août 20152.

Partis régionaux et locaux ultramarins


Guadeloupe
Article détaillé : Politique en Guadeloupe.

 Guadeloupe unie, socialisme et réalités (GUSR) : parti social-démocrate local issu de la


fédération guadeloupéenne du Parti socialiste français et à présent proche de Gauche
moderne de Jean-Marie Bockel.
 Parti progressiste démocratique guadeloupéen (PPDG) : constitué en 1991 par des
militants du Parti communiste guadeloupéen à la suite de la disparition de l'URSS.
 Parti communiste guadeloupéen : fondé en 1944, comme section du PCF, indépendante
depuis 1958.
 Combat ouvrier (CO) : groupe trotskyste membre de l'UCI comme Lutte ouvrière et fondé
en 1971 en Guadeloupe.
Guyane

 Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES) : mouvement


indépendantiste d'extrême gauche.
 Parti socialiste guyanais (PSG) : fondé en 1956, issu de la fédération locale de la SFIO,
dont elle est distincte.
 Walwari : mouvement guyanais de centre gauche, fondé en 1993 par Christiane Taubira.
 Forces démocratiques de Guyane (FDG)
Martinique
Article détaillé : Politique en Martinique.

Partis assimilationnistes

 Forces martiniquaises de progrès (FMP) : Parti libéral, fondé en 1998 et dirigé par André
Lesueur et Miguel Laventure. Compte 2 conseillers généraux, 2 conseillers régionaux et 3
maires.
 Fédération socialiste de la Martinique (FSM) : Branche locale du PS. Secrétaire fédérale,
Louis-Joseph Manscour. Compte 1 député, 3 conseillers généraux, 1 maire et 2 conseillers
régionaux.
 Mouvement populaire franciscain (MPF) : Fondé en 1983 et dirigé par Maurice Antiste.
Compte un conseiller général, un conseiller régional et un maire.
Partis autonomistes

 Parti progressiste martiniquais (PPM) : fondé par Aimé Césaire et Pierre ALIKER en 1958
et issu de la Fédération communiste martiniquaise. Compte 1 député, 11 conseillers
généraux, 15 conseillers régionaux encartés et la présidence du conseil régional et général
ainsi que de nombreux maires et conseillers municipaux .
 Bâtir le pays Martinique (BPM) : fondé en 1998, scission du Parti communiste
martiniquais dirigé par Pierre Samot et Philippe Edmond-Mariette. Compte 3 conseillers
généraux et un maire. Josette Manin, membre de Bâtir est présidente du Conseil général de
la Martinique depuis mars 2011.
 Rassemblement démocratique martiniquais (RDM) : fondé en 2006, dissidence du PPM.
Secrétaire général : Claude Lise, président du conseil général. Compte 9 conseillers
généraux et 9 maires et apparentés.
 Parti communiste martiniquais (PCM) : Fondé en 1957. Son secrétaire général est
Georges Erichot, conseiller municipal. Il publie Justice.
Partis indépendantistes

 Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM) : fondé en 1978 par Alfred Marie-Jeanne.


Compte un député, 8 conseillers régionaux, 2 conseillers généraux, une quarantaine de
conseillers municipaux et un maire.
 Mouvement des démocrates et écologistes pour une Martinique
souveraine (MODEMAS) : fondé en 1992 par Garcin Malsa. Compte 2 conseillers généraux
et 2 maires.
 Parti pour la libération de la Martinique (PALIMA) : fondé en 1999 par Francis Carole. Ce
mouvement compte 1 conseiller régional.
 Conseil national des comités populaires (CNCP) : fondé en 1983. Leaders : Marie-Hélène
Léotin, Robert Saé et Edmond Mondésir. Compte 1 élu au conseil régional et 6 conseillers
municipaux.
 Combat ouvrier (CO) : groupe trotskyste membre de l'UCI comme Lutte ouvrière et fondé
en 1965 en Martinique. Son leader est Ghislaine Joachim-Arnaud, par ailleurs secrétaire
général de la CGTM. Aucun élu.
Mayotte
Article détaillé : Politique à Mayotte.

 Mouvement départementaliste mahorais (MDM) : mouvement départementaliste du


centre.
 Mouvement populaire mahorais (MPM)
 Nouvel élan pour Mayotte (Néma) : parti politique mahorais, créé en 2007 par Saïd Omar
Oili, président du conseil général de Mayotte de 2004 à 2008.
 Rassemblement démocratique de Mayotte, parti indépendantiste.
Nouvelle-Calédonie
Article détaillé : Politique en Nouvelle-Calédonie.

Partis loyalistes ou anti-indépendantistes

 Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR), aujourd’hui Le


Rassemblement : Parti de la droite locale et mouvement historique du combat contre
l'indépendance, fondé en 1977 par Jacques Lafleur sous le nom de la Rassemblement pour
la Calédonie, devient RPCR en 1978 (fusion avec le RPR – Nouvelle-Calédonie), et prend le
nom de Rassemblement – UMP après son affiliation à l’UMP. Il est la principale composante
de la coordination des Républicains en Nouvelle-Calédonie.
 L'Avenir ensemble : fondé en 2004 par des dissidents plus ou moins anciens du RPCR,
compte à l'origine des membres proches de l'UMP et d'autres de l'UDF (et depuis aussi bien
du MoDem que du Nouveau Centre). Fait partie de la coordination des Républicains en
Nouvelle-Calédonie.
 Rassemblement pour la Calédonie (RPC) : Parti créé par Jacques Lafleur en 2006. Fait
partie de la coordination des Républicains en Nouvelle-Calédonie.
 Mouvement de la diversité (LMD) : fondé en 2008 par des dissidents du RPC sous la
conduite du sénateur UMP Simon Loueckhote, allié à l'Avenir ensemble lors des élections
provinciales de 2009. Fait partie de la coordination des Républicains en Nouvelle-Calédonie.
 Calédonie ensemble : fondé en 2008 par des dissidents de l'Avenir ensemble sous la
conduite du président de l'Assemblée de la Province Sud de l'époque, ensuite président du
gouvernement local de 2009 à 2011 et actuel député UDI Philippe Gomès, compte
essentiellement des membres proches à l'origine de l'UMP puis de l'UDI à partir de 2012.
 Mouvement populaire calédonien (MPC) : parti créé en 2013 par des dissidents
du Rassemblement emmenés par l'ancien député UMP et 1er adjoint
au maire de Nouméa Gaël Yanno, est à la tête d'une coalition appelée l'Union pour la
Calédonie dans la France (UCF).
Partis indépendantistes

 Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) : Fondé par Jean-Marie


Tjibaou en 1984, successeur du Front indépendantiste, fondé en 1979, regroupe :
 Union calédonienne (UC) : Fondé en 1952 par les anciens députés Maurice
Lenormand et Rock Pidjot, dominant sur la scène locale jusque dans les années 1970,
d'abord autonomiste, il a officiellement pris position pour l'indépendance sous la conduite
de Jean-Marie Tjibaou en 1977. À longtemps constitué la principale composante
du FLNKS, domination aujourd'hui concurrencée par le Parti de libération kanak avec
lequel il est régulièrement en conflit.
 Union nationale pour l'indépendance (UNI) : Fondée en 1999, qui regroupe :
 Parti de libération kanak (Palika) : Fondé en 1975 à partir de deux
groupes de lutte indépendantistes d'influence marxiste ou révolutionnaire (les
Foulards rouges et le Groupe 1878), dirigé par le président de l'Assemblée de
la Province Nord Paul Néaoutyine.
 Union progressiste en Mélanésie (UPM) : Fondée en 1974, par des
dissidents mélanésiens de l'UC.
 Rassemblement démocratique océanien (RDO) : Fondé en 1994 par des
membres des communautés wallisiennes et futuniennes favorables à
l'indépendance, dissidents de l'Union océanienne.
 Libération kanak socialiste (LKS) : Dissidence du Palika créée en 1981 par l'ancien
grand-chef du district de Guahma et membre fondateur des Foulards rouges, Nidoïsh
Naisseline. Allié sur le plan territorial à l'Avenir ensemble entre 2004 et 2008, il forme une
majorité avec l'UC à l'Assemblée de la Province des îles Loyauté que Naisseline a présidé
entre 1995 et 1999.
 Fédération des comités de coordination indépendantistes (FCCI) : Dissidence du FLNKS,
allié traditionnel du RPCR entre 1998 et 2004. Elle n'est plus présente depuis 2004qu'à
l'échelon municipal.
 Unir et construire dans le renouveau (UC Renouveau) : dissidence de l'UC créée
en 2004, uniquement présente aux îles Loyauté.
 Parti travailliste : parti d'extrême gauche lié au syndicat USTKE et proche de José Bové,
fondé en 2007.
Polynésie française

 Tahoeraa huiraatira (Rassemblement Populaire) : parti historique de la droite anti-


indépendantiste, fondé en 1977 par Gaston Flosse, succède à l'Union tahitienne Tetahoera'a
Maohi, fondée en 1962 et affiliée à l'UDR. Il a été associé au RPR puis à
l'UMP jusqu'en 2008. Il est soutenu par :
 Porinetia Ora (Que vive la Polynésie) : parti autonomiste, fondé en 2004 par des
dissidents du Tahoeraa menés par Reynald Temarii. Il est présidé depuis 2006 par Teiva
Manutahi. Le parti a appelé à voter pour Tahoeraa au second tour en 2013.
 Ia Ora te Fenua (Que Vive le Pays) : groupe centriste et autonomiste fondé en 2009 à
l'Assemblée de la Polynésie française. On ne retrouve plus de groupe parlementaire sous ce
nom après l'élection territoriale polynésienne de 2013. Il regroupait des élus de :
 Rautahi/Rassemblement pour la Polynésie française : Fondé en 2005, dissidence
du Rassemblement populaire menée par Jean-Christophe Bouissou, dissout en 2014.
 Tiatau mouvement citoyen : fondé en 2007 pour soutenir la candidature
aux législatives de la députée sortante ancienne Tahoeraa et ancienne UMP Béatrice
Vernaudon-Coppenrath.
 Union pour la démocratie (UPLD) : Alliance de gauche indépendantiste fondée
en 2004 pour les élections territoriales qu'elle a remporté sans obtenir de majorité absolue,
se dispute depuis le pouvoir avec le Tahoeraa et, depuis 2008, avec A Ti'a Porinetia, au gré
des changements d'alliances et des motions de censure. C'est le parti d'Oscar Temaru. Elle
regroupe :
 Tavini Huiraatira (Servir le Peuple) : Parti indépendantiste d'Oscar Temaru. Fondé
en 1977 sous le nom de Front de libération de la Polynésie, il est rebaptisé
en 1984 Tavini huiraatira no te ao Ma’ohi (Serviteur du peuple polynésien).
 Here ai’a (Amour de la patrie) : Fondé en 1965, issu du Rassemblement des
populations tahitiennes (indépendantiste et proche du PCF, fondé en 1947).
 Ia Mana te Nunaa (Que le peuple soit au pouvoir) : fondé le 15
novembre 1975 par Jacqui Drollet, marxiste socialiste, indépendantiste -
autogestionnaire, il rejoint l'Union pour la démocratie en 2004.
 Heiura - Les Verts : parti écologiste, membre de l'Union pour la démocratie.
 Ai'a Api (Nouvelle patrie) : Parti radical de gauche, autonomiste, dissident du E'a
Api.
 A Rohi (Agir) : Fondé en 2008 par Hiro Tefaarere, indépendantiste modéré ancien
du Tavini Huiraatira puis de l'alliance To Tatou Ai'a.
 Te Aho Api (Le Nouveau souffle) : parti autonomiste fondé en 2009 par Clarenntz
Vernaudon, dissident de l'alliance To Tatou Ai'a et de l’Ai'a Api.
 Te Henua Enata a Tu (La Terre des hommes) : parti autonomiste marquisien de
Benoît Kautai, allié en 2008 de l'alliance To Tatou Ai'a sans en faire partie, a fait partie
jusqu'en 2008 du groupe Te niu hau manahune des îliens puis des non-inscrits. Depuis
2013, membre de l'Union pour la démocratie.
 Parti socialiste polynésien : Proche de l'UPLD, sans toutefois en faire partie.
 A Ti'a Porinetia (Le Rassemblement des Polynésiens) : parti et groupe parlementaire
autonomiste fondé en 2013, présidé par Gaston Tong Sang. Il regroupe :
 Fetia Api (Nouvelle Étoile) : Parti centriste, fondé en 1996 par Boris Léontieff,
proche du Nouveau Centre et présidé aujourd'hui par Philip Schyle.
 O Porinetia To Tatou Ai'a (O Polynésie, Notre patrie) : parti de
la droite autonomiste fondé en 2007 par des dissidents du Tahoeraa emmenés
par Gaston Tong Sang, associé à l'UMP depuis 20093.
 Ai'a Api (Nouvelle Patrie) : Fondé en 1982 par Émile Vernaudon, dissidence
du E'a Api, proche du PRG.
 Taatira no te hau (Rassemblement pour la Paix) : Ancien Taatira
Porinetia (Entente polynésienne) renommé en 2000, parti représentant la communauté
asiatique dit « parti chinois », présidé par Robert Tanseau.
 Te Mana Toa (L'Esprit du guerrier) : parti autonomiste fondé en 2007 par Sandra
Lévy Agami, dissidente de Porinetia Ora et ancienne du Tahoeraa. Il a fait partie de
l'alliance To Tatou Ai'a jusqu'en décembre 2008.
 Te niu hau manahune (Le principe de démocratie) : Parti de droite autonomiste et
« îlien », fondé en 2007 par Teina Maraeura. Avait formé son propre groupe
entre 2008 et 2009, le Te Mana o te Mau Motu (Le Pouvoir des îles), tout en restant
toujours l'allié de To Tatou Ai'a.
 To Tatou Ai'a (Notre patrie) : alliance du centre droit autonomiste et anti-
indépendantiste créée autour de Gaston Tong Sang pour les élections territoriales
polynésiennes de 2008 qu'elle a remporté sans obtenir la majorité absolue, se dispute depuis
le pouvoir avec l'UPLD et le Tahoeraa au gré des changements d'alliances et motions de
censure. On ne retrouve plus d'alliance politique sous ce nom après l'élection territoriale
polynésienne de 2013.
 No oe e te nunaa (Pour toi, pour nous) : Fondé en 2003, parti centriste proche
du MoDem (a appelé à voter François Bayrou en 2007), se place entre l'UPLD et la
plateforme autonomiste soutenue par l'UMP.
 To'u Ai'a (Notre patrie) : Fondé en 2007 par un dissident du Tavini Huiraatira ; davantage
partisan d'une indépendance économique que d'une indépendance politique.
 Tapura Huiraatira : dissidence du Tahoeraa fondée en 2016, menée par le président de
l'archipel Édouard Fritch. Rassemble tous les élus de l'exécutif, 29 conseillers (16 issus
du Tahoeraa et les 8 d'A Ti'a Porinetia), les deux sénateurs et deux des trois députés.
La Réunion
Article détaillé : Politique à La Réunion.

 Parti communiste réunionnais (PCR) : parti communiste local, fondé par Paul Vergès en


1959, issu de la fédération réunionnaise du Parti communiste français.
 Pour La Réunion (PLR) : fondé en 2012 par la députée Huguette Bello.
 Union centriste et libérale, un parti réunionnais avec Ibrahim Dinder à sa tête.
 Free Dom : mouvement politique de gauche fondé par Camille Sudre à la suite des
succès d'audience d'un groupe audiovisuel populaire portant le même nom qu'il a créé au
début des années 1980.
 Europe Écologie La Réunion (EÉLVR) : fédération réunionnaise d'Europe Écologie Les
Verts.
 Mouvement pour une alternative réunionnaise à l'ordre néolibéral (MARON) : proche de
la LCR et d'ATTAC.
Saint-Pierre-et-Miquelon

 Archipel demain : Mouvement de droite local, fondé en 1995, proche de l'UMP.


 Cap sur l'avenir (CSA) : Mouvement de centre gauche pour la défense des intérêts de
l'Archipel, proche du PRG et des Verts. Représenté à l'Assemblée Nationale par sa
présidente, Annick Girardin

Depuis 1945[modifier | modifier le code]


Article détaillé : Politique extérieure de la France depuis 1945.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, si la France perd une partie de son influence
internationale du fait de son occupation par le Troisième Reich, la France libre, menée
par de Gaulle, et s'appuyant sur les colonies, préserve une représentativité. Pour faire face
aux Soviétiques, Churchill souhaitera conserver un allié français.
Après guerre, la France reçoit une zone d'occupation en Allemagne et intègre l'OTAN (en
1949). A l'ONU, la France se voit accorder un siège permanent au Conseil de sécurité à
l'égal de la Russie, les États-Unis, le Royaume-Uni et la Chine. Lors de la guerre froide, la
France fait partie du bloc occidental opposé au bloc de l'Est, par son adhésion à l'Otan. Pour
compenser son déclin sur la scène internationale, la France se lance dans la construction
européenne à partir de 1951 (CECA). La construction européenne devient vite pour la
France le moyen de dépasser la logique des deux blocs.
À son arrivée au pouvoir en 1958, le général de Gaulle, afin de conserver une politique
internationale indépendante, consolide la force de dissuasion nucléaire engagée sous la IVe
République, et fait sortir en 1966 la France du commandement intégré de l'OTAN (sans
rompre l'alliance). Le Général souhaite en effet un rééquilibrage des relations entre France,
Grande-Bretagne et États-Unis. La France soutient cependant Washington lors de la
seconde crise de Berlin (construction du mur de Berlin) et de la crise des missiles de
Cuba en 1962.Refusant la logique des blocs, il tente un dialogue avec Moscou (qui se
soldera par un échec, notamment matérialisé par l'écrasement du Printemps de Prague en
1968), et développe des ambitions globales pour la France (long voyage en Amérique latine
en 1965, critique de la politique américaine au Vietnam depuis le Cambodge en 1966...).
Dans le même temps, la France entame la décolonisation, d'abord au Maghreb au milieu des
années 50, puis en Afrique noire à partir de 1960. Par la colonisation, elle a établi des
relations particulières avec ses anciennes colonies - marquée notamment par
la francophonie. Après ses critiques à l'égard d'Israël en 1967 (guerre des Six Jours), et
surtout après l'indépendance algérienne en 1962, la France va se rapprocher du monde
arabe et de la rive sud de la Méditerranée.
En Europe, le général de Gaulle souhaite développer un moteur franco-allemand comme
noyau d'une puissance politique européenne, sans pour autant accepter tous les
développements d'un nouveau fédéralisme européen. Il s'oppose également à l'entrée de la
Grande-Bretagne dans le Marché Commun (1963 et 1965).
Cet héritage gaulliste souvent résumé par l'expression "politique de grandeur"2 durera
considérablement, et sera peu mis en cause pendant plusieurs décennies3. Georges
Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing assumeront l’héritage gaullien même s'ils sont plus
européens que le général.
L'élection du socialiste François Mitterrand en 1981 ne modifie pas profondément la donne. Il
soutient Helmut Kohl et l’OTAN lors de la crise des euromissiles, continue la marche
européenne en lien avec l'Allemagne (résolution de la crise de la contribution britannique,
mise en place du traité de Maastricht après l'acte unique européen de 1986). Au Moyen-
Orient il affirme la nécessité pour Israël de reconnaître le droit des Palestiniens à disposer
d’un État, et soutient à plusieurs reprises Yasser Arafat4. Sa politique africaine restera très
interventionniste (notamment avec une intervention majeure au Tchad contre les troupes du
colonel Kadhafi), mais lors du sommet de la Baule en 1990 il conditionne l'aide française à
une réforme de la gouvernance ; en janvier 1994, alors en cohabitation avec le
gouvernement d'Édouard Balladur, la France dévalue le Franc CFA de 50%). Son soutien
aux États-Unis lors de la guerre du Koweït en 1990-91 achèvera de consolider sa bonne
entente avec Washington. Les critiques principales contre la politique étrangère de François
Mitterrand furent : d'avoir mal négocié le choc de la fin de la guerre froide, et notamment
la réunification allemande, par conservatisme historique ou méfiance de l'Allemagne (un
voyage inutile dans une Allemagne de l'Est déjà condamnée, par exemple); d'avoir refusé
d'admettre la responsabilité serbe dans le drame des Balkans à partir de 1990; les critiques
contre l'action de l'armée française lors du génocide rwandais, lui sont aussi en partie
imputées. Dans un ouvrage qui fait référence sur la période, Hubert Védrine, acteur clef de la
politique étrangère mitterrandienne, répond en partie à ces critiques5.
Jacques Chirac, dont les douze ans de présidence (1995-2007) ont compté cinq ans de
cohabitation avec Lionel Jospin, tente de réhabiliter le volontarisme politique (reprise des
essais nucléaires, posture ferme contre la Serbie...), reprend une partie de la rhétorique
gaullienne (politique arabe, souverainisme, goût pour les grands blocs non occidentaux...)
mais y ajoute une priorité onusienne (par exemple en s'opposant à la guerre américaine en
Irak en 2003), et le développement d'une diplomatie globale, transversale, sur des sujets
nouveaux (le climat, l'environnement, la fourniture de médicaments aux pays du Sud, la lutte
contre les inégalités et en faveur de la diversité culturelle...)6.
Nicolas Sarkozy tentera de sortir de ce schéma gaullien en prônant une rupture dans la
politique étrangère française. Son mandat (2007-2012) sera marqué par la crise financière
de 2008, dans laquelle il se montrera actif pour entamer une réforme du capitalisme
mondial ; l'invasion russe de la Géorgie en 2008, crise qu'il tentera d'apaiser en tant que
président en exercice de l'UE; les printemps arabes après 2011, dans lesquels la France
engagera son aviation contre le leader libyen Kaddhafi, après avoir perdu de la crédibilité au
moment de la révolution tunisienne.

Rôle du ministère des Affaires étrangères[modifier | modifier le


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Article détaillé : Ministère des Affaires étrangères (France).
Sous la Ve République, le ministère des Affaires étrangères est chargé des relations avec les
États étrangers. Il a la responsabilité d'informer le président de la République française de
l’évolution de la conjoncture internationale et de la situation politique, économique et
culturelle des autres pays en s'appuyant sur les rapports des ambassades et
des consulats de France à l’étranger.
Si le président de la République a fait, depuis De Gaulle, de la diplomatie un « domaine
réservé », le ministre des Affaires étrangères reste en théorie l'initiateur de la politique
extérieure de la France et propose les orientations de la politique internationale du pays.
Son administration joue un rôle de représentant de la France auprès des gouvernements
étrangers et des organisations internationales. Chaque ambassadeur de France représente
le président de la République auprès des autorités de son pays de résidence. Sa fonction lui
donne autorité pour négocier et signer des accords au nom de la France.
Enfin, le ministère des Affaires étrangères doit protéger les intérêts français à l’étranger et
porter assistance aux ressortissants français hors du territoire, essentiellement par
l'intermédiaire de ses consulats.

La diplomatie française en chiffres[modifier | modifier le code]


Troisième réseau diplomatique au monde après celui des États-Unis et de la Chine
populaire, le réseau des représentations diplomatiques de la France compte actuellement
plus de 160 ambassades et 97 postes consulaires répartis sur les cinq continents. La France
est également représentée de façon permanente au sein de 17 missions multilatérales
(ONU, OSCE, FAO).
En 2007, le budget du ministère, s'élevait à 4,5 milliards d’euros. Le ministère des Affaires
étrangères et européennes participe à hauteur de 50 % à l'ensemble du budget de l'action
extérieure de la France tous ministères confondus.
Le ministère des Affaires étrangères et européennes emploie près de 16 500 personnes
répartis en cinq catégories : les agents titulaires recrutés sur concours, les agents
contractuels en CDD ou CDI, les militaires et le personnel recruté sur place qui constitue la
majorité de ces agents. Plus de 50 % des effectifs sont missionnés sur le programme axé
sur l’action de la France en Europe et dans le monde.
Il y a plus d'un siècle, la France a initié la création d'un vaste réseau d'établissements
culturels à travers le monde. Composé des instituts et centres culturels français ainsi que
des établissements gérés par l'Alliance française, celui-ci compte aujourd'hui 144 instituts et
centres culturels implantés dans 92 pays, 222 Alliances françaises subventionnées par le
ministère et 174 Services de Coopération et d'Action Culturelle et assimilés. L'apprentissage
de la langue française y tient une place importante. Le réseau scolaire compte, lui, environ
253 établissements scolaires français à l’étranger de la maternelle à la terminale avec près
de 160 000 élèves dont 46 % de Français.
mmanuel Macron entre cette semaine à l’Elysée et souhaite que la
France retrouve sa ligne « gaullo-mitterrandienne  ». Le nouveau
président arrive au pouvoir dans un contexte particulier. Le
nationalisme exacerbé prend de l’ampleur partout dans le monde.
Il est incarné notamment par Donald Trump, Vladimir Poutine, ou
encore le Brexit. A contrecourant, il souhaite une France
profondément ancrée dans l’Europe et ouverte sur le monde. Mis
à part ces grandes lignes, la politique étrangère du nouveau
président reste à définir.
L’homme « en marche » bouscule tous les repères, mais affiche ses
priorités. Sa victoire « est pour la France » et aussi « pour l’Europe »,
et il le dit sur un ton grave dès le soir du dimanche 7 mai 2017, lors
de sa première prise de parole en tant que président élu.
« Je défendrai l’Europe, la communauté de destin que se sont donnés les
peuple de notre continent. C’est notre civilisation qui est en jeu. Notre
manière de vivre, d’être libres, de porter nos valeurs, nos entreprises
communes et nos espoirs. J’œuvrerai à retisser le lien entre l’Europe, et
les peuples qui la forment. Entre l’Europe et les citoyens. »
Redynamiser l’Union européenne et mener des réformes pour une
Europe plus juste. La mission s’annonce difficile pour Emmanuel
Macron. Mais celui qui a fait barrage au Front National et plus
largement aux europhobes n’a pas le choix. Il doit rapidement
passer à l’action. « Ça ne pourra plus être exactement la même Europe
qu’hier », avertit d’emblée Bertrand Badie, professeur des
universités à Sciences Po Paris, contacté par RFI.
« L’Europe d’aujourd’hui est une Europe du statu quo. Elle fonctionne de
cette façon pour pouvoir préserver son consensus. Ce serait quand même
paradoxal qu’un candidat qui s’est engagé sur le changement et sur
l’Europe reste muet sur les grandes évolutions européennes, comme ses
prédécesseurs avaient tendance à l’être », explique le spécialiste des
relations internationales, avant de rappeler que « le jeu européen est
une partition à vingt-sept ».
Au sein de l’Union européenne, tous les Etats restent souverains. Ils
doivent donner leur accord pour le moindre changement. Si
Emmanuel Macron veut rester fidèle à lui-même, il lui faudra faire
des propositions concrètes pour l’Europe. « La principale difficulté,
pour Emmanuel Macron, est de mener deux grands chantiers en même
temps. Celui des réformes et celui du Brexit  », ajoute Bertrand Badie.
« Mettre l’Europe à équidistance de Moscou et de Washington »
Pour sa première visite à l’étranger, Emmanuel Macron se rendra à
Berlin, auprès de la chancelière allemande, Angela Merkel. Mais
durant sa présidence, il devra affronter d’autres chefs d’Etat plus
coriaces, notamment le président russe.

Vladimir Poutine a réagi sans enthousiasme à l’élection d’Emmanuel


Macron. Le langage du Krmelin est resté très diplomatique. Le
président russe a néanmoins invité Emmanuel Macron à surmonter
la méfiance mutuelle. Pour Bertrand Badie, le jeune président
français peut très bien tenir tête à Vladimir Poutine. Pour y parvenir,
Emmanuel Macron doit avoir une vision cohérente des relations
internationales, surtout sur des dossiers importants comme la Syrie
et le terrorisme.
Son futur gouvernement et les différentes nominations aux postes
diplomatiques détermineront sa vision sur la politique étrangère.
« Il y a une grande idée qui circule et qui veut que face à un Poutine, il
faut quelqu’un qui montre ses muscles et ses dents de carnivores »,
explique le professeur de science politique. « Chez les vieux routiers
de la politique, il y a cette idée qu’un homme jeune ou qu’une femme élue
à la tête d’un pays n’a pas l’expérience qui lui permet de résister aux
ogres et aux monstres sacrés de la politique. Je dirais que c’est
probablement important, parce que ça joue incontestablement dans la
pensée des uns et des autres mais l’essentiel n’est pas là. L’essentiel est
une confrontation de vision, de moyens et de ressources », tient-il à
préciser.
Pour y parvenir, Emmanuel Macron affirme vouloir « placer la France,
et l’Europe, à équidistance de la Russie et des Etats Unis ». Celui qui
entre à l’Elysée cette semaine le clame haut et fort : il ne subira pas
le diktat de Moscou. Il discutera aussi bien avec Vladimr Poutine
qu'avec le partenaire américain, notamment du climat. « La ligne
que je veux avoir pour la France, c'est une ligne que je qualifierais de
gaullo-mitterrandienne, c'est l'indépendance de la France, c'est pour cela
que je veux une France forte, qui fasse ses réformes, qui soit crédible et
qui soit forte en Europe », détaille Emmanuel Macron.
« Dynamiser la diplomatie française »
Le jeune président devra donner une impulsion à la diplomatie
française. « Le gros problème de la diplomatie française c’est qu’il faut
qu’elle redémarre, qu’elle retrouve sa crédibilité », insiste Bertrand
Badie. « Cela fait près de vingt ans que la diplomatie française n’a plus
véritablement de crédibilité. Il faudra la restaurer. Si Emmanuel Macron
trouve la formule pour restaurer ce qu’était la diplomatie du temps du
général de Gaulle ou de François Mitterrand, il marquera un pas quelle
que soit sa jeunesse et quelle que soit la force intimidante des autres
dirigeants. Si au contraire il ne trouve pas la formule et bien je crains que
cette élection française ne pèse pas beaucoup dans l’avenir du monde »,
conclut le professeur des universités.
Cette diplomatie française devra également être active en Asie,
avec le géant chinois mais aussi et surtout avec les pays du Sud. La
coopération euro-africaine est l’une « des priorités » d’Emmanuel
Macron.

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