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Watchman Nee

Dieu s’est fait homme

Traduit de l’anglais Tiré de: The Normal Christian Faith Hong Kong Church Book Room

© 1997 Editions « Le Fleuve de Vie » Chemin des Brandards 56 2000 Neuchâtel - Suisse
lefleuvedevie@bluewin.ch www.lefleuvedevie.ch

Dieu s’est fait homme

Un meilleur moyen de communication

Dieu désire se révéler à nous. Il le fait par des moyens accessibles à l’homme. Ces moyens sont
précisément le langage écrit et le langage parlé. Nous avons vu que Dieu se révèle par l’écriture.
Maintenant, nous voulons considérer sa révélation par la parole.

Supposons que vous ayez entretenu une correspondance avec une personne pendant plu¬sieurs
années sans jamais l’avoir vue. Il est tout naturel que vous désiriez la rencontrer pour pouvoir
vraiment faire sa connaissance. Si l’on veut pleinement comprendre quelqu’un, le biais de l’écriture
n’est pas suffisant. Un contact direct devient nécessaire. Il semble que la communication orale soit
de nature plus intime et plus profonde que la communication par l’écriture. Lorsque le langage oral
s’ajoute au langage écrit, la communication s’en trouve accrue. Eliminez l’un des deux, et vous
constaterez un manque. Bien sûr que si vous ôtez tous

les deux, il n’y aura plus du tout de communi

ISBN 70-88152-064-2

cation. Une communication efficace sera toujours entretenue par ces deux moyens.

Si telle est l’intention de Dieu de se révéler à nous, il doit le faire également en parlant. Mais
comment Dieu parle-t-il? Fait-il retentir sa voix du haut des cieux? Si c’était le cas, nous se¬rions tous
terrorisés. Nous nous enfuirions tous. Personne n’oserait prêter l’oreille. Un abîme nous sépare de
lui. Lui qui est si élevé et glorieux nous repousserait loin de sa sainteté. Comment donc parle-t-il?

En hiver à la montagne

Permettez-moi de vous raconter une histoire. Un hiver, j’étais en convalescence sur la mon-tagne de
Lu-Shan. C’était juste après la guerre, et pour ainsi dire personne ne vivait à la mon-tagne. Là où je
logeais, on ne pouvait voir pratiquement personne dans les parages durant toute la journée. Comme
je suis de nature tranquille, ce genre d’environnement me convenait très bien. Non seulement tout
était calme là- haut, mais il faisait également froid. Du matin au soir, la seule personne que je pouvais
voir était un petit garçon qui venait trois fois par jour m’amener le repas. Au début, j’étais bien à
mon aise. Mais après un certain temps, même une personne comme moi aurait fini par éprouver de
la solitude.
Un jour, après le repas de midi, j’allai faire une sieste. La fenêtre de ma chambre s’ouvrait sur un
balcon. Lorsque je me réveillai, je vis de petites créatures s’attrouper sur le balcon. Des miettes de
mon repas avaient attiré les oiseaux qui gazouillaient. Ils pépiaient joyeusement tout en sautillant. Je
me dis en moi-même: «Eh bien! puisque je n’ai personne à qui parler, j’essayerai de me lier d’amitié
avec ces petits oiseaux.»

Je me levai pour les saluer. Mais ils s’enfuirent au même instant. Il me vint aussitôt une idée. Je pris
quelques grains du riz qui me restait et les disposai en rangées, en augmentant peu à peu la quantité
en direction de la fenêtre. Je me cachai pour les observer. Bientôt ils revinrent. Je me dis alors: «
C’est le moment ou jamais! » Je sortis de ma cachette et voulu me lier d’amitié avec eux. Mais ils
disparurent à l’instant où ils me virent. Quelques-uns se perchèrent sur les branches de l’arbre qui se
trouvait en face du balcon et m’observaient comme pour deviner quelle était mon intention. Chaque
fois que je les approchais, ils s’envolaient. Et chaque fois que je m’éloignais, ils revenaient. Ceci arriva
plusieurs fois.

Trop grand

Je voulais prêcher aux oiseaux. J’allais leur dire: « Petits oiseaux, je n’ai aucune mauvaise intention en
faisant cela. C’est l’hiver à la montagne et la nourriture se fait rare. J’ai suffi-samment à manger et je
désire simplement partager ma nourriture avec vous. Soyez donc en paix et approchez-vous. La seule
chose que je vous demande, c’est de pouvoir m’asseoir à vos côtés pendant que vous mangez.
J’aimerais vous écouter chanter et vous regarder jouer. Venez, soyons amis... » Mais les oiseaux ne
sont pas venus. Ils ne m’ont pas compris. J’ai dû abandonner.

Plus tard, je compris quelque chose. Je commençai à me prêcher à moi-même: « Mon corps est trop
grand. Si je pouvais changer de taille, passer de 1,80 m à la taille d’un oiseau, et même devenir un
oiseau, ma présence ne les effrayerait pas. Je pourrais ensuite leur faire part de l’intention de mon
cœur, et nous pourrions passer l’hiver ensemble sur la montagne de Lu- Shan. »

Dieu doit devenir semblable à nous

Nous avons le même problème aujourd’hui. Si Dieu reste Dieu, il nous sera impossible de le
comprendre. S’il nous parle dans sa propre langue, nous serons perdus à coup sûr. Si Dieu veut se
révéler à nous par la parole et avoir de la communion avec l’homme, il doit se faire petit, à tel point
que lui et nous devenions pareils. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’il pourra s’adresser à nous et nous
parler de lui et de ce qui concerne les mystères de l’univers. Alors seulement serons-nous à même de
le comprendre.

Dieu s’est-il donc fait homme pour se révéler par sa parole? Procédons à nouveau par suppo-sitions.
Et si Dieu s’était vraiment révélé par le langage humain? Et si Dieu était véritablement devenu un
homme et qu’il ait eu de la communion avec l’homme? L’implication est immense! Cela signifie que
dans ce monde, parmi tous les êtres humains dans l’histoire, il y a une personne qui n’est pas
simplement homme, mais également Dieu! Si nous admettons que Dieu s’est vraiment fait homme, il
doit y avoir un mortel qui soit en même temps divin. Nous voudrions trouver qui il est.

Qualifications

Voilà une tâche bien difficile. Mais nous utiliserons la méthode efficace que nous avons adoptée,
celle qui consiste à établir certains principes. Nous mènerons ensuite notre recherche selon les
qualifications et les directions ainsi déterminées. Nous allons évaluer comment une personne doit
vivre et quelles doivent être ses qualifications pour pouvoir prétendre être Dieu.
Cette personne doit, pour remplir la première condition, prétendre être Dieu pendant qu’elle vit sur
terre. Elle ne peut pas être hésitante, elle doit déclarer hardiment qu’elle est Dieu. Alors seulement
pourrons-nous la reconnaître comme telle. Nous ne pouvons deviner son identité si elle ne fait
aucune déclaration. Une telle déclaration constitue donc la première qualification nécessaire.

Deuxièmement, il faut que cette personne soit venue sur terre d’une manière différente de la nôtre.
Si je prétends être Dieu tout en étant né comme n’importe quel mortel, mes paroles n’auront point
de poids. En revanche, si je viens du ciel, mon affirmation pourra être prise au sérieux. Ainsi, cette
personne doit être venue au monde d’une manière extraordinaire, sinon ses paroles n’ont pas de
poids.

Troisièmement, la qualité de vie morale de cet homme doit être d’un niveau supérieur à celle de tout
autre être humain. Il faut qu’il ait la sainteté de Dieu, et sa vie doit porter la marque de la justice de
Dieu. Par exemple, si je deviens un oiseau et vis exactement de la même manière que les autres
oiseaux, sans avoir rien d’extraordinaire à leur montrer, je ne pourrai pas leur prouver que je suis en
fait un homme. Si Dieu doit se faire homme, il faut que son comportement moral soit de la plus
haute qualité. C’est de cette manière seulement que nous pourrons le reconnaître comme Dieu.

En outre, si cette personne est Dieu, elle doit forcément pouvoir faire des œuvres qu’aucun mortel
n’est capable d’effectuer. Si elle peut accomplir ce que nous ne pouvons faire, et connaître ce que
nous ignorons, nous pourrons dire qu’elle est réellement Dieu.

Enfin, cette personne doit pouvoir nous dire quel est le plan divin concernant l’homme. Quel but
Dieu avait-il en créant l’univers et l’homme? Comment prend-il soin des souffrances et des peines de
l’humanité? Quelles sont l’origine et la solution finale de toutes choses dans cet univers? Quelle doit
être notre attitude face à Dieu? Cette personne doit nous révéler toutes ces choses.

La recherche

Nous allons soumettre l’humanité entière à un test, pour découvrir qui remplira ces cinq conditions.
S’il existe une telle personne, elle sera alors pleinement qualifiée pour être Dieu.

La première personne qui doit être soumise à ce test, c’est vous-même. Vous n’êtes bien sûr pas
Dieu, parce que vous n’avez jamais prétendu l’être. Moi non plus, je n’ai pas de telles prétentions.
Ainsi, vous et moi avons déjà perdu la partie. Très bien, venons-en maintenant à Confucius. En lisant
ses livres, vous découvrirez qu’il a mené une vie très honorable et très digne. Toutefois, lui non plus
n’a jamais prétendu être Dieu. Il échoue donc dès la première étape.

Qu’en est-il de Sakya Muni, le fondateur du bouddhisme? Il ne prétendait pas être Dieu, et toute sa
philosophie était dépourvue de dimension divine. Il ne croyait pas en l’existence de Dieu. Ainsi donc,
il ne pouvait lui-même être Dieu.

Voyons maintenant ce qu’il en est de Mahomet. Il croyait en Dieu. Mais il n’a jamais dit qu’il était
Dieu lui-même. Il appelait Dieu Allah et s’appelait lui-même le prophète d’Allah. Passez toutes les
personnalités de l’histoire en revue, et vous découvrirez que personne, sauf une seule, a prétendu
être Dieu. Cette Personne était Jésus de Nazareth. Il a prétendu, lui, être le Dieu vivant. Aucun autre
n’a fait valoir une telle prérogative.

Les trois alternatives

Comment ce Jésus de Nazareth peut-il prétendre être Dieu? Avant de poursuivre, nous devons nous
arrêter quelque peu pour considérer sérieusement cette question. Prétendre être Dieu n’est pas une
petite chose! Une personne faisant une telle déclaration tombe dans l’une des trois catégories
suivantes: premièrement, si elle prétend être Dieu sans l’être, elle doit être folle ou psychotique.
Deuxièmement, si elle n’est ni Dieu ni folle, elle doit mentir. Et troi-sièmement, si elle n’appartient ni
à la première ni à la deuxième catégorie, elle doit être Dieu. 11 vous faut choisir entre ces trois
possibilités. Si vous ne croyez pas que cette personne soit Dieu, vous devez en conclure qu’elle est
folle. Si vous pensez qu’elle n’est ni l’un ni l’autre, vous devez la prendre pour une menteuse. Nous
n’avons pas besoin de prouver que Jésus de Nazareth est Dieu. Il nous suffit de découvrir s’il est
psychotique ou menteur. S’il n’est ni l’un ni l’autre, c’est qu’il doit être le Fils de

Dieu. Nous n’avons de choix qu’entre ces trois possibilités. Il n’en existe pas de quatrième.

Le Fils et le Père sont un

Qu’a dit Jésus de Nazareth à propos de lui- même? Dans Jean 10:30, il a dit: «Moi et le Père

nous sommes un ». Nous avons besoin ici de quelques explications. Dans la Bible, le Père est appelé
le Dieu invisible. Le Fils est celui qui le manifeste et qui l’exprime. Le Père, c’est celui qui est caché; le
Fils, c’est celui qui est exprimé. Le Fils peut être vu et touché. Le Père est à l’arrière-plan, alors que le
Fils est au premier plan. Les deux sont en fait un. Ils sont les deux côtés d’une même réalité. Lorsque
nous parlons d’eux, nous impliquons le fait que l’un est caché et l’autre révélé. Lorsque nous ne
parlons que de l’un, nous sous-entendons que celui qui est révélé est simplement la manifestation de
celui qui est caché. C’est l’interprétation biblique du Père et du Fils.

Ainsi, quand Jésus de Nazareth déclara un jour: « Moi et le Père nous sommes un », il était le seul à
pouvoir faire une telle déclaration. Cet homme disait en réalité qu’il ne formait qu’une seule entité
avec le Dieu invisible. Il est Dieu. Dieu est le Père invisible, et lui, le Fils manifesté; le Père et le Fils
sont un! Qui est donc celui qui a prétendu une telle chose? Est-ce un fou? Est-il venu pour nous
tromper?

De telles paroles déclenchèrent une forte réaction. « Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres
pour le lapider. Jésus leur dit: Je vous ai fait voir plusieurs bonnes oeuvres venant de mon Père: pour
laquelle me lapidez- vous? Les Juifs lui répondirent: Ce n ’est point pour une bonne oeuvre que nous
te lapidons, mais pour un blasphème, et parce que toi, qui es un homme, tu te fais Dieu » (v. 31-33).
Les Juifs ont très bien compris que, par ses paroles, Jésus prétendait être Dieu. Après avoir entendu
de telles paroles, ils voulurent le faire mourir. La déclaration de Jésus et l’accusation des Juifs
concernaient toutes deux sa divinité. Jésus était-il fou? Parlait-il en insensé pour pousser les gens à le
tuer? Etait-il un escroc préparant quelque coup monté? Si tel était le cas, que dé- sirait-il obtenir?
Cherchait-il la mort?

Le Fils exprime le Père

Il serait peut-être bon de revenir quelque peu en arrière, au début de l’Evangile de Jean, pour y voir
ce qu’il nous est dit. Au chapitre 1, verset 18, nous lisons: «Personne n’a jamais vu

Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l’a fait connaître. » Pourquoi est-ce que
personne n’a jamais vu Dieu? C’est parce que Dieu est invisible. Dans ce passage, Jésus déclara qu’il
était le Fils unique du Père; il exprimait le Père invisible. Quand vous voyez le Fils unique, vous voyez
le Père.

Là encore, il a parlé de lui-même: « Personne n ’est monté au ciel, si ce n ’est celui qui est descendu
du ciel, le Fils de l ’homme qui est dans le ciel » (3:13). Avez-vous jamais entendu quelqu’un
prononcer de telles paroles? Il m’est impossible de dire: « Personne n’est allé à Shang-haï, si ce n’est
celui qui vient de Shanghaï pour se rendre à Tien-sin, à savoir, moi, Watchman Nee, qui suis à Shang-
haï. » Si je m’exprimais de la sorte, je dirais des bêtises. Mais Jésus parlait un langage céleste. Il disait
qu’il était venu du ciel et qu’il était toujours au ciel. Quel genre de personne est celui qui peut être à
deux endroits différents? Soit il s’agit de Dieu, soit il s’agit d’un psychotique ou d’un menteur. Si vous
n’avez pas encore cru en Christ, rendez s’il vous plaît maintenant votre verdict. Qui est cet homme?

Venu du ciel

Lisons encore les versets 31 et 32 du chapitre 3: « Celui qui vient d’en haut est au- dessus de tous;
celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est
au-dessus de tous, il rend témoignage de ce qu ’il a vu et entendu, et personne ne reçoit son
témoignage. » Il déclara qu’il était venu du ciel et qu’il était au-dessus de tous. Un peu plus loin, il
répéta les mêmes paroles. Considérons l’intention qui se cache derrière ces mots. Il vint prêcher les
choses du ciel, mais personne ne reçut ses paroles. Tels étaient les mots qu’il prononça: « ciel », « au-
dessus de tous », « du ciel », etc. De quel genre d’homme s’agissait-il? Confucius n’a jamais parlé
ainsi. Sakya Muni non plus. Mahomet pas davantage. Jésus de Nazareth était-il un fou, un menteur,
ou alors le Fils de Dieu?

« Mais Jésus leur répondit: Mon Père agit jusqu’à présent; moi aussi, j’agis» (J ean 5:17). Il se
présentait toujours comme étant l’égal du Père. Nous lisons au verset 18: «A cause de cela, les Juifs
cherchaient encore plus à le faire mourir, non seulement parce qu’il violait le sabbat, mais parce qu’il
appelait Dieu son propre Père, se faisant lui-même égal à Dieu.

» Les paroles qu’il exprimait peuvent nous paraître aujourd’hui avoir été des remarques sans
importance. Mais les Juifs de l’époque savaient de quoi il parlait. Ils savaient qu’il se faisait l’égal de
Dieu. En fait, les mots signifiaient que Dieu était son Père, et qu’il était venu pour exprimer le Père.
Celui qui est invisible est Dieu, et lui est celui qui est visible. C’est la raison pour laquelle les Juifs
cherchaient à le tuer. Que devons-nous faire d’une personne aussi inhabituelle?

Le verset 46 du chapitre 6 dit: « C ’est que nul n’a vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu; celui-là a
vu le Père. » La parole est encore plus claire ici. Il dit que personne, à part lui, n’a jamais vu Dieu. Seul
lui savait comment était le Père. Je ne peux que reconnaître, avec sobriété et révérence, que Jésus
de Nazareth est le Fils de Dieu. Relisez le verset 18 du chapitre 8. Que disait-il? «Je rends témoignage
de moi-même, et le Père qui m'a envoyé rend témoignage de moi. » La question posée au verset 19
est des plus intéressantes: « Ils lui dirent donc: Où est ton Père? Jésus répondit: Vous ne connaissez
ni moi, ni mon Père. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. » Avez-vous saisi ce
qu’il disait? Si les hommes le connaissaient, ils connaissaient Dieu, et s’ils ne le connaissaient pas, ils
ne connaissaient pas Dieu. Qui est-il donc? Si le connaître revient à connaître Dieu, cela ne veut- il
pas dire qu’il est Dieu?

Lisez ensuite Jean 8:23: « Et il leur dit: Vous êtes d’en bas; moi, je suis d’en haut.

Vous êtes de ce monde; moi, je ne suis pas de ce monde. » Dans ce verset, la préposition «de» est la
traduction du petit mot grec «ek», qui signifie littéralement: «hors de, issu de». Il disait en fait: «
Vous êtes issus de ce monde; moi, je ne suis pas issu de ce monde. » Cet homme déclarait être venu
d’en haut; il n’était pas sorti de ce monde. Qui peut-il bien être?

Les Juifs étaient confus. Ils étaient totalement confondus. Qui était cet homme? Abraham était
l’ancêtre des Juifs. Ceux-ci se vantaient d’être les descendants d’Abraham, tout comme les Chinois se
glorifient d’être les descendants de Hwang-ti. Le nom d’Abraham était hautement vénéré parmi les
Juifs. Et voilà que maintenant ils amenaient la question d’Abraham. Lisez s’il vous plaît le verset 53 du
chapitre 8: «Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort? Les prophètes aussi sont morts.
Qui pretends-tu être? » Comment Jésus leur répondit-il? Etait-il supérieur ou inférieur à Abraham?
Jésus dit au verset 56: « Abraham, votre père, a tressailli de joie de ce qu ’il verrait mon jour: et il l ’a
vu, et il s'est réjoui. » Mais que signifie donc cela? Même

Abraham devait se réjouir de Jésus! D’où la réaction exprimée au verset 57: « Les Juifs lui dirent: Tu
n’as pas encore cinquante ans, et tu as vu Abraham! » Portez maintenant toute votre attention sur la
réponse de Jésus, au verset 58: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, je suis.»
Dites-moi qui était cet homme. Si je vous disais que moi, Watchman Nee, je suis là, avant que
Hwang-ti ne fût, vous me prendriez aussitôt pour un psychotique. Certains diraient que je suis un
menteur. Les paroles que Jésus prononçait à cette occasion faisaient de lui soit un fou, soit un
menteur, soit Dieu. Il ne peut y avoir une quatrième possibilité.

Il est en Dieu

Nous devons poursuivre notre lecture. Dans Jean 10:37-38, Jésus dit: « Si je ne fais pas les oeuvres de
mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, même si vous ne me croyez point, croyez à ces
oeuvres, afin que vous sachiez et reconnaissiez... » Que vous reconnaissiez quoi? Ce qui suit est
crucial. C’est une grande expression: « .. .que le Père est en moi et que je suis dans le Père. » Qui est
donc cet homme? Il disait qu’il était en

Dieu et que Dieu était en lui.

Des passages comme celui que nous venons de citer sont nombreux dans la Bible. J’en men-tionnerai
un autre. Lisez attentivement Jean 14:6-7: « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne
vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès
maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu. » Il est clairement dit ici que si vous connaissez
Jésus de Nazareth, vous connaissez le Dieu invisible. Pourquoi en est-il ainsi? C’est parce qu’il est
Dieu.

L’un de ses disciples était confus. Au chapitre 14, verset 8: « Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le
Père, et cela nous suffit. » Philippe demandait qu’on lui montre le Père que Jésus avait mentionné à
tant de reprises. Au verset 9: « Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m'aspas
connu, Philippe! Celui qui m ’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père? » Jésus a
indiqué très clairement ici que le voir revient à voir Dieu. Il ne s’est pas excusé en disant cela. Il est
Dieu. Il n’est plus nécessaire de voir le Père. Si vous le voyez, vous voyez Dieu!

Qui est-il?

Qui est Jésus de Nazareth? Qu’allez-vous répondre? Est-il simplement le fondateur de la religion
chrétienne? N’est-il qu’un exemple d’autosacrifice et d’humanitarisme? Est-il un réformateur de
l’ordre social? Est-il un avocat de l’amour, de la paix et de la liberté universels? Ecoutez ce qu’il a dit
à son propre sujet. Il a dit qu’il était Dieu. Qu’en concluez-vous? Est-il fou ou ment-il? Est-il un
imposteur ou est-il Dieu? C’est une question vitale.

Peut-il s’agir d’un insensé? Si vous lisez les quatre Evangiles et observez sa manière de vivre, vous
réaliserez qu’il était tout à fait sensé, intelligent et maître de lui-même. Si vous étudiez
attentivement ses actes et ses paroles, vous devrez admettre que ses pensées sont des plus logiques
et des plus constantes, et que sa conduite est des plus admirables et des plus appropriées. En
adressant quelques phrases à ses opposants, il annihilait rapidement leurs provocations. Il n’y avait
en lui aucune trace de folie. Un aliéné n’aurait jamais pu faire ce qu’il a fait.
Serait-ce alors un menteur? Un menteur ment toujours pour obtenir un certain profit. S’il n’y a rien à
gagner, à quoi bon mentir? Pourquoi Jésus a-t-il été crucifié? Pour la seule raison qu’il prétendait être
Dieu. A la dernière phase de son jugement, à l’heure où l’on délibérait pour savoir si on allait le
libérer ou le crucifier, on l’interrogea sur son identité. Quelle fut sa réponse? Il répondit que l’on
verrait le Fils de l’homme assis à la droite de la majesté divine dans les cieux, venant sur les nuées
avec gloire. Même à ce moment-là, il affirma être Dieu et c’est pour cela qu’il fut crucifié à la croix.
Existe-t-il un menteur qui soit prêt à sacrifier sa vie pour un mensonge?

Il est Dieu

J’ai rencontré une fois une personne qui voulait parler avec moi de notre foi. Cet homme avait lu des
livres sur Jésus et admettait que le niveau moral de Jésus était très élevé. Il pouvait concevoir que
Jésus ait été un homme parfait, un modèle pour l’humanité. Mais il ne pouvait pas croire que Jésus
fût Dieu. Je lui dis: «Si vous admettez que le niveau moral de Jésus était très élevé, vous reconnaissez
qu’il n’était certainement pas un menteur. Ainsi puisqu’il n’est pas un menteur, vous devez aussi
croire que sa déclaration concernant sa divinité est véridique. A plusieurs reprises, Jésus a affirmé
qu’il était Dieu. Si vous admirez son niveau moral très élevé, vous êtes également tenu de
reconnaître sa divinité. Jésus de Nazareth est Dieu!»

La Parole a été faite chair

Lisez s’il vous plaît Jean 1:1: «Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la
Parole était Dieu. » Le verset 14 dit: « Et la Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine
de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme la gloire du Fils unique
venu du Père. » Quelle est cette « Parole » mentionnée dans les versets 1 et 14? Le verset 1 parle de
la relation que cette Parole entretenait avec Dieu. La réponse à la question « quand » est que cette
Parole existait dès le commencement. A la ques¬tion « où », la réponse est que cette Parole était
avec Dieu; quant à ce qu’elle était, cette Parole était Dieu. Aujourd’hui, cette Parole a été faite chair;
elle a pris sur elle un corps humain et a habité parmi les hommes. Comment a-t-elle habité? Il est dit
qu’elle a habité parmi nous « pleine de grâce et de vérité; et nous avons contemplé sa gloire, une
gloire comme la gloire du Fils unique venu du Père. » Qui est cette personne? C’est Jésus de
Nazareth.

Nous n’avons vu jusqu’ici qu’une des cinq qualifications mentionnées plus haut. Seul Jésus de
Nazareth remplit cette première condition. Cela prouve qu’il est Dieu. Nous continuerons à
considérer les quatre autres qualifications. Nous les examinerons une à une pour

I ar^er à l’ultime conclusion en ce qui le concerne.

La naissance de Jésus

Comme Dieu désirait devenir un homme, il fallait qu’il vienne au monde d’une manière très
différente de celle de tous les autres mortels. Nous venons au monde par nos parents et sommes
conçus en nos mères. Pour pouvoir affirmer que Jésus de Nazareth est une personne ordinaire ou le
Dieu incarné, il nous faut examiner sa naissance. Si sa naissance a été en tout point semblable à la
nôtre, nous devrons conclure qu’il n’est qu’un homme. Il a la première qualification, mais il doit
encore posséder la deuxième. Ne croyez pas si vite une personne |

par le simple fait qu’elle prétende être Dieu;

vous devez lui faire passer le test du deuxième | critère. Si cette personne est vraiment Dieu,

elle doit être née d’une façon extraordinaire.


Si vous vous donnez la peine d’étudier la naissance de Jésus, vous découvrirez qu’elle est très
différente de la nôtre. II naquit d’une vierge. Dans le Nouveau Testament, les Evangiles de Matthieu
et de Luc nous font tous deux part de ce fait. Jésus naquit de la vierge Marie.

Il naquit de la vierge Marie

Avant de poursuivre, il faut que nous saisissions bien une chose. Il existe deux manières de

connaître Dieu: par spéculation naturelle ou alors par révélation. Par la première, l’homme médite et
fait des suppositions relatives à Dieu. Par la seconde, Dieu parle à l’homme. Ce que nous voulons
considérer maintenant, c’est la révélation de Dieu. Nous voudrions connaître ce que Dieu dit.

Les Evangiles de Matthieu et de Luc nous montrent que Jésus naquit de la vierge Marie. Ce fait
important nous permet de conclure que Jésus n’est pas une personne ordinaire et justifie à lui seul le
fait d’être chrétien.

L’intelligence naturelle ne peut accepter ce fait. Un grand débat faisait rage il y a quelques années en
Angleterre. Il y avait d’un côté d’éminents professeurs de théologie d’écoles modernistes, et de
l’autre, un théologien bien connu de l’église presbytérienne. Quatre grandes questions y étaient
abordées. Durant quatre jours consécutifs, chaque partie faisait à tour de rôle un long discours. L’un
des sujets abordés était la naissance virginale.

Les théologiens modernistes affirmaient que cet événement était biologiquement impossible. C’était
un non-sens, selon eux, parce que c’était impossible.

Un fait historique

Le même jour, leur adversaire exposa sa réfutation. Je mentionnerai brièvement quelques- uns de
ses arguments. Il disait: « Nos amis, ici, nient la possibilité d’un tel fait sur la base des lois
biologiques. Moi, je suis là pour vous certifier la réalité d’un tel fait sur la base des faits historiques.
Ils ont demandé: ‘Cela peut-il se passer?’ Ils se référaient aux principes acadé¬miques. Moi, je
demande: ‘Cela s’est-il passé?’ Je parle d’un événement historique. Que cela puisse se démontrer
académiquement, c’est une chose; que cela se soit réellement passé dans l’histoire, c’en est une
autre. »

Pendant qu’il parlait, il tira un journal de sa poche. Il y avait dans celui-ci un article sur un

accident qui s’était produit quelques jours auparavant. Un homme roulait en montagne sur une
route sinueuse. Une seconde d’inattention lui fit perdre la maîtrise de son véhicule qui dérapa et fit
une chute dans un ravin profond. La voiture fut totalement démolie; rien n’échappa à la destruction.
Mais l’homme gisait sans la moindre égratignure. Peu après, il se leva et s’en alla. Le théologien lut
de vive voix le passage, puis il ajouta: « Cette voiture fit une chute de plus de trois cents mètres et
s’écrasa. Aucune partie de la carrosserie n’a été épargnée, et cependant l’homme s’en sort indemne.
Mes amis, ici, demandent: ‘Est-ce que cet homme peut survivre?’ Mais ma question est: ‘Est-ce que
cet homme a survécu?’ Il est vivant! Si vous considérez la possibilité qu’il soit vivant, il n’y en a point.
Mais si vous en considérez le fait, il est là! »

Ce que nous avons là est un fait historique. Si vous essayez d’étudier la naissance virginale d’un point
de vue scientifique, vous pouvez conclure qu’il s’agit là d’un événement impos¬sible.
Personnellement, je cherche à savoir si cet événement a vraiment eu lieu. L’Evangile de Matthieu dit
que Jésus naquit de la vierge Marie. L’Evangile de Luc le dit également. Vous devez au moins croire
qu’un tel événement historique a bel et bien été enregistré.
L’authenticité

Je ne suis pas en train d’affirmer que Matthieu et Luc étaient inspirés par le Saint-Esprit quand ils
rédigèrent leurs livres. Nous laisserons pour le moment de côté la question de savoir si oui ou non
ces livres furent divinement inspirés. Ce que nous disons, c’est qu’un petit nombre de personnes
suivirent Jésus. Ce sont ces personnes-là qui écrivirent sa biographie. Matthieu et Luc étaient tous
deux contemporains de Jésus. Matthieu le suivit pendant plus de trois ans. Luc n’était pas aussi
proche, mais il a néanmoins « fait des recherches exactes sur toutes ces choses depuis leur origine »
(Luc 1:3). Je pense que lorsqu’il écrivit son Evangile, la mère de Jésus était encore en vie. Qu’ont-ils
dit sur la naissance de Jésus? Ils ont tous témoigné que Jésus était né de la vierge Marie. Sa naissance
différait totalement de la nôtre. Aujourd’hui, presque deux mille ans plus tard, certains parmi nous,
qui n’ont jamais vu Jésus, jamais parlé à Marie, sa mère, et jamais rencontré Joseph, son père,
concluent que Jésus n’est pas né de la vierge Marie. Comment pou- vez-vous dire qu’il n’est pas né
ainsi? Tirez- vous vos conclusions simplement sur la base d’arguments que vous avez formulés dans
votre

chambre d’étude ou sur des théories que vous avez imaginées dans un laboratoire?

La généalogie de Jésus

Lisons une partie de la généalogie de Jésus dans l’Evangile de Matthieu. Il y a en tout qua¬rante-deux
générations. Depuis la première génération, jusqu’au chapitre 1, verset 15, il est dit de façon
répétitive: « Un tel engendra un tel ». On lit au verset 16: « Jacob engendra Joseph ». Or, ce qui
surprend, c’est qu’à la phrase suivante, il n’est pas dit: « Joseph engendra Jésus ». Mais il est dit:
«Joseph, l’époiix de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ ». Lorsque la lignée arrive à
Joseph, l’expression type s’arrête. Ce Jésus-Christ est né de la vierge Marie. Sa naissance diffère
vraiment de la nôtre!

Nous venons de voir que la manière dont il est venu au monde est inhabituelle. Nous voulons
maintenant considérer comment il a quitté le monde. Comme nous allons le constater, son départ
diffère aussi de la mort ordinaire qui est notre lot à tous. Personne ne peut prédire l’endroit, le
moment et les circonstances de sa mort. D’ici cent ans, nous tous qui sommes en vie serons décédés.
Mais personne ne sait

comment il va mourir. Pourtant, Jésus de Nazareth, lui, avait prévu sa mort. Il savait précisé¬ment
quand, où et comment cela devait avoir lieu.

Il mourut à la croix

Quand, une fois, quelqu’un lui dit qu’il allait être mis à mort, il répondit qu’il n’était pas possible que
le prophète soit tué hors de Jérusalem. Il savait qu’il allait mourir à Jérusalem. Un jour, il dit à ses
disciples que son heure était venue. Non seulement ressentait-il que sa mort était proche, mais il
pouvait en préciser l’heure. Il savait aussi comment il allait mourir. Il avait annoncé à plusieurs
reprises qu’il allait être crucifié. Nous pouvons le lire dans Mat¬thieu au moins trois fois. Non
seulement cet homme était-il différent quant à sa manière de venir au monde, mais la façon dont il
est parti n’était pas moins extraordinaire. Sa naissance et sa mort étaient toutes deux très
inhabituelles. Ne serait-il pas le Fils de Dieu?

Sans péché

Considérons la troisième qualification. Quel genre de moralité Jésus de Nazareth avait-il? 29

Nous était-il comparable? A-t-il péché une seule fois?


J’apprécie ce que Jésus dit dans Jean 8. Nombreux étaient ses adversaires en ce temps- là. Ils
l’entouraient pour l’examiner. Et lui, à son tour, leur demanda: « Qui de vous me con¬vaincra de
péché? » Quel immense défi! Lequel d’entre nous oserait se tenir devant la foule pour lancer un tel
défi? Celui qui oserait agir ainsi serait aussitôt exposé à la honte; au moment même, sa femme se
lèverait pour témoigner contre lui. Peut-être qu’en moins de cinq minutes, sept ou huit personnes se
lèveraient pour exposer ses mensonges et ses travers. Mais quand

Jésus fit une telle déclaration, personne ne fut capable de le convaincre de péché. Un grand nombre
de saints et de sages nous ont précédés, mais aucun d’entre eux n’a jamais été assez hardi pour
prétendre avoir été parfait et sans péché. Comment se fait-il que Jésus soit le seul à oser l’affirmer?

Tout ce que je peux dire au sujet de cet homme est la chose suivante: ou bien il a atteint le sommet
de l’arrogance, ou bien il est parfaitement saint. Quelqu’un d’orgueilleux peut parler de manière
incongrue parce qu’il ne se connaît pas lui-même; il ne se rend absolument pas compte du genre de
personne qu’il est. Mais quand Jésus lança le défi en disant: «Qui de vous me convaincra de péché?»,
il le fit sans qu’il ne soit question d’humilité ou de politesse; il est sans péché et parfaitement saint.

Jésus de Nazareth n’est pas comme Confu- cius. Confucius a dit qu’avec le temps il pourrait se
débarrasser de grands défauts ayant trait à la moralité. Mais Jésus est sans péché. Lorsqu’il fit une
telle déclaration, c’était devant ses ennemis. Si sa conduite avait été entachée par un seul défaut,
même insignifiant, les Juifs se seraient empressés de l’accuser. Les Juifs n’ont pas écrit beaucoup de
livres, hormis les Saintes Ecritures. Mais après Jésus, de nombreux livres furent publiés par des Juifs
qui se sont opposés à lui. Tous ces livres nient sa divinité, mais aucun d’eux ne remet en question sa
moralité. Parmi tous ces écrits visant à diffamer Jésus, aucun d’eux n’est en mesure de prouver qu’il
ait jamais péché.

Il n’avait pas besoin de se repentir

Tout philosophe ou fondateur de religion a dit une fois ou l’autre: « Je me repens » ou « Je regrette
d’avoir fait ceci ou cela. Désormais j’essayerai de faire mieux. » Mais jamais Jésus de Nazareth ne
s’est repenti. Un pécheur doit par nécessité se repentir. Mais de quoi un homme sans péché doit-il se
repentir? Jésus ne s’est jamais excusé auprès de qui que ce soit; il n’a jamais rien fait de faux.

Quand je me trouvais en Angleterre, des amis britanniques m’ont demandé de leur faire part de mes
impressions sur leur peuple. Je leur dis: « Il m’arrive très souvent de vous entendre dire: ‘Je vous prie
de m’excuser’ et ‘Je vous demande pardon’. » Celui qui ne sait pas se servir de ces deux expressions
se rend extrêmement indigne, car il ne reconnaît pas ses propres erreurs. Il est vrai que personne ne
peut éviter de faire des fautes. Mais lorsque quelqu’un refuse d’admettre qu’il a eu tort, il se rend
méprisable. Pour cette raison, « Je vous prie de m’excuser » et « Je vous demande pardon »
deviennent des expressions indispensables dans une conversation.

Il est étonnant de constater que Jésus de Nazareth n’a jamais demandé pardon à qui que ce soit. Il ne
s’est jamais excusé. Aurait-il pu être si mauvais qu’il ait pareillement ignoré sa conscience? Refusait-il
de reconnaître ses propres erreurs? Ou alors est-il vraiment sans péché? Si tel est le cas, il ne peut
dire: « veuillez m’excuser». Pour lui, ce n’est pas une question d’humilité ou de politesse, mais une
question de maintenir son statut.

Qui a touché Jésus?

J’aime beaucoup le récit suivant: Un jour, une multitude était assemblée autour de Jésus, espérant
voir quelqu’un ressusciter des morts. La foule était si nombreuse que les gens se bousculaient. Une
femme qui souffrait d’une perte de sang depuis plusieurs années s’approcha. Elle pensait que Jésus
pouvait la guérir, car il avait fait toutes sortes de miracles. Elle ne vint pas au Seigneur directement.
Elle ne fit que toucher le bord de ses vêtements. Et à l’instant la maladie la quitta.

Jésus ressentit aussitôt quelque chose. Il se retourna et demanda: « Qui m ’a touché? » Comment les
disciples réagirent-ils? Ils dirent: « La foule t’entoure et te presse, et tu dis: Qui m’a touché? » Ils
disaient en fait: « Tu aurais dû dire: Qui m’a pressé? » Si j’avais été Jésus, j’aurais gentiment répondu:
«Excusez-moi». Mais Jésus n’eut pas besoin de s’exprimer ainsi. Lorsqu’il dit que quelqu’un l’avait
touché, il parlait d’un simple contact et de rien de plus! Les

disciples pouvaient seulement savoir que la foule le pressait, mais lui avait reconnu que quelqu’un
l’avait «touché». Il savait ce qu’il faisait. Il n’était pas nécessaire qu’il s’excuse.

Il ne connaît aucun péché car il est sans péché.

Passant au milieu d’eux, il s’en alla

Je ferai allusion à une autre histoire de Jésus. Un jour, Jésus entra dans la synagogue de sa ville
natale. Quelqu’un lui tendit les Ecritures et il se mit à lire un passage qui le concernait. Cependant,
les gens qui se trouvaient là le méprisèrent. Il leur fit remarquer qu’un prophète n’est jamais bien
reçu dans sa patrie et que pour cette raison, Dieu ne les avait pas choisis mais qu’il irait en chercher
d’autres. Quand ils entendirent cela, ils furent remplis de colère. Ils chassèrent Jésus de la ville et
tentèrent de le précipiter du haut d’une falaise. J’apprécie beaucoup ce que Jésus fit ensuite. Passant
au milieu d’eux, il s’en alla. Si quelqu’un essayait de nous pousser du haut d’une falaise, nous nous
débattrions pour lui échapper. Or, Jésus n’était pas une personne ordinaire. Il passa simplement au
milieu de ses persécuteurs et s’en alla. Ils ne purent faire autrement que de le laisser s’en aller! Il est
sans péché.

Une excellente réponse

Une autre fois, d’autres vinrent lui tendre un piège. Ils lui demandèrent si c’était légal de payer un
tribut à César. Comme vous le savez, la nation juive n’existait plus à cette époque, et César de Rome
était leur roi. Si Jésus avait répondu par la négative, il se serait engagé dans une affaire politique, et
les opposants auraient eu matière à le condamner. S’il avait répondu affirmativement, les Juifs
auraient pensé qu’il prenait parti pour les Romains et l’auraient haï. Les opposants auraient eu le
dessus, quelle que soit sa réponse. Il ne pouvait donc répondre à cette question ni par oui ni par non.

Comment Jésus a-t-il répondu? Il a dit: « Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie le tribut. » Il
était sage. Sa question força les opposants à sortir la monnaie de leur propre poche. Puis il leur
demanda: « De quiporte-t- elle l’effigie et l’inscription? » Ils durent admettre que c’étaient celles de
César. Jésus leur donna une excellente réponse: « Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu
ce qui est à Dieu ». Par ces paroles, toute l’affaire fut classée. Jésus répondit avec majesté. Jamais il
ne fit d’erreur. Vous ne pouvez le saisir en aucune manière.

« Je suis »

Je ne puis énumérer tout ce qu’il a accompli. Tout ce qu’il a entrepris est empreint de no¬blesse au
point qu’il est impossible de percevoir le moindre défaut dans sa conduite. Pour conclure, je
mentionnerai brièvement l’histoire de sa trahison. La nuit était très avancée quand des hommes
armés de torches, de lances et d’épées vinrent arrêter ce Jésus aux mains nues. Il leur demanda: «
Qui cherchez-vous? » Ils dirent « Jésus de Nazareth ». Il leur dit: « Je suis » (traduction littérale). En
entendant ces paroles, la bande d’escrocs qui s’était décidée à le capturer, recula et tomba aussitôt
par terre. Si Jésus ne s’était pas livré volontairement à eux, ils n’auraient jamais pu se saisir de lui. Un
tel calme et pareille majesté ne peuvent être admirés qu’en lui!

Quant au traître, Jésus savait dès le commencement quelles étaient ses intentions. Cependant il lui
permit de le suivre et même de s’occuper de la bourse. Pendant toute la période qu’ils passèrent
ensemble, Jésus savait qu’il volait l’argent qu’on y mettait. Qui peut faire preuve d’autant de
patience et de droiture? Nous avons ici un homme qui est absolument différent de tous les autres.
Sous tous

les aspects, il est prouvé qu’il est le Fils de Dieu.

Il a accompli des actes impossibles

La quatrième qualification que celui qui prétend être Dieu incarné doit avoir, consiste à accomplir des
actions qu’aucune personne ordinaire n’est capable d’effectuer. Est-ce que Jé¬sus de Nazareth a été
l’auteur d’actes surnaturels? Nous ne sommes pas ses contemporains; cela fait bientôt deux mille ans
qu’il est venu sur terre. Nous ne pouvons bien sûr pas être ses témoins. Mais ce qu’ont rapporté les
apôtres qui ont suivi Jésus est digne de foi. Les quatre Evangiles ont été écrits dans les trente années
qui ont suivi son départ. La plupart des Juifs qui vivaient à l’époque avaient vu Jésus. Si les comptes
rendus étaient des faux, ils auraient été dénoncés depuis longtemps. Or, les Juifs ne firent que nier
que Jésus était le Fils de Dieu. Ils n’ont jamais réfuté ses actes, car c’étaient tous des faits.

Aujourd’hui, lorsque nous lisons les quatre Evangiles, nous ne pouvons contrôler l’authenticité des
faits rapportés. Mais il n’en était pas ainsi au commencement. S’il y avait eu la moindre erreur, cela
aurait entraîné de graves conséquences, car nombreux étaient les contemporains de Jésus qui
l’avaient vu et entendu. Il était impossible d’inventer toutes ces choses. Ces livres ne sont donc en
aucun cas une mystification. Si les Juifs de jadis n’avaient aucun moyen d’attaquer ces livres,
combien moins le pouvons-nous à l’heure actuelle.

Les miracles rendent témoignage de lui

Examinons certains des actes que Jésus de Nazareth a accomplis. Voici ce que rapporte Matthieu
11:2-3: «Jean, ayant entendu parler dans sa prison des oeuvres du Christ, luifit dire par ses disciples:
Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre? » Jean voulait être certain que Jésus
était le Christ envoyé par Dieu. Dans le cas contraire, il aurait attendu quelqu’un d’autre.

Les versets 4 et 5 disent: « Jésus leur répondit: Allez rapporter à Jean ce que vous entendez et ce que
vous voyez: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent,
les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. » Jésus n’a répondu ni par oui
ni par non; il a seulement dit aux messagers de rapporter à Jean ce qu’ils avaient vu et entendu. Il
voulait que Jean pense à ces choses et parvienne lui- même à la conclusion que Jésus était bien le
Christ. Ici, Jésus prouve sa divinité par les miracles qu’il a accomplis. Voici un homme qui a fait des
choses que nul être humain ne peut accomplir. Vous ne pouvez vous empêcher d’admettre qu’il est
Dieu.

« Plusieurs parmi la foule crurent en lui, et ils disaient: Le Christ, quand il viendra, fera-t- il plus de
miracles que n 'en a fait celui-ci? » (Jean 7:31). Tous ces gens étaient témoins de tous les différents
miracles que Jésus avait faits et que nul homme n’était en mesure

d’accomplir.

Sa prétention à la divinité
Jean 10:24 dit: «Les Juifs l’entourèrent, et lui dirent: Jusqu 'à quand tiendras-tu notre esprit en
suspens? Si tu es le Christ, dis-le nous franchement. » D’une part, les Juifs endurcissaient leur cœur
et refusaient de reconnaître sa divinité; d’autre part, ils étaient confondus par le grand nombre de
miracles qu’il faisait. Ils se rassemblèrent autour de lui et le pressèrent de répondre. Il y a une chose
sur laquelle Jésus était intransigeant: c’est son identité divine. Il a accompli des choses qu’aucun
mortel ne peut faire. Ses actes témoignent de sa divinité. Il a dit clairement: « Les oeuvres que je fais
au nom de mon Père rendent témoignage de moi » (v. 25). D’un côté, il affirmait sa divinité, et de
l’autre, il opérait des miracles qui justifiaient cette déclaration.

Croyez-le à cause de ses œuvres

Dans Jean 14:11, il a dit à ses disciples: « Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi... »
Cela revient à dire qu’il est le Père invisible. «... sinon, croyez du moins à cause de ces oeuvres ». S’il
n’avait rien accompli d’impossible, cette parole n’aurait été d’aucune valeur. S’il n’avait rien fait
d’extraordinaire, on lui aurait rétorqué: « Quelles oeuvres as-tu accomplies? Nous ne savons de quoi
tu parles. » Mais les disciples connaissaient très bien les actes qu’il avait accomplis. Tous ces actes
prouvent qu’il est le Fils de Dieu.

II a montré ce qu’est Dieu

Nous devons soumettre Jésus de Nazareth à l’examen d’une cinquième qualification.

S’il est Dieu, il doit nous montrer ce qu’il est. Est-il bon, est-il sévère? Est-il doux, est- il violent? Quel
Dieu avons-nous? En réalité, Jésus nous a montré ce qu’est Dieu.

Quelle merveille! Nous pouvons maintenant admirer le Dieu éternel et invisible. Nul n’est besoin de
nous représenter ce Dieu intangible, qui nous dépasse tellement, ou d’imaginer à quoi il ressemble; il
s’est révélé à nous. Il a habité au milieu de nous et a marché parmi nous. Jésus de Nazareth est le vrai
Dieu qui habite parmi les hommes, avec les hommes. La nature et les attributs de Dieu nous ont été
manifestés par lui. Il n’est plus nécessaire de chercher Dieu car il s’est révélé. Notre intelligence est
trop petite. Nos bras sont trop courts et notre vue trop limitée. Si nous sommes livrés à nous- mêmes
pour étudier et chercher Dieu, nous devrons conclure qu’il est ce Dieu inconnu. Maintenant, nous
savons que Dieu désire se révéler. Il s’est en fait déjà révélé à nous.

II a parlé dans son Fils

Nous avons dit que les deux moyens que Dieu utilise pour communiquer avec nous sont la parole
écrite et le langage oral. C’est la raison pour laquelle la Bible et Jésus de Nazareth constituent les
deux facteurs indis-pensables à notre foi. Si vous ôtez l’un ou l’autre, Dieu devient alors le problème
le plus sérieux de ce monde. Hébreux 1:1 dit: «

Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les
prophètes. » Ces paroles constituent la Bible. « Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils
» (v. 2a). Il s’agit de Jésus de Nazareth. Tous ceux qui sont en Christ peuvent maintenant le connaître.
Entendre les paroles de Jésus de Nazareth revient à entendre les paroles de Dieu.

Cher lecteur, quelle est votre attitude à l’égard de Jésus de Nazareth? Thomas s’est écrié: « Mon
Seigneur et mon Dieu! » Pierre a déclaré: « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant! » Et même un
centurion romain s’est exclamé à la vue de Jésus sur la croix: « Assurément, cet homme était le Fils
de Dieu. » J’espère que vous allez faire la même déclaration.