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L’énergie

pneumatique

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L’emploi de l’énergie pneumatique permet de réaliser
des automatismes avec des composants simples et
robustes, notamment dans les milieux hostiles :
hautes températures, milieux déflagrants, milieux
humides…

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Le fluide pneumatique
Le fluide pneumatique le plus couramment utilisé est de l’air dont
la pression usuelle d’emploi est comprise entre 3 et 8 bars (soit
3.105 à 8.105 pascals, l’unité de pression du système international
SI). Dans certains cas, on peut utiliser de l’azote.

L’air comprimé est utilisé comme fluide énergétique (air travail


ou air moteur) pour alimenter des actionneurs (vérins et
moteurs pneumatiques). Il peut aussi intervenir dans une chaîne
de contrôle ou de mesure (air instrument). De plus, il peut être
en contact direct avec le produit dans un processus de
fabrication (air process) ou avec les utilisateurs (air respirable)
avec des risques possibles de contamination et d’intoxication.

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Exemples :
- Aération, brassage, pressurisation de cuves ;
- Transport pneumatique de produits légers ou pulvérulents ;
- Refroidissement, pulvérisation, soufflage ;
- Remplissage de bouteilles de plongée, hôpitaux,
etc.

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Les différentes énergies de puissance
Pneumatique contre Hydraulique
Hydraulique : P 800 bar
- Force supérieure à 50 000 N.
- Positionnement intermédiaire et précis des vérins.
- Vitesse d’avance régulière (car l’huile est incompressible

Pneumatique : P 10 bar
- Force inférieure à 50 000 N.
- Installation peu coûteuse (production centralisée de l’air comprimé)
- Transport du fluide plus simple et beaucoup plus rapide (maxi de 15
à 50 m/s contre 3m/s pour l’hydraulique)

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Pneumatique contre électrique

Quand on est face à l’alternative, les actionneurs pneumatiques seront


préférés aux actionneurs électriques :
- Si les temps de réponse ne sont pas critiques (10 à 20 ms minimum)
- Pour des machines séquentielles simples.
- Dans les milieux « hostiles » (hautes températures, milieux déflagrants ou
humides, etc.…)
- Pour leur faible coût d’entretien.
- Qualification minimale requise pour la maintenance.

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Production d’énergie pneumatique
Elle est assurée par un compresseur, animé par un moteur électrique. Ce
compresseur intégré est constitué d’un filtre, du système de compression de
l’air, d’un refroidisseur assècheur et d’un dernier filtre. La pression de sortie est
de l’ordre de 10 bars. Un réservoir permet de réguler la consommation.

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Pourquoi purifier l’air ?
L’air souillé peut causer des problèmes ou des dégâts dans le
réseau d’air comprimé. Un air pur garanti le bon fonctionnement
des composants connectés, tels les distributeurs et les vérins. La
fiabilité d’une installation pneumatique dépend de la qualité de
l’air comprimé.

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Qui sont les pollueurs ?

Les pollueurs sont essentiellement :


- les particules solides (poussière, suie, produits d’abrasion et de
corrosion, …) que l’on peut classifier en fonction de leur taille
(grosses > 10 μm, petites de 1 à 10 μm et très fines <1μm) ;
- l’eau : lors du refroidissement de l’air comprimé, il se forme une
quantité importante de condensation.
Si l’air n’est pas asséché, la corrosion s’installe et endommage les
composants ;
- l’huile : une concentration d’huile peut boucher les parties
pneumatiques sensibles et emporter ou endommager les couches
grasses de protection.

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Réseau de distribution de l’air

Exemple de réseau de distribution d’énergie pneumatique 10


La distribution d’énergie pneumatique se fait par canalisations
rigides reliées par des cols de cygnes pour éviter de recevoir des
impuretés ou de l’eau pouvant séjourner dans les conduites.

Cols de cygne à chaque raccordement

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Pour supprimer ces impuretés ou ces eaux stagnantes, il y a des
purgeurs au point bas de chaque raccordement, et les
canalisations ont une légère pente.

Une légère pente sur chaque canalisation

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Conditionnement de l’air

Unité FRL
Avant d’utiliser l’air, il faut le filtrer, l’assécher, le graisser et
réguler sa pression. Ainsi, avant chaque SAP (Système
Automatisé de Production), on place une unité de
conditionnement FRL (appelées aussi « Tête de ligne ») qui
adapte l’énergie pneumatique au système.
Cette unité FRL est constituée d’un Filtre, d’un mano-Régulateur
et d’un Lubrificateur.

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Le filtre sert à assécher l’air et filtrer les poussières.

Le mano-régulateur sert à régler et réguler la pression de l’air.

Le lubrificateur sert à éviter la corrosion et à améliorer le


glissement.

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CIRCUITS
PNEUMATIQUES

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Structure des systèmes pneumatiques

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Schémadecircuitdusystème

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A. Vérin simple effet à piston

Les entraînements pneumatiques ont pour tâche de transformer l'énergie


emmagasinée dans l'air comprimé en énergie cinétique.

Fonctionnement

Le piston des vérins simple effet n'est alimenté en air comprimé que d'un seul
côté. Le vérin ne peut fournir un travail que dans ce sens (course de marche).
La course de retour de la tige de piston a lieu via un ressort intégré ou une
force extérieure (course à vide).

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Vérin simple effet

Vérin simple effet à pousser

Vérin simple effet à traction

Vérin simple effet pour


élévation traction

Vérin simple effet à traction

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B. Le vérin à membrane (Fig. 9 + 11)

Dans ce type une membrane incorporée reprend la fonction du piston.


La course s'effectue grâce à la légère transformation de la membrane lors de la mise sous
pression de celle-ci (Fig. 10).
Etant donné que la course ne dépasse pas quelques millimètres, ces modules sont
presque uniquement utilisés pour des opérations de serrage.
L avantage de ce type de vérin est son encombrement réduit.

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C. Le vérin à soufflet (Fig. 12 + 13)

Le vérin à soufflet ne fonctionne également que dans un sens. Ce vérin est surtout utilisé
pour serrer, compresser et soulever des produits.
Grâce à la surface relativement grande et en l absence de perte de frottement entre le
piston et le tube du vérin, le vérin à soufflet peut fournir une grande force.

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D. Le muscle pneumatique (Fig. 15 + 16)

En ce qui concerne sa fabrication, le muscle pneumatique ressemble beaucoup au vérin


à soufflet. Il est cependant bien plus long et plus mince, ce qui rend son fonctionnement
radicalement différent.
En ajoutant de l'air comprimé, les fibres de la paroi du vérin se contractent, ce qui crée
une force de traction entre les deux extrémités (Fig. 14). Le muscle pneumatique offre
les mêmes avantages que le vérin à soufflet.

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Vérin double effet

Fonctionnement

Le piston des vérins double effet est alimenté en air comprimé des deux côtés. Le vérin
peut effectuer un travail dans les deux sens.

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Vérin double effet

Amortissement en fin de course

Est utilisé lorsque de grandes charges sont en mouvement pour éviter un choc
sévère du piston. Un piston d'amortissement interrompt la course directe de l'air
d'échappement. L'air doit circuler à travers une petite section transversale, souvent
réglable.

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Le vérin à tige traversante (Fig. 25 + 27)

Chez un vérin à tige traversante, la tige du vérin traverse les deux culasses.
De ce fait, ce type de vérin dispose de deux culasses avant (Fig. 26) et est guidée par
deux coussinets, le guidage est plus efficace que chez un vérin double effet traditionnel.
La force exercée par l air comprimé est aussi grande dans les deux sens de déplacement
étant donné que la surface de travail du piston est la même des deux cotés chez ce type
de vérin double effet.

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Le vérin sans tige

Le vérin sans tige et doté d une buse ou d un profilé dans lequel un piston est entraîné
par la pression pneumatique.
Le piston entraîne un chariot qui se trouve à l extérieur de la buse ou du profilé.
Chez les vérins sans tige ce n est pas un piston mais le chariot qui effectue la force
mécanique.
Ce type d entraînement permet de fabriquer des vérins avec des grandes courses et des
encombrements réduits.

En fonction de la manière dont le chariot est accouplé au piston, on différencie les


vérins sans tige avec accouplement magnétique (Fig. 24) ou mécanique (Fig. 25).

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A. Vérin sans tige à accouplement magnétique (Fig. 26)

Chez ce type de vérins le chariot est accouplé au piston par une force magnétique (Fig.
27).
Une buse (1) est dotée d un piston (2).
Le piston est pourvu de plusieurs bagues magnétiques (3).
A l extérieur de la buse on retrouve un chariot (4) qui est également pourvu de
plusieurs bagues magnétiques (5).
Le chariot est accouplé au piston par force magnétique et suit le mouvement du piston.
L avantage de ce type de vérins sans tige est qu' il n y a pas de fuites à travers la buse
étant donné qu' il n y a pas d accouplement mécanique entre le piston et
le chariot.
L Inconvénient de ce type de vérins est que le chariot peut se désaccoupler du piston.

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B. Vérin sans tige à accouplement mécanique

Avec ce type de vérins le chariot est accouplé mécaniquement au piston (Fig. 28)
Avec un accouplement mécanique .le piston est logé dans un profilé et est accouplé au
chariot à l aide d un accouplement mécanique .
Le piston est pourvu de deux joints à lèvres qui empêchent la fuite d air au niveau de l
accouplement mécanique.
L avantage de ce type de construction est qu' il y a un accouplement mécanique entre le
piston et le chariot.
L Inconvénient est que des fuites d air peuvent se produire au niveau de la bande d
étanchéité.

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Distributeurs: orifices et positions de commutation

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Repérage des orifices

Repérage des orifices selon la norme DIN ISO 5599-3 "Technique des fluides –
Pneumatique, distributeurs 5"

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Vérin simple effet

Exercice 1 : Pilotage
direct d’un vérin

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vérin simple effet
Problème posé
Un vérin simple effet de 25 mm d’alésage doit serrer une pièce
lorsqu’on actionne un bouton-poussoir. Le vérin doit assurer le
serrage tant que le bouton n’a pas été relâché. Dès le
relâchement du bouton, le dispositif de serrage doit s’ouvrir.

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Pilotage direct d’un vérin simple effet

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D’un vérin double effet
Problème posé
La tige de piston d’un vérin à double effet doit sortir lorsqu’on
actionne un bouton-poussoir et rentrer dès que l’on relâche ce
bouton. D’un alésage de 25 mm ce vérin ne nécessite qu’une
faible quantité d’air pour son pilotage.

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Commande directe d’un vérin double effet

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distributeur 4/2

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Exercice 2 : Pilotage
indirect d’un vérin

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A. D’un vérin simple effet
Problème posé
Un vérin simple effet à grand alésage doit sortir lorsqu’on
actionne un bouton-poussoir et rentrer dès que le bouton est
relâché.

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Pilotage indirecte d’un vérin simple effet

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B. D’un vérin double effet
Problème posé
Un vérin double effet doit sortir lorsqu’on actionne un bouton-
poussoir et rentrer lorsqu’on libère le bouton. Le vérin a un
alésage de 250 mm et, par conséquence, nécessite une grande
quantité d’air.

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Pilotage indirecte d’un vérin double effet

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distributeur 4/2

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Exercice 3 :
Fonctions logiques ET et OU

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Fonctions logiques pneumatiques de base
I) Fonction OUI
1.1 Circuit pneumatique

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I) Fonction OUI
1.2 Analogie électrique

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II) Fonction NON
2.1 Circuit pneumatique

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II) Fonction NON
2.2 Analogie électrique

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III) Fonction ET
3.1 Circuit pneumatique

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III) Fonction ET
3.2 Fonctionnement
Si exerce une action sur a ET sur b l’air circule jusqu’au vérin V, le vérin V sort.
La fonction « ET » ne nécessite pas de cellule (elle n’est pas obligatoire).

3.3 Circuit pneumatique avec cellule « ET »

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III) Fonction ET
3.4 Constitution d’une cellule « ET »

3.5 Analogie électrique

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IV) Fonction OU
4.1 Circuit pneumatique

4.2 Fonctionnement
Si on exerce une action sur « a » l’air circule jusqu’à l’échappement de b et
le vérin V ne sera pas alimenté ; Il en est de même si l’on exerce une action
sur b.
Il faut donc placer au point « O » un dispositif appelé sélecteur de circuit
ou cellule « OU ».
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IV) Fonction OU
4.3 Circuit pneumatique avec cellule « OU »

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IV) Fonction OU
4.4 Constitution d’une cellule « OU »

4.5 Analogie électrique

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A. Fonction logique ET
Problème posé
Un poste de transfert doit prélever des pièces sur un convoyeur
à bande. La tige de piston du vérin A sort lorsque le distributeur
3/2 à galet est actionné par la pièce et qu’un distributeur à
bouton-poussoir est actionné par l’opérateur. Dès que le bouton-
poussoir est relâché, le vérin A revient à sa position initiale.

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Sélecteur à deux clapets (fonction ET)

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Solution 1

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Solution 2

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B. Fonction logique OU
Problème posé
Un vérin double effet est chargé de prélever des pièces dans un
magasin de pièces. Lorsqu’on actionne un bouton-poussoir ou une
pédale, la tige du piston sort jusqu’en position de fin de course et
revient aussitôt. La détection de fin de course est assurée par un
capteur 3/2 à galet

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Sélecteur de circuit (fonction OU)

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Solution 1

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Branchement en // des deux distributeurs
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Solution 2

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Solution 3

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Exercice 4 :
Circuit mémoire et commande en fonction
de la vitesse

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Problème posé
Pour prélever des pièces dans un magasin de pièces, la tige de
piston d’un vérin double effet doit sortir jusqu’en position de
fin de course lorsqu’on actionne un bouton-poussoir puis
revenir automatiquement en position initiale. L’arrivée en
position de fin de course est détectée par un capteur à galet.
La sortie de la tige du piston ne s’interrompt pas lorsqu’on
relâche le bouton-poussoir. La vitesse de déplacement du
piston doit pouvoir être réglée dans les deux sens.

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Clapet antiretour avec étranglement

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Solution 1

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Solution 2

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Exercice 5 : La soupape d’échappement rapide

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Soupape d'échappement rapide

Les soupapes d'échappement rapide sont utilisées pour atteindre la vitesse d'entrée
ou de sortie maximale des vérins pneumatiques.
Afin d'augmenter l'efficacité de la soupape, celle-ci doit être montée directement
sur le vérin ou à proximité des orifices d'alimentation ou d'échappement du vérin.

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Problème posé
Une action simultanée sur deux distributeurs à
commande par bouton-poussoir fait sortir l’étampe
d’une machine à plier des barres plates. L’étampe est
mue par un vérin double effet. Pour que la vitesse de
sortie soit relativement rapide, on fait appel à une
soupape d’échappement rapide. La vitesse de rentrée
de la tige doit être réglable. Il suffit de relâcher l’un des
deux boutons-poussoirs pour que l’étampe revienne à
sa position initiale

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Solution 1

SORTIE RAPIDE RETOUR LENT

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Exercice 6 : Commande en fonction de la pression

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Problème posé

L’opération consiste à estamper une pièce à l’aide d’une


matrice actionnée par un vérin double effet. La matrice doit
sortir et frapper la pièce lorsqu’on actionne un bouton-
poussoir. Une fois atteinte une pression préréglée, le vérin
doit revenir automatiquement . La pression d’estampage
maximum doit pouvoir être réglée

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Solution 1 Montage Soupape de pression

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Solution 2

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Exercice 7 : Module de temporisation

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Problème posé

On utilise un vérin double effet pour comprimer et coller des composants. Lorsqu’on
actionne un bouton-poussoir, la tige du piston du vérin de la presse sort lentement.
Dès que la position de pressage est atteinte, la pression de pressage doit être
maintenue pendant environ 6 secondes. Une fois cette durée écoulée, la tige de piston
revient automatiquement à sa position initiale. Pour recommencer l’opération, il est
indispensable que la tige de piston soit revenue dans sa position initiale. Il ne doit pas
y avoir de démarrage de cycle (verrouillage) pendant une durée d’environ 5 secondes
correspondant au temps mis pour enlever la pièce usinée et mettre en place les pièces
suivantes. La vitesse de rentrée de la tige doit être rapide tout en étant réglable

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Montage soupape
de temporisation

88
Solution

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Exercice 8 : Déplacement coordonné

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Problème posé
Le transfert de pièces d'un magasin de pièces sur un toboggan s'effectue au moyen
de deux vérins double effet. Lorsqu'on actionne un bouton-poussoir le premier vérin
pousse la pièce hors du magasin puis le second vérin reprend la pièce pour la
pousser sur le toboggan. Dès leur tâche accomplie, les vérins reviennent à leur
position initiale l'un après l'autre, d'abord le premier, puis le second. Pour assurer un
transfert sans risque des pièces, il est indispensable de pouvoir détecter les positions
initiales et de fin de course des tiges de piston.

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A+ B+ A- B-

CYCLE CARRE
BISTABLE

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A+ B+ A- B-

CYCLE CARRE
MONOSTABLE

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Exercice 9 : Contradiction d’effet

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Problème posé
Il peut arriver que deux signaux soient présents simultanément au pilotage d'un
distributeur, on dit alors qu'il y a contradiction d'effet, ce qui empêche la
commutation du distributeur. Il existe plusieurs solutions pour remédier à ce
problème. Auparavant, il faut arriver à déterminer les endroits où il y a
contradiction d'effet.

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Exercice 10 :
Coupure du signal à l’aide d’un distributeur d’inversion

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Problème posé

Si l'on veut éviter les contradictions d'effet, il existe un moyen qui consiste à remplacer
le distributeur à galet escamotable par un distributeur d'inversion. Dans ce cas, il faut
veiller à effacer en temps voulu au niveau des distributeurs 5/2 à impulsions 1.1 et 2.1
les signaux susceptibles de créer une contradiction. On procédera pour ce faire à une
purge des conduites d'alimentation des capteurs de fin de course 1.3 et 2.2, ce, avant
que le signal antagoniste n'apparaisse

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Distributeur d’inversion – Variante II

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Problème posé

A l'aide d'un dispositif d'avance, des pièces sont extraites d'un magasin et
transférées sur un toboggan. Le vérin 1.0 sort les pièces du magasin et le
vérin 2.0 les envoie sur le toboggan. La tige du vérin 2.0 doit attendre pour
rentrer que le vérin 1.0 soit lui-même rentré. Le cycle démarre par l'action
sur un bouton de démarrage. La position de la tige du vérin est détectée par
un capteur.

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Etablir le
chronogramme de
fonctionnement du
schéma de droite

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103
Etablir le chronogramme de fonctionnement du schéma du dessus

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Séquenceur pneumatique

Le séquenceur pneumatique est une association linéaire de modules. Chaque


module est construit à partir d'une mémoire bistable et de portes logiques. A chaque
pas du cycle de fonctionnement d'une séquence correspond un module du séquenceur.
Si la séquence nécessite cinq pas, le séquenceur comportera cinq modules.

La réalisation pratique d' un séquenceur pneumatique se fait par le branchement en


cascade de plusieurs modules. On installe les modules sur des plaques d'embase ou
on les fixe sur un profilé DIN à l'aide d'attaches métalliques. De plus, des plaques
d'extrémité doivent être placées au début et à la fin de la chaîne. La plaque de tête
sert à alimenter le séquenceur et à diriger le signal du début du cycle vers le premier
module. La plaque de queue capte le signal de la fin du cycle et le renvoie vers le
signal de début du cycle, comme le montre la figure ci-dessous.
108
Par ailleurs, il existe un standard pour la symbolisation logique des séquenceurs.
Puisque les séquenceurs présentent des particularités différentes selon le fabricant, il
est préférable de représenter les séquenceurs par un symbole standard beaucoup
plus simple.

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La lettre « P » désigne l'alimentation en air comprimé de ce séquenceur composé de
quatre modules. La sortie de chaque module est désignée par la lettre « S » suivie
du chiffre du module correspondant. Ainsi, l'orifice S1 indique la sortie du module 1 et
émet l'ordre du mouvement prévu au premier pas.
D'autre part, les entrées identifiées par la lettre « R » indiquent les signaux d'activation de
chaque module. Habituellement, l'entrée du module 1 est réservée au signal de
commande du « départ du cycle ». Les entrées des modules qui suivent servent alors à
capter les signaux de fin d'exécution des mouvements.

Avec un séquenceur, la résolution d'un cycle séquentiel est immédiate. Chaque


mouvement ou chaque pas de commande correspond à un module du séquenceur.

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La séquence de vérins à double effet de la figure d’un cycle simple ci-dessus compte
six pas de commande.

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La figure ci-dessous montre le schéma de montage complet de cette séquence

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Contrôle n°1
Situation posée
la tige de piston d’un vérin double effet doit sortir jusqu’en
position de fin de course lorsqu’on actionne un bouton-poussoir
puis revenir automatiquement en position initiale. L’arrivée en
position de fin de course est détectée par un capteur à galet. La
sortie de la tige du piston ne s’interrompt pas lorsqu’on relâche
le bouton-poussoir. Une deuxième sortie ne s’effectuera qu’une
fois la tige regagne sa position initiale .la vitesse de
déplacement du piston doit pouvoir être réglée dans les deux
sens.
Etablir le schéma correspondant a cette situation
Temps allouer est de 30min
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Contrôle n°2
Situation posée

Lorsqu’on actionne un bouton-poussoir, la tige du piston du vérin


double effet sort lentement. Dès que la position fin de sortie est
atteinte, la pression sur le vérin doit être maintenue pendant
environ 6 secondes. Une fois cette durée écoulée, la tige de
piston revient automatiquement à sa position initiale. La vitesse
de rentrée de la tige doit être rapide .

Etablir le schéma correspondant a cette situation


Temps allouer est de 30min

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Contrôle n°3
Situation posée

un vérin double effet doit sortir après 5 secondes de mise en


attente lorsqu’on actionne un bouton-poussoir. Une fois
atteinte une pression préréglée, le vérin doit revenir
automatiquement a sa position initiale .

Etablir le schéma correspondant a cette situation


Temps allouer est de 30min

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