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CADRE CONCEPTUEL DE L’INFORMATION FINANCIERE

Le sujet

Le cadre conceptuel de l’information financière a pour but de fournir une base commune
permettant l’élaboration de normes cohérentes. Il précise les objectifs des états financiers, en
définit les éléments essentiels ainsi que les principes qui doivent présider à leur établissement.

Il ne peut cependant supplanter une norme. En cas de conflit, les dispositions de la norme
prévalent sur celle du cadre.

La première version du cadre conceptuel (appelée « cadre de préparation et de présentation des


états financiers » a été adoptée en 1989. En 2006, l’ISAB a entrepris, avec l’organisme américain
de normalisation (FASB), une révision de ce texte. La première phase du projet a abouti en 2010
à la publication de eux chapitres consacrés à l’objectif et aux caractéristiques qualitatives de
l’information comptable. Mes autres parties du texte initial restent en vigueur dans l’attente de la
finalisation du processus de révision.

L’objectif de l’information financière

Pour l’IASB, le but de l’information financière à usage général est de fournir une information
utile à la prise de décisions économiques.

Les agents susceptibles de prendre des décisions économiques sont multiples. Il y a les
apporteurs de capitaux, les salariés, les fournisseurs, les clients, les gouvernements et leurs
administrations, ainsi que le public.

Chacune de ces catégories a des besoins d’informations spécifiques :

- Les actionnaires sont principalement concernés par le risque er la rentabilité de leur


investissement. Ils souhaitent des informations qui les aident à décider s’il convient
d’acheter, de vendre ou de conserver les actions de l’entreprise.
- Les salariés sont intéressés surtout par la stabilité et la rentabilité de leur employeur.
- Les créanciers souhaitent savoir si les montants qui leur sont dus (intérêts et principal)
seront payés à l’échéance prévue.
- Quant aux clients, ils sont surtout préoccupés par la continuité de l’entreprise, qui leur
assure celle du service après-vente et une sécurité d’approvisionnement.
L’ISAB considère néanmoins que les investisseurs, prêteurs et autres créanciers constituent
les utilisateurs principaux des rapports financiers et que c’est donc cette catégorie que
l’information financière doit servir en priorité. Même s’il reconnait que d’autres utilisateurs,
en particulier les autorités de réglementation, peuvent trouver utiles les rapports financiers,
l’ISAB précise expressément que ces derniers ne visent pas prioritairement ces autres
groupes.

Cette primauté des apporteurs de capitaux est conforme à la conception anglo-saxonne de la


comptabilité, selon laquelle l’information comptable vise essentiellement à fournir une
information utile au marché financier. Elle diffère fondamentalement de la conception
européenne continentale qui se refuse à privilégier une catégorie particulière d’utilisateurs.

L’importance accordée aux investisseurs est un choix fondamental qui a des conséquences
sur les qualités requises de l’information comptable et donc sur toutes les normes de l’ISAB.

Les rapports financiers fournissent des informations sur la situation financière de l’entité,
c’est-à-dire sur ses ressources économiques et sur les droits qui existent sur ces ressources.
Cette définition évoque le bilan car, d’un point de vue comptable, les ressources de
l’entreprise correspondent aux actifs et les droits d’autrui aux dettes et capitaux propres.

Les rapports financiers fournissent aussi des informations sur les effets des transactions et
autres événements qui modifient ces droits. Comptablement, ces éléments constituent le
compte de résultat global.

L’ISAB précise que les effets des transactions et autres événements doivent être enregistrés
au moment où ils se produisent, même si les entrées et sorties de trésorerie correspondantes
ont lieu dans une période différente. En d’autres termes, la comptabilité doit être une
comptabilité d’engagements (accurals accounting) et non une comptabilité de trésorerie (cash
accounting).
Les caractéristiques qualitatives de l’information financière

Pour être utile à la prise de décisions économiques, l’information financière doit être
pertinente et donner une image fidèle de ce qu’elle prétend représenter.

La pertinence (relevance)

L’information est considérée comme pertinente si elle a la capacité d’influencer les décisions
des utilisateurs. Celle pertinence résulte de sa valeur prédictive (capacité à faciliter la
prévision de performances futures) ou de sa valeur confirmatoire (capacité à confirmer ou
infirmer les évaluations antérieurs).

La pertinence d’une information ne dépend pas que de sa nature ; elle est aussi fonction de
son importance relative (materiality). En effet, seules les informations présentant un caractère
significatif, c’est-à-dire dont l’omission ou l’inexactitude serait de nature à modifier les
décisions des utilisateurs, peuvent être considérées comme pertinentes.

La fidélité

Pour donner une image fidèle (faithful representation) d’un phénomène, l’information doit
être complète, neutre et exempte d’erreurs.

Une description est complète si elle contient toutes les informations nécessaires permettant à
un utilisateur de comprendre le phénomène dépeint. A titre d’exemple, l’ISAB précise que la
description complète d’un groupe d’actifs suppose des informations sur la nature de ces
actifs, leur évaluation et sur la convention utilisée pour cette évaluation (coût historique, juste
valeur ou autre).

La neutralité d’une description implique l’absence de parti pris dans le choix ou la


présentation de l’information. Cela suppose l’absence de biais, de minimisation ou d’autre
manipulation visant à accroître la probabilité que l’information soit perçue favorablement ou
défavorablement par les utilisateurs.

L’absence d’erreurs ne signifie pas l’exactitude absolue de l’information, mais seulement


qu’il n’y a pas d’erreur ou d’omission dans la description du phénomène.
La pertinence et la fidélité sont considérées par l’ISAB comme les qualités essentielles de
l’information financière. Le cadre conceptuel énonce néanmoins quatre autres
caractéristiques souhaitables : la comptabilité, la vérifiabilité, la rapidité et la
compréhensibilité. Ces qualités auxiliaires renforcent l’utilité d’une information. Elles
permettent également de choisir entre deux descriptions jugées aussi pertinentes et fidèles
l’une que l’autre.

La comparabilité

La comparabilité est la caractéristique de l’information financière qui permet aux utilisateurs


de relever les similitudes et les différences entre des éléments.

Elle ne suppose pas l’uniformité des pratiques comptables. Pour que l’information soit
comparable, il suffit que les similitudes et différences soient visibles. L’ISAB précise que
faire paraître semblables des éléments qui ne le sont pas n’accroît pas plus la comparabilité
que de faire paraître différents des éléments qui sont semblable.

La vérifiabilité

Pour l’ISAB, la vérifiabilité suppose que plusieurs observateurs bien informés et


indépendants pourraient aboutir à la conclusion que la description donné est fidèle.

La rapidité

Pour être utile à la prise de décisions, l’information financière doit parvenir aux utilisateurs
en temps utile. Cette caractéristique souhaitable, appelée ‘timeliness’ en anglais et traduite
par «rapidité » dans la version française du cadre conceptuel, est une qualité essentielle car
une information disponible trop tardivement pourrait, bien que pertinente, s’avérer inutile à
ses utilisateurs.

La compréhensibilité

L’information est compréhensible si elle est classée, définie et présentée de façon claire et
concise.

La compréhensibilité d’une information dépend bien évidemment des compétences de


l’utilisateur. De ce point de vue, l’ISAB précise que ceux-ci sont censés avoir une
connaissance raisonnable des affaires et des activités économique ; ils sont également
supposés analyser les informations avec diligence en se faisant, au besoin, assister par des
conseillers.

On notera que la prudence ne figure pas parmi les qualités requises de l’information
financière. L’ISAB justifie cette absence au motif que son inclusion serait contradictoire avec
l’objectif de neutralité de l’information comptable.

Cette omission peut paraître choquante à des observateurs habitués à la conception


européenne continentale de la comptabilité. Elle ne l’est pas pour les Anglo-Saxons qui ont
depuis longtemps admis le principe que l’information comptable est destinée en premier lieu
aux investisseurs. Pour prendre leurs décisions, ceux-ci ont en effet besoin d’une information
aussi neutre que possible car, de leur point de vue, un excès de prudence serait aussi néfaste
qu’un excès d’optimisme.

L’hypothèse de continuité d’exploitation

Le cadre conceptuel publié en 1989 reconnaissait deux hypothèses de base à la comptabilité :


la comptabilité d’engagements (accurals accointing) et la continuité d’exploitation (going
concern). La première a été reprise dans la version révisée de 2010 (cf. plus haut) mais pas la
second. Celle-ci demeure néanmoins en vigueur dans l’attente de la publication de nouveaux
chapitres du cadre conceptuel.

L’hypothèse de continuité d’exploitation signifie que, normalement, les rapports financiers


sont préparés en supposant que l’entreprise poursuivra ses activités dans un avenir prévisible.
L’entité est donc supposés n’avoir ni l’intention ni l’obligation de mettre fin à ses activités ou
de réduire de façon importante la taille de son exploitation. La conséquence pratique est que
les actifs peuvent être évalués à un montant supérieur à leur valeur de liquidation.

Bien évidemment, si la continuité de l’entreprise venait à ne plus être assurée, les rapports
financiers pourraient être préparés sur une base différente qui devrait alors être décrite.

Les éléments des états financiers

Les états financiers retracent les effets de transactions et autres événements en les groupant
en grandes catégories selon leurs caractéristiques économiques. Ces grandes catégories
constituent ce que l’ISAB appelle les « éléments des états financiers » (elements of financial
statements). Les éléments liés directement à l’évaluation de la situation financière sont les
actifs, les passifs et les capitaux propres ; ceux qui mesurent la performance sont les produits
et les charges.

Les actifs

Pour l’ISAB, un actif est une ressource qui provient d’événements passés, qui est contrôlée
par l’entreprise et qui doit procurer à celle-ci des « avantages économiques futurs ». sous
forme de flux positifs de liquidité (encaissements ou réduction des décaissements).

Ces avantages économiques futurs peuvent profiter à l’entreprise de plusieurs façons. Un


actif peut en effet être :

- Utilisé pour la production de biens ou de services (c’est le cas en particulier des


immobilisations et des stocks de matières) ;
- Echangé contre d’autres actifs (stocks de marchandises et de produits) ;
- Utilisé pour régler un passif (liquidités) ;
- Ou distribué aux propriétaires de l’entreprise (liquidités).

Un droit de propriété n’est pas nécessaire à l’existence d’un actif. Ainsi, comme on l’a déjà
dit, les biens faisant l’objet de contrats de location-financement (crédit-bail notamment)
figurent comme actifs au bilan du locataire alors qu’ils demeurent la propriété du loueur (voir
IAS 17).

Les passifs

Un passif est une obligation actuelle résultant d’événements passés et dont le règlement doit
aboutir, pou l’entreprisse, à une sortie de ressources représentatives d’avantages
économiques.

Une obligation est le devoir ou la responsabilité d’agir ou de faire quelque chose d’une
certaine façon. Elle peut résulter de la Loi, des statuts, d’un contrat, des usages ou du simple
désir de conserver de bonnes relations d’affaires ou d’agir équitablement.
L’obligation doit être actuelle. Ainsi, la décision d’acquérir un actif ne donne pas, en elle-
même, lieu à la constitution d’un passif. L’obligation ne naîtra que lorsque l’actif sera livré
ou que l’entreprise aura conclu l’engagement irrévocable de l’acquérir.

Le règlement de l’obligation peut s’effectuer de plusieurs façons :

- Un paiement en monnaie,
- Un transfert d’autres actifs,
- Une fourniture de services, le remplacement de cette obligation par une autre obligation,
- Ou une conversation de l’obligation en part de capital.

On réserve le terme «passifs » (ou dettes) aux obligations dont le montant peut être déterminé
avec précision ; celles qui font l’objet d’estimations étant qualifiées de provisions.

Le cadre conceptuel de l’ISAB ne retient pas cette distinction. Pour lui, toute obligation
actuelle qui satisfait à la définition donnée précédemment constitue un passif, même si son
montant ne peut être qu’estimé.

Les capitaux propres

Les capitaux propres sont définis comme l’intérêt résiduel dans les actifs de l’entreprise après
la déduction de tous ces passifs. Autrement dit, c’est ce qui resterait du produit de la vente
des actifs une fois que tous les passifs de l’entreprise auraient été réglés. Cette définition est
symbolisée par la relation :

Capitaux propres = actifs – passifs.

Cette relation montre de manière évidente que le montant des capitaux propres figurant au
bilan est le résultat des conventions utilisées pour l’évaluation des actifs et des passifs de
l’entreprise.
Les produits

Les produits sont des accroissements d’avantages économiques apparus au cours de


l’exercice sous forme d’augmentations d’actifs ou de diminutions de passifs et qui ont
provoqué une augmentation des capitaux propres autrement que par de nouveaux apports en
capital.

Cette définition englobe à la fis les revenus, qui proviennent de l’activité courante de
l’entreprise (ventes, honoraires, commissions, redevances, loyers, intérêts, dividendes…) et
les gains (profits de cessions d’immobilisations, plus-values de réévaluation d’actifs).

Les charges

La définition des charges est symétrique de cette des produits.

Il s’agit de diminutions d’avantages économiques apparus au cours de ‘exercice sous dorme


de diminutions d’actifs ou d’accroissements des passifs et qui ont provoqué une baisse des
capitaux propres autrement que par des distributions aux propriétaires du capital.

Toute diminution des capitaux propres autre qu’une réduction de capital ou une distribution
de dividendes constitue donc une charge.

Comme pour les produits, on peut distinguer les charges proprement dites, qui résultent de
l’activité courante (coût des ventes, frais de personnel, dotation aux amortissements…) et les
pertes (résultant de catastrophes naturelles, de la cession d’immobilisations, de la variation
de taux de change…).

La comptabilisation des éléments des états financiers

La «comptabilisation » est le processus consistant à incorporer dans le bilan ou dans le


compte de résultat un élément des états financiers.

Le principe général est qu’un «article » (item) qui satisfait à la définition d’un élément des
états financiers doit être comptabilisé :

- S’il est probable qu’un avantage économique futur qui lui est lié viendra influer, en plus
ou en moins, sur l’entreprise ;
- Et si le dit article a un coût ou une valeur qui peut être évalué avec fiabilité.

La possibilité de déterminer le coût ou la valeur d’un article avec précision n’est pas une
condition à sa comptabilisation ; une estimation raisonnable suffit pour assurer la fiabilité. Ce
n’est que lorsqu’une telle estimation ne peut être faite que l’article en question doit être exclu
des états financiers, quand bien même il satisferait à touts les autres critères.

La comptabilisation des actifs et des passifs

L’application de ces principes généraux aboutit aux règles suivantes :

Un actif est comptabilisé au bilan lorsqu’il est probable qu’il procurera à l’entreprise des
avantages économiques futurs et que sont coût ou sa valeur peut être mesuré de manière
fiable.

Un passif est comptabilisé au bilan lorsqu’il est probable que le règlement de l’obligation
qu’il représente provoquera une perte d’avantages économiques futurs pour l’entreprise et
que le montant de ce règlement peut être mesuré de manière fiable.

Lorsqu’il est improbable qu’une dépense procure à l’entreprise des avantages économiques
au-delà de l’exercice en cours, cette dépense ne peut être considérée comme un actif. Elle
constitue une charge et est, à ce titre, comptabilisée dans le compte de résultat.

La comptabilisation des produits et des charges

Par application des principes généraux, un produit est comptabilisé au compte de résultat
lorsqu’un accroissement d’avantages économiques futurs lié à une augmentation des actifs ou
à une diminution des passifs s’est produit et qu’il peut être mesuré de manière fiable.

Une charge est comptabilisée au compte de résultat lorsqu’une diminution d’avantages


économiques futurs liée à une diminution des actifs ou à une augmentation des passifs s’est
produite et qu’elle peut être mesurée de manière fiable.

A partir du moment où un produit est comptabilisé, toutes les charges nécessaires à


l’obtention de ce produit doivent l’être aussi. C’est le principe de rattachement des charges
aux produits (matching principle), indispensable pour que le résultat comptable mesure
effectivement m’enrichissement (ou l’appauvrissement) de l’entreprise au cours de la
période.
Lorsque des avantages économiques sont attendus sur plusieurs exercices et que leur
association avec les charges correspondantes ne peut être déterminée que de façon vague ou
indirecte, c charges sont inscrites au compte de résultat sur la base d’allocations
systématiques et rationnelles. Lorsque ce procédé est utilisé pour comptabiliser les charges
associées à l’utilisation des actifs immobilisés, on l’appelle amortissement.

Lorsqu’une dépense ne procure aucun avantage économique futur, elle est immédiatement
comptabilisée en charges. Il en est de même lorsqu’un passif apparaît sans donner lieu à la
comptabilisation d’un actif en contrepartie (par exemple passif naissant de la garantie d’un
produit vendu).

L’évaluation des éléments des états financiers

L’évaluation est le processus de détermination des montants monétaires auxquels les


éléments des états financiers sont comptabilisés. Elle implique le choix d’une base
d’évaluation : coût actuel, valeur réalisable ou valeur actuelle.

Dans l’évaluation au coût historique (historical cost), les actifs sont enregistrés pour le
montant de liquidités payé ou pour la valeur vénale de la contrepartie donnée lors de leur
acquisition. Les passifs sont enregistrés pour le montant de liquidités reçu en échange de
l’obligation ou (dans le cas de provisions) pour le montant de liquidités qu’on s’attend à
verser pour régler l’obligation dans le cours normal de l’exploitation.

Dans l’évaluation au coût actuel (current cost), les actifs figurent pour le montant de
liquidités qu’il faudrait payer si le même actif ou un actif équivalent était acquis
actuellement. Les passifs figurent pour le montant non actualisé de liquidités qui serait
nécessaire pour régler l’obligation actuellement.

En cas d’utilisation de la valeur réalisable (réalisable value), les actifs sont évalués au
montant de liquidités qui pourrait être obtenu actuellement en les vendant lors d’une cession
non liquidative. Les passifs figurent au bilan pour leur valeur de règlement, c’est-à-dire pour
les montants non actualisés de liquidités que l’on s’attendrait à payer pour régler les
obligations correspondantes dans le cours normal de l’exploitation.

Dans l’évaluation à la valeur actuelle (present value), les actifs figurent pour la valeur
actualisée des flux nets de liquidités que m’élément est supposé générer le cours normal de
l’exploitation. Les passifs figurent à la valeur actualisée des sorties de fonds nettes futures
que l’on s’attend à la consentir pour régler les obligations correspondantes dans le cours
normal de l’exploitation.

La base d’évaluation la plus communément utilisée est le coût historique, nuancé pour
certains actifs, par des règles spécifiques :

- Evaluation des stocks au montant le plus faible de coût de revient et de la valeur


réalisable nette (voir IAS 2),
- Possibilité d’évaluation des titres cotés ç leur valeur de marché (voir IAS 39),
- Etc.