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Antiseptiques et Désinfectants

Dr May Fakhoury

1
« Il y a peut-être, dans les endroits marécageux, de petits
animaux que les yeux ne peuvent voir et qui occasionnent de
graves maladies en pénétrant dans le corps par la bouche ou par
le nez »
(Marcus Terentius Varro, 1er siècle av. J.-C. )

2
Les méthodes de désinfection depuis
l'Antiquité

3
Désinfection par des agents chimiques
Un bon désinfectant doit avoir une action corrosive, suffocante ou toxique visible
sur les êtres vivants

Les dérivés du soufre


Observation de l'action létale sur les petits animaux ou les plantes, de l'odeur suffocante
de ses vapeurs et la facilité d’obtention des vapeurs par combustion
- 800 ans av. J.-C : livre de l'Odyssée: le héros brûle du soufre dans les maisons de ses
rivaux tués
- Moyen âge: Europe: peste humaine: désinfecter les locaux et les objets contaminés
- 1745: peste bovine: fumigation soufrée des objets (et personnes) souillés

Les dérivés du mercure


Observation de l'effet corrosif des dérivés mercuriels
- Chine, Inde, Egypte et Europe: désinfectants et peinture/revêtement protecteur
- 1429: Italie: conte la syphilis
- 1705: Homberg traitait le bois au sublimé corrosif (HgCl2) pour éviter sa pourriture
- Kock: ses travaux démontrent l'efficacité du sublimé corrosif sur les micro-organismes
cultivés in vitro
4
Les dérivés du cuivre
- Les marins: remarquent que les algues et les champignons ne poussaient pas sur le
fond des bateaux revêtus de cuivre
- Les vignerons français: protègent leurs vignes de l'attaque du mildew (Plasmapora
vitícola) avec une « bouillie bordelaise » contenant du sulfate de cuivre

Les alcalis
Observation de l'effet détergent de la soude sur les matières organiques et la facilité de
vérifier sa bonne application par les traces blanches: dérivés de la chaux
- 1715: Lancisi: lavage à la chaux sodée concentrée des fontaines, récipients et
abreuvoirs où les bovins buvaient habituellement
- 1730: ordonnance de l'empereur Charles VI: les écuries où avaient vécu des chevaux
atteints de morve devaient être recrépies à la chaux vive
- 1745: décret d'Oldenbourg: nettoyage à la soude caustique des récipients ayant
servi à alimenter les animaux atteints de peste bovine et le traitement à l'eau de
chaux des bois et des murs des étables

5
Les acides
Observation que les acides forts attaquent les objets les plus durs (pierre, métal, etc.)
et que les acides organiques (vinaigre) protègent fruits et légumes de la putréfaction
- 3000 ans av. J.-C.: les Egyptiens utilisaient le vin de palme et le vinaigre pour rincer
les cavités abdominales des corps (humains ou animaux) qu'ils embaumaient
- Au 1er siècle de notre ère: Celse: désinfecter avec du vinaigre les plaies abdominales
- 1625: livre A natural history: Bacon: désinfection de l'eau de boisson avec de petites
quantités d'acide sulfurique (oil of vitriol)
- 1715: peste bovine: Lancisi: utilisation du vinaigre (ou l'eau vinaigrée) pour
désinfecter les objets (voire les animaux ou les personnes)
- 1752: peste bovine: Layard: nettoyage au vinaigre en plus du savon et de l'eau de
chaux des étables, les mangeoires, les auges et les râteliers

Les autres produits chimiques ou biochimiques


- Les embaumeurs de l'ancienne Egypte: trempaient durant 70 jours les corps à
embaumer dans un mélange de carbonate de soude, de chlorure de sodium et de
sulfate de sodium
- Ils utilisaient également la résine et le goudron

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Désinfection par des agents physiques
Désinfection par élévation de la température
Purifier par le feu les locaux, objets, cadavres, etc., qu'il soupçonnait d'être à
l'origine des maux dont lui ou ses animaux pouvaient être atteints
L'eau
- Les soldats d'Alexandre le Grand: conseils d’Aristote : faire bouillir leur eau de boisson
- En Perse, Avicenne (980-1046): l'eau peut être rendue potable par évaporation et
distillation, ou à défaut par ébullition
- 1776: Spalanzani: la « génération spontanée » des micro-organismes était impossible
après que le liquide où ils vivaient ait été porté à ébullition durant une heure

Les objets et les vêtements


- La Bible: les soldats hébreux de retour du combat étaient requis de flamber ou plonger
dans l’eau bouillante leur équipement et leurs vêtements
- Moyen Age: peste noire: les vêtements des personnes pestiférées étaient brûlés
- 1730: ordonnance de l'Empereur Charles VI: brûler les mangeoires et râteliers ayant
servi à des chevaux atteints de morve
- 1782: Lavoisier: ébullition des vêtements de personnes atteintes de tuberculose
- 1784: arrêt du Conseil du Roi de France: brûler les objets en contact avec les animaux7
Les cadavres
Incinération ou enfouissement des cadavres d'hommes ou d'animaux malades
- 1713: Bates: peste bovine: crémation des cadavres de bovins morts et instauration
d'un vide sanitaire de trois mois
- Avis contraire pour Mead (peste humaine) et Layard (peste bovine): les particules
infectieuses peuvent être dispersées par le vent

Fumigation
Pour «purifier l'air», observation que la fumée chassait les insectes, toujours suspectés
de causer des maladies humaines ou animales
- 429 av. J. C : Hippocrate: brûler des bois et des herbes odorantes dans les rues de la
ville
- 1745: peste bovine à Montpellier: Faculté de médecine: fumigation des étables par
du bois de genévrier et des vapeurs de vinaigre
- 1752: peste bovine (contagious distemper) en Angleterre: Layard: fumigation des
étables par un mélange de poudre à canon, de tabac et de diverses plantes
aromatiques

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Dessiccation
Méthode associant l'action de la chaleur et des rayonnements ultraviolets lorsqu'elle
était pratiquée par exposition au soleil
Elle résultait peut-être de l'observation des cadavres naturellement momifiés par la
dessiccation dans le désert
Elle avait été recommandée 7 siècles avant J.-C.
Egypte ancienne: parfaire l'embaumement des corps, après un bain de sels

Désinfection par filtration


- En Perse, Sayyid Ismail Jorjani (1042-1135): observe que l’eau filtrée (ou bouillie) met
plus longtemps à se corrompre
- 1757: Marine britannique: purifier l'eau en la filtrant dans du sable ou du charbon
- Magendie (1783-1855): études expérimentales par inoculation de chiens, par IV
d’extraits de poisson putréfiés: le pouvoir pathogène de l’inoculation était fortement
réduit après passage de l'extrait sur papier filtre
- Tiegel, Klebs, Eberth, Chauveau : essais repris et affinés plus tard pour étudier en
particulier le pouvoir pathogène des bacilles du charbon bactéridien …
- 1863: Davaine: démontre que la filtration sur porcelaine arrête cette bactérie

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Désinfection par des agents biologiques
Enfouissement
Méthode la plus courante de « désinfection », des cadavres en particulier, par un
processus biologique extrêmement complexe : dégradation enzymatique mais aussi
variation de la teneur en oxygène, de la pression, du pH, de la température …
Méthode la plus anciennement utilisée par l'homme
- Vème siècle: enterrer les chevaux qui succombent aux maladies contagieuses

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Conclusion
- Ces méthodes de désinfection des objets, des locaux ou des cadavres ont
contribué à l'arrêt des certaines grandes épidémies (en plus des mesures
d'abattage ou d'isolement des animaux malades)

- Ces procédés ont été appliqués dans l'ignorance des causes réelles des
épidémies, et en l'absence de vaccins ou de méthodes thérapeutiques
spécifiques et ont quand même atteint leur objectif

- Ils étaient réglementés et appliqués avec une rigueur impitoyable

»» l’importance d’une prophylaxie sanitaire bien conduite

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Les antiseptiques et les désinfectants

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Antiseptique: « Produit destiné à détruire les microorganismes
présents sur les tissus vivants (peau saine, muqueuses, plaies)
utilisé dans des conditions définies »

C’est un médicament avec AMM (autorisation de mise sur le


marché)
Si pas d’AMM: produit d’hygiène

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DEFINITIONS

• Capacité d’inhiber (bactériostatique, fongistatique, virostatique) ou


de tuer (bactéricide, fongicide, virucide, sporicide) les micro-
organismes indésirables (certains selon leur concentration)
• Les désinfectants au sens strict sont destinés aux milieux inertes
(instruments, surfaces)
• Les antiseptiques sont destinés aux tissus vivants (peau, muqueuse)
• Produits qui agissent de façon momentanée, ils ne protègent pas
contre une nouvelle contamination ni la prolifération naturelle
(mitose, réplication). Ils doivent donc être réappliqués régulièrement

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Les sources de contamination en milieu hospitalier
• Système pileux (cheveux, barbe)
• Peau (mains, entre les doigts, sous les ongles, bagues …)
• Bouche, nez
• Tenue vestimentaire (blouses de travail, chaussures)
• Environnement (surfaces planes ou horizontales, poignées, lavabos, sols)

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Tenue vestimentaire Système pileux
• Vêtements, y compris
blouse de travail • Cheveux

• Chaussures • Barbe

16
Environnement

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OBJECTIF
Prévention de la pénétration de micro organisme dans l’organisme à partir de la
peau ou des dispositifs médicaux ou bien de l’environnement

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Qualités requises

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Facteurs influençant l’activité
• Concentration
 trop concentré : possibilité de coagulation
 trop dilué : inefficace
• Temps de contact (activité ↑ avec augmentation du temps de contact):
temps augmenté pour les spores et les virus hépatite et bacille de Kock
• Température (activité ↑ avec augmentation de la température)
• pH (baisse ou augmentation d'activité selon les familles)
• Liposolubilité (pénétration de la couche cornée)
• Présence de fluides ou autres matières biologiques (sang, pus) (↓ activité
pour toutes les familles à l'exception des phénols): nettoyage mécanique
indispensable
• Détergents cationiques (ammonium quaternaire) inhibent les phénols et
l’hypochlorite de Na (Javel)
• Dureté de l’eau

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Règles générales
• Utilisation de préférence des petits conditionnements, de doses unitaires
stériles
• Noter la date d’ouverture sur les flacons
• Ne pas reconditionner les flacons ni compléter un flacon entamé
• Après utilisation, reboucher le flacon et nettoyer l’extérieur avec un
détergent désinfectant
• Conserver à l’abri de la lumière
• Attention aux antécédents d’hypersensibilité ou intolérance
• Utiliser la même famille d’antiseptiques lors d’étapes successives
• Utiliser les formulations telles quelles :pas de dilution sauf cas particulier
Utilisation
• Sur peau saine, privilégier l’usage d’un antiseptique alcoolique
• Respecter le temps de contact
• Respecter le séchage spontané de l’antiseptique et ne pas sécher avec une
compresse
• Réaliser l’antisepsie à l’aide de compresses stériles
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Antiseptiques Antibiotiques
Spectre d'activité "Large" "Etroit"
bactéries végétatives
bactéries sporulées
virus
Champignons
Voie d'administration Externe I.M., I.V., per os, externe
Vitesse d'action Rapide Lente
Bactéries : 5 mn
Virus : 1 mn ?
Température d'action 32 ° C 37° C
(Désinfectants : 20° C)
Bactéricidie in VITRO 5 Log 4 Log
Inactivation par les Oui Non
matières organiques

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Mécanismes d’action antibiotiques vs biocides
Antibiotiques
• interagissent de façon spécifique avec certaines structures ou processus
métaboliques (ribosomes, enzymes, synthèse de la paroi et membrane …)
Biocides
• sont non-spécifiques et ont un mode d’action multifactoriel :
 Désorganisent et trouent les membranes (alcohols, ammonium quaternaires,
amines)
 Reagissent de facon non-spécifique avec des protéines fonctionnelles (aldehydes,
peroxygen)
 Réagissent avec le matériel génétique (halogens, aldehydes)
 Détruisent l’intégrité de la membrane (didecyldimethylammonium chloride,
benzalkonium chloride)
La fuite de potassium des cellules des bactéries a été observée à des
concentrations bactericides

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K.E. Cheeseman, S.P. Denyer; I.K. Hosein, G.J. Williamsa, J.-
Y. Maillarda,* aWelsh School of Pharmacy, Cardiff
University, Cardiff, UK, bMicrobiology Department, North
Middlesex University, Hospital NHS Trust, London, UK

Here, we report on the nature of the effects of AHR (alcohol hand rubs) on
Staphylococcus aureus.
S. aureus NCIMB 9518 (reference strain) and two methicillin susceptible S. aureus (MSSA)
clinical isolates (S1 and S2) were tested
These showed differences in susceptibility to 3 AHRs
• Soft Care Med H5 alcohol gel (70% w/w isopropyl and propyl alcohol; Johnson
Diversey, Northampton, UK)
• Cutan gel hand sanitiser (70% w/w ethyl and propyl alcohol; Deb Ltd, Belper, UK)
• Guest Medical AHR (70% v/v ethyl alcohol; Guest Medical, Edenbridge, UK)
The AHRs were shown to produce 4 log10 reduction within 10 s to 5 min for S1, 30 s to 5
min for the reference strain and 1 to >5 min for S2.3
Measurement of potassium leakage following AHR exposure was used to indicate early
cytoplasmic damage. ……. 24
Our results highlighted that damage to the cytoplasmic membrane caused
by AHRs was insufficient to cause cell lysis
• lipids from the cytoplasmic membrane were not sufficiently dissolved to result in
significant loss of membrane integrity
• However, some Kþ leakage was observed, indicating some damage to the cytoplasmic
membrane. TEM analysis indicated gross structural damage to all three strains
following Guest Medical exposure
• the most susceptible isolate (S1) showed the greatest variety of damage and notably
signs of cytoplasmic coagulation
• A comparison of bactericidal activity and alcohol content of the three AHRs showed
that the combination of isopropyl and propyl alcohol was more efficacious than either
ethyl alcohol alone or ethyl and propyl alcohol, which suggests that the components of
the formulations may play a role in the differences in bactericidal activity
• the difference in the susceptibility of some isolates is reflected mechanistically by the
level of damage to the cell following exposure. This implies that a better understanding
of the survival mechanisms of the less susceptible isolates is important to identify, to
ensure that AHR formulations achieve lethality against all bacterial isolates
• In terms of mechanisms of action, the bactericidal efficacy of AHR is more likely to be
the result of denaturation of bacterial cell proteins leading to loss of structural
integrity and disruption of cellular function

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Figure 1. Transmission electron microscopy
showing damage after 5 min exposure to Guest
Medical AHR: (A) S1, scale bar ¼ 187 nm; (B)
NCIMB 9518, scale bar ¼ 157 nm; and (C) S2, scale
bar ¼ 187 nm. CD, cytoplasm damage; L, leakage of
intracellular material; MD, membrane damage;
UEM, unidentifiable extracellular material; WD, cell
wall damage; WT, cell wall thinning.

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Spectre d’action
• La plupart des produits ont une activité satisfaisante sur les bactéries et les
virus enveloppés (HIV, hépatites B et C, herpes, grippe)
• L’activité varie d’un produit à l’autre sur les virus nus (ex. poliovirus, hépatite
A et E, papillomavirus), les mycobactéries (tuberculose), les moisissures ou
les spores
• Le choix du produit dépend du type de désinfection envisagée et de l’objectif
à atteindre (HLD, MLD, LLD: niveau de désinfection élevé, moyen et bas)

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Entérobactéries
Staphylocoques Pseudomonas
Streptocoques Acinetobacter

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Site d’action des désinfectants

• Paroi bactérienne: interaction avec les groupes protéiques


NH2
 Aldéhydes
• Membrane bactérienne: altération de la perméabilité ⇒ fuite
de constituants cellulaires
 Chlorhexidine
• Enzymes: blocage des enzymes de la synthèse protéique
 Agents oxydants (chlore, iode, peroxyde d’hydrogène)

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Importance de la taille de l’antiseptique

Chlorhexidine Ammoniums quaternaires

BG- BG+

Dérivés chlorés Dérivés iodés


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Désinfectants de grande taille

• Ammoniums 4aires et biguanide (Chlorhexidine)


 Site d’action = membrane

• Mais rôle protecteur de la membrane pour de nombreuses


BGN sous leur forme végétative, de toutes les bactéries sous
leur forme sporulée et des Mycobactéries

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Désinfectants de petite taille

• Iodés (povidone iodée), Chlorés


 Site d’action = cytoplasme
 Pénétration sans frein entrainant une oxydation et coagulation des
protéines

• Spectre d'activité étendu et absence de résistance


bactérienne chromosomique ou plasmidique

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Principales familles d’antiseptiques et désinfectants

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Spectre d’activité des antiseptiques et désinfectants

Remarques :
• Aldehydes: utilisation pour la désinfection uniquement
• Halogénés iodés: utilisation pour l'antisepsie uniquement
• Sporicides: halogénés (chlore et iode), glutaraldehyde, peroxyde d’hydrogène
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Antiseptiques majeurs

• Les Biguanides
 Chlorhexidine (alcoolique)
• Les Halogénés
 Dérivés iodés : polyvidone iodée (alcoolique et aqueuse)
 Dérivés chlorés : eau de Javel
• Les Alcools
 éthylique à 70°
 Iso-propylique
• Les autres...

35
Il faut privilégier les antiseptiques alcooliques

• Action antiseptique propre de l’alcool


• Rapidité de l’action de l’alcool en quelques secondes
• Fort indice de pénétration de l’alcool au niveau de la peau
• Pour les produits iodés
 il augmente la concentration du diiode
 il augmente la pénétration du diiode
• Mais l’alcool s’évapore rapidement
 d’où l’intérêt de l’associer à un antiseptique ayant une action
rémanente

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La Chlorhexidine
• solution moussante 4% Hibiscrub®: détersion et antisepsie peau saine
ou lésées, détersion champ opératoire, lavage antiseptique et
chirurgical des mains
• solution aqueuse dilution 0.05%: spore, virus et certains
pseudomonas sont assez résistants, contamination fréquente si
mauvaises conditions
• solution alcoolique à 0.5% (+/-color.): Hibitane champ®: préparation
du champ opératoire
• solution aqueuse à diluer 5% Hibitane®, prêt à l’emploi 0.5%
Diaseptyl®: antiseptie des plaies et des brûlures: rien d' autre
• autres : bains de bouche, collutoires, collyres

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La Chlorhexidine: précautions et CI d’emploi

• Contre-indications
 neurotoxique (cerveau, méninges, oreille moyenne et interne, œil (si >
0,02%))
 cavités internes à cause des excipients
• Précautions d’emploi
 irritant pour les muqueuses si c> 0,02% : ne pas appliquer sur des
muqueuses (ex: muqueuses génitales)
 incompatible avec savon et éosine
• Effets II
 Allergie: eczéma, urticaires…

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La Polyvidone iodé
• en solution moussante à 4% : détersion et antisepsie peau
saine ou lésées, détersion champ opératoire, lavage
antiseptique et chirurgical des mains
• en solution dermique à 10% : antisepsie des plaies et du
champ opératoire
• en solution alcoolique à 5% : préparation du champ
opératoire, antiseptie de la peau saine avant acte de petite
chirurgie
• autres présentations
 solution (10%) et comprimés gynécologiques
 solution pour bain de bouche (10%)
 solution pour irrigation oculaire (5%)
 compresses imprégnées

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La Polyvidone iodé: précautions et CI d’emploi

• Précautions d’emploi
 Réactions d’hypersensibilité, eczéma de contact
 prudence si enfant de 1 à 30 mois (rinçage à l’eau stérile)
 prudence lors de dysfonctionnements thyroïdiens
 perturbation en cas d’exploration thyroidienne
 incompatibilités avec d’autres gamme d’antiseptique

• Contre Indication
 intolérance à l’iode, produits de contraste iodé...
 nouveau né 0 à 1 mois
 grossesse (de façon prolongée pdt 2ème et 3ème mois), allaitement
 brulés (>10%)

40
Dérivés chlorés: hypochlorite de sodium

• Liqueur de Dakin : solution d’hypochlorite de sodium


neutralisée (permanganate de potassium) Dakin Cooper
stabilisé®
• Bonne activité si fraîchement préparée et conservée à l’abri
de la lumière
• Activité considérablement réduite en présence de matières
organiques (utiliser sur peau nettoyée et rincée)
• Indications : antisepsie peau saine et lésée, antisepsie des
muqueuses, conduite à tenir en cas d’AES
• Effets II: sensation de brûlures sur peau lésée

41
Les alcools
• Alcool éthylique (éthanol), Alcool isopropylique (isopropanol) …
• Très volatils
• Dénaturent les protéines
• Effet bactéricide immédiat (action rapide) non rémanent, effet limité par les
matières protéiques
• Bactéricides, virucides, fongicides
• Meilleure activité de l’alcool légèrement dilué 60-70°, hydratation facilite la
pénétration dans les cellules bactériennes
• Inactifs sur les spores (clostridium difficile), contamination possible (tétanos)
• Antiseptique uniquement en association à l’iode et à la chlorhexidine
(renforcer le spectre d’acticité et favoriser le séchage)
 antisepsie de la peau saine : prélèvement / injection
 produit d’hygiène des mains Hydro- Alcoolique
 En association: renforce le spectre d’activité et favorise le séchage

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Les alcools: précautions et CI d’emploi
• Contre-indications et précautions d’emploi
 ne pas appliquer sur des muqueuses et les plaies
 ne pas utiliser avant de réaliser une glycémie capillaire (perturbe la
glycémie)
 éviter l’application large sur la peau d’un nourrisson < 30 mois
 Alcool modifié : + camphre, allergisant, CI chez enfants de moins de 30
mois
• Effets secondaires
 si usage fréquent :possible irritation locale (sécheresse, desquamation)

43
Emploi chez le nouveau-né

44
45
Antiseptiques Mineurs

• Sont considérés comme mineurs si leur principe actif ne


présente pas une concentration suffisante ou si le principe
actif est différent de ceux précités
 solutions de chlorhexidine à 0,05%: activité bactéricide insuffisante:
elles ne doivent plus être utilisées pour l’antisepsie
 exemples: hexomédine, cetavlon……

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Produits considérés à tord comme antiseptiques

• Produits peu ou pas antiseptiques


• Colorants: éosine aqueuse 2% (n’a pas de propriétés antiseptiques. Il
s’agit d’un colorant à visée asséchante utilisé notamment pour les soins du
siège du nourrisson), solution de Milian
• Eau oxygénée

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Désinfectants / Détergents

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Détergents
• Substances ou produits nettoyant, capables de dissoudre les salissures et
de les séparer de leur support, en milieu aqueux
• Un détergent n’est pas un désinfectant
Détergents / Désinfectants
• Produits possédant la double propriété de détergence et de désinfection
(SF2H)
• Effectuent en une seule opération le nettoyage et la désinfection
• Gain de temps et simplification du travail (locaux)
• Produits bons désinfectants et moins performants dans la détergence
• Produits ne nécessitant pas de rinçage

49
Les produits désinfectants
• Les chlorés
• Les Oxydants
 acide peracétique*
 peroxyde d’hydrogène
• Les Alcools
 Ethanol
 Isopropanol
• Les Ammoniums quaternaires
• La Chlorhexidine
• Les Aldéhydes*
 formaldéhyde
 glutaraldéhyde
• Les dérivés phénolés

* Produits qui ne se trouvent que dans les désinfectants et pas dans les
Détergents/Désinfectants 50
Domaine d’utilisation

• Matériel de soins :
 Pré-désinfection des dispositifs médicaux : détergents-désinfectants
 Désinfection des DM par application ou par immersion

• Désinfection
 des sols, des surfaces par application ou spray

51
Activité des désinfectants
• Principe des Normes Européennes (AFNOR) = normes d’essai
qui permettent :
 d’évaluer dans des conditions définies (T°C et de temps de contact),
l’activité d’un produit sur un type donné de micro-organismes
 de qualifier ce produit si l’exigence de résultat, définie dans chaque
norme est atteinte en totalité

Propriétés
• Spectre large
• Compatibilité : eau dure, savon…
• Vitesse d’action
• Stabilité connue
• Respect des matériaux
• Innocuité pour l’homme : toxicité systémique, cutanée,
produit volatil

52
Eau de javel
• Excellent désinfectant si concentration stable en chlore libre
• Nettoyage préalable indispensable
• Temps de contact 15 à 30 mn
• Solution concentrée (9.6%) moins stable que solution à 2.6%
• Conservation à l ’abri de la lumière
• Dilution d’emploi fraîchement préparée
Mais risque de corrosion accru pour certains matériaux (inox)
Recommandation SFHH
en plus de la concentration "prions", garder 2 concentrations en chlore
actif
• 0,1% pour la désinfection en conditions de propreté 200 mL d'eau de
Javel à 2,6% pour un volume final de 5 L
• 0,5% pour l'utilisation en conditions de saleté, pour l'activité sur les
liquides biologiques ou pour l'activité sporicide 1 L d'eau de Javel à
2,6% pour un volume final de 5 L
53
Dilutions « pratiques » à partir d’Eau de Javel à 2,6%
exemples d’utilisation et principales correspondances

54
Eau de javel : protocole Clostridium difficile

55
Précautions d ’emploi
• Ne jamais mélanger à un autre produit : inactivation ou
dégagement chlore toxique
• Dilution à l’eau froide
• Corrosif pour les métaux
• Conservation en bidon opaque
 solution à 38° : utilisé dans les 3 mois suivant la date de fabrication
 solution à 12°: 1 an si fabrication industrielle, 3 mois si dilution à
l’hôpital
 solution d’emploi: usage immédiat

56
Les aldéhydes : Formaldéhyde
• Très actif mais action lente
• Potentialisé par la chaleur et l’humidité
• Toxicité importante : peau, yeux, voies respiratoires
• Corrosif et instable
• Usages
 Formol liquide: rentre dans la composition de nombreuses solutions
désinfectantes, conservation de pièces anatomiques et la préparation
du liquide de Bouin
 Formol gazeux : désinfection terminale, désinfection des locaux par
brumisation
- départ d’un patient tuberculeux (TB active)
- fièvre virale hémorragique
- local à ventilation contrôlée (patients très immunosupprimés)

57
Ammoniums quaternaires
• Benzalkonium (Cl), Cetylpyridinium (Cl), Cetrimonium (Cl),
Didecyldimethylammonium (Cl)
• Nature cationique: nombreuses incompatibilités: dérivés
anioniques (savons, détergents), oxydants
• Conservateur (benzalkonium dans collyres)
• Utilisation: nettoyage et désinfection des sols, du matériel mobilier,
chariot de soins, plateau
• Angina® MCC: maux de gorge
• Septivon® : savon désinfectant si allergie chlorhexidine ou iode

58
Peroxyde d’hydrogène

• Eau oxygénée (H2O2)


• Ne pas mélanger avec d’autres antiseptiques
• Eau oxygénée 3%: détersion des plaies souillées et/ou
infectées
• Dialox®: (+ac.peracétique et acétique): désinfectant à
spectre complet pour équipement d’hémodialyse
• Oxysept®: rinçage verres de contact

59
Utilisation des désinfectants

• Désinfectants: agressivité variable


- chlore dans une piscine: non nocif pour les baigneurs
- désinfectants des sols d’hôpitaux: fortement microbicides
• Antiseptiques: en contact direct avec la peau: peu agressifs
 rôle labile (alcool)
 effet prolongé (iodophores: Betadine®)

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Choix des désinfectants

• Temps de séchage, trempage


• Toxicité, potentiel allergisant
• Coûts
• Aspects pratiques
 temps de séchage, trempage
 sensation (mains collantes, odeur)
 conditionnement (doseur)
 « Agressivité » matériel (corrosion, attaque sols, gants)
 couleur (marquer champs)

61
Site d’action des désinfectants

62
Stabilité
• Stabilité chimique
 perte d’efficacité après ouverture du flacon (eau oxygénée, Dakin
Cooper)
 dégradation au contact de métaux (Amuchina Med®)
 inactivation des antiseptiques entre eux (ne pas mélanger iode et
chlorhexidine, eau oxygénée et Dakin®)
• Stabilité microbiologique
 solutions aqueuses
- contamination rapide après ouverture: stérilité max. 24h
- exception: Bétadine® sol. Standardisée: date d’expiration
 Solutions alcooliques
- stable jusqu’à date d’expiration si conservation adéquate
- exception: Chlorhexidine teinture colorée 0.5%, 15 jours

63
Dispositifs Médicaux

64
Classement des DM et niveau de traitement requis

Destination du
matériel

Classement du
matériel

Niveau de
risque
infectieux

Traitement
requis

65
66
67
Niveau de traitement et résistance des micro-
organismes à la désinfection

68
69
Règles d’utilisation

• Désinfection toujours précédée d’un traitement préliminaire


avec détergent ou détergent désinfectant :
 pré-désinfection : diminuer la population microbienne et faciliter le
nettoyage ultérieur
 nettoyage : éliminer les matières organiques et les germes présents

L’état de propreté conditionne


la qualité de la désinfection

70
Conditions d’utilisation

• Désinfectants ne sont pas des agents stérilisants : réduction


qualitative et quantitative des micro-organismes présents
• Utiliser le désinfectant approprié à l’usage qui lui est destiné
• Respecter les instructions du fabricant et les protocoles
d’emploi, de dilution et de temps de contact
• Tenir compte des incompatibilités et des antagonismes
• Ne pas mélanger les produits
• Manipuler les désinfectants en tenant compte des
précautions d’utilisation (gants, tablier, masque…)
• Prévoir la conduite à tenir en cas de projection (rinçage
abondant, éventuelle consultation médicale)

71
Exemples de désinfectants

Remarques :
En raison de leur toxicité, les désinfectants à base de phénols et d'aldéhydes sont interdits,
à l'exception du Buraton® (utilisateur doit être formé spécifiquement à son utilisation)

Réf: HUG
72
La peau

73
La flore normale de la peau

Flore
transitoire

Flore
résidente

74
La flore normale de la peau
• Une large variété des microorganismes qui forment un mécanisme
protecteur à l'hôte mais peuvent être aussi une source d'infection
• Flore Transitoire ou transitaire dont l’origine
 environnementale (personnel, surfaces, …)
 digestive
 peut être enlevée par détersion

• Résidente
 ramenée en permanence à la surface
 difficile à éliminer
 nécessite des agents anti-microbiens avec une action rémanente pour être
efficace

• Les antiseptiques topiques sont actifs contre les 2 types de flores par leur
action mécanique et chimique

75
Choix des antiseptiques à utiliser dans les secteurs
de soins

76
Préparation de la peau précédant des
actes à risque

• Rapidité d’action
• Spectre d’activité
• Action rémanente présente un intérêt complémentaire
dans les actes invasifs de longue durée

77
Au bloc opératoire, le niveau théorique d’entretien des dispositifs et
équipements dépend de leur proximité de la zone d’incision opératoire
- La zone 0: incision chirurgicale, le niveau de traitement: stérilisation
- La zone 1: espace occupé par l’équipe opératoire (chirurgiens, instrumentistes), par la table
d’instruments et le champs opératoire délimité par les champs stériles. Le niveau d’entretien:
stérilisation ou une désinfection de haut niveau. En cas d’impossibilité, utiliser les protections
stériles à usage unique après avoir pratiqué une désinfection de bas niveau ou de niveau
intermédiaire (le niveau atteint dépendant des produits et techniques utilisées.)
- La zone 2: reste de la salle d’intervention, le niveau d’entretien: désinfection de niveau
intermédiaire. En cas d’impossibilité, utiliser des protections à usage unique après avoir pratiqué
une désinfection de bas niveau

78
Choix des antiseptiques à utiliser
dans les secteurs de soins
• Il faut privilégier le choix d’un antiseptique:
 Majeur: activité bactéricide, large spectre et action rapide
 Conciliant la concentration d’emploi la plus élevée avec
une tolérance cutanée acceptable
 Coût

• Les antiseptiques majeurs :


 à base de chlorhexidine: gamme disponible en solution aqueuse ou en
solution alcoolique (concentration ≥ 0,5%), ainsi qu’en scrub pour la détersion
 à base de PVP-I: gamme disponible en solution aqueuse et en solution
alcoolique, ainsi qu’en scrub pour la détersion
 à base de dérivés chlorés: disponibles en solution aqueuse
 à base d’éthanol à 60 ou 70%

79
Délais d’action des antiseptiques

Remarque :
Il n’est pas fait mention dans les RCP, d’un délai d’action pour l’éthanol à 60% ou 70%. Pour cet antiseptique, il peut
toutefois être proposé un délai d’action d’une minute qui correspond au temps de séchage théorique du produit

80
Evaluation de risque infectieux et du niveau
de traitement

81
Les temps de l’antisepsie

• Antisepsie en 4 temps
 Détersion; Rinçage; Séchage; Application de l’antiseptique
(1 ou 2 badigeons)
• Antisepsie en 2 temps Badigeonnage par la
 2 applications d’un antiseptique alcoolique technique dite «en escargot»

• Antisepsie en 1 temps
contrôle glycémique microcapillaire, injections IV, IM, SC (dont insuline),
prélèvement sanguin hormis hémocultures, vaccin
 1 application d’un antiseptique alcoolique
 Appliquer sur la peau saine avec une pression suffisante et en
frictionnant pour enlever les matières organiques et les bactéries (sauf
en face des carotides …)

82
Résistance

83
84
La plupart des antiseptiques et désinfectants exercent leur
action essentiellement au niveau de la membrane
cytoplasmique et doivent donc traverser la paroi
L’élément majeur de la résistance est la paroi de la cellule
bactérienne

85
- Les bactéries gram négatifs (Pseudomonas aeruginosa) sont
plus résistantes que les gram positifs
- Les mycobactéries (Mycobacterium tuberculosis), dont la
membrane externe est très épaisse : empêche la pénétration
de solutions aqueuses désinfectantes sans détergent
(résistance intrinsèque)
- Au contraire des bactéries, les virus enveloppés (HIV) sont plus
sensibles que les virus nus (Poliovirus): l’enveloppe externe
riche en lipides est facilement désorganisée par les
antiseptiques et désinfectants, ce qui provoque l’inactivation
du virus

86
- Un biofilm est une communauté de bactéries qui adhèrent
entre elles et sur une surface, enveloppées dans une matrice
adhésive et protectrice (résistance intrinsèque). On en retrouve
sur les dispositifs médicaux
- Les spores bactériennes (Clostridium difficile) possèdent la plus
grande résistance intrinsèque aux désinfectants et
antiseptiques en raison de la structure de leur enveloppe
extérieure

87
La résistance
• Pas de définition consensuelle (difficulté de mesure)
• Par analogie aux antibiotiques, concentration minimale inhibitrice
(CMI) et concentration minimale bactéricide (CMB)

88
Is the Escherichia coli 54127 biofilm model reliable for detergent
activity assessment of detergent—disinfecting agents?

- E. coli 54127
- may be considered a reliable reference
strain for the assessment of the
bactericidal of the hospital
detergents/desinfectants

N. Henoun Loukili*, B. Grandbastien, O. Meunier; Unite de Lutte contre les Infections Nosocomiales, Centre
Hospitalier Universitaire de Lille, Hospital; Calmette, Pavillon Christ, F-59073; Lille cedex, France; 2004_Journal-of-
Hospital-Infe
89
La résistance
• Pas de définition consensuelle (difficulté de mesure)
• Par analogie aux antibiotiques, concentration minimale inhibitrice
(CMI) et concentration minimale bactéricide (CMB)
• Définitions en tenant compte en pratique de la survie des bactéries à
la concentration utilisée dans le produit biocide / changement de
susceptibilité : biocide devenant inefficace contre un microorganisme
auparavant sensible à ce biocide (augmentation CMI, CMB)
- réduction de susceptibilité : augmentation de la CMI ou de la CMB mais
le biocide est toujours efficace à sa concentration d’utilisation
- tolérance : survie d'une bactérie en présence d'un antiseptique dans des
conditions particulières (biofilm bactérien), la croissance étant inhibée
mais les bactéries non détruites

Maillard JY. Antimicrobial biocides in the healthcare environment: efficacy, usage, policies, and perceived
problems. Therapeutics and Clinical Risk Management 2005:1(4)307-320. 90
Mécanismes de résistance

• Naturelle: propriété intrinsèque naturelle des


microorganismes correspondant au spectre théorique
d’activité du produit
• Acquise: acquisition de matériel génétique mobile ou de
mutations entraînant une modification significative de la
sensibilité par rapport aux souches sauvages
• Adaptation à l’environnement: résultante d’organisations
structurées des microorganismes (biofilms) les rendant
inaccessibles aux agents antimicrobiens et, contrairement aux
deux autres types de résistance, non transmissible à la
descendance

91
Résistance naturelle
• Innée, immuable, dépendante de la bactérie et du produit
• Etroitement liée à la structure de surface du microorganisme
- BGN dont l’enveloppe externe set une protection contre la pénétration
des biocides en raison de la présence de Lipopolysaccharide : Proteus,
Providencia, P. aeruginosa, Serratia
- mycobactéries: paroi cellulaire est une véritable enveloppe cireuse
très protectrice
• Prévisible pour un principe actif et une espèce de
microorganisme donnés (spectre théorique d’activité du produit)
• Inactivation totale ou partielle d’un produit ou d’une famille
de produits

92
Résistance acquise
Mécanisme, identique pour les antibiotiques, de plus en plus
retrouvé pour les antiseptiques
• Imprévisible
• Acquisition de matériel génétique mobile ou de mutations
entraînant une modification significative de la sensibilité du
microorganisme par rapport aux souches sauvages (plasmides, un
rejet de l'antiseptique ou du désinfectant hors de la cellule (efflux))
• Apparition au sein d’une espèce de souche(s) ayant une
sensibilité diminuée vis-à-vis d’un principe actif du produit
antiseptique
• Le développement de résistances (résistance acquise) aux
désinfectants et antiseptiques est moins fréquent que celui
observé avec les antibiotiques: multiplicité des sites d'action
des désinfectants et antiseptiques
93
Résistance acquise chromosomique

• Mutations spontanées du génome bactérien


- Modification stable et héréditaire du gène concerné
- Répercussion sur l’activité du biocide si gènes codant pour
• Eléments de la cible
• Eléments de fixation ou de pénétration du produit
- Modifications de la membrane externe pour les BGN

94
Résistance acquise extra chromosomique

• Acquisition d’un matériel étranger porté par des


éléments génétiques mobiles (plasmides, transposons)
• Induction indirecte des modifications de la sensibilité
aux biocides
• Transmission inter espèces possible

95
PLASMIDE: molécule d'ADN distincte de l'ADN chromosomique, capable de réplication autonome
et non essentielle à la survie de la cellule. Les plasmides sont bicaténaires et généralement
circulaires. Les plasmides participent aux transferts horizontaux de gènes entre les populations
bactériennes, et donc à la dissémination des gènes conférant des avantages sélectifs (résistances
aux antibiotiques ou des facteurs de virulence) 96
TRANSPOSON: séquence d'ADN capable de se déplacer de manière autonome dans un génome, par transposition.
Il ne s'agit pas d'un réplicon et ne peut donc pas se multiplier de manière autonome. Les transposons sont connus
pour leur importance dans le transfert de fonctions: résistance à un antibiotique ou aux métaux lourds, production
de toxine, protéines de structure, etc. Cette séquence est encadrée par deux séquences d’insertion qui déplaceront
la séquence qu'elles encadrent. Ces trois éléments forment le transposon et sont indissociables, la transposase
n'excise une séquence de l'ADN qu'à condition de reconnaitre la répétition directe de l'hôte et la répétition inverse
97
de la SI qui la jouxte
Résistance acquise extra chromosomique

• Acquisition d’un matériel étranger porté par des


éléments génétiques mobiles (plasmides, transposons)
• Induction indirecte des modifications de la sensibilité
aux biocides
• Transmission inter espèces possible

98
Mécanisme intime

• Exportation active des biocides par l’intermédiaire de


transporteurs membranaires appelés « pompes à efflux »
- Largement répandus dans le monde bactérien
- Codés notamment par les gènes qac
• Gram(+) : qacA, qacB, qacG, qacH
• Gram(-) : qacE, qacED1

• Différents transporteurs
- Primaires (famille ABC) fonctionnant par hydrolyse de l’ATP
- Secondaires (familles des SMR, MFS et MATE) utilisant la dissipation
d’un gradient de protons ou d’ions sodium

99
Mécanisme intime

• Recours des BGN à des pompes à efflux complexes (pompe


transmembranaire + protéine péri plasmique de jonction +
porine de la membrane externe) : pompe RND / E. coli ou P.
aeruginosa
• Bactéries à Gram positif recours seulement à la pompe
membranaire : pompe MFS / S. aureus et S. pneumoniae

MATE: Multi-antimicrobial extrusion protein (MATE) also known as multidrug and toxin extrusion or multidrug and
toxic compound extrusion is a family of proteins which function as drug/sodium or proton antiporters. The following
human genes encode MATE proteins: SLC47A1, SLC47A2
RND: Resistance-nodulation-division family transporters are a category of bacterial efflux pumps, especially identified
in Gram-negative bacteria and located in the cytoplasmic membrane, that actively transport substrates. The RND
superfamily includes seven families (hydrophobe/amphiphile efflux-1 (gram-negative bacteria)). In E. coli, 5 RND
pumps have been specifically identified: AcrAB, AcrAD, AcrEF, MdtEF, and MdtAB
MFS: Major facilitator superfamily are membrane proteins which are expressed ubiquitously in all kingdoms of life for
the import or export of target substrates
SMR: Small multidrug resistance family 100
des systèmes d’efflux facilitent le rejet  CMI

S. aureus QacA-D, Smr,


QacG, GacH
P. aeruginosa MexAB-OprM,
MexCD-OprJ,
MexEF-OprN,
MexJK
E. coli AcrAB-TolC,
AcrEF-TolC,
EmrE

Diminution de la concentration intracellulaire

101
Diapositive de N Van der Mee – Symposium MEDA – SF2H 2015
qac genes
- The mechanism of resistance conferred by the qac genes is an energy-
dependent efflux pump relying on the proton motive force
- The qac-mediated efflux-based resistance has a common ancestry
with tetracycline and sugar transport proteins
- Qac proteins revealed that these belong to a small multidrug
resistance (SMR) protein family integrated in the cytoplasmic
membrane via transmembrane segments and containing distinct
subsets of amino acid residues involved in substrate recognition and
binding
- The Qac pumps are regulated via the transacting repressor protein
QacR, which was shown to overlap with the promoter sequence for
qacA. A range of diverse cationic lipophilic compounds are able to
dissociate QacR from the operator DNA via its multidrug-binding
pocket

102
Revue de la littérature par Jaglic et Cervinkova en
2012

Qac genes
Substrates of qac-mediated resistance: more than 30 lipophilic cationic
compounds belonging to at least 12 different chemical classes
- intercalating dyes (acriflavine, ethidium, crystal violet)
- the majority of QACs (benzalkonium, cetylpyridinum, cetrimide)
- divalent cations include biguanidines (chlorhexidine), diamidines
(propamidine, hexamidine, pentamidine), guanylhydrazones and
some QACs
Various Staphylococcus aureus aminoglycoside-resistance plasmids
were linked with resistance to quaternary ammonium compounds
(QACs)

103
Their practical relevance in conferring
resistance to QACs is highly questionable
- Little or no increase in resistance to QACs in
bacteria of various species carrying qac genes has been reported
- It was shown in both Gram-positive and Gram-negative bacteria that
minimum inhibitory concentrations of several QAC agents were
comparable between different isolates regardless of the presence of
qac genes
- In S. aureus: differences in bactericidal concentrations of QACs
between qac-positive and qac-negative isolates were statistically
significant but lower than twofold

104
Other studies report a close association between
the increased resistance to cationic compounds
and the presence of the qac genes
- A high-level resistance to intercalating dyes, QACs and biguanidines was
described in staphylococci carrying the qacA and/or qacC genes
- A high correlation between the presence of qacA and resistance to BAC,
hexamidine, chlorhexidine, acriflavine and ethidium bromide was
observed in S. aureus
- 80% of QAC-resistant staphylococci harboured qac genes
- A high prevalence of qacA/B in isolates showing increased CMI of
acriflavine, QACs and chlorhexidine was demonstrated
- qacA/B gene was found in 94.6% of QAC-tolerant S. aureus isolates

Their practical relevance is disputable because the


commonly used concentrations (recommended by
the manufacturer) of such antiseptics are usually
higher than those tolerated due to action of the
qac genes
105
Genetic determinants of resistance to antiseptics
and antibiotics are commonly linked with each
other: the qac genes are typically present on
plasmids together with a range of other resistance
genes
- In staphylococci: linkage between resistance to trimethoprim (dfrA),
β-lactams (blaZ), aminoglycosides (aacA-aphD) and antiseptics (qacC)
mediated by a multi-resistance plasmid
- In S. aureus: the qacA/B genes frequently occur on the pSK1 and β-
lactamase/heavy metal-resistance plasmids which also confer
resistance to a range of antibiotics
- In Gram-negative bacteria: linkage between qac genes and plasmid-
mediated class 1 integrons which harbour a variety of antibiotic
resistance genes
- In Enterobacteriaceae: combination between qac genes and genes
coding for resistance to aminoglycosides, chloramphenicol,
sulphonamides, trimethoprim and β-lactam
106
Conclusion of the review
- The qac genes may increase resistance to various
cationic compounds and, therefore, they are of
epidemiological and clinical significance
- However, their specificity to particular substrates is relatively low
and, compared to some antibiotic resistance genes they confer a
relatively low level of resistance that can be positively or negatively
affected by specific environmental conditions
- It seems that the mere presence of the qac genes does not
necessarily imply increased resistance to antiseptics that could be
relevant for practice
- Nevertheless, these genes together with other mechanisms (such as
various multidrug efflux genes or modifications in the cell wall)
probably contribute to the development of resistance to cationic
antiseptics and survival of bacteria in toxic environments

107
Adaptation à l’environnement

• Capacité des microorganismes à élaborer des organisations


structurées (biofilms) aussi bien BGN que BG+
- Adaptation n’est pas transmissible à la descendance
• Microorganismes inaccessibles aux agents antimicrobiens
(antibiotiques et antiseptiques)
- Mauvaise diffusion du produit
- Survie des microorganismes (métabolisme ralenti)
- Tolérance physiologique (sans interruption des échanges génétiques)

108
Review en 2010

109
- Resistance to triclosan could be triggered in a limited number (five of 40) of
bacterial strains of different species by sublethal exposure, but not for the
majority of tested strains
- However, maximum elevated MBCs for resistant strains were <21 mg/L.
There is one description of resistance at a higher level (50 mg/L)
- These resistance levels are well below the typical use-concentration
of triclosan (>500 mg/L)
- The same was true for a report describing Bacillus subtilis and Micrococcus
luteus isolates from endoscope washers, using chlorine dioxide as a
disinfectant. These showed cross-resistance to the oxidative biocides
peracetic acid and hydrogen peroxide. Microbial kill was still
demonstrated in efficacy tests, but prolonged contact times were
needed to pass standard tests. However, chlorine dioxide is extremely
sensitive to interference from organic soil leading to lower use-
concentrations of this biocide, if an organic burden is introduced into the
disinfectant solution
Le triclosan aussi appelé 5-chloro-2-(2,4-dichlorophénoxy) phénol est un biocide (pesticide organochloré proche des chlorophénols). Il
est largement utilisé depuis les années 1970, et massivement dans des centaines de produits courants (dont produits de soins
courants) depuis le début des années 1990.
Il possède des propriétés biocides (antifongique et antibactérien à large spectre) mais depuis les années 1990 au moins, dans les
produits d'hygiène personnelle, ce produit préoccupe depuis quelques années les toxicologues et spécialistes de la santé publique, car
il est perturbateur endocrinien et parce que son efficacité peut être inhibée face à des microbes qui lui sont devenus résistants 110
Resistance to biocides / Cross-resistance to antibiotics
The MBC of chlorhexidine against all these strains was not >130 mg/L,
which is well below commonly used concentration of this agent
- Exposure for 48 h to sublethal concentrations of chlorhexidine led to
increased MICs to cefotaxime, vancomycin, gentamicin, cefuroxime and
oxacillin against epidemic meticillin-resistant S. aureus (MRSA)-16
- Other authors report cross-resistance of triclosan-adapted E.coli to
chloramphenicol and trimethoprim
- Other authors report cross-resistance of triclosan-adapted E.coli to
chloramphenicol and trimethoprim
- A range of different bacterial species with increased triclosan MIC showed
no antibiotic resistance

- A range of different bacterial species with increased triclosan MIC showed


no antibiotic resistance
- S. aureus isolates with a stable increased MIC of triclosan did not show
increased antibiotic resistance

111
It is obvious that contact of microbial communities with
sublethal concentrations of biocides can select for
strains with an increased MIC of antibiotics, although
this has been observed at a different frequency,
depending on the type of biocide

112
113
• Augmentation significative de la prévalence des SARM porteurs
des gènes qacA/B isolés chez les patients avec toilette à la
chlorhexidine

• SARM porteurs de gènes qacA/B significativement plus


résistants à la mupirocine

Le mupirocine (bactroban pommade) est un antibiotique, anti-staphylococcique local indiqué dans l'éradication
du portage de Staphylococcus aureus ou la désinfection des gîtes staphylococciques en cas de staphylococcies
cutanées récidivantes. Il est développé par la société pharmaceutique britannique Beecham, issu de
Pseudomonas fluorescens. Il est utilisé par voie topique et est efficace contre les bactéries à Gram positif4. Les
espèces habituellemment sensibles sont les Staphylococcus aureus et Staphylococcus epidermidis sensibles ou
non à la méticilline.
Le mupirocine est bactériostatique à faible concentration et bactéricide à forte concentration5. L'indication
principale de la mupirocine est l'éradication du portage nasal Staphylococcus aureus6 En milieu hospitalier, il est
utilisé pour le contrôle des épidémies ou états hyperendémiques à Staphylococcus aureus (Méti-R)

114
Revue de la littérature sur les risques potentiels associés à la résistance
aux antiseptiques
• Sélection de souches microbiennes de sensibilité diminuée aux
antiseptiques favorisée par expositions répétées, en particulier pour
ceux avec une activité très rémanente comme la chlorhexidine ou le
triclocarban
• Utilisation très large de certains antiseptiques pouvant constituer un
risque de sélection de souches résistantes au sein des flores des
patients
Triclocarban is an antibacterial agent common in personal care products like soaps and lotions as well as in the
medical field, for which it was originally developed. Studies on its antibacterial qualities and mechanisms are
growing. Research suggests that it is similar in its mechanism to triclosan and is effective in fighting infections115
by
targeting the growth of bacteria such as Staphylococcus aureus.
chlorhexidine (CHX) and silver
The effect of endotracheal tubes (ETTs) impregnated with
carbonate (antiseptic ETTs) against Staphylococcus aureus, methicillin-resistant S.
aureus (MRSA), Pseudomonas aeruginosa, Acinetobacter baumannii, and
Enterobacter aerogenes [organisms associated with ventilator-associated pneumonia (VAP)], was
evaluated in a laboratory airway model. Antiseptic ETTs and control ETTs (unimpregnated) were
inserted in culture tubes half-filled with agar media (airway model) previously contaminated
at the surface with 108 cfu/mL of the selected test organism. After five days of incubation,
bacterial colony counts on all ETT segments were determined. Swabs of proximal and distal ends of the
agar tract in antiseptic and control models were subcultured. The initial and residual CHX levels, (five
days post-implantation in the model) were determined. Cultures of antiseptic ETTs revealed
colonization by the tested pathogens ranging from 1–100 cfu/tube, compared with
approximately 106 cfu/tube for the control ETTs ðP , 0:001Þ: Subcultures from
proximal and distal ends of the agar tract showed minimal or no growth in the
antiseptic ETTs compared with the control ETTs ðP , 0:001Þ: The amount of CHX
retained in the antiseptic ETTs after five days of implantation was an average of
45% of the initial level. Antiseptic ETTs prevented bacterial colonization in the airway model and
also retained significant amounts of the antiseptic. These results indicate that the effectiveness of
antiseptic impregnated ETTs in preventing the growth of bacterial pathogens associated with VAP may
vary with different organisms.

116
One of the serious and growing challenges for infection control programs worldwide is hospital acquired
infections. Klebsiella pneumoniae is considered the second most common cause of hospital acquired
Gram-negative blood stream infections. Chlorhexidine is a topical antiseptic agent, widely used in
different applications in hospitals. Healthcare associated infection rates were lower after chlorhexidine-
containing detergent hand washing when compared with using plain soap or an alcoholbased hand rinse.
Intensive exposure of hospital pathogens to biocides may result in the emergence of resistance not just to
the biocides but also to antibiotics. We aimed to investigate the susceptibility of multi-drug
resistant K. pneumoniae isolates to chlorhexidine and to correlate chlorhexidine
susceptibility and its association with both the efflux pump genes (cepA, qacDE,
qacE), and resistance to later-generation anti-Gram negative antibiotics. Fifty-six
strains of K. pneumoniae were isolated from blood specimens in intensive care units,
Suez Canal University Hospital, Ismailia, Egypt. Antibiotic sensitivity profiles were determined by disc
diffusion method. Minimal inhibitory concentration (MICs) of 1% chlorhexidine was assessed by the agar
dilution method. The effect of efflux pumps was determined by repeating the
susceptibility in the presence of the efflux pump inhibitor carbonyl cyanide m-
chlorophenyl hydrazone (CCCP) (10 mg/L). Polymerase chain reaction (PCR) was
used for identifying efflux pump genes.
The MICs of chlorhexidine ranged from 4 - 256 mg/L. Most isolates carried the cepA
gene. The MICs of chlorhexidine was significantly reduced on addition of CCCP.
Carriage of efflux pump gene cepA affect chlorhexidine susceptibility in ICU related
K. pneumoniae infections

117
Intensive care unit: A chlorhexidine-based surface antiseptic
protocol can interrupt transmission of MRSA in the intensive
care unit, but strains carrying qacA/B genes may be unaffected
or potentially spread more rapidly

118
Clinical Infectious Diseases 2010; 50:210–7
Alternatives

119
120
la désinfection par voie aérienne nouvelle génération
- Nouvelle génération de bio-désinfectant à base de peroxyde
d'hydrogène catalysé par un complexe d'argent colloïdal en très
faible quantité (quelques ppm): produit liquide contenant 6% de
Peroxyde d'Hydrogène (H2O2) dans de l'eau distillée et dopé à
l'argent colloïdal à 30 ppm
- Une machine propulse le produit sous forme de brouillard sec: activité
uniforme sur l'ensemble des surfaces du local à traiter et sans laisser de
résidu (la taille des particules (5µ en moyenne) de ce brouillard se assure une
sédimentation lente et parfaitement uniforme sur chaque cm² du local traité)
- L'efficacité du concept a été démontrée au travers de résultats bactéricides,
fongicides, sporicides et virucides
- Mode d’action: générer l'autodestruction des germes
- Activité bactéricide: production des radicaux OH- qui pourront transférer leur
électron sur la membrane bactérienne, changeant ainsi sa polarité.
L'électropositivité de l'argent (utilisé comme catalyseur) est telle à très faible
dose, que la totalité du peroxyde va immédiatement se transformer en
radicaux hydroxyles. Après délestage de leur électron, H202 va se recombiner
en O2, H2O et H2
- modification irréversible de la perméabilité de la membrane bactérienne
121
- autodestruction de la bactérie
Pilot study on the antibacterial activity of hydrogen peroxide and silver ions in the
hospital environment.
De Giglio , Coretti , Lovero , Barbuti , Caggiano .; Ann Ig. 2014 Mar-Apr;26(2):181-5

BACKGROUND: Nosocomial environmental contamination plays an important role in


the transmission of several health care-associated pathogens. Control of surfaces
contamination can reduce the risk of cross-infection in hospitals. The aim of our study
is to evaluate the disinfectant effectiveness of hydrogen peroxide and silver ions,
against nosocomial multidrug-resistant strains, when it's used directly on surfaces.
METHODS: Staphylococcus aureus ATCC 6538, Pseudomonas aeruginosa ATCC 15442
and the same multidrug-resistant clinical isolates were selected to study the
effectiveness of the disinfectant used in suspension or on the clean and dirty surface.
RESULTS: Regarding the suspension activity test, the hydrogen peroxide and silver ions
resulted effective after 5 min for ATCC strains and after 10 min for multidrug-resistant
isolates; about the surface activity test, its action resulted after 10 min for ATCC strains
and after 15 min for multidrug-resistant isolates. Moreover, it was more effective when
used in the absence or in presence of a low concentration of biological materials.
CONCLUSIONS: In a complex environment such as hospital wards, to have a disinfectant
notoriously effective but more easy and quick to use would be an useful solution to
treat small surfaces occasionally contaminated by biological materials.
122
As was anticipated in the unoccupied room study (Study A), bacterial
contamination levels remained low in the sample period after the HINS-light
EDS was switched off, whereas in the occupied room intervention study (Study
C), contamination levels returned to pretreatment levels within two days after
the HINS-lights EDS were switched off.
It is notable that the levels of bacterial reduction observed in these studies were over
and above those achieved by the hospital’s normal stringent infection control
procedures, which remained fully in place throughout the study. In terms of overall
effect, when the percentage bacterial reduction data are considered for those studies
involving a patient.

Whereas this study focused on the reduction of staphylococcal bacteria, levels of other
bacteria will also have been concurrently reduced due to the broad spectrum
bactericidal effects of HINSlight, but this was not assessed in the current study. The
proportion of recovered isolates confirmed to be MRSA was significantly lower
(62.5%) after HINS-light EDS exposure than before exposure (87.5%), This may
indicate that MRSA strains are particularly susceptible to HINS-light EDS
treatment.
123
Prevention of microbial biofilms - the contribution of micro and nanostructured
materials. Grumezescu AM, Chifiriuc CM.; Curr Med Chem. 2014;21(29):3311.
…. Some of the current approaches for fighting biofilms are represented by the
development of novel biomaterials with increased resistance to microbial
colonization and by the improvement of the current therapeutic solutions with
the aid of nano (bio)technology. … Nanomaterials display unique and well-
defined physical and chemical properties making them useful for biomedical
applications, such as: very high surface area to volume ratio, biocompatibility,
biodegradation, safety for human ingestion, capacity to support surface
modification and therefore, to be combined with other bioactive molecules or
substrata and more importantly being seemingly not attracting antimicrobial
resistance. … Various biomaterials with intrinsic antimicrobial activity
(inorganic nanoparticles, polymers, composites), medical devices for drug
delivery, as well as factors influencing their antimicrobial properties are
presented. One of the presented papers reviews the recent literature on the
use of magnetic nanoparticles (MNP)-based nanomaterials in antimicrobial
applications for biomedicine, focusing on the growth inhibition and killing of
bacteria and fungi, and, on viral inactivation. … 124
Une cyclodextrine (dite parfois
cycloamylose) est une molécule-
cage ou cage moléculaire
d’origine naturelle qui permet
d’encapsuler diverses molécules

125
126
127
Conclusion
• Exposition aux désinfectants/antiseptiques à des concentrations
subléthales pourrait conduire à une efficacité réduite des certains
antibiotiques (résistance croisé)
• Cas cliniques le plus souvent en réanimation (mais aussi secteurs de
personnes âgées)
• Stratégies de décolonisation (mais aussi cathéters imprégnés)
• Chlorhexidine est, presque, le seul antiseptique incriminé

Par principe de précaution, compte tenu des risques de


résistance croisée, une utilisation prudente des désinfectants
et des antiseptiques est requise
Il s'agit d'utiliser les produits disponibles en respectant
scrupuleusement les conditions d’utilisation
(ex.: dilution, durée …)
128
Références
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merci

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