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Comportement et psychologie

Check-list incluse

Mieux comprendre
son chien
Du chien sauvage à l’animal
de compagnie
Du loup au chien
L’ancêtre de toutes les races de chien, du petit chihuahua à
l’énorme dogue allemand, est probablement le loup, ou du moins
un animal proche du loup venant d’Europe. On a longtemps sup­
posé que les chiens descendaient des loups ou des chacals d’Asie
de l’ouest, et que c’est en Chine que les premiers animaux à
­quatre pattes apprivoisés sont apparus il y a environ 16 000 ans.
Les importantes recherches génétiques sur les loups et les chiens
sauvages, effectuées au cours des dernières années par une
­équipe internationale de chercheurs de l’université de Chicago,
décrivent cependant un phénomène plus complexe. Elles semblent
démontrer que nos chiens de compagnie descendent des loups
européens ou que les chiens et les loups ont évolué en parallèle,
provenant d’un ancêtre commun frère du loup.

Les premières races de chien


Il ne fait aucun doute qu’il s’agissait d’un animal prédateur, qui
suivait les hommes et se nourrissait des déchets des chasseurs.
Vraisemblablement, les hommes apprirent rapidement à apprécier
cet animal puisque c’est finalement sa présence qui permettait
d’éloigner les autres prédateurs. Ensuite, les chiots abandonnés
furent accueillis et la domestication commença. Grâce à une
­sélection naturelle puis à l’élevage ciblé effectué par les hommes,
les animaux s’adaptèrent progressivement à notre mode de vie.
C’est ainsi que le «loup» devint un chien.
Photo de couverture: Denis Tabler - fotolia.de
Gardien infaillible et compagnon de chasse expérimenté, le chien
s’avéra rapidement indispensable. Les chiens primitifs, ancêtres
de toutes les races actuelles, n’étaient probablement pas aussi
grands que les loups et avaient des oreilles tombantes. L’élevage
consistait à stimuler certaines qualités, l’apparence n’avait pas un
rôle très important. Il fallut attendre le XIXe siècle pour parler
d’élevage de races de chien à proprement parler. Chacun de nos
chiens conserve un peu ce loup qui est en lui.

En matière l’alimentation, on prétend souvent que


les loups et les chiens ont le même appareil di­
gestif. Cela n’est vrai qu’en partie, car ici aussi la
vie en compagnie de l’homme a joué un grand rôle.
Il a été démontré entretemps que l’intestin de la
­plupart des races de chien contenait des enzymes
qui ne sont en principe sécrétées que par les her­
bivores. Voilà pourquoi le chien peut digérer le blé
nettement plus facilement que le loup.

Photo: Xaver Klaussner - fotolia.de


Les différentes phases
de la vie du chien
Pour comprendre un chien, il est important de s’intéresser aux
différentes phases de sa vie. Une étape de la vie du chien parti­
culièrement marquante est la période comprise entre la 3e et
la 24e semaine. Plus les expériences que le petit chien vit avec
nous sont positives, plus la vie commune sera une réussite.

Phases de croissance du chiot


La phase néonatale (1 à 2 semaines): Les petits chiots nouveau-
nés ont tout d’abord besoin de tranquillité et de la sécurité procurée
par leur mère. Les yeux et les oreilles sont encore fermés, et le sens
de l’odorat ne s’est pas encore totalement développé.

La phase de transition (3 semaines): Les yeux et les canaux


auditifs s’ouvrent, les chiens commencent à prendre conscience
de leur entourage.

La phase de maturation (4 à 7 semaines): Les chiots sont


plus vigoureux et découvrent leur environnement. Ils jouent
à se disputer avec leurs frères et sœurs et cela favorise le déve­
loppement de ce qu’on appelle l’inhibition de la morsure.

Photo: bigandt, Galina Barskaya - fotolia


Une phase marquante, pendant laquelle les petits expérimentent
une multitude de sensations et doivent avoir des contacts avec
différentes personnes (par exemple adultes et enfants). Plus les
expériences sont positives, mieux cela vaut.

La phase de socialisation (8 à 12 semaines): Les petits chiens


deviennent autonomes, testent leurs limites et l’attachement à
leur foyer devient de plus en plus fort. Voilà pourquoi la plupart
des éleveurs donnent les chiots à ce ­moment-là. D’autres pré-
fèrent ne pas les séparer de la portée jusqu’à la 12e semaine, pour
que la chienne et les frères et sœurs puissent encore réaliser leur
travail d’éducation.

La phase de hiérarchisation (13 à 16 semaines): Le chiot veut


maintenant savoir quelles sont les limites à respecter avec «ses»
humains. Restez le maître et établissez des règles fermes avec v­ otre
entourage en veillant à ce qu’elles soient systématiquement ob­
servées. Cela donne soutien et sécurité au chiot.

La phase juvénile (17 à 24 semaines): Les dents du petit chien


changent et la période de la pré-puberté commence. De nombreux
maîtres l’appellent aussi la «première période du malotru», phase
qui passera pratiquement inaperçue pour celui qui a élevé ses chiots
jusque-là de manière cohérente et affectueuse.

Remarque: Chaque chien grandit différemment, les indications ne


sont que des lignes directrices générales.

Conseils de
spécialistes
Protéger au lieu
de consoler
Si votre chiot montre une grande
peur, par exemple au contact
de congénères peu sociables,
n’encouragez pas son attitude
mais ne l’ignorez pas pour
­autant. Notre recommandation:
placez-vous devant le chiot pour le protéger ou permettez-lui de se
­réfugier entre vos jambes jusqu’à ce que l’autre chien soit passé.
Le début de la maturité sexuelle
L’entrée dans la maturité sexuelle, ou puberté, est une période par­
ticulièrement sensible dans la vie d’un chien. Le jeune animal est
pendant quelques mois une sorte de chantier permanent, aussi bien
physiquement que mentalement. Les hormones font mûrir non
seule­ment le corps, mais également le cerveau qui dit alors: «fermé
temporairement pour cause de transformation»: de nouvelles
­cellules nerveuses se forment et se relient, et d’autres cellules
­existantes disparaissent. L’influence du système limbique, respon­
sable du traitement des émotions, est à ce moment-là très forte.

Dans la pratique, on peut assister à un manque de contrôle des


impulsions du chien que le maître interprète souvent comme des
réactions de rejet. On peut avoir de temps à autre le sentiment
que le compagnon à quatre pattes a oublié tout ce qu’on lui a
appris auparavant.

Même le chien le plus docile peut alors devenir très désobéissant


et se retransformer en élève modèle dès le lendemain. Soyez
­conscient qu’il ne s’agit que d’une phase rebelle liée aux hormo­
nes qui inquiète votre chien autant que vous. La patience et la
cohérence sont les meilleurs atouts.

Photo: William R. Hughes, Andreas Gradin - fotolia


Comment aider votre chien
lors de la puberté

1. D ans le meilleur des cas, votre chien a bénéficié d’une solide


éducation avant le début de la puberté. Ce n’est pas une r­ aison
pour négliger son instruction, bien au contraire: inscrivez-
vous au sport canin ou à un cours de formation. L’entraînement
­intensif aide le chien à s’orienter et à trouver sa position.

2. Si vous avez l’impression que votre chien a oublié tout ce


qu’il avait appris, ne suivez pas de cours de formation, il est
préférable de revoir tous les exercices basiques de manière
inten­sive et régulière. Votre chien doit se dépenser, offrez-lui
de l’espace car l’activité physique diminue le stress et a un
effet équilibrant.

3. Si votre chien développe des troubles obsessionnels, comme


lécher en permanence, ou s’il est de plus en plus agressif ou
apeuré, ne prenez pas ces attitudes à la légère. De nombreux
problèmes psychiques apparaissent tout d’abord lors de la
­puberté et peuvent se manifester brusquement. Dans ces cas,
demandez conseil au vétérinaire ou à un dresseur de chiens.

Photo: vannnphoto - fotolia


Particularités selon le sexe
Avant d’avoir un chien, il faut non seulement choisir une race
(ou un croisement), mais aussi le sexe. Il existe en effet des parti­
cularités, contrairement à ce pensent de nombreux propriétaires,
même si elles ne sont pas si importantes.

Les mâles sont généralement plus grands et plus lourds que la


­femelle d’une même race. Les différences peuvent être considéra­
bles notamment dans le cas des races de chiens de grande taille.
Dans une meute, les mâles sont responsables de l’approvisionne-
ment en nourriture et de la défense du territoire et développent
par conséquent une tendance fréquente au rodage et au marquage,
à la maison aussi malheureusement. Deux fois par an, les chiennes
ont leurs chaleurs qui sont accompagnées de saignements et cou­
ramment de modifications du comportement. En pleine nature, il
est vital que la chienne protège ses ressources et sa descendance
des concurrentes. On peut assister à des affrontements sérieux
entre femelles, plus fréquents que les épreuves de force entre mâles.
Ces différences de comportement sexuel et territorial peuvent

Photo: Petr Jilek - fotolia.de


a­ pparaitre, sans pour autant être une règle générale. La conduite
du chien dépend fortement de son propre caractère et de son
­environnement, mais les expériences et l’éducation du chien par
l’homme ont notamment un rôle très important.

Conseils de spécialistes
Pour ou contre la castration?
Tous les propriétaires de chien se demandent à un moment ou à un
­autre s’ils doivent faire castrer leur compagnon ou non. La stérili­sation
présente assurément des avantages, mais aussi des inconvénients.
Pour ceux qui souhaitent tester les effets d’une castration, avant une
intervention définitive, il est possible de faire poser un implant hor­
monal dans le cas des mâles et d’inhiber les chaleurs des f­emelles à
l’aide d’une injection hormonale. Cette stérilisation douce agit tout
de même sur l’équilibre hormonal et peut avoir des effets s­ econdaires.
Il est indispensable de demander conseil à votre vétérinaire.
Le langage corporel
du chien
Les chiens sont des maîtres dans l’art d’interpréter et de comprendre
l’homme. La communication n’est pourtant pas une voie à sens
unique: nous devons aussi faire des efforts pour comprendre notre
animal. Un peu d’exercice suffit pour décerner rapidement l’humeur
de votre toutou à un moment précis.

Le chien détendu: Votre chien est totalement détendu, ses mou­


vements sont harmonieux, la queue est relâchée et les muscles
sont décontractés. Le chien bouge ses oreilles selon la provenance
du bruit, et même son expression faciale montre qu’il va bien.

Le chien montre de l’intérêt: L’attitude corporelle est encore


désinvolte, mais les muscles sont légèrement tendus. La tête se
redresse, les oreilles vont vers l’avant, les mouvements deviennent
souples, il remue vivement la queue à l’horizontale. Les babines
sont légèrement ouvertes et les commissures de la bouche s’élèvent
légèrement.

Le chien se réjouit: Il se précipite vers la personne ou le congénère,


tente de bondir pour lécher le visage ou les babines. Il remue la
queue à l’horizontale si vigoureusement, que tout son corps se met
à trembler.

Le chien veut jouer: L’avant du corps va vers le bas, et les pattes


avant sont projetées le long du sol. L’arrière-train monte brusque­
ment vers le haut et la queue ressemble à une hélice. La gueule est
légèrement ouverte et l’expression faciale est amicale.

Le chien demande quelque chose: S’il veut des caresses, il vous


bouscule. S’il gémit, s’il pose sa tête ou sa patte sur vos genoux,
il ne s’agit pas d’une démonstration d’autorité, comme le pensent
à tort de nombreux propriétaires de chien, cela signifie qu’il vous
demande quelque chose.

Photo: www.Bilderstrahlen.com - fotolia.de


Le chien a peur: Le corps est tendu, les pattes arrière sont légère­
ment pliées, le chien se recroqueville. La queue est immobile entre
les pattes, la tête est légèrement inclinée, le regard évite l’objet de
la peur et les oreilles se rabattent sur la tête vers l’arrière.

Soumission: En cas de soumission active, le chien lèche ses pro­


pres babines et la commissure de la bouche de l’autre chien ou
lève une patte avant sur la poitrine de l’opposant. En cas de sou­
mission passive, il se met sur le dos devant le congénère et ne
bouge plus. Il évite le regard de l’adversaire et attend le signal
­annonçant la fin du conflit.

Parade: Si votre chien souhaite impressionner un congénère, il


se grandit. Les muscles des pattes se contractent, ses mouvements
sont crispés. La queue est toute droite vers le haut, les poils de
l’échine et du dos se hérissent. Les oreilles se lèvent et sont posi-
tionnées vers l’avant et le regard est tourné vers l’opposant.

Chien menaçant: Il regarde son adversaire en face, il devient


­sérieux. Il relève les babines et grogne. Si l’autre chien ne déguer­
pit pas, le conflit ouvert commence.
Le corps du chien
Pour mieux comprendre le chien, les propriétaires doivent
s’intéresser à l’anatomie et aux différents sens du chien. Il existe
en effet des particularités qu’il convient de connaitre.

Les yeux des chiens ont la même forme que ceux des humains
et leur capacité visuelle est similaire. Cependant, les chiens
perçoivent fondamentalement mieux les mouvements, ils ont un
angle de vision plus large et voient bien mieux que nous dans
l’obscurité. En cas de doute, le chien voit le lièvre bien avant vous,
mais il n’apprendra jamais à vous rapporter avec précision la
balle rouge au lieu de la balle verte. La détection des couleurs des
chiens est en effet réduite, ils ne peuvent pas différencier le vert,
l’orange, le jaune ou le rouge.

En revanche, le chien entend nettement mieux que l’homme et


peut même distinguer des bruits d’une longueur d’onde pouvant
atteindre 50 000 Hertz (humain: 20 000 Hertz max.). Selon les
­races, il peut tourner ses oreilles amplement, ce qui lui permet de
localiser avec précision la provenance d’un bruit.

Photo: Ksenia Raykova - fotolia.de


Quant à la perception d’odeurs, les chiens sont aussi nettement
supérieurs à nous: leur odorat est jusqu’à 100 fois plus développé
que le nôtre. La muqueuse olfactive du chien est composée d’au
moins 220 millions de cellules alors que la nôtre n’en a que 5 mil­
lions environ. Les races de chien au museau aplati ont d’ailleurs
un sens de l’odorat souvent moins bien développé.

Alors que la denture du chien adulte comprend 42 dents, le chiot


n’en a que 28. De ce fait, la denture originale du prédateur n’a pas
beaucoup changé. On différencie la denture en ciseaux de la
­denture en pince. Dans le cas de la denture en ciseau, les incisives
supérieures recouvrent la superficie externe de la rangée de
dents inférieure. La face interne des incisives de la mâchoire supéri­
eure entre alors en contact avec la face externe des incisives de
la mâchoire inférieure. Quant à la denture en pince, les incisives du
chien s’entrechoquent sans se chevaucher. Les petites mâchoires
ou les mauvais alignements favorisent l’apparition de maladies den­
taires. Tout comme pour notre denture, l’hygiène est fondamentale
pour conserver la santé de l’appareil masticateur.
Chez Maxi Zoo ...
... nous mettons tout en œuvre Parce que nous croyons en cette
pour que la cohabitation de- amitié si spéciale. Chez Maxi Zoo,
vienne plus simple, plus agréable nous aspirons en tant que parte­
et plus heureuse entre humains et naire amical à insuffler des idées
animaux. Car cette relation aux humains et aux animaux, à
fait partie des choses essentielles apporter des solutions aux prob­
de la vie. Elle est pleine de con- lèmes pratiques et à satisfaire
fiance, de fiabilité et de sincérité. aux attentes particulières. Nous
C’est une relation incondition- voulons être votre interlocuteur
nelle. Elle améliore la qualité de sur la question des animaux et
vie et maintient en bonne santé. de leur entretien. Afin de favori­
Elle rend heureux. Nous y croy­ ser votre bonheur et celui de vos
ons de tout notre être parce que animaux. Pour toute la vie.
nous aimons les animaux, nous Quand nos animaux sont heu­
les respectons et nous les consi­ reux, nous le sommes aussi:
dérons tout simplement comme «Happier Pets. Happier People.»
des membres de la famille. Parce
que ce qui compte pour nous, ce
sont les animaux et leur bonheur.

Plus de conseils et d’informations sur:


www.maxizoo.ch

Fressnapf Schweiz AG / Maxi Zoo Suisse


Allmendstrasse 23, 8953 Dietikon
Check-list
Mieux comprendre son chien

Ce dont le chien a besoin Nous recommandons:

pour se sentir bien:


Des maîtres sur lesquels il puisse
compter.
Une alimentation de grande qualité
adaptée aux différentes phases de la
vie.
Nous recommandons:
Un refuge sûr et paisible où il peut
assimiler ses sensations et se
reposer.
Des règles à respecter de manière
cohérente qui apportent sécurité et
soutien au chien.
Des congénères pour jouer et communiquer, au moment
où la socialisation est fondamentale.
Des sorties régulières, pour accumuler les impressions
les plus différentes possible.

Conseils pour la période


de la puberté du chien
Privilégiez la cohérence et la patience.
Répétez régulièrement l’entraînement des ordres de base.
Donnez plus d’espace à votre chien pour se dépenser,
cela favorisera la diminution du stress.
Souvenez-vous: ce n’est qu’une phase.
Check-list
Mieux comprendre son chien

Le langage corporel du chien


Détente: Le corps est détendu, les mouvements sont har­

monieux, la queue est relâchée à mi-hauteur (plus inten­
sément selon les races).
Intérêt: Les muscles sont légèrement contractés, la tête

se redresse, les oreilles se penchent vers l’avant. Les
mouvements deviennent souples, la gueule s’ouvre lé­
gèrement, son expression facial est vigilante.
Joie: Lorsque le chien se réjouit d’une visite, il remue
vigoureusement la queue en position horizontale, il
balance souvent tout l’arrière du corps en même temps.
Il se précipite vers le visiteur et essaye de sauter sur lui
ou de lui lécher les commissures de la bouche.
Apaisement: Le chien lèche ses propres babines ou

celles de l’autre chien, lève une patte avant sur la poit­
rine de l’autre.
Soumission: Le chien se met sur le dos devant l’autre

chien et ne bouge plus, il rabat les oreilles en arrière et
évite le contact visuel.
Parade: Un chien qui souhaite impressionner se grandit.
Il contracte les muscles des pattes, les mouvements
sont crispés. La queue reste en l’air, les poils du dos se
hérissent.
Menace: Le chien regarde son adversaire en face, relève

les babines et grogne.