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Guide international de sécurité Chapitre 10

pour les bateaux citernes de la navigation intérieure et les terminaux Espaces confinés

Chapitre 10

ESPACES CONFINÉS
Le présent chapitre décrit les dangers liés à la pénétration dans des espaces confinés et les essais à
effectuer pour déterminer si oui ou non un espace confiné a été sécurisé pour y pénétrer. Il précise les
conditions requises ainsi que les précautions à prendre avant de pénétrer dans un espace confiné et
pendant qu'un travail y est effectué.

Les conducteurs doivent être conscients du fait que les exigences des terminaux pour l'accès aux
espaces confinés peuvent différer des indications ci-après en fonction de la réglementation nationale.

10.1 Définitions et précautions générales

Aux fins du présent guide, un "espace confiné" est défini comme un espace présentant les
caractéristiques suivantes :
• Ouvertures d'entrée et de sortie restreintes.
• Ventilation naturelle défavorable.
• Conception non destinée à la présence permanente de personnes.

Les espaces confinés comprennent notamment les citernes à cargaison, les doubles
fonds, citernes de carburant, les citernes de ballastage, les chambres des pompes, les
batardeaux, les espaces vides et les citernes d'eaux usées.

Bien que les chambres des pompes soient mentionnées dans la définition ci-avant d'un
espace confiné, elles possèdent leurs propres équipements particuliers et présentent des
caractéristiques et risques qui nécessitent des précautions et procédures spéciales.
Celles-ci sont décrites à la section 10.10.

Un grand nombre de décès survenus dans des espaces confinés des bateaux-citernes ont
résulté de la pénétration dans un espace confiné sans surveillance adéquate ou sans que
les procédures convenues n'aient été respectées. Dans presque tous les cas, l'accident
aurait été évité si les conseils simples du présent chapitre avaient été suivis.
Le sauvetage rapide de personnel ayant perdu connaissance dans un espace confiné
présente un risque particulier. Porter secours à un collègue en difficulté est une réaction
humaine normale, mais beaucoup trop de pertes supplémentaires et inutiles ont résulté de
tentatives de sauvetage irréfléchies et mal préparées.

10.2 Dangers des espaces confinés

10.2.1 Évaluation des risques

Afin d'assurer la sécurité, une évaluation des risques doit être effectuée comme décrit à la
section 9.2.1. Les mesures de gaz effectuées avant l'entrée dans l'espace doivent
confirmer la contamination par des substances dont la présence dans cet espace est
raisonnablement possible compte tenu de la cargaison transportée précédemment, de la
ventilation de l'espace, de la structure de la citerne, des revêtements de cet espace et de
tout autre facteur pertinent.

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Lors de la préparation pour l'entrée dans une citerne de ballastage ou un espace vide
normalement exempt de vapeurs de cargaison, il est prudent d'effectuer des mesures dans
cet espace pour détecter la présence de vapeurs de cargaison, un manque d'oxygène ou
la présence de gaz toxiques si cet espace est voisin d'une citerne à cargaison ou
d'avitaillement. Ceci est particulièrement important s'il s'agit de pénétrer dans cet espace
afin de vérifier l'existence d'éventuelles anomalies sur les cloisonnements.

10.2.2 Risques respiratoires

Un espace confiné peut présenter des risques respiratoires imputables à plusieurs causes.
Il peut s'agir de l'une ou de plusieurs des causes suivantes :
• Manque d'oxygène dû à la présence de gaz inerte, oxydation (rouille) des surfaces
d'acier nues ou activité microbienne.
• Vapeurs de cargaison.
• Contaminants toxiques associés à des vapeurs organiques, tels que les
hydrocarbures aromatiques, benzène, toluène, etc.
• Gaz toxiques tels que le sulfure d'hydrogène et les mercaptans.
• Résidus solides de gaz inerte et particules, par exemple d'amiante, d'opérations de
soudage et de brouillards de peinture.

10.2.3 Vapeurs et gaz toxiques de cargaison

Durant le transport et après le déchargement d'une cargaison dangereuse, la présence de


vapeurs ou des gaz toxiques liés à cette cargaison doit toujours être suspectée dans des
espaces confinés pour les raisons suivantes :
• De la cargaison a pu s'écouler dans des compartiments, y compris dans les chambres
des pompes, les batardeaux, les citernes de ballastage permanentes et les citernes
voisines de celles qui ont contenu de la cargaison.
• Des résidus de cargaison peuvent subsister sur les surfaces internes des citernes,
même après le nettoyage et la ventilation.
• Des boues et dépôts présents dans une citerne déclarée exempte de gaz peuvent
encore dégager des vapeurs dangereuses s'ils sont déplacés ou soumis à une
hausse de la température.
• Des résidus peuvent subsister dans les tuyaux et pompes de cargaison ou de
ballastage.

La présence de gaz doit également être suspectée dans les citernes ou les compartiments
vides si des produits non-volatils ont été chargés dans des citernes non exemptes de gaz
ou en présence d'un système de ventilation commun susceptible de permettre le passage
de vapeurs d'une citerne à l'autre.

Les contaminants toxiques pourraient être présents dans l'espace sous forme de résidus
de cargaisons précédentes.

Afin que l'entrée soit sûre, que ce soit pour une inspection ou pour effectuer un travail à
froid ou à chaud, un résultat de mesure de moins de 1 % de la LIE et / ou l'absence d'une
concentration importante de gaz toxiques doivent être obtenus sur le matériel de
surveillance approprié. Les résultats de la surveillance doivent être consignés.

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10.2.4 Vapeurs toxiques particulières


10.2.4.1 Benzène

Voir la section 2.3.5 pour une description des risques associés au benzène. Des verify-
cations de la présence de vapeurs de benzène doivent être effectuées avant de pénétrer
dans un compartiment dans lequel une cargaison susceptible d'avoir contenu du benzène
a été transportée récemment. L'entrée ne doit pas être autorisée sans équipement
individuel de protection si les TLV-TWA obligatoires ou recommandés sont susceptibles
d'être dépassées (voir Section 2.3.3.2). Les mesures de vapeurs de benzène peuvent
uniquement être effectuées à l'aide d'équipements de détection appropriés, tels que des
tubes détecteurs. Les équipements de détection doivent être disponibles à bord de tous les
bateaux-citernes susceptibles de transporter des cargaisons pouvant contenir du benzène.

10.2.4.2 Sulfure d'hydrogène

Voir la section 2.3.6 pour une description des risques associés au sulfure d'hydrogène
(H2S). Le H2S peut être présent à des concentrations variables dans certains produits.

Le H2S est très soluble dans l'eau. La pratique générale et l'expérience ont montré que le
lavage d'une citerne à l'eau après le transport d'une cargaison contenant du H2S élimine
généralement les vapeurs de sulfure d'hydrogène dans l'espace concerné.

Toutefois, avant de pénétrer dans un espace confiné qui a précédemment contenu du


pétrole présentant une teneur en H2S ou lorsque la présence de vapeur de H2S est
suspectée, l'espace doit être ventilé jusqu'à atteindre un résultat de moins de 1 % de la LIE
sur un détecteur de gaz combustible et la présence de H2S doit être contrôlée à l'aide d'un
tube détection de gaz. Il convient de veiller à ne pas utiliser de capteurs catalytiques H2S
qui peuvent avoir une sensibilité croisée avec les vapeurs de cargaison.

Etant donné que le H2S est plus lourd que l'air, il est très important de contrôler
intégralement le fond d'un espace.

Lors du transport d'une cargaison contenant du H2S, une attention particulière doit être
accordée à la possible présence de H2S dans des endroits tels que les chambres des
pompes, magasins du pont et citernes de ballastage. Il est fort probable que du H2S soit
présent dans les citernes de ballastage parce que du gaz a pu être aspiré dans la citerne
au cours d'un déballastage effectué en même temps que le chargement.

10.2.4.3 Mercaptans

Voir la section 2.3.7 pour une description des risques associés aux mercaptans. Les
mercaptans sont présents dans les vapeurs de cargaisons de pentane plus et dans
certains pétroles bruts. Ils peuvent également être présents aux endroits où des résidus de
pétrole ont été en contact avec de l'eau pendant des périodes prolongées.

La présence de mercaptans peut être détectée au moyen de tubes détecteurs chimiques.


Leur concentration doit être réduite à 0,5 ppm pour éviter d'incommoder le personnel et
pour prévenir les nuisances olfactives.

10.2.5 Manque d'oxygène


Avant qu'il ne soit permis d'entrer une première fois dans un espace confiné, l'atmosphère
doit être testée avec un analyseur d'oxygène afin de vérifier que l'atmosphère contient 21%
d'oxygène. Ceci est particulièrement important s'il s'agit de pénétrer dans un espace, une
citerne ou un compartiment qui a été inerté au préalable. Le manque d'oxygène doit
toujours être suspecté dans tous les espaces confinés, en particulier s'ils ont contenu de
l'eau ou s'ils ont été soumis à l'humidité ou à des conditions humides, s'ils ont contenu du
gaz inerte ou s'ils sont voisins ou reliés à d'autres citernes sous atmosphère inerte.

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10.2.6 Sans objet

10.3 Contrôles de l'atmosphère avant l'entrée

Aucune décision d'entrer dans un espace confiné ne doit être prise avant que l'atmosphère
dans l'espace n'ait été complètement testée depuis l'extérieur de l'espace au moyen d'un
équipement de mesure d'un type approuvé qui a été étalonné récemment et dont le bon
fonctionnement a été vérifié (voir section 8.2).

Les valeurs appropriées de l'atmosphère sont les suivantes :


• Teneur en oxygène de 21 % en volume.
• Concentration en vapeur de cargaison inférieure à 1 % de la LIE.
• Absence de toutes substances toxiques ou d'autres contaminants en quantités
mesurables.

Des précautions doivent être prises pour obtenir des résultats de mesures à partir d'un
échantillon représentatif du compartiment par une prise d'échantillons à différentes
profondeurs et à travers autant d'ouvertures sur le pont que possible. Lorsque les mesures
sont effectuées à partir du pont, la ventilation doit être arrêtée et les relevés ne doivent être
effectués qu'après un délai d'attente d'environ dix minutes.

Même lorsque les mesures effectuées permettent de conclure que la pénétration dans une
citerne est possible en toute sécurité, la présence de poches de gaz doit toujours être
suspectée.

Si des travaux étendus doivent être effectués dans un grand espace tel qu'une citerne à
cargaison, il est recommandé de réaliser une évaluation complète de l'atmosphère de la
citerne après que les premières mesures aient été effectuées de manière satisfaisante et
consignées.

À l'issue satisfaisante des contrôles de l'atmosphère, les résultats doivent être consignés
conformément à la procédure de sécurité appropriée dans le cadre du système de gestion
de la sécurité du bateau.

La ventilation doit être permanente pendant que le personnel se trouve dans une citerne
ou un compartiment.

Une régénération des vapeurs de cargaison doit toujours être considérée comme possible,
même après que les dépôts ou les boues aient été retirés. Des contrôles continus de
l'atmosphère de l'espace concerné doivent être effectués conformément aux dispositions
du système de gestion de la sécurité du bateau-citerne.

Des contrôles de l'atmosphère doivent toujours être effectués après une interruption du
travail ou une pause. Un nombre suffisant d'échantillons doit être pris pour garantir que les
résultats obtenus sont représentatifs de l'état de l'intégralité de l'espace.

Pour pénétrer dans des citernes à cargaison ou d'avitaillement, tous les espaces voisins de
l'espace dans lequel il est prévu d'entrer doivent également être contrôlés pour détecter
des vapeurs de cargaison et / ou de gaz toxiques, pour contrôler la teneur en oxygène et,
le cas échéant, la pression du gaz inerte doit être abaissée afin de limiter la possibilité de
fuites inter-citernes. Malgré cette précaution, le personnel doit rester attentif à la possibilité
de fuites de vapeurs de cargaison et / ou de gaz toxiques provenant des locaux adjacents
ou des tuyaux qui traversent la citerne.

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10.4 Contrôle de l'entrée dans des espaces confinés


Il relève de la responsabilité de la société d'établir des procédures pour garantir que
l'entrée de personnel dans des espaces confinés à bord s'effectue en toute sécurité. Le
processus de demande, de transmission, de délivrance et de consignation des
autorisations d'entrer dans un espace confiné doit être contrôlé par des procédures fixées
dans le cadre système gestion de la sécurité (SGS) du bateau-citerne. Il incombe au
conducteur de veiller à ce que les procédures établies pour l'entrée dans un espace
confiné soient appliquées.

Le conducteur et la personne responsable sont chargés de déterminer si l'entrée dans un


espace confiné peut être autorisée. Il est du devoir de la personne responsable de
s'assurer :
• Que l'espace est ventilé.
• Que l'atmosphère dans le compartiment a été contrôlée et jugée satisfaisante.
• Que les dispositions sont prises pour protéger le personnel contre les risques
identifiés.
• Que des moyens appropriés sont mis en place pour contrôler l'entrée.

Le personnel effectuant des travaux dans un espace confiné est tenu de suivre les
procédures et d'utiliser l'équipement de sécurité spécifié.
Avant d'entrer dans un espace confiné, une évaluation des risques doit être effectuée pour
détecter les dangers potentiels et déterminer les mesures de protection à appliquer. La
bonne pratique qui en résulte doit être documentée et approuvée par la personne
responsable avant d'être contresignée par le conducteur, lequel confirme que la procédure
est conforme au système de gestion de la sécurité du bateau-citerne. Le permis ou tout
autre document d'autorisation doit être visé et complété par la personne chargée d'entrer
dans l'espace avant que cette personne ne puisse effectivement entrer.
Les contrôles requis pour l'entrée en toute sécurité varient en fonction de la tâche exécutée
et des risques potentiels identifiés lors de l'évaluation des risques. Toutefois, dans la
plupart des cas, un système de permis d'entrée constituera un moyen pratique et efficace
d'assurer et de prouver que les précautions indispensables ont été prises et, le cas
échéant, que les mesures de protection matérielle ont été mises en place. L'adoption d'un
système de permis d'entrée, lequel peut inclure l'utilisation d'une liste de contrôle, est par
conséquent recommandée.
L'autorisation de poursuivre les travaux ne doit être accordée que pour une période
suffisante pour achever la tâche. La durée de l'autorisation ne doit en aucun cas être
supérieure à un jour.
Une copie de l'autorisation doit être affichée bien en vue à l'entrée de l'espace pour
informer le personnel des précautions à prendre lors de la pénétration dans l'espace ainsi
que des restrictions imposées pour les activités permises dans l'espace.
L'autorisation doit être invalidée si la ventilation de l'espace s'arrête ou si l'une des
conditions notées dans la liste de contrôle a changé.
Le fait de limiter la délivrance d'autorisations telles que celles pour l'entrée, de sorte que
toutes les citernes à cargaison dans lesquelles il est possible de pénétrer en toute sécurité
figurent sur un même document, peut simplifier les tâches administratives, éviter les
redondances et réduire la possibilité de confusion lorsqu'il s'agit de déterminer quelle
autorisation concerne quelle citerne. Toutefois, si un tel système est utilisé, un contrôle
rigoureux doit être effectué pour garantir l'annulation d'autorisations délivrées et pour
s'assurer que les atmosphères de toutes les citernes mentionnées ont été correctement
testées au moment de la délivrance, afin d'éviter qu'une extension d'une durée de validité
n'en résulte par défaut. Il est particulièrement important de s'assurer que le processus
d'autorisation soit complété par le marquage des couvercles de citerne par des avis
indiquant qu'il est possible de pénétrer dans les citernes en toute sécurité.

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L'inspection des citernes à cargaison après le nettoyage et avant le chargement peut


nécessiter qu'un contrôleur indépendant pénètre dans la citerne. Toutes les procédures
pertinentes pour entrer dans la citerne doivent être observées.

10.5 Précautions pour l'accès aux espaces confinés

Avant d'autoriser l'accès à l'espace, la personne responsable doit veiller à ce que :


• Les contrôles appropriés de l'atmosphère aient été effectués.
• Avant que quiconque ne pénètre dans des espaces confinés :
(a) Lorsque des matières dangereuses inflammables des classes 2, 3, 4.1, 6.1, 8 ou
9 sont transportées à bord du bateau, il doit être établi, au moyen d'un détecteur
de gaz que la concentration de gaz dans ces espaces confinés ne dépasse pas
1 % de la limite inférieure d'explosivité de la substance dangereuse. Pour la
chambre des pompes à cargaison sous le pont ceci peut être déterminé au
moyen d'un système de détection de gaz installé à demeure ;
(b) Lorsque des substances toxiques dangereuses des classes 2, 3, 4.1, 6.1, 8 ou 9
sont transportées à bord du bateau, il doit être établi, au moyen d'un toximètre
que les espaces confinés ne contiennent pas une concentration importante de
gaz toxiques ;
(c) La teneur en oxygène est de 21 %, établie au moyen d'un oxygénomètre.
• La tuyauterie, les systèmes de gaz inerte et de ventilation ont été isolés.
• Une ventilation efficace est maintenue en permanence pendant que l'espace confiné
est occupé.
• Un éclairage fixe, tels que des lampes pneumatiques, est disponible pour de longs
séjours à l'intérieur.
• Un appareil respiratoire à pression positive autonome et agréé et, si possible, du
matériel de réanimation sont prêts à l'emploi à l'entrée de l'espace.
• La personne qui pénètre dans l'espace est formée, a passé les contrôles de santé
nécessaires et est en bonne forme physique au moment de pénétrer dans l'espace.
• Un membre responsable de l'équipage du bateau-citerne demeure en permanence à
l'extérieur de l'espace confiné, à proximité immédiate de l'entrée et en contact direct
avec la personne responsable.

Un harnais de sauvetage avec une ligne de sauvetage est prêt à l'entrée de l'espace pour
une utilisation immédiate.
• Une torche de sécurité complètement chargée et agréée est prête à l'entrée de
l'espace pour une utilisation immédiate.
• Toutes les personnes impliquées dans l'opération sont formées aux mesures à
prendre en cas d'urgence.

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• Les lignes de communication ont été clairement établies et comprises par toutes les
parties concernées.
• Les noms et les heures d'entrée sont consignés et suivis par du personnel à l'extérieur
de l'espace.

Le personnel chargé de la tâche doit veiller à ce que ces précautions soient prises avant
de pénétrer dans l'espace.

L'équipement de protection individuelle à utiliser par les personnes qui pénètrent dans
l'espace doit être défini. Les éléments suivants doivent être pris en compte :
• Vêtements protecteurs, y compris des vêtements de travail ou des combinaisons de
protection, bottes de sécurité, casque de protection, gants et lunettes de sécurité.
• Pour les grands espaces ou lorsque l'accès nécessite une escalade, le port de
harnais de sécurité peut également être utile.
• Torches de sécurité agréées.
• Détecteur de gaz personnel ou détecteur de gaz de la zone et alarme.

10.6 Procédures d'urgence

10.6.1 Evacuation des espaces confinés

En cas de changement de l'une des conditions qui figurent sur l'autorisation de pénétrer
dans l'espace, ou si les conditions dans l'espace sont susceptibles de devenir
dangereuses après que le personnel ait pénétré dans l'espace, il convient d'ordonner au
personnel de quitter immédiatement l'espace et de ne pas l'autoriser à y retourner jusqu'à
ce que la situation ait été réévaluée et que les conditions de sécurité figurant sur
l'autorisation aient été rétablies.

10.6.2 Sauvetage dans les espaces confinés

Si un accident entraînant des dommages corporels se produit dans un espace confiné, la


première action doit être de donner l'alerte. Bien que la rapidité soit souvent essentielle
pour sauver une vie, les opérations de secours ne doivent pas être tentées avant que
l'assistance et les équipements nécessaires n'aient été rassemblés. Dans de nombreux
cas, des vies ont été perdues en raison de tentatives de sauvetage précipitées et mal
préparées.

L'organisation préalable est importante pour une réaction rapide et efficace. Des lignes de
sauvetage, harnais de sauvetage, appareils respiratoires, matériel de réanimation, (si
disponible) et les autres éléments du matériel de sauvetage doivent toujours être prêts à
l'emploi et du personnel qualifié doit être disponible. Un moyen de communication doit être
convenu à l'avance.

A chaque fois qu'une atmosphère dangereuse est susceptible d'avoir contribué à la


survenance d'un l'accident, des appareils respiratoires et si possible des lignes de
sauvetage doivent être utilisés par les personnes qui pénètrent dans l'espace.

10.6.3 Réanimation

Les personnels des bateaux-citernes et des terminaux qui ont des responsabilités de
sécurité doivent être formés aux techniques de réanimation pour porter secours aux
personnes affectées par des gaz ou fumées toxiques ou qui sont en arrêt respiratoire pour
d'autres causes telles qu'une électrocution ou la noyade.

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Certains bateaux-citernes et terminaux sont équipés d'un appareil spécial pour la


réanimation. Il existe différents modèles d'appareils de ce type. Il est important que le
personnel soit informé de l'emplacement de l'appareil et soit formé pour son utilisation
correcte.

Si un tel appareil est disponible, il doit être placé en un endroit facilement accessible et non
sous clé. Les instructions fournies avec l'appareil doivent être clairement affichées.
L'appareil et le contenu des bouteilles doivent être vérifiés périodiquement. Des bouteilles
de rechange adéquates doivent être disponibles.

10.7 Entrée dans des espaces confinés dont l'atmosphère est notoirement
dangereuse ou soupçonnée de l'être

Il est souligné que la pénétration dans un espace qui n'a pas été déclaré sûr ne doit être
envisagée que dans une situation d'urgence et lorsqu'il n'existe aucune autre solution
concrète. Dans cette situation très dangereuse, il est essentiel d'obtenir l'autorisation
préalable de la société et de définir un système de travail sûr.

Un appareil respiratoire à pression positive doit systématiquement être utilisé à chaque fois
qu'il est nécessaire de pénétrer d'urgence dans un espace contenant des vapeurs toxiques
ou des gaz, pauvre en oxygène et / ou qui contient des contaminants susceptibles de ne
pas être traités efficacement par un équipement de purification de l'air.

La pénétration dans un espace confiné dont l'atmosphère est ou peut être dangereuse ne
doit être autorisée dans des circonstances exceptionnelles, lorsqu'aucune alternative sûre
ne peut être mise en œuvre.

Une déclaration écrite doit être délivrée par le conducteur, attestant qu'il n'existe aucune
alternative à la solution proposée, à savoir l'accès, et que cet accès est indispensable pour
l'exploitation sûre du bateau-citerne.

S'il est constaté que cette opération est nécessaire, une évaluation des risques doit être
effectuée et un système de travail sûr doit être mis au point en accord avec la société.

Une personne responsable doit surveiller les opérations en permanence et doit veiller à ce
que :
• Le personnel impliqué soit formé de manière appropriée à l'utilisation des appareils
respiratoires et qu'il soit conscient des risques encourus en cas de retrait du masque
dans l'atmosphère dangereuse.
• Le personnel utilise un appareil respiratoire à pression positive.
• Le nombre des personnes qui entrent dans la citerne soit aussi restreint que possible
en fonction du travail à effectuer.
• Les noms et les heures d'entrée soient consignés et surveillés par du personnel situé
à l'extérieur de l'espace.
• La ventilation soit assurée lorsque cela est possible.
• Des moyens de communication soient disponibles en continu et qu'un système de
signaux soit convenu et compris par le personnel concerné.
• Des jeux d'appareils respiratoires, un appareil de réanimation (si disponible) et de
l'équipement de sauvetage de rechange soient disponibles à l'extérieur de l'espace et
que des personnes déjà équipées d'un appareil respiratoire soient présentes pour
intervenir en cas d'urgence.

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• Tous les travaux essentiels prévus soient effectués de manière à éviter de créer des
conditions propices à une inflammation.
• Si le personnel n'est pas relié à une ligne de sauvetage, des moyens appropriés
doivent être mis en place pour localiser les personnes qui ont pénétré dans l'espace.

10.8 Equipement de protection respiratoire

De nombreux types différents d'équipements de protection respiratoire peuvent être mis à


disposition pour une utilisation bord de bateaux-citernes.

Certains équipements de protection respiratoire doivent être portés par exemple pour
respecter les dispositions de sécurité de la Convention SOLAS en matière d'incendies.
Toutefois, conformément aux dispositions du Code ISM le cas échéant, il incombe à la
société de mettre à disposition le niveau d'équipement nécessaire pour la gestion en toute
sécurité de tous les aspects opérationnels et des activités de sécurité à bord. Dans la
plupart des cas, l'équipement de protection respiratoire nécessaire pour satisfaire à ces
exigences sera plus complet que celui exigé par la réglementation en vigueur.

Tous les équipements de protection doivent être résistants aux produits manipulés à bord
du bateau-citerne.

10.8.1 Appareil respiratoire autonome (ARA)

Il s'agit d'une réserve mobile d'air comprimé contenue dans une bouteille ou des bouteilles
fixées à un cadre mobile avec harnais portés par l'utilisateur. L'air est fourni à l'utilisateur à
travers un masque qui peut être ajusté afin d'être hermétique. Un manomètre indique la
pression dans la bouteille et une alarme retentit lorsque l'alimentation est faible. Seuls les
ensembles du type à pression positive sont recommandés pour une utilisation dans des
espaces confinés car, comme leur nom l'indique, ces appareils maintiennent en
permanence une pression positive dans le masque.

Lors de l'utilisation de l'équipement, il convient de respecter les recommandations


suivantes :
• Le manomètre doit être vérifié avant utilisation.
• Le fonctionnement de l'alarme sonore de basse pression doit être testé avant son
utilisation.
• Le masque doit être vérifié et ajusté afin de s'assurer qu'il est hermétique. À cet
égard, la pilosité du visage peut affecter l'étanchéité du masque et, le cas échéant,
une autre personne doit être désignée pour porter l'appareil. Il existe toutefois des
équipements spécialisés compatibles avec une pilosité faciale.
• Le manomètre doit être surveillé fréquemment pendant l'utilisation afin de vérifier les
réserves d'air.
• Un délai suffisant doit être prévu pour quitter l'atmosphère dangereuse. En tout état
de cause, l'utilisateur doit immédiatement évacuer les lieux si l'alarme de basse
pression se déclenche. Il est rappelé que l'autonomie de l'alimentation en air dépend
du poids et de la forme physique de l'utilisateur ainsi que de l'intensité de ses efforts.

A tout moment, si un utilisateur soupçonne que le matériel ne fonctionne pas de manière


appropriée ou que l'étanchéité du masque sur son visage n'est plus assurée, il doit quitter
les lieux immédiatement.

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Figure 10.1 - Appareil respiratoire autonome

10.8.2 Appareil respiratoire à adduction d'air

Par rapport à un appareil respiratoire autonome, un appareil respiratoire à adduction d'air


permet d'utiliser des systèmes à air comprimé sur des périodes plus longues.
Cet équipement se compose d'un masque ou d'une cagoule à air pur en surpression qui
est alimenté en air par un tuyau de petit diamètre menant à l'extérieur de l'espace, où il est
connecté à des bouteilles d'air comprimé ou à une conduite d'air alimentée par un
compresseur. Si l'air utilisé provient du bateau, il est essentiel qu'il soit correctement filtré
et contrôlé de manière appropriée pour détecter la présence de constituants toxiques ou
dangereux. Le tuyau est attaché à l'utilisateur au moyen d'une ceinture ou d'un autre
dispositif qui permet une déconnexion rapide en cas d'urgence. L'air fourni au masque
facial ou à la cagoule est régulé par une valve ou un orifice de contrôle du débit.
Si l'alimentation en air est assurée par un compresseur, le dispositif comprend des
bouteilles d'air en tant que réserve de secours à utiliser en cas de défaillance du
compresseur. Dans un tel cas d'urgence, il convient d'ordonner à l'utilisateur de quitter
immédiatement l'espace.
Une personne formée et compétente doit assurer le contrôle de la pression dans les con-
duites d'air et doit être attentive à la nécessité de commuter sur l'alimentation de secours si
la pression normale de fonctionnement n'est plus assurée. Il convient de veiller à ce que
l'alarme sonore signalant une faible pression puisse être entendue par cette personne.
Lorsqu'un appareil respiratoire à adduction d'air est utilisé :
• Si un masque est utilisé : il faut vérifier et s'assurer que le masque est ajusté de
manière à être étanche. La présence de pilosité sur le visage peut rendre cette tâche
plus difficile.
• Si une cagoule à air pur en surpression est utilisée, il faut vérifier et s'assurer que la
cagoule n'est pas endommagée.
• Il convient de vérifier la pression d'utilisation avant chaque utilisation.

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• L'alarme sonore de basse pression doit être vérifiée avant chaque utilisation.
• Pour éviter tout dommage, les tuyaux d'air doivent être maintenus à l'écart de tout
objet saillant ou tranchant.
• La longueur du tuyau à air doit être suffisante pour les opérations prévues, mais ne
doit pas dépasser 25 mètres.
• Le tuyau d'air doit être d'un type qui est anti-vrilles, antistatique et résistant aux
produits pétroliers et chimiques.
• Un délai suffisant doit être prévu pour quitter l'espace lorsque l'alarme sonore de
basse pression se déclenche. L'autonomie de l'alimentation de secours en air étant
dépendante du poids de l'individu, de sa condition physique et de l'intensité de ses
efforts physiques, chaque utilisateur doit connaître ses propres limites.

S'il y a le moindre doute quant à l'efficacité de l'équipement, l'utilisateur doit


immédiatement quitter l'espace.

Il est recommandé que l'utilisateur porte sur lui un dispositif d'approvisionnement en air pur
distinct pour une utilisation en cas d'évacuation d'urgence de l'espace ou en cas de
défaillance du système à adduction d'air. Il est recommandé que l'utilisateur porte avec lui
un appareil respiratoire pour l'évacuation d'urgence (Emergency Escape Breathing Device
EEBD)

10.8.3 Appareil respiratoire pour l'évacuation d'urgence (EEBD)

Il s'agit d'un appareil respiratoire à air comprimé ou à oxygène utilisé pour l'évacuation d'un
compartiment où l'atmosphère est devenue dangereuse alors qu'une personne se trouve à
l'intérieur. Des lots d'équipement supplémentaires doivent être prévus pour une utilisation
en tant que matériel d'évacuation d'urgence lors de l'accès aux espaces confinés. Chaque
lot doit avoir une autonomie d'au moins 10 minutes. Cet équipement comporte deux
variantes :

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Guide international de sécurité Chapitre 10
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Type à air comprimé

Ces ensembles se composent d'une bouteille d'air, d'un détendeur, d'un tuyau à air, d'un
masque ou d'une cagoule et d'une combinaison ou d'une veste en matériau ignifuge à
haute visibilité. Il s'agit normalement de dispositifs à débit constant fournissant au porteur
de l'air comprimé à un taux d'environ 40 litres par minute avec une autonomie de 10 (au
minimum) ou 15 minutes, en fonction de la capacité de la bouteille. Les EEBDs à air
comprimé peuvent normalement être rechargés à bord à l'aide d'un compresseur
conventionnel ARA (appareil respiratoire autonome).

Le manomètre, la valve d'alimentation et la cagoule doivent être vérifiés avant utilisation.

Type à circuit fermé

Ces ensembles se composent normalement d'une mallette de transport solide et étanche à


l'eau, d'une bouteille d'oxygène comprimé, d'un sac respiratoire, d'une embouchure et
d'une cagoule en matériau ignifuge. Ils sont conçus pour une utilisation unique par le
porteur. Lorsque la cagoule est placée sur la tête de l'utilisateur et que l'ensemble est
activé, l'air expiré est mélangé avec de l'oxygène comprimé à l'intérieur du sac respiratoire
pour permettre au porteur de respirer normalement pendant qu'il s'échappe d'une
atmosphère dangereuse.

Il est souligné que les EEBDs sont destinés à l'évacuation d'urgence et ne doivent pas être
utilisés en tant que moyen principal pour pénétrer dans des compartiments présentant une
teneur insuffisante en oxygène ou pour combattre les incendies.

10.8.4 Masques à cartouche ou boîte filtrante

Ces équipements se composent d'une cartouche ou d'une boîte fixée à un masque. Ils
sont conçus pour purifier l'air en retenant des contaminants spécifiques. Ils ne fournissent
pas d'air supplémentaire. Il est important de les utiliser conformément à leur destination et
dans les limites prescrites par le fabricant. Ces limites comprennent une date d'expiration
de la cartouche ou de la boîte.

Les masques à cartouches ou boîte ne protègent pas leur utilisateur contre des
concentrations de vapeurs d'hydrocarbures ou toxiques au-delà de leurs paramètres de
conception ni contre un manque d'oxygène et ils ne doivent jamais être utilisés à la place
des appareils respiratoires ni dans des espaces confinés.

Figure 10.2 - Exemples de cartouches utilisées avec des masques faciaux

Edition 1 - 2010 © CCNR/OCIMF 2010 Page 158


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10.8.5 Masque à tuyau (appareil respiratoire à air pur)

Cet équipement se compose d'un masque alimenté en air par un tuyau de grand diamètre
relié à une pompe rotative ou à soufflet. Il est encombrant et n'assure pas l'étanchéité
contre l'entrée de gaz.

Bien que les masques à tuyau puissent être rencontrés à bord de certains bateaux-
citernes, ils ne doivent pas être utilisés pour pénétrer dans un espace confiné.
Bien que la plupart des réglementations prescrivent la présence de ce type d'appareils
respiratoires, ils ne sont pas reconnus comme étant des équipements respiratoires
appropriés et sûrs.

10.8.6 Entretien du matériel

Tous les équipements de protection respiratoire doivent être contrôlés et testés à


intervalles réguliers par une personne responsable. Les défauts doivent être réparés
rapidement et les contrôles et réparations doivent être consignés. Les bouteilles d'air
doivent être rechargées dès que possible après utilisation.

Les bouteilles d'air ne doivent pas présenter de dommages ni de corrosion et doivent être
testées hydrauliquement conformément aux exigences de la réglementation.

Les masques et casques doivent être nettoyés et désinfectés après chaque utilisation.
Toute réparation et tout entretien doivent être effectués en stricte conformité avec les
instructions du fabricant.

Tous les équipements de protection respiratoire doivent être contrôlés et certifiés par une
société agréée conformément à la périodicité et aux conditions fixées dans les instructions
du fabricant et / ou les prescriptions (inter)nationales.

10.8.7 Stockage

Les appareils respiratoires doivent être stockés entièrement assemblés en un endroit où ils
sont facilement accessibles. Les bouteilles d'air doivent être entièrement remplies et les
sangles de réglage doivent être desserrées. Les appareils doivent être répartis de manière
à être disponibles en cas d'urgence dans les différentes parties du bateau-citerne.

10.8.8 Formation

Des démonstrations concrètes et des entrainements à l'utilisation d'appareils respiratoires


doivent être effectués afin de familiariser le personnel avec l'utilisation de l'équipement.
L'utilisation d'appareils respiratoires autonomes et à adduction d'air doit être réservée à du
personnel entrainé, une utilisation incorrecte ou inefficace pouvant mettre en danger la vie
de l'utilisateur.

10.9 Travail dans des espaces confinés

10.9.1 Exigences générales

Tous les travaux effectués dans des espaces confinés doivent être effectués sous le
contrôle du système de gestion de la sécurité. Toutes les conditions pour pénétrer dans un
espace confiné, y compris l'utilisation d'une autorisation d'entrée, doivent être observées.

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Des précautions supplémentaires peuvent être nécessaires pour s'assurer de l'absence, à


proximité du site des travaux, de dépôts, de boues ou de matières combustibles qui, s'ils
sont remués ou chauffés, peuvent dégager des gaz toxiques ou inflammables. Une
ventilation efficace doit être maintenue et, dans la mesure du possible, orientée vers la
zone de travail.

10.9.2 Équipement et dispositifs d'ouverture

A chaque fois que les pompes de cargaison, les tuyaux, les vannes ou les serpentins de
chauffage doivent être ouverts, ils doivent d'abord être soigneusement rincés à l'eau.
Toutefois, même après le rinçage, la présence de résidus de cargaison demeure possible
et peut constituer une source de gaz inflammables ou toxiques. A chaque fois que de tels
équipements doivent être ouverts, la procédure de gestion de la sécurité doit identifier les
mesures de sécurité minimum au travail qu'il convient d'adopter, y compris l'obligation
d'effectuer des mesures de gaz supplémentaires.

10.9.3 Utilisation des outils

Dans les espaces confinés, les outils ne doivent pas être portés mais doivent être
descendus dans un seau en plastique ou dans un sac en toile afin d'éviter qu'ils ne
tombent. Avant tout travail de martelage ou de piquage et avant l'utilisation de tout outil
électrique, la personne responsable doit s'être assurée qu'il n'y a aucun risque de
présence de vapeurs dangereuses dans le voisinage.

10.9.4 Utilisation d'ampoules électriques et de matériel électrique

A moins qu'un compartiment ait été déclaré sans danger pour le travail à chaud dans le
cadre d'un un système de travail sûr qui a été approuvé, tel qu'une autorisation de travail à
chaud, des dispositifs d'éclairage non agréés ou des équipements électriques qui ne sont
pas à sécurité intrinsèque ne doivent pas être introduits dans un espace confiné.

Seul un éclairage de sécurité agréé et des équipements électriques à sécurité intrinsèque


doivent être utilisés dans les espaces confinés susceptibles de générer à nouveau des
vapeurs dangereuses.

Dans les ports, les règlements locaux concernant l'utilisation d'ampoules électriques ou
d'équipements électriques doivent être respectés.

10.9.5 Enlèvement des boues, de dépôts et de sédiments

Lorsque de la boue, des dépôts ou des sédiments sont retirés d'un espace confiné, des
contrôles périodiques de gaz doivent être effectués et une ventilation constante doit être
maintenue pendant toute la période durant laquelle l'espace est occupé.

Il est possible qu'une augmentation des concentrations de gaz se produise à proximité


immédiate du lieu de travail et il convient de veiller à ce que l'atmosphère demeure sûre
pour le personnel. Il est fortement recommandé que des détecteurs de gaz personnels
soient fournis à certaines ou à toutes les personnes qui effectuent le travail.

10.9.6 Sans objet

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10.10 Précautions pour pénétrer dans les chambres des pompes

Les chambres des pompes à cargaison doivent être considérées comme des espaces
confinés et les exigences du présent chapitre doivent être observées autant que possible.
Toutefois, en raison de leur emplacement, de leur conception et de la nécessité que du
personnel y pénètre régulièrement à des fins opérationnelles, les chambres des pompes
présentent un risque particulier et nécessitent par conséquent des précautions particulières
qui sont décrites dans les sections ci-après.

10.10.1 Ventilation

En raison de la présence possible de gaz inflammables dans la chambre des pompes,


l'utilisation de la ventilation mécanique par extraction est exigée pour maintenir
l'atmosphère dans un état sûr.

La chambre des pompes doit être munie d'un système permanent de détection de gaz qui
indique automatiquement la présence de gaz explosifs ou le manque d'oxygène au moyen
de capteurs de mesure directe et qui actionne une alarme visuelle et sonore lorsque la
concentration de gaz a atteint 10 % de la limite inférieure d'explosivité. Les capteurs de ce
système doivent être placés dans des endroits appropriés au fond et directement sous le
pont.

Les mesures doivent être effectuées de manière continue.

Une alarme visuelle et sonore doit être installée dans la timonerie et dans la chambre des
pompes à cargaison et, lorsque l'alarme est déclenchée, le système de chargement et de
déchargement doit s'arrêter. Toute défaillance du système de détection de gaz doit être
signalée immédiatement dans la timonerie et sur le pont au moyen d'alarmes visuelles et
sonores.

Le système de ventilation doit avoir une capacité d'au moins 30 renouvellements de l'air
par heure, en fonction du volume total du local de service.

La ventilation doit être continue jusqu'à ce que l'accès ne soit plus nécessaire ou que les
opérations de cargaison soient achevées.

10.10.2 Procédures pour l'entrée dans la chambre des pompes

Avant que quiconque ne pénètre dans une chambre des pompes, celle-ci doit avoir été
bien ventilée et la teneur en oxygène de l'atmosphère ainsi que la présence
d'hydrocarbures et de gaz toxiques associés à la cargaison manipulée doivent avoir été
contrôlées.

Un système de détection de gaz installé à demeure doit seulement être utilisé pour fournir
des informations concernant la possibilité de pénétrer dans le local en toute sécurité à
condition
• qu'il soit correctement étalonné et testé et
• que les résultats de la détection de gaz soient indiqués en pourcentage de la LIE
(% LIE), avec un niveau de précision équivalent à celui des instruments portables de
détection gaz et que les mesures couvrent des endroits représentatifs à l'intérieur de
la chambre des pompes.

Des procédures formelles doivent être mises en place pour contrôler l'entrée dans la
chambre des pompes. Les procédures appliquées doivent être fondées sur une évaluation
des risques. Elles doivent garantir que les dispositions visant à limiter les risques soient
suivies et que les entrées dans l'espace soient consignées.

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Un système de communication doit établir des liaisons entre la chambre des pompes, la
passerelle de navigation, la salle des machines et la salle de contrôle de la cargaison. En
outre, des répétiteurs visuels et sonores pour les systèmes d'alarme essentiels, tels que
l'alarme générale et l'alarme du système d'extinction d'incendie fixé à demeure, doivent
être installés dans la chambre des pompes.

Des dispositions doivent être prises pour garantir la possibilité d'une communication
efficace et permanente entre le personnel séjournant dans la chambre des pompes et le
personnel à l'extérieur. Des vérifications régulières de la communication doivent être
effectuées à intervalles convenus et l'alerte doit être donnée en cas d'absence de réponse.

La communication VHF / UHF ne doit pas être utilisée en tant que moyen de
communication principal si la réception est susceptible de ne pas être fiable ou si elle est
mauvaise en raison du bruit. Lorsque la communication VHF / UHF est difficile, il est
recommandé de positionner une vigie sur le dessus de la chambre des pompes et de
mettre en place une procédure de communication visuelle et à distance.

La fréquence des entrées dans la chambre des pompes à des fins d'inspection de routine
au cours des opérations de cargaison doit être reconsidérée afin de réduire autant que
possible l'exposition du personnel.

Des avis interdisant l'entrée sans autorisation formelle doivent être affichés à l'entrée de la
chambre des pompes.

Les instructions suivantes doivent être affichées à l'entrée de la chambre des pompes :

Avant de pénétrer dans la chambre des pompes,


vérifier l'absence de gaz et la présence d'un taux d'oxygène suffisant.

Ne pas ouvrir les portes et accès sans autorisation du conducteur.

Quitter immédiatement les lieux en cas d'alarme.

10.11 Précautions opérationnelles dans la chambre des pompes

La chambre des pompes est l'endroit à bord du bateau-citerne qui comporte le plus grand
nombre de tuyaux à cargaison et la fuite d'un produit volatil à partir de n'importe quel
élément de ce système peut rapidement provoquer la génération d'une atmosphère
inflammable ou toxique. La chambre des pompes peut également comporter un certain
nombre de sources potentielles d'inflammation si des procédures d'inspection et de contrôle
formelles et structurées ne sont pas rigoureusement observées.

10.11.1 Précautions générales

Avant de commencer toute opération de cargaison :


• Une inspection doit être effectuée pour s'assurer que les couvercles de filtres, plaques
de visite et bouchons de vidange sont en position et sont sûrs.
• Les vannes de vidange dans le système de cargaison de la chambre des pompes, en
particulier celles des pompes à cargaison d'hydrocarbures, doivent être bien fermées.
• Les cloisons doivent être contrôlées et ajustées ou lubrifiées si nécessaire afin de
garantir une étanchéité efficace aux gaz entre la chambre des pompes et la salle des
machines.

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Durant toutes les opérations de cargaison, y compris durant le chargement :


• La chambre des pompes doit être inspectée à intervalles réguliers pour contrôler
l'absence de fuites sur les joints et sur les bouchons et vannes de vidange, en
particulier celles montées sur les pompes à cargaison.
• Lorsque les pompes sont en cours d'utilisation, les joints de la pompe, les roulements
et les joints de cloisonnement (le cas échéant) doivent être surveillés en raison du
risque de surchauffe. En cas de fuite ou de surchauffe, la pompe doit être arrêtée.
• Aucune tentative ne doit être faite pour régler les joints de la pompe sur les arbres en
rotation lorsque la pompe est en fonctionnement.

10.11.2 Procédures de vidange des tuyaux de cargaison et de ballastage

A bord de certains bateaux-citernes, rien n'est prévu pour la vidange efficace des tuyaux
et, afin de satisfaire aux exigences pour le transport de certains produits, le contenu
restant des tuyaux est vidangé dans le fond de cale de la chambre des pompes. Cette pra-
tique est dangereuse et il est recommandé que les procédures de manutention de cargai-
son soient revues afin d'éviter qu'un produit volatil puisse être évacué vers le fond de cale.

Il est fortement recommandé d'envisager des procédures exhaustives pour l'assèchement


afin que toutes les tuyauteries et toutes les pompes soient entièrement vidées dans une
citerne à cargaison, une citerne à résidus ou une citerne de collecte dédiée en vue d'un
déchargement ultérieur à terre.

Lorsque les tuyaux qui ont été utilisés pour le ballastage doivent être vidés dans le fond de
cale de la chambre des pompes à la fin du ballastage, des précautions doivent être prises
pour s'assurer que le liquide vidangé ne contienne pas de restes de cargaison.

10.11.3 Travaux d'entretien courant et nettoyage

Il est important de maintenir en bon état les tuyaux et les pompes et que les fuites soient
détectées et réparées dans un délai approprié.
Le fond de cale de la chambre des pompes doit être propre et sec. Il convient d'empêcher
toute fuite de liquides ou vapeurs inflammables vers la chambre des pompes.
Les tuyaux doivent faire l'objet d'un contrôle visuel et doivent être soumis régulièrement à
des essais de pression afin de s'assurer de leur bon état. D'autres moyens d'essai ou de
contrôle non destructifs, tels que la mesure de l'épaisseur de la paroi par ultrasons, peu-
vent être envisagés s'il y a lieu, mais ils doivent toujours être complétés par un examen
visuel.
Des procédures doivent être établies afin de vérifier que les filtres et boîtes à vase ont été
correctement refermés après avoir été ouverts pour un contrôle ou un nettoyage de
routine.
Les joints de soupapes et robinets de vidange doivent être inspectés régulièrement pour
s'assurer de l'absence de fuites.
Les traversées de cloisons doivent être régulièrement contrôlées pour s'assurer de
l'étanchéité des joints.
Les boulons sensibles sur les pompes de cargaison et autres éléments connexes, tels que
les boulons de fixation du support, les boulons de fixation du boîtier de pompe et les
boulons de fixation des capots d'arbres, doivent être fiables. En outre, les exigences pour
leur contrôle doivent figurer dans les procédures de maintenance de routine.
Le harnais et la ligne de sauvetage de la chambre des pompes doivent être vérifiés
régulièrement pour s'assurer de leur bon état et de leur disponibilité pour une utilisation
immédiate.

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Les voies d'évacuation d'urgence doivent être contrôlées régulièrement pour s'assurer
qu'elles soient correctement signalées et libres de tout obstacle. Si un coffre d'évacuation
est installé, il convient de contrôler la facilité d'utilisation des portes, de s'assurer de l'effica-
cité des joints des portes et de vérifier le bon fonctionnement de l'éclairage dans le coffre.

10.11.4 Entretien du matériel électrique dans la chambre des pompes


L'intégrité de la protection assurée par la conception des équipements électriques à
l'épreuve des explosions ou à sécurité intrinsèque peut être compromise par des
procédures de maintenance incorrectes. Même la plus simple des interventions de
réparation et d'entretien doit être effectuée en stricte conformité avec les instructions du
fabricant afin de garantir que ces équipements demeurent fiables.
L'entretien des appareils à l'épreuve des explosions et à sécurité intrinsèque ne doit être
effectué que par du personnel qualifié pour cette tâche. Ceci est particulièrement important
en ce qui concerne les dispositifs d'éclairage à l'épreuve des explosions, leur fermeture
incorrecte après le remplacement d'une ampoule étant susceptible de compromettre
l'intégrité du dispositif.
Afin de faciliter l'entretien et les réparations de routine, les bateaux-citernes doivent
posséder à leur bord des instructions d'entretien détaillées pour les systèmes et dispositifs
spécifiques installés à bord.

10.11.5 Contrôle et entretien des extracteurs des chambres des pompes


Les extracteurs des chambres des pompes doivent fonctionner en envoyant l'air du local
vers l'extérieur. Par conséquent, en présence de gaz dans la chambre des pompes, les
vapeurs seront aspirées à travers les pales de l'hélice de l'extracteur et risquent de
s'enflammer si les pales entrent en contact avec le boîtier ou en cas de surchauffe des
roulements ou des joints.
Les extracteurs des chambres des pompes, y compris les hélices, les arbres et les joints
d'étanchéité au gaz doivent être contrôlés régulièrement.
L'état du gainage du ventilateur doit être contrôlé et le bon fonctionnement des volets de
basculement et des clapets coupe-feu doit être confirmé.
Une surveillance régulière des vibrations doit être envisagée en tant que moyen de
détection précoce de l'usure des composants.

10.11.6 Essais des alarmes et seuils d'arrêt d'urgence


Les alarmes et les seuils d'arrêt d'urgence de la pompe, les alarmes de niveau, etc., s'ils
sont installés, doivent être testés régulièrement pour s'assurer de leur fonctionnement
correct et les résultats de ces tests doivent être consignés.

Ces tests doivent être aussi exhaustifs que possible afin de vérifier l'interopérabilité pleine
et entière du système et ne doivent pas être limités à un essai du fonctionnement
électrique de l'alarme elle-même.

10.11.7 Divers
Il existe d'autres moyens d'améliorer la sécurité des chambres des pompes, dont certains
sont obligatoires à bord de certains bateaux-citernes :
• Un système fixe de détection de gaz capable de surveiller en continu la présence de
gaz inflammables. Si cet équipement est installé, des procédures doivent être
élaborées pour en assurer régulièrement le contrôle et le calibrage. Des procédures
doivent aussi également être établies concernant les mesures à prendre en cas
d'alarme, notamment pour l'évacuation de l'espace et l'arrêt des pompes à cargaison.
Dans la mesure du possible, la détection de gaz ne doit pas seulement être assurée
dans la zone inférieure mais sur plusieurs niveaux de la chambre des pompes.

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• Un dispositif fixe de prise d'échantillons pour la surveillance depuis le pont de la


teneur en oxygène dans la chambre des pompes au moyen d'un détecteur portable
avant l'entrée chambre des pompes. Si un tel dispositif est installé, il doit permettre de
contrôler aussi les zones éloignées de la chambre des pompes.
• Des dispositifs de surveillance de température intégrés à la pompe principale de
chargement de cargaison, afin de fournir à distance des indications sur la température
du boîtier de la pompe, des roulements et des joints des cloisons. Si ces dispositifs
sont installés, les procédures doivent être élaborées concernant les mesures à
prendre en cas de déclenchement d'une alarme.
• Une alarme de niveau haut dans les fonds de cale de la chambre des pompes, qui
déclenche des alarmes visuelles et sonores dans la salle de contrôle de la cargaison,
dans la salle des machines et dans la timonerie.
• Des seuils d'arrêt d'urgence opérés manuellement pour les pompes de cargaison
principale, situées au niveau inférieur de la chambre des pompes et en hauteur (pont
principal).
• Des pare-embruns autour des joints de toutes les pompes à cargaison rotatives, afin
de réduire la formation de brouillards en cas de fuites mineures du joint.
• Examen de la possibilité d'installer un dispositif à double joint pour contenir toute fuite
provenant du joint primaire et pour activer une alarme à distance signalant l'apparition
d'une fuite. Toutefois, l'impact sur l'intégrité de la pompe de toute modification doit être
évalué de manière précise en collaboration avec le fabricant de la pompe.
• Une attention particulière doit être accordée à l'adéquation de la protection contre
l'incendie à proximité immédiate des pompes à cargaison.
• En raison des problèmes de reprise du feu en retour de flamme après l'utilisation du
moyen principal de lutte contre l'incendie, il convient d'envisager un système
complémentaire tel que de la mousse à haut foisonnement ou d'aspersion d'eau pour
compléter le système existant.
• A bord des bateaux-citernes équipés d'un système de gaz inerte, la disponibilité d'un
système d'urgence pour l'inertage de la chambre des pompes peut constituer une
solution, mais une attention particulière doit alors être accordée à la sécurité et à
l'intégrité du système.
• La mise à disposition d'appareils respiratoires pour l'évacuation d'urgence (EEBDs)
situés dans la chambre des pompes et facilement accessibles.

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