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3.

PROPRIETES DES ONDES


1. La diffraction
1.1. Définition:
La diffraction est le changement de direction de propagation d’une onde sans
changement de sa longueur d’onde, au passage d’une petite ouverture ou d’un petit
obstacle.

Le phénomène de diffraction peut s’observer aussi bien avec des ondes


électromagnétiques (lumière, ondes radio,…) qu’avec des ondes mécaniques
(vagues, sons, ….).
L’observation de la diffraction de la lumière a contribué à la validation du
modèle ondulatoire de la lumière.

1.2. Observation avec des ondes lumineuses :

Milieu de la 1ère
extinction
a  ℓ

Laser
Tache centrale
de diffraction
D Ecran

L’angle , appelé « demi-angle de diffraction » ou « écart angulaire » est défini


à partir de la tache centrale, la plus lumineuse, et de la 1ère extinction.

L’importance du phénomène de diffraction est liée au rapport de la longueur d’onde


aux dimensions de l’ouverture ou de l’obstacle.

 Si on note  la longueur d’onde et a la largeur de l’ouverture ou de l’obstacle,



alors plus le rapport est grand, plus le phénomène de diffraction est important.
𝐚

Le demi-angle de diffraction est  = 𝐚.
 et a s’expriment avec la même unité de longueur et  en rad.

1
En pratique, la distance D séparant la fente de l’écran est très grande par rapport
à la largeur ℓ de la tache centrale.
𝓵
On a alors : tan   = .
𝟐𝐃

1.3. Observation avec une onde mécanique :

Digue
Houle linéaire

Houle diffractée

1.4. La diffraction dans diverses situations :


La diffraction intervient dans de nombreuses situations physiques mettant en
œuvre des ondes.
Sur un support numérique à lecture optique, la capacité de stockage est limitée
par le phénomène de diffraction : l’augmentation de cette capacité nécessite
des pistes plus serrées (a diminue).
Pour limiter la diffraction, il est nécessaire d’utiliser un rayonnement de plus
petite longueur d’onde. On est ainsi passé d’un faisceau rouge (DVD) à un faisceau
bleu (Blu-ray Disc, BD).

DVD BD
Laser rouge 650 nm Laser bleu 405 nm

Faisceau de 1,3 µm de diamètre Faisceau de 0,58 µm de diamètre

0,74 µm d’écart entre les pistes 0,32 µm d’écart entre les pistes

2
2. Les interférences:
2.1. Définition:
Des interférences s'obtiennent lorsque des ondes de même fréquence et vibrant
en phase se superposent.

2.2. Observation d’interférences en lumière monochromatique:


Une fente éclairée en lumière monochomatique permet d’obtenir une figure de
diffraction.
Lorsqu’on éclaire deux fentes proches et parallèles (fentes d’Young) avec de la
lumière monochromatique, on observe une figure de diffraction striée d’une
alternance de bandes noires et lumineuses appelées « franges d’interférence ».
Chaque fente se comporte comme une source lumineuse ponctuelle. La
superposition des ondes issues de ces fentes est à l’origine de ce phénomène.

D
P

S1
Faisceau
laser
PS1
S2 𝛅

2.2. Différence de marche :


La différence de marche 𝜹 est la différence de distances parcourues par les
deux ondes, entre les sources et le point d’observation : 𝜹 =S2P- S1P.

2.3. Interférences constructives, interférences destructives :


 Les interférences sont constructives si : 𝛅 = 𝐤. 𝛌
Avec k un nombre entier négatif ou positif.
𝟏
Les interférences sont destructives si : 𝜹 = (𝒌 + 𝟐) . 𝝀

2.4. Interfrange:
L’interfrange, noté i est la distance séparant deux franges brillantes ou deux
𝛌 .𝐃
franges sombres consécutives : i = .
𝐛
b est la distance séparant les deux fentes et D la distance entre le système de
fentes et l’écran.

3
2.5. Interférences en lumière blanche:
Des taches d’huile, des CD ou des DVD, des ailes d’insectes ou des bulles de savon
éclairées en lumière blanche font apparaître des irisations.
La couche d’huile, l’aile ou la paroi de la bulle sont des couches minces. Avec de
telles couches, les ondes lumineuses réfléchies sur les parois interne et externe
peuvent interférer. Chaque radiation de longueur d’onde  donne sa propre figure
d’interférence. La superposition de ces figures conduit à l’observation de zones
colorées.
Eclairées en lumière blanche, les couches minces font apparaître des couleurs
interférentielles.

3. L’effet Doppler
3.1. Définition:
L’effet Doppler est un changement de fréquence de l’onde perçue par un
observateur lorsque celui-ci et la source de l’onde se rapprochent ou s’éloignent
l’un de l’autre.

3.2. Expression de la fréquence perçue:


La différence entre la fréquence perçue fR et la fréquence émise fE s’appelle le
𝐯 ∆𝐟 𝐯
décalage Doppler : fR – fE = f = fE. ou = 𝐜.
𝐜 𝐟𝐄

v : vitesse de l’observateur par rapport à la source ; c : célérité de l’onde.

 Si l’observateur et la source se rapprochent la fréquence perçue augmente


(le son devient plus aigu).
 Si l’observateur et la source s’éloignent la fréquence perçue diminue (le son
devient plus grave).

3.3. L’effet Doppler-Fizeau en astronomie:


L’effet Doppler s’applique à toutes les ondes dans tous les milieux. Les expressions
de f sont différentes selon les situations rencontrées (récepteurs et sources se
rapprochant ou s’éloignant, dans la même direction ou dans des directions
différentes).
Mais dans tous les cas, le décalage Doppler f de fréquence dépend de la vitesse
de la source ou du récepteur, ainsi que de la célérité de l’onde.

4
Le spectre de la lumière émise par une étoile comporte des raies d’absorption
caractéristiques des éléments de son atmosphère.
En appliquant les conséquences des travaux de C. Doppler à la lumière, H. Fizeau a
postulé en 1848 que, si une étoile ou une galaxie s’éloigne ou s’approche de la Terre,
on doit observer un décalage de ses raies d’absorption.
La mesure de ce décalage permettrait ainsi de calculer la vitesse radiale (vitesse
à laquelle elle s’éloigne ou se rapproche de la Terre) de l’étoile.
L’effet Doppler-Fizeau permet de calculer la valeur de la vitesse radiale d’une étoile
en comparant les longueurs d’onde de son spectre d’absorption à celles d’un spectre
de référence.
Lorsqu’une étoile ou une galaxie s’éloigne de la Terre, on observe un décalage vers
les grandes longueurs d’onde (vers le rouge pour les raies du visible) ; ce décalage
vers le rouge est appelé « redschift ».
Inversement, lorsqu’une étoile ou une galaxie se rapproche de la Terre, on observe
un décalage vers les petites longueurs d’onde (vers le bleu pour les raies du visible) ;
ce décalage vers le bleu est appelé « blueschift ».
Dans le cas d’une source lumineuse en mouvement, le décalage f se traduit par un
déplacement des raies dans le spectre de la lumière, par rapport au spectre de la
même source immobile.

5
3. PROPRIETES DES ONDES

SI L’ENONCE DEMANDE DE…. IL EST NECESSAIRE DE ….


Identifier des situations dans ●Comparer la longueur d’onde et la
lesquelles peut intervenir la dimension de l’ouverture ou de
diffraction. l’obstacle.
Etudier ou décrire le phénomène de ●Schématiser le dispositif
diffraction dans le cas des ondes expérimental.
lumineuses. ●Placer les différents paramètres
(, a, D, L) sur le schéma.
●Connaître la forme de la figure
obtenue avec une fente fine, un fil ou
Exploiter une figure de diffraction un trou.
dans le cas des ondes lumineuses. ●Connaître l’influence de a et de  sur
l’allure de la figure.
●Etablir la relation géométrique qui lie
les grandeurs , L et D.
●Savoir ce que représentent les
Exploiter la relation  =
𝝀
grandeurs , a et  et connaître leurs
𝒂
unités.
●Placer  et a sur une schéma.
●Schématiser le dispositif
Préciser si les interférences sont expérimental.
constructives ou destructives en un ●Représenter la marche des ondes.
point du milieu. ●Calculer la différence de marche 
des deux ondes au point considéré.

● Comparer  à  ou 2.
●Placer les différentes grandeurs
Exploiter une figure d’interférences citées sur un schéma.
lumineuses. ●Exploiter l’expression de
l’interfrange donnée.
●Identifier la fréquence émise et la
fréquence perçue (apparente).
Mesurer une vitesse en utilisant ●Exploiter la relation donnée entre
l’effet Doppler. ces deux fréquences, la vitesse de
l’onde et celle de la source ou du
récepteur.

6
3. PROPRIETES DES ONDES

EXERCICE 6: p.76: Qu'est-ce que la diffraction?


On intercale un trou circulaire de petite dimension devant un faisceau laser. Décrire la
figure obtenue sur un écran placé à quelques mètres de l’ouverture.

EXERCICE 6:
On observe une tache centrale très lumineuse entourée d’anneaux concentriques
alternativement sombres et brillants.

EXERCICE 7: p.76 : Associer figure de diffraction et objet diffractant


Préciser la forme de l’obstacle ou de l’ouverture donnant les figures de diffraction
suivante.

1 2

EXERCICE 7:
La figure 1 est obtenue avec une fente verticale, la figure 2 avec un trou circulaire.

EXERCICE 8: p.76: Calculer un demi-angle de diffraction


On réalise une figure de diffraction en éclairant un cheveu de 50 µm de diamètre un laser
de longueur d’onde dans le vide λ = 632,8 nm.
1. Représenter la situation sur un schéma en faisant apparaître le demi-angle de
diffraction θ.
2. Calculer cet angle θ.

EXERCICE 8:
1.


Laser

Cheveu d’épaisseur a

 632,8 × 10−9
2.  = 𝐚
= 50 × 10−9
= 1,3 10–2 rad.

7
EXERCICE 9: p.76: Connaître le phénomène d’interférences
Un système de deux fentes d’Young est éclairé à l’aide d’une source monochromatique.
Décrire la figure obtenue sur un écran placé à quelques mètres des fentes.

EXERCICE 9:
On observe des franges d’interférences, alternativement sombres et brillantes, sur
l’écran. Ces franges sont parallèles entre elles et parallèles aux deux fentes d’Young.

EXERCICE 10: p.76: Connaître les conditions d’interférences


1. Quelle(s) condition(s) doivent remplir les sources d’ondes pour obtenir des
interférences ?
2. Quelle condition doit respecter la différence de marche entre deux ondes :
a. Pour que les interférences soient constructives ?
b. Pour que les interférences soient destructives ?

EXERCICE 10:
1. Les sources doivent être cohérentes.
2. a.  = k  , avec k un nombre entier relatif.
𝟏
b.  = (k + 𝟐
) . , avec k un nombre entier relatif.

EXERCICE 11: p.76 : Illustrer le phénomène d’interférences


Citer des exemples de la vie courante dans lesquels le phénomène d’interférence
intervient.

EXERCICE 11:
Dans la vie courante, on observe les phénomènes d’interférences en lumière blanche :
irisation sur les bulles de savon ou sur les ailes de papillon.
Ce phénomène peut s’entendre avec deux hautparleurs identiques.

EXERCICE 12: p.76 : Illustrer l’effet Doppler


Citer des exemples d’effet Doppler dans la vie courante

EXERCICE 12:
Le cinémomètre routier (radar) utilise l’effet Doppler des ondes électromagnétiques pour
mesurer la valeur de la vitesse des véhicules.
L’échographie Doppler permet de mesurer la vitesse d’écoulement du sang dans les veines
et les artères.

EXERCICE 13: p.76: Comparer des fréquences


Une étoile émet une onde électromagnétique de fréquence fE et de célérité c. elle s’éloigne
d’un observateur B avec une vitesse valeur vE.
𝐜.𝐅𝐞
La fréquence fB de l’onde perçue vérifie la relation : fB =
𝐜 + 𝐕𝐞
1. Vérifier l’homogénéité de cette expression par une analyse dimensionnelle.
2. Comparer les fréquences fE et fB.

8
EXERCICE 13:
1.
Grandeur Unité SI
fE s–1
c et vE m · s–1
c. fE m.s−1 .s−1
m.s−1
= s −1
c + vE

L’analyse dimensionnelle montre l’homogénéité de l’expression.


c
2. c + v est inférieur à 1, donc la fréquence fB est inférieure à la fréquence fE.
E

EXERCICE 14: p.76 : Schématiser l’effet Doppler


Sans calcul et à l’aide de schémas, expliquer pourquoi, lors d’une cours de formule 1, un
spectateur perçoit un son plus grave lorsque la voiture s’éloigne.

EXERCICE 14:

G
1

G
1

La longueur de l’onde sonore perçue par l’observateur après le passage de la voiture est
plus grande, donc le son perçu sera plus grave.

EXERCICE 15: p.77: Largeur d’une tache centrale


On réalise une figure de diffraction en éclairant une fente de largeur a à l’aide d’un
faisceau laser de longueur d’onde  dans le vide.
Cette figure est obtenue sur un écran situé à une distance D de la fente.
1. Recopier et compléter le schéma ci-après en faisant apparaître le demi-angle de
diffraction θ, la distance D et la largeur ℓ de la tache centrale.
2. Quelle relation existe-t-il entre θ,  et a

Zone lumineuse
Faisceau laser

Fente de largeur a Zone lumineuse


Ecran
9
3. a. L’angle θ étant petit et exprimé en radian, on a la relation θ ≈ tan θ.
Etablir la relation entre la largeur ℓ de la tache centrale, l’angle θ et la distance D.
b. En déduire une relation entre ℓ,  , D et a.
4. Comment évolue la largeur de la tache centrale si :
a. la largeur de la fente et l’écran double ? est divisée par deux ?
b. la distance entre la fente et l’écran double ?
Justifier les réponses.

EXERCICE 15:
1.
D

Zone sombre


Laser 

Fente de largeur a
 Zone lumineuse
2.  = 𝐚
𝓵
3.a. tan = 𝟐𝐃
≈ θ
b.
ℓ  𝟐·𝛌·𝐃
 , soit ℓ ≈
2D a 𝐚
4. a.
 Si la largeur de la fente double, la largeur de la tache centrale est deux fois plus petite.
 Si la largeur de la fente est divisée par 2, la largeur de la tache centrale double.
b. Si la distance entre la fente et l’écran double, la largeur de la tache centrale double.

EXERCICE 16: p.77: A chacun son rythme


Cet exercice est proposé à deux niveaux de difficulté. Dans un premier temps,
essayer de résoudre l’exercice de niveau 2. En cas de difficultés, passer au niveau
1.
On réalise une figure d’interférences lumineuses à l’aide de fentes d’Young séparées par
une distance b = 1,0 mm.
La figure est formée sur un écran situé à une distance D = 2,00 m du plan des fentes. Les
fentes sont éclairées par une source lumineuse pouvant émettre deux radiations de
longueurs d’onde respectives 1 et 2.
La distance séparant le milieu de la première frange brillante (la frange centrale) et celui
de la dixième frange brillante est égale) 9,9 mm pour la figure formée grâce à la radiation
de longueur d’onde 1.

10
En changeant de radiation, on constate que la sixième frange sombre due à la radiation de
longueur d’onde 2 coïncide avec la huitième frange lumineuse due à la radiation de
longueur d’onde 1.
Une étude théorique des interférences montre que l’interfrange i séparant les milieux de
λ.D
deux franges lumineuses (ou sombres) consécutives s’exprime par : i = b
Niveau 2 (énoncé compact)
Quelle est la longueur d’onde 1 de la radiation utilisée ?
Quel est l’interfrange i2 pour la radiation de longueur d’onde 2 ?
En déduire la longueur d’onde 2.
Niveau 1 (énoncé détaillé)
Représenter un schéma de la figure d’interférences puis calculer l’interfrange i1 pour la
radiation 1.
En déduire la longueur d’onde 1.
Calculer la distance séparant les milieux de la frange centrale et de la huitième frange
brillante pour la radiation de longueur d’onde 1.
Calculer l’interfrange i2 pour la radiation de longueur d’onde λ2 après avoir schématisé la
situation.
En déduire la longueur d’onde λ2.

EXERCICE 16:
1. a.

9i

La figure d’interférences est composée d’une succession de franges lumineuses


équidistantes.
𝟗,𝟗
De la frange centrale à la dixième frange, il y a 9 interfranges : i1 = 𝟗
= 1,1 mm.
𝐢𝐛 1,1 × 10−3 ×1,0 × 10−3
b. 1 = 𝐃
= 2,00
= 5,5  10–7 m.
2. a. De la frange centrale à la huitième frange, il y a 7 interfranges i1, soit 7,7 mm.
b. De la frange centrale à la sixième frange sombre, il y a 5,5 interfranges i2, soit :
7,7
i2 = 5,5 = 1,4 mm.
7 i1

5,5 i2

1,4 × 10−3 × 1,0 × 10−3


c. 2 = 2,00
= 7,0  10–7 m.

11
EXERCICE 17: p.77: Mailles du voilage
Rémi souhaite déterminer la dimension des mailles d'un voilage. Pour cela, il réalise le
montage suivant :

Voilage à maille carrée


de côté a
D = 2,00 m
laser

d = 20 cm
Ecran

Le laser émet une lumière de longueur d'onde dans le vide λ = 633 nm. Il est placé à une
distance d = 20,0 cm du voilage. La distance entre le voilage et l'écran vaut :
D = (2,00 ± 0,01) m.
Rémi observe que la tache centrale obtenue sur l'écran est composée de points lumineux
équidistants séparés par des zones sombres. La distance séparant deux points consécutifs
est: i = (0,45 ±0,01) cm.
1. Le voilage se comporte comme un réseau à deux dimensions comportant un grand nombre
de trous. Quel est le phénomène responsable de l'observation de points lumineux
équidistants sur l'écran ?
2. Comment appelle-t-on la distance i séparant deux points lumineux consécutifs sur
l'écran ?
λ.D
3. En notant a la distance séparant deux trous consécutifs du voilage, on a i =
b
Calculer a et son incertitude.
U(a) U(D) U(i)
Pour le calcul de l'incertitude, on prendra : a
= √( D
)² +(i

On suppose la longueur d'onde du laser connue aura: exactitude. Le résultat sera donné
sous la forme a ± U(a).

EXERCICE 17:
1. Ce sont les interférences constructives.
2. i est l’interfrange.
λD λD
3. i = a= = 281,3 µm.
a i
U(a) U(D) 2 U(i) 2 U(D) 2 U(i) 2
a
= √( D
) +( i
)  U(a) = a √( D
) +( i
) = 6,5 µm.
Donc : a = (281,3  6,5) μm

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EXERCICE 18: p.78 : Détermination expérimentale d'une longueur d'onde
Lors d'une séance expérimentale, des élèves ont placé un laser émettant une lumière de
longueur d'onde I devant une fente de largeur a.



Laser 

Fente de largeur a
Ecran

Ils observent la figure suivante, constituée de tâches lumineuses, sur un écran placé à la
distances D = 1,50m de la fente.

Ils modifient alors la largeur a de la fente et mesurent la largeur l de la tache centrale


observée.
Les résultats sont présentés dans le tableau ci-dessous.

a (µm) 100 120 200 250 300 340


ℓ (mm) 19 16 10 7,5 6,5 5,5

1. Comment se nomme le phénomène observé?


1
2. a. Construire la représentation graphique de ℓ en fonction de a
b. Quelle relation peut-on écrire entre ces deux grandeurs ? Justifier la réponse.
3. a. Rappeler l'expression du demi-angle de diffraction 9 du faisceau diffracté en
fonction de  et a.
b. L'angle θétant petit et exprimé en radian, on peut écrire tan θ ≈ θ.
λ l
À l'aide du schéma, montrer que :a = 2D
c. À partir des résultats précédents, déterminer la longueur d'onde de la lumière du laser
utilisé.

13
EXERCICE 18:
1. On observe un phénomène de diffraction.
1
2. a. Courbe ℓ = f(a)
1
b. On obtient une droite qui passe par l’origine ; ℓ est donc proportionnel à a
; on peut
𝟏
écrire : ℓ = k · 𝐚

3. a. θ = a
𝓵
b. L’angle étant petit, on peut écrire tan θ ≈ θ ≈ 𝟐𝐃
 ℓ
On en déduit : a
≈ 2D
ℓ k
c.  ≈ a. 2D
≈ 2D
Graphiquement, on détermine que k = 1,9  10–6 m2.
1,9 × 10−6
≈ 2 ×1,50
≈ 6,34 .10–7 m.

EXERCICE 19: p.78: Est-ce que ça diffracté ?


1. Dans une vallée de montagne, les ondes de radio et de télévision peuvent être
diffractées par les parois rocheuses. On considère une étroite vallée de 800 m de large.
La diffraction est-elle plus importante pour des ondes radio de longueur d'onde 1 = 1 850
m ou 2 = 12 m?
2. Un casque anti- bruit est un dispositif qui émet des ondes sonores en opposition de
phase avec le bruit ambiant.
Quel phénomène physique est à l'origine de l'atténuation du bruit ressentie lors de
l’utilisation d'un tel casque? Expliquer.
3. Des bateaux au mouillage dans un port (voir schéma ci-dessous) peuvent être mis en
mouvement et abîmés par la houle venant du large.
Quel phénomène physique est à l'origine de cette observation? Expliquer.

4. Dans un lecteur de disque CD, DVD ou BD, la lumière peut-être diffractée à la sortie
du laser. Un lecteur DVD fonctionne avec une lumière de longueur d'onde 1 = 650 nm
produite par un laser dont l'ouverture a un diamètre d2 =1,3 µm.
Les lecteurs BD utilisent des faisceaux laser de diamètre d2 = 0,58 µm. Pour limiter la
diffraction, la lumière utilisée dans un BD a-t-elle une longueur d'onde plus grande ou plus
petite que 1 ?

14
EXERCICE 19:

1. Le phénomène de diffraction sera d’autant plus important que sera grand : la
a
diffraction sera donc plus importante pour 1 = 1 850 m.
2. C’est un phénomène d’interférences destructives, les ondes émises par le casque étant
en opposition de phase avec celles du bruit.
3. C’est le phénomène de diffraction de la houle par l’ouverture du port.
4. Elle a une longueur d’onde inférieure à 1.

EXERCICE 20: p.78 : Caractère ondulatoire de la lumière


On réalise une expérience en utilisant un laser, une fente de largeur réglable et un écran
blanc. Le dispositif est représenté ci-dessous :

Zone d’ombre

 ℓ
Laser
D
Zone lumineuse
Fente de largeur a
Ecran

Les mesures de la largeur de la fente a, de la distance de la fente à l'écran D et de la


largeur de la zone lumineuse centrale ℓ conduisent aux résultats suivants :
a = (0,200 ± 0,005) mm; D = (2,00 ± 0,01) m; ℓ = (12,6 ±0,1) mm
1. Quel est le nom du phénomène observé?
2. L'angle θétant petit et exprimé en radian, on peut utiliser l'approximation tan θ ≈ θ.
Calculer l'angle θ en radian.
3. a. Quelle est la relation liant l'angle 9, la longueur d'onde  de la lumière et la largeur
a de la fente?
b. Calculer la longueur d'onde .
c. L'incertitude sur la mesure de la longueur d'onde  est évaluée par :

U(a) U(l) U(D)


U(λ) = λ. √( )² + ( )² + ( )²
a l D
d. Calculer l'incertitude U() sur la longueur d'onde du laser.
e. En déduire un encadrement de la valeur expérimentale de λ.
4. Quelle est la relation entre , c {célérité de la lumière dans le vide) et v (fréquence
de la radiation lumineuse) ?
Indiquer leurs unités dans le système international.
5. a. Exprimer la relation entre ℓ et .
b. Quelles sont approximativement les longueurs d'onde dans le vide des radiations bleues
et rouges?

15
c. Indiquer comment varie la largeur ℓ lorsqu'on :
- remplace le laser émettant une lumière rouge par un laser émettant une lumière bleue?
- diminue la largeur de la fente a ?

EXERCICE 20:
1. On observe un phénomène de diffraction.

2. tan θ = = 3,15 .10–3
2D
θ ≈ tan θ, donc θ ≈ 3,15 .10–3 rad.
λ
3. a. θ =
a
b.  = a · θ
 = 0,200 10–3 3,15 10–3 = 6,30 10–7 m
U(a) 2 U(ℓ) 2 U(D) 2
c. U () = . √( ) +( ) +( )
a ℓ D
0,005 2 0,1 2 0,01 2
U () = 630  √( ) +( ) +( ) = 17 nm.
0,2 12,6 2
d. 613 nm    647 nm
c
4. λ = ν , avec  en m, c en m · s–1 et  en Hz.
ℓ  𝟐·𝛌·𝐃
5. a. 2D
≈ a
, soit ℓ ≈ 𝐚
b. Longueurs d’onde dans le vide :
– des radiations bleues : B ≈ 400 nm ;
– des radiations rouges : R ≈800 nm.
c. En lumière bleue, la longueur d’onde diminue, θ aussi, donc ℓ également.
Si on diminue la largeur de la fente, θ augmente et ℓ aussi.

EXERCICE 21: p.79: Contrôle de vitesse


Le cinémomètre Mesta 208® est utilisé afin de contrôler par effet Doppler la valeur de
la vitesse instantanée des véhicules automobiles.
Un élève cherche à modéliser le principe de la mesure. Il dispose d'un émetteur et d'un
récepteur d'ondes ultrasonores, ainsi que d'un véhicule jouet pouvant se déplacer à
vitesse constante. La situation est représentée sur le document-ci-dessous.
Le cinémomètre Mesta 208® mesure la vitesse instantanée des véhicules automobiles. Il
fonctionne par application de l'effet Doppler dans le domaine des ondes
électromagnétiques (micro-ondes).

1. a. Quelle est la différence entre le principe de fonctionnement du cinémomètre et


l'expérience historique de BUYS-BALLOT réalisée en 1845 (voir exercice 26, P-81)?

16
b. Quelle propriété des ondes vue en Seconde cette expérience utilise-t-elle?
c. Déterminer, à partir du schéma, si la mesure de la vitesse est faite lorsque le véhicule
s'approche ou s'éloigne du cinémomètre.
d. On note fE la fréquence de l'onde émise et fR celle de l'onde reçue par le récepteur.
Lors d'un tel mouvement, fE est-elle supérieure ou inférieure à fR?
2. On réalise l'acquisition informatisée des signaux émis et reçus. Le logiciel permet de
repérer les fréquences de chacun des signaux.

Amplitude (V)

5
4
40,000 kHz 40,280 kHz
3
2
1
Fréquence (kHz)
0
39,75 40 40,25

Déterminer fE et fR
3. La célérité des ondes ultrasonores Vs est égale à 340 m. s-1. On propose trois relations
permettant de calculer la valeur de la vitesse V du véhicule, mesurée par rapport au sol
et telle que V  Vs.
a. Déterminer la relation correcte à partir d'une analyse dimensionnelle et de la situation
illustrée par le document.
V
(A) fE = fR . (2V − V )
S
2V
(B) fR = V. (fE − V )
S
2V
(C) fE = fR . (1 − V )
S
2V
(D) fE = fR . ( + 1)
VS

b. D'où vient le nombre 2 dans l'expression de la vitesse?


On pourra s'aider d'un schéma.
c. Calculer la valeur de la vitesse V du véhicule.
4. Le déplacement du véhicule a été filmé, pour obtenir puis représenter sa position x en
fonction du temps. x (m)

0,1

0
2,90
Temps (s)
17
a. Déterminer graphiquement la vitesse Vvidéo du véhicule obtenue à partir de la
vidéo du mouvement,
b. Conclure en comparant les valeurs V et Vvidéo.

EXERCICE 21:
1. a. L’émetteur d’ondes ultrasonores et le récepteur sont fixes.
b. On utilise la réflexion des ondes ultrasonores.
c. La mesure est faite lorsque le véhicule s’approche.
d. La fréquence fR de l’onde reçue sera supérieure à la fréquence fE de l’onde émise.
2. fR = 40,280 kHz et fE = 40,000 kHz.
V
3. a. (A) fE = fR · (2V – V ), ce qui revient à écrire : Hz = Hz · m · s–1 – Hz ;
S
cette relation ne convient pas.
𝟐𝐕
(B) fR = V · (fE – 𝐕𝐒
), ce qui revient à écrire : Hz = m · s–1 · Hz – m · s–1 ;
cette relation ne convient pas.
𝟐𝐕
(C) fE = fR · (1 – 𝐕𝐒
), ce qui revient à écrire : Hz = Hz – Hz ; cette relation peut convenir.
𝟐𝐕
(D) fE = fR · (1 + 𝐕𝐒
), ce qui revient à écrire : Hz = Hz + Hz ; cette relation peut
convenir.
La question 1d a montré que fR > fE ; c’est donc la relation (C) qui convient.
b.
Date d'émission
t=0
E «Bip !»
d

R
Date de réception
t1 = 2d/VS
Date d'émission
t = TE
d E «Bip !»

Date de réception
t2 = 2(d – VE.TE) /VS

Deux signaux consécutifs sont reçus avec un intervalle de temps TR tel que :
2 (d – V · TE ) 2d 2 V · TE
TR = t2 – t1 = TE + VS
– VS
= TE - VS
2V
TE = TR (1 - VS
)
TR fE 2V 𝟐𝐕
= = (1 - ), soit fE = fR · (1 - ).
TE fR VS 𝐕𝐒
Le nombre 2 vient du fait que la mesure se fait par réflexion.
2V 𝐕 𝐟
c. fE = fR · (1 - VS
) , soit V = 𝟐𝐒 (1 – 𝐟𝐄 )
𝐑
340 40,000 –1
V=  (1 – ) = 1,18 m · s .
2 40,280
4. a. La vitesse ayant une valeur constante, il suffit de déterminer la pente de la droite
x = f (temps).

18
Choix de deux points de la droite : (2,89 ; 0) et (3,11 ; 0,24).
𝟎,𝟐𝟒 – 𝟎
Vvidéo = 𝟑,𝟏𝟏 – 𝟐,𝟖𝟗
= 1,1 m · s–1.
b. V = 1,18 m · s–1 et Vvidéo = 1,1 m · s–1 donc Vvidéo  V.
Aux imprécisions de mesure près, les deux valeurs sont les mêmes.

EXERCICE 22: p.79: « niiiiiiian »


Dans un épisode de la série américaine The Big Sang Theory, Sheldon Cooper se déguise
en « effet Doppler » pour Halloween.
1. Rappeler ce qu'est l'effet Doppler.
2. Comment les rayures évoquent-elles l'effet Doppler?

EXERCICE 22:
1. Une onde électromagnétique ou mécanique émise avec une fréquence fE est perçue avec
une fréquence fR différente lorsque l’émetteur et le récepteur sont en déplacement
relatif : c’est l’effet Doppler.
2. Les rayures verticales peuvent évoquer la propagation d’une onde plane. Les couleurs
peuvent évoquer un état vibratoire. Ainsi les points des lignes d’une même couleur sont
supposés être dans le même état vibratoire (comme sur une cuve à ondes) :
– les lignes noires peuvent évoquer des minima de vibration ;
– les lignes blanches des maxima.
L’écart entre les lignes d’une même couleur évoque donc la longueur d’onde.
Celle-ci diminue de gauche vers le centre, puis augmente du centre vers la droite.
Ceci évoque l’effet Doppler dans lequel une onde émise par une source en mouvement a
une fréquence apparente plus grande (donc une longueur d’onde plus faible) lorsqu’elle
s’approche d’un observateur fixe et une fréquence apparente plus petite (donc une
longueur d’onde plus grande) lorsqu’elle s’éloigne d’un observateur fixe.
Le point blanc au centre peut suggérer l’observateur.

EXERCICE 23: p.80: Différence de marche.


On réalise le montage suivant dans lequel S est une source de lumière monochromatique
de longueur d'onde dans le vide  = 488 nm. Cette source éclaire deux fentes étroites S1
et S2, séparées par une distance b = 0,20 mm. On a SS1 = SS2.
On observe la figure obtenue sur un écran situé à D = 1,00 m du plan de ces fentes.
On considère sur l'écran un axe (Ox), O se trouvant sur la médiatrice de [S1S2]. Pour un
point P de cet axe d'abscisse Xp, la différence de marche entre les deux ondes provenant
b.x
de S1 et S2 s'écrit : δ = D

x
P
S1
S
b O

S2

D Ecran 19
1. a. Quelle est la différence de marche en O?
b, Qu'observe-t-on sur l'écran en ce point?
2.a. Calculer la différence de marche au point P d'abscisse xp = 6,1 mm.
b. Qu'observe-t-on sur l'écran en ce point?

EXERCICE 23:
1. a. En O, la différence de marche est nulle.
b. On observe une frange brillante sur l’écran.
𝐛.𝐱 0,20.10−3 × 6,1.10−3
2. a. 𝛅 = 𝐃
= 1,00
= 1,2 .10–6 m.
1
b.  = (k + )   = 1,2  10–6 m, avec k = 2 ; on observe donc une frange sombre en P.
2

EXERCICE 24: p.80: Calcul d'une longueur d'onde


Deux fentes étroites et parallèles, séparées par une distance b= 0,20 mm, sont éclairées
par un faisceau de lumière monochromatique de longueur d'onde λ dans le vide. On observe
sur un écran, placé à la distance D = 1,00 m du plan de ces fentes, une alternance de
franges brillantes et sombres. La distance séparant les milieux de deux franges brillantes
(ou sombres) consécutives est appelée « interfrange » et notée i
1. Afin de déterminer l'interfrange, on mesure la distance d comme indiqué sur le schéma
ci-dessous. On obtient d = 30 mm. Calculer l'interfrange i.

2.a. Par une analyse dimensionnelle, déterminer l'expression qui permet de calculer
l'interfrangei parmi lespropositions suivantes :
λ.D λ.b
(A) i = λ. D² ; (B) i = b
; (C) i = D²
b. En déduire la longueur d'onde  de la lumière.
3. Pourquoi a-t-on mesuré plusieurs interfranges?

EXERCICE 24:
1. À l’aide du schéma, on compte 10 interfranges pour la distance d.
𝐝 30
Ainsi, i = =
𝟏𝟎 10
= 3,0 mm.
𝛌·𝐃 m·m
2. a. Seule la relation (B) convient : i = 𝐛
car m = m
𝐢.𝐛
b. On en déduit que  = 𝐃
3,0.10−3 ×0,20.10−3
= 1,00
= 6,0.10–7 m, soit 600 nm.
3. i est très petit, donc on mesure d plutôt que i, car cela réduit l’erreur systématique
due à la méthode de mesure.

20
EXERCICE 26: p.81: Expérience historique
Afin de vérifier la théorie de C. doppler, le scientifique C. Buys-Ballot a réalisé
l'expérience suivante : Des musiciens à bord d'un train jouent un « La » de fréquence fE.
D'autres musiciens postés le long de la voie ferrée identifient la note entendue lors de
l'approche du train, comme le montre le document ci-dessous :

Donnée : tableau de fréquences de notes de musique :

Note Fa Fa# Sol Lab La La# Si


f(Hz) 349 370 392 415 440 466 494

La vitesse du son dans l'air est Vs = 340 m. s-1.


1. a. Quel est le phénomène à l'origine du décalage des fréquences entre l'onde émise et
l'onde perçue? b. Quelle est la fréquence de la note fR entendue par les musiciens situés
au bord de la voie ferrée?
2. La relation permettant de calculer la vitesse VE d'un émetteur sonore s'approchant
f
d'un observateur immobile est : VE = VS . (1 − fE ).
R

Calculer la valeur de la vitesse de déplacement du train.

EXERCICE 26:
1. a. Il s’agit de l’effet Doppler.
b. fR = fLa dièse = 466 Hz
2. fE = fLa = 440 Hz
𝐟𝐄 440
Vtrain = VS · (1 – 𝐟𝐑
) = 340  (1 – 466
) = 19,0 m · s–1, soit 68,3 km · h–1.

EXERCICE 27: p.81:


Détermination par effet Doppler de la vitesse d'un émetteur sonore qui s'approche
La valeur de la vitesse d'un émetteur (E) s'approchant d’un observateur immobile (A) peut
être calculée par effet Doppler. On se propose de retrouver la relation liant les diverses
grandeurs mises en jeu :

21
 fE est la fréquence du signal produit par l'émetteur;
 fA est la fréquence du signal reçu par l'observateur;
 V est la valeur de la vitesse de l'onde;
 VE est la valeur de la vitesse de l'émetteur.
Les valeurs des vitesses sont mesurées dans un référentiel terrestre et VE  V.

1. À la date t = 0, E est à la distance d de A et émet une onde. Exprimer littéralement la


date t1 au bout de laquelle le signal est perçu par A.
2. a. Déterminer l'expression de la distance dE parcourue par l'émetteur pendant la
période TE du signal émis.
b. À la date TE, quelle est la distance entre E et A?
c. À la date TE, l'émetteur émet de nouveau une onde. À quelle date t2 l'observateur
reçoit-il cette onde?
3. Quelle est la durée ta séparant deux signaux consécutifs captés par l'observateur?
Que représente TA?
4. a. Exprimer la relation liant fA, fE, V et VE dans cette situation.
b. Quelle est l’expression littérale de la valeur de la vitesse VE de l’émetteur ?

EXERCICE 27:

E0 E A
t
t0 = 0 TE t t2

d
1. t1 = V
2. a. dE = VE · TE
b. EA = d – VE·TE
d − VE TE
c. t2 = TE + TE
d − VE TE d
3. TA = t2 – t1 = TE + TE
- V

22
VE TE 𝐕𝐄
TA = TE – = TE .(1 – )
TE 𝐕
TA est la durée entre deux signaux consécutifs captés par le récepteur ; c’est donc la
période de l’onde captée par le récepteur.
1 1 V
4. a. fA = T = 𝐕 = fE (V− V )
A TE (𝟏 – 𝐄 ) E
𝐕
𝐟𝐀 − 𝐟𝐄
b. VE = V.
𝐟𝐀

EXERCICE 28: p.81:


Détermination par effet Doppler de la vitesse d’un émetteur sonore qui s’éloigne
La valeur de la vitesse d'un émetteur (E) s'éloignant d'un observateur immobile (B) peut
être calculée par effet Doppler. On se propose de retrouver ia relation liant les diverses
grandeurs mises en jeu :
 fE est la fréquence du signal produit par l'émetteur;
 fB est la fréquence du signal reçu par l'observateur;
 V est la valeur de la vitesse de l'onde;
 VE est la valeur de la vitesse de l'émetteur.
Les valeurs des vitesses sont mesurées dans un référentiel terrestre et VE  V.

1. À la date t = 0, E est à la distance d de B et émet une onde. Exprimer littéralement la


date t, au bout de laquelle le signal est perçu par B,
2. a. Déterminer l'expression de la distance dE parcourue par l'émetteur pendant la
période TE du signal émis.
b. À la date TE, quelle est la distance entre E et B?
c. À la date TE, l'émetteur émet de nouveau une onde. À quelle date t2 l'observateur
reçoit-il cette onde?
3. Quelle est la durée TB séparant deux signaux consécutifs captés par l'observateur?
Que représente TB?
4. a. Exprimer la relation liant fB, fE, V et VE dans cette situation
b. Quelle est l'expression littérale de la valeur de la vitesse VE de l'émetteur?

23
EXERCICE 28:
d
1. t1 = V
2. a. dE = VE · TE
b. EB = d + VE · TE
d + VE TE
c. t2 = TE + V
d + VE TE d
3. TB = t2 – t1 = TE + V
-V
VE TE 𝐕
TB = TE + V
= TE (1 + 𝐕𝐄 )
TB est la durée entre deux signaux consécutifs ; c’est la période de l’onde captée par le
récepteur.
1
4. a. f = T
TB fE VE
TE
= fB
= (1 + V
)
𝐟𝐄
b. VE = V · (𝐟 – 1)
𝐁

EXERCICE 29: p.82: L'Univers et l'effet Doppler-Fizeau


«La loi établie par Doppler était une belle loi, mais elle n'avait pas intéressé grand monde
jusqu'au jour où un physicien français, Hippolyte Fizeau (1819-1896), s'avisa d'appliquer
cette loi, conçue pour les phénomènes acoustiques, au domaine des radiations
électromagnétiques. [...]
Il en résulte que lorsque la source émettrice d'un rayonnement s'éloigne de l'observateur,
la longueur d'onde observée se décale vers les infrarouges, et si au contraire la source se
rapproche de l'observateur, la longueur d'onde se décale vers les ultraviolets. [...]
L'effet Doppler-Fizeau et les mouvements des galaxies
À la simple observation d'un spectre de raies d'hydrogène venant d'un astre, on peut donc
savoir si cet astre s'éloigne - ou se rapproche de la Terre, et cette information est
fondamentale pour les astronomes. [...]
En particulier, l'astronome américain Edwin HUBBLE (1889-1953) [...] constata que toutes
ces galaxies s'éloignaient les unes des autres, et cela d'autant plus rapidement qu'elles
étaient plus lointaines. Hubble fit alors l'hypothèse qu'avant de s'éloigner, à une certaine
époque, ces galaxies avaient dû être rassemblées dans un même point. »
Extrait de H. et G. walter, Les sciences racontées à ma petite-fille,
Robert Laffont, 2009.

Données : On rappelle la relation entre les fréquences des ondes de célérité V émises et
reçues lorsqu'un émetteur est en mouvement à la vitesse VE par rapport à un récepteur.
fE VE
Dans le cas où l'émetteur E s'éloigne du récepteur R : = (1 + )
fR V
fE VE
Dans le cas où l'émetteur E se rapproche du récepteur R : fR
= (1 − V
)
1. Dans le cas du mouvement des galaxies, expliciter la signification de chacun des termes
des formules.

24
fE
2. Comparer les rapports selon que l'émetteur s'éloigne ou s'approche du récepteur?
fR

3. Comment est-il possible de déterminer si une galaxie s'approche ou s'éloigne du


système solaire?
4. Quelle conception de l'origine de l'Univers l'effet Doppler-Fizeau permet-il de valider?

EXERCICE 29:
1. fE est la fréquence d’une radiation émise par la galaxie.
 fR est la fréquence de la radiation reçue sur Terre.
 VE est la vitesse radiale de la galaxie.
 V est la vitesse de la lumière.
𝐟𝐄
2. Si l’émetteur s’éloigne, 𝐟𝐑
> 1, la fréquence perçue est inférieure à celle émise.
𝐟𝐄
Si l’émetteur se rapproche,  1, la fréquence perçue est supérieure à celle émise.
𝐟𝐑
3. La mesure dans le spectre d’émission de la galaxie de la longueur d’onde de la radiation
d’un élément connu, par exemple l’hydrogène, permet en la comparant à la longueur d’onde
de la radiation de ce même élément dans le spectre du Soleil de déterminer le mouvement
de la galaxie.
c R VE R VE
La relation  = f
permet d’écrire : E
= 1+ V
ou E
= 1- V
𝐑
 Si > 1, la galaxie s’éloigne de la Terre.
𝐄
𝐑
 Si 𝐄
 1, la galaxie s’approche de la Terre.
4. Si les galaxies s’éloignent les unes des autres, elles doivent initialement provenir d’un
même point.
L’effet Doppler-Fizeau est en accord avec le Big Bang.

EXERCICE 30 : p.82: Couleurs interférentielles des colibris


Les couleurs des animaux sont pour la plupart dues à des pigments. Mais, chez certains
insectes et certains oiseaux, la production de couleurs provient d'interférences
lumineuses. C'est le cas du plumage des colibris.
Leurs plumes sont constituées d'un empilement de petites lames transparentes qui
réfléchissent la lumière. Pour comprendre le phénomène, une lame de plume sera
modélisée par un parallélépipède transparent d'épaisseur e, d'indice de réfraction n, placé
dans l'air.
Le schéma ci-dessous représente cette lame en coupe.

Lumière
incidente
Lumière
réfléchie

Air

Milieu d’indice n e
r
Air
25
Les deux rayons réfléchis par la lame à faces parallèles se superposent sur la rétine de
l'observateur et y interfèrent.
Pour un angle de réfraction r donné, la différence de marche notée δ des rayons dépend
de l'épaisseur e de la lame et de son indice de réfraction n.
𝛌
Elle est donnée par : 𝛅 = 𝟐𝐧. 𝐞. 𝐜𝐨𝐬 𝐫 +
𝟐
Cet indice n dépend de la longueur d'onde de la radiation.
Parmi toutes les radiations de la lumière solaire, on s'intéresse à celles de longueur d'onde
λR = 750 nm (rouge) et λV = 380nm (violet).
On prendra e = 0,15 μm.
1. Quelle condition doit vérifier la différence de marche pour que les interférences soient
constructives? destructives?
2. Pour un angle de réfraction r = 20°, vérifier par le calcul que les interférences des deux
rayons sont constructives pour le rouge (nR = 1,33) et destructives pour le violet (nv =1,34).
3. La couleur observée correspond à une longueur d'onde pour laquelle les interférences
sont constructives.
Pour quel angle de réfraction r observe-t-on une coloration violette?
4. La couleur observée dépend-elle de l'angle d'incidence? Justifier la réponse. En déduire
une méthode expérimentale pour distinguer la nature d'une couleur, pigmentaire ou
interférentielle.

EXERCICE 30:
1. Les interférences sont constructives si  = k · , avec k un nombre entier relatif.
1
Elles sont destructives si  = (k + ) ·  , avec k un nombre entier relatif.
2
2. • Pour la radiation rouge :
𝐑
R = 2 nR · e · cos r +
𝟐
750  10−9
R = 2 1,33 0,15 10–6 cos 20 + 2
R = 7,5 .10–7 m
R = k · R, avec k = 1, donc les interférences sont constructives.
• Pour la radiation violette :
𝐯
V = 2 nV · e · cos r + 𝟐
380  10−9
V = 2  1,34 0,15.10–6  cos 20 + 2
V = 5,7 .10–7 m
1
V = (k + 2) · R, avec k = 1, donc les interférences sont destructives.
V
3. V = 2 nV · e · cos r + 2
= k · V
1 1
cos r = 2nV .e
(k - 2
)
1 1
cos r = 2 ×1,34 × 0,15 × 10−6  380  10−9  2 = 0,473 soit r ≈ 62°.
Remarque : pour k = 2, le rapport est supérieur à 1.
4. Lorsque l’angle d’incidence augmente, d’après la loi de Descartes, l’angle de réfraction
augmente, donc la différence de marche change et la longueur d’onde pour laquelle les
interférences sont constructives aussi.

26
La couleur observée change donc quand l’angle d’incidence est modifié.
Une couleur interférentielle change lorsque l’on change l’angle d’observation. Une couleur
pigmentaire est toujours identique quel que soit l’angle d’observation.

EXERCICE 31: p.83: Exoplanètes


La présence d'une exoplanète autour d'une étoile peut être détectée par effet Doppler-
Fizeau en analysant la lumière émise par l'étoile. En effet, le mouvement de la planète
autour de son étoile induit de légères variations de la vitesse radiale de cette étoile.
1. Que mesurent les astrophysiciens pour accéder à la valeur de la vitesse radiale d'une
étoile par spectroscopie?
2. La valeur de la vitesse radiale de l'étoile 51 Pegasi en fonction du temps est représentée
ci-dessous :

33,10
33,15
33,20
33,25 Date (année 2009)

27/06 07/07 17/07 27/07 06/08

Quelle est la valeur moyenne de cette vitesse?


3. La période du mouvement de révolution de l'exoplanète s'identifie à la période de la
vitesse radiale de 'étoile.
a. Mesurer la période de révolution de l'exoplanète autour de l'étoile 51 Pegasi.
b. Comparer cette période de révolution à celle de la Terre.

EXERCICE 31:
1. Les astrophysiciens mesurent la longueur d’onde de certaines raies d’absorption sur le
spectre de la lumière émise par l’étoile.
2. La vitesse radiale moyenne est de 33,11 km · s–1.
Elle représente la vitesse radiale de l’étoile par rapport à la Terre.
3. a. On mesure 7 périodes en 30 jours, soit : T = 4,3 j.
b. Cette période semble très faible par rapport à celle de la Terre qui est de 365 jours.
Cette planète est donc très proche de son étoile.

EXERCICE 32: p.83: Spectre d’une étoile lointaine.


Le graphique ci-dessous représente le spectre de l'étoile HD45282 entre 4340 Ȧ et 4350
Ȧ. On a repéré le pic correspondant à la raie H l'hydrogène dont la longueur d'onde de
référence est λr = 4 340,47 Ȧ.

27
Intensité lumineuse
20 000

H
Longueur d’onde (𝐀̇)
4340 4344 4346

1. Que représentent les pics de ce graphe?


2. Quelle est la longueur d'onde observée X du pic correspondant à l'hydrogène dans le
spectre étudié?
3. Calculer la vitesse radiale de l'étoile HD45282 à partir de l'expression de Doppler-
λ−λr
Fizeau : v = c. λr
avec c = 3,00 x 108m.s-1.
4. a. Le décalage est-il observé vers le bleu (blue shift) ou vers le rouge (red schift)?
b. L'étoile s'éloigne-t-elle ou s'approche-telle de la Terre ?

EXERCICE 32:
1. Ils correspondent aux pics d’absorption des différents éléments présents dans
l’atmosphère de l’étoile.
2.  = 4 344,9 Å
4 344,9 – 4 340,47
3. v = 3,00 .108  4 340,47
v = 3,06 .105 m · s–1 = 306 km · s–1
4. a. On observe un red schift, décalage vers le rouge.
b. L’étoile s’éloigne de la Terre.

EXERCICE 33: p.83: Diffraction par un fil


On réalise une expérience de diffraction à l'aide d'un laser émettant une lumière
monochromatique de longueur d'onde λ.
À quelques centimètres du laser, on place successivement des fils verticaux de diamètres
a connus.
La figure de diffraction obtenue est observée sur un écran blanc situé à une distance
D = 1,60 m des fils.
Pour chacun des fils, on mesure la largeur L de la tache centrale.
À partir de ces mesures et des données, il est possible de calculer l'écart angulaire θ du
faisceau diffracté (voir figure 1 ci-après).

28
Figure 1
(vue de dessus)
Fil de diamètre a a

Distance D

Tache centrale de
largeur L

1. L'angle θétant petit, on a la relation tanθ ≈ θ, avec θen radian.


Donner la relation entre L et D qui a permis de calculer pour chacun des fils.
2. Donner la relation liant θ, λ et a. Préciser les unités.
1
3. On trace la courbe θ = f ( ) (figure 2) :
a
 (10-2 rad)
Fig.2

𝟏
𝐚
(104 m-1)
0
Montrer que la courbe obtenue est en accord avec l'expression de θ donnée à la question
2.
4. Comment, à partir de la courbe précédente, pourrait-on déterminer la valeur de la
longueur d'onde λ de la lumière monochromatique utilisée?
5. En utilisant la figure 2, préciser parmi les valeurs de longueurs d'onde proposées ci-
dessous quelle est celle de la lumière utilisée : 560 cm ; 560 mm ; 560 μm ; 560 nm.
6. Si l'on envisageait de réaliser la même étude expérimentale en utilisant une lumière
blanche, on observerait des franges irisées.
En utilisant a réponse donnée à la question 2, justifier succinctement l'aspect « irisé» de
la figure observée.

EXERCICE 33:
L
1. θ ≈ tan θ = 2D

2. θ = a , avec θ en radian, et  et a en mètre.
3. La courbe θ = f (1/a) est une droite passant par l’origine.

29
Or l’expression précédente montre que θ et 1/a sont proportionnels (coefficient de
proportionnalité ).
La figure 2 est donc bien en accord avec la relation.
4. Le coefficient directeur de la droite représentative de θ = f (1/a) est égal à la longueur
d’onde .
5. Soit le point de la droite de coordonnées (5,0 .104 m−1 ; 2,8 .10−2 rad).
2,8.10−2
Le coefficient directeur de la droite est :  = 5,0.10−4
= 5,6.10−7 m.
La valeur à retenir est  = 560 nm.
6. La lumière blanche est polychromatique, donc elle contient des radiations de longueurs
d’onde différentes qui donneront des taches de largeurs et de positions différentes sur
l’écran.
Au centre de l’écran, juste en face du fil, toutes les radiations colorées se superposent ;
on obtient du blanc.
À l’extérieur de cette tache blanche, seules certaines radiations se superposent ; cela
crée des zones colorées: des irisations.

EXERCICE 34: p.84: Les lambdamètres.


Basés sur des phénomènes d'interférences, les lambda-mètres permettent de mesurer
avec une excellente précision la longueur d'onde d'une source laser. Deux sources
lumineuses ponctuelles, S1 et S2, sont monochromatiques et cohérentes. Ces sources,
distantes de b, sont symétriques par rapport à M. Elles sont également éclairées par un
faisceau laser dont la direction est confondue avec la médiatrice du segment [S1S2]. Le
point P, d'abscisse yp, est un point de l'écran proche de O. Cet écran est suffisamment
éloigné des sources pour que D  b et D  yp.

y
d1 P
S1
b d2
M O
S2

D
Ecran

1.a. Montrer que la différence de marche δ = d2 - d1peut s'exprimer par :

b b
δ = √D² + (yp + ) ² − √D² + (yp − ) ²
2 2

b. En déduire que δ peut s'écrire sous la forme δ = D. (√1 + ε² − √1 + ε′²)


Exprimer littéralement e et e', puis montrer que leurs valeurs sont très petites.

c. En première approximation, pour un a petit, on a : √1 + a² ≈ 1 + 2
b.yp
Montrer alors que l'on obtient δ = D
.
2. Comment la mesure de l'interfrange permet-elle d'accéder à la longueur d'onde d'un
laser?

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EXERCICE 34:
1. a. On note  = d2 – d1 la différence de marche entre les deux rayons lumineux.

y
d1 P
b
S1 yP - 2
b d2
M O
S2 b
yP + 2
D
Ecran

d1 et d2 exprimés à l’aide du théorème de Pythagore dans les triangles rectangles


correspondants
b b
donnent : d1 = √D² + (yP − 2)2 et d2 = √D² + (yP + 2)2
b b
d’où d2 – d1 = √D² + (yP + 2)2 - √D² + (yP − 2)2
b. On obtient :
b 2 b 2
yP + yP −
 = D · √1 + ( D
2
) - √1 + ( D
) 
2

b b
b yP + yP −
avec yP +  D, donc  = 2
et ’ = 2
très petits.
2 D D

c. En appliquant l’approximation, on obtient :


b 2 b 2
yP + yP −
 = D · 1 + ( D
2
) – 1 - 1+( D
2
) 
1 b b b b
 = D (yP + 2
- yP + 2) (yP + 2
+ yP + 2 )
𝐛.𝐲𝐩
 =
𝐃
2. Il y a interférences constructives si  est égal à un nombre entier de longueurs
d’onde .
On observe donc des franges brillantes pour yP = 0, c’est-à-dire sur l’axe optique du
λ.D λ.D λ.D
système, puis pour : y1 = b
; y2 = 2 b
; y3 = 3 b
; etc.
Il y a interférences destructives si  est égal à un nombre impair de demi-longueurs
d’onde. On observe alors des franges sombres pour :
λ.D λ.D λ.D
y1′ = 2b
; y2′ = 3 2b
; y3′ = 5 2b
; etc.
D’après ce qui précède, la distance entre deux franges brillantes ou entre deux franges
𝛌·𝐃
sombres consécutives, appelée interfrange i, s’écrit : i = 𝐛
.
La mesure de i à partir de D et b permet de déterminer expérimentalement la longueur
𝐢·𝐛
d’onde de la lumière monochromatique utilisée :  = 𝐃

31
EXERCICE 35: p.84: Bulles de savon et iridescence.
En observant une bulle de savon, on voit apparaître des irisations dont les couleurs
changent suivant l'angle d'observation. C'est un phénomène d'iridescence.

Lumière
incidente
Lumière
réfléchie

Air

e
Air Milieu d’indice n

Une bulle de savon est constituée d'un mince film d'eau savonneuse emprisonnant de l'air.
Quand la lumière traverse ce film, il se produit un phénomène d'interférences entre la
lumière réfléchie sur la face supérieure du film et celle réfléchie sur la face inférieure.
Une étude théorique montre que, pour un angle d'incidence très faible, la différence de
λ
marche entre les ondes qui interfèrent s'écrit : δ = 2n. e + 2
Dans cette relation, e représente l'épaisseur du film et n l'indice de réfraction de l'eau
savonneuse.
1. Pourquoi les ondes qui interfèrent dans cette situation peuvent-elles être qualifiées de
cohérentes?
2. Montrer que, pour qu'il y ait des interférences constructives, l'épaisseur e minimale du
λ
film doit vérifier la relation : e = 4n
3. Calculer l'épaisseur minimale du film, pour que la bulle paraisse :
a. rouge ; b. bleue.
4. De quelle grandeur dépendent les couleurs irisées d'une bulle de savon éclairée en
lumière blanche?
5. Comment peut-on expliquer les variations de cette grandeur?
Données : Indice de l’eau savonneuse : n = 1,35 ; λrouge = 633nm ; λbleu = 488nm .

EXERCICE 35:
1. Les ondes sont cohérentes, car elles sont issues de la même source.
2. Pour qu’il y ait interférences constructives, la différence de marche  doit être un
 
nombre entier de longueurs d’onde :  = 2.n.e + 2 = k.  soit : avec k = 1, e = 𝟒𝐧
.
1 633  10−9
3. e = 2  2  1,35
= 1,17  10-7 m = 117 nm
1 488  10−9
e=2 2  1,35
= 9,04  10-8 m = 90,4 nm
4. Les couleurs dépendent de l’épaisseur du film.

32
5. À cause de la pesanteur, l’épaisseur est plus fine au-dessus de la bulle que sur le bas
de la bulle.

EXERCICE 36: p.85: Radar….et effet Doppler.


Un véhicule muni d'une sirène est immobile. La sirène émet un son de fréquence f = 680
Hz. Le son émis à la date t = 0 se propage dans l'air à la vitesse c = 340 m. s -1 à partir de
la source S.
On note λ la longueur d'onde correspondante.
Le véhicule se déplace vers la droite à la vitesse v inférieure à c.
Les figures ci-dessous représentent le front de l'onde sonore à la date t = 4T

1ère onde

S S
2ème onde

a. Le véhicule est immobile b. Le véhicule se déplace vers


la droite à la vitesse v  c

Le véhicule se rapproche d'un observateur immobile. Pendant l'intervalle de temps T, le


son parcourt la distanceλ. Pendant ce temps, le véhicule parcourt la distance d = v.T.
La longueur d'onde λ′ perçue par l'observateur à droite de la source S a donc l'expression
suivante : λ′ = λ − v. T
Questions
1. À partir de la relation (1) et de celle liant a vitesse de propagation, la longueur d'onde
c
et la fréquence d'une onde, montrer que : f ′ = f. c−v
f’ étant la fréquence sonore perçue par l'observateur.
2. Le son perçu est-il plus grave ou plus aigu que le son d'origine? Justifier.
3. Exprimer, puis calculer en km. h-1, la vitesse du véhicule qui se rapproche de
l'observateur sachant que ce dernier perçoit alors un son de fréquence f’ = 716 Hz.
4. a. Le véhicule s'éloigne de l'observateur à la même vitesse v.
Donner, sans démonstration, les expressions de la nouvelle longueur d'onde λ’’et de la
nouvelle fréquence f" perçues par l'observateur en fonction de f, v et c.
b. Le son perçu est-il plus grave ou plus aigu que le son d'origine? Justifier.

EXERCICE 36:
C
1. ’ =  – v · T et  = f
C C V C
Par suite : f′
= f
- f′
soit f’ = f · C −V

33
C
2. > 1, donc f’ > f : le son perçu est donc plus aigu que le son émis.
C −V
3. D’après la relation de la question 1 :
f’ · (c – v) = f · c
𝐂 ( 𝐟 ′ −𝐟)
f’ · c – f · c = f’ · v soit v = 𝐟′
340  (716 – 680)
v= 716
= 17,1 m · s–1 = 61,5 km · h–1.

34