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1.

ONDES ET PARTICULES

1. Les rayonnements dans l’Univers


 Les rayonnements peuvent être décrits par la propagation de photons ou par la propagation
d’ondes électromagnétiques.
Tous les objets célestes émettent des rayonnements dans un très large domaine de
longueurs d’onde, s’étendant des ondes radio aux rayons gamma.
Ces rayonnements se propagent dans le vide et dans les milieux matériels. La plupart d’entre
eux interagissent avec la matière, notamment avec l’atmosphère. L’absorption de certaines
radiations par les constituants de l’atmosphère peut gêner les observations astronomiques.

2. Ondes mécaniques
Un son qui se propage dans une salle de concert, le séisme au Japon en mars 2011 et le tsunami
qui en a résulté, des ultrasons utilisés dans l’industrie : autant de phénomènes très différents
pouvant être décrits par une onde mécanique.

2.1. Définition:
Une onde mécanique est caractérisée par la propagation d’une perturbation dans un milieu
matériel.
Une onde mécanique ne peut pas se propager dans le vide.

2.2. Exemples d’ondes mécaniques:


Le son dans l’air, la vague à la surface de l’eau, la houle, les tremblements de terre (ondes
sismiques).
Une onde mécanique ne s’accompagne d’un déplacement global du milieu lui-même : après le
passage d’une vague, l’eau revient à la même place ; le son fait vibrer les molécules d’air, mais
aucun courant d’air n’en résulte.

3. Ondes progressives
2.1. Définition:
Une onde progressive est le phénomène de propagation d’une perturbation.
Elle s’accompagne d’un transport d’énergie sans transport de matière.

 Les ondes mécaniques (houle, tremblement de Terre, son) se propagent dans un milieu
matériel ; la perturbation est une déformation du milieu.
 Les ondes électromagnétiques se propagent dans le vide ou les milieux matériels.

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2.2. Célérité:
La vitesse de propagation de l’onde est aussi appelée célérité de l’onde.

 La valeur de la vitesse de propagation v ou célérité d’une onde est le rapport de la distance


𝐝
d qu’elle parcourt par la durée t mise par l’onde pour parcourir cette distance soit : v = .
∆𝐭
 La perturbation observée au point A arrive au point B avec un retard .
𝐀𝐁
Le retard  est la durée mise par l’onde pour se propager de A à B :  = .
𝐯

2
1. ONDES ET PARTICULES

EXERCICE 1 : p.29 : La mer sous haute surveillance.


Chaque année, entre trois et quinze ouragans, ou cyclones violents, (7,4 en moyenne) se
forment au-dessus des eaux tropicales atlantiques. Ils provoquent des dégâts
considérables dus aux vents, aux pluies, à la grande houle et à l'amplification de la
marée engendrée par la tempête.
Pour suivre l'évolution des ouragans, il est nécessaire de connaître avec précision les
conditions météorologiques. Pour cette raison, des bouées comme Antilles 1 et Antilles
2 sont installées dans l'Atlantique.
Elles permettent aux services de Météo France de réaliser différentes mesures à
partir desquelles ils peuvent notamment suivre les évolutions de la pression de l'air, du
vent (force et direction), de la température de l'air ou de la surface de la mer et de la
houle (amplitude, direction et période).
L'exploitation de ces mesures, couplées avec celles données par d'autres bouées, des
navires, des stations à terre et des satellites, permet de prévoir la trajectoire et
l'intensité des phénomènes cycloniques.
Capteurs :
• pression
• température
• vitesse du vent
• hauteur et direction de la houle
Capteurs :
• température
• salinité
• vitesse du courant
Les bouées météorologiques ancrées sont amarrées au fond des océans. Leurs
différents capteurs, dans l'air ou sous l'eau, permettent de faire de nombreuses
mesures.

Qu’est-ce que la houle ?


La houle est un mouvement ondulatoire de la surface de la mer provoqué par un champ
de vent éloigné de la zone d’observation.
La houle est caractérisée par sa hauteur H, sa période temporelle T et sa longueur
d'onde λ.

1. Pourquoi la houle cyclonique peut-elle, en arrivant près des côtes, provoquer des
dégâts?
2. Quel est le rôle des bouées comme Antilles 1 et 2?
3. Citer les grandeurs physiques mesurées par les capteurs de ces bouées, indiquer
leurs unités dans le système international et, si possible, le nom d'un capteur
permettant de mesurer chacune d'elles.
4. Quelles données peuvent être obtenues à partir de la carte de la houle? 3
Déterminer ces données pour le pont de coordonnées {20° W; 40° N).

EXERCICE 1 :
1. La houle cyclonique se situe dans la périphérie du cyclone. Elle correspond à la
formation de vagues de grande hauteur qui transportent beaucoup d’énergie.
Cette houle peut inonder les côtes et provoquer des dégâts.
2. Les bouées comme Antilles 1 et 2 mesurent diverses grandeurs qui permettent
d’analyser les conditions météorologiques et de faire des prévisions.
3.
Grandeur Unité Unité SI Capteur
Pression de l’air Pa Pa Pressiomètre (baromètre)
Température °C K Thermomètre
-1 -1
Vitesse du vent m. s m. s Anémomètre
Hauteur de la m m
houle
Direction de la ° ° Boussole
houle
Salinité g. L-1 kg. m-3
Vitesse du m. s-1 m. s-1
courant

4. Le graphique donne, pour la date du 24 janvier 2011, la hauteur et la direction de la


houle dans l’Atlantique Nord.
Au point de coordonnées (20° W ; 40° N), la hauteur de la houle était d’environ 3,5 m
avec une direction est-sud-est.

EXERCICE 2 : p.30 : Les séismes


Le vendredi 11 mars 2011 un très violent séisme s'est produit au large du Japon. Des
vagues de 10 m de hauteur ont ravagé Sendaï, la ville la plus proche de l'épicentre, et
ses environs. Les jours suivants, de nombreuses répliques se sont succédé.
Qu'est-ce qu'un séisme?
Les séismes sont, avec le volcanisme, l'une des manifestations de la tectonique des
plaques. L'activité sismique est concentrée le long de failles (zones de rupture dans la
roche), en général à proximité de frontières entre deux plaques tectoniques. Lorsque
les frottements au niveau d'une faille deviennent importants, le mouvement entre les
deux blocs de roche est bloqué. De l'énergie est alors accumulée le long de la faille.
Quand la limite de résistance des roches est atteinte, il y a rupture et déplacement
brutal de part et d'autre de cette faille; l'énergie accumulée parfois pendant des
milliers d'années se trouve ainsi libérée. Après une secousse principale, il y a des
4
répliques, qui correspondent à des réajustements des blocs au voisinage de la faille.
Comment mesurer l'importance d'un séisme?
Il ne faut pas confondre magnitude et intensité.
La magnitude traduit l'énergie libérée par le séisme. La magnitude de Richter est
l'échelle la plus connue, mais, aujourd'hui, d'autres échelles de magnitude, comme la
magnitude de moment, sont davantage utilisées. Augmenter la magnitude d'une unité
signifie que l'énergie libérée lors du séisme sera multipliée environ par 30. Par
exemple, un séisme de magnitude 7,2 libère 30 fois plus d'énergie qu'un séisme de
magnitude 6,2.
L'intensité mesure les effets et dommages du séisme en un lieu donné. Ce n'est pas
une mesure par des instruments, mais une observation de la manière dont le séisme se
traduit en surface et dont il est perçu. On utilise habituellement l'échelle EMS 98 ou
MSK, qui comportent douze degrés (I à XII). L'intensité I correspond à un séisme non
perceptible, le début de dégâts notables correspond à l'intensité VI, l'intensité XII
correspond à un changement total du paysage. L'intensité n'est donc pas,
contrairement à la magnitude, fonction uniquement du séisme, mais également des
caractéristiques du lieu de l'observation (nature du sol et du sous-sol, bâtiments plus
ou moins fragiles par exemple). En effet, les conditions topo graphiques (reliefs) ou
géologiques locales (particulièrement des terrains mous reposant sur des roches plus
dures) peuvent créer des effets de site qui amplifient l'intensité d'un séisme. Sans
effet de site, l'intensité d'un séisme est en général maximale à l'épicentre et décroît
avec la distance.
Extrait du site prim.net

LES DIFFÉRENTS TYPES DE SEISMES ET LEURS CARACTÉRISTIQUES


(SELON L’ECHELLE DE RICHTER)
FREQUENCE
MAGNITUDE Description EFFETS CONSTATES MOYENNE DANS
LE MONDE
Moins de Micro Non ressenti 8 000 par jour
2,0
Très mineur Généralement non ressenti, mais
2,0 à 2,9 1 000 par jour
détecté par les sismographes
Mineur Souvent ressenti, causant très peu de
3,0 à 3,9 50000 par an
dommages
Léger Objets secoués à l'intérieur des maisons,
4,0 à 4,9 6000 par an
bruits de chocs, quelques dommages
Modéré Dommages légers à majeurs selon les
5,0 à 5,9 800 par an
habitations
Fort Destructions jusqu'à environ 200 km
6,0 à 6,9 120 par an
de l'épicentre

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Majeur Dommages sévères dans des zones plus
7,0 à 7,9 18 par an
vastes
Important Dommages sérieux jusqu'à des
8,0 à 8,9 1 par an
centaines de kilomètres de l'épicentre
Dommages très sérieux jusqu'à des
9,0 et plus Exceptionnel 1 à 5 par siècle
centaines de kilomètres de l'épicentre
Doc. 2 Les différents types de séismes en fonction de leur magnitude.

1. Expliquer le terme « ouverte » dans l'expression du document 3 «Échelle


ouverte de Richter».
2. À partir des exemples de Sumatra 2004 (magnitude 9,2) et Haïti 2010
(magnitude 7,2) présentés dans le document 4, retrouver le lien entre
l'augmentation de magnitude et l'augmentation de l'énergie libérée indiqué
dans le texte du document 1.
3. Critiquer la définition de l'échelle de Richter donnée dans le document 3
: « C'est une échelle logarithmique : une augmentation de 1 sur l'échelle
correspond à une multiplication par 10 de l'amplitude du mouvement. »
4. L'axe des ordonnées du document 4 est gradué suivant une échelle
logarithmique. Comment une telle échelle est-elle construire?
5. Expliquer les terribles ravages qui ont suivi le tremblement de terre du
vendredi 11 mars 2011.
6. De quoi dépend l'intensité d'un séisme?

EXERCICE 2 :
1. L’échelle de Richter n’est pas limitée, ni d’un côté ni de l’autre, d’où
l’expression d’échelle ouverte.
2. Le texte du document 1 indique qu’une augmentation d’une unité de magnitude
correspond à la multiplication par 30 de l’énergie.
Sur le graphique du document 4, on observe qu’entre le séisme de Haïti (énergie
proche de 8  1015 J) et le séisme de Sumatra (énergie proche de 7  1018 J) il
7 × 1018
y a un facteur proche de 900 ( = 875)
8 ×1015
Or, entre ces deux séismes la magnitude augmente de deux unités, l’énergie est
donc multipliée par 302 = 900. On retrouve l’ordre de grandeur du facteur
obtenu à partir du graphique.
Une augmentation d’une unité de magnitude correspond donc bien à la
multiplication par 30 de l’énergie libérée au niveau du foyer.
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3. Le document 3 indique à tort qu’une augmentation d’une unité de la magnitude
correspond à une multiplication par 10 de l’énergie. En fait, il s’agit d’une
multiplication par 30.
4. L’échelle logarithmique est graduée en puissance de 10. Le passage d’une
graduation à la suivante correspond à une multiplication par 10.
Sur le document 4, l’échelle choisie montre une multiplication par 102.
5. Ce séisme a entraîné un tsunami ravageant une partie des côtes japonaises.
6. L’intensité d’un séisme mesure les effets et les dégâts de ce séisme. Elle
dépend de l’énergie libérée, de la topologie des lieux et de l’éloignement par
rapport à l’épicentre du séisme.

EXERCICE 3 : p.32 : Ondes de choc et vitres brisées


Le son se propage dans les solides, les liquides et les gaz.
A l’échelle microscopique, le son est la propagation d’une vibration des atomes ou des
molécules autour de leur position d’équilibre.
Nos oreilles détectent les variations macroscopiques de pression de l’air créées par
ces vibrations.

Une onde de choc mécanique correspond à une très importante variation locale
de pression. Un avion en vol émet des sons qui se propagent tout autour de lui.
Comme l'avion se déplace, ces ondes sont plus proches les unes des autres
devant l'avion et plus éloignées derrière lui. Quand cet avion atteint la vitesse
du son, ces ondes sonores se concentrent à l'avant de l'avion. Cette
concentration est appelée le « mur du son ». Un avion « traverse le mur du son »
lorsque sa vitesse devient supérieure à celle du son. On parle alors de vitesse
supersonique.
Durant tout le vol supersonique, l'avion émet des ondes de choc qui
correspondent au « bang » supersonique. Lors de certaines explosions, la
matière est projetée à une vitesse qui dépasse celle du son dans l'air, ce qui
engendre également une « onde de choc ».

Lors d'un vol supersonique, l'onde de choc a la forme d'un cône. Quand l'air
est humide, cette onde provoque la condensation de l'eau atmosphérique :
cela permet de visualiser ce cône.

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Le 31 octobre 2007, de nombreuses vitres d'habitations ont volé en éclats dans
le sud de Bruxelles. Simultanément, beaucoup d'habitants ont entendu une
importante déflagration. Certains ont même senti leur maison trembler.
Il s'agissait, en fait, de deux avions F-16 ayant passé le mur du son.
Ce phénomène est très rare en France, car la réglementation interdit les vols
supersoniques au-dessus des zones habitées.
Une puissante explosion s'est produite le vendredi 22 juillet 2011 en plein centre
d'Oslo. L'onde de choc a brisé la plupart des vitres du siège du gouvernement,
ainsi que des bâtiments situés à proximité.
1. a. Décrire la propagation du son dans l'air.
b. Critiquer la schématisation de la propagation du son réalisée ci-dessus.
2. La valeur de la vitesse de propagation d'un son sera-t-elle plus grande dans
un solide ou dans un gaz? Argumenter en s'appuyant sur la différence de
structure entre les solides et les gaz.
3. Reformuler la définition d'une onde de choc. Comment une onde de choc
peut-elle être produite ?
4. Quel peut être l'effet d'une onde de choc sur un solide, par exemple sur
le verre? Comment peut-on l'expliquer?

EXERCICE 3 :
1. a. Le son dans l’air est une propagation de compression et de dépression des
molécules constituant l’air.
b. Contrairement à la schématisation, dans l’air, le son ne se propage pas dans
une seule direction. De plus, les échelles ne sont pas respectées.
2. Le son se propage plus rapidement dans les milieux condensés (solides et
liquides) que dans les gaz, car les vibrations se propagent mieux dans les milieux
où il existe des liaisons entre les entités microscopiques.
3. Une onde de choc correspond à une « vague » de très haute pression.
Une onde de choc peut être produite lorsqu’un avion est en vol supersonique ou
lors d’une détonation où le front d’onde dépasse la vitesse du son.
4. Une onde de choc peut briser une vitre. Si les molécules qui constituent la
vitre vibrent avec une amplitude très grande, la vitre peut se briser.

EXERCICE 4 : p.33 : Les balises Criirad surveillent


La Criirad gère des balises de mesure en continu de la radioactivité
atmosphérique et aquatique dans la vallée du Rhône. Ces balises donnent une
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information sur la qualité de l'air et de l'eau et permettent d'alerter
rapidement les populations en cas de contamination radioactive.
Balises atmosphériques
En cas d'accident survenant dans une installation nucléaire, le risque principal
est le rejet de substances radioactives dans l'atmosphère. Une balise
atmosphérique aspire de l'air extérieur et le filtre pour retenir les particules
en suspension. Un détecteur à scintillation mesure en continu l'activité des
particules radioactives émettant des particules alpha ou bêta.
L'air est ensuite canalisé vers un détecteur spécifique qui mesure l'activité de
l'iode 131. En effet, cet isotope constitue la première menace sanitaire en cas
d'accident nucléaire, du fait de sa radioactivité et des quantités contenues
dans le cœur des réacteurs des centrales nucléaires.

Balise aquatique
Dans le Rhône, une balise aquatique détecte en continu la radioactivité gamma
du fleuve en aval des principales installations afin de déceler, en cas d'incident,
une augmentation des rejets de substances radioactives.

1.a. Définir « particule bêta », « particule alpha » et : rayonnement gamma ».


b. Quelle est la grandeur mesurée en becquerel (Bq)?
A quoi correspond 1 Bq?
2. Que détectent une balise atmosphérique et une balise aquatique de la
Criirad ?
3. Pourquoi sont-elles placées particulièrement dans la vallée du Rhône ?
4. Où est située la balise aquatique? Justifier sa position.
5. Quel est le seuil de détection des balises atmosphériques? Interpréter les
résultats donnés par le graphique du document 2.
6. a. Pour quelles- raisons l'activité de l'iode 131 est-elle mesurée?
b. Expliquer le terme « particulaire » dans l'expression
« Iode particulaire ».
7. Le 11 mars 2011, l'accident de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon a
été provoqué par un tsunami. Cet accident peut-il être à l'origine des
résultats donnés par le graphique du document 3?

EXERCICE 4 :
1. a. Une particule alpha est un noyau d’hélium.
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Une particule béta moins est un électron ; une particule béta plus est un
positron.
Le rayonnement gamma correspond à l’émission de photons.
b. La grandeur mesurée en becquerel (Bq) est l’activité radioactive.
1Bq = 1 désintégration par seconde.
2. Une balise atmosphérique détecte la radioactivité alpha ou béta. Une balise
aquatique détecte la radioactivité gamma.
3. Les balises sont placées particulièrement dans la vallée du Rhône, car cette
région comporte de nombreuses installations de l‘industrie nucléaire.
4. La balise aquatique est située en aval des installations de la vallée du Rhône,
elle pourra donc détecter la radioactivité provenant de l’une ou l’autre des
installations positionnées le long du fleuve.
5. Le seuil de détection des balises atmosphériques est de 1,0 Bq par m3 d’air.
Durant la période considérée, les mesures de la balise étaient inférieures au
seuil de détection.
(p. 29-35)
6. a. L’activité de l’iode 131 est mesurée, car cet isotope est très présent dans
les installations nucléaires.
b. Le terme « particulaire » fait référence à des composés solides en
suspension dans l’air.
7. La forte activité mesurée entre la fin mars 2011 et le début avril peut être
due à l’accident de Fukushima.
Le décalage de temps est lié au déplacement des gaz sur une très grande
distance (distance de l’ordre de 15 000 km).
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EXERCICE 5 : p.34 :
Observations de la Voie lactée dans différents domaines
La Voie lactée se présente sous différents aspects suivant le domaine
d'observation- Les cartes ci-dessus ont été obtenues pour des domaines spectraux
différents.
 Émission radio (autour de 1 m dans le vide) : l'émission provient principalement
d'électrons de haute énergie que l'on trouve dans l'environnement des
supernovæ (étoiles qui explosent en fin de vie).
 Émission dans l'infrarouge lointain (10 à 100 nm dans le vide) : l'émission
provient principalement des poussières du milieu interstellaire réchauffées par
les étoiles nouvellement formées.
 Émission dans l'infrarouge moyen (de 5 à 10 nm dans le vide) : l'émission
provient principalement de molécules interstellaires complexes (cycles
aromatiques) portées à haute température par le rayonnement des étoiles.
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 Émission dans le proche infrarouge (800 nm à 5 nm dans le vide) : l'émission
provient principalement des étoiles légèrement moins chaudes que le Soleil.
 Émission dans le visible (400 à 800 nm dans le vide) : l'émission provient
principalement des étoiles dont la température est proche de celle du Soleil.
 Émission dans le domaine des rayons X (1 à 5 nm dans le vide) : l'émission
provient principalement des nuages 'de gaz chauds.
 Émission des rayonnements gamma (inférieur à 12 fm dans le vide) : l'émission
provient principalement des collisions entre les protons du gaz interstellaire et
les rayons cosmiques produits par les pulsars (étoile à neutron tournant sur elle-
même et émettant des ondes électromagnétiques).

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1. Sur un diagramme associant les rayonnements électromagnétiques cités
dans le texte et leurs longueurs d'onde dans le vide, indiquer les objets
de la Voie lactée à l'origine des émissions dans chaque domaine.
2. a. Rappeler la relation entre et la longueur d'onde dans le
vide λ d'une radiation lumineuse et sa fréquence v.
b. Parmi les rayonnements électromagnétiques cités dans le texte, quel
est celui qui correspond à la plus grande fréquence?
3.a. Rappeler la relation entre l'énergie d'un photon associé à un
rayonnement et sa longueur d'onde λ dans le vide.
b. Parmi les rayonnements électromagnétiques cités dans le texte, quel
est celui qui correspond à la plus grande énergie?
4. Quel est l'intérêt d'observer l'Univers dans d'autres domaines que
le visible? Illustrer la réponse à l'aide d'un exemple.

EXERCICE 5 :
c
2. a.  = avec λ en m, c en m · s–1 et ν en Hz.
V
b. Le rayonnement de plus grande fréquence est celui de plus petite
longueur d’onde. Parmi les rayonnements cités, celui de plus grande
fréquence est le rayonnement gamma.
3. a. E = h · ν avec E en J, h en J · s et ν en Hz.
b. Le rayonnement de plus grande énergie est celui dont la fréquence est
maximale, c’est donc celui dont la longueur d’onde est minimal. Parmi les
rayonnements cités, le plus énergétique est le rayonnement gamma.
4. Les divers « objets » de l’Univers n’émettent pas dans les mêmes
domaines de longueur d’onde. Les diverses observations sont donc
complémentaires. Par exemple, l’observation dans les RX permet de
détecter les nuages de gaz chauds.

EXERCICE 6 : p.36 :
La radiographie enregistre l'image d'un corps traversé par un faisceau de
rayons X produit par un tube de Coolidge. Ces rayonnements
électromagnétiques sont plus ou moins absorbés par les divers tissus du
corps humain. Le film photographique ou le capteur électronique, placé
derrière le corps radiographié, permet de détecter l'intensité du faisceau
de rayons X l'ayant traversé.

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Un tube de Coolidge est une enceinte sous vide. À l'intérieur, une cathode
portée à haute température par un courant électrique libère des
électrons. Sous l'action d'une très haute tension, de l'ordre de 100 x 10 3
V, ces électrons sont attirés vers une anode. Leur impact sur l'anode
produit des rayons X. L'intensité du courant dans la cathode et le temps
d'exposition influent sur la quantité de rayons X émis. La tension entre
l'anode et la cathode influe sur l'énergie des rayons X émis.
Sur une radiographie, les zones absorbant beaucoup les rayons X
paraissent blanches, celles absorbant peu les rayons X paraissent noires.
L'absorption des rayons X par la matière est d'autant plus grande que
l'épaisseur du matériau traversé est grande et que les numéros atomiques
des éléments chimiques constituants ce matériau sont grands.

Questions
1. a. Quelles particules élémentaires interviennent dans la production des
rayons X à l'intérieur d'un tube de Coolidge?
b. Quelles particules élémentaires ont été étudiées en 1re S? Donner les
ordres de grandeur de leur charge et de leur masse.
2. a. Quels sont les organes qui apparaissent clairs et quels sont ceux
qui apparaissent sombres?
b. Quelle conclusion peut-on tirer sur les compositions chimiques
respectives de ces organes?
c. Pourquoi certains os paraissent plus blancs que d'autres?
3. Sur quels paramètres le radiologue peut-i agir lors d'une radiographie?

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4. Les rayons X sont aussi produits par certaines étoiles. Citer deux
autres rayonnements électromagnétiques venant de l'univers et indiquer
leur origine.

EXERCICE 6 :
1. a. Les électrons produits par la cathode sont à l’origine de la production
des RX lors de leur interaction avec la matière présente à l’anode.
b.

Particule Charge Masse


Proton + e = +1,6 × 10–19 C De l’ordre de 10–27 kg
Neutron Charge nulle De l’ordre de 10–27 kg
Électron - e = -1,6 × 10–19 C De l’ordre de 10–30 kg

2. a. Les zones absorbant beaucoup les rayons X, comme les os, paraissent
blanches, celles absorbant
peu les rayons X, comme la chair, paraissent plus sombres.
b. Les numéros atomiques des éléments chimiques constituant les os sont
plus grands que ceux constituant la chair.
c. L’épaisseur traversée par les RX est plus importante quand l’os est plus
gros.
3. Le radiologue peut jouer sur deux paramètres : la tension accélératrice
des électrons et la durée d’exposition du patient.
4. Les étoiles froides qui émettent dans l’infrarouge et les nuages de
poussière qui émettent dans le domaine des ondes radio.

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