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REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE MINISTERE DE

L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE

Université A. MIRA -BEJAIA


Faculté des sciences de la nature et de la vie
Département science alimentaire

Mémoire de fin de cycle


Licence Professionnelle
Spécialité : Emballage et Qualité

Thème

Etude d’un film d’emballage


alimentaire Triplex

Présenté par :

Mr : IMKHOUNACHE Yanni
Melle : AMGHAR Sarra

Soutenu devant le jury composé de :

Mr. MOKRANI A/Rahmane MCB Président Université de Bejaia

Mme HAMICHE Nadjah Expert technique Examinateur Sarl Meriplast

Mme. IHAMOUCHEN- MCB Encadreur Université de Bejaia


BENMERAD Chadia

Promotion 2018-2019
Remerciements

Ce travail est le fruit d’une collaboration entre l’entreprise Meriplast et l’université


de Bejaia.
Tout d’abord, nous tenons à remercier vivement et chaleureusement notre promotrice
madame IHAMOUCHEN-BENMERAD CHADIA pour nous avoir guidé toute au long
de ce travail, pour ses conseils, son aide précieuse, sa disponibilité et son soutien. Ainsi
que à Mme HAMICHE Nadjah, pour ses orientations, ses conseils et ses riches
connaissances, sans oublier tous le personnel de Meriplast
Nous remercions également les membres du jury qui ont examiné ce travail avec
bienveillance : Mr. MOKRANI A/Rahmane pour nous avoir fait l’honneur de présider le
jury. Mme HAMICHE Nadjah en qualité d’examinatrice.

Que toutes les personnes ayant contribuées de pré ou de loin à réaliser ce travail
trouvent ici notre témoignage, notre gratitudes et notre profonde reconnaissance
particulièrement :
Mme ADJEL, Responsable du laboratoire de chimie du CNTC,
Mr RAHMOUNE Samir, responsable du laboratoire de contrôle de la qualité de
l’INSFP Sidi aich,
Mme GUERFI Fatiha, Enseignante à l’université de Bejaia… et bien d’autres.
Un grand merci aux ingénieurs et techniciens du département Génie des Procédés et
à Melle ALOUI Katia ingénieurs du laboratoire des matériaux polymères avancés
(LMPA).
Dédicaces

Il n’est rien de plus que celui qui veut apprendre

C’est pourquoi je dédie ce travail

A tous ceux qui essayent de comprendre

A ceux qui ne se contente pas de la médiocrité

A ceux qui aiment partager

Je le dédie aussi à ma famille

Particulièrement à mon oncle Dr. BOUGUERRA Madjid (Djito)

Qui m’a transmis toute sa passion

A travers moi et d’autre, vie sa mémoire

YANNI
Dédicaces

Ce travail est dédié


A mes parents, les deux personnes les plus chères à mes yeux
A ma chère grande mère
A mes frères youba, A/Latif et Islam
Et à toute ma famille
A tout mes aimis : Dounia, Sylia, Nadia et a mon cher Lamine
A mon binôme Yanni.
A toutes les personnes qui m’ont aidé à finaliser ce travail.
Et tout le personnel du service de contrôle de la qualité de Meriplast.
A toutes la promo Emballage et Qualité.

SARA
Table des matières
Sommaire

Table des matières


Liste des abréviations ………………………………………………………………………i

Liste des figures ………………………………………………………………....................ii


Liste des tableaux ………………………………………………………………………….iii
Introduction générale _________________ ________________________________ 1

Chapitre I : L’emballage alimentaire


I.1. Introduction ____________________________________________________________ 2
II.2. Définition _____________________________________________________________ 2
I.3. L’emballage alimentaire, plus qu’un object… __________________________________ 2
I.4. Dynamique de l’évolution de l’emballage alimentaire ___________________________ 3
I.5. Rôles de l’emballage _____________________________________________________ 4
I.5.1. Contenir _________________________________________________________ 4
I.5.2. Protéger et conserver ______________________________________________ 4
I.5.3. Transporter ______________________________________________________ 4
I.5.4. Marketing ________________________________________________________ 4
I.6. Facteurs d'altération de la qualité d'un aliment __________________________________ 5
I.7. Interactions contenu/contenant ______________________________________________ 5
I.8. Protection passive _______________________________________________________ 5
I.9. Protection active _________________________________________________________ 5
I.10. Systèmes d’emballage alimentaire __________________________________________ 6
I.11. Développement d’emballage alimentaire ____________________________________ 7
I.12. Réglementations et normes _______________________________________________ 7

Chapitre II : Les matériaux d’emballage alimentaires multicouches


II.1. Introduction ___________________________________________________________ 8
II.2. Les matériaux multicouches _______________________________________________ 8
II.3. Mise en œuvre des matériaux multicouches __________________________________ 10
II.3.1. La Co-extrusion __________________________________________________ 10
II.3.2. Extrusion-lamination _____________________________________________ 11
II.3.3. Lamination _____________________________________________________ 12
II.4. Migration dans les emballages multicouches : ________________________________ 12
II.5. Film multicouche PE/Alu/PET ____________________________________________ 13
Sommaire

Chapitre III : Matériaux utilisés et techniques expérimentales


III.1. Matériaux et méthode __________________________________________________ 14
III.2. Techniques de caractérisation ____________________________________________ 14
III.2.1. Spectrométrie d’absorption atomique (SAA) __________________________ 14
III.2.2. L’Analyse thermogravimétrique (ATG) ______________________________ 15
III.2.3. Microscopique électronique à balayage(MEB) ________________________ 15
III.2.4.Test d’absorption d’eau (selon la norme NA 150/1990) __________________ 16
III.2.5. Essai de perméabilité a la vapeur d’eau ______________________________ 16
III.2.6. Détermination de la migration globale ______________________________ 17
III.2.7. Détermination de l’huile absorbée par infrarouge ______________________ 18

Chapite IV : Résultats et discussion


IV.1. Absorption d’eau à 70 C° _______________________________________________ 28
IV.2. Analyse IRTF des échantillons ___________________________________________ 30
IV.3. Essai de migration spécifique avec simulant A (Echoué) ______________________ 34
IV.4. Détermination du taux de transmission de vapeur d’eau (TTVE) _________________ 35
IV.5. Détermination de la migration globale avec le simulant D ______________________ 36
IV.5.1. Détermination de la masse d’huile absorbée __________________________ 36
IV.5.2. Détermination du taux de migration ________________________________ 36
Conclusion générale
Références bibliographiques

« L’amour et le travaille sont les pierres


angulaire de notre humanité »
Sigmund Freud
Liste des abréviations

Liste des abréviations

PE : Le polyéthylène.

PP : Le polypropylène

PET : Polyéthylène théréphtalate

PEBD : Le polyéthylène base densité

IRTF : Spectroscopie Infrarouge à Transformée de Fourrier.

ATG : Analyse thermogravimétrique.

SAA : Spectrométrie d’absorption atomique

EVOH: Ethylène vinyl alcool


OPA: Oriented polyamide
OPET: Oriented polyéthylène théréphtalate
OPP: Oriented polypropylène
PA: Polyamide
Alu : Aluminum
PEBDL: Polyéthylène basse densité linéaire
TTVE : Taux de transmission de la vapeur d’eau
NA : Norme algérienne
EN : European norme
NF : Norme française
NF XP : Norme française expérimentale
PET/PP Met : PET / PP Métallisé
UV : Ultra-violet
ATR : Réflexion totale atténué
Liste des figures

Liste des figures

Figure 1: Dynamique des activités dans le domaine de l'emballage alimentaire.


Figure 2 : Système d’emballage primaire type.
Figure 3: Comparaison des propriétés barrières de différents matériaux d'emballage
Figure 4 : Principe du Procédé de Co-extrusion
Figure 5 : Principe de l’extrusion lamination
Figure 6 : Lamination drybond
Figure 7 : Le film multicouche PE/ALU/PET
Figure 8. Le Microscope électronique à balayage (MEB)
Figure 9 : Résultat d’absorption d’eau à 70°C pour le film C
Figure 10 : Résultat d’absorption d’eau à 70°C pour le film JL
Figure 11 : Résultat d’absorption d’eau à 70°C pour le film LP
Figure 12 : Spectre IRTF des films JL0, C0 et LP0 avant immersion (t=0h)
Figure 13 : Spectres IRTF du film jus liquide (JL) avant et après immersion
Figure 14 : Spectres IRTF du film café (C) avant et après immersion
Figure 15 : Spectres IRTF du film lait en poudre (PL) avant et après immersion
Figure 16 : Détermination de l’huile absorbée par IRTF
Liste des tableaux

Liste des tableaux

Tableau I: Variables socio-économiques qui influent sur l’emballage


Tableau II : Le processus de développement d’emballages alimentaires
Tableau III : Différentes propriétés qui influent les échanges d’énergie.
Tableau IV : Les différents films étudiés
Tableau V : Résultat du test d’absorption à 700C
Tableau VI : Bandes caractéristiques dans la région des carbonyles pour les différents
échantillons
Tableau VII : Taux de transmission de la vapeur d’eau des éprouvettes
Tableau IIX : Masse absorbée par les éprouvettes
Tableau IX : Taux de migration des éprouvettes vers le simulant D
Introduction générale
Introduction générale

Introduction générale

Le besoin de l’homme évolue sans cesse tout en restant fondamentalement le même, il a


besoin de se nourrir ; c’est ce qu’il la conduit à chercher, protéger, transporter cette
nourriture. IL a utilisé les récipients de peau, de feuilles, les paniers en bois, la poterie...
Aujourd’hui ce besoin reste le même, ce qui a changé c’est sa dimension : car nous
voulons conserver les aliments plus longtemps, les protéger, les transporter plus loin. Pour
mieux répondre à ces exigences l’industrie des emballages alimentaires n’a cessé de se
développer, grâce aux développements scientifiques et aux avancées technologiques
récentes.
Actuellement, on assiste à une myriade d’emballages alimentaires qui remplissent
des fonctions au-delà de la protection (séduction, répondre aux exigences
réglementaires,…etc.). Les matériaux utilisés sont aussi divers ; on trouve des matériaux
comme le bois, le verre, les métaux, le plastique. Ce dernier prédomine dans le secteur de
l’emballage, ainsi au moins de 50% des produits agro-alimentaires sont emballés dans un
matériau plastique.
Certes, cette matière plastique, apporte notamment aux producteur de nouvelles
possibilité, une transformation plus aisé et un coût réduit mais à des répercutions tant sur la
santé humaine que sur l’environnement. L’interaction de l’emballage avec l’aliment,
autrefois négligeable pour les anciens matériaux d’emballage et devenue préoccupante
pour la santé des consommateurs.
L’une de ces technologies est les films plastiques laminés. Leurs structure et leurs
nombreux composants et qui ne sont pas toujours connus en totalité rend la tache d’estimer
l’impacte de ce dernier sur la santé et l’environnement complexe.
Nous allons étudier dans ce travail des films Triplex produits par l’entreprise
Sarl Meriplast, l’un des leaders de l’emballage souple en Algérie implanté à Bejaia. Nous
allons essayer de déterminer l’interaction de ces emballages avec l’aliment étant l’objectif
premier. Notre objectif serra aussi d’amorcer une réflexion sur le danger que peuvent
représenter ces interactions, sur les solutions qu’on peut apporter et sur une conception des
emballages alimentaires plus efficaces.

1
Chapitre I
L’emballage alimentaire
Chapitre 1 L’emballage alimentaire

Chapitre I
L’emballage alimentaire

I.1. Introduction
Pour la plupart des gens, l’emballage alimentaire n’est que le conditionnement d’une
denrée alimentaire dans un sachet, une cannette ou une bouteille. Mais cela représente un
challenge technique ; il s’agit d’un système synergique conçu pour satisfaire le plus
possible les exigences de qualité et de sécurité du produit, dont il fait parti, tout au long du
son cycle de vie (production de la matière première, transformation, manutention, vente,
consommation, recyclage).
Le secteur d’emballage alimentaire englobe diverse activités techniques et de
nombreux acteurs travaillent pour le promouvoir : des scientifiques, des ingénieurs, des
fournisseurs de matériaux d’emballage, des agronomes, des ingénieurs en mécanique et des
agents de réglementations.
Dans ce chapitre, nous allons introduire les notions et concepts nécessaires pour concevoir,
étudier et/ou optimiser un emballage destiné à contenir des denrées alimentaires. Nous
allons aussi comprendre ce qu’est l’emballage alimentaire en tant que discipline
scientifique.

I.2. Définition
Les emballages sont des objets destinés à contenir des articles ou marchandises, et
des produits, ils peuvent être utilisés par l'entreprise pour ses besoins internes ou livrés au
client avec leur contenu. Les emballages sont si nombreux et si variés qu'ils permettent la
conservation et la distribution de toutes les formes de marchandises que l'on peut mettre,
aujourd'hui, sur le marché.

I.3. L’emballage alimentaire, plus qu’un object…


L’emballage alimentaire, en tant que discipline scientifique, s’appuie sur les principes
de la science des matériaux, des sciences alimentaires, de la science de l’information et de
la socioéconomie. Cet ensemble de connaissances nous servent à comprendre les besoins
du marché, les propriétés des matériaux d’emballage, la cinétique de détérioration de la
qualité des aliments, des phénomènes de transfert de masse… .ect.

2
Chapitre 1 L’emballage alimentaire

Figure 1: Dynamique des activités dans le domaine de l'emballage alimentaire

I.4. Dynamique de l’évolution de l’emballage alimentaire


Anciennement, les sciences des matériaux et alimentaires ont apporté une
contribution majeur au développement des emballages alimentaires ; la science des
matériaux a une importance majeur pour l’élaboration, la mise en œuvre et l’étude des
propriétés chimiques, physiques, physico- chimiques et mécaniques des matériaux
d’emballage. Tant-dis que les sciences alimentaires nous permettent de comprendre la
cinétique de détérioration de la qualité des aliments qui détermine leurs durées de vie et
comment la prolonger.
Plus récemment, la socio-économie et la science de l’information prennent une place
de plus en plus importante dans la collecte et l’analyse des données relatives à ce domaine.
Les changements de l’environnement social et économique ont aussi un impacte sur l’axe
de développement des emballages alimentaires, plus particulièrement sur les questions
environnementales et de durabilité. L’institut Japonais de l’emballage à introduit, au début
ème
du 21 siècle, le concept de « packaging sociology » ; les parties prenantes ayant
différents intérêts sur le produit. On pourra définir six variables socio-économiques qui
influent d’une part la direction que prendra le développement d’un emballage et d’une
autre part son sucés sur le marché.

3
Chapitre 1 L’emballage alimentaire

Tableau I: Variables socio-économiques qui influent sur l’emballage


Variable Partie prenante
Style de vie du public Consommateur
Valeur Consommateur
Profit Fabricant
Sécurité alimentaire Développeur
Réglementation État
Impacte environnemental Public

I.5. Rôles de l’emballage


I.5.1. Contenir
La nature physique du produit doit être pris en compte (liquide, gaz, solide) ainsi que
le volume, le poids, la forme... . Dans le but d'assurer l'intégrité de celui-ci jusqu'a son
utilisation.

I.5.2. Protéger et conserver


Permet le maintien de la qualité initiale du produit jusqu'a sa consommation en prenant en
compte toutes les agressions susceptibles de l’altérer : chocs, chaleur, lumière, humidité ou
sécheresse, perte de gaz carbonique (pour les boissons gazeuses) Exemple : les paquets
sous vide préservent l’arôme du café, boites à œufs

I.5.3. Transporter
Un produit emballé est manipulé, empilé et déplacé de nombreuses fois. Une fonction
importante de l'emballage est alors de pouvoir faciliter le stockage et le transport des
marchandises. Palette de plusieurs barquettes pour un meilleur transport et une meilleure
manipulation jusqu’au point de vente « Emballage tertiaire ».

I.5.4. Marketing
A travers l'emballage nous transmettons aussi différents messages pour promouvoir
le produit et pour attirer et informer le consommateur. Des différentes fonctions sont
utilisées.

4
Chapitre 1 L’emballage alimentaire

a). Fonction Alerte (l'emballage doit attirer l'attention)


b). Fonction Information (L'emballage doit informer sur le produit) :
c). Fonction service (L'emballage doit faciliter l'utilisation)
d). Fonction positionnement et attribution (L'emballage doit distinguer et identifie le
produit)

I.6. Facteurs d'altération de la qualité d'un aliment


Qu’ils soient chimique, physique, biochimique ou microbiologique les facteurs qui
portent atteinte à la qualité d'un produit alimentaires sont nombreux et peuvent être classé
selon qu'ils sont issue du produit lui même ou de son environnement.
 Les facteurs intrinsèques: humidité, nature physico-chimique, activité
microbiologique, pH…
 Les facteurs extrinsèques: humidité relative, température, gaz présents (O2, N2,
CO2...), contaminants

I.7. Interaction contenu/contenant


On entend par interaction contenu/contenant d’une part les phénomènes de sorption
entre l’aliment et l’emballage et les réactions qu’il peut y avoir entre l’environnement
interne de l’emballage et les phénomènes de pérméation qui sont les échanges de matière
entre l’environnement externe et le contenu à travers l’emballage.

I.7. Protection passive


Il s'agit de protéger le produit sans interagir avec lui-même, mais simplement en l'isolant
de son environnement. On peut les classer selon les catégories suivantes:
 Protection mécanique: Ce qui consiste à protéger le produit des agressions des chocs
des déchirures, de la compression ou de déformation ...
 Protection contre les transferts d'énergies: protéger contre les rayonnements, la
chaleur, l'électricité...
 Protection contre les transferts de matières: il s'agit d'établir des barrières pour
empêcher les phénomènes de sorption (aromes, humidité...), de migration (Additifs,
monomères résiduels, métaux lourds...) et de perméation dans les deux sens (CO2, O2...).
Nous détaillerons ces phénomènes dans le chapitre dédié aux interactions
contenu/emballage.

5
Chapitre 1 L’emballage alimentaire

I.8. Protection active


Ici l'emballage interagi avec le produit ou son milieu. Il peut faire partie intégrante du
procédés de fabrication de produit (Ex: appertisation) ou être, ce qu'on appelle, largueur
qui va par exemple larguer des antioxydants tout au long de la durée de vie du produit pour
palier à l'oxydation de celui ci.

I.8. Systèmes d’emballage alimentaire


Le système de l’emballage alimentaire comprend plusieurs composantes matérielles :
l’aliment à emballer, l’emballage lui même et son environnement. Dans le processus de
conception d’un emballage alimentaire toutes ces composantes doivent être prises en
considération pour les intégrer de manière optimale. Nous divisons l’emballage en trois
niveaux principaux ;
Primaire, qui en contacte directe avec l’aliment et qui sert le plus souvent d’unité de
vente au consommateur.
Secondaire, ce dernier permet de rassembler plusieurs emballages primaires pour
facilité leur manipulation dans les magasins.
Tertiaire, qui sert d’unité de vente en gros et de faciliter le transport et la
manutention. Nous nous intéresserons pour notre travail principalement à
l’emballage primaire vu qu’il est en contacte directe avec l’aliment et qu’il à la plus
grande influence sur la qualité du produit final.

Figure 2 : Système d’emballage primaire type

L’interaction entre ces éléments peut être désirée dans le cas des emballages actifs ou

6
Chapitre 1 L’emballage alimentaire

non désiré. Nous verrons en détails les interactions contenant/contenu dans le chapitre 2; il
est à noter que le terme contenant/contenu désigne l’interaction de l’emballage avec
l’aliment, l’environnement interne et la capacité de ce dernier à entraver ou permettre
l’interaction environnement externe/interne.

I.9. Développement d’emballage alimentaire


Le processus de développement d’emballages alimentaires est un processus
complexe qui nécessite une compréhension accrue des concepts présenté précédemment et
des technologies associées. Nous pouvons définir le processus qui suit :

Tableau II : Le processus de développement d’emballages alimentaires


Etape 1 Déterminer le cahier de Collecte des données du client et étude de
charge fonctionnel et la faisabilité technique
opérationnel
Etape 2 Sélectionner le Formulation de l’emballage et prévision
matériau et les outils de des différents problèmes qui pourrait
mise en œuvre
entraver le projet
Etape 3 Réaliser et évaluer un Identification des problèmes potentiels
prototype liés à la réalisation
Etape 4 Tester sur le marché Confirmation du produit et prévention

I.10. Réglementations et normes


En Algérie, les caractéristiques techniques des emballages destinés à entrer
directement en contact avec des denrées alimentaires sont régit conjointement par le
ministère du commerce, de l’environnement, de l’industrie et de la santé par le décret N°
04-210 publié au journal officiel le 28 juillet 2004. La norme Algérienne NA 15180 à été
adoptée le 25/03/2007 concerne seulement les méthodes d’essais de migration globale sur
les matériaux et objet en matière plastique en contact avec des denrées alimentaires et est
équivalente à la norme européenne EN 1186-1 de 2002.
Le règlement européen CE n° 1935/2004 du 27 octobre 2004 défini la réglementation
principale concernant les matériaux et objets à contacte alimentaire ainsi que le règlement
CE n° 2023/2006 qui défini les bonnes pratiques de fabrications de ces derniers. Le
règlement (UE) N° 10/2011 du 14 janvier 2011 quant à lui est spécifique aux matériaux
plastiques. La réglementation française prévoit le Décret 2008-1469 de Décembre 2008

7
Chapitre 1 L’emballage alimentaire

pour ajouter des mesures spécifiques au règlement européen.


Dans la suite de ce travaille nous allons nous concentrer sur les matériaux
d’emballages multicouches à base de plastique. Nous allons définir leurs propriétés, point
forts et points faibles. Il est à noter que la démarche reste la même quelque soit le matériau.

8
Chapitre II
Les matériaux d’emballage
multicouches
Chapitre II Les matériaux d’emballage alimentaires multicouches

Chapitre II
Les matériaux d’emballage alimentaires multicouches

II.1. Introduction
Pour satisfaire aux besoins évolutifs du marché et des attentes autant des
consommateurs que de l’industrie agroalimentaire, les concepteurs d’emballages
alimentaires ont depuis de nombreuses années du innover dans le domaine des matériaux.
Les besoins et les attentes toujours en augmentation ne pouvant plus être satisfaits par un
seul matériau, les concepteurs ont recourt aux composites combinant ainsi plusieurs
matériaux synergiquement. L’un des fruits de ce travail sont les matériaux multicouches.
Le principe est simple : utiliser un matériau pour compenser les faiblesses d’un autre. Nous
allons essayer dans ce chapitre de comprendre ce qu’apporte cette technologie en termes de
fonction à l’emballage et comment en nous concentrant essentiellement sur la fonction de
protection. Nous allons aussi essayer d’extraire les points forts et les points faibles de cette
dernière.

II.2. Les matériaux multicouches


Dans de nombreux cas les exigences de conception des emballages alimentaires
imposent aux concepteurs de combiner des propriétés qu’on ne retrouve pas toutes au sein
d’un même matériau. C’est pourquoi associer plusieurs matériaux et pouvoir disposer de
propriétés de plusieurs d’entre eux est nécessaire. Nous allons explorer sans s’étendre
certaines de ces propriétés.
Comme nous l’avons vu dans le chapitre précédent l’une des propriétés avec une
importance primordiale dans la protection de denrées alimentaires sont les propriétés
barrières. Nous pouvons voir dans la figure qui suit une comparaison des propriétés
barrières à la vapeur d’eau et à l’oxygène de certains des matériaux les plus utilisés dans
l’industrie de l’emballage.

9
Chapitre II Les matériaux d’emballage alimentaires multicouches

Figure 3: Comparaison des propriétés barrières de différents matériaux d'emballage

Dans le cas ou l’emballage multicouche formé qu’à base de matériaux polymères, nous
pouvons avoir une bonne estimation des propriétés barrières de ce dernier :

Avec : TRtotal : Taux de transmission du matériau


TRX : Taux de transmission de la couche x
Dans le tableau suivant nous avons une comparaison des différentes propriétés importante
pour la protection contre les échanges d’énergie.

10
Chapitre II Les matériaux d’emballage alimentaires multicouches

Tableau III : différentes propriétés qui influent les échanges d’énergie.


Matériaux Elasticité Barrière UV Sélabilité Resistance à la
chaleur
Papier +++ + 0 ++++

Aluminium + ++++ 0 ++++

OPP +++ 0 0 ++

OPP Met +++ +++ 0 ++

OPET +++ 0 0 +++

OPET Met +++ +++ 0 +++

OPA ++++ 0 0 +++

PEBD + 0 ++++ +

PP Cast ++ 0 ++++ +

EVOH 0 0 +

II.3. Mise en œuvre des matériaux multicouches


Il existe différentes méthodes d’associer différents matériaux, Dans notre cas nous
allons nous intéressés à la Co-extrusion.
II.3.1. La Co-extrusion
La co-extrusion est un procédés courant qui permet de fondre mélanger deux ou plus
mélanges à base de polymères et de les associés au sein de la tête d’extrusion pour former
.un film ou une plaque multicouche.
 Type de polymères : PA, PET, PP, PE
 Large gammes d’épaisseurs (30-200 µm)
 Permet d’avoir une large gamme de taux de cristallinité et d’orientation des
chaines

11
Chapitre II Les matériaux d’emballage alimentaires multicouches

Figure 4 : Principe du Procédé de Co-extrusion

II.3.2. Extrusion-lamination
Il s’agit d’extruder un mélange polymère sur une filière plate entre deux films soit
métallique ou polymérique. Le film est ensuite pressé et refroidi pour que le polymère
atteigne une température inferieure à sa transition vitreuse.

Figure 5 : Principe de l’extrusion lamination

12
Chapitre II Les matériaux d’emballage alimentaires multicouches

II.3.3. Lamination
Ce procédé utilise un adhésif, différentes techniques y sont associé, la plus courante
est le « dry bond ». Dans ce procédé l’adhésif est appliqué sur le film chauffé puis refroidit
par un rouleau presseur. Un procédé similaire applique l’adhésif en utilisant une pompe
sous vide.

Figure 6 : Lamination drybond

Il existe différents types d’adhésifs. En général pour les films alimentaires, on utilise
un système de résine et d’amorceur qui une fois mélangé vont former un polyuréthane. La
liaison uréthane résulte de la réaction de condensation entre un composé à hydrogène
mobile de type alcool R-OH et un isocyanate R'-N=C=O. Pour former un polyuréthane, il
faut faire réagir des polyols avec des poly-isocyanates (au moins deux fonctions par
molécule).
O
R-N=C=O + R'-OH R-N-C-O-R'

H
II.4. Migration dans les emballages multicouches
Différents composants dans l’emballage multicouches sont susceptibles de migrer
vers l’aliment :

13
Chapitre II Les matériaux d’emballage alimentaires multicouches

 Résidus du monomères ou d’amorceurs


 Additifs et adjuvants
 Impuretés, produit de réaction de l’emballage avec l’aliment …
Le taux de migration est influencé par plusieurs paramètres tels que :
 La concentration initiale du migrant dans l’emballage
 Le ratio surface/masse d’aliment
 Le coefficient de diffusion du matériau
 les conditions de pression et de température
 L’épaisseur de l’emballage
 La durée pour laquelle il serra en contact avec l’aliment
Les efforts de recherche mené jusque la se concentre principalement sur les matériaux
polymères mais les autres composés comme les adhésives et les encres peuvent aussi
migrer vers l’aliment.

II.5. Film multicouche PE/Alu/PET


Pour la suite du travail, notre choix est porté sur le film multicouches à base du
polyéthylène (PE), aluminium (Al) e le polyéthylène téréphtalate (PET). Ce film est
fabriqué par l’entreprise Sarl Meriplast. La couche PE est extrudée par la même entreprise
en utilisant la technique de Co-extrusion en trois couches. Elle est ensuite laminée avec un
film en aluminium et un autre en PET avant d’être imprimé. La lamination avec adhésif
permet de combler les fissures du film aluminium qui a une faible résistance mécanique.
L’adhésif utilisé est de marque Coim dont la fiche technique figure à l’annexe. La couche
PET joue un rôle de barrière contre la lumière en plus d’un rôle esthétique grâce à la
brillance du film PET. La couche en contact avec l’aliment est additivée avec un agent slip
(agent glissant à base d’amidon). Ces films sont laminés avec un adhésif polyuréthane tel
que vu au point II.3.3.

Figure 7 : Le film multicouche PE/ALU/PET

14
Chapitre III
Matériaux utilisés,
techniques expérimentales
Chapitre III Matériaux utilisés et techniques expérimentales

Chapitre III
Matériaux utilisés et techniques expérimentales

III.1. Matériaux et méthode


Les films Triplex PE/Alu/PET sont fabriqués par l’entreprise Sarl Meriplast. La
couche PE est extrudée en utilisant la technique de Co-extrusion en trois couches. Elle est
en suite laminé avec un film en aluminium et un autre en PET avant d’être imprimé. La
lamination avec adhésif permet de combler les fissures du film aluminium qui a une faible
résistance mécanique. La couche en contacte avec l’aliment est additivée avec agent
glissant à base d’amidon. Ces films sont laminés avec un adhésif polyuréthane.

Trois types de films, JL, C et LP sont utilisés pour emballer le jus, le café et le lait en
poudre respectivement ont été sélectionnés pour mener cette étude.
Tableau IV : Les différents films étudiés
Films utilisé pour Code utilisé Constituants
emballer : PE (µm) Alu (µm) PET (µm)

Jus liquide JL 60 8 12
Café C 100 8 12
Lait en poudre LP 80 8 12

III.2. Techniques de caractérisation


Les différentes techniques de caractérisation utilisées sont :
II.2.1. Spectrométrie d’absorption atomique (SAA)
La spectrométrie d’absorption atomique permet de quantifier les éléments
métalliques en solution ; il permet de doser une soixantaine d’éléments à l’état de traces
(quelques ppm).
Cette technique permet l’analyse d’une vapeur atomique formé par un système a haut
température ; soit avec une flamme produit avec un combustible (air ou Azote /Acétylène)
ou bien dans un four, qui absorbe pour chaque type d’élément d’une intensité I une
radiation lumineuse dans le demain de l’UV-visible correspondant a la raie de résonnance

15
Chapitre III Matériaux utilisés et techniques expérimentales

ou l’excitation de langueur d’onde spécifique a l’élément dosé. Cette technique d’analyse


est essentiellement quantitative pouvant détecter jusqu’a 60 éléments.

III.2.2. L’Analyse thermogravimétrique (ATG)


L’analyse thermogravimétrique a pour but d’évaluer la perte de masse que subit un
échantillon au cours d’un traitement thermique en fonction de la température.
L’appareillage utilisé est de type « SETAREM TG/DTA92 », constitué d’une ATG/DTG
couplé et piloté par un micro-ordinateur. Les expériences ont été menées sur des
échantillons de masse allant de 10 à 20 mg et chauffés dans un milieu inerte d’azote avec
une vitesse de chauffe de l’ordre de 10 C/min et dans une gamme de température allant de
25°C à 600 °C.
III.2.3. Microscopique électronique à balayage(MEB)
La microscopie électronique à balayage (MEB) est une technique puissante
d’observation de la topographié des surfaces et de la morphologie, via un bombardement
d’électrons. Les électrons incidents excitent la couche superficielle de l’échantillon,
produisant une émission d’électrons secondaires en donnant naissance à des zones
lumineuses alors que les creux apparaîtront plus sombres. Les mesures ont été réalisées à
l’université de Tizi Ouzou sur des échantillons à surface fracturée sur un microscope
électronique à balayage de ESEMXL 30 Philips à filament de tungstène, couplé à un
système de microanalyse EDS.

Figure 8. Le Microscope électronique à balayage (MEB)

16
Chapitre III Matériaux utilisés et techniques expérimentales

III.2.4. Test d’absorption d’eau (selon la norme NA 150/1990)


Le test d’absorption à été utilisé dans le but de déterminer le point de saturation en
eau du matériau et d’autre part pour déterminer les migrants potentiels pour une éventuelle
analyse de migration spécifique. Le test à été effectué à deux températures différentes à
savoir : 23 et 70°C.
Des éprouvettes carrées de 5cm de coté (pour le test à 23°C) et de 2x5 cm (pour le test à
70 °C) ont été découpées et séchées dans une étuve à 50°C pendant 24h, refroidi dans un
dessiccateur et pesé immédiatement (m 0) sur une balance analytique de précision 0.0001g.
a). Test à 23°C : Les éprouvettes ont été émergées dans des béchers d’eau distillée à une
température de 23±2°C. Après 24h, on fait le prélèvement,
b). Test à 70°C : Les éprouvettes ont été émergées dans bain marie chauffé à 70°C des
prélèvements ont été effectués toutes les 30 min, sur une période s’étalant à 300 minutes

On enlève toute l’eau superficielle avec du papier absorbant. On pèse de nouveau les
éprouvettes (m). La variation de masse en (%) est donnée par la formule suivante :

Δ (%)

Pour chaque test, trois éprouvettes ont été réalisées.

III.2.5. Essai de perméabilité a la vapeur d’eau


Cet essai nous permet d’évaluer la perméabilité à la vapeur d’eau en anglais WVTR
(water vapor transmission rate), en profitant des propriétés absorbantes du carbonate de
calcium. Cette méthode est conforme à la norme française NF XP H00-313 de 1990.
Pour chaque film un échantillon sous forme de sachet à été utilisé, ce dernier a été
rempli avec 50 g de CaCO3 déshydraté avant d’être scellé avec une soudeuse à 80 C°. Les
sachets scellés sont déposés dans le bain-marie chauffé à 40 C° et un taux d’humidité
d’environs 90 % de sorte qu’aucune partie de ce dernier ne soit immergé. Le principe de
cet essai est de quantifier la quantité d’eau absorbé par le carbonate de calcium durant 24h.

A prés 24h, Les sachets sont ensuite ouverts et le carbonate de calcium contenu dans
chaque sachet est pesé. Le carbonate de calcium est ensuite séché à l’étuve à 40 C° pendant
48h avant d’être pesé une nouvelle fois.

17
Chapitre III Matériaux utilisés et techniques expérimentales

Le taux de perméabilité à la vapeur d’eau (TPVE) est donné par la relation suivante

Avec : A : surface extérieur du sachet


m24, et m72 : masse de carbonate de calcium après 24 et 72 h respectivement

III.2.6. Détermination de la migration globale


Les essais de migration globale nous permettent de quantifier la masse totale des
migrants depuis l’emballage vers un simulant alimentaire. Le test suivant est inspiré de la
norme NA 15118 / 2007. Le taux de migration (M) est calculé selon l’équation suivante.

Avec : M : Taux de migration


m0, m10 : Masse de l’éprouvette à t=0 et t=10 jours respectivement
mx : Masse absorbée
ms : masse de simulant
Deux simulants ont été utilisés à savoir :
a). Simulant A
Le simulant alimentaire A telle que décrit dans la norme est l’eau distillée. Ce
simulant est destiné à être utilisé pour les essais de migration pour les emballages destinés
à contenir des denrées alimentaires aqueuses.
b). Simulant D
Le simulant D est une huile végétale, dans notre cas c’est l’huile d’olive vierge. Il est
destiné à simuler un contact gras.

Mode d’opératoire
Les échantillons on été découpés en cercle de 27 mm de rayon. Ils ont été nettoyés et
étuvés dans une étuve pendant 24 h à 40 C°. Puis pesés et collés sur l’adhésif du support
en verre. Nous avons ensuite pesé les simulants de sorte à avoir un ratio de 6,2 dm²/kg dans
les boites pétries de rayon 25 mm. Nous refermons les boites pétries qui continent les
simulants avec la plaque portant les échantillons de sorte a ce qu’elles soient fermées
hermétiquement. Nous pesons tous le système et le mettre à l’étuve pendant 10 jours à 40

18
Chapitre III Matériaux utilisés et techniques expérimentales

°C. Après 10 jours, nous pesons le système (juste pour vérifier son intégrité), Nous
essuyons et pesons les éprouvettes.

Avec Simulant A
Remettre les éprouvettes à sécher pendant 48 h à 40 C°, les Peser à nouveaux
Avec Simulant D (Extraction de l’huile absorbée)
L’extraction de l’huile se fait avec un mélange de solvant organique (chloroforme/
méthanol) avec un ratio volumique 60/40 respectivement. Les éprouvettes sont découpées
avec un scalpel chirurgical pour éviter toute contamination et misent dans des erlenmeyers
contenants le mélange de solvant sous agitation à température ambiante pendant 18H.
Malheureusement pour le dispositif mis en place n’assure pas une sécurité optimale du
procédé. C’est d’ailleurs pour cette raison que les essais ont échoué avec le simulant A
(Non-étanchéité du système).

III.2.7. Détermination de l’huile absorbée par infrarouge


L’huile présente trois bandes d’absorption caractéristique dans le domaine de
l’infrarouge, 1744, 1460, 1160 cm-1. Les deux dernières ont due être abandonnées à cause
des interférences du spectre du PE et des encres d’impression. La bande 1744 cm-1 qui est
due à la double liaison C=O reste intéressante dans le cadre de notre travail.
Pour utiliser cette méthode il faut s’assurer que la composition de l’huile d’origine
est la même que celle absorbé. Donc, nous avons stocké 100 ml de l’huile utilisé dans les
mêmes conditions pour pouvoir formuler les étalons et vérifier l’intégrité de l’huile
absorbée. Le coefficient d’extinction de l’huile d’origine doit correspondre à celle absorbé.
Si cette condition est remplie et qu’on garde un trajet optique fixe, il existe une relation
linéaire entre la concentration de l’huile dans le solvant et l’absorption dans la bande 1744
cm-1. Nous préparerons donc 4 étalons d’huile dans le solvant utilisé pour l’extraction
(chloroforme/méthanol (60/40 v/v)) de concentration allant de 20 à 80 mg/l. En relevant
l’absorption des étalons de concentration connue à la bande 1744 cm -1 nous pouvons tracer
une courbe d’étalonnage. En effectuant une régression linéaire de premier ordre nous
obtenons une courbe qui nous permettra de déterminer la concentration d’huile dans le
solvant et donc de la masse d’huile absorbé par le film.

19
Chapitre III Matériaux utilisés et techniques expérimentales

Avec : A : Absorption de la bande 1744 cm-1


C : Concentration de l’huile dans le solvant
m : Masse absorbé
Vs : Volume de simulant (l’huile)
a, b : Constante de l’équation de la courbe étalon

20
Chapitre IV Résultats et
discussion
Chapitre IV Résultats et discussion

Chapitre IV
Résultats et discussion

IV.1. Absorption d’eau à 70 C°


Cette manipulation a été menée au laboratoire des matériaux polymères avancés
(LMPA) de l’université de Bejaia. En plus du pourcentage de gain massique demandé par
la norme, nous avons effectué le calcul du différentiel de masse après calibrage exponentiel
tel que sur les figures 9,10 et 11.

Figure 9 : Résultat d’absorption d’eau à 70°C pour le film C

21
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 10 : Résultat d’absorption d’eau à 70°C pour le film JL

Figure 11 : Résultat d’absorption d’eau à 70°C pour le film LP

22
Chapitre IV Résultats et discussion

La variation de la masse d’eau absorbée a été calculée pour les valeurs avant et après
immersion (c.a.d à t=0min et t=300min), et le taux d’absorption à été déterminé et
représenté sur le tableau5.
Tableau V : Résultat du test d’absorption à 700C
Echantillon Masse à Masse à Variation de Le Taux
s t=0min t=300min masse pourcentage d’absorptio
(mg) (mg) (mg) % n
(g/m²)
C 142 ,45 142,82 0,37 0,25 0,37

JL 107,89 108,12 0,23 0,21 0,23

LP 129,35 129,88 0,53 0,40 0,53

D’après les résultats il y a eu gain de masse sur tous les échantillons testés. Vu la
variation de masse, nous pouvons en déduire que les matériaux ont été pénétré par l’eau.
On remarque que le taux d’absorption d’eau des trois échantillons est évalué entre
0,2 et 0,4%. Un taux très faible, du à la nature apolaire du polyéthylène qui lui confèrent le
caractère hydrophobe.
La sensibilité du matériau à l’eau peut avoir des conséquences sur sa capacité à
protéger l’aliment. En effectuant une analyse IR de la couche en contacte avec l’aliment
dans certaine conditions nous pourrons déterminer si l’influence de l’eau représente un
risque à évaluer.

IV.2. Analyse IRTF des échantillons


Le test d’absorption d’eau à 23°C n’ayant pas pu être mené à sa fin pour obtenir la
saturation, mais effectué sur une durée de 24h, pour cela on n’a pas enregistré une
variation de masse pour les échantillons afin de calculer le taux d’absorption. Alors une
étude qualitative des échantillons avant et après immersion dans l’eau à été menée par
l’analyse IRTF en mode ATR au niveau du laboratoire de physico-chimie des aliments
(PCA) de l’université de Bejaia. La figure 12 représente les spectres IRTF des films JL, C
et LP avant l’immersion.

23
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 12 : Spectre IRTF des films JL0, C0 et LP0 avant immersion (t=0h)

 Les spectres infrarouges des films JL0, C0 et LP0 sont similaires et présentent tous des
pics caractéristiques d’un film PEBD rencontré dans la littérature avec :

 La présence de deux bandes d’absorptions d’intensité forte à 2960cm -1 et à 2840


cm-1 traduisant les vibrations asymétriques et symétriques des liaisons C-H de
groupement CH2.

 Un pic centré à 1465 cm-1 correspondant aux vibrations de déformation du même


groupement (CH2).

 Un autre pic d’intensité moyenne située à 725 cm -1qui caractérise les vibrations
d’élongation du groupement C-C de (CH2)n

 Un pic de très faible intensité vers 1370 cm -1, qui correspond à la présence des
groupements –CH3 du PEBD.

Les figures 13,14 et15 représentent les spectres IRTF des films JL, C et LP avant et après
immersion respectivement.

24
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 13 : Spectres IRTF du film jus liquide (JL) avant et après immersion

Figure 14 : Spectres IRTF du film café (C) avant et après immersion

25
Chapitre IV Résultats et discussion

Figure 15 : Spectres IRTF du film lait en poudre (PL) avant et après immersion

On remarque que sur les trois figures l’intensité des pics dans la région des
hydroxyles entre 3200 -3700 cm-1 diminue après 24h en immersion. Ces résultats sont
prévisibles, car les échantillons ont absorbé une quantité d’eau, par conséquent la
concentration en OH à augmenté, donc le pic en transmutance a diminué (sachant que la
transmutance est l’inverse de l’absorbance).
Dans la région des carbonyles entre 1600 et 1800cm -1 on enregistre des bandes de faibles
intensités qui sont résumé sur le tableau 6.
Tableau VI : Bandes caractéristiques dans la région des carbonyles pour les différents
échantillons
Nbre d’ondes (cm-1) Liaisons Type de vibration
3600-3300 O-H Elongation
1660-1585 C=C Elongation
1740-1720 C=O Elongation
1650-1620 N-H Déformation

La dégradation du polyéthylène par thermo-oxydation produit des aldéhydes, des


acides, des alcools et des hydrocarbures insaturés. L’oxydation du matériau peut générer

26
Chapitre IV Résultats et discussion

des peroxydes et en réagissant avec les autre chaine moléculaire génèrent des radicaux
libres et des structures insaturés (C=C, C=O). La présence de la liaison N-H nous laisse
penser à la présence d’amides due soit à un agent glissant ou à l’isocyanate migrant depuis
l’adhésif qui en présence d’eau produisent des amines qui a leurs tour au lieu de réagir
avec un isocyanate pour former une liaison uréthane vont réagir avec les radicaux libre
pour former des amides d’ou la baisse de la transmission sur cette bande après l’immersion
pour tous les films. On remarque pour le film JL une hausse de la transmission de la
bande 1660-1585 cm-1, ce qui est due à une réduction du nombre des doubles liaisons C=C,
en raison de la formation d’amide.
Conclusion
Le matériau est relativement sensible à l’oxydation, l’humidité ce qui accélère sa
dégradation et provoque de nombreuses réactions parasites. Il est donc nécessaire de
compléter cette étude qualitative par une étude quantitative pour vérifier l’hypothèse
précédente et déterminer la toxicité des produits de ces réactions ainsi qu’une étude
structurale pour déterminer l’influence du contact de l’eau sur les propriétés du film.

IV.3. Essai de migration spécifique avec simulant A (Echoué)


Le dispositif que nous avons conçu pour mener cet essai est défectueux. Le système
a perdu son étanchéité et l’eau contenu dans celui-ci s’est évaporé totalement pour les
éprouvettes des films C et LP. Nous avons tout de même pu récupérer une partie du
simulant en contact avec l’éprouvette du film JL. La quantité étant insuffisante pour
effectuer plus de tests et les facteurs d’altération des résultats nous ont restreint a
déterminer seulement le taux de migration du Pb (plomb) dans le simulant.
Nous avons utilisé la technique de la SAA pour cela, et nous avons obtenu les résultats
suivant :

27
Chapitre IV Résultats et discussion

A partir du taux de migration calculé pour le plomb et qui a été estimé à


0,001156mg/kg on peut conclure qu’il y’a effectivement des traces de plomb libéré par le
matériau. La présence de plomb dans l’emballage est due à une contamination durant les
opérations de transformations et de manutention. La législation européenne, par le
règlement UE N° 10/2011, n’impose pas de taux de migration spécifique limite pour le
plomb mais impose un taux maximal dans le matériau d’emballage de 2 mg/kg. Malgré les
faibles traces de Pb libéré par l’emballage, il serra utile d’identifier la source de cette
contamination et de déterminer le taux de Pb dans l’emballage.

IV.4. Détermination du taux de transmission de vapeur d’eau (TTVE).


L’essai a été effectué au sein du laboratoire LMPA de l’université A/Mira de
Bejaia. Les sachets ont été scellés et leur étanchéité vérifié. Les résultats du test de la
perméabilité à la vapeur d’eau sont présentés sur le tableau 7.
Tableau VII : Taux de transmission de la vapeur d’eau des éprouvettes
Films C JL LP
TTVE (mg/m²/jour) 52,9 36,9 35,3

D’après les résultats obtenus on remarque que la variation de la TTVE ne suit pas
celle de l’absorption d’eau. Contrairement a ce qu’on peut s’attendre l’épaisseur de la
couche PE (la seule qui varie) n’a pas impacter les résultats. La couche qui fait
principalement office de barrière à la vapeur d’eau est la couche aluminium qui est
identique pour les trois films c’est pourquoi la TTVE ne varie que très peu entre le film JL
et LP. Les résultats plus élevés du film C sont due à des fissures et des dommages
mécaniques.

Conclusion
La couche barrière qui octroie de bonnes propriétés barrière aux films à aussi de
faibles propriétés mécanique (70-120 MPA, Fiches techniques du fournisseur de rouleau
aluminium Hydro). La lamination avec adhésif permet de diminuer cet effet mais la
différence des modules d’élasticité entre les différents supports laminés engendre
facilement des microfissures sur les supports dont le module est inférieur aux autres
matériaux.

28
Chapitre IV Résultats et discussion

IV.5. Détermination de la migration globale avec le simulant D


IV.5.1. Détermination de la masse d’huile absorbée
L’analyse IRTF des solutions étalons composés d’huile et de mélange de
chloroforme/ méthanol (60/40 V) nous a permis de déterminer les absorbances de la bande
à 1744 cm-1, à partir des quelles nous avons tracé par régression linéaire la courbe
suivante qui correspond à l’équation : Y =0,000545 X +0,273

Figure 16 : Détermination de l’huile absorbée par IRTF


A partie de courbe représentée à la figure 16, nous avons déterminés la masse absorbée par
chaque éprouvette.
Tableau IIX : Masse absorbée par les éprouvettes
C JL LP
mx (masse absorbée en mg) 0,9 2,83 4,11

IV.5.2. Détermination du taux de migration


Le taux de migration a été calculé à partir de l’équation (1), les résultats sont présentés sur
le tableau 9.
Tableau IX : Taux de migration des éprouvettes vers le simulant D
C JL LP
m0-m10 (mg) -0,1 -2,8 -3,7
ms (10-3kg) 7,8590 7,8587 7,8563
M (mg/kg) 12,7243 3,8174 52,1874

29
Chapitre IV Résultats et discussion

Observations
Les films en contacte avec le simulant D étaient délaminés quand nous les avons
retirés de l’étuve (les différentes couches étaient décollées les une des autres). La couche
en contacte (PE) était trouble, et présentait une faible résistance mécanique après la mise
en contact.

Discussion
Hors-mis le film JL les films présente un taux de migration élevé notamment le film
LP. La migration élevée durant le contacte des films est due au additifs, aux impuretés et
autre réactifs de polymérisation mais la délamination des films nous laisse penser qu’elle
est surtout due à l’interaction de l’adhésif avec la couche PE et l’aliment.
Conclusion
Il est impératif d’identifier précisément la source des migrants et de vérifier
l’aptitude de l’adhésif à être utilisé dans des produits en contacte avec des denrées
alimentaires. D’après la législation européenne ; le film JL est apte au contacte alimentaire,
le film C nécessite des essais de migration spécifique et est sujet aux restrictions de la liste
positive, mais le film LP nécessite en plus des essais de migration spécifique, des essais de
toxicité sur deux espèces avec le produit fini sur 6 mois puis à long terme sur 3 année. Bien
que l’inaptitude des films au contacte alimentaire ne soit pas prouvé, Il en présente tout de
même un risque et devrai être étudié pour déterminer ce risque et si nécessaire développer
une alternative qui plus adéquate au contacte alimentaire. Il faut préciser que le simulant D
sert de pire cas possible. De plus ample information sur le produit destiné à être emballé
par se dernier permettrai d’utiliser un simulant plus adéquat et obtenir de meilleurs
précisions.

30
Conclusion
Conclusion

Conclusion

Durant ce travail, on s’est intéressé à l’étude des films alimentaires Triplex produit
par l’entreprise Meriplast. Ces films sont à base de matériaux multicouches composés du
polyéthylène directement en contact avec l’aliment, d’une couche barrière qui est
l’aliminuium et d’une couche imprimée en PET. Le tout à été mis en œuvre par le procédé
de lamination.
Les résultats obtenus par les différentes analyses effectués montrent que les films
étudiés sont sensibles à l’eau, malgré l’hydrophobie de PE. Il s’est avéré qu’ils absorbent
de l’eau et que le contact avec celui-ci induit plusieurs réactions entre lui- même et
l’adhésif. Cependant, la perméabilité à la vapeur d’eau reste très basse grâce à sa couche
barrière en Aluminium.
D’après les résultats de la migration globale avec le simulant D, les films C et LP
représentent un risque au contact alimentaire gras. Etant donné que ces films sont destinés
à emballer des poudres sèches, un essai de migration avec le poly (phénol-oxyde) nous
permettra de quantifier ce risque et ainsi de prouver leur aptitude au contact alimentaire.

31
Références
bibliographiques

32
Références bibliographiques

Références bibliographiques

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Annexe
Adhésif utilisé
Adhésif utilisé Annexe
Adhésif utilisé Annexe
Adhésif utilisé Annexe