Vous êtes sur la page 1sur 8

Université Cadi Ayyad

Faculté Polydisciplinaire de Safi


Route Sidi Bouzid, B.P. 4162 – 46000 Safi – Tél. : 0524.66.93.57 –

Fax : 0524.66.95.16

http://www.fps.ucam.ac.ma/

Département de Biologie
Filière SVI

Semestre 5

Support des Travaux dirigés :


Génétique II

Pr. ACHTAK Hafid

Année Universitaire : 2017/2018


Exercice 1 :

- Définir les termes suivants : plasticité phénotypique, consanguinité, variabilité épi-génétique,


caractère quantitatif, forces évolutives, marqueurs génétiques, population théorique idéale,
équilibre de Hardy-Weinberg, n(n+1)/2, l’héritabilité.
- Qu’est ce qu’un bon marqueur
- Qu’est ce qu’un marqueur neutre.
- Donner les différences entre la génétique qualitative et la génétique quantitative.
- Définir les termes suivants et donner le caryotype pour chaque cas : monosomie, double trisomie
et nullisomie.

Exercice 2 :

Donner les avantages et les inconvénients des marqueurs moléculaires dominants et co-dominants

Marqueurs Avantages Inconvénients

Dominants

Co-
dominants

Exercice 3 :

Chez le ver marin Phoronopsis viridis, 39 loci ont été étudiés, dont 12 se sont révélés totalement
monomorphes (1 seul allèles). Les pourcentages d’hétérozygotie des 27 autres loci sont illustrés dans le
tableau suivant:

a-Combien de ces loci sont réellement polymorphes ?


b-Déterminer alors le taux de polymoprhisme, puis le taux moyen d’hétérozygotie dans cette population.
c-On estime à 15000 le nombre de gènes de structure d’un individu « moyen » Calculer le nombre de
gamètes différents qu’il peut produire.

2
Exercice 4 :

- Citez les étapes suivies pour réaliser cet électrophorégramme ?


- Quel type de marqueur moléculaire adopté ? Justifier votre réponse ? Donner le principe de cette
technique.
- Calculer les différents paramètres de diversité pour ce locus.

3
Exercice 5 :

Généralement il n’est pas possible de calculer les fréquences génotypiques à partir des seules fréquences
alléliques, à moins de faire des hypothèses supplémentaires (en supposant la panmixie par exemple). Cela
est néanmoins possible lorsque l’un des génotypes manque.

- Exprimer les fréquences des deux génotypes en présence en fonction des fréquences
alléliques p (allèles A) et q (allèle a).
Génotypes AA Aa aa
Fréquences 0

Exercice 6 :

Exercice 7 :

Le locus D1S80 est utilisé pour élucider une affaire de viol. Les enquêteurs relèvent une trace (T) de
sperme sur les habits de la victime. Les sangs des deux suspects (S1 et S2) et de la victime (V) sont
également analysés par électrophorèse. Les résultats figurent dans le schéma ci-dessous :

4
Exercice 8 :

Le déterminisme du groupe sanguin ABO est présenté dans le cours. (a) Un échantillon d’une population
humaine a montré 23 individus du groupe AB, 441 du groupe O, 371 du groupe B et 65 du groupe A.
Calculer les fréquences des allèles IA, IB, i. (b) Etant donné les fréquences IA=0.36, IB=0.2 et i=0.44,
calculer les pourcentage d’individus ayant les différents groupes sanguins A, B, AB et O.

Exercice 9 :

La couleur de l’effraie est sous le contrôle d’un locus à l’allèles multiples G’ (rouge)> g’ (intermédiaire)>
g(gris). Un échantillon contenait 38 rouges, 144 intermédiaires et 18 gris. Calculer les fréquences des
différents allèles.

Exercice 10 :

Jason veut vérifier que la répartition des phénotypes des moutons sauvages suit la loi de l’équilibre de
Hardy-Weinberg dans un système de trois allèles co-dominants dont le plus rare O détermine à l’état
homozygote la fameuse toison d’or.
a- Les trois allèles co-dominant N, T et O déterminent la pigmentation du pelage selon 6 phénotypes
dont la distribution est 32 NN, 252 NT, 60 NO, 342 TT, 290 TO et 24 OO.
1- Justifierez vos résultats.

5
Génotypes NN NT NO TT TO OO X2ob X2th
Effectifs observés 32 252 60 342 290 24
Fréquences
observées
N T O 7.81
Fréquences
alléliques

Effectifs théoriques

2- Quelle conclusion peut-on retirer ?

Exercice 11 :

Chez les chats tigrés, l’un des gènes déterminant la couleur du pelage est situé sur le chromosome X, ils
s’agit du gène appelé « organe ». Il comprend un allèle O donnant une couleur rousse et un allèle
« gris » o. Les femelles possèdent une paire de chromosomes X, les mâles un chromosome X et un
chromosome Y.

Dans une population on observe M mâle parmi lesquels M0 sont roux et Mn « non roux ». Parmi les F
femelles, F0 sont roux et Fn sont « non rousses » et Fe ont un pelage « écailles de tortue », mosaïque de
gris et de roux.

1) Pourquoi n’observe-t-on pas de mâles ayant un pelage « écailles de tortue » ?


2) Calculer la fréquence des allèles roux parmi les chromosomes X des femelles d’une part (ff(O)),
des mâles d’autres part (fm(O)), ainsi que dans la population totale (ft(O)).

Exercice 12 :

Le groupe sanguin ABO forme un système gouverné par trois allèles, IA, IB et i. Rappelons que les deux
premiers codent pour les facteurs A et B sur les hématies, alors que le troisième ne contrôle aucune
synthèse (gène muet). Les trois allèles présentent certaines relations de codominance: (IA = IB) > i.
(a) Dans une population en équilibre génétique, établir les proportions génotypiques et phénotypiques
attendues pour le locus de ce système.
(b) En déduire une formule pratique pour déterminer les fréquences alléliques au dit locus.
(c) Parmi les New-yorkais de race caucasoîde, on a trouvé que les fréquences respectives des groupes
sanguins O, A, B et AB étaient voisines de 49 %, 36 %, 12 % et 3 %. Calculer les fréquences alléliques
dans cette population. (d) Dans cette même population, quel est le pourcentage d'homozygotes parmi les
individus du groupe A?

Exercice 13 :

Chez l`homme, la protéine sérique appelée haptoglobine est une glycoprotéine « active» chargée de fixer
l’hémoglobine provenant de la destruction des vieilles hématies et de la véhiculer jusqu'aux cellules du
système réticulo-endothélial où elle sera décomposée en éléments récupérables. L’haptoglobine présente
deux variantes électrophorétiques majeures, l’une à une bande rapide, l'autre à plusieurs bandes plus
lentes, résultant de l’action d'un couple d'allèles codominants, respectivement Hp1 et Hp2. Un phénotype
intermédiaire est hétérozygote. L'allèle Hp1 est le plus fréquent dans la population. Un échantillon de 100
individus est composé de 55 Hp1/Hp1, 35 Hp1/Hp2, 10 Hp2/Hp2. Ces fréquences sont elles compatibles,
dans des limites statistiquement acceptables, avec celles qu'on attendrait dans une population de Hardy-
Weinberg ? (utilisez le tableau ci-dessous pour Justifier votre réponse).

6
Exercice 15 :

La variation de la couleur du plumage chez un oiseau de lux est sous le contrôle d'un seul locus. Le
phénotype [frisé] est dû à l'hétérozygotie MNMF à ce locus. Un homozygote MFMF a un phénotype
[crépu], un MNMN a un plumage [normal]. Sur un échantillon de 1000 individus, on a trouvé 800 frisés,
150 normaux et 50 crépus. La population est-elle à l’équilibre de HW pour ce gène* ?

Exercice 16 :

Dans une population d'invertébrés marins, la phosphatase acide présente trois allèles A1, A2 et A3. Les
proportions des cinq phénotypes observés sont de 25 A1A1, 106 A2A2, 113 A1A2, 9 A1A3 et 15 A2A3.
Cette population est-elle à l’équilibre de HW *?

* Au besoin justifier vos réponses par un test statistique

Exercice 17 :

Le pelage du Lapin est gouverné par une série d’allèles multiples à dominance hiérarchique C
entièrement colorée, Ch pelage himalayen dont seules les extrémités froids sont colorées et c albinos dont
les fréquences alléliques sont p+q+r=1.
Dans une population de 200 individus, 168 présentent le phénotype C coloré soit une fréquence de
0.84, 30 ont une fréquence de 0.15 et 2 le phénotype albinos soit 0.01.
1- Quelles seront les fréquences des génotypes dans le cas de croisement panmictiques ?
2- Calculer la fréquence des allèles C, ch et c:
3- Vérifier si la population est en équilibre.

Exercice 18 :

Calculer le taux d’hétérozygotie pour un locus diallélique Aa aux fréquences A=0.6, a=0.4.

Exercice 19 :

Le Lapins de garenne Oryctolagus cuniculus possèdes un gène Y qui favorise la dégradation des pigments
jaunes (xanthophylles) présents dans la végétation qu’ils consomment.
Les animaux accumulent alors une graisse blanche. L’allèle Y est dominant dans les populations mais
certains animaux disposent de l’allèle récessif y qui à l’état homozygote ne permet pas la dégradation du
pigment. Les masses adipeuses sont alors de couleur jaunâtre. Une étude menée sur 200 Lapins de
garenne montre que 38 individus possèdent une graisse jaune. Estimer quelle serait la fréquence des
hétérozygotes si la population était en équilibre de Hardy-weinberg.

7
Exercice 20 :

Des daphnies (Daphnia cucullata) collectées dans un lac du Vermont, aux Etats-Unis, ont été étudiées
pour leur génotype au locus d’une enzyme, la phosphoglucomutase. Deux allèles A1 et A2 ont été
détectés et les génotypes se répartissaient de la façon suivante :
Génotypes A1A1 A1A2 A2A2
Effectifs observés 38 91 62
La structure génétique d’une population de coléoptères troglodytes (Speonomus) du Cloutet, dans les
Pyrénées, a été étudiée pour le locus de la leucine aminopeptidase. Deux allèles (B1 et B2) étaient
présents et la population était structurée de la facon suivante :
Génotypes B1 B1 B1 B2 B2 B2
Effectifs observés 112 34 28
Dans ces deux exemples, tester si l’hypothèse d’un régime de reproduction panmictique est acceptable.
Exercice 21 :

Une population est analysée à un locus particulier. Elle présente la composition suivante :
Génotypes AA Aa aa
Fréquences D0 H0 R0

Cette population est d’effectif illimité et ne fait particulier d’aucune pression évolutive. Comment
évoluent les fréquences alléliques d’une part et les fréquences génotypiques d’autre part si le régime de
reproduction de cette population est :
La panmixie
L’autogamie
Un régime mixte : chaque individu est autogame, sauf pour une proportion t de ses gamètes, qui se
reproduisent en panmixie.
Dans le dernier cas, exprimer Hn, fréqeunce des hétérozygotes à la génération n en fonction de Hn-1 et
chercher la fréquence d’équilibre He. Quelle est à l’équilibre, l valeur de l’indice de fixation F ?
Exercice 22 :
Chez la drosophile, la forme des yeux est contrôlée par un locus polymorphe à deux allèles codominants
A et B, situés sur le chromosome X. Le caractère "Bar" est gouverné par l'allèle B et l'hétérozygote
présente un oeil "réniforme". Une population est constituée de :
748 ♀ [oeil normal]
452 ♀ [oeil réniforme]
104 ♀ [oeil bar]
983 ♂ [oeil normal]
301 ♂ [oeil bar]
Calculer les fréquences de B a) parmi les femelles b) parmi les mâles c) dans l'ensemble de la
population.
Exercice 23 :
Les poids des toisons non dessuintées, provenant d’un échantillon aléatoire extrait d’une population de
moutons, concernent d’une part les moyennes des deux parents (X), d’autre part les descendants (Y). Les
poids sont donnés en livres anglais.
X 11.8 8.4 9.5 10 10.9 7.6 10.8 8.5 11.8 10.5
Y 7.7 5.7 5.8 7.2 7.3 5.4 7.2 5.6 8.4 7

1/. Définir l’héritabilité et citer les méthodes utilisées pour l’estimer.

2/. Calculer l’héritabilité du poids des toisons. Quelle est votre conclusion ?