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[Recueil.

Calendriers illustrés]

Source gallica.bnf.fr / CNAM


[Recueil. Calendriers illustrés]. 1900.

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Saint Étienne (Loire)-
-
Maniifrance
-
ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE
Saint - Etienne
d'Armes de Saint^tleme, ma|>
Avoir soin de ne jamais adresser les lettres à l.I Manufacture
Me°"ieurè les Directeurs de la Manufacture FRANÇAISE d'Armes de 8alnt-EtieDD8 SANS
OUBLIER LE MOT FRANÇAISE. l .a dénomination Manufacture d Armes étant abso ument
11

fnonvme etSppl^quantPlus petits fabricants d'armes^lettres .J«ste^uvent


être distribuées et tombent .iti rebut de
;
pIns J;¡Manufacture Française dArm S étant gètte
par plusieurs Directeurs, les adresses des lettres ne doivent porter aucun nom

POUR LES VELOCIPEDES & ACCESSOIRES


ADRESSE POSTALE :
Monsieur /'Ingénieur - Directeur de la Société l HIRONDELLE
Saint-Êtienne (Loire).
ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE :
Hirondelle. —
Saint-Etienne.
POUR LES ARTICLES DE PÊCHE
ADRESSE POSTALE :
Monsieur l'Administrateur de la PÊCHE F RANÇAISE
Saint-Etienne (Loire).
ADRESSE TÉLÉGRAPHIQUE:
Pêche Française. — Saint-Etienne.

Au cas où l'on nous commande à la fois des Armes, des Articles


de Chasse, de Pêche et de Vélocipèdes, s'adresser à
MM. les Directeurs de la
.JY{ANuF-ACTUF\E fR)'\NÇAISZ D'JARMES A ^SAINT-JCTIENNE (Loire)

Il MANUFACTURE FRANÇAISE
Le présent TARIF ALBUM GÉNÉRAL de la
|S|
Ml D ARMES DE SAINT-ETIENNE de la SOCIETE L'HIRONDELLE jp|
Kl et de la PECHE FRANÇAISE, comprenant 65o pages, plus de 3.000 g>j
P» gravures, un grand nombre de planches en couleurs, contenant une foule de |Et|
renseignements de toutes sortes, utiles aux Chasseurs, Pêcheurs, Vélocipë- ||g| ^

!§g| distes, Touristes, Sportsmen,. etc., la description de toutes les nouveautés enl
Mit Armes, Vélocipèdes, Accessoires de Chasse et de Vélocipèdes, Articles de Pêche-, de ShTj
0
|[H Voyage, -de. Sports, etc. est.envoyé franco contre fr. 30 .en timbres-poste;
'
fclj le demander à
m
r

MM. les Directeurs de la MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES DE


SAINT-ÉTIENNE (Loue).
il
JMÈ

lit Contre 1 fr. 50 en timbres-poste ou mandat, nous envoyons franco §|g


|pj l'EDITION DE LUXE de cet Album, magnifique volume pesant jsgj
gj|Jî 750 grammes, imprimé sur beau papier glacé et richement relié. |||)j
VISITE DU PRÉSIDENT DE tfl RÉPUBLIQUE
A SAINT-ÉTIENNË
-

Tous les journaux ont fait connaître, partout en France, les détails de la réception
grandiose qui a été faite à M. le Président de la République les 29 et 30 mai 1898, par notre
industrieuse cité.
Cette visite, au cours de laquelle M. le Président de la République inaugura le monument
élevé à la mémoire des combattants de 1870 ainsi que le nouvel hôpital, donna lieu à des fêtes
merveilleuses dont chacun gardera un impérissable souvenir.
Ces fètes inoubliables furent couronnées par le grand banquet de 55° couverts qui eut lieu
dans le grand hall de la. MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES.
Offert par le commerce et l'industrie, et cela dans une ville essentiellementindustrielle,
un tel banquet ne pouvait avoir lieu que dans une usine, mais une usine ne pouvait être
vraiment digne de l'honneur de recevoir le chef de l'Etat qu'à la condition d'être un
modèle accompli de l'usine moderne, d'être situé dans le plus beau quartier de la ville,
d'avoir une entrée et une façade monumentales, de renfermer une salle immense et
suffisamment déoorative pour pouvoir être transformée en salle de banquet et enfin d'être
dotée d'une installation intérieure mécanique et commerciale représentant le dernier mot
de tous les perfectionnements.
Une seule usine, LA MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES, répondait admira-
blement — et même au-delà — à toutes ces conditions ; aussi fut-elle unanimement choisie
par la Cbambre de Commerce et l'Union des chambres syndicales qui étaient, en outre,
persuadées que M. le Président serait vivement intéressé par la vue d'un établissement
aussi merveilleusement installé.
Long de 120 mètres et mesurant 25 mètres de large sur une hauteur de 15 mètres,
le grand hall de la MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES formait une salle grandiose
aussi rien n'a-t-il été plus facile que d'y installer à l'aise les 55° couverts dudit banquet.;
Inutile d'ajouter que la décoration était splendide ; quant à l'éclairage, dire qu'il était Ka giorno»
est une expression absolument insuffisante, car il y faisait beaucoup plus clair qu'en plein jour ;
100 lampes à arc et plus d'un millier de lampes à incandescence versaient des torrents de
lumière et éblouissaient littéralement les convives.
L'aspect de la salle était absolument féérique !
La table d'honneur à elle seule contenait 70 couverts ; à la droite de M. le Président
de la République avaient pris place : MM. de Montgolfier, directeur des Forges et Aciéries
de la Marine, l'amiral Besnard, ministre de la Marine, le général Zédé, Gouverneur de
Lyon, le colonel Bugnet, le chef de cabinet du Ministre de la Guerre, Mollard,
directeur-adjoint du protocole, etc ; à sa gauche, MM. le général Billot, ministre de la
Guerre le général Mouton, Grimanelli préfet de la Loire, le général Ha<mon le
général , Frayssineau, le colonel Sesset-Schneider,.
, ,
etc. ; en face de M. le Président : le général
Jacquemin, commandant le 13" corps d'armée, entouré de MM. Rivaud préfet du
Rhône, Chavanon, maire de Saint-Etienne, Jouffray, chef d'escadron, Tauzin, , directeur de
l'Ecole des Mines, Noblemaire, directeur de la Compagnie P.-L.-M., Boucher, ministre du
-Commerce, le général Gras, etc., etc.
Enfin 18 tables correctement alignées sur 3 rangs, aux deux extrémités de la table
d'honneur, comprenant 480 couverts comportant, groupés par industries tout ce que
Saint-Etienne et la région comptent de notabilités soit dans l'industrie',, soit dans le
commerce.
Pendant toute la durée du banquet, l'excellente musique du 16e de ligne a joue d'une façon
ravissante les plus jolis morceaux qui se puissent imaginer.
Après le banquet, M. de Montgolfier, président de la Chambre de Commerce et directeur
ft Aciéries de la Marine, prononça un discours plein de verve, de finesse et de
cordialité,;i* puis saisissant spirituellement par les cheveux la Saint-Félix qui trouvait tomber
justement ce jour-la, il en profita avec beaucoup. d'à propos pour souhaiterseune bonne fête
Président de la République. au
Pendant le banquet, Monsieur le Président de la République daigna faire appeler à
plusieurs reprises M. Miniard, l'un des directeurs de la MANUFACTURE FRANÇAISE
D ARMES, pour se faire donner des explications sur le fonctionnement de. l'établissement,
production, le nombre d 'ouvriers, etc. Le banquet terminé; M. Félix Faure sa
passa dans son
salon de réception et se fit présenter MM. Mimar-d et Blachon, les deux directeurs, qu'il félicita
:aT, il manifesta la satisfaction qu'il avait éprouvée en voyant une aussi belle
installation. # -
De ces belles journées, en plus d'ineffaçables souvenirs il
restera plus d'union
encore poui les intérêts supérieurs de notre cité et plus d'élan pour le labeur intelligent
,
^ la prospérité de^ nos industries. M. Félix Faure nous a apporté des encouragements
France....
precieux. Tout ^Saint-Etienne l'en. remercie. Il a bien servi une fois de plus la République et
la
SOUVENIR
DU

BANQUET OFFERT AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

A LA MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES DE SA!XT-ET!EXXE


LE FAISAN VÉNÉRÉ
Les variétés de faisans sont fort nombreuses et cette famille compte parmi les siens des,
oiseaux habillés des plus riches couleurs.
Quelques-uns semblent sortis de la cervelle hallucinée d'un artiste japonais, comme le lady
amherst, d'autres, comme le faisan doré semblent descendre d'un paravent brodé où il étalait sa
longue queue, dorée, au bord d'étangs limpides où glissent les canards à éventails.
Malheureusement, tous ne sont pas oiseaux de chasse, du moins en Europe. En tout cas,
le faisan commun est presque le seul que l'on ait chance de rencontrer dans les chasses gardées...
et bien gardées.
Je n'ai pas.souvenance d'avoir vu, à l'état libre et même d'avoir entendu dire que le faisan
vénéré fut élevé pour la chasse.
Jusqu'à présent, ce bel oiseau s'est contenté de faire le plus bel ornement de nos faisanderies,
où il traine très majestueusement sa longue queue à reflets dorés.
Le faisan vénéré est un faisan à queue plate, comme l'argenté, et chez les sujets de belle
venue, la taille dépasse celle de ce dernier. C'est le plus grand de cette famille.
Son plumage bien qu'il ne soit pas très varié est d'une teinte générale fauve doré fort plaisante
à l'œil, seule sa tête revèt d'autres couleurs.
Le dessus en est blanc; des narines, entourant les yeux et faisant le tour de la tète s'étend un
large cercle noir qui s'amincit sur l'arrière. Il est suivi lui-même d'un vaste collier qui descend
jusqu'au jabot.
A ce collier font suite des plumes jaunes, arrondies et maillées de noir. Tout le dessus du
corps est garni de plumes semblables et de même teinte, mais celles du manteau sont plus grandes
et maillées d'un cercle plus accentué. Celles qui recouvrent les ailes sont blanches, toujours maillées
de noir et ornées en leur milieu d'une forte nervure noire.
Les plumes du plastron et de tout le dessous sont bordées de marron, toujours sur fond
jaune avec une marque intérieure de couleur plus claire, c'est une teinte d'un joli jaune orangé.
La queue du faisan vénéré est fort longue, elle atteint de 1m2') à 1m')0. Elle est formée de
plumes très raides, jaunes sur les bords, blanches sur le" milieu et dans toute leur longueur. Cette
partie blanche est sillonnée de fortes marques noires disposées en accents circonflexes. Les pattes
,
sont jaunâtres.
Le faisan vénéré est un oiseau triste, il n'est pas très sociable, il se plait dans la solitude où
rien ne vient le troubler dans ses méditations, quand il se promène gravement et lentement sous
une futaie ou qu'il demeure tranquillement rêveur sur une branche.
C'est un oiseau d'une grande vigueur, il est très résistant et s'élève facilement, il ferait un
excellent oiseau de chasse car il se reproduit très bien et craint peu les intempéries. De plus, sa
chair est excellente.
Nous avons vu que son plumage et sa taille en font un bel oiseau. On aurait toutes sortes de
misons d'essayer son élevage. 11 est certain qu'il réuissirait pour les raisons que nous avons dites.
Les chasseurs le mettraient sans arrière-pensée dans leur carnier. Certes ils auraient quelques
hésitations à prendre dans la gueule de leur chien un faisan doré ou argenté, ces oiseaux leur
sembleraient toujours échappés d'une cage, mais le.faisan vénéré parait plus rustiquè, son plumage
est chatoyant et riche, mais il est uniforme, il ne porte pas de couleurs éclatantes, il aurait donc
piesque l'air d'un gibier naturel.
j.-Ii. S
ÉTUDE COMPLETE
.

SUR LES

Poudres pyroxylées
DITES

SANS FUMÉE
SUIVIE DE

Renseignements Généraux
DÉDIÉS

AUX CHASSEURS
Les poudres pyroxylées ne font pas de Camée.
Les puudres pyroxylées augmentent la pénétration.
Les poudres pyroxylées ne donnent pas de recul.

LES POUDRES PYROXYLÉES 2

LA NOUVELLE POUDRE T 1

On a pu voir, dans nos précédents albums, quelle a été l'origine de nos


poudres pyroxylées et comment, sur 1, s réclamations des grands tireurs
et particulièrement des habitués des tirs aux pigeons, des variétés répondant
aux exigences des différents tirs ont été successivement créées et
perfectionnées.
Depuis 1881, le service des Poudres et Salpêtres, a été constamment
sur la brèche, opposant victorieusement aux meilleurs types de nuudrc^
étrangères, des types nouveaux, encore mieux réussis. L'armurerie indus-
trielle française a d'ailleurs très efficacement contribué aux progrès réalisés
dans cette voie, en créant, de son côté, un type de fusil extraordinairement
résistant, sans lequel il n'eût pas été possible d'utiliser pleinement, et
avec toutes garanties de sécurité pour le chasseur, l'énorme pwssaD.CILdes..
nouveaux explosifs.
Aussi, dorénavant, certains que le terrain ne manquerait .pas sons leurs
pieds, nos ingénieurs n'ont-ils pas hésité à proposer l'emploi, pour la
chasse, d'une nouvelle poudre, qui nous semhle très proche parente de
notre poudre de guerre des cartouches Lebel. Elle a été. mise en
vente au prix de 32 fr. le kilo pour les grosses boîtes de 0 k. 500, 1 et 2 kilos,
et de 32 fr. 50 pour les petites boîtes de 100 et 200 grammes, par une loi du
29 décembre 1899, sous la désignation de poudre T, et dans la série des
diverses poudres de chasse étrangères, elle se substituera avantageusement
à la poudre Rottveil.
La nouvelle poudre T, spécialement adaptée aux armes à éjecteurs,
-est originale de toutes façons. D'abord elle est composée, exclusivement de
coton-poudre pur, ce qui la différencie de tous nos autres types de pyroxy-
lées, qui contiennent au moins deux composants. Elle s'en distingue aussi
très nettement au seul aspect. C'est une poudre, non plus grenée, .mais
lamellaire, découpée en petits fragments carrés et plombagines, d'une
excessive légèreté. En laissez-vous par mègarde tomber une charge sur le
parquet, il est inutile que vous cherchiez à la recueillir: elle s'est évanouie
plus subtilement qu'une vapeur, ou plutôt, elle s'est répandue dans tous les
coins de la pièce : curieux détail, dont les chasseurs feront bien de se
souvenir lorsqu'ils chargeront leurs cartouches.
Au point de vue des qualités diverses que l'on est maintenant en droit
d'exiger des poudres pyroxylées, la poudre T promet beaucoup. Elle
ne produit pas de fumée appréciable et ne laisse accidentellement comme
résidus, que quelques grains non comburés. Sous oes deux rapports, elle se
comporte mieux encore que les poudres M et R. Autant qu'on peut en
juger d'après une expérience encore peu prolongée, elle n'exercerait aucune
aétion chimique sur les.canons et elle paraît être la moins hygrométrique
de toutes les poudres pyroxylées.
Comme recul, elle accuse une petite diminution en rapport avec la dimi-
nution de la chargé nécessaire pour produire une vitesse déterminée.
L'avantagé est surtout appréciable dans les petits calibres;notamment dans
le calibre 20.'n l'est encore plus sous le rapport delà diminution de pression,
ce qui ne manquera pas de réjouir les amateurs de fusils de petits calibres.
Jusqu'ici, en effet, ces amateurs avaient été presque forcés de renoncer à
employer les poudres pyroxylées dans leur fusil favori, à cause de l'aug-
mentation dè pression — beaucoup plus considérable qu'avec les poudres
noires — que déterminait la réduction de calibre. Cet inconvénient disparait
avec la poudre T et nous pouvons même ajouter qu'il est maintenant très
atténué avec les poudres pyroxylées français*es. Les améliorations constam-
ment apportées dans leur fabrication ont, en effet, permis d'abaisser les
pressions, sans nuire aux vitesses et d'étendre ainsi les limites de leur
emploi, tout en le rendant plus sûr. Tous nos remerciements aux services
des Poudres et Salpêtres.
Enflammée à l'air libre, sur un morceau de papier, la poudre T brûle
plus lentement que les autres poudres pyroxylées, mais elle ne laisse pas
d'autres résidus qu'une trace de roussi. Gomme les autres types de cette
catégorie de poudres, elle rie produit tous ses effets qu'en cartouches dans
un canon de fusil et par l'excitation d'une amorce énergique. Au sujet de la
poudre T, le Service des Poudres et Salpêtres a formulé, lors des
premiers essaie, la- recommandation suivante que nous reproduisons
textuellement :
« Il est essentiel, pour obtenir de cette poudre des
résultats
réguliers, de ne pas la comprimer en faisant les cartouches. »
La même recommandation a déjà été faite pour les autres poudres
pyroxylées. Toutefois, nous avons remarqué, qu'avec ces dernières poudres
qui sont grenéeset peu sujettes à s'agglomérer,'tant qu'on ne les écrase pas,
un léger tassage n'est pas nuisible. Avec la nouvelle poudre T, et à cause
de sa disposition en lamelles, nous estimons qu'il faut s'en tenir rigoureu-
sement à la prescription ci-dessus rappelée, et n'appuyer que très
légèrement sur le bourroir, ce qui ne dispensera pas de bien sertir la
cartouche.
La forme de cette poudre rendra plus délicat l'emploi des machines pour
la- fabrication descartouches, machines qui fonctionnent fort bien avec les
poudres grenées. Pour être assuré d'une parfaite régularité de dosage et
dé compression, il sera préférable de fabriquer les cartouches à la main,
ce qui en augmentera un peu le prix de revient pour ceux qui les achètent
toutes faites.
Voici les indications officielles que fournit l'Administration sur la
nouvell poudre T.
POUDRES ET SALPÊTRES

Poudre de Chasse Pyroxylée T


(Inslruction pour les consommateurs)

La poudre de chasse pyroxylée T, spécialement adaptée au tir des armes à éjecteurs,


convient aux trois calibres 12, 16 et 20.
Les tableaux suivants indiquent les conditions de tir normales et les résuHats
obtenus : x

CALIBRE 12 CALIBRE 16 CALIBRE 20

Poudre Plomb Vitesses Pressions Foudre Plant Tllfssw Prmien, Pendre Plomb Vitesses Preuiens
1

t fSQt1 263m 30711 ( 251r


\
255'" 315k ( 241' 218™ 439*
2«r40 < lg'80 dT40 î
(.36»' 250™ 353k ( 30f 248'" 395" ( 2W 242* 493"

( 30r 275" 338k ( 25,.. 270. 391k ( 2iv 267. 516k


2,..00 ] 2,rQO ] 11"60 ]
( 369@ 2ü8m 388k ( 309, 263- 449k ( 28rr 261m 579"

Le mode de confection des cartouches qui donne les meilleurs résultats consiste à
placer sur la poudre une rondelle imperméable, puis une bourre grasse, plate, épaisse,
moyennement élastique, une bourre ordinaire en feutre sec et, sur la charge de plomb,
une simple rondelle de carton ; pour compléter le remplissage de la douille, si cela est
nécessaire, on peut ajouter sur la première bourre en feutre sec, une deuxième bourre
de même nature ; on pratique ensuite un bon sertissage.
Il est expressément recommandé de ne pas comprimer la poudre au fond de la
cartouche ; le plomb ordinaire est préférable au plomb durci qui donne une dispersion
moins régulière.
Pour obtenir de bons résultats avec les poudres pyroxylées, il faut
employer des douilles à amorce renforcée de bonne qualité ; les effets d'une
même poudre varient, non seulement avec le mode de confection des
cartouches, mais aussi a*vec la qualité des amorces.

LA POUDRE B N
Dans le but de compléter les dispositions prises pour accrottre les moyens d'action
des chasseurs, et leur assurer tous les avantages qu'on peut attendre d'une adaptation
judicieuse des diverses poudres pyroxylées aux diverses armes et aux divers genres de
chasse, il a été décidé eu avril 1900, que la poudre de guorre BN, à fusil, qui est aussi,
en fait, une poudre pyroxylée, serait livrée à la consommation intérieure au*prix de la
poudre pyroxylée T. (Voir plus haut l'indication de ce prix.)
La poudrerie de Sevran-Livry sera seulp chargée de subvenir aux demandes de
poudre BN.
Déjà en février 1900, le monopole a été autorisé à fournir pour la consommation des
chasseurs, sur demande spéciale, et au tarif de la poudre de chasse ordinaire, les
poudres de guerre noires à fusil, ancien et nouveau type, auxquelles certains consom-
mateurs do-nnent la préférence pour le tir à balles et le tir à fortes charges de plomb.
La décision relative à la poudre B N vient donc parfaire un ensemble de mesure.
concertées dans l'intérêt des chasseurs et dont ils ne peuvent que se montrer
satisfaits.
La poudre B N trouvera son emploi dans certains fusils et carabines de petit
calibre, utilisés pour la chasse aux fauves.
A l'appréciation des grands chasseurs et explorateurs qui ont fait des expériences
comparatives, aucun des types de poudre de chasse actuellement mis en vente, ne
donnerait dans leurs armes d'aussi bons résultats que les poudres sans fumée du
type B N, qui sont déjà fabriquées depuis longtemps par le Service des Poudres et
Salpêtres, soit pour l'exportation, soit pour les fabricants de matériel de guerre. -
Bien que la poudre B N paraisse devoir être surtout recherchée par une clientèle
spéciale, il va sans dire que le simple chasseur de sangliers pourra en faire l'essai, s'il
possède des armes rayées de petit calibre.
De même que les poudres de guerre noires — qui ne rentrent pas dans les catégories
réglementaires des poudres de chasse — la poudre B N ne pourra être livrée que sur
demande spéciale et après autorisation de l'Administration supérieure.

LES FUSILS SPÉCIAUX POUR POUDRE PYROXYLÉE


Beaucoup de chasseurs sont encore tentés d'employer. les poudres pyroxylées dans
leurs fusi!s ordinaires. Ils ont remarqué dans les tableaux de pressions qui ont été
publiés qu'à égalité de vitesse les pressions des poudres pyroxylées restent souvent
au-dessous de celles des poudres noires et ils se croient dès lors à l'abri d'accidents en
ne tirant que des charges ordinaires.
Une trop grande confiance en cette indication pouvant devenir dangereuse pour les
chasseurs comme pour leurs armes, nous croyons utile de rappeler que le régime
des pressions des poudres pyroxylées différe notablement de celui des poudres
noires, et que c'est précisément cette différence de régime qui a nécessité la création
de fusils spéciaux, comportant un renforcement considérable de la bascule et des
canons.
D'une série d'expériences, faites avec le vélocimètre Sébert, il est ressorti qu'avec les
poudres noires, le maximum de pression se produit de 6 à 1 dix-millièmes de seconde
après que les plombs ont commencé à se mettre en mouvement, et de 14 à 15 dût-
millièmes de seconde en moyenne avec les poudres pyroxyléees. Au moment de ces
maxima, les plombs ont avancé de 1 à 2 centimètres avec les poudres noires et en
moyenne de 6 centimètres pour les poudres pyroxylées. On a constaté aussi, que la
pression tombe extrêmement vite, avec les poudres noires et moins vite
avec les poudres pyroxylées.
Ainsi donc, avec les poudres noires, la poussée est extrêmement brusque et,
agissant comme un choc, elle n'a pour ainsi dire pas le temps de faire fléchir la
bascule, de sorte qu'une bascule ordinaire et uu simple verrou peuvent résister
longtemps, sans prendre de jeu. D'autre part, le gros effort, qui ne dure qu 'un temps
infiniment court, se produit en un endroit du tube qui est toujours naturellement
t&nforcé dans ce genre de canons.
Avec les poudres pyroxylées, au contraire, la poussée, moitié moins brusque,
effort se produit
a tout le temps d'imprimer une flexion à la bascule et son plus grand
à un endroit où l'épaisseur du tube commence à se réduire, uu moins dans les canons
ordinaires, à 6 centimètres environ du tonnerre, avons-nous dit plus haut. Mais ce
îi^est là qu'une moyenne, et, comme les poudres pyroxylées, malgré les perfectionne-
ments apportés dans la fabrication, n'ont pas encore la régularité de combustion pour
ainsi dire mathématique des poudres noires, que d'ailleurs, les pressions qu'elles g
développent sont plus soutenues et aboutissent à un effort d'ensemble plus énergique, |
il est nécessaire de se ménager dans les canons une plus grande, marge de j
résistance. Enfin les gaz à haute pression et il température très élevée d,'s poudres _î

pyroxylées, plus longtemps en contact avec le métal, le mordeut aussi plus .facilement, f;

Les canons de damas ont sans doute une grande force de résistance, mais leur
contexture est fibreuse et relativement tendre et, par le fait que leur pâte conserve une
certaine plasticité, ils cèdent le pas aux canons d'acier lorsqu'il s'agit de tirer des
poudres développant de hautes températures et des pressions soutenues susceptibles
de marteler et d'affouiller à la longue les métaux tendres.
L'acier était seul capable de faire face aux exigences nouvelles, résultant de
Iiemploi des poudres pyroxylées. Profitant des progrès surprenants que l'art de la
guerre a fait faire à la fabrication de l'acier, de l'expérience acquise, la Manufacture
Française d'armes de Saint-Etienne, avec le concours d'un de nos grands
établissements métallurgiques de la Loire, est arrivée à créer un acier spécial, dit,
" Acier Hercule " pour canon de fusil de chasse, qui n'a plus rien de la pâte aigre
.

des canons lancés parles premiers inventeurs.


Ses nouveaux canons ont de l'élasticité, un minimum de légèreté, en même temps
qu'une résistance vraiment extraordinaire. Construits dans le type court, ils font.
bénéficier le fusil auquel ils s'adaptent d'une diminution notable de son moment
d'inertie, diminution qui facilite singulièrement la manœuvre de l'arme dans les
mouvements rapides qu'exige le tir du gibier.
Un exercice bien simple fera ressortir l'importance de ce bénéfice beaucoup mieux
qu'uae explication de mécanique pure, assez difficile à rendre compréhensible dans la
circonstance.
Avec deux bâtons de même poids, l'un ayant par exemple lm50 de long et l'autre
moitié moins, essayez de faire quelques-unes des passes classiques des. maîtres de
canne et vous verrez combien plus rapidement et plus sûrement vous exéeuterez les
mouvementé avec le bàton court. La différence sera immense; elle serait encore
considérable s'il n'y avait qu'un écart de 20 à 30 centimètres entre la longueur des deux
.bâtons.
Le raccourcissement du canon — avec cette circonstance, très favorable à la
diminution du moment d'inertie, que le métal des 15 à 20 centimètres enlevés à
l'extrémité du tube sera reporté principalement vérs la culasse — produira les mêmes
résultats.
C'est ce qui fait qu'avec un 12 court, on suit le gibier dans tous ses écarts avec plus
de facilité qu'en se servant d'un 16 ordinaire. Beaucoup de chasseurs, assez robustes
pour porter un 12 toute la journée, regrettaient vivement de ne pouvoir s'en servir en
- toute occasion, — parce qu'ils trouvaient que les fusils de ce calibre montés en long
tube; et certainement merveilleux pour rouler un lièvre en plaine — n'obéissaient plus
avee assez de prestesse au mouvement comme à l'arrêt du bras lorsqu'il s'agissait de
vietimer un lapin au déboulé, ou une bécassine au milieu, de ses zigzags. Ces
chasseurs seront ravis que la difficulté ait pu être tournée aussi avantageusement.
Quand aux rejetons d'Hercule, qui étaient déjà parvenus à maîtriser le 12 dans les
coups les plus difficiles, ils songent maintenant au 1Q
1 e
Indépendamment de la facilité de manœuvre, les canons courts et renforcés tirant les
poudres pyroxylées procurent un autre avantage qui n'est pas moins apprécié des
chasseurs. Comparés aux canons ordinaires, tirant les poudres noires, ils donnentm..oios
de recul pour une même vitesse imprimée à une même charge de plombs ; le gain sur
le reeul -est d'environ 1/5, et c'est cette. marge qui permet de réaliser dans les fusils
spéciaux des augmentations de vitesse importantes.
Ceux -de nos lecteurs qui suivent les études sur le fusil, publiées dans le Chasseur
Français, savent que les limites du recul supportable sont de 4 kilogrammètres pour ^

les chasseurs de constitution moyenne et de 5 kilogrammètres pour les chasseurs


robustes et exercés. Or, avec la poudre noire forte, n" 2 par exemple, le chasseur moyeu
tirant la charge normale de 36 gr. de plombs, en calibre 12, était obligé, sous peine de
s'exposer à un recul pénible, de s'arrêter à 255 mètres de vitesse à 15 mètres, soit à 5 gr. 4
de poudre, et s'il recherchait plutôt la vitesse en ramenant sa charge de plombs à 31 gr.
il était, encore forcé- de s'en tenir, au plus, à 270 mètres de vitesse à 15 mètres et à
5 gr 4 de poudre.
Avec- la poudre T, le même chasseur pourra, tout en restant dan-s la limite, admissible
de 4 kiiogra^imètres, aller jusqu'à 270 mètres de vitesse à 15 mètres (au lieu de 255)
avec 36 gr. de plomb et seulement 2 gr. 6 de poudre ; et jusqu'à 300 mètres (au lieu
de 270) avec 30 gr, de plomb et 2 gr. 8 de poudre.
Le chasseur robuste gagnera encore davantage sur les vitesses; il arrivera sans doute
jusqu'à 310 mètres à 15 mètres, soit environ 450 motres de vitesse initiale ! !
Pour obtenir detels résultats, ils faut nécessairement des fusils, capables de rèsister
à des pressions plus fortes que lorsqu'on reste confiné à la vitesse moyenne de 260 mètres.
Il faut, de plus, recourir à des plombs spéciaux ou à certains artifices susceptibles
d'enrayer l'exagération de dispersion qui se manifeste au-delà de 285 mèkes de vitesse
à 15 mètres/principalementpar suite de la déformation des plombs.
L'emploi du plomb durci s'impose donc exclusivement aux grandes vitesses. Toutefois
le plomb simplement durci donne parfois des agglomérations de plusieurs grains et
détermine dans le canon, un frottement intense qui en provoque l'emplombage en
augmentant ta pression. On évitera ces inconvénients en faisant choix du plomb dur
nickelé..

ÉPREUVES DES ARMES AVEC LES POUDRES PYROXYLEES

Devant l'accroissement rapide de la production des fusils spéciaux pour la poudre


pyroxylée, le Banc d'épreuve de Saint-Etienne dut prendre des mesures propres à
contrôler la fabrication , -de nouvelles épreuves furent étudiées et actuellement tout
chasseur qui a souci de sa sécurité devra veiller à ce que l'arme qu'il achète porte sur
chacun de ses canons et sur sa bascule l'empreinte du poinçon de : L'arme finie
éprouvée à la poudrepyroxylée (pour les détails sur l'épreuve des armes, voir page 22).
Pour ces épreuves, l'arme doit être présentée à la commission absolument terminée
et prête à être livrée au client ; le service du Banc la tire alors avec des charges
réglementaires qui donnent un contrôle des plus sévères ; on en jugera en pensant que
'lecalibre 12, chambré à 65 millimètres, qui doit, en service courant, tirer au maximum
3 gr. 80 de poudre J n* 2 et 35 giv de plombs, est éprouvé à 5 gr. 10 de poudre J n° 2
et 35 gr. de plombs.
Si le fusil a parfaitement résisté au tir d'essai et ne présente aucun jeu à la bascule,
on le poinçonne sur chaque canon et sur la bascule des marques PS. PJ. PM. PR.
ou PT. surmontées (rune couronne selon qu'on Fa éprouvé à la poudre S, à la poudre S
à la ^poudre M-, R ou T. On refuse impitoyablement la marque si l'arme a le moindre-
ment souffert du-tir.,La poudre S, aux fortes charges, donnant les plus for tes pressions,
tous les fusils éprouvés avec cette poudre peuvent sans,inconvénients employer les
autres poudres J, M, R ou T. -
Il est également fait une- épreuve semblable des armes finies pour l'usage
de la poudre
noire exclusivement ; en ce cas les poinçons placés aux mêmes endroits consistent en
un F surmonté de la couronne. garantie pour la sécurité
La sévérité du Banc d'épreuve de Saint-Etienne est une
des tireurs, et tout chasseur qui possède une arme de provenance étrangère, même
revêtue des poinçons étrangers, serait prudent en faisant rééprouver son arm.e..par...la.
commission stéphanoise.

GROUPEMENT ET PÉNÉTRATION
AVEC LES NOUVELLES POUDRES PYROXYLÉES
#
autant
Pour faire nos expériences de groupement dans des conditions se rapprochant
possible de la pratique de la chasse nous avons pris des charges moyenne»
que
comme suit :
Poudre J n° 2 3 gr. 50

-- S
M
Go -2
-1-- 2 » 50
2 " 50


- T
il!"!".'"".!!'."'-""* 2 » 50
2 » 40

Plomb : Uniformément 35 grammes de plomh durci, au calibrage de 2 millimètre.


dixièmes, correspondant au n' 6 anglais, la charge ainsi porte environ
333 grains,
7
mètres ; plus loin sera le tableau des plombs contenus dans un cercle de
Tir à 36
76 centimètres.
Toutes ces charges ont été pesées à la balance et les cartouches très
soigneusejnent,
faites. bourra grasse
Sur la poudre, nous avons placé une rondelle de carton lustré, puis une
laine blanche première qualité, de 12 millimètres d'épaisseur et au-dessus une
en
rondelle de carton lustré, le plomb et une mince bourre grasse pour fermer.
cartouches de 65 millimètres de longueur se sont trouvéetwunsi raisonnablement
Nos
remplies, tout en laissant un espace suffisant pour un bon sertissage.
des douilles
Il a été dans tous les essais employé le même fusil calibre 12, Choke et
extra de la Manufacture française d'Armes.
GROUPEMENTS SUIVANT CHARGÉS PRÉCITÉES
J n" 2 S ne 2 M R T
179 250 312 282 279
210 247 246 3t4
239 193 150 273 -272
234 211 28C 309 276
219 243 203 276 264
220 235 ' 31u 282
-
233 263 280 264
232 : 228 306 274
,
210 248 290 274 '
204 202 246 282
.
MOYENNES >

219. 232 262.60 276 .^0 281


- •
A l'examen de ce tableau, on voit que les poudres nouvelles, surtout la T, donnent
les meilleurs groupements ; le tableau de pénétration qui fait suite donne la
puissance du coup.
Pénétration. — Nous avons employé les mêmes cartouches que précédemment.
La cible était composée d'une longue boîte à ramures dans le genre de celles où l'on
conserve les clichés photographiques ; le devant est ouvert bien entendu. On place
ainsi une série de cartons espacés d'environ 8 millimètres pour que le plomb se dégage
bien. Les cartons ont 14 centimètres et demi sur 11 centimètres et demi ; on en compte
huit dans l'épaisseur de 20 millimètres ; leur composition est de la pâte de Suède
laininée.

J n" 2 S n° 2 M R T

26 25 30 23 28
30 29 27 20 31
29 27 29 20 21)
32 30 28 28 27
26 30 29 25 29

MOYENNES
28 3/5 28 1/5 28 3/5 23 1/5 28 4/5

Ici encore, l'avantage, bien que peu important, reste à la poudre T, un léger renfor-
cement de charge pour la poudre R eut sans doute ramené sa pénétration au niveau de
celle des autres poudres.
Aux chasseurs à fixer leur choix selon qu'ils tiennent à avoir plus ou moins de
dispersion, la pénétration restant, dans tous les cas, à peu près la même.
Ce que nous recommanderons, par exemple, avec les nouvelles poudres, c'est un
sertissage très soigné; il faut, pour qu'elles donnent toute leur puissance, que le dit
sertissage offre une certaine résistance et il serait préférable d'employer une bourre un
peu plus mince que de trop remplir la cartouche. Nous avons constaté que des douilles
absolument pleines, n'ayant qu'un sertissage infime, donnaient de très mauvais
résultats faute de résistance à l'avant ; le coup de feu foire èt le tir est. déplorable. Il
ne faut pas cependant avoir un sertissage démesuré qui augmente la pression et
cause une dispersion exagérée.
à

PRESSIONS ET VITESSES
FOURNIES PAR LES POUDRES PYROXYLÉES

Le chasseur a le plus grand intérêt à connaître les vitesses et les pressions que
peuvent fournir les poudres dans une assez large limite autour des charges
normales.
Avec cette notion, il peut sans tâtonnement et sans compromettre sa sécurité modi-
fier le dosage de ses cartouches, s'il le juge utile pour répondre à certaines exigences de
la chasse ou de l'arme qu'il emploie ; il peut prévoir quel sera l'effet meurtrier des
plombs et même dans une certaine mesure quel sera leur groupement.
La connaissance des vitesses et des pressions est particulièrementimportante avec les •'
poudres pyroxylées, pour lesquelles une variation de quelques décigramines peut
entraîner des écarts considérables dans ces deux éléments essentiels du tir.
Le tableau ci-après, dressé par charges échelonnées depuis les plus faibles jus-
qu'aux plus élevées et dont tous les chiffres out été contrôlés par un rapprochggïent
avec les résultats des plus récentes expériences officielles, présente tous les rensei-
gnements dout les amateurs peuvent avoir besoin pour leurs combinaisons ou simple-
ment pour se rendre compte de l'effort qu'ils imposent à leur arme.
Les indications qu'il contient se rapportent i des conditions ordinaires de charge-
ment et de tir et à des températures moyennes.
Si l'on opérait dans des conditions différentes, il pourrait se produire quelques varia-
tions dans les pressions et les vitesses. Rappelons les principales :
BOURRE EN CIRE : augmentation d'environ 70 kilogs sur les pressions et de
20 à 30 mètres slir les vitesses.
BOURRE EN FEUTRE SEC placée sur le plomb : augmentation de pression Je.
80 kilogs et augmentation irrégulière des vitesses jusqu'à 20 ou 30 mètres.
PLOMB DURCI. Plus de frottement et d'emplombage qu'avec le plomb ordinaire;'
augmentation de 70 à 80 kilogs sur les pressions.et de quelques mètres seulement sur
lès vitesses.
SERTISSAGE nul ou insuffisant : pressions et vitesses très irrégulières.
TEMPÉRATURE. Par un froid de 10° par rapport à une température de +30u,

l'écart des pressions peut atteindre 100 kilcgs, et même plus si le canon est échauffé,
par les rayons du soleil ; l'écart des vitesses n'est guère que de 2C à 30 mètres.
HUMIDITÉ. Une amélioration a été réalisée dans la fabrication de toutes les poudres
pyroxylées au point de vue de leur résistance aux variations hygrométriques et cette amé-
Jiocation est particulièrement sensible dans les nouvelles poudres M, R et T. Cependant,
pas plus que les autres poudres pyroxylées et que les poudres noires, elles n'échappent
à la longue aux effets de l'humidité. Pour toutes les espèces de poudres pyroxylées, il
faut s'attendre à une perte de vitesse de 15 Li 60 mètres en quelques semaines lorsqueelles
sent mal garanties contre l'air humide, mais dans les douilles à renfort métallique avec
bourre en cire ou bourre, grasse, elles conserveront tous leurs effets pendant très
longtemps.
COMPRESSION. Pour les diverses poudres pyroxylées un très léger tassage n'est pas
nuisible, mais nu tassage énergique, surtout avec la poudre T, peut élever consi-
dérablement les pressions.
LIMITES A OBSERVER. La vitesse détermine un accroissement rapide de la
dispersion lorsqu'elle outrepasse 400 mètres de vitesse initiale (285 mètres de vitesse -à
'15 mètres de la bouche). La pression ne doit pas excéder les 3/4 de celle
que les -fusils
ont supportée lors des épreuves, soit èn moyenne 550 kilogs pour lescanons ordinaires
et 700 kilogs pour les canons renforcés. Au -delà de 6 à 700 kilogs, surtout avec les
poudres vives, l'écrasement des plombs s'accentue considérablement, d'où exagération
de la dispersion et réduction de la portée efficaee.
-
') -
TABLEAU DES PRESSIONS & VITESSES
DES POUDRES PYROXYLÉES
Aux conditions de chargement et de tir suivantes : canons cylindriques de longueur
ordinaire (75 et 76 centimètres); douilles à amorces renforcées, carton mince glacé sur
la poudre, puis bourre grasse et bourre en feutre sec sous les plombs s'il y a lieu, c 'est-
à-dire si la charge de plomb n'est pas suffisante pour achever de remplir convenablement
ia cartouche ; plomb ordinaire n° 6 de Paris ; carton mince sur le plomb ; tir aux tem-
pératures moyennes.

Avec les charges de poudre et de plomb désignées ci-après :

TABLEAU DES PRESSIONS EN KILOGRAMMES


PAR CENTIMÈTRE CARRÉ
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E^TpVe^wns pour la poudre pyroxylée T sont données plus haut dans l'instruction |

aux Consommateurs. ^ 42, rue du Louvre.


- -

Dépôt à paris, Palais annexe de la Bourse de Commerce :


TABLEAU DES VITESSES EN MÈTRES
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A 15 MÈTRES DE LA BOUCHE DU CANON

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j Les vitesses pour la poudre


aux Consommateurs.
pyroxylée T sont données plus haut dans l'Instruction 1

Cestableaux, rectifiés d'après les derniers essais faits sur les poudres actuellement
en vente, donnent lieu aux remarques suivantes :
Pour une même vitesse imprimée à une même charge de plombs, les importants
écarts de pression que l'on observait à l'origine entre les différents types de poudres
pyroxylées ont beaucoup diminué. Ainsi, dans le calibre 12 qui est certainement celui
qui s accommode le mieux de toutes les espèces de poudres, ces écarts ne dépassent
pas aujourd hui 80 kilogs pour la vitesse normale de 260 à 270 mètres.^Mgjgp,
J
A part la poudre J n° 1 (qui du reste convient plutôt pour les armes d'un calibre
supérieur au 12 et pour le tir à balle), la nouvelle poudre T est la plus avantageuse
au point de vue de la pression. On a vu au tableau de groupement et de pénétration
que, sous ces deux rapports, elle donne aussi d'excellents résultats.
Ajoutons, pour mettre les chasseurs en garde contre l'engouement irréfléchi
quelques-uns manifestent pour les poudres étrangères, que toutes les poudres fran- que
çaises sont produites sous la direction d'ingénieurs de l'Etat spécialisés à cette fabri-
cation; qu'elles sont essayées en poudrerie avant d'en sortir pour la consommation et
qu'on ne livre au public que celles qui ont satisfait à des épreuves riquoureuses assurant
l'uniformité de leurs effets, qu'enfin, elles sont vendues par la Régie qui veille à ce
qu'elles soient conservées dans de bonnes conditions par les débitants et livrées sans
adultération. Les poudres françaises offrent donc des garanties qu'on ne saurait
trouver au même degré, quoi qu'on en dise, dans les poudres provenant des pays, où
comme en Angleterre par exemple, leur fabrication est absolument libre.

LES DOUILLES, LES BOURRES ET LE PLOMB


L'étude sur les poudres pyroxylées que nous venons de publier permettra aux
chasseurs de pouvoir à l'avenir employer en toute connaissance de cause ces explosifs
et profiter de tous leurs avantages. Toutefois, la poudre n'étant qu'un des éléments de
la munition des armes, nous croyons indispensable de parachever l'étude précédente
par celle des douilles, des bourres et du plomb, qui jouent également un rôle très
important dans les bons ou les mauvais résultats de tir que peut donner une arme.

LES DOUILLES
Nous serons assez brefs sur le chapitre des douilles de chasse, parce qu'une
étude complète de l'étui de la cartouche nous entraînerait en dehors des limites qui
nous sont assignées dans ce recueil.
La douille de chasse se compose de nombreux éléments tous aussi importants les
uns que les autres, qui, par leurs qualités respectives, forment un ensemble plus ou
moins parfait suivant la résistance et le bon usinage des matériaux employés.
Il existe des douilles très ordinaires, vendues à bas prix, qui se trouvent suffisantes
daus des cas spéciaux où la qualité n'est pas requise, telle la chasse à l'alouette ; pour
ces cartouches, pourvu qu'il n'y ait pas de râtés, c'est tout ce qu'il faut en demander.
Plus le gibier est clairsemé dans un pays, et partant, moins fréquemment il se ren-
contre, plus on devra rechercher la munition la meilleure, afin de ne pas laisser échapper
la bonne occasion qui se représente rarement. De même, dans des cas spéciaux, comme
daus le tir aux pigeons où des paris souvent importants sont engagés, la recherche
d'une munition supérieure est dé rigueur.
La bonne douille doit avoir un carton formé de papier de premier choix à la fois
résistant et élastique, de manière à épouser facilement les parois de la chambre du
canon et, partant, produire une bonne obturation sans se fendre. Le culot de cuivre
doit être haut pour bien protéger' l'arrière de la cartouche, l'enserrer solidement et
empêcher la séparation du tube de carton sous l'effort de l'extracteur ou de l'éjecteur.
Le renfort intérieur en tôle d'acier a le double avantage de lier intimement le culot à la
douille proprement dite et d'empêcher la cartouche d'adhérer trop fortement aux parois
de la chambre sous la pression des gaz au moment du départ du coup de feu ; enfin,
ce revêtement intérieur possède l'avantage précieux d'isoler complètement la poudre
des agents extérieurs de détérioration et en particulier de l'humidité.
L'amorçage est, lui aussi, un élément de première importance; sans être trop sen-
sible pour la sécurité du chasseur, il doit cependant détoner facilement; il est de ces
capsules qui ne partent que sous l'influence d'un choc extravagant.
Une amorce un peu large est plus avantageuse que celle dont le diamètre est minime,
parce que si le percuteur ne frappe pas absolument au centre on a moius à craindre
des ratés ; d'autre part, le métal sous une plus grande surface cède mieux à la pres-
sion du percuteur que sous un champ restreint.
Deux amorces parfaitement semblables peuvent être différemment puissantes, suivant
qu'elles ont été chargées plus ou moins en matière fulminante, les poudres pyroxylées
ne brûlent convenablement, et ne donnent tous les effets que l'on doit en attendre que
sous l'influence d'un détonateur puissant; cet amorçage spécial est en général réservé
douilles de première qualité, qui sont indispensables pour l'emploi de ces explosifs.
aux
Il va sans dire que l'amorçage renforcé reste excellent pour l'usage dr. la poudre noire.
Gomme en toutes autres choses, pour obtenir de bonnes douilles, il faut y mettEg^le
prix; le papier de chiffon substitué au papier de paille, le culot plus haut et plus épais,
le renfort métallique, le surdosage en fulminate de l'amorce, tout concourt à augmenter
la valeur de la cartouche qui- croît en raison de sa qualité.
La question de tir étant écartée, on devra de plus considérer que l'emploi de
mauvaises douilles détériore rapidement les armes ; une cartouche qui crève laisse
échapper les gaz qui refluent en arrière, crassent la chambre et s'introduisent danssi la
bascule et jusque dans le mécanisme des fusils sans chiens ; ce n'est encore rien le.
chasseur ne reçoit des éclaboussures de ces crachements qui deviennent, avec 1 usage
prolongé d'unemunition défectueuse, de plus en plus importante le canon se disjoignant
bientôt au tonnerre par suite de ces échappements inusités.
En résume, les chasseurs ont le plus grand intérêt à n'employer exclusivement
que des douilles de bonne qualité ; pour cela il est de toute nécessité qu'ils s at-
tachent aux meilleures marques de fabrique il l'exclusion de toutes douille les autres, car il
n'est pas actuellement d'article fabriqué'en plus affreuse camelote que la en carton.
Il n'était pas possible que la Manufacture Française d'armes de Saint-Etienne
pût se résoudre à soutlrir que de pareils produits servisseiit il 1 usage des armes —
irréprochables qu'elle livre et à les laisser ainsi courir le risque d'être parfis jugées à
tort comme défectueuses ; de plus, il était de rigueur pourrépoudreelle. d'être a u.. [uu de
pouvoir garantir toutes ses livraisons de douilles, atin de en toute confiance
aux nombreuses demandes qui lui sont adressées.
Dans ce Ilut, et pour qu'il ne puisse plus y avoir ni confusion ni méprise, elle a
décidé de faire fabriquer sous son contrôle direct toutes ses munitions sans exception.
Les douilles chamois, marbrées, tricolores ou en laiton que 1 on trul."Ç'a- dans Iii
partie bleue de ce tarif soul donr la propriété exclusive de la Manufacture Française
d'armes de Saint-Etienne et portent son nom sur le culot. Toutes ces douilles suut
garanties sans ratés et de qualité irréprochable pour leurs prix respectifs.
Les DOUILLES TRICOLORES sont il une qualité et d'une fabrication toutes
spéciales ; elles ont, en conséquence, été déposées conformément à la loi(t), et., bien que
d un prix très modéré, nous'les garantissons de la façon la plus absolue et les recom-
mandons tout particulièrement.
DOUILLES LAITON. — Les douilles en laiton, qui, aujourd'hui, ne coûtent pas
plus que les douilles en carton extra, sont la perfection môme: elles sont absolument
sans déperdition et peuvent resservir un qui grand nombre de fois, de plus, elles offrent un
avantage considérable pour les fusils ont un certain usage et dout le calibre
intérieur des canons s'est légèrement agrandi; leurs parois étant plus minces que
celles des cartouches en carton, elles se chargent avec des bourres d'un calibre supérieur,
c'est-à-dire d'un diamètre plus graud ; il s'ensuit que pendant le parcours de ces bourres
dans le canon, l'obturation est plus complète.
L'emploi de ces douilles, si on veut les recharger, nécessite quelques précautions.
Il faut, en rentrant de chasse, les nettoyer intérieurement et extérieurementdans de
l'eau de savon, puis les laisser sécher et-ensuite les recalibrer, mais seulement tLJiela
est nécessaire, c'est-à-dire si elles forcent trop dans le canon, ce qui arrivela.rarement.
Avant de recalibrer une douille dans la matrice fiiite à cet usage, il faut graisser
légèrement. Il n'y a plus ensuite qu'à désamorcer et à réamorcer la douille, ce qui se
fait très facilement avec une pince spéciale.
La douille en laiton ne pouvant se sertir, l'on obtient le maintien de la dernière
bourre en déprimant légèrement les bords de la douille au moyen chasseur d'un petit appareil
de tels avantages que tout
compresseur. La douille en laiton offred'ailleurs qui s'en est
servi n'en veut plus d'autres. Elle est indispensable aux voyageurs, explora-
teurs, colons, en un mot à tout chasseur exposé à ne pouvoir, àun moment donné, s&
procurer des douilles que très difficilement. -
DOUILLES ACIER. — La douille acier, qui est absolument inusable et n'a
jamais besoin d'être recalibrée, s'emploie dans certains cas particuliers où elle donne
d'excellents résultats ; elle serait la perfection même, si elle n'était un peu lourde et
d'un prix élevé.
Nota. — Pour les matrices à recalibrer, pinces à réamorcer, compresseurs, voir la
table des matières.

(1)L'énorme succès des douilles tricolores a donné naissance à des imitations de cjualités infé-
rieures ; mais seules les douilles tricolores de la Manufacture Française d'armes de Saint-
Etienne portent son nom surLe culot. -
..
LES BOURRES
Daus la confection des cartouches, le rôle de la bourre est primordial et sa qualité
un facteur important dans le résultat du coup de feu.
Ce qu'il faut demander à une bonne bourre, c'est de produire un obturation aussi
complète que possible devant les gaz de la poudre ; elle doit être assez solide pour ne
pas se déformer, sans cependant être trop dure, ce qui augmenterait la pression par sa
résistance au frottement sur les parois des canons ; une bourre trop rigide pourrait en
outre causer un gonflement à son passage dans le choke.
Les bourres quand elles sont graissées, ont l'avantage de nettoyer le canon, de glisser
mieux le long des parois et de faire une obturation plus-parfaite.
On nous objectera que nos pères tuaient parfaitement avec des. fusils à piston
1
bourrés avec de vieux journaux; nous ne sommes plus, hélas en ces temps héroïques
des chasseurs où, au mois de décembre, les perdreaux se laissaient approcher comme
en ouverture, le gibier se fait plus rare, plus sauvage et il nous faut dans ce jeu mettre
tous les atouts de notre côté ; partant, tirer tout ce que nous pouvons des progrès de

résultatquelconque..
l'industrie moderne et arriver au coup de feu qu'on pourrait qualifier de scientifique.
Nous passons sur remploi des bourres sèches, des culots bleus, etc. ; ceci n'apprendrait
rien à personne, ces anciens types de munition sont connus de tous, ils donnent un
Le premier progrès dans la bourre a été la création des bourres en feutre de laine
graissées sur les bords ; elles donnent de bons résultats, sans cependant avoir toutes
les qualités recherchées ; on constate avec elles de légères fuites de gaz sur le pourtour.
De toutes façons, il est bon de les employer protégées en dessus et en dessous par des
rondelles de carton imperméablequi empêchent autant que possible la graisse d'imbiber
la poudre et d'autre part, en haut, le plomb de s'incruster dans la bourre et de faire
bouquet au milieu du coup.
La bourre plastique, qui vint ensuite, est entièrement composée de matière grasse
recouverte dessus et dessous de petites coupeltesen carton ; son obturation approche de
la perfection et l'on obtient avec elle un relèvement de vitesse, ce qui porte à diminuer
si l'on veut la charge de poudre ; malheureusement, cette vitesse plus grande est le
résultat d'une augmentation de pression considérable qu'on peut évaluer de 70 à 80 kil :
cela tient à ce que les matières plastiques agissent comme les liquides et sont pour
ainsi dire incompressibles. Devant la poussée brusque des gaz de la poudre,, la bourre
plastique, prise entre la pression de la charge enflammée et l'inertie de la charge de
plomb, se gonfle, augmente de calibre et se bloque, en un mot, pendant l'espace de temps
nécessaire à la charge de plomb pour se mettre en mouvement; de là un brusque et
considérable pression initiale.
Depuis longtemps, ces inconvénientsavaient été observés à la Manufacture Française
d'armes de Saint-Etienné, où des recherches actives d'amélioration étaient poursuivies ;
actuellement, cette usine est à même de fournir une nouvelle bourre brevetée, dite : E M.
qui participe aux avantages de la bourre de laine et à ceux de la bourre plastique, sans
avoir les inconvénients de l'une et de l'autre.
La bourre E M se compose d'une bourre plastique mince, placée entre deux bourres
minces de feutre de laine sec ; elles sont recouvertes dessus et dessous de cartons glacés
adhérents, ce qui simplifie le chargement car il n'y a plus qu'à placer une seule-bourre
en une seule fois.
Dans le fonctionnement de cette bourre au départ du coup de feu, les bourres de
laine par leur élasticité retardent le choc initial sur le plomb, la partie plastique
n'augmente que peu à peu de diamètre, donnant progressivement son maximum de
serrage et d'obturation et par ces moyens divers, le surcroît de pression est évité, le
bourre est aussi obturatrice que la
coup de bélier du départ étant supprimé. Cette centrale
bourre pleine en matière plastique, la rondelle étant suffisante pour cela ;
quant aux parties en feutre de laine, on les a laissées sèches, ce qui leur permet
d'absorber les suintements gras de la partie plastique qui, à elle seule suffit pour
obtenir l'obturation complète; les parties laine doivent être considérées comme des
freins, des modérateurs.
Inutile de dire qu'il ne faut pas tirer dans un canon choke-bored autrement
qu'avec dès'bourres grasses plastiques ou E M ; les résultats du forage à étranglement
seraient absolument nuls avec des bourres sèches. Dans un canon cylindrique il yaura
encore avantage à avoirunebonnebourregrasse,unebourreplastiqueàou unebourre E M,
souffler a la sortie
car avec ce forage, les gaz de la poudre ont déjà assez de tendance laissant
dans la gerbe des plombs sans qu'on leur vienne en ai'de en les filer autour
d'une bourre de mauvaise qualité qui se brûle sur le pourtour.
En ce qui concerne la bourre de fermeture de la cartouche que l'on met sur le plomb,
il faut la prendre aussi simple que possible ; son rôle est de fermer la douille et de
défaire le sertissage au moment du coup de- feu. — Une simple rondelle de carton
suffit ; on peut aussi y substituer une mince bourre de feutre de bonne qualité, mais
après des expériences suivies, nous avons obtenu de meilleurs résultats avec un
petit carton rigide et mince.
1

LE PLOMB
' I
De longues polémiques, qui n'ont encore mis personne d'aecord, se sontpojursuivies j
entre les amateurs de plomb mou et de plomb durci. Notre opinion persoanelle j
est que le plomb dur est préférable, -parce que, se déformant moins sous la pression
des gaz, il offre une moindre résistance à l'air et tend moins à se disperser; son pouvoir |
meurtrier reste aussi plus grand par une pénétration plus profonde dans les chairs et j
le débris des os qu'il occasionne plus facilement que le j>lombmôu, qui.^aplatit le plus j
souvent sur les curps durs sans parvenir à les rompre. ^ i
La densité du plomb durci est de très peu inférieure à celle dg plomb mou ; l'anti- \
moine qui entre dans l'alliage est en si faible quantité que la densité totale &e trouve 1
diminuée dans des proportions si minimes qu'elles n'influent que d'une manière
infinitésimale sur le rendement balistique du projectile. C'est à tort que fce&fabricants *
la
anglais prétendent durcir le plomb par le procédé de trempe ; celte rédajne n'est i
nuHemeut justifiée et la moindre analyse sommaire fait bon marché de ces assertions ; *
actuellement, le plomb durci français vaut le meilleur plomb anglais sll ne le dépasse
et ici comme là, la dureté du grain est obtenue par l'addition d antimoine. ;t,
Le seul reproche que l'on peut faire au plomb durci est, comme il a été dit plus haut,
d'augmenter la pression dans l'intérieur des armes et de plomber un peu plus les
canons que le plomb mou, inconvénients qui tombent avec l'emploi de fusils solidement
établis et d'un soin un peu moins sommaire dans le nettoyage des eanous. l
Pour obvier aux défauts précités, il a été proposé depuis longtemps de recouvrir<
le
plomb d'une couche de métal dur à l'instar des balles des fusils de guerre modernes et
des recherches avaient été faites dans ce sens pour chemiser les grains d'une couche
de cuivre ou de nickel, mais rien d-e pratique n'avait encore été trouvé pour fabriquer
industriellement le plomb nickelé
Actuellement, des études activement poursuivies en ce sens à la Manufacture Fran-
çaise d'Armes de Saint-Etienne ont été couronnées de succès et, par un procédé
breveté, cette Usine modèle est à même de fournir aux chasseurs son plomb perfec-
tionné qui est appelé au plus grand succès.
Le plomb dur nickelé a l'avantage sur le plomb durci ordinaire de ne plomber
aucunement les canons ; en même temps, le surcroît de pression donné par le plomb
durci est diminué, parce que les grains encore plus résistants et parfaitement p'QÜ.s à
la surface glissent avec facilité les uns sur les autres au lieu de se coincer au départ
du coup, ce qui augmente considérablement la résistance du mobile'à. déplacer.
Autre avantage : on éprouve quand on tire de vieilles cartouches un recul exagéré
et le coup de feu est généralement mauvais ; souvent on attribue. cela à. la coudre qui
s'est agglomérée, ce qui peut être vrai ; mais, dans la plupart des cas, la détérioration
des cartouches anciennement chargées provient du plomb qui s'est Oxydé, soudé pour
ainsi dire et qui part comme un lingot. La chemise de nickel qui est peu oxydable, permet
de conserver plus longtemps les cartouches sans inconvénient pour le tireur.
En thèse générale, les qualités requises dans un plomb de chasse sont une sp&Sricité
parfaite et une grande régularité de grosseur ; le durcissement est un avantage certain.
Pendant longtemps, les consommateurs de plomb durci ont été les tributaires de
l'Angleterre, où la qualité des produits l'emportait sur ceux du continent ; nr, cette
supériorité provenait simplement de ce que ces chasseurs, qui consentaient à payer
du plomb anglais jusqu'à 1 franc le kilog., refusaient au plomb français un prix rémjrr
néeateur ; les différences de qualités revenaient simplement à unc'question de prix-
Aujourd'hui, sans augmenter sensiblement les prix du.plomb mou ordinaire, les indus-
triels français sont parvenus à fabriquer tout aussi bien, sinon mieux que le£ meil-
leures marques anglaises ; ici, comme pour la poudre, nous n'avons rien â envier -aux -
voisins et, question de snobisme à part, nous avons tout avantage .à nous en- fournir
Vên France, où nous avons aussi bon, sinon meilleur et beaucoup motns-cher.
Il existe des fabriques de plomb de chasse à Paris, Lyon, Majrafiiile-.et^Ajigecs.
. Les plombs provenant de ces différentes villes notant paB numérotés de -même la
façon pour les grosseurs, nous prévenons nos clients que tous nos essais, sont laits
avec ou plomb de Paris et pour leur permettre de se rendre un compte exact de ce,s
essais, nous donnons ci-contre les gravures en grandeur naturelle de la série des grains
de plomb fabriquée à Paris. Nous donnons ensuite un tableau comparatif de'là gros..
-...eur des plombs de chasse des diver&es fabriques françaises" et étrangères/
DE PLOMB, SÉRIE DE PARIS
1-- -..'~ GRAINS
»
GRANDEUR NATURELLE
-
'

-T DIAMÈTRES DES PLOMBS EN MILLIMÈTRES

NUMÉROS BRUXELLES PARIS MARSEILLE LYON ANGERS


NEWC.ASTLE

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B 3,8 4,5 4,2 4,5 49
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- , 4 3,9 4,1 4,6
3,7 3,6 3,9 4,2 4
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2,8.
2,7
3,3
3,1
2,9
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3,6
3,4
4
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7 -2,3 2,7- 2,5 3,1 «|

9 25 22' 4 2,9 2,8 2,62,1


fq 92'
' 2,2
2,6
: 1,7 2,4 2,1 1,7
10 :

COMPARÉE DES PLOMBS DE CHASSE


GROSSEUR
' -
.-

L""~~ ANGLAIS ET" AMÉRICAINS

CO.

.NUMÉROS
_____

des grains 4

3530à40
e (28 gr.)
NUMLROS „ NOMBRE
desgrainsàl'once(28gr.:

AAAA l18
"
AA

|
AAA 110 A
AA -A' •"
56
\<
45 BBBB
I|I> F -• 50 -
IS;' 616
. 1.B
BB
10488 -
v:: 4 l "%m. 423 218172122

4, 175 à 180
5

- ' 218.à 225 5
270
- «l '- - 278 à 290 6
300
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8
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9 580
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' Grosse cendrée 1700
17 2800
*
*LG " 5 1/2
- Petite cendrée
MG .? \V
' I SSG
~ __
J
SSSG . 14
CHARGEMENT DES CARTOUCHES-

Nos lecteurs étant maintenant parfaitement renseignés sur les poudres, les douilles,
•les beurres et le plomb, c'est-à-dire sur tous les éléments qui composent une cartouche
chargée, il ne nous reste plus qu'à leur donner toutes les indications nécessaires
pour opérer ce chargement d'une façon irréprochable. Nous commencerons tout
d'abord par des tableaux indiquant lesmeilleurs charges de poudre et de plomb qui
conviennent pour chaque calibre.
CARTOUCHES A POUDRE NOIRE M-

CALIBRE l'OriJRE ORDINAIRE POUDRE FORTE PLOMB

10 il gr. 1 2 n* 1 >>u -i gr. n- 0 6 gr. » à (j f,r. n° 1 42 à 46 gr,


12 6 gr. » n° 1 5 gr. B à 5 gr. 5u li- 1 on 2 32 à 36 gv.
16 5 gr. n° 2
» 4 gr. « à 4 gr. 5U n4 2 28 à 30 gr.
20 4 gr. 10 n° 2 3 ur. 50 à 4 gr. e n° 2 25 à 28 gn
24 3 |_r. 80 n° 2 3 gr. D à d gr. 50 n° 2 20 à 25 gr.
28 2 gr. 50 à 3 gr. i no 2 18 à 20 gr.
32 ou 14 mlm ' 2 gr. p à 2 gr. 50 nO 2 15 à 18 gr.
12 "•/" , 2 gr. i Il" 2 lô gr.

CARTOUCHES A POUDRE J ET S
\
CALIBRE FOUDRE'J POUDRE S PLOMB
J
10
12
4 gr.
3 gr.
n,
50 n° 2
1 Ne pas employer
3 gr. n° 1 IJU 2 gr. 50 DO 2
42.à
32 à 36 gr.
gr..
16 Q ur. n° 2 2 gr. 20 28 à 36 gr.
20
24
2 gr.
»
40 n° 2 2 gr. n i
2J 28 gr.
20 à 26 gr.
2 gr. 10 n° 2 1 gr. 6u
28 2 gr. » n, 2 1 ci. 50 18 à 20 gc-
32 ou 14 "lm S gr. 50 n° 2 15 à-18 gr.
12 "'/- 1 gr. 10 11- 2 15 gr.

« CARTOUCHES A POUDRE M ET R

CALIBRE POUDRE M POUDRE R PLOMB

10 Ne pas employer 3 gr. 42 à 46.gr.


12 gr. 50 à 2 gr. 60
2 2 gr. €0 à 2 gr. 70 ;):2 a HU gr.
16 2 gr. 10 à 2 gr. 20 2 ^r. 20 28 à 3u gr.
20 1 gr. 60 à 1 gr. 70 1 Zr. 80 25 à 28-gr.
Pour le chargement des cartouches à poudre T, vair paye 4.
En ouverture et dans la chasse au bois, on pourra employer avec SUCCff: les charges
minima de poudre et de plomb, dans les fusils légère ; le poids minimQm-de
est de rigueur, quelle que soit la charge -de poudre employée. Dans les fusils. calibre 12
à canons courts, il y aura avantage à employer la poudre forte n° 2 de-préférence au n° 1.
En ce qui concerne les numéros de plomb à employer, nous déconseillons l'usage
de grandes variétés qui imposent le transport de nombreuses cartouches inutiles et
portent le chasseur à changer continuellement ses cartouches, ce qui ne peut Lui-amener
que des déboires..Pour l'alouette, la bécassine, la bécasse au bois, du n° 9 ; — pour le
lapin, du n° 7. En plaine, à l'ouverture, pour tous gibiers, du 7 dans le coup droit et
du 6 dans le coup gauche ; en arrière-saison, du 6 à droite et du 4 à gauche. Il n'y a
\ pas lieu, sauf dans des cas .exceptionnels,-d.'employer dë^Iomb plus gros. Ces numéros
sont entendus en numérotage de Paris ; nous donnons, d'autre part, le tableau compa-
ratif des différentes marques de plomb-calibrées au 1)10 de millimètre; c'est une
manière plus commode de bien se rendre compte de la
grosseur des grains que la
méthode qui consiste à compter le nombre de projectiles contenus dans unpoids donné.
En aucun cas, les charges ci-dessus indiquées, qui ont été contrôlais par expé-
riences, ne, doivent être dépassées au minimum comme au maximum.
MANIÈRE DE PROCÉDER AU CHARGEMENT DES CARTOUCHES

1 Cartouche ordinaire Cartouche dite « Choke- Cartouche


à poudre noire. bored » à poudre noire. à poudre pyroxylée,
1° Verser la charge de pou- 1° Verser la charge de pou- -1° Verser la charge de poudre
aire (A). dre (A). (A).
. 2. Descendre là bourre (B) bien
2° Descendre une rondelle de .2° Descendre une bourre plas-
plat.
ù carton lustré (B) bien à plat. tique ou EM bien à plat.
3° Tasser très légèrement (on 3° Descendre la bourre (C) 3° Ne pas tasser la poudre et
,
,??edoit jamais bourrer fortement bien à plat. presser légèrement la bourre
sar la poadrej. 4° Descendre une deuxième avec un chargeur spécial.
4° Verser la charge de plomb
rondelle de carton lustré (D). 4° Verser la charge de plomb
5° Tasser très légèrement (on (C).
(1:).
5, Placer la bourre ou le carton ne doitjamais bourrer fortement 5° Placer la bourre ou le car-
1

de fermeture (D). sur la poudre.) ton de fermeture (D).


6° Verser la charge de plomb 6° Sertir soigneusement et
. 6° Sertir soigneusement et (E).
bien d'aplomb. 7° Placer la bourre ou le carton
bien d'aplomb.
I de fermeture (F).
8° Sertir soigneusement et bien
d'aplomb.
NOTA — Nous insis-
tons d'une façon toute
particulière sur le ser-
tissage, car cette opéra-
tion est très importante
et a une grande influence
sur le coup de feu.
Cartouches à balles.
1° Verser la charge de poudre
(A).
2° Descendre la bourre (B)
bien à plat.
3° Tasser légèrement.
4° Introduire. la balle ronde ou
conique (C).
5° Etrangler la cartouche (D) à
l'aide de l'étrangleur. Voir à la.
table des matières).
6° Sertir légèrement.
7° Verser une petite quantité
de suif fondu sur la balle.
FABRICATION DES CANONS

La Manufacture Française d'Armes de Saint-Etienne est la seule et unique j


fabrique d'Armes ayant une canonnerie spéciale instatlée dans-des conditions exception- |
uelles pour pouvoir produire des canons parfaits et à des prix sans conc%rreiige. 'SI
Comme nous l'avons déjà dit, nous D'avons nullement l'intention de faire ici un cours j,

d'armurerie et d'entrer dans de longs et oiseux détails du métier qui absolument ')

damas..
rien d'intéressant pour un chasseur; mais le canon étant pour, ainsi dire l'âme du fusil,
nous croyons devoir donner quelques explications Fommaires sur sa f&bi faJtriciLLloll-tcexp]j-
cations que nous nous efforcerons de rendre aussi courtes et aussi claires que possible.
Nous .prendrons pour exemple un canon
j,

On appelle damas un mélange de fer et d'acier fait dans des proportions variables, ^
par différents procédés.
La fabrication d'un canon damas comprend les différentes opérations suivantes, dont
le nombre étonnera certainement un grand nombre de chasseurs. i

1° Préparation du lopin. —C'est-à-dire une réunion en un faisceau de 50 fils d'acier


et 50 fils de fer placés en forme de damier ; ces fils ont un centimètre de côté et 50 de long. ]
2° Etirage du lopin en baguettes. — Le lopin, ainsi préparé, est soudé au four
pour ne former qu'une seule masse de métal qui est ensuite laminée et réduite en une i.
baguette carrée de 12 m/m de côté (A).
3° Torsion des baguettes. — Ces baguettes sont chauffées au rouge-blanc et tordues
en forme devis (B).
4° Réunion des baguettes. — Puis elles sont réunies ensemble par 2, 3 -ou 4 pour
former un ruban (C) ; lorsqu'un ruban comprend deux baguettes, le canon est-diteux 4.

baguettes, etc.
5° Enroulage. — Ce ruban est alors enroulé autour d'un tube en tôle appelé chemise. î
qui disparait plus tard à l'alésage (D).
6° Forge. — Ainsi préparé, le canon est forgé, c'est-à-dire que toutes les spires du
ruban sont successivement soudées entre elles par un fort martelage au rouge-blanc ;
c'est l'opération la plus délicate.
7° Aiguisage. — Le canon, après avoir été forgé, est aiguisé, c'est-à-dire façonné
extérieurement sur des meules qui tournent en même temps que lui.
8° Alésage. — Il est ensuite alésé, c'est-à-dire fini intérieurement et mis à peu près
au calibre qu'il doit avoir étant terminé dans cette opération, la chemise en tôle dispa-
raît, le canon est maintenant fini en jambe.
>

9° Assemblage. — Cette opération consiste à assembler 2 canons pour en faire un


double et ajuster les 2 bandes ; les 2 canons et les bandes sont ensuite solidement fixés
par des ligaments en fil de fer espacés de 10 centimètres.
10° Brasage. — Le canon, ainsi préparé, est bien décapé, garni de cuivre et entouré
d'une forte couche de terre glaise destinée à empêcher le métal d'être attaqué pàr le£en;
il est alors chauffé à blanc dans toute sa longueur afin que le cuivre coule sur toutes les
parties à soiider.
11° Polissage intérieur. — Après avoir été brasé, le canon est nettoyé et dressé,
puis il est alésé de nouveau à son calibre définitif et poli intérieurement.
12° Achevage. — L'extérieur est ensuite raboté à raide d'outils spéciaux et mis par-
tout à la même épaisseur, les bandes sont bien dressées, on le déroche' au moyen -d'un..
acide, afin de voir si le damas est régulier et sans défaut (E).
Après avoir passé jDO!?' les différentes opérations dont nous venons de dènner une simple
idée, le canon est fini en blané, il est prêt à être éprouvé et monté ensuite sur la
bascule.. " -
-
II est facile de voir, étant donnée la multiplicité des opérations nécessaires
pour la fabrication d'un canon, que les prix peuvent varier beaucoup suivant
le soin que l'on apporte à chacune d'elles ; c'était là notre but. 4
CANONS ACIER
Dans l'Industrie, les progrès — surtout en cè siècle — sont incessants et ils s'en-
chainent et se déduisent, pour ainsi dire, les uns des autres. Telle invention en amène
uue autre qui en est, en quelque sorte, la conséquence,découlentet cette deuxième est bientôt
suivie d'une troisième, d'une quatrième, etc., qui en naturellement. Toutes
ces découvertes finissent par constituer un véritable faisceau qui va en se subdivisant,
s'étendant et se ramifiant à l'infini, sans que l'on puisse prévoir où s'arrêtera la victoire
de l'intelligence humaine sur l'inconnu.
» Les armées et leurs armements jouent un rôle tellement important à notre
époque, que l'industrie des armes est certainement une de celles qui, actuellement,
préoccupent le plus nos savants spécialistes ; aussi, les progrès qu'elle a fait depuis un
demi-siècle sont-ils considérables.
En ce qui concerne les explosifs, les découvertes les plus déconcertantes se sont
succédées a jet continu, et aujourd'hui ceux que l'on emploie ont une puissance si
terrible que l'on se demande avec effroi où l'on arrivera s'il n'y a pas d'arrêt de ce côté.
Comme nous venons de le dire, tous les progrès s'enchaînant entre eux, il ressort
avec évidence que ce sont les pressions énormes produites par les nouvelles poudres qui
ont amené les usines métallurgiques à rechercher et à créer des aciers ayant des qualités
telles, qu'ils puissent résister victorieusement à ces pressions.
De là, l'origine de ces aciers spéciaux qui sont actuellement employés dans la
construction des armes de guerre modernes et qui donnent, au point de vue de la
résistance, des résultats si extraordinaires. L'on peut dire, il est vrai, que de ce côté, les
perfectionnements ont été stimulés par eux-mêmes , car, après avoir créé des aciers
parfaits pour les armes, la nécessité s'est imposée d'en trouver qui réunissent toutes les
qualités nécessaires pour les projectiles, et, alors, toujours en vertu du même principe,
d'autres esprits chercheurs se sont ingéniés à produire des aciers ayant des qualités
telles, qu'employés en plaque de blindage, ils puissent à leur tour, résister victorieuse-
ment aux projectiles les plus perfectionnés.
Ce duel féroce de l'acier contre l'acier, a fait faire à la technique de ce métal
des progrès inouïs ; progrès qui se continuent tous les jours sans que l'on paisse prévoir
s'il y aura jamais arrêt.
L'industrie des armes de chasse a profité, dans une large mesure, de toutes ces
découvertes : Tout d'abord les chasseurs ont été dotés des poudres sans fumée qui ont,
pour ainsi dire supprimé le recul et la fumée, tout en donnant au plomb une force de
pénétration beaucoup plus grande ; mais ces avantages n'ont été obtenus qu'avec des
augmentations de pression considérables. qui, à leur tour, ont eu pour consé-
quence d'imposer des modifications notables dans la fabrication des armes destinées à
les supporter.
Nos beaux canons de fusils en damas — si réputés lorsque l'on n employai que
des poudres noires — sont maintenant devenus absolument insuffisants pour résister
s'il otfre à cause de sa constitution spéciale
aux nouveaux explosifs ; car le métal damas, ductible
une grande résistance, est absolument trop et trop extensible pour pouvoir
supporter les effets brisants des poudres pyroxylées.
A ces nouvelles poudres, il a donc fallu de nouvelles armes et surtout de
nouveaux canons ; et là aussi les armes de chasse ont bénéficié, dans une très large
mesure, des proerès que l'art de la guerre a faitdefaire à la fabrication de l'acier.
Mais quand il s'est agi d'établir des canons fusils de chasse en acier, une grande
difficulté s'est présentée, car ces canons doivent allier à une très grande résis-
tance une légèreté maximum ; il a donc été nécessaire d'étudier et de créer des aciers
tout spéciaux possédant, dans une très large mesure, ces deux qualités antagonistes.
MM. les Directeurs d3 la Manufacture d'Armes de Saint-Etienne se sont
appliqués, corps et âme, 4 résoudre ce problème et,.. aidés d'ingénieurs spécialistes, ils
sont arrivés, après de nombreux essais, à créer un acier spécial qu'ils ont dénomme
"ACIER HERCULE" lequel peut être considéré comme le meilleur existant a ce jour
et absolument sans rival pour la fabrication des canons de fusils de chasse.
Cet acier résiste admirablement aux épreuves à outrance, tout en conservant
une élasticité suffisante, ce qui est indispensable ; en outre, les qualités de cet
acier sont tellesque son emploi permet d'arriver — pour les canons de fusils — au
minimum de poids.
En possession de ce nouvel acier, Messieurs les Directeurs de. la Manufacture
*

Française d'Armes de Saint-Etienne, pour avoir des canons absolument par-


faits, ont entrepris de les fabriquer mécaniquement de la facon la plus complote ; de
sorte que les "CANONS HERCULE" peuvent tant au pointde vue de la matière
que de îa fabrication, être considérés comme les plus parfaits qui existent actuel-
lement dans le monde entier.
DE LA MARQUE D'ÉPREUVE OFFICIELLE
C'estdans le but de garantir la sécurité de ceux qui emploient les armes à feu qu'un Banc d'Epreuve
a été créé dans la ville de Saint-Etienne, le CENTRE FRANÇAIS nE LA FABRlGAUUN DES
ARMES.
Le Banc d'Epreuve de Saint-Etienne relève directement de l'Etat at est admiiisteÉ. par uii
Conseil sous le contrôle de la Chambre de Commerce.
L'Epreuve Officielle se compose de 2 épreuves : #r
La première, celle du canon; la seconde, celle de l'arme complètement finie. *•'-
L'Epreuve du canon consiste eu une première visite destinée i constater si lu canon a
défauts de fabrication. Si, après cette première visite, le canon est reconnu irréprockàkle, un procède
à l'Epreuve proprement dite, c'est-à-dire qu'un le Lire, suivant son calihie. avec de très luiies charges
de poudres fortes et du plombs qui sont indiqués dans le tableau ci-d,'"""us.
Si le canon a résisté à cette épreuve, il e-.t vériiié une seconde fois aliii de constats: non-seu-
lement il a-résisté, mais qu encore il n'a subi aucune détérioration ni déformation, ,'L iju'uucun
défaut qui aurait pu échapper à la -première visite ne s'est découvert après 1'l;l.I,wleu.t:I.Jl muléciilaii-t;
causé par l'Epreuve. Si donc le canon sort indemne de cette première épreuve, il est poinçonné
et peut alors être employé pour la fabrication d'une arme.
Quand le fusil, fait avec. un canon ainsi éprouve, est terminé, il-est pruCàdAA une seconde épreuve,
celle du fusil fini. Celte Epreuve a pour but de constater que le canon n'a subi au.c'iftt'dHtcn lui ation pen-
dant le cours de la fabrication de l'arTne, et que l'un ne ellt^-jui'uieofTEe.daB6;suneu::iL:lJJJ..¡I..,:,J,...,ulela solidité
désirable et présente toutes les garanties nécessaires puur que son .-m].iui u'oiiic aue»danger.
Dans cette seconde Epreuve, arme -e,t tirée avec les chargea de puudru et de plombs indiquf'cs
1

dans le tableau i-i-deisoiis.


Le fusil, après celte épreuve Epreuve définitive, est examiné très soigncu^-nuitt dan." toutes se-4
parties par des Contrôleurs spéciaux et s'il résulte de cet examen qu'il a résisté xiidoiieusement
c'est-à-dire que son mécanisme est reste irréprochable, qu'aucune tare uu motivais ajustage ue s'ot
découvert, il reçoit le poinçon d'épreuve définitif,
Les deux épreuves ci-dessus sont constatées dans les fusils de chasse |>u I'a^posUiuii sur chacun
des canons vers le tonnerre et dans la partie qui s'ajuste sur la bascule, des poinçpns d'épreuve
officielle suivants : |g^. 91 ETIENNE
Les Epreuves que nous venons de décrire ne concernent que les fusils destinés à l'emploi des
poudres noiie-.. Les poudres pyroxylées J, S, R. M et T donnant des pressions-beaucoup puis fortes
et produisant iiea elïels plus brisants. les aimes destinées à les employer-doiyciiLètre étudiées
et renforcées en conséquence, et subir des épreuves spéciales qui sont Constatées par les lapoinçons
suivants : PJ pour la poudre pyroxylée J, P S pour la poudre pyruxyléeS, P S^geur poudre
pyroxylée R, PM pour la poudre'pyroxvlée M et PT pour la-puudre pyroxylàaT.
Etant données les garanties qu'offrent les épreuves officiellesdes armes et les rigueurs a\ )cs-
quelles elles sont l'ailes, la Chambre syndicale des Fabricants d'Armes de Saint-Ebienne a cru
devoir prendre la décision suivante qui délimite d'une façon précise la respouabilitc du Fabricant.
L'apposition, sur un fusil, des poinçons officiels dubanc d'épreuve de la Ville de Saint-
Etiennegw ST niENNE —p approuvés par décret ministériel, constituent lema^mnin de
garantie qu'un Fabricant puisse donner et le décharge de toute responsabilité ultérieure.
L'emploi des poudres p?/?'o.T'.://cpNJ. S R, Ji VIL T ne dvit être fait qu'avec les fusils ayant subi les
épreuves relatives auœdites poudres et revêtus, à la place du poinçon F, de l'un despoinçons
VÊ&f
(Décision^'delaChambresyndicaledetFabricantsd'innés4eStiul-liiewie)^
P. J.P. P. T.
S. P. R. P.'%I. ou

CHARGE D'ÉPREUVES DES CANONS FINIS ET ASSEMBLÉS


Charge Charge T77 T~" Charge Charge
Calibre Lliainetre
en grammes de en grammes de ' Calibre uiamoire ^ en-granurresde en-grammes de,
en millimètres poudre forte n" i plomb n" 8 en millimètres pond; e forte no2 plomb n" 3
8 2O,Li à 21,4 14 ÏÔÔ 20 15,6 à lti,4 6 "!g
10 18,6 à 20.4 12,5 85 24 14,0 à 15,4 6 32:
12 1
17,6 à-18,4 10 ' 60 43,&àl4,4
28 5 30
14 17,2 à 18,1 9,5 55 32ou44-11 12,6 à la,4 4,50 28
16 16,6 à 17,4 9 50 36oiHî-/=; 10,6 à 12,4 4 20
CHARGE D'ÉPREUVES DES ARMES FINIES
~ Charge Charge Charge ~ T Ctt.uxe -
Calibre
1,- -,
uiametre engi gramme,de en grammes de Calibre ,
-,?!«? ellgranuneÕ.de en grammes île
en millimètres poudreen forte n° 2 plomb n° 8 en millimètres POJRE torta.n"2 plomb.1I" !!
8 20,6 à 24,4 10 75 20 15,6 à 16,4 4,50 30
10 -18,6 à 20,4 7,50 75 24 14,6 à 15,4 3,75 30
-12 17,6 à 18,4, ~ 6,50 60 28 -13,&à 14,4 3,25 30
14 17,2 à 18,1 6,25 55 32 ou 14-/- 12,6 -à 13,4 3 25 —
.16 16,6 à 17,4 5,50 50 35<«tiï°'/° 10,6 à 12,4 2 , J7-
OBSERVATION IIUPORTANTE;- — Les charges adoptées à l'épreuve étant des charges extrordiruùres, an ne
doit, 6M aucun cas, se. prévaloir de ce qu'une arme les a supportées pour les adopter --et eiLfaire usage û la éhasse.
— Les cartouches à la, poudre py i,o.,rylée ne do ivent pas être chargées avec des charges supérieures A celles indi-
quées sur les boîtes vendues par l'Etat.
,
Les canons de tusils, par 1 usage, les nettoyages fré quents ou
1a rouille, finissent par perdre de leur
épaisseuret il peut arriver qu'à un moment donné il y ait danger, de s'en servir. Aussi À nôtre avis, les
fusils. devraient-ils être rééprouvés tous les cinq ans. Nous nous mettons, d'ailleurs, a l'entière dispo-
sition de nos, clients pour faire réépro.uver leurs armes. (Les frats.d'épr&uve, sont -de 2 francs par fusil.)
CHOKE-BORED - CHOKE-RIFLED
$n appelle choke-bored un reforage particulier de l'âme du canon ayant pour effet de resserrer
les. plombs et d'en régulariser l'éparpillement. Tous les albums d'armes parus jusqu'à ce jour
contiennent une explication différente et soi-disant scientifique des effets du choke-bored, et natu-
rellement chacun prétend avoir trouvé la vraie cause de cette augmentation de portée due au forage
et à l'étranglement du canon. Parmi ces démonstrations nombreuses, les unes sont simplement
ridicules, les autres sont absolument risibles; dans tous les cas, il est facile de voir que leurs
auteurs ont des connaissances scientifiques qui ne peuvent certainement pas rivaliser avec leur
,
imagination. Quant à .nous, nous avons fabriqué et expérimenté certainement plus de choke-bored
que tous les autres fabricants réunis. Eh bien ! malgré cela, nous n'avons pas pu encore trouver
une explication satisfaisante de ce phénomène, et c'est simplement par une longue pratique et sans
aucane règle précise que nous sommes arrivés à livrer des choke-bored dont la réputation n'est
: plus à faii-e-
.

Extrémité d un canon Clioke-Bored naturel


LI' canunest à l'intérieur cylindrique jusqu'à environ 5 centimètres de la bouche; la il se rétrécit
légèrement sur une longueur de 3 centimètres environ de A à F, pour redevenir cylindrique
jusqu'à la bouche de B à C. C'est ce léger rétrécissement à la boucbe qui produit le groupement des
plombs d'une, manière plus normale que dans le canon ordinaire. On dit que le rhoke-bored est
naturel quand, comme l'indique la figure ci-dessus, le rétrécissement est fait dans la matière même
- du ('¡¡Win 'lui alors doit être foré et alésé spécialement.

* Extrémité d'un canon Choke-Bored artificiel


chokc-bured comme profil est exactementle même que le choke-bored naturel, mais ici le canon
Ce
est d'abord eylindriquedans toute sa longueur et il est ensuite mis choke-bored au moyen d'un
tube d'acier rapporté et vissé comme l'indique la gravure ci-dessus. Ce genre de choke-bored, quand
1 il est bien lait, donne des résultats au moins aussi réguliers que le ehuke-bored naturel et a sur
ee!ui- i l'avantage considérable de pouvoir s'adapter après coup à tous les fusils à âme lisse
indistinctement.
-

Extrémité d'un canon Choke-Rifled


Le choke-rifled est en tout semblable au choke-bored ordinaire, mais la partie cylindrique B r: et
la partie conique A B sont pourvues de fines rayures longitudinales.
Après de nombreux essais, nous avons reconnu que la portée du choke-rifled est légèrement
supérieure a celle d (i choke-bored; de plus, le choke-rifled permet de tirer à balle presque sans
danger pour le canon; en effet, la balle en arrivant sur la partie rayée se moule dans le creux dos
rayures et par suite-éprouve une moins grande résistance pour sortir. Le choke-rifled peut être
naturel ou artificiel.
Dëmi-Choke-Bored
Ce genre de reforage est absolument semblable au choke-bored, mais la diminution intérieure de
calibre est moitié moindre:; ce forage donne d'excellents résultats lorsqu'il s'agit d améliorer la
portée d'une arme...
Pour mettre un canon Choke-Bored ou Choke-Rifled, il suffit de nous l'adresser
postal en gare (ce qwi, ne coûte que 0 fr. 60). Nous le retournons 48 heures
en tarif(Pour'je
après. prix du Choke-B&réd et du Choke-Riflcd, voit' à la table des malieres
-
« Suppléments et farçn e"xtra
-
..1
Dépôt à Paris, Palais annexe de la Bourse de Commerce: 42, rue- du Louvre.
DE LA RECTIFICATION DES CANONS -
-

Tous les chasseurs ont certainement remarqué combien ij était difficile 4ese
une arme ayant une bonne portée, c'est-à-dire donnant un bon 9groupement
résultats reguhers.
Le
reoctire,
Choke-Bored et le Choké-Rifled ont pour effet de resserrer les plombs, et d'auc-.
et de{ii
*

menter portée-et la pénétration ; mais les résultats qu'on en obtient sont d'autant
la
meilleurs que le canon est parfaitement établi et possède déjà lui-même
régulière et normale, ainsi un Çhoke-Rored adapté à uu mauvais canon .augmentera une portée I;
là¡
portée, mais ue produira pas les bons l'ésullals qu'on peut en auenàre.
Depuis fort longtemps déjà, fabricants d'armes et chasseurs avaient fait Itreiiîarque
qu un canon fabriqué avec tous les soins désirables et toutes les attention. possibles t
donnait parfois de déplorables résultats comme tir.
Or, quoique depuis des années bon nombre de canonniers, de fabricants d'armes et
même de chasseurs aient consacré leur temps à cette question, l'on n'avait '
pu jusqu'à
ce jour parvenir à découvrir la cause de ces irrégularités de portée et de orgroupement
de la charge dans les canons des armes de chasse. s

A force de recherches et d'expériences, les Directeurs de la Manufacture Fran-


çaise d Armes de Saint-Etienne sont arrivés à se rendre exactement compte ;
Les origines du mal découvertes, c'était évidemment déjà
restait à trouver le remède 1
Ce ne fut ni la partie la moins ardue de la tâche ni chose facile..
or
des phénomènes auxquels sont dues ces variations inexplicables jusqu'ici.
un grand pas de. fait, mais
Ce n'est qu'après des essais sans nombre et la construction de huit appareils
> »

si vement mis au rebut — que les Directeurs de la Manufacture Française —


succes-
de Saint-Etienne parviurent à établir une machine définitive.
d'Ames
î*le machine, dont la construction est basée sur des principes absolument nouveaux
modifie le tempérament des canons et en rectifie l'âme, dans des conditions telles
comme groupement et portée, ils acquièrent une régularité fixe, constante, invariable que
pour ainsi dire mathématique.. et
Cette opération ne se trahit pas à i'oëi! et a été dénommée la Rectification des
Tous les chasseurs voudront bien nous excuser s'il n'est pas donné de plus touques canons.
explications sur cette importante découverte et de plus amples détails sur la machine qui |i
exécute cette opération; mais l innovation repose sur des principes si simples qu'elle I
.
n est malheureusement pas brevetable et c'est précisément pour ce motif-— motif que
chacun comprendra — que les Directeurs de la Manufacture Française d'Armes
de Saint-Etienne tiennent à ce que cette découverte reste absolument secrète-
Les modèles qui ont servi à l'établissement de la machine définitive ont 4té détruits
et cette machine, la seule existante, a été installée dans un atelier particulier jou- elle
fonctionne sous la conduite d'un homme de confiance.
Tout canon neuf ou vieux — dont l'âme a été rectifiée par ladite machine ticqti-iei-t
une.portee et un groupement d'une absolue régularité; les Directeurs de la Manu-
facture Française d'Armes de Saint-Etienne, non seulement, garantissent les
résultats, mais s engagent formellement à rembourser, sans aucune difficulté, te prix de
-lopération si après essai le canon rectifié n'était pas doué-de la régularité de portée, et
de groupement à laquelle il vient d'être fait allusion.
Il est tout spécialement recommandé de ne pas confondre la RacHacation*
d'un canon avec le reforage « Choke-Bored ». «
Le Choke-Bored augmente la portée et la pénétration.. ,
La Rectification régularise la portée et le groupement des plombs supprimant let
causes auxquelles en
sont dues les irrégularités de tir dont il a été parlé.
Tous les canons, quels qu'ils soient neufs ou vieux, choke-bored ou non : peuvent v
— —
être rectihes. Le prix de l'opération est de 5 francs pour un canon à un coup et de'
10 francs pour un canon à deux (,oups. -
Tous les canons fabriqués dans les ateliers de la Manufacture Française d'Armes ~

de Saint-Etienne subissent l'opération de la Rectificationce qui revient à dire que


tous les fusils livres par cet établissement sont, comme portée et groupement, doués
cl d'unerégularité que l on ne peut trouver absolument nulle part.
-

La Manufacture Française d'Armes de Saint-Etienne s'engage :


formellement à
reprendre et à rembourser le prix total de tout fusil qu'elle aura, livré, dans le cas -où
- Jes résultats obtenus ne seraient pas,
comme tir, -absolumeùt.,arfaits.
Pour la rectification d'un canon ert usage,, il suffit de l'adresser seul
a la MANUFACTURE FRANÇAISE DARMÉS DE SAINT-ETIENNE,
réexpédition en est faite...
par ÇQIIS postal (ce qui ne coûte que 0 fr; 60).: — 48 heures après -réception,
- .
DU STRIAGE DES BANDES DE CANON

NOUVEAU STRIAGE TRIPLE

Le striage ordinaire et le striage triple s'appliquent aux tarif vieux canons

qui ne coûte que 0 fr. 60),


-
aussi bien qu'aux neufs. Il suffit de nous adresser, par
le canon que l'on désire faire strier;
postal (
4
ordre. (Pour les prix des striages, voir a la tab.e
après, nous le retournons en
Suppléments et façons extra et Réparations.)
.
-^n
DE LA LONGUEUR DES CANONS
Beaucoup de chasseurs, surtout dans lé Midi de la France, exigent pour leurs fusils
de chasse une longueur de canons supérieure à 75 centimètres; il a est même q!)i:
demandent des canons de 90 centimètres à 1 mutre de long, paree qu'ils -croient que,
plus les canons d'une arme sont longs, mieux ils portent; rien n'esi ^p#udant plus
faux; des expériences multiples et très sérieuses nous ont démontré qu'une longueur
de canons supérieure à, 75 ou 80 centimètres ne modifiait nullement la portée et que
cette exngéroliou de longueur ne servait qu'à une dépense de poudre supplémentaire,
la dose devant être augmentée en raison dl; la loug.ieur exagérée des C&IlOIl&; deplus,
cette longueur ne sert qu'à embarrasser le chasseur et à le surcharger.
V.oici quelles sont les longueurs que nous conseillons, comparativement aux divers
calibres, et qui nous ont donné les meilleurs résultats dans nos expérience?.
Pour les calibres 28, 24, 20, il ne faut pas sortir des longueurs de 68 à 73 centimètres ;
Pour les calibres 16, 14 et 12, la longueur minimum doit être de fj;¡ centimètres ; la
longueur maximum 76 centimètres ;
Pour le calibre ln, la longueur maximum peut être portée à 80 centimètres, et celle
minimum à 70 centimètres. ,à
J
CALIBRE DES ARMES
Beaucoup de chasseurs confondent le calibre des armes avfc le diamètre; pour éviter
toute erreur dans les commaudes, voici la reproduction de tous ie:, calibres (grandeur
naturelle); le chiffre supérieur iudique le calibre et celui, inférieur le diamètre en
millimètres. j
~

DU POIDS DES FUSILS DE CHASSE


Un eertain nombre de chasseurs exigent des fusils d'un poids exagéré plus ou en
base le calibre
en ;
pour '

r
r0]0??8' A? en.a 16, nous avons reçu des commandes
avec poids de
4 kiLos, d autres nous ont demandé les mêmes à 2 kilos: Sans entrer dans la discussion

'f
des raisons qui font demander des armes d'un poids
rlreM-°.ïl ,dans l'erreur ; tropanormal,
inutile sàns augmenter la solidité ; trop peu est pis.
nous nous bornerons à
de poids entraîne unefatiguea
-
sans que la sécurité du chasseur
''m®ïest bieu construite ; if. n'en est pas moins absolument certain
soitcompromise.armePn getre >0ime Vn recul quelquefois considérable et blesse l'épaule et la
joue du tireur; en o,utre, la portée ne saurait être aussi bonne
?nnp
dans une arme aussi
legere que dans une. arme d un poids raisonné ; ainsi; le calibre 10, être dans de
Î7^CTdlt\T^TÀ0itJ^2k.900lecalibre être d'un poids moindre de 3 k. pour 150 ; le calibre 112
; 16, 2 k. 600 ; le calibre 20, 2 k. 300. ' '
^

PLATINE A UN PILIER
IL(Geiire très ordinaire ne se faisant qu'en

DEUX
ordinaire fabriqué a. Saint-Etienne.)

MUMML

! PLATINE .A TROIS PILIERS


PIVOT

!PLATINE RE^^^S^NTE

PLATINE REBONDISSANTE ^p|p||pKiïï^^

(Modèle encastré dans la- bascule.)



PLATINE REBONDISSANTE
A QUATRE PILIERS, EXTRA FINE
(Modèle encastré dans la bascule.)

9,T

DÉG01\-IPOS)TION DUNE PLATINE REBONDISSANTEA TROIS PILIERS

6
1 Corps de platine. —"2 Noix.
Petitressort.Jie gâchette. -7
- - 3 -
Grand ressort. 4 Bride à 3 piliers.
Chien. 8 Vis de bride. — 9 Vis de chien.
- 5
-
du
PfpïA^ossôrt.
Fac-similé phototypique en réduction d'une Cible « Positive »

Le fac-similé ci-dessus représenteen réduction, d'après une jihotogrîiplùe, une cible « Positive v dont chacun de nos ''fusils éhoké-
bored est -àrcompagné. Sur, cette cible sont tracés quatre cercles concentriques ayant respectivement les diamètressuivants: 15, 35, 55
et 75 c/m. Nous avons en outre ligure au milieu et en grandeur naturelle un liévie el une perdrix. Cette cible indique^ à gauche, la
n° du fusil d'après notre Tarif-Album, son ne-de fabrication, son calibre, son poids et la longueur d"anon ; à droite, la date etJ'heur-e
de-l'essai, la hauteur barométrique, la température, le vent et la dista.uce. -
Dans le tableau du milieu se trouvent toutes les indications concernant le chargement de la cartouche avec laquelle- la ciblé a été

perdrix..
-obtenue. — Ces indications, en ce qui concerne la poudre, indiquent la qualité et le iiomMe de grammes, et polir le plomb, Jaxjuahté,
le nombre de grammes, le numéro et le 'noe'bre' de' gtainç ; aü-dessous.Ëontconsignésles re§ululs, c'esl-à-dii;e le nombre de grains de
plomb mis danschaque'ceçcle ainsi que dans le lièvre et Ja "
.
"
Les cibles_ssnt signées par le Directeur et ,le-.Coutrôleu, du Tirj ce qui en certifie l'absolue aùfhentitité. - . "
QUELQUES CONSEILS AUX CHASSEURS

L'administration de la Manufacture française d'armes m'a prié d'écrire quelques conseils pratiques
et de donner quelques formules à l'usage des chasseurs. Je le fais avec d'autant plus de plaisir que
^presque tous ceux qui liront ces lignes sont abonnés au Chasseur Français (1) et qu'avec eux je me
trouve en pays de connaissances.
Quatre pages, c'est un peu "court, je renverrai donc les lecteurs à mon Dictionnaire de Jurisprudence
et à mon Année Cynégétique pour avoir des renseignements plus complets.
V, ,ici Sabord les formules, je les prends dans le livre de mon confrère Charles Chenu (Chasse et
procès) :
(Ce sont -de.s exemples, mais les termes n'en sont pas obligatoires : on peut les modifier à son gré.}

BAIL DE CHASSE
Entre les soussignés,
Monsieur X propriétaire demeurant à et Monsieur Eugène Z demeurant à
Il a été convenu et arrêté ce qui suit :.
Monsieur X donne à loyer à Monsieur Z qui l'accepte pour trois, six ou neuf annees, à
la volonté respective des parties, à la charge de se prévenir 6 mois avant l'expiration de chaque
période, la chasse sur les terres, bois, étangs lui appartenant sur le territoire de la commune
de au lieu dit..... le tout d'une contenance approximative de 325 hectares, et tel que lesdits
lieux se poursuivent, étendent et comportent sans aucune exception ni réserves, avec toutes leurs
dépendances, n'en étant fait ici plus ample désignation à la réquisition du preneur qui déclare
parfaitement les connaître, ensemble le pavillon de chasse, la maison du garde, le chenil et la fai-
sanderie situés audit lieu.
Il est convenu qu'aucune réduction sur le prix du présent bail ne pourrait être demandée pour
défaut d'exactitude dans la désignation d'étendue de ladite propriété.
Le bail commence à courir le 1er avril 1891 pour finir le 1er avril 1894, 1897 ou 1900.
Charges>*et conditions. Le présent bail est fait aux clauses et conditions suivantes:
Monsieur Z.:... sera responsable vis-à-vis des propriétaires possesseurs ou fermiers des héritages
voisins des dommages causés par les lapins et autres animaux nuisibles et toute espèce de gibier.
de telle sorte qu'il devra intervenir pour prendre fait et cause pour Monsieur X dans le cas où
.
celui-ci serait l'objet d'une action en dommages-intérêts.
Monsieur1 Z sera également responsable des dégâts commis par le gibier dans la propriété
même du bailleur, soit en plaine, soit en bois, et sera libre, pour les prévenir, d'employer des
grillages de telle nature, dimensions et largeur des mailles qu'il jugera convenables sans que ces
grillages puissent être placés de manière à nuire à l'exploitation et sans que leur emploi puisse le
décharger de sa responsabilité, si les dégâts sont néanmoins constatés.
Le preneur s'engage à souffrir la libre exploitation par Monsieur X des biens lui appartenant
prix, ou aucuns dommages-intérêts.
sans pouvoir de ce chef prétendre aucune .réduction de conservation,
A prendre à- sa charge tous les frais nécessités par la la garde et l'élevage du gibier
et notamment le traitement du garde, étant entendu que le garde ne pourra ètre remplacé ni renvoyé-
que de l'agrément du bailleur, à entretenir les locaux existants pavillon d 'habitation, chenil, fai-
sanderie, en bon état de réparations locatives et à les rendre à l'expiration du bail en ledit état.
A ne faire dans la dernière année du bail, laquelle sera connue par la notification qui aura dû être
faite au plus tard le 1*- octobre précédent, qu'une batlue tous les 15 jours, les autres modes de
chasse lui demeurant permis ; à laisser en faisanderie trente poules faisanes et six coqs, si mieux
n'aime le bailleur les faire lâcher en sa présence à telle époque qur'lui conviendra après la ferme-
Le bailleur délègue expressément à Monsieur Z..... son droit de destruction des animaux malfai-
sants ou nuisibles, visés par les arrêtés du préfet.
Prix. — Et eh outre le présent bail est fait, moyennant six mille francs de loyer annuel que le-
preneur s'oblige à payer au domicile de Monsieur X en une seule fois et d'avance, le 1er avril
de chaque année, pour le premier payement avoir lieu le 1er avril 1891 et les autres d'année en
année jusqu'à l'expiration du présent bail, le payement fait à l avance devant s imputer sur a
dernière année -de jouissance du présent bail.
Les frais et enregistrement à la charge du preneur.
Fait double à. le Ie' mars 1891.

Enregistré le.. ,
a

ïiJd'SSS^.A.BORNEMENTl
X..... Z

\ ParanSAIN(LoiRE).
( )Ot g_ane
- p-agès Etranger 2.50
DEMANDE POUR COMMISSION D'UN GARDE
Monsieur le Sous-Préfet,
Je, soussigné (nom et domicile), propriétaire (ou locataire de la chasse) de diverses propriétés
situées dans la commune de ,
désire prendre comme garde particulier le sieur (nom et prénoms,
domicile), que je commissionne à l'effet de garder la chasse desdites propriétés rurales et forestières
et de toutes celles dont la chasse pourra m'appartenir à quelque titre que ce soit dans l'étendue de
l'arrondissement.
Je joins à ma demande l'acte de naisssance du sieur et le certificat de moralité lui lui a été
délivré par le maire de son domicile actuel.
Jo vous prie, Monsieur le Sous-Préfet, d'agréer ledit sieur comme garde particulier Uc ladite
chasse, et j'ai l'honneur, etc.
(Signature). J

PROCÈS-VERBAL
J
L'an le (Llate et mois), à... heures (du soir ou du matin), moi (nom et prénoms
,
du garde), demeurant à commune de (indiquer te domicile), garde ;t"<¡'J'lIlente delà chasse j
^appartenant à M (nom du propriétaire ou locataire de chasse), sur le territoire de "U dans]
les bois de.. rac trouvais au lieu dit etant en l'exercice de mes fonctions. J'ai alors aperçu j
,
sur la pièce d,' terre dite ,
actuelleml'nt,,?TI chaume d'avoine (indiquer l'état de culture), un ]
individu porteur d'un fusil à deux coups percussion centrale et accompagné d'un chien épagneul
sous poil blanc et marron. Cet individu était en attitude de chasse, son fusil tenu des deux mains, j
faisait quêter son chien, appuyait et activait se? recherches (énumérer suivant le cas tous les
.-il

caractères constitutifs ou toutes circonstances aggravantes du délit). Je me suis ai,,!'''' approché et


ayant rejoint ce chasseur je lui ai fait connaître ma qualité et lui ai demandé de me justifier de son
identité, ce qu'il a fait par la production de son permis. C'est le sieur (num et prénoms, profes-
sion), demeurant à (domicile). Je lui ai alors défloré procès-vertfal en lui faisant savoir que la
pièce sur laquelle il chassait appartenait à M et que la chasse en était louée à M Il m'a
répondu
En foi de quoi j'ai rédigé le présent procès-verbal. '
Fait à ,
le *
(Signfaure),

AFFIRMATION
L'an le ,
(date), à... heures (du soir ou du matin), devant nous (maire, adjoint, conseiller
municipal désigné ou plus ancien, juge de paix ou suppléant), s'est présente le sieur X garde
particulier de M....., lequel a par serment affirmé sincère et véritable le procès-verbal ci-dessus
dressé contre le sieur Z Acte lui est donné par nous de son affirmation. ,
(Signatures du maire et-du garde/.
Si le garde n'a pas écrit lui-même le procès-verbal :
S'est présenté le sieur X ,
garde particulier de M lequel nous ayant remis le procès-
,
verbal ci-dessus dressé contre le sieur Z , en a
de nous reçu la lecture et l'a par serment affir¡;pé
-sincère et véritable. Acte lui est donné de cette lecture et de son affirmation.
(Signatures du maire et du garde).

CITATION EN POLICE CORRECTIONNELLE


L'an 1
-
A la requête de (nom, prénoms, domicile), lequel fait élection de domicile à...., en l'étude
de, ,...,
j'ai, etc....,cité le sieur (nom, prénoms, domicile), à comparaître le..... (date indiquée par
lie parquet, pour le placement) à l'audience et par devant MM. les. président et juges composant la
Chambre du Tribunal civil' de....., jugeant correctionnellement pour.....
Attendu (rapporter les faits clairement et en se reportant-aux énonciationsdu procès-verbal) ;
Attendu que ces faits constituent le délit prévu et puni par l'art.icle.. de la -loi du 3 mai 1844 et
qu'ils ont causé au requérant un préjudice,
Pour ces motifs :
S'entendre le sieur..... faire application, sur les réquisitions du ministère public, de l'article.
de la loi du 3mai 1844, s'entendre condamner à payer au requérant la somme de..... à titre de
-dommages-intérêts, avec contrainte par corps, s'entendre condamner aux dépens.
CITATION EN JUSTICE DE PAIX EN CAS DE DÉGÂTS DE GIBIER
L',in le à la requête de..... (nom, prénorûs, domicile), je..... en vertu de l'autorisation.
de M. le Juge de paix permettant de citer sans billet d'avertissement.
Ai donné citation"à M (nom, prénoms, domicile^ à comparaître le par devant-M. le Juge
qie paix du canton de (canton d.e la situation des lieux, siégeant à ladite ville, pour :
Attendu que le requérant cultive, comme fermier (ou propriétaire) une pièce de terre d'une conte-
nance dé au lieu dit portant au cadastre le numéro..... et ensemencée en..... ; que cette-
'pièce a été gravement endommagée par les lapins provenant des bois de M ; que M...... n'a rien
Ifcit pour prévenir ces dégâts, qu'il favorise au contraire le repeuplement des lapins, en faisant garder
3sévèrement sa chasse, en ne pratiquant aucune' destruction, en entretenant dans ses bois des
«fourrés et des terriers 01.1 les lapins trouvent refuge, qu'il convient donc de le déclarer responsable
%des dégâts jcommis, lesquels peuvent être évalués à la somme de.....
Par ces motifs ;
S'entendre condamner à payer au requérant la somme de avec les intérêts de droit, et s'en-
tendre condamner aux dépens.
Subsidiairement voir dire que par tels. experts qu'il plaira à M. le Juge de paix désigner, serment,
«.préalablement prèté, s'ils- n'en sont dispensés par les parties, il sera procédé à l'examen des lieux à
l'ef.'et par les experts de constater les dégâts commis et ceux qui pourront l'être par la suite ; en re-
_
chercher les causes, en estimer le montant, pour faire sur le tout leur l'apport et pour être ensuite-
t
Jo
jugé et statué ce qu'iL appartiendra, dépens en ce cas réservés..
Voir ordonner l'exécution du. jugement sur minute, vu l'urgence, nonobstant opposition ou appel.

DEMANDE 'D'AUTOIRISATION POUR CHASSER LE LAPIN


Monsieur le Préfet.
Je soussigné, propriétaire, demeurant à ai l'honneur de vous demander l'autorisation de dé-
truit-e au fusil ou à l'aide des moyens permis par la loi, les lapins dans la propriété m'appartenant
J (ou dans les bois dont la chasse m'est louée) située à commune de... ;. canton de d'une'
contenance de
- jusqu'au Je vous demande d'être autorisé à faire ces destructions même en temps de neige
SO aviil et en me faisant assister de telles personnes qui me conviendront.
J'ai l'honneur,
Cette demande.est nécessaire lorsqu'il n'existe pas d'arrêtés classant le lapin parmi les animaux.
-
i nuisibles et fixant les conditions de la destruction, ou lorsque l'arrêté préfectoral subordonne l'exer-
cice du droit de destruction à une autorisation préalable. Il est indispensable de se renseigner à ce
j sujet, de'connaître les dispositions de l'arrêté et de s'y conformer.
Sur timbre il 0 fr. 60, faire viser par le maire de la commune et envoyer avec mandat-poste de'
1 1 fr. 80 pour timbre de l'autorisation à obtenir.

A ces formules il faut ajouter ;


DEMANDE D'UN PERMIS DE CHASSE
Prière à Monsieur le Préfet de me faire délivrer un permis de chasse pour l'année 19...
(Date et signature.)
Joindre son signalement, quittance et avis favorable du maire de son domicile ou de sa résidence
et rédiger la demande sur une feuille de papier timbré de 0 fr. 60.

DEMANDE POUR PLACER DES PIÈGES ET DU POISON


Monsieur le Maire,
Conformément Ala circulaire, du 9 juillet 1848, j'ai l'honneur de vous demander l'autorisation,de
placer des pièges ou des boulettes de poison dans tels ou tels endroits situés sur le territoire de
votre commune.

...
Agréez l'assurance de ma considération distinguée.
(Signatm'e et date).
Consulter l'arrêté du préfet au sujet des moyens autoriséspour la destruction des animaux nuisibles,

DEMANDE POUR OBTENIR (la chasse étant fermée) L'AUTORI-


SATION D'EXPÉDIER;OU DE RECEVOIR DU GIBIER VIVANT
Monsieur le Préfet, -
Le soussigné désirant expédier à à..... du. gibier vivant (soit... couples perdrix et...
couples taisans) destiné uniquement à repeupler ses chasses, sollicite l'autorisation de faire cet envoi.
Espérant que vous voudrez bien, Monsieur le Préfet,prescrire à qui de droit qu'une suite favorable-
:soit donnée à sa demande, le soussigné', dans cette attente, vous prie d'agréer l'expressiun de ses
-sincères respects. (Signature et date)'.
Monsieur le Préfet,
Le soussigné désirant recevoir de M- ...à ,
du pr'bier'vivant(soit couples perdrix
-et couples faisans) destiné uniquement à repeupler ses chasses, sollicite l'autorisation de rece-
voir ledit gibier vivant.
Espérant que vous voudrez bien, Monsieur le Préfet, prescrire 'à qui de droit qu'une suite favorable
-soit donnée à sa demande, le soussigné, dans cette attente, vous prie d'agréer l'expression de ses
sincères respects. (Signature et date), j
,

Grâce à mon confrère Chenu la tâche était facile jusqu'à présent, mais je n'ai plus que quelques
lignes et il me faut, chers lecteurs, vous initier aux principes de la science cynégétique au point de
vue légal. Essayons !
Tout d'abord, le premior conseil que je vous donnerai, c'est de tâcher de vivre en paix arec vos
voisins ; faites des concessions, la moindre provenance vous donnera des amis, tandis que vous vous
,heurterez contre des rancunes éternelles si vous restez renfermés dans le droit strict. 4
En deuxième lieu, il ne faut pas oublier que nous vivons sous un régime tout différent du siècle
.précédent. Ainsi pour le droit de suite les lettres que je reçois, dans mon année, des chasseurs
'l'éclaOlent impérieusement le droit de poursuivre partout le gibier lancé sur leurs terres. Cest une
erreur complète. La loi de 186t. dans son article 11, veut bien ne pas toujours considérer comme
délit de chasse le fait du passage des chiens courants sur l'héritage d'autrui, lorsque les chiens sont
à la suite d'un gibier lancé sur la propriété de leurs maltres, mais ce n'est qu'une questiun d'appré-
ciation de la part des magistrats, et encore faut-il que le chasseur ne suive pas la meute et fasse
tout son possible pour les rappeler. — Alors la chasse aux chiens courants devient impossible,
direz-vous.
Faites des arrangements avec vos voisins si vous pouvez, mais si vous n'êtes pas d'accord arec
'eux, pourquoi voulez-vous vous arroger le droit de porter le trouble chez eux ?
Réciproquement, seriez-vous très satisfait de voir envahir par les chiens du voisin les réserves
dans lesquelles vous élevez avec un soin jaloux vos faisàns et vos perdreaux ?
« Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fit. »
C'est comme de passer dans les terres du voisin pour éviter de faire un crochet. « Mon fusil est
.désarmé, mon chien est en laisse, je ne commets pas un délit de chasse. — Non, mais vous marchez
-sur mes terres ensemencées, dans mes récoltes, je ne vous fait pas un procès de chasse, mais vuus
êtes en contravention. »
Et puis dans cette question de chasse il faut voir l'intention, parbleu ; vous passez sur mon terrain
une fois par hasard sans penser à mal, je ne vous dirai rien ; mais, c'est une habitude-et, chose
,curieuse à remarquer, c'esttoujours du côté où les compagnies de perdreaux se sont remisées, de
sorte que, à votre passage, les perdreaux reprennent leur vol et retournent dans votre chasse: —
Franchement, vous avez raison dans ce dernier exemple.
On me demande aussi si l'on peut transporter du'gibier d'un département-dans lequel la chasse
-est ouverte dans un autre département où l'ouverture n'est pas encore faite. — Ce droit appartient
aux pécheurs, pour le poisson, sous certaines conditions, mais il n'existe pas pour le gibier, sauf
pour le gibier vivant dans le but de repeupler, et encore faut-il une autorisation du préfet.
Autres questions : Comment faire savoir que l'on fait garder sa chasse ? — Les poteaux indica-
teurs ne sont nullement nécessaires, mais si la chasse était précédemment chasse commune, vous
devez prévenir par affiches, c'est tout naturel.
a Nul n'est censé ignorer la loi », dit la sagesse des nations.
C'est pour répondre à cette exigence proverbiale que je veux dire deux mots d'une formalité
ignorée, j'en suis sûr, de beaucoup de personnes. Cette formalité, c'est la déclaration.
Elle oblige « tout propriétaire, toute personne ayant, à quelque titre que ce soit, la charge des
soins ou la garde d'un animal atteint ou soupçonné d'être atteint de la rage, à en faire sur-le-champ
'la déclaration au maire de la commune où se trouve l'animal. »
Ainsi s'exprime le législateur.
A Paris, la déclaration se fait au commissaire de police du quartier auquel on appartient.
« Sont également tenus de faire la déclaration, lit-on encore dans la
loi, tous les vétérinaires
appelés à soigner les animaux atteints de maladies contagieuses. »
Aussi bien, en général, c'est le vétérinaire qui se charge de faire la déclaration à. l'autorité.
Autre formalité généralement ignorée. ••

La loi exige des propriétaires qu'ils désinfectent les locaux qui ont été habités par des Animau:.
enragés. La désinfection à lieu de la manière suivante ; c'est toujours le législateur qui parle :
a 1° Lavage a l'eau phéniquée des surfaces sur lesquelles les animaux enragés ont pu répandre
leur bave et, particulièrement, de l'intérieur des niches,. des collieirs, chaînes d'attache, couver-
tures, .etc.

..
-
<r Destruction par le feu des restes d'aliments et des litières. »
2° '
-
Dura lex, sed lex ! ' "
Enfin, puisque me voici en bas, de la page, ne" donnez pas à vos invités du gibier en temps prohibé,
ils se croiraient obligés d'en manger par politesse et ce serait pour eux un gros Chagrin si véritable-
ment ils sont les disciples zélés de saint Hubert.
- R. LAJOYE,
Avocat à la Cour d'<tppe! de Parts.

- t y
THÉORIE DE LA CHASSE
-

MANIÈRES CORRECTES DE PORTER SON FUSIL


De la manière de porter son arme dépend et la vie des autres et sa propre sécurité ; c'est dire combien il est
Important d'adopter des façons correctes de porter son fusil et de ne Jamais s 'en écarter. On devra s attacher ;t
direc-
tenir son arme ae manière à ce que la bouche du canon soit constamment tournée vers le sol ou dans la
tion du ciel; l'arme devra, de plus, être fermement assujettie afin que par suite d 'un heurt tortuit, elle ne puisse
vaciHtU-. glisser ou tomber. Il est une règle également dont on ne doit Jamais s écarter : c est de ne charger Sun
arme qu'au moment précis d'entrer en chasse, et de la décharger dès que Ion n est plus en action de chass<-.

l'arme
MANIÈRE DE PROCÉDER POUR LE CHARGEMENT ET LA FERMETURE DU FUSIL
et sans l'aire
tementvenait
à
aucun danger pour autrui; on conçoit aisément que si, par
aucunfeu fortuitement.pour ^csji
Les deux premiers chasseurs montrent comment l'on doit opérer pour charger et refermer son arme correc-
suite d une cause extraordinaire,
la charge entière se perdrait dans le soi;ou
calement dans l'espace. Les troisième et quatrième chasseursalors
conditions absolument dangereuses; la manœuvre s effectuant
chargent et referment feur arme dans d »
que le J-j&non
à hauteur d'homme, on comprend facilement combien les conséquences d 'un coup de leu iuipie\u sel aient
funestes.

BONNES MANIÈRES DE TENIR SON FUSIL EN CHASSE


Le premier et le deuxième chasseurs indiquent deux façons de tenir correctement son fusil lorsqu'on quête
Écarte ; eiilm la main
au chien d'arrêt ; la bouche du canon étant constamment dirigée en l'air, tout danger esteffectue
droite ne quittant pas la poignée de l'arme, la mise en joue, à n'importe quel moment, s promptement.
Le troisièmechasseur chasse en ligne, ses compagnons n'avançant pas plus vite que lui, il peut, sans danger,
tenir son arme à hauteur d'homme, c'est-à-dire dans la position la plus propice à une mise en joue très rapide.
Le quatrième chasseur montre comment il convient de porter son fusil dans une chasse en battue.
THÉORIE DE LA CHASSE

MAUVAISES MANIÈRES DE TENIR SON FUSIL EN CHASSE


Il suffit d'un coup d'œil sur la gravure ci-dessus pour saisir tout ce qu'il y a de vicieux et de dangereux dans
les diverses attitudes représentées. En cas de feu imprévu, nous constatons que le premier chasseur, en que-
tant au chien d'arrèt, peut, sans s'en douter, tuer quelqu'un derrière lui. Le deuxième s avance en ligne,
risquant d'atteindre son voisin de gauche ; le troisième chasse en battue et peut envoyer son plomb dans le
corps d'un rabatteur ; quant au quatrième qui a négligemment appuyé son fusil contre un arbre, un taux mou-
vement, le vent, un lièvre mème (cela s'est VIL) peuvent déterminer une chute et une déchargé imprévue,

BONNES MANIÈRES D'ÉPAULER


La gravure ci-dessus représente les deux manières d'épauler considérées comme bonnes: 1° A la Française,
la main gauche ramenée sous le pontet; cette manière d'épauler permet de mettre en joue très rapidement
et la main gauche est placée de telle façon qu'elle n'est exposée à aucune mutilation au cas ou une rupture
de canon viendrait à se produire. 2° A l'Anglaise, la main gauche allongée sous le canon ; ici, l'arme est pour
ainsi dire mieux équilibrée et mieux soutenue par la main gauche; mais cette dernière risque d être atteinte
par les éclats du canon en cas d'accident et l'hiver. elle ressent le froid du métal.

MAUVAISES MANIÈRES D'ÉPAULER


Le premier chasseur, ainsi qu'on le constate sans peine, tient sa crosse trop haute, aussi déborde-t-elle vicieu-
sement en dessus, il s'ensuit que le point d'appui est très faible, et qtt'il est exposé à avoir l'épaule meurtrie;
le deuxième chasseur verse dans l'excès contraire et la tient trop basse ; le troisième chasseur a place sa main
gauche d'une manière incorrecte tenant le tonnerre à poignée; ses doigts, en cas de rupture du canon à cette
place, seraient très exposés ; de plus, leur contact constant sur le métal fait rouiller ce dernier; enlin le quatrième
chasseur à la tête beaucoup trop Inclinée sur la crosse, ce qui le gêne et l'expose à être giflé au moindre recul.
THÉORIE DE LA CHASSE. I«

MANIÈRES DE VISER
On vise de deux manières : 10 avec les deux yeux ouverts 2° de ioeit droit en fermant l'oeil gauche. Dans la-
première manière, on ne s'inquiète pour ainsi dire pas de son fusil, on suit fixement le gibier des deux yeux
et on épaule sans regarder son arme; puis, on détourne son regard du gibier, on presse la détente au moment
jugé opportun. La mise droit au but s'ell'ectue automatiquement, pour ainsi dire. La deuxième manièrtest.
tellement connue que toute explication serait siipertlue. lOnlin, pour les borgnes et poureel1x dont l'œil droit
est défectueux, il s établit des fusils spéciaux permettant de viser de J'œil gauche tout en épaulant à droite.

GIBIER PASSANT EN TRAVERS, DE DROITE A GAUCHE


En toute occasion le chasseur doit, au premier coup d'œil, se rendre compte de la rapidité du vol du gibier;
mais c est surtout dans le tir en travers qu'il convient pour lui d'eu juger avec le plus d'exactitude possible. Le
point fictif où le chasseur doit viser doit s'écarter du gibier proportionnellement à la vitesse-du vol de ce
dernier et àL la distance qui le sépare du fusil; cet écai,tenieiit, suivant les cas,peut varier depuis 1 mètre
•usqua 3 mètres et même plus. Lorsque la distance est gi-Liiide, on doit toujours relever le coup.vu que la
trajectoire des plombs a un et!et plus sensible. Dans le cas présent il faut viser en avant la quantité voulue.

GIBIER FUYANT EN HAUTEUR


Cetir offre peu de difficulté,le chasseur ayant tout le temps voulu pour épauler et suivre la pièce des yeux,
particulièrementau commencement de la saison, alors que les couvertssont bons et-que le gibier part d'assez
-
près Lorsque le gibier s'élèvera comme le montre la gravure,on devraviser plus ou moins au-dessus en tenant
compte,de la rapidité du vol,de la direction du vent et de la distance. Lorsqu'unepièce s'enlèvera rapidement
en-piquant dans le ciel, le fusil devra être relevé vivement-etl'on devra tirer bien au-dessus en évitant lu
aeraut général qui est de toujours chercher à trop voir la pièce. Ce dernier tir est un des plus difficiles.
THÉORIE DE LA CHASSE

GIBIER FUYANT DEVANT EN DESCENDANT UNE COLLINE


Ce tir exige beaucoup de coup d'oeil et de décision, car généralement, le gibier disparaît rapidement en
dessous de la rotondité de la colline ou derrière un accident de terrain, et cela souvent avant qu'il soit hors
de portée; de plus, lorsque le gibier fuit dans ces conditions, il est fort difficile de juger de la rapidité de
son vol et de la distance qui nous sépare de lui. On devra donc avoir soin d'épauler vivement.
Si le gibier fuit lïanehenien'. devant le chasseur et en ligne droite: viser au-dessous; s'il incline à droite ou
ii gauche viser toujours en-dessous mais légèrement en avant.

GIBIER FILANT HORIZONTALEMENT DEVANT LE CHASSEUR


Lorsque le gibier Ille horizontalement devant soi, il faut, au premier coup d'œil, se rendre compte de la
hauteur --t laquelle i.' SI: trouve et juger de ia distance ainsi, par exemple, si le gibier lite droit devant le
chasseur et a 1; hauteur de la ceinture de ce dernier il lui faudra viser légèrement en dessus ; s'il file à la
hauteur de son visage, il devra viser en plein ; enfin, si sa ligne de fuite horizontale est située plus haut, il aura
soin de viser légèrement en dessous, Mais si la distance est grande au moment du coup de leu, il conviendra
de relever le coup dans chaque cas; il faudra donc avoir soin de tirer un peu plus haut.

COUP DU ROI
Dans le coup du roi, on tire presque perpendiculairement en hauteur, la souplesse du corps et sa bonne lJosi-
tion jouent un grand rôle ; ceux qui ont l'échiné et le cou trop raides, ne le réussissent presque jamais. La main
gauche devra se tenir à peu de distance de la main droite, de façon que l'arme ne soit ni tirée ni inclinée du
côté de gauche, mais soit au contraire complètement à l'entière disposition de l'œii droit et de l'épaule droite ;
il faudra avoir soin de se camper fermement, et, faisant appel à toute la souplesse de son épine dorsale, on
suivra la pièce en se renversant de plus en plus en arrière. Viser toujours un peu en avant.
THÉORIE DE LA CHASSE

L1EVRE FUYANT DEVANT


L'allure du lièvre, quoique très rapide, n'a rien de désordonné et est assez régulière ; en dépit de cette
régularité et bien que le volume de son corps représente une cible d'assez belle dimension, 11 arrive assez
souvent qu'on le manque ou qu'on le blesse légèrement, ce qui lui permet parfois d'aller se perdre ou mourir
à une grande distance. Lorsqu'un lièvre luit en ligue droite devant le chasseur, ce dernier doit viser riota-
lJlellJelil au-dessus ; il est important que la. tête reçoive quelques plombs, car un liesje atteint sur le râble
ou dans le quartier de derrière reste rarement sur place.

LIÈVRE PASSANT EN TRAVERS


C'est par travers que le lièvre se présente dans les meilleures conditions : 1° parce que c'est ainsi
le ptus.lacile a tuer ; 20 parce que toute blessure de flanc est promptement MOI lelle et qu'il suffitqu'il
de
est
bieuesa
peu de grains.de plomb pour qu'il reste sur place; parfois même un seul grain l'axrmenet.
Lorsque le lièvre passe en travers, on doit naturellement viser en avant proportionnellement à la vitesse
de Sun allure et a la distance à laquelle il se trouve. Le lièvre qui enfile un sillon devra être visé forlemênt
en avaut, car, clans ces conditions, son train est encore plus rapide.

net.. LIÈVRE SE DIRIGEANT, DROIT foUR LE .CHASSEUR


Lorsque le lièvre se dirige droit sur le chasseur, celui-ci doit viser notablement en avant : bien souvent le
lièvre ne reste pas sur place, bien qu'il ait été atteint; cela tient à ce que les plombs glissent sur les os de.
la tête et vont se loger dans le train de derrière. De quelque façon que l'on s'y prenne, et en tirant d'une
manière p.arfaite,-oii ne peut jamais être sur qu'un lièvre venant droit ou éloignant de même restera sur
place, tandis que, par travers, lorsque le coup est tiré dans les conditions voulues, il est très rareque l'ani-
mal ne soit roulé -. -.
-
THÉORIE DE LA CHASSE

TIR AU LAPIN
Le lapin à une allure désordonnée et il donne pour ainsi dire à peine le temps ge le voir et IL plus forte
raison de le viser; il n'est pas de chasse qui oitre mieux que celle-ci l'occasion de manier rapidement son
fusil; Toute personne qui n'a pas l'œil vif et de la vivacité dans les mouvements, ne fera jamais qu'un mauvais
chasseur au lapin. En règle générale, il faut viser en avant, puis au moment propice, tirer à l'endroit précis
où le saut qu'il fait doit lui faire toucher terre. C'est sur le bord des sentiers qu'ils franchissent toujours en
sautant qu'on réussit le mieux.

L ALOUETTE CHASSÉE AU MIROIR


Avoir soin de choisir un temps clair, sans vent, et — point important — que le sol soit recouvert d'une bonne
gélée blanche; se prévaloir en un mot des belles matinées de novembre et décembre. On aura soin de se
dissimuler omso modo derrière une touffe d'osier, une haie ou dans un fossé, l'aide fera tourner le miroir, et
grandes
.appellera les alouettes au moyen d'un appeau. L'alouette tout d'abord décrit au loin de courbes,
puis avec rapidité, vient soudainement s'arrêter comme un point fixe au-dessus du miroir pour s éloigner
ensuite par un crochet très vif: c'est ce moment d'arrêt très cuurt ou'il faut savoir saisir Mer.
pour

TERRE ! POUR UN TOUT JEUNE CHIEN


; il faudra, le plus souvent possible, à
n'importé
on lui
e
devra être dressé avec persévérance à ce commandement
Le chienquel

allonee
moment et dans toutes les occasions qui.se présenteront, soit.aut
faire voîr une Mandise qu'il sait être pour lui. On
les nattés
: dehors, soit à
lui criera alors d une voix terme Teri e ! et en meme temps
et le museau sur le sol en ayant soin de le maintenir dans cette position pai la main
41onL nu9n01, h/i tiendra appuyée sur le dos. Lorsqu'on constatera qu'il est parfaitement écrasé sur le sol et
immobUe.on lui donnera alors la friandise. Devant iasoupe,ne lui permettre de manger que quand il sera écrasé.
DRESSAGE DU CHIEN

TERRE 1 AU COMMANDEMENT, LE BRAS LEVÉ


Emmener le chien dehors avec un cordeau attache au colliei,; on nattera légèrement L'animal delà main,puis
on s'éloignera de lui de quelques pas; aloi-s, soudainement, on lui ertexa: Teri@e! en levant le bras. Si le chien
résiste et ne s'écrase pas immédiatement, on donnera une brusque secousse au cordeau. Dans le cas au l'on ne
réussirait pas à l'amener il s'écraser, Il faudrait s'approcherde lui et, sans le rudoyer, lui allonger les jambes et
le museau sur le sol, puis lui crier: Terre! eu le maintenant dans cette position par Ja main droite qu'on lut
tiendraappuyée sur le dos; lui donner une friandise et le flatter, puis sViuiyniT l't r",'ull1Jl1enCl'r la leçen.

TERRE ! SUR LES PERDREAUX QUI PARTENT


Lorsque les chiens rencontreront des perdreaux, il faudraavoir soin de commander: Terre! au moment où
es derniers s'envoleront. Il faudra faire tout ce qu'on pourra pour rendre ces rencontres aussi fréquentes que
possible, de façon à arriver à bien inculquer aux chiens qu'ils doivent s'écraçer immédiatement dès quune
compagnie de perdreaux prend son essor. On devra, comme dan, toutes les leçons du reste, apporter beaucoup
tle douceur et de patience, et savoir flatter et récompenser au moment opportun. Les chiens s'habituent très
vite, et on les voit s'écraser rien qu'au bruit d'ailes de perdreaux quand même i!s-ne les verraient pas.

TERRE ! AU COUP DE FEU


Emmener le chien dehors en laissant traîner derrière Itirson cordeau toujours fixé àson collier. Onaeu soin
u emporter avec soi un vieux pistolet chargé. (On ne doit p" remplacer le pistolet par un revolver, M)' bruit?
au premier se rapproche le plus de celui dit fusil.) Tout à coup on tire en l'air en criaiit,: Terre! et en levant' le
;jr^s: En même temps, on a soin de poser vivement le pied sur leJ30nt du cordeau traînant sur le sol, dans le
but de retenir le chien au cas oil il,lui prendrait fantaisie de se livrer à une incartade. Au moment où l'on crie
- ferre le chien doit s écraser complètement. Plus tard lé bruit seul de la détonation suffit à le faire coucher.
DRESSAGE DU CHIEN

TERRE ! LA CORRECTION
Quand le chien ne s'est pas couché au commandement,ou que, étant couché, il s'est relevé et est reparti sant>
en avoir reçu l'ordre, ie ramener en le grondant jusqu an point, oil il a commis la faute ; le l'aire se coucher là,
dans la position correcte; lui administrer 2 ou 3 coups de houssine et le laisser uu temps assez long avant de
lui faire reprendre sa course. 11 est très bon aussi d'avoir l'air de bouder à l'animal pendant quelques minutes,
én lui jetant quelques regards courroucés sans lui adresser la parole. Toutes les fois qu'il méritera une récom-
pense la lui donner en le nattant au moment même oii il l'a méritée.

TERRE DEVANT LE GIBIER DÉMONTÉ


1

Si un perdreau n'est que désailé. il faudra se garder de courir pour le prendre plus tôt, car le chien en vous
promptement perdrait toute notion de son
voyant prendre la course ne manquerait pas de s'emballer et très causerait
dressage. 11 faut bien se pénétrer que pour uneseule-fois que l'on maladroitement1 emballement du
emballement.
chien, on éprouverait beaucoup de mal pour prévenir un second départ de la pièce
11 faut, au contraire, maintenir le chien qui a dei se coucher au en lui répétant Terre!
et en s'approchant lentement. 11 vaut mieux risquer de perdre la pièce plutôt que de laisser le chien courir.

TERRE ! EN ALLANT SOI-MÊME RAMASSER LA PIÈCE


Pour toujours maintenir un chien dans le dressage à terre, ne pas le faire rapporter,même ou si vous désirez ce
service de sa part, ne pas le lui faire faire dans les premiers temps du dressage; etles pièces. une lois mis au
rapport (qui ne doit se faire qu'au commandement) ne pas lui faire rapporter toutes rapporter,De temps en
maintenir
temps;quand surtout vous voyez l'animal nerveux, prêt à se relever avant l'ordre pour le
couché et aller soi-même chercherla pièce. Il est bon d'être deux dans ce cas, le garde, par exemple, maintenant
te chien en lui répétant ; Terre pendant qu'on va ramasser la pièce.
DRESSAGE DU CHIEN

TERRE1 POUR UN VIEUX CHIEN


Très difficile à obtenir chez un chien âgé, qui n'a jamais été dressé à cet exercice.
Lui attacher un cordeau à l'anneau du collier, faire passer ce cordeau sous la semelle du soulier, dan? le
vide entre le talon et la semelle (à la cambrure), tirer la corde de l'autre côté en faisant poulie mmis h- jn. d.
Appuyer sur le dos du chien en répétant : Terne! La corde force le chien à se plier vers le sol t'I la main
s'obtient pas toujours chez les vieux chiens. Ne pas se rebuter et
sur le dos le maintient. Le résultatdenedouceur.
apporter beaucoup de patience et

TERRE ! UNE FAUTE


Une des plus grandes fautes que puisse commettre le chien d'arrêt, c'est de s'emballer sur le gibier au
départ, alors qu'il devrait au contraire s'écraser complètement et conserver l'immobilité. On comprend faci-
lement toute 1 importance qu'il y a à prévenir tout emballement.
Dès qu'un chien fera un pas sur le gibier qui part, on devra lui crier immédiatement : Terre' et aussitôt
qu'on le reprendra, il faudra le ramener à la place même où il aurait dû s'écraser, et là on lui donnera une
correction. Avoir soin de ne pas le corriger ailleurs qu'à cette même place.

DERRIÈRE
Mener le chien dehors, en laisse. Le faire marcher à côté de vous, mais en arrière. Chaque fois qu'il veut
gagner et vous dépasser, lui donner un petit coup de houssine sur le devant en répétant tout le temps :
Derrière! Il finira, même sans être attaché, par ne plus avancer même son nez en avant de vous.
Il arrive fréquemment clans cette leçon qu'en distribuant les coups de houssine, on frappe involontaire-
ment sur le nez du chien, il importe de veiller soigneusement à ce que cela n'arrive pas, car le nez est étiez
le chien une partie très sensible, et la souffrance que l'animal ressentiraitpourrait être très vive.
-1 DRESSAGE DU CHIEN
«,

DOUCEMENT >

Sortir le chien à la laisse. Le promener à la campagne. -


S'il'y a quelquegibier devant lui et qu'il manifeste qu'il en a le sentiment, le retenir tout en marchant
,
avec lui, lentement, et en.le prévenant à ne pas essayer de forcer un
par le mot Doucement ! pour l'habituer voix
gibier qu'il sent. On alira soin de prononcer le mot Doucement! en baissant la et sur un ton spécial ; il
ne faut point oublier que le ton dans lequel un mot est prononcé a pour le chien autant d'importance que
le mot même. Il importe de bien se pénétrer de cela.

LA QUÊTE — CHIEN LANCÉ A GAUCHE


Rappeler le chien quand il est au bout du champ que vous voulez lui. faire battre, et lui indiquer de la
main gauche la nouvelle direction à prendre en marchant dans cette direction avèc lui.bien
Il faudra s'attacher àse tourner de façon à ce que le geste que l'on fera se détache sur l'horizon, afin
crue-le chien, qui peut parfois se trouver à une assez grande distance, se rende bien compte de ce qu'on
exigéde lui. En réglé générale, on devra, pour tous les gestes que l'on-fera, s'attacher à les répéter toujours
flans des attitudes aussi semblables que possible.

LA QUÊTE — CHIEN LANCÉ A DROITE


Pôur dresser un chien à croiser sa quête, marcher avèc lui dans le sens de sa direction en lui indiquant
de la main di,oitc la direction dans laquelle vous voulez le tancer.
Toujours indiquer de la main droite la directlon-à droite, et de la gauche la direction a gauche. Le mou-
veÎnent-sèdessine d'une façon plus intense et le chien se trompe moins.
On aura soin (ceci dit surtout pour les jeunes chasseurs) de ne pas faire des mouvements désordonnés
et de crier à tue-tête; s'en tenir à un geste large et un ton impératif.
DRESSAGE DU CHIEN

ARRÊT A PATRON
Il tant que, si on chasse avec deux chiens, celui qui n'a pas le premier arrêté une pièce respecte l'arrêt de
devant pour arrêter à sou tour.
son voisin, salis essayer"tle passer du
Même s'il n'a pas connaissance gibier arrêté par son camarade, 11 faut qu'il S'arrête dès nu'U voit
l'autre en arrêt. Pour obtenir ce résultat cl i'tncuiqner solidement, l'aire toujours coucher Immédiatement
le chien qui u'a pas arrêté, dès que son compagnon marque un arrêt
Avoir soin de s'appliquer à l'aire le moins de bruit possible.

LE RAPPORT POUR UN JEUNE CHIEr".


chien, le commencer d'aussi bonne peUtque possible. A
ci-i'on veut obtenir le rapport de la part d'un t chien à le
la maison dans la cour du chenil, jeter un objet pas trop dur ni trop lourd, en excitant le
chercher et à vous le rapporter, enOnéchangesoin d'uue friandise que vous lui reservez. Il
de ne pas faire durer les séances; [l estpréférable rip
'
de les
exercice et rapportera en jouant. aura sont comme les enfants, ilS
multiplier, mais de s'attacher à ce qu'elles soient courtes, car les jeunes chiens
lassentvite du même exercice. On réussit très bien avec un morceau de fromage enfermé dans un vieux,
se
porte-monnaie, qu'on lui jette.. - -

LE RAPPORT DEHORS
Emporter une peau de lapin bourrée de foin et emmener le chien, toujours avec le cordeau, se promener
1
dehors. Jeter le lapin assez loin. Envoyer le chien en lui disant : Chei,che Le l'aire se coucher au qomman-
dement : Terre! au moment où il và prendre la peau, Ne la lui laisser prendre qu'au commandement :
Prends ' Puis : Apporte i Quand le chien est près de vous., le faire s'asseoir au commandement : Assîs / et ne
lui prendre la pièce que quand il la tend vers vous, en disant : Dôizize. 'pièce.
Le chien s'habituera vite à ces exercices et s'assiéra pour remettre la .
ÉPREUVES D'UN FIELD-TRIAL

DISPOSITION D'UN FIELD-TRIAL (EN ROUTE POUR UNE EPREUVE)


La présente gravure représente très exactement le moment de la mise en route pour une épreuve.
En A A. — Sont les dresseurs qui vont concourir, chacun d'eux tenant son chien en laisse.
pouvoir se porter rapidement sur les points douteux.
En B. — Les 3 juges, dontl'un est à cheval afin deles
En C. — La presse cynégétique autorisée à suivre opérations du jury.
En D — Le public (sociétaires et invités munis de cartes), se préparant à assister aux épreuves.
En E E -— Les gendarmes chargés de faire respecter la loi sur la chasse.

L'AFFICHAGE DU NOM DES CHIENS


L'affichage du nom des chiens a lieu dè la manière suivante : Un homme porte un tableau muni d'un
cadre à rainures, ce qui permet d'y glisser des bandes de carton et de les remplacer à volonté par d'autres.
Chaque bande de c ai'ton porte le nom d'un chien. Lorsque deux concurrents entrent en lice, on retire de
le cadre du
l'étui en cuir qui renferme toutes les bandes les 2 marquées à leur nom et on les glisse dansfaçon,
tableau au moment oii les juges les désignent comme devant courir une épreuve. De cette on fait
savoir très clairement au public quels sont les chiens qui travaillent.

LE LANCER DES CHIENS


Lorsque deux chiens sont désignés, on leur met ont un colliei à chacun, àd'une
-
couleur rouge pour 1 un et
' bleue pour l'autre afin de les distinguer. Les juges deux drapeaux leur disposition (un^ bleu et un
rouaef et à là finde chaque épreuve ils prescrivent de lever en l'air le drapeau dont la couleur correspond
"

à celle du collier duchiena le mieux travaillé. 3i le -travail des chiens est d'égal mérite, les deux dra-
neaiix sont levés à la fols. Pour ne pas laisser partir étourdiment leurs chiens quand ils les lâchent, les
dresseurs soin soin de les faire tout d'abord coucher, ne leur permettant de partir qu'au commandement.
ÉPREUVES D'UN FIELD-TRIAL

ÉPREUVE DE GRANDE QUÊTE


Dans l'épreuveà grandequête,lesdresseurs lancentleurs chiens en sens inverse.de façon à croiser leurs quêtes.
Les deux dresseurs arrivent presque en même temps, l'un à l'extrême gauche et l'autre à l'extrême druite
du terrain ; ils font alors faire volte-face à leurs chiens qui recommencent il quêter en se rabattant sur le
centre de la pièce de terre, ce qui a pour effet de l'l'croiser leurs quêtes.
Les épreuves de grande quête sont naturellement très mouvementées et par suite fort Intéressantes pour
tous les assistants.

UN ARRÊT
Aussitôt qu'un chien tombe en arrêt, son concurrent, en le voyant immobile doit, à son tqur, rester sur place.
L est cet arrêt du second chien qui est dénommé arrêt à patron.
Le dresseur dont le chien a arrêté doit aller à lui lentement, de façon à laisser au chien tout le temps
voulu pour bien montrer sa fermeté à l'arrêt.
Voir un chien tenir merveilleusement l'arrèt est sans contredit le plaisir le plus vif que le vrai chasseur
amateur puisse éprouver aussi l'arrêt dans les fteld-trials otrre-t-il beaucoup d'intérêt à tous.

le chienne doitchienpas bouger.le LE DÉPART DU GIBIER


dresseur se dirige sur lui et le dépasse lentement pendant ce temps-lA,
pTsonVAnnm^ontP^tirole gibier et,au moment où
l'arrêt oc? ce dernier prend l'essor, le chien qui a marqué
® qui a arrêté à patron s écrasent et restent immobiles.
RIen nchiens pnnphon^i=i,,?i,r ?s s?iples deSt-Hubert que d'assister à beau départ du gibier, alors
que les se couchentpi esque automatiquement et suivent lesplèces des un yeux sans fairelemoindre mou
vernent.
ÉPREUVES D'UN FIELD-TRIAL

CHIEN FORÇANT L'ARRÊT DE SON CONCURRENT


Le chien qui, voyant son concurrent tenir l'arrêt, ne le marque pas à patron lui-même et passe devant,
sommet une grande faute, lors même qu'il tomberait en arrêt a son tour et s'écraserait au départ du gibier.
Le fait de forcer l'arrêt du concurrent décèle non seulement un mauvais dressage, mais une habitude
vicieuse assez difficile à guérir.
De même que la propension à la frayeur et à l'emballement est une tare chez un cheval,
, , de même égale-
ment être porté à forcer l'arrêt du concurrent est une tare chez un chien.

LE CHIEN QUI S'EMBALLE AU DÉBOULÉ D'UN LIÈVRE


S'emballer au déboulé a toujours été une une l'ort mauvaise note, à tel point que dans les règlements
antérieurs, cette faute, considérée comme capitale, suffisait pour faire décider l'élimination immédiate du
chien.
Dans le règlement en vigueur cette année, l'emballage au déboulé, tout en étant noté comme une faute.
n'empêche point le chien de continuer la série des épreuves, mais à condition que sa course d'emballage
n'excède pas une cinquantaine de mètres et qu'il se soit écrasé au commandementdu dresseur.
On ne doit rien négliger pour arriver à empêcher un chien de s'emballer.

LE COUP DE FUSIL

éducation ne laisse rien à désirer, doivent en faire autant...


De loin en loin, sur l'ordre des juges,un garde préposé à cet effet tire brusquement un coup de fusil. Les
chiens qui sont en train de quêter doivent s'écraser immédiatement; ceux qui sont tenus en laisse, si leur
S'écraser complètement au coup de fusil, saus la moindre hésitation et se tenir immobile sera toujours
considéré comme une qualité précieuse chez un chien; aussi est-il fort juste que les chiens qui se tirent fort
bien de celte épreuve récoltent une ample moisson de bonnes notes.
ÉPREUVES D UN FIELD-TRIAL

LA FIN D'UNE ÉPREUVE


Lorsqu'une épreuve prend fin, les dresseurs reviennent ramenant avec eux les deux chiens qui y ont <'t.
soumis; les juges s'approchent, discutent et se communiquent leurs notes; pendant ce temps-là, le secrétair.
vient appeler l'épreuve suivante en proclamant les noms des deux concurrents désignés pour la courir e
-dont les qualités respectives vont être mises publiquement en parallèle.
Il ne reste plus qu à changer les noms des chiens star le talJleau-afliche; Il suffit cela de prendre d.o)
l'étui en cuir les cartons correspondants et de les glisser au tableau a la place despouranciens que l'on retire.

LE RAPPORT
Le rapport n est exigé que pour les chiens de petite quête. Un garde porte un lapin mort dans son carnier
à un moment donné on le jette assez loin; on envole le chien le chercher en lui disant : Cherche ' il doit le
prendre proprement, revenir à son dresseur, s'asseoir et donner la pièce au commandement. On le fait au-si
se coucher au commandement Prends! puis : Apporte! Quand Il est près du dresseur, ce dernier le fait
asseoir au commandement ASSIS! et lui prend la prend la pièce au commandement Donne!

A B C D E F G
QUELQUES TYPES DE CHIENS DES FIELD-TRIALS FRANÇAIS
CHIENS ANGLAIS CHIENS FRANÇAIS
(ENGLISH TYPES)
A — Pointer.
D — Braque de l'Ariège.
B — Setter anglais.
E — Epagneul français.
C — Setter gordon
F — Grillon à poil dur.
ü — Gritroll à poil long trace Boulet.:
I --.' GIBIER A PLUME

CAILLE (Perdix Goturnix)


C'est habituellement dans la dernière quinzained'avril ou dans la prerhière de mai, suivant la marche plus
eu moins lente du printemps, que les caillés arriveat-dans nos climats, et c'est dans le mois de septembre
les trèfles, dans les chaumes d'avoine. Si
qu'elles nous quittent. Vous les trouverez dans les luzernes, dans raison
yousen avez tuéune, même deux, dans une pièce de terre, c'estune pour chercher encore. L'entêtement
du tireur est plus fatal aux cailles que son habileté. Si vous veniez à tomber sur une concentration d cailles,
comma cela arrive parfois, ne remettez rien au lendemain, car vous risqueriez de ne plus en trouver une seule.

PERDRIX GRISE (Perdix cinereaj LAGOPÈDE ALPIN OU PERDRIXtiréBLANCHÈ (Telrao lagopus)


la base, L'élément indispensable
T * perdrix estsottfince
de nos chasses. Dans un rien ne la remplace. Tien, ne
Nul gibier n'offre aussi souvent qu elle l'occasion
le isonintéressaiitn illèvre,
de ni lapin, ni faisan. double..Les perdrix grises commencent à s'accou-
;
(1Momq¡age des coups de fusil : le coup
rt
le -
erversïa fln de marsou commencement d'avril. Le lagopède ou ptarmigan est un animal qui ne
neige, l été brun comme la terre aussi est-il
montagnes ; l'hiver il est blanc commefréquente
quitte tias les-hautes
n"s décile apercevoir. Il niche à terre sous les buissons et surtout la région des bouleaux.
à

PRRNRIX ROUGE (perilix rutrO/l- JPERDRIX BARTAVELLE


(perdtx saxiilisj.
La perdrix rouge ne se-plaît que danslesdecontréesce de
la allant
La en Italie, en
sur mai le
e 1a est
GIBIER A PLUME .

FAISAN COMMUN (Phasianus Colchicns)


portionnéLefaisanauest resté etrestera probablement chez
nous un gibier factice, et dopt le nombre sera toujours pro-
S™™ nombre des faisanderies qui le produisent, Nous ne supposons pas qu'on parvienne Jamais à le
propager complètementà l'état sauvage, c'est-à-direque le jour où l'on cessai* tfc protégersamultlplfcaton sera
bien pr ès de celui où il aura cessé d'exister. On chasse le faisan à l'arrêt et en battue. Pendant les mois de
et d octobre ; surtout si on s'est mis en campagne avant neuf heures du
rencontrer dans les vignes, dans les broussailles et généralement sous les couverts matin, on peut espérer le
aul avolslnont les bois.

BÉCASSE (Scolopax rusticola)


un oiseau solitaire.
;
dehors de la saison des amours, on ne la trouve <rue par hasard dans
lede a,d/e bécasse. C est ordinairement dans les premiers Jours d'octobre, par les venls d'est-et
îîîL bécasses nous arrivent. On les trouve alors dans la plupart des bois humides à proximité
!pcïïf!1^1 s Parages elles restentjusqu'à l'approche des gelées et avancent alors de plusen plus vers
lesnd oû elles vont prendre leursyvéritables quartiers d'hiver. Vers le mois de mars, ellesonWntaeur moii?
vementrétrograde. Par un temps humide, 11 faut les quêter sur les coteaux exposés au mMi et dans les taillis

BÉCASSINE DOUBLE (Scolopax major) PETITE BÉCASSINE (S.gallinula) BÉCASSINE ORDINAIRE (S gallinago)
bécassine exécute deux, quelauefois trois crochets assez brusques, pour dérouterdes chas-
"Si s très habiles quelques auteursrecommandentd'attendre, pour faire feu, qu'elfe ait achevé
i
,? essor; d autres admettent qu'on peut la tirer pendant ses crochets. Nous pensons qu'il ne sau-
Aw tIler,est 5-sw1?
bécassine

? sur ce point'. Si 1 oiseau est rapproche du tireur, il n'y a nul inconvénient à le laisser
desplus petits plombs suffit le plus souvent pour l'arrêter; si au contraire la
partie a distance il nous semble qu'il faut faire feu dès qu'elle se présente devant le guidon.

1 GIBIER A PLUME

SARCPLLE D'HIVER (Anas Ct'ecca)


'Les sarcelles d'hiver nichent sur les étangs du nord et du centre de l'Europe. Elles les quittent vers le
commencement d'octobre pour entamer leur mouvement de retraite vers le sud, quelquefois elles procèdent et
juelquefois elles accompagnent l'apparitiondes premierscanards. Elles séjournentordinairementsnr nos eaux
Jusqu'aux premières gelées; il faut des hivers d'une douceur extraordinaire pou. qu'elles se décident à hiverner
sous notre latitude, car elles sont très sensibles au froid. Elles nous reviennent en février et descendent alors
mitant sur les rivières que sur les eaux dormantes.

GRIVE DRAINE (Turdus viscivorus), GRIVE LITORNE (Turdus pilaris)


La grive draine est la plus grosse espèce de grives de nos contrées, elle habite principalement le nord de
la France; c'est là qu'elle niche dans les arbres. Elle se nourrit d'insectes, de vers et de fruits, et affeclionne
particulièrement ceux du gui. A l'automne elle voyage par petites famiilts toI. se rencontrepartout. La litorne
fréquente assez volontiers les forêts, elle est surtout un oiseau de passage. Sa chair est loin de valoir celle
des autres espèces et ceux qui en la mangeant la confondent avec la grive musicienne ou la mauns peu-
vent être des gourmands, mais ne passeront jamais pour des gourmets.

S - ALOUETTE DES CHAMPS (Alauda arvensis), ALOUETTE LULU (Alauda al'/J01'ea)


"
Les alouettes sont des coureuses émérites, elles marchent et ne sautent pas comme les gros becs. Dès le
f mois d'octobre,l'alouette des champs se réunit en bandes considérables, fait de grands voyages; il en est un bon
nombre qui restent sédentaire ; l'alouette lulu ou percheuse est la seule espèce du genre qui mente cette
qualification; elle a des mœurs différentes de l'alouette des champs, préfère les plateaux et les coteaux aux
grandes plaines et n" se réunit à l'automne qu'en bandes de vingt individus au plus pour entreprendre ses mi-
grattons hivernales. La chair des alouettes est trts estimée, surtout à l'automne, quand elle est bien grasse.
GIBIER A PLUME

PLUVIER DORE PLUVIER A COLLIER INTERRÔMPU PLUVIER A COLLIER 1


Les vols de pluviers paraissent en France au mois d'octobre; ils disparaissent à la chute des neiges, 11e
font que traverser notre pays au printemps et regagnent le Nord. où ils nichent. A l'exception du littoral du
) Ouest où ils se montrent régulièrement, leur rencontre est toujours un hasard.
Quand 11 vous arrivera de tirer dans une bande de pluviers, ne vous pressez pas d'aller ramasser vos vic-
times; il est probable que vous verrez leurs camarades venir tournoyer au-dessus de leurs corps, ce qui vous
fournira l'occasion agréable de grossir ie tas.

VANNEAU HUPPE Vanelills cristatitsi


Le vanneau affecte le vagabondage de l'Arabe nomade, on ne le chasse pas, on le rencontre. Lors donc que
vous apercevrez une bande de vanneaux, vous ferez sagement d't'ntrer en chasse de suite et de ne rien remettre
au lendemain. Le vanneau affectionne les grandes plaines marécageuses et n'est vraiment commun en France
qu'au moment du passage, vers la fin de novembre et au commencement de mars. Ces oiseaux sont fort mé-
liants et il est très difficile de les approcher à portée de fusil. Quelques vanneaux nichent dans les herbages
lies départements maritimes, mais leur véritable patrie est la Hollande.

CANARD SAUVAGE (Anas boschas) -


iLe nombre îles tribus ou variétés comprises sous le nom générique de canards sauvages est considérable. 1
Ces oiseaux arrivent dans nos contrées au mois de novembre pour nous quitter au mois de mars. Le vol du
canard sauvage est rapide, fort et bien soutenu. D'un seul coup d'ailes il s'enlève de terre aussi bien que de
inèti,esoti même, quand il partau milieu d'un bois, jusqu'à .
l'eau et monte pei,l)encliculairementpeiidantiootii5
/co qu'il soit au-dessus de la cime des plus grands arbres, après quoi il prend son essor et se dirige jusqu'à
nue grande hauteur diagonalement. En cas d aiai me, il ne manque jamais de pousser plusieurs Kan ! Kan ! *
1
ANIMAUX DE CHASSE

] LE CERF
Le cerf est sans "Contredit ie roi des forêts de notre pays et sa chasse est un sport vraiment princier. Le
Ude seul a des boissur la tête™a biche n'a rien sur le massacre (os frontal), elle ne lait qu'un petit auquel
Ù donne le nom de faOll. au bout de six moIs on le nomme hère. Peu de temps après, le bois se déveIop-
lani apparaissent deux _perches ou dagues, l'animal prend alors le nom de daguet. La loi catholique s est
i
tervie (i'tii cerf pour illustrer ses légendes et aucun chasseur n'Ignore que saint Hubert, notre vénéré patron,
îi du sa conversion à un dix-cors.

LE DAIM ORDINAIRE LE DAIM BLANl*


Le daim est plus petit que le cerf et plus grand que le chevreuil. Les bols.sont divergents, la partie supé-
rieurc est aplatie d'avant en arrière et profondément dentelée sur les deujt bords, mais davantage sur le côté
et d'isabelies, mais la couleur lauve pai,alt êtie la
exte'ile. 1, y a der daims noù-s, ll-y en a aussi de blancs climat,
Plus comilluiie. Le daim s'aceommMe très bien de notre bien qu il ait, à de chose près, les étrela
habitudes que le cerf qui le fuit et pour lequel il pavait éprouver une grande antipathie. Le daim évente
l'ennemi de très lom" il est men&nt, un rien le met sur pied, flnqulèle.

LE CHEVREUIL
d
Le chevreuil est de couleur fauve lloré ou roussâtre pendant l'été; la tète et le cou sont une nuance
gIlse. Le mâle s'appelle brocard -et la femelle chevrette. Le brocard seul a des
te
chevreuil ont rarement plus de-trois ou quatre andouillers; A la seconde année to^snortele^reuilpoi îtle nom
de daguet au lieu de celui de chevrillard par lequel on le désigne tant que les dagues
A cinq ans, le chevreuil a au moins trois andouillers et quelquefois quatre sur chaqueperçue,pas 11 devient
alors chevreuil, dix-cors ou vieux broG&rd.
.. ANIMAUX DE CHASSE 1-

LE SANGLIER
Le sanglier est le génie familier des solitudes, le roi des bas-fonds épineux et des massifs abrupts di la
forêt. C'est là qu'il règne, sans conteste, respecté par les carnassiers de ces demeures. De tous nosaiiiiii;ittx
européens le sanglier est celui dont la poursuite présente le pins d'attraits. La chasse du cerf a un caraetère
grandiose qui, dans certains esprits, duit lui assigner le premier rang; mais c'est en raison de ce même-cariic-
tère et de l'attirail qu'elle nécessite qu'elle n'est pas du guiH de tout le monde. La chasse du sanglier, au
contraire, est à la portée dç tous et Il n'''n est pas qui puissent passionner le chasseur à un égal degré.'

LIÈTRE BLANC OU ALPIN LIÈV3E COMMUN


Le lièvre est cosmopolite; sa forme et sa couleur s'altèrent selon qu'il habite des climats plus ou moins
tempérés. Il est universellementrépandu en Europe. Le lièvre de montagne est. tout différent du lièvre de
plaine ; il est plus court, plus puissamment râblé et plus haut sur pattes. La chasse du lièvre au chien ii'an-. t
et au chien courant est plus amusante; on peut dire, sans dénigrement affecté, qu'ILvec
tue les lièvres, mais que ce n est qu avec un chien courant qu'on les chasse. Il n'est pasundechien d'arrêt on
chasse oii l'un
lonisse du travail de ses chiens pins que dans celle-là

lE LAPIN
"„*Le lapin prospère à peu près dans tous les terrains des pays tempérés, des. bois humides et marécageux
excepté; Un sol sablonneux est celui qu'il: eréf'ère; parce qu'il est' à la fois le plus chaud -et le plus facile à
remuer. On chasse le lapin-au.éliien- a arrêta à l'aide de bassets,-au iuret, àl'aitut, en battue. Au mois de
septembre on en tue toujours quelques-uns dans les couverts, dans les champs de beueraves où l'on cherche
des perdrix, des caillet qu des Jiêvres. Pour le quêter dans le-taillis; il faut prendïe le ventafinTacii ter
à la Épis le tràvail.du chien et de l'approcher plus aisément ' wul lB
- "
-i
-
.- ANIMAUX NUISIBLES

t LE LOUP
Bien que le nombre des loups, en France, diminue constamment, la race n'en est point encore éteinte.
haque année en effet, il s'en détruit en moyenne 150. Le loup est doué d'une grande vigueur et d'une force
endurance colossale, il est capable dans une seule nuit de parcourir 80 à 10) kilomètres. Sa ruse et sa mé-
ance sont légendaires et son audace,desurtout lorsqu'il est affamé, ne connaît plus de bornes. Il peut rester
ans manger pendant plusieurs jours lui suite et cela sans rien perdre de sa vigueur : sa mâchoire est terrible
t aucun chien, sauf le barzoi, ne peut tenir tête.

LE RENARD
Nui autre animal ne justifie aussi bien que le renard l'épithète de braconnier. Le loup est le type du brigand.
fin pillard du moyen-âge; très rusé aussi, encore plus cruel, le renard est un simple voleur, moins puissam-
ment armé, mais très iiitelliqent; il comprend que chez lui la ruse doit primer l 'audace. Le trait le plus carac-
tt'risÏKiue du tempérament de cet animai est la prudence. Le loup, qui cependant ne se risque jamais a 1 'aveil-
Hure est un écervelé auprès de lui. La manière la plus agréable de chasser le renard à tir, c'est avec quelques
-

.1lions bassets à jambes droites, lorsque les terriers ont été bouchés au moment où le renard est sorti.

LE CHAT SAUVAGE
Le bandit le pius à redouter pour le gibier est certainement le.chat sauvage; le
Illi'tin innocent auprès de lui; mieux doué sous le rapport de l'odorat, il ii'a point, au même c eg q
dernier, l'inaltérable patience qui assure le succès de 1 affût. La fatuité qu il a de grimpercommeaux aimt
^

1'I'l'il a tout le peuple ailé pour tributaire; aussitôt que la nuit est nl,c. chat Jau-
l"}Jresentent ses garde-manger et il n 'a que l'embarras du choix. Le renard n est que p
r le
ruLteut,

v yage est ténébreux ;l'un et l'autre sont des noctambules.


-
ANIMAUX NUISIBLES $ "1

LA LOUTRE
La loutre n'est pas un animal amphibie, ainsi que quelques savants 1 ont prétendu; sa confolmatlon
ne
lui permet pas de séjourner longtemps sous ét,.bà lorsqu'elle se prend djus uu Illet, elle se noie si elle li'd
pas et. le temps d'en couper les mailles. Elle établit sa demeure suus les grosses racines des saules d<lll:;
i.es fentes des rochers ou sous les las de bols placés pçès de 1 eau. La Joulre ne reste Jamais plus de 4
jours dans le même canton pour ne-pas donner l'éveil; elle va pôcUer ailleurs, quelque tcwp., a}ll'è:; hi Yiùsuus
''evlent. Suit terrier nrend le nom dttcaliclie.

LA FOUINE
a, comme le loup, l'ivresse du carnage;
volatllesLafouine elle tue pour tuer; seules échappent à la mort les
ne réussit pas à altelndre. Chez elle la souplesse et la flexibilité sont étonnantes; elle grimpe
labieii
k- aH? murailles quaud elles ne sont pas protégées par un enduit parfaitement lisse. Elle salt éiaruir
« H™?luo?Ué qui
^
et presque toujours a s'Insinuer dans le poulailler. Le plus souvent l'éiruitiï
? livré pasbage se refuse à lui laisser emporter son butin; entourée de cadavres, elle
anue alors les tiHnb a ses victimes eL après pu avnir mangé la cervelle, elle réussit à les passerau dehors

LE PUTOIS
forestiers
. inslailé^e^ptei^bo^l^qui fusentdoinicUeqtantôtSdan^leeti' Fe^,. dernif
i;es sont des carnassiers
mds de l'écureuil ou de quelque oiseau deproie;domicile
hantent volontiers le vèi.-ijaagt, des habitations Il n'en
les troud'unarbre vieux, tantôt dans les'
es? lesde b^S!teiil ?iez nous très multipliés et
ne vit que dr- rapines. Cet animal repànduneodeur pour la fermière car il
chiens l'ont vite évente. Rien ne doit être négligé
pour a:rriver,'àet le ét-ruille. son repaire **r«WUé, les
J ANIMAUX NUISIBLES

L'HERMINE
Lhermine est rousse en été et blanche en hiver. Le pinceau terminal de la queue est toujours noir. Au
printemps et à l'automne, on les trouve mi-partie rousse et blanche. Celle représentée demi-rousse a été
tuée en novembre, elle allait perdre lai teinta rousse pour devenir entièrement blanche ; au printemps, c'est
l'inverse. Sa robe blanche redevient rousse par tachesetest uniformément de cette dernière couleur en été.
•n l'appelle alors rosselet, On confond alors assez généralement en été, la belette avec l'berminp cette
dêr»ière est beaucoup moins commune en France que la première.
-

LA BELETTE
La belette n'est point une trotte=menu comme les rongeurs minuscules; elle avance par sauts inégaux et
précipités et accuse déjà dans sa marche la bête de rapine- C'est surtout pendant la nuit que la beiette
accomplit ses méfaits; elle quitte toujours sa retraite lorsque les ombres sonL descendues et se met en chaise.
Ses sens sont exquis et son odorat d'une finesse merveilleuse,Elle cherche les nids et les dévalise et s'insinue
si cauteleusement à travers les buissons.Qu'elle surprend aisément. le« niseaiix.

LE BLAIREAU
Le blaireau est considéré p"ar quelques-uns comme plus redoutable que le renard pour les nids de faisans
et de perdrix, les rabouillères des lapins, lesporLees des lièvres; d'autres plus indulgents le rangent dans la
categerie des filous d'occasion. Comme il est difflcile de se décider entre ces deux opinions, le mieux est de
pelll'her' pour un honnête jiiste milieu. Lorsque après avoir défoncé son terrier, il se trouve acculé, il résiste
avec une incroyable vigueur aux assauts qu'on lui livre, -il est très vaillant et sa petite taille est pour lui une
norme condition de défense- Sa chasse demande beaucoup d'observation et dypâtience.
OISEAUX NUISIBLES *
-

L'AIGLE DIT JEAN LE BLANC I

L'aigle dit jean le Blanc "st assez répandu dans toutes les contrées de la France. Il arrive en mat pour
d'un brun lauve ptus funcé jiux parties Inférieures,
reparUr en septembre. Sa taille est de Il"''75, le dessusroussâtre;
Pt la queue; gorge, poitrine d'un brun
sur les ailes foncé ventre blanc avwuies taches brunes arrondi:,;
queue brun en dessus avec trois bandes transversales parfois trrs visibles, ie-bout des plumes termine
de blanc, cire et doigts brun jaunâtre, bec noir bleuâtre, Iris Jaune. Œufs d un blanc eos sans taches.

LE FAUCON PELERIN
Le faucon pèlerin est assez commun dans nos contrées, U habite les grandes forêts de préférence et niehn
cendré à la tête et au cou et côté des joues
dans les trous des rochers ou des falaises. Dessus d'un noirocracé
-
noirs, la gorge, le cou, la poitrine d'un blanc quelque peu ; le ventre blanc cendré avec des nantie
transversales noirâtres. Queue noire rayée de nombreuses bandes cendrées, plus foncées vers latremite.
Bec bleuâtre, cire jaune verdâtre ; pieds, Iris et paupières jaunes.

L'AUTOUR
L'autour niche sur les arbres très élevés : c'est un terrible destructeur de perdrix, de pigeons, de lapins, de
'Jiè\rfs ; faute de mieux, et
il mange des'.petits oiseaux des petits mammifères. Dessus d un hr-un cendré avec
lés plumes de l'occiput et les sourcils maculés de blanc, tout le dessous blanc avec des bandes transversales
brunes; la tige des plumes de même, couleur. Queue avec quatre bandes transversales noirâtres et terminées
de blanc. Bec noir, eire pieds et iris jaunes. Œufs d'un blanc gris bleuâtre. -La 'femelle diflère dm mâle par
iuie taille plus grande et des teintes un peu rembrunies,
, .
OISEAUX NUISIBLES

LE FAUCON CRÉCERELLE LE FAUCON HOBEREAU


L1J faucon crécerelle niche dans les vieilles tours des clochers, dans les rochers et aussi sur les arbres; il
vit
de wetit" mammifères et d'oiseaux, et ne mange des insectes que lorsqu'il ne peut faire autrement. La-
l'emellede dessous est roux clair avec des bandes iransversa es iioii'âtres.
est p™s grande que le mâle; tout leélevés,
Le faucon hobereau niche sur les arbres dans les trous de rochers et se nourrit particulièrement
-
l 'alottet es et de petits oiseaux. Il émigré, dit-on, vers le mois d'octobre pour revenir en avril.

.L ËPERVIER
L'épervier est très commun en France où il est sédentaire dans les contrées méridionales et centrales. De-
petits oiseaux, aux mammifères ou aux
passage ailleurs, il niche sur les grands arbres, fait la chasse aux
insectes. C'est un rapace qu'il convient de ne pas ménager, car il fait beaucoup de ravages parmi la gent
ailée. Le dessus est d'un noir cendre, les plumes de l'occiput blanches à la base, tout le dessous blanc rayé
de brun roux, bec noir, cire jaune clair; pieds et iris citron.

LA BUSE VULGAIRE
La buse niche dans les rochers ou sur les grands arbres ; elle se nourrit de petits mammifères à
yf grenouilles, de serpents ou d insectes. Cet oiseau, le plus commun des rapaces français. \aneiCOiui(ieia-
Ornent quant à la coloration. Certains exemplaires passent au blanc Jaunâtre au point d avoir les pitiés
vîîl neut-es sans aucune tache brune et le dos très largement maculé de blanc. Le type le pins ordinaire est
blanc noirâtre en dessus, le bord des plumes un peu plus clair et celles de l occiput blanches a la base.
OISEAUX NUISIBLES -

-1.E HIBOU MOYEN -DUC


Le hibou moyen-duc est commun partout; il niche dans les trous de rochers on d'arbre, dans les nids
abandonnés, se nourrit de petits mammifères surtout et préfère les forêts aux ruille",. G est un oiseau noc-
turne: sa taille est de 0-30, il a le plumage entièrement brun varié de jilwie, le centre plus clair par rail,
jonction de taches blanches, les cornes de la tête tf,.s grandes, les paties ernplumié«Jusqu aux ongles, le bec
nOIr, l'iris jaune orange. — S"S œufë sont d'un blanc pur. presque ronds et mesurent u,03ix(i/ï».

LA PIE-GRIÈCHE ÉCORCHEUR LA PIE-GRIÈCHE GRISE


La pie-griêche est très répandue en France, celle dénommée éeorcheur a l'babitude d'embrocher
épines des buissons, les Insectes ou,les petits oiseaux qu'elle ne peut dévorer séance tenante. Ellesur
les
niehe
surtout, flans les broussailles ; le dessus de la tête et du cou est gris cendré, dos roux, N-PuLre blanc n >>•'*•
L'espèce dénommée grise ^.si sédentaire surtout dans le nord de la France; elle ri*e-quenle de préférence le;
] ois. et niche sur les arbres les- plus.Plevé:>: Les ailes sont noires avec deux taches blanches et les plume::' du
dos qui les recouvrent sont de même couleur.

LE CORBEAU FREUX
Cette espèce de corbeau se-reconnaît facilement à la partie nue et farineuse qui entoure le bec; cest un
oiseau absolument nuisible, s'il mange quelques insectes, il n'en est pas moins un braconnier et un pillard

-
il se nourrit aussi de graines, defruits et cause souvent (les dégâts importants II est entièrement noir à
retiets bleu violacé; le tour du bec dénude est d'un gris cendré; bec et pattes noirs les deux sexes sem-
blables- Ses oeufs varient du blanc sale au blanc bleuâtre avec des taches brunes parfois très nombreuses,
surtout versée gros bout.
OISEAUX NUISIBLES
1

LE CORBEAU
Le corbeau est un vorace à l'appétit insatiable, canaille et peu scrupuleux. Gibiers étiopés, faisandeaux
sortir du nid, cailleteaux bas âge, levrauts ail
à la mamelle, perdreaux au maillot, etc., tout lui est bon. Il
en
((destruction
oit être mis hors la loi. Le piégeage ne donne avec lui que des résultats médiocres. Le meilleur mode dt,
consiste à fabriquer un certain nombre de cornets en papier enduits intérieurement de glu et
tau tond desquels on met un morceau de viande avancée; on place ces cornels dans des trous pratiqués dans
lia terre. Les corbeaux se coiffent de telle façon qu'on peut ensuite les prendre à la main.

LA PIE
La pie a le génie de la destruction ; sa tête devrait êlre mise à prix. Les pies détruisent non seulement les
petits oiseaux, mais encore bon nombre de fruits dans les vergers et une bonne partie du gibier de la plaine,
Klii-s sont très méfiantes et très difficiles à approcher; le meilleur moyen de les détruire est d'attendre
l'époque de leurs couvées, reconnaître alors le plus grand nombre de nids possible et se procurer une auto-
risation par une demande à la préfecture; il ne reste plus alors qu'à aller, au coucher du soleii, fusiller
consciencieusement tous les nids.

LE GEAI
Le geai est un pillard incorrigible. Tous les nids qu'ils découvre sont saccagés sans pitié et il cause beau
coup de dommage au gibier des bois. Il n'a point l'astucieuse perfidie de la pie. La permanence de 1 'espion-
nage est incompatible avec la turbulence de son tempérament ; ses sempiternelles allées et venues lie uu
livrent pas moins les secrels de bien des ménages. Il en profite pour piller les œufs des voisins et sa gour-
maudlse pousse la férocité jusqu'à prélever quelques morceaux de choix, les yeux et la cervelle, sur les
pauvres oisillons. C'est un brigand auquel il ne faut point faire grâce.
FURETS

LE 1URET BLANC OU ORDINAIRE


Les ftirets sont sans contredit des putois apprivoisés par une longue domestication. Le furet doit être traite
avec beaucoup de soin, car il est délicat et sujet à nombre de maladies. Soir et matin donner un décilitre de
lait par furet ; faire bouillir et ajouter de la mie de pain. Pour varier donner une bouillie de lait, farine et
sucre ou encore un hachis de viande crue. De temps en temps un œuf cru fouetté sans assaisonnement Le
furet est friand de sucre. La vaisselle dans laquelle on lui présente la nourriture, les écuelles, etc., doivent
être toujours très propres.

LE FURET PUTOISÉ J
est un croisement du blanc. Son poil est demi-blanc sale et demi-brun noirâtre comme le
putois.LefuretPréféréputolsé
tairePnnfârtro^ri5nr.-ia,|îs chasseurs,terrier mais délaissé par d'autres, à cause de sa couleur prise, qui peut le
m p les ? ^^ ,du en estavec un 'apin.ce qui n'arrive pas avec le furet blanc. Pendant le temps
est bon, s "s n'ont pas eu l'occasion de saigner un lapin depuis longtemps
de leur îïielaisseï saigner unepas,
en
volaille qu on veut abattre: ou lâcher dans leur boite des souris vivantes

BOITES A LOGER DES FURETS


Une t . ou
coulissent
se
ouvrir
coucheront dans le deuxième et feront leurs nécessitésLes
dans
leSm" dans le premier compartiment,
" FURETS

HÉMH ---

furet malade dans un de ces sacs.


SACS A FURETS

-
MUSELIÈRE ET GRELOTS A FURETS
La figure 1 représente un furet muselé et la figuregrelot
doigt, les branches BB s ouvrent pour lais^,' entrerun le
-
2, la muselièredufuret,pitis lesLorsqudeuxongourilles segrelotrefermentestun

arrière de canines. La figure 3 représente un_gr3I0 rond


KM et la ligure 4 un grelot
Kueuie plat. Le
dissimulée dans les brous-
:
en ces de terrier
empêche le furet de saigner
1 un lapin à l'intérieur du terrier, de boire le sang et de s
endoimn.
—-1

MISE AU TERRIER
Quand on est arrivé au terrier qu'il s'agit d'explorer on doit d'abord se rendre comi^
0 -
ueiit accès.Selon le mode de chasse, adopté, on poste les chasseurs a proximilé des guetiles, ou on ™ furets
dernières avec des bourses, tout en ayant soin de laisser une entrée ouverte. pÀo du tiTrier dans lequel
extrait du sac celui qui doit travailler, lui met un grelot, lemuselle et le place à 1 nt furet repasserait
le petit animal disparaît bientôt. Le garde a soin de surveiller cette sortie dans le cas 0 le
.
p
par iii,
PlIX- OTJMMT
Bourse de Commerce
Dépôt à Paris, Palais annexe de la Jean-Jacques-Rousseau. .
42, rue du Louvre, rue Coquillière et rue
NOTRE SERVICE
Commission et d'Achat DE

La réputation des armes et des produits de la MANUFACTURE FRANÇAISE


D'ARMES DE SAINT-ÉTIENNE étant universelle, son énorme clientèle se trouve
répandue, non seulement en France et dans les colonies, mais sur presque tous
^

les points du globe. D'autre part, la complaisance, l'honnêteté et la loyauté avec


laquelle les affaires sont traitées à la MANUFACTURE FRANÇAISE D ARMES
sont cause qu'un grand nombre de nos clients, surtout de l'Etranger et des régions J
lointaines, s'adressent constamment à nous pour leur procurer toutes sortes de
marchandises qu'ils ne savent pas où acheter ou qu'ils paient fort cher sur place
ou enfin qu'ils n'arrivent à se procurer qu'après de longues et ennuyeuses
recherches et de grands frais. '^
Afin de répondre, d'une façon générale, à ce besoin de nos clients et leur
manifester tout le désir que nous avons de leur être agréables en donnant satis- t
faction complète à tous les desiderata, nous venons de créer un SERVICE SPÉCIAL
DE COMMISSION ET D'ACHAT.
Ce service, dont une partie du personnel est à demeure à notre DÉPOT DE
PARIS, se chargera d'acheter, pour le compte de nos clients, tout ce dont ils
peuvent avoir besoin sans aucune exception (voitures, harnais, meubles, 1;lachi;les, -
pianos, quincaillerie, etc.). :%
Etant donnés les développements considérables de tous nos services commer-
ciaux, les connaissances spéciales et très étendues de notre personnel, nous
sommes à même de pouvoir acheter n'importe quoi directement chez les
producteurs, c'est-à-dire aux meilleures conditions de prix possibles. D'autre
part, par l'importance des achats que nous effectuerons, nous obtiendrons
certainement de tous les fabricants des conditions exceptionnelles. |
Pour tous les achats qui seront effectués par notre SERVICE de la
COMMISSION nos clients recevront LES FACTURES MÊMES DES FOURNIS- *
SEURS, ils benificieront ainsi des meilleurs prix et conditions que nous aurons
pu obtenir. f
Par contre, pour nous couvrir des frais de ce Service, une commission de
5 °/n sera prélevée sur le montant net de tous achats. j
Etant donnée cette faible commission, il est formellement entendu que tous les
achats que nous faisons pour nos clients, sont absolument fermes et doivent être
payés d'avance. A ce sujet, nous engageons nos clients de l'Etranger qui nous
chargeront de leurs achats et qui nous accorderont leur confiance, de bien vouloir
joindre à leur commande son montant approximatif en un chèque, lettre de
change, etc., et cela en prévoyant un excédent pour les aléas et le transport. >
Si la somme envoyée est trop forte, ils seront crédités de l excédent et, en
procédant ainsi, ils éviteront toute correspondance inutile et tout retard dans
les expéditions. "
Nous avons la certitude que notre SERVICE DE COMMISSION ET D ACHAT
rendra les plus grands services à tous nos clients et resserrera encore davantage
les excellentes relations que nous entretenons avec eux. f
C'est là notre vœu le plus cher.
La Direction. v
*
?
Avis
à nos
Clients
VArquebuserie étant une industrie toute spéciale où l'acheteur
doit avoir la plus grande confiance en son fournisseur, et,
Vautre part, les moyens actuels de transport rendant les
rapports directs si faciles, c'est pour ces raisons que la
MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES DE SAINT-
ÉTIENNE livre en France toutes ses arnzes et. ses produits
directement aux Chasseurs. Cette .situation la mettant en
concurrence directe avec les armuriers-boutiquiers, ce n'est
donc pas à eux qu'il faut s'adresser pour avoir des renseigne-
ments sur lti valeur et la qualité de nos armes, puisqu ils ne
peuvent en vendre, mais uniquement à nos clients, c'est-à-dire
à ceux qui les emploient et qui, mieux que personne, sont à <*

même de les juger et de les apprécier avec impartialité.


LA DIRECTION

DE
Les armes sortant des Ateliers de la MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES
SAINT-ÉTIENNE ne craignant aucune comparaison sont envoyées à l'essai sur
simple demande ; en conséquence, tous les Chasseurs sont priés d user de notre
offre avant de faire — n'importe où — l'acquisition d une arme.
AVIS RELATIF AU MODE D'EXPÉDITION
LES FRAIS DE TRANSPORT SONT TOUJOURS A LA CHARGE Dil
NOS CLIENTS. — Nos prix réduits à la dernière limite ne nous permettent pas d
prendre à notre charge les frais de transport ; toutefois, la plus grande attention est apporté,
à nos expéditions afin de faire profiter le destinataire du mode
de transport le plu.
économique.
TOUS NOS ENVOIS VOYAGENT AUX RISQUES ET PERILS Dl
DESTINATAIRE. — Nous apportons les plus grands soins à nos emballages, pa
suite, nous sommes certains que nos envois doivent arriver à destination en parfait état
aussirecommandons-nous à nos clients de bien vérifier à réception le contenu des colis afin d
pouvoir, en cas de manquants ou d'avaries, conserver leur recours contre la Compagnie di
chemin de fer.
**4

Nous informons nos clients que les colis postaux peuvent être expédies et reçus (moyennant fi" SlIppll-
ment de o fr. 2) c.) dans toutes les localités desservies par les courriers postaux ou les correspondants des
Compagnies de chemin de fer. Cette mesure permet aux habitants des petites localités de recevoir et
d'expédier des marchandises aussi commodément que s'ils habitaient unegare de chemin de fer et cela
sans le moindre dérangement, à tel point qu'il est plus pratique et plus économique pour un chasseur
par exemple habitant à quelques lieues d'une grande ville de s'approvisionner — même pour les plus
petites commandes — directement il la Manufacture Française d'Armes de Saint-Etienne
plutôt que de se déranger ou de charger un commisionnaire de lui faire ses achats à la ville -où il paiera
plus cher des marchandises qui souvent ne seront ni de première qualité ni de première fraîcheur, si
toutefois il les trouve.

<•»
1» PAR LA POSTE. — Les petites commandes formant un colis ne dépassant pas 350 grammes comme
poids total et 30 centimètres comme dimensions en tous sens, peuvent être expédiées par la poste à raison de:
Ofr,05 par 50 grammes. (Pour que les envois soient recommandés, ajouter o fr. 10, pour la France-
. ACgérie et la Tunisie et o fr. 25 pour les autres colonies et l'Etranger).
NOTA, — Les capsules et les cartouches ne peuvent pas être expédiées par la poste. j:

2" PAR COLIS POSTAL. — Les commandes formant un colis ne dépassant pas 3. 5, ou 10 kilos comnu
poids total sont expédiées par colis postaux.
Les colis postaux ne pouvant s'expédier qu'en port payél'on est prié, si l'on veut qu'ils soient utilisés, d c i
joindre le montant à la commande. 44
Les colis postaux peuvent s'expédier contre remboursement de 500 francs au maximum moyennant un
droit fixe de 0 fr. 60. Ce droit étant très onéreux pour les commandes de peu d'importance, on est prié de ne pas
oublier de joindre à ces .dernières leur montant en un mandat, ce qui est beaucoup plus économique que de payer
contre reinboursemer%t.
Les colis postaux peuvent être expédiés avec valeur déclarée jusqu'à 500 francs, moyennant une taxe supplé-^
llIentc\Ïre de 10 centimes.
^
If
TARIF DES COLIS POSTAUX POUR LA FRANCE CONTINENTALE

__bureau l't'
EXPÉDITION
dans VALEUR I)ÊCLARÉV. FRAIS
une 1
EXPÉDITION
POIDS des- de rembourse rembotir,;emeilts
remboursements
en gare à domicile servie. par un 14
;...,,.,..
ment jusqu'à des^en'iesnarun
courrier. cinq
. .
cents francs 500 francs resserviespar un
de poste.
________
fr, c. fr. c. ' fr. c. en plus fr. fr.
c.
De0a3kil.
De3à5k-il.
» 60, ».85
1.05
1.10 ,
» 10 » 60 „
c.
>,,80 1.30 ,,.10 ».60 ».25
De 5 à 10 k. 1.25 1.50 1.75 »,10 ».60 »!25
Pour les Colonies et l'Étranger, les prix des colis postaux sont fixés d'après
tarif international. un
"Ç'
3° PAR GRANDE VITESSE. Les commandes formant colis dépassant kilos peuvent voyager par
un
grande vitesse. Le prix du transport se calcule alors suivant le poids et la distance. A 10
moins d'avis contraire, nous
UHS nos ! grande vitesse en port dû. Les colis grande vitesse peuvent s'expédier contre rem-
boursement de n importe quelle somme moyennant un droit proportionnel.
4° PAR PETITE VITESSE. en^
— Les commandes dépassant 10 kilos ont avantage à être expédiées
petite vitesse ; mais il en resuite un retard de 10 jours dans la réception. Pour toutes les autrescotiditioils :
envo.s petite vitesse sont soumis aux mêmes règlements que ceux en grande vitesse. conditions lesles
les

gral1de et Pli"-vitesse pour les Colonies et l'Elranger 'temps


ne pouvant la plupart dit s'expédier
i Port payé, il est urgent que toutes les commandes soient accompagnées d'une provision
Ç
«CS t:pn 7" approximativefi-aispoiir
q"eaeS frais d'assiiraiice s'il y a liel( ; d'ailleurs le «»'U éta il lé de
est envoya dès que nous le recevons llous-mêmes, les
lotis
* •'
CONDITIONS DE PAIEMENT
Tous les chèques ou mandats-poste doivent être pris au nom de MM. les Directeurs
j de la MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES DE SAINT-ETIENNE (Loire).

j SONT EXCLUSIVEMENT PAYABLES AU COMPTANT Toutes les com- :


mandes d'armes dont le montant n'atteint pas 25 fr., toutes :!es réparations, les munitions, les
accessoires de chasse, de voyage, de sport, etc., c'est-à-dire que ces commandes doivent être
i.rcitipagnces de leur montant, en mandat, chèque ou billets de banque; dans le cas contraire,
:lIcs sont expédiées (Olltn' rt'lIlbollrs"//ICl/t,
SONT PAYABLES AU COMPTANT OU A TERME : les armes .dépassant 25 ./'j-.
jirmes blanches et armes d'occasion exceptées).

011 se défier tout particulièrement des maisons


doit qui Jont, nu comptant, 10, 15 et 20 0,0^d d'C""Olllpl,',
être certain qu'il n'est qu'un trompe-
car cet escompte étant t'il dehors de tout principe commercial ",:rit'lIx, 011 peut
l'œil et que les prix sont régulièrement augmentés Cil rOllS/quO/Ct',

Le paiement au comptant n engage nullement le client d'une manière definitive,


Lar
au cas où les marchandises ne répondraient pas aux stipulations de la commande ou de 1 album,
l'acheteur toute latitude
a pour nous les retourner et cela pendant un délai de 10 jours à compter
lie la date de la réception des marchandises. Toutefois la faculté du retour reste
1° Si les marchandises ont servi ou ne sont pas absolument a l
état complet de neuf;
2" S'il s'agit de marchandises établies spécialement sur
les données du client et sortant, par ce
ifait, des modèles courants de notre tarif.
Nous prions nos clients de ne nous faire aucun retour de marchandises contre remboursement.
Aussitôt les marchandises remues et reconnues, la Manufacture Française d Arme s de
i Saint-Etienne en rembourse
invariablement le montant par le premier courrier (les jiats de
Irt/'1flr d'argellt sont toujours Ii III charge dit destinataire).

Dans le cas d'expédition contre remboursement, le destinataire a le droit absolu,


au moment de la livraison, de déballer l'envoi qui lui est destine et de refuser
.ensuite d'en prendre livraison si les marchandises qu'il contient ne sont pas à son
entière convenance ou laissent à désirer. _____

Aux personnes qui veulent bien nous donner des garanties ou nous fournir
des références suffisantes, nous accordons, à leur choix, les facilités de
paiement suivantes :
de 3 % pour frais de recouvrement et mterets, est
Le montant total de l'arme, augmente'premier
!
divisé en quatre parts égales, le quart est payable comptant,
\ lors de la remise de la commande ou, à défaut, contre remboursement 5
V

3 MOIS \ les trois autres quarts sont représentés par trois traites que nous faisons
-
/ présenter à domicile. La première, un mois après l 'expédition, et les
\ deux autres de mois en mois, dans les deux mois qui suivent.
Le montant total de l'arme, augmente de S "J" pour frais de recouvrement et ^St
i divisé en sept parts égales, le premier septième est payable comptant,
1

de la remise de la commande ou, à défaut, contre remboursement,


6 MOIS S lors traites
les six autres septièmes sont représentés par six après 1 expédition,
1
que nous faisons
/[ présenter à domicile. — La première, un mois et les
cinq autres de mois en mois, dans les cinq mois qui suivent.
1 NOUS RAPPELONS QUE NOS FACTURES INDIQUENT LE MONTANT DE CHAQUE
TRAITE ET LEUR DATE D'ÉCHÉANCE.
échéance
Toute réclamationrelative à l'échéance d'une traite doit nous parvenir au moins l¡ jours avant la date indiquée pour celle

Toutes les demandes pour l'Etranger doivent être accompagnées de leur montant;
au cas contraire, nous prions nos Clients de bien vouloir nous in.^er uncorres-
pondant à la frontière ou au port d'embarquement à qui n°u^ ferons
contre remboursement ; ce correspondant desera ensuite chargé de fa p arven i r les
-
colis à leur adresse. Les frais résultant la conversion des monnaies étrangères
toujours à la charge des acheteurs;
en monnaie française sontinternational on peut les éviter
en envoyant un mandat ou une valeur à vue sur Paris ou autres
Places banquables.
DES ACCESSOIRES GRATUITS

Nous ne saurions trop insister auprès des chasseurs pour qu'ils se tiennent en garde contre 'i

le procédé employé par la plupart des revendeurs-armuriersqui, pour allécher la clientèle, cher-
chent à faire accroire qu'ils joignent gratuitement de nombreux accessoires aux armes ,quon p
leur achète. — Il est inutile de dire que tout cela est un leurre et que, bien loin de faire Ici
sacrifice des divers objets qu'ils énumèrent complaisamment, les dits armuriers, tout en augmen-i
tant le prix de leurs armes, de manière à se couvrir largement de leur valeur, ne livrent i
que ce qui se fabrique de plus mauvais en accessoires de camelote ; en sorte qu au bout du compte, 3
^

l'acheteur crédule paie très cher des objets qui ne lui feront aucun profit et dont une bonne partie i
lui est inutile.
Il convenait de signaler ces procédés équivoques à l'attention de tous les chasseurs, car c , est a
eux qu'il appartient d'en faire justice.
La Manufacture Française d'Armes de Saint-Etienne livre des armes absolument r
parfaites au plus bas prix possible, mais sans aucun, accessoire, sauf une bretelle et un tire-1
cartouche qui font pour ainsi dire partie intégrante du fusil.
Nous estimons que cette façon de procéder a le double avantage, pour les chasseurs, d être olu&t
loyale et plus pratique.
Elle est plus loyale, en ce sens que c'est une véritable tromperie de faire accroire au client
qu'on lui offre des accessoires gratuitement, attendu qu'au point de vue commercial tout se 5
compte et tout se paie.
Elle est plus pratique, car lorsque les fusils sont accompagnés d'accessoires, le chasseur — |
surtout le débutant — est souvent convaincu que les dits accessoires doivent suffire à tous ses f
néces-
besoins alors que la plupart du temps ils ne représentent même pas le strict
saire ; il en résulte qu'il se trouve être ainsi ou mal ou incomplètement outillé, et cela à 1

l'encontre de ses désirs, tandis qu'il eût pu en être tout autrement, si son armurier se fÚt I
ingénié à grouper et à lui présenter par série tous les accessoires dont un chasseur peut avoir
besoin pour le chargement de ses cartouches et l'entretien de son arme.
D'un autre côté, il faut également tenir compte que beaucoup de chasseurs et surtout les débu-
tants qui désirent, en faisant l'achat d'un fpsil, se munir selon leurs ressources, de tout ce qui
peut leur être utile, sont la plupart du temps fort embarrassés pour faire un choix qui, tout Cil t
n'excédant pas la somme d'argent qu'ils veulent dépenser, leur permette d'être aussi bien l
outillés que possible.
Leur embarras provient de ce qu'ils ignorent le plus souvent l'usage ou le plus ou moins d'uti-
-place de ceux qui leur seraient absolument indispensables..
:ité de tels ou tels accessoires, ce qui les expose à en acheter dont ils n'ont nul besoin aux lieu et.!
Nous croyons en outre que, dans son intérêt même, le chasseur qui fait la dépense de 250 à
300 'francs pour avoir un fusil parfait, doit compléter son équipement parune série d'accessoires eu
rapport avec la valeur de son arme, c'est-à-dire lui permettant de s'en servir dans les meilleures
conditions et de l'entretenir comme elle doit l'être.
Dans le but de remédier aux inconvénients signalés ci-dessus et de combler une
véritable lacune, nous avons créé une série de BOITES-NECESSAIRES, contenant les
accessoires indispensables au chargement des cartouches et au nettoyage des fusils
(t'W partie bleue, pages 32 et suivantes).
La première de ces boîtes (n"2900) contient le strict nécessaire pour le bon chargement
des cartouches et le nettoyage des fusils ; elle convient pour compléter les fusils de
50 à 100 francs.
La deuxième (n° 2905), plus complète, couvient pour les fusils de 100 à 200 francs.
La troisième (n° 2910) est une véritable boite d'amateur convenant pour les fusils de
200 à 300 francs.
La quatrième (n" 2915) contient sans aucune exception tous les accessoires les plus
pratiques et les plus perfectionnés dont un chasseur peut avoir besoin, elle complète
admirablement un magnifique fusil de 300 à 800 francs.
En complétant l'achat d'un fusil par l'une de ces boîtes, tout chasseur est certain
d'être pratiquement le mieux outillé possible pour la somme d'argent dépensée aussi,
sommes-nous convaincus que nos BOITES-NECESSAIRES seront accueillies avec beaucoup
de faveur et auront le plus grand succès.
:
^ 'Arquebuserie étant une industrie toute spéciale où l'acheteur doit avoir la plus grande
son fournisseur, et, d'autre part, les moyens actuels de transport, rendant les
DESAINT-ETIENNE sifaciles,livre' cenelîFranoe
pour ces raisons que la MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES
toutes ses armes et ses produits directement aux Chasseurs.
,e" concurrence directe avec les armuriers boutiquiers, ce n'est
* s adresser pour avoir des renseignements sur la valeur et la qualité
nos « •'i peuvent en vendre, mais uniquement à nos clients, c'est-à-dire à
ceuxmiTf™3ntrfeceuxquilesemploientetqui,
mieux que personne, sont à même
cle les apprécier avec impartialité
( ÉCHANGES
* Séduits par nos différents modèles d'armes ou par notre fusil IDÉAL, qui constitue le dernier
mot du progrès, du bon goût et du bon marché relatif de l'arquebuserie moderne, nos clients sont
souvent désireux. de faire l'acquisition d'une bonne arme sortant des ateliers de la Manufacture
Française d'Armes de Saint-Etienne, mais ils sont quelquefois empêchés parce qu'ils en
possèdent déjà une ou plusieurs, achetées à diverses sources ; d'autres, possédant des armes anciens
systèmes, veulent en acquérir de plus nouvelles, ou encore ce sont les calibres, cartouches etc.,
qui ne plaisent plus ; peu de chasseurs se soucient d'avoir un arsenal et la plupart reculent devant
la dépense.
La Manufacture Française d'Armes de Saint-Etienne, pour faciliter ses clients,
accepte l'échange 'de toutes espèces d'armes, ayant plus ou moins servi, et de n'importe quelle
origine (excepté les carabines, revolvers, cannes-fusils et armes de guerre), après estimation faite par
nous dont le chiffre vient ensuite en défalcation du montant de notre facture, si notre estimation
est acceptée par le client.
Nous ferons remarquer qu'il nous est impossible d'indiquer une valeur, même approximative,
sur simple description ; aussi, prions-nous les personnes qui désirent nous proposer des armes à
l'échange de vouloir bien nous les expédierfranco en faisant précéder leur envoî d'une lettre expli-
cative, nous répondrons toujours dans les 48 heures suivant la réception du colis ; les facilités
d'écoulement que nous avons de ces armes, lesquelles sont offertes ensuite sous la rubrique Armes
d'occasion dans le CHASSEUR FRANÇAIS, important organe cynégétique lu par plus
de 100.000 chasseurs et avec l'administration duquel nous avons passé un traité spécial, nous
permettent d'en offrir un prix raisonnable, mais inévitablement de beaucoup inférieur au prix
d'achat à l'état neuf. Dans le cas où le prix offert ne conviendrait pas au client, nous retournons
les armes en port dû, sans autres frais.

ARMES D'OCCASION PROVENANT D'ECHANGES


Nous possédons toujours en magasin une certaine quantité d'armes d'occasion provenant de
nos échanges et dont la liste est insérée, une fois par mois, dans le principal journal de chasse
Le Chasseur Français, dont il a été question plus haut.
Avant d'être offertes, ces armes sont soigneusement vérifiées dans nos Ateliers et réparées s'il y
a Heu. Elles ne sont mises en vente que d'autant qu'elles sont en parfait état de service
toutefois, pour cette catégorie, nous n'entendons assumer aucune responsabilité autre que celle de
solidité des canons avec une charge normale ; du reste, nous n'acceptons en échange
que des armes vérifiées, reconnues solides sans accident à redouter pour l'acheteur.
I AVIS RELATIF AUX EMBALLAGES
! Pour la France
Toutes les commandes sont expédiées dans des emballages très soignés et le plus souvent spé-
ciaux que nous facturons à des prix excessivement réduits.
Pour l'Étranger
Toutes les commandes pouvant s'expédier par voie de terre sont livrées dans les mêmes condi-
tions d'emballage que pour la France.
"i° Toutes celles qui doivent être embarquées sont, lorsque nous le jugeons nécessaire, embal-
lées dans des doubles caisses zinguées ou garnies intérieurement de toile imperméable, dans ce cas,
nous facturons l'emballage juste au prix' de revient.
20 Toutes les commandes importantes sont expédiées en caisses plombées dans nos magasins
mêmes par les employés de la douane. Cette formalité évite l'ouverture des caisses à la frontière
et assure la réception des marchandises en parfait état.

L'Arquebuserie étant une industrie toute spéciale où l'acheteur doit avoir la plus
grande confiance en son fournisseur, et, d'autre part, les moyens actuels de
transport rendant les rapports directs si faciles, c'est pour ces raisons que la
IVEANTJFACTTJRE FRANÇAISE D'ARMES DE SAINT-ÉTIENNE livre em France
toutes ses armes et ses produits directement aux chasseurs.
Cette situation ta mettant en concurrence directe avec les armuriers-boutiquiers,
ce n'est donc pas chez eux qu'il faut s'adresser pour avoir des renseignements
sui' la valeur et la qualité de nos armes, puisqu'ils ne peuvent en vendre, mais
uniquement à nos clients, c'est-à-dire à ceux qui les emploient et qui, mieux que
personne, sont à même de les juger et de les apprécier avec impartialité.
SUPPLÉMENTS ET FAÇONS EXTRA
5

10
I
/
Choke-bored
1
l JOIlD MM
^OUR UN PAMflU
CANON >
- Ioet 8
( Cil cai. 20, 16, 14 et 12..
« «
^
20: »|
Tous les canons des
Ma-
<
/ POUR LES 2 CANONS
j - 20,10et16,8 12_"; 35,18. Il

armes livrées par la


iroiaeture Française I
d'Armes de Saint- I Choke-nfled )
POUR UN CANON
S
<
- I » et
....,,25.
25.15. »

Etienne sont à chambres I J J ~ £ 16, 14 et 12.... ;


longues (cyhnctro-contques). 1 \
POUR LES 2 CANONS
( -
10 et 8 4tlf. »
(Ne pas omettre d'i-)idi'qitei, si c'est le canon de gauche ou celui de- droite que l'ott désire
CANONS < Choke-bored 011 Choke-rifled ; en général le Chohe s'applique au canon de
j gauche, parce que c'est toujours celui qui, dans un doublé, est tiré Te dernier).
L'opération du reforage
Stries n0 1 (mi-fnies)
, 5. »
Choke - Bored étant estriage Stries n° 2 (e.,dra-fiies)
^ 10. »
très délicate à exécuter,
Nouveau Striage triple (recommandé), voir partie rose, p. 25. 15. »
se méfier particulièrement
des Chokes offerts gra- i (recommandé pour la chasse ) UN SEUL CANON 10.
tuitement. rayures
— „ ^ d la grosse bête) 5 LES 2 CANONS....
.... 20.
»
»

Hausse à 3 planchettes (se place sur les canons rayés) 12. »


\ Guidon spécial réglable (se place sur les canons rayés) ............. 6. J)

Couteau de Chasse tout ajusté au canon (recommandé principalementPOliT la chasse au sam,,ulier). Voir à la ta-ble
des matières « Couteaux de Chasse D; 30. »

(Nous poilvon's, sans augmentation de 'prix, ajuster ces couteaux de chasse aux vieux fusils, mais d. la condition que le
tanon soit suffisamment fort).
CROSSES !àforme
joue
pistolet
5. »
10. »
à la française ..: 15. »
— sculptée 20.
........................' »
déviée pour borgne 20. »
(Ces diverses formes de Crosse nécessitent une fabrication speciale, ce qui demande un
délai d'eliviroit un mois). '
( (iii(liçpe;isable pourla chasse à cheval, }
brisée à charnière <
' le fusil pouvant, par si(ite, être renfermé > 25..»
dans une fonte). )
Plaque de couche en corne 0. »
Réserve à amorces pour fusil à piston ........................ 5. »
Poignée ou champignon, 4. »,
BRETELLE AUTOMATIQUE (Voir description au fusil Idéal) _... 10. »
GRAVURES ARTISTIQUES, sujets de chasse de 15. » à 20. »

(Là gravures sujets de chassé n'augmententpas


coiira,nies.
fllrnable.
-- le prix des fusils
ordinaires car cetix-ci ne comportent que des gravures
Celles dont il est question ici concernent exclusivement yles armes fines et ont une valeur artistique
Nos armes sont, sur demande, livrées avec gravures aiiglaises, sans augmentation sur les prix du iarif);

\ Mi-Jin (convient pour les fusils au-aessous de 1 So francs)... : ; 10.


NICKELAGE " »
/ Extra (conVIent pour les fusils au-dessus de ilo xrancs) .. "... '.. 15. "»
Style
gravés sur le pontet
/
F 1 STYLE N° 2
2.50
CHIFFRES \ àngfué A gravés sur écusson argent.. de 7.
» à 10. )i
ou Style No 4 ^ gravés sur écusson or de 10V » à 16. x
INITIALES f
1
| STYLE
/(7 r-n
II
3
<s&a ft
Initiales de fantaisie découpées à jour *
.

X en or de deux couleurs.... de 20. » à 25 »


1

(Pour la gravure ou l'incrustation des devises, armoiries, -e.tc.@ les, prix seront fixes par correspondance).
CANONS DE RECHANGE
La Manufacture Française d'Armes de Saint-Étienne se charge d'adapter
tout -1

fusil (vieux ou neuf) se chargeant par la culasse, un second canon de rechange, de manière à
permettre indistinctement l'emploi de l'ancien et du nouveau canon. — De cette façon, les
chasseurs peuvent sans être contraints d'acheter plusieurs fusils, profiter des divers avantages
qu'offrent le forage Choke-Bored et l'emploi de calibres différents, et cela au prix d'une modique
dépense.
Les canons de rechange comportent, en outre, pour les chasseurs un autre important avantage
qui est celui de permettre de toujours se servir de la même arme et, par suite, de ne
pas être contraints de s'habituer a différents fusils ; obligation généralement ennuyeuse et désagréable
à cause des variations de formes et de mesures.

SUR FUSILS A BROC II li


SUR

FUSILS SYSTÈMES DE FEKMETURl:


PRIX DES CANONS TOUT AJUSTÉS — -
A

^ ^
<a
a «a
J3
s s 2
u se
PISTON
«
g ï H g

fr. fr. fr. fr, fr.


Canon acier ordinaire 36 40 45 55 70
ruban tordu fin 50 55 60 70 P5

-

Damas « Français » ou acier tin.
Hercule :Q
— Il Eclair» 2 baguettes ou acier « Hercule »
56
68
81
62
75
90
67
80
95
77
90
105
92
105
120
— Eclair» 4 — — «
Hercule
» >'
-. 100 110 115 125 140
— — «Eclair» 6 — — « » »
122 135 140 150 165
— — «Eclair» 8 — « Hercule trempé

Pour les fusils percussion centrale, augmentation de 10 francs sur les prix ci-dessus

NOTA. — Les canons Damas ECLAIR » et Acier « HERCULE » sont aujourd'hui


Il
unanimement reconnus comme les meilleurs et les plus résistants de tous.
Ces prix s'entendent pour les calibres 12. 14, 16, 20 et 24.
Pour le calibre IO, augmentation : 25 0/0 — POlir le calibre 8 : 40 0/0.
Pour les longueurs supérieures à om8o et jusqu à I metre. augmentation 20 0/0.
La fabrication et l'ajustage d'un canon de rechanga
exigent un délai d'un mois environ.
POUR LES SUPPLÉMENTS EXTRA, CHOKE, STRIAGE, RAYURES, ETC.,
Voir page 6.

NOTA. que celui


On peut ajuster sur la crosse d'un fusil des canons de rechange d'un calibre plus petitcalibre
fusil
des canons existants, mais il est impossible d'en adapter d'un calibre plus fort ; ainsi, sur un 12,
l'on peut ajuster des canons calibre 16, mais il est impossible d 'en mettre du calibre io.
La MANUFACTURE FRANÇAISE D'ARMES DE SAINT-ETIENNE se charge d'ajuster
des canons de rechange sur tous les fusils, quelle qu 'en soit l 'origine.

FUSILS DE GROS CALIBRES


fixés indifféremment pour les calibres
Les prix de tous nos modèles de fusils figurant au présent tarif sont
12, 14, 16, 20, 24, à choisir par l'acheteur; mais les gros calibres (10 ou 8) comportent les augmenta-
tions suivantes sur les prix indiqués, par le tarif :
Calibre 10. — Trente pour çent.
Calibre 8. — Cinquante pour cent.
Les augmentations ci-dessus sont entendues pour des canons 1IC dépassant pas 80
(jusqu'à mètre),
de celle dimension 1 0/0,
centimhrescomme longueur,
il est compté une augmentation extra de 20
- Au-dessus

NOTA. - commande, ce qui comporte


Les fusils de gros calibre ne s'établissent que surlivraison.
un délai d'environ deux mois pour leur
TRANSMISSION D'UNE COMMANDE
(INDICATIONS A FOURNIR)
La première condition pour bien commander une arme est d être fixé avec certitude sur ce
l'on désire cela, on devra s'inspirer de ses goûts et consulter ses préférences, mais en
oue ; pour pratiques dans la partie technique de cet
soin de baser sur les renseignements contenus
avant
album(pages
se
roses),
circonstances probables, on peut être appelé à
La seconde condition consiste à transmettreprécise,
pratiquer...
sur le genre de chasse que l'on pratique habituellement, ou que, par suite de
sa commande avec clarté et concision ; on
devra mentionner brièvement, mais d'une manière dimensions tout ce qui est strictement nécessaire,
spéciales sur les de crosse, le poids, la longùeur
et éviter de stipuler des indications suite d'habitudes prises ou de raisons particulières, on soit
des canons etc à moins que, par
positivement fixé à cet égard et que l'on ait des motifs sérieux d'y
devons faire remarquer que tous nos fusils sont soigneusement
tenir. -
A ce propos, nous
équilibres, que le poids en est
moyen c'est-à-dire ni trop lourd ni trop léger, et qu'enfin, les dimensions données aux
crosses'
et aux canons sont celles convenant le
mieux et reconnues comme les plus pratiques. —
En un mot, nos fusils sont établis pour que presque tous les chasseurs s'en puissent
accommoder avec la plus grande facilité. — Nous engageons donc nos clients à ne stipuler
des données spéciales que lorsque, par des raisons déterminantes,
ils sont bien fixés à cet égard ;
le reste, qu'ils veuillent bien s'en rapporter à notre expérience, nous pouvons leur donner
pour
l'assurance qu'ils auront tout lieu de s 'en féliciter.
Afin d'éviter toute erreur, omission ou malentendu, et, par suite, toute perte de temps ou
qu'il est
retard dans la transmission des commandes, nous donnons ici toutes les indications
nCi°SStipuler blanche (Li détacha-de cet album) : l'arme, les munitions
sur une feuilledésire recevoir en les désignant respectivement
l'on
et les accessoires queTarif
par les numéros du qui leur correspondent. On est prié de bien vouloir
les munitions
commander en même temps que l'arme toutes accessoires dont
ou prévoit-
on
la feuille
avoir besoin, afin que nous puissions en faire l'envoi' en même temps. — Au cas oùlettre.
blanche ne serait pas suffisante, on pourra indiquer la suite de la commande sur une
2° Indiquer le calibre dont on a
fait choix.
?° Stipuler les dimensions
de la crosse. — Ainsi que cela a été dit plus haut, on ne
dbit stipuler ces dimensions qu'en cas de raisons particulières. Voici la façon de prendre ces
mesures soi-même :

5" Préciser très exactement et très lisiblement son adresse, le mode d'envoi, la gare
du chemin, de fer ou la localité desservie par le courrier, et le délai que l'on peut accorder.
6* Stipuler le mode de paiement.
7° Indiquer les observations spéciales que l'on jugerait devoir I!oI)US communiquer.
8° Pour l'Etranger, ne pas oublier d'indiquer très. exactement la voie à suivre et la
gare de chemin de fer, lorsque l'expédition doit être faite. par terre, ou la compagnie
maritime ainsi que les ports d'embarquement et de débarquement lorsqu'elle doit être
faite par mer.
9" Pour l'Etranger, dans le cas d'embarquement, nous assurons, à moins d'ordres for-
mels de nos clients, tous les colis d'une valeur de 100 francs au moins. Les frais d'assu-
rance sj minimes d'ailleurs, sont à la charge du destinataire. /

OBSERVATION. — La Manufacture Française d'Armes étant irréprochablement assortie dans


tous les genres de fusils, peut to,ujoui-s, dans les 48 heures, répondre à toute commande pressée ; miaiç. en «encial, nous
conseillons à nos clients de nous accorder un délai de 8 d io foui-s, toutes les fois que cela est possible, leurs intérêts
n'en seront ^:te mieux soignés, — Pour tout fusil commandé sur mesures spéciales, le délai nécessaire pour
la fabrication est d'eiiviron un mois.
ARMES DE CHASSE
*
.
Renseigner nos clients sur tous les points avecdésintéressement et impartialité et leur exposer
chaque chose sous son véritable jour, sont deux obligations que nous nous sommes
imposées et qu'à chaque nouvelle édition de notre album nous nous efforcerons toujours de rempli-r
le mieux possible, eu égard à l'espace dont nous pourrons disposer. Fidèles à cette ligne de
conduite, nous avons' combiné notre tarif de telle façon qu'il soit pour nos clients non seulement
d'une clarté parfaite, mais que son ordonnancement soit pour eux un guide absolument sûr,
qui, tout en les éclairant d'une manière précise sur la nature véritable des différences de prix des
armes entre elles, leur permette de pouvoir se rendre exactement compte de la valeur
relative de chaque modèle et les mettre à même, lors de l'achat d'une arme, de faire un choix
judicieux répondant en tous points et à leurs désirs et au but qu'ils se proposent.
Jusqu'ici, il faut le reconnaître, le chasseur désireux de se procurer une arme et qui, album en

venu...
mains, cherchait à fixer son choix, était très embarrassé pour ne pas dire dérouté ; c'était
en vain qu'il s'efforçait de se rendre compte des augmentations de prix que comportaient pour des
armes de qualité égale, tel système ou tel mode de fermeture ; le nombre croissant des modèles
de fusils et leur classement illogique dans tous les documents relatifs à l'armurerie, faisaient qu'il
était de toute impossibilité de s'y reconnaître. Ajoutons qu'il aurait pu en être encore longtemps
ainsi, car l'intérêt direct de tous les armuriers et revendeurs était de perpétuer la confusion
qui résultait de cet état de choses ; aussi chacun d'eux s'y était-il, jusqu'ici, appliqué de son
mieux,; il suffit, pour s'en convaincre, de jeter les yeux sur le premier tarif
'-A
Pour remédier à ce grand inconvénient, nous avons adopté pour notre tarif une classification
toute nouvelle, basée sur l'augmentation rationnelle des prix, et avons eu la précaution
de désigner soigneusement par des lettres correspondantes les divers modèles de fusils égaux
entre eux comme qualité. Ces lettres (A, B, C, D, E, F), que l'on trouvera placées près des
numéros désignant les fusils, sont donc pour nos clients autant d'utiles points de repère destinés
à les guider. Un seul exemple suffira pour en faire saisir toute l'importance : Le modèle n° 5I5
est coté ioo fr., le 11° 57£, 120 fl-., et le n° 615, 180fr. ; or, ces fusils sont de qualité égale, comme du
reste l'indique la lettre B dont chacun est /J/tI'<jué, aucun d'eux n'est donc inférieur à l'autre ni en
solidité, ni comme justesse, iii en qualité, et cependant il existe entre eux de notables différences de prix.

:
On voit de suite que ces plus-values proviennent uniquement de la différence
de système de chacun d'eux ainsi le n° 575 coûte 20 fr. de plus que le n° 515, parce qu'il
est à percussion centrais et que ce dernier est à. bi-oche; d'itii autre côté le 11., 615 coÛte 68 francs de plus
que le n° 575, parce qu'il est à fermeture double verrou, alors que le 575 est simplement à fermeture
double clé, etc. Pour toutes les autres lettres, il en est de même.
En résumé, le chasseur qui s'est limité à un prix ne lui permettant pas, par exemple, de
commander un n° 615, peut, aux lieu et place, commander un n° 575 ou un n° 515, avec la
certitude que l'arme qui lui sera envoyée sera tout aussi bonne que le n° 615, le système seul
différera.
Il est inutile d'insister davantage sur l'importance de cette classification qui, en faisant
ressortir clairement la nature même des différences de prix existant entre des armes de même
qualité, permet à tout le monde de se rendre exactement compte des plus-values réelles que
comporte chaque système et chaque mode de fermeture. Cette nouvelle tarification est pour notre
clientèle un gage de confiance de plus en notre franche et loyale manière d'agir.
Il est encore une innovation très utile que nous avons introduite dans notre tarif et que nous
signalons à l'attention de nos clients. Fabriquant tous nos divers modèles par séries de vingt-cinq
environ a la fois, il arrive inévitablement (bien que toutes les armes soient, pour chaque modèle,
établiés avec les mêmes soins et d'une manière identique) que sur ce nombre il s'en trouve quelques-
uns de mieux réussis que les autres, comme" qualité d'ensemble, et qui, à l'essai,
donnent des résultats extra comme portée et justesse.
Ces fusils spéciaux sont immédiatement classés à part, mis dans les mains de nos meilleurs
ouvriers finisseurs et soigneusement désignés dans le prix courant par un 11° bis. En résumé
chacun de nos modèles de fusils est désigné au tarif par deux numéros, savoir : le H° ordinaire,
correspondant aux armes représentant le type exact et un n° bis, correspondant aux armes
extra du même type.
Grâce à ces désignations, tout chasseur désireux d'acheter une arme pourra
dorénavant fixer sûrement, son choix sur le modèle le plus avantageux et le
plus perfectionné qu'il lui est possible de se procurer pour la somme qu'il
entend dépenser. ,f
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Jean-Jacques-Rousseau.

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PAGE 2585.
5. et
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d'une leurs
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fabrication
PAIEMENT,

deux

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l'objet
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tout sion
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des
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qu'en .excellentdéjà en fermeture, ajustage à d'être


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2535

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été
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n' 4 et
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MANUFACTURE

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qu'à les
reste, pour MODÇLE devant
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ou
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à fabrication
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FRANÇAIS
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voir placées
les
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FUSIL
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accessoires,

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Jean-Jacques-Rousodau.

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et les n° bleue, 6. partie l'emploi
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la blanche,

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mieux
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SANS
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-
à TRÈS
toute
aux
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placées
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percuteurs d'Armes
TORDU.ou
TORDU par
directement
qui, (choke,
offerts
grandes paiement,chambres
d'expédition,
FUSIL poncé accessoires,
MODÈLE
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si
des
livrés employées
la
et lettres
de
«
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la
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RUBAN
bois

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RUBAN
percuteurs

coquilles
Extra
RECOMMANDÉ
DAMAS —

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emploient
Française
à choke-bored
Ateliers

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jaspée.
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sont

des suppléments
relatifs
de à demande,
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conditions
des
CANON

CANON
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CANON
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-
étant
s'adresser
les
ci-dessus
l'explication

bis. bis. pontet bis. détails


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MODÈLE
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Jean-Jacques-Rousseau.

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62
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SAlNT-ÉTIENNE

Coquillière
voir

PERCUSSION

pyroxylées,
CLÉS

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Louvre,

DEUX poudres
DE COUPS,
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rue

D'ARMES
des
42,

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DEUX
A l'emploi

Commerce

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NOIRE, destinés

de

Bourse

renforcés
POUDRE

la
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de

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Paris,
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D'ARMES
de
qualité personne,
concurrence

32) arme.
160 47). à guide 190 part,
ou Forgé

-
page
page
(voir
la 9. d'une
avec
double
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bleue,
47).
volute
rationnelle
FRANÇAISE
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percuteurs blanche,
TRÈS
en l'acquisition
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et
page
à mieux
blanche,

MODÈLE
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partie
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FABRICATION
fournisseur,
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(voir ressort
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la où
MANUFACTURE

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situation
n'importe
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NÉCESSAIRES
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trempe
à —
emploient voir cl'aig-nant
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3 —
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en
Celte
suivantes. (extra),

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gravures
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2585.
5. et
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bande

à fines
avec
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qui
page

numéros
longues
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et 8. avant
artistiques LA SAINT-ÉTIENNE

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ACIER
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21 blanche,
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PLUS
— quadrillé
que et douilles
olt're

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rebondissantes
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3

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DE
des blanche,
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BAGUETTES signification
et s'adresser

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fines
bleue, 6. DE
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page
DE D'ARMES
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« ACIER —
CE
2535
clients,
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avec ambroïne
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CONDITIONS produits
et la
à deux 6 niaîtres.
n"
4 2. 3. permettant
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détentes

ou
percuteurs
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c'est qu'il et sont
FRANÇAISE
"ÉCLAIR» nos voir commande,
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ou développement
à
BAGUETTES en
bretelle page
numéros

COMPLÉTER
BAGUETTES pivot,
couche
de
signées
faciles,
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échanges
partie
ci-dessus,
blanche,blanche,
chasseurs


- uniquement

à et chez impartialité.
d'une cylindro-coniques
rebondissantes
LES coquilles où
de les voir
piliers

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DAMAS
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si armes

les
d'une gratuitement.MANUFACTURE

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directs
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4 trois grandes
accepte
etc.),

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et
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paiement,
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et livrés la
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à Choke-bored
Ateliers

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Platines —
CANON blanche,
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conditions
des
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SAINT-ETIENNE
ne
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Jean-Jacques-Rousseau.

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62
rue

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Coquillière
voir

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pyroxylées,

rue

Louvre,

LE
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COUPS,
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BOIS)
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rue

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42, EN
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l'emploi

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A
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NOIRE,
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de

Bourse

renforcés
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de

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A
FUSILS

Palais

fusils

Paris,
les

à
Dépôt ND
1895 (Pour

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la
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le fT J 04 f\\J I
II
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MODÈLE » à
s'encastrant démontage
V
artistiques »
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32) détentes
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nous pourgrande 125 ressort 150 47). 180 210

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et
page extracteur—
à 9.
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que que —
à poignée

jaspée. — à gravures
rationnelle

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bleue,
et PARI-AIT
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le une
coquilles
charnière
blanche,
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rebondissantes
l'acquisition

un
par armesc'est-à-dire avec
est — trempe
fines
blanche,
_o. MX'O
bande
partie
l'arme ressorts

produite
qui grandes poncé partie guide
*t — DL
détentes — aucune
les ce
tenon
ambroïne avec t.UT —

(voir —bois (voir


à gravures et double partie

à Toutes
outil,

ressort
percuteurs
à ressorts
n,
SE

lr
démontable, rationnelle craignant
donne — QUI
désagréable NÉCESSAIRES démontant
rationnelle
et $£ n'iinpni
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rebondissantes
CL
àet.
développement
d'aucun
deux
couche

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bois
PAGE
charnière
bande
coquilles
quadrillés
à HERCULE
maîtres.
(extra),
ne --

bande pivot, de 2585. suivantes.


l'aire
devant
5. SAINT-ÉTIENNE

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en devant
et page bis
sensation
à avec

grandes
avec
à grand de

de

devant de VOIR détentes


ressorts —
devant piliers,
signées
numéros ,IV:Ilii

», —

et n'est
MODÈLE
développement
", à « extracteur

et
blanche,


^
BOITES
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ce automatique
offre
d'élégance PAIEMENT, —
deux
HERCULE
— et trois pièces 21 et
la le
ont
il BON
rebondissantes
à
ressortpoignée

HERCULE
à page des
3 notre

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canon entaillées ou Toutes
— entaillées devant DE
plus, ainsi
évite
NOS
jaspée.
à —extracteur
BAGUETTES
d'un signification
de
grand et avec
bleue,
bleue, D'ARMES
d'us<;r
et
if DE
«
charnière —
et voir

DE
et trempe
Platines
à SOIGNÉ ACIER
pane.: fines poignée
47).
le une rapide de l'hiver,
UNE ressorts
automatique
«
ACIER
2535
partie
d'Armes, partie )'ri'-.'
page
précédent,
par
genre
CONDiTIONS


TRÈS
à bois
extra
ressorts

avec la
— n°
6
détentes FRANÇAISE
PAR

deux verni FIN.


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Platines
blanche,
et et
sont

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actionné ce
pendant
BAGUETTES
ou
il
poncé »
ÉCLAIR
4 numéros
chasseurs
COMPLÉTER
à ou
ACIER
extracteur


BAGUETTESpercuteurs

partie
page
échanges

ci-dessus,
manœuvre
qu'offre entaillées
bois
poncé — —
rebondissantes
démontant
du
qui,
LES jaspée. 47), beau
1:
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< (voir
d'une
blanche,

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est bois
OU
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DAMAS les
Platines
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bascule accompagnés devant fusils
gripp important
et LE POUR —
»
trempe
2 devant
accepte

la automatique FRANÇAIS et
4 blanche,

partie
tous
muni, SANS »
rend

à ECLAIRressorts
» supérieure
FABRICATION
la les
àT j^~ TORDU.
percuteurs

légères

ÉCLAIR grandes CANON

dans
d'Armes
placées

par
conséquent''',


développement
voir
est FUSIL partie
le en deux

s'encastrant
la
un
ici qui
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il extracteur

« coquilles—
gravures

DAMAS
« (voir
ressort
bascule

- FUSIL,
livrés

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employées

de
dont UN RUBAN DAMAS Extra DAMAS
Extra Extra jaspée. Extra Française
entaillées AVANTAGEUX Ateliers
mais
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— grand
bascule
à —
sont en


et automatique d'accrochage
des demande,
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— — trempe —
même, Un ressorts quadrillés —
charnière
ci-dessus munitions
CANON
bis.
CANON
grandes
bis.
Platines
CANON
à bis.
CANON
la bis, autres
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des

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- Manufacture

|
TRÈS
dans
— sortant

à 593 595 600 605


LE
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PAS

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devant simple

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commode.

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contournant

NE
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suivantes

Jean-Jacques-Rousseau.

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et

63
(LOIRE)
CENTRALE

page

rue

SAINT-ÉTIENNE
A voir

et
Coquillière
LEVIER
PERCUSSION pyroxylées,

rue

Louvre,

poudres


COUPS,
DE du
BOIS)
rue

VERROU
D'ARMES 42, des

;
Commerce
DEUX
EN

l'emploi

(DEVANT

A
FRANÇAISE
de
NOIRE,
à
DOUBLE
destinés
Bourse

la POUDRE

renforcés
de
MANUFACTURE
annexe

FERMETURE

A
spéciaux
Palais
FUSILS

Paris,

fusils

à
Dépôt les
1895

GRAND
(Pour

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de
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I
basculesoienlajustees
conserver

1
mécanisme
*
et verrou,
A (
disloquerpromplement.
prix, 1 2 CI 2 40

) \ (à ( )
.

\ / lJ ) 5
usent

à telles
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} > >
fusils fr. arme:

le feu
et le s
qui
double bas
60 32)
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190
Platines

automatique
TRÈS »
220
dans charnièreautoma- —

artistiques
»

250
tenon

que
de
-einctit
les à de fusil
ou page
— et
MODÈLE s'encastrant

àI PARFAIT
d'une

et
à offre
temps
d'un 50 ressort

à démontage
rationnelle

pour coups
auh
tous
suffisante
fusils
seule
à
minimum
bleue,
poignée
48).
extracteur

détentes

gravures
PLUS
l'acquisition

rejeter l'on
unemarchcinvuriuble,(juetouteslespiecesdela à page jaspée. d'accrochage

donc,
les ,cai
de et
avec — à DE
bande
aux bascule aucune
partie charnière
que peu blanche, devant

par se - trempe
rebondissantesfines FAIT

àet
t'lfjlu'lll',
importe poncé
de résistance
Quant au ressorts

ceux
avec SE
de (Unerevient —

produit
élémentaire
(voir
à
rebondissantes—détentes
partie

tenon

guide
ambroïne
QUI
craignant
n'importe
jeu bois »,
bout à à & CE 2585.

il de —
tous
hors(lesei-vice. ..... percuteurs
gravures

: l'ébrciizl(,iiientest
l'armeserefcrmed'elle-même
du
une facilement.
rejeter qu'au
établie,
NÉCESSAIRES

(voir
rationnelle
et double
ressorts
U —

maitres.
n,
qui
prendre 3 démontant
rationnelle
.... en
suivantes.

fines
et couche HERCULE
extracteur
ne faire
est pas sérieusement
PAGE -

ce
deux développement 5.
coquilles —
de SAINT-ÉTIENNE

il certain
invariablement
bande

page de
à
irréprochablement,
conséquence,
offrent
devant bande
quadrillés
à de signées

avant
pivot, et
à LOIR plaque
pas très absolument et avec

grandes « blanche,
résister ressorts
pièces
d'un 21
larderait 11
(lésajiisl(,iii
être
est
BOITES — avec

devant
¡), à grand
ACIER

page
offre

qui PAIEMENT,
développement
U¡),
& piliers,

et
les
lorsqu'elle —
U quadrillés notre

verrou
peut deux
ressort
HERCULE et
à ou Toutes
2535
bleue,
partie
DE
puisse
3 automatique
Eiz
faut sont
NOS
à poignée
HERCULE
à BAGUETTES de
on entaillées
ne à entaillées
devant


voir
D'ARMES
d'user

et partie
«î» DE
grand
48).
bretelle
DE SOIGNÉ charnière
avec

plus très char- Mais fabri- être irréprocha- fermeture


comprendra crochets par que « « et
extracteur priés
d'armes,
UNE
CONDITIONS
à
—Platines

TRK,
ACIER
poncé
ACIER
et
fines
poignée
page
et
des aux
- etc.
la
saurait actionné
pour
PAR
automatique

MODÈLE
à
détentes

bois
extra —
6
ÉCLAIR..
blanche,
d'une
3
page
FRANÇAISE
sont

ou
une
tient commode
dont les FIN. ou
ressorts
avec échanges chasseurs

une COMPLÉTER seulement


complète, canon
BAGUETTES BAGUETTES
Platines partie

contredit, celui
ne d'être
le gripper
est ACIER
extracteur


beau poncé
blanche,

cela genre on
constitue
LES
jaspée. rebondissantes

à (voir MANUFACTURE
«
réfléchisse,
bascule
le démontant

percuteurs
bois IRRÉPROCHABLE

DAMAS
les
les
maniement esl expresse
48).
ou beau bascule partie
accompagnés
aujourd'hui, vient relever trempe
sécurité ce POUR —
accepte
LE tous
système

sans
de
'verrou
FRANÇAIS»
ressorts
2 4 page
— très

arme qui
de SANS
— et
«ÉCLAIR" «ÉCLAIR»
CANON
la voir
devant coquilles conséquence,
blanche, FABRICATION
— dans
ressorts d'Armes
condition de légères

esl" -
ce
!/ verrou
table
FUSIL
à supérieure

accessoires,

comporte
qu'une qu'on
double
suffit percuteurs —
s'encastrant

livrés
la
rapides
partie grandes
faveur contre, gravures deux développement FUSIL, de
verrou
la «DAMAS
Extra DAMAS DAMAS —
Extra
Française Ateliers

le UN
à Extra
bascule en
et la peu contre
qu'il
(voir
jaspée. sont

double
en par délicate
déchargement
qu'à
à que ACHETER — —

quadrillés —
entaillées

AVANTAGEUX

— bascule

ressort

MÊME
d'accrochage

autres
demande,

Qu'elle Pour système coquilles — ci.dessus des


plus sens fait CANON
bis.
CANON
bis.
CANON
trempe bis.
que,

bonne
canon fines
grand

620
à
la et
tique

625
Manufacture
sortant

615 LE les
qui
( ( ()) ( f\ I^ <)
— simple
cr ce PAS
des avantages remarquer
plus
établie. Le s fusils
tous
fermeture en le ce
< armes

et NE
la
véritablement
— automatique
maintenir 5
C010 VY j*
QA vUw Pour
sur

appréciées et
gement
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blement
aisément.
ressort,
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Ci. D
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il et titi /(•
«

Jean-Jacques-Rousseau

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CHIENS

(LOIRE)

CFNTRALE
-
6*
rue nage

SAINT-ÉTIENNE
LES
et
Coquillière
voir

PERCUSSION

ENTRE pyroxylées.

rue

Louvre,

poudres
CLE
Dl*,' du COUPS,

rue
BOIS)

D'ARMES li2,
VERROU, des

:
Commerce
DEUX EN
l'emploi

(DEVANT

A
FRANÇAISE
de
à
destinés
NOIRE,

Bourse DOUBLE

renforcés

la POUDRE

de
MANUFACTURE
annexe

FERMETURE spéciaux

A
Palais
FUSILS

fusils

Paris,

les

à (Pour

Dépôt
1895.

GRAND Chambre

la
de
vj £\J ^ 270 \J fai£e-~to
est

il
volute com- gauche

J.
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£
220

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dont
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Platines automatique
8
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char- démontage
s'encastrant artistiques
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envoyées

l'engouement 32)
-
n AVANTAGEUX.

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même

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page
et —
détentes à 9.
car à poignée 47).
d'accrochage
à gravures
PARFAIT
rationnelle page comparaison

extracteur
TRKS
bleue, et devant
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exagéré,