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H.

ANTZ
F. RAGUSA
G. SABATIER
Guillaume Sabatier • François Ragusa • Hubert Antz 2 e édition

MANUEL DE CONSTRUCTION MÉCANIQUE


MANUEL DE
CONSTRUCTION MÉCANIQUE
Résolument pédagogique, ce manuel de construction mécanique est GUILLAUME SABATIER
Professeur de génie mécanique
destiné aux élèves de Baccalauréats professionnels industriels en lycée professionnel,
sur 3 ans: maintenance des véhicules, maintenance des équipements Villeurbanne.

industriels, carrosserie, productique mécanique, étude et définition des


produits industriels, etc. FRANÇOIS RAGUSA
Professeur certifié de génie
S’appuyant sur de nombreux schémas, chaque chapitre présente une mécanique en lycée technique,
leçon détaillée. Il expose, pour chaque système technique : académie de Strasbourg.

• les fonctions et structures,


HUBERT ANTZ
• le dessin technique et la schématisation,
Professeur de génie mécanique
• la relation matériau-procédé, en centre de formation
d’apprentis (CFA ),
• le comportement mécanique. Schiltigheim.

Axée sur l’autonomie, cette seconde édition permet à l’élève :


• d’assimiler les connaissances tout au long de chaque leçon,
• de s’entraîner grâce aux exercices d’application corrigés, aux exercices
d’entraînement et à la partie « pour aller plus loin »,
• de s’auto-évaluer avec la grille des compétences intermédiaires au
début du manuel.
Ce manuel est l’outil indispensable pour tous les étudiants désireux
d’acquérir des connaissances solides dans le domaine de la construction
mécanique.

6638274
ISBN 978-2-10-052354-2 www.dunod.com
STL_DUN_017_Sabatier_52354_BAT Page V Lundi, 16. février 2009 3:10 15

Table des matières

Avant-propos IX
Compétences associées à chaque savoir
et évaluation de l’élève XI
Chapitre 1 Analyse fonctionnelle 1
1.1 Exemple d’architecture fonctionnelle pour une automobile 1
1.2 La démarche de l’analyse fonctionnelle 3
1.3 Énoncé fonctionnel du besoin (méthode APTE) 3
1.4 L’analyse de produits existants 5
1.5 Schéma par bloc fonctionnel 7

Chapitre 2 Dessin technique :


vulgarisation et normalisation 11
2.1 Le dessin technique (ou industriel) 11
2.2 Formats normalisés 14
2.3 Échelle 15
2.4 Cartouche 15
2.5 Nomenclature 15

Chapitre 3 Représentation en vue extérieure d’une pièce


sur un dessin technique 21
3.1 Projection orthogonale 21
3.2 Traits 22
3.3 Disposition et alignement des vues 23
3.4 Vues utiles 24
3.5 Vue interrompue 24
3.6 Vue partielle 24
3.7 Vue auxiliaire 25
3.8 Demi-vue 25

Chapitre 4 Représentation en coupe d’une pièce


ou d’un mécanisme sur un dessin technique 29
4.1 Coupes et sections 29
4.2 Coupe partielle 31
4.3 Demi-coupes 31
4.4 Section 32
4.5 Coupe brisée 32

Chapitre 5 Volumes et surfaces 39


5.1 Surfaces planes 39
5.2 Solides 40
5.3 Position entre deux surfaces ou deux volumes 42
5.4 Formes des pièces mécaniques 42
5.5 Profilés 49

V
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Manuel de technologie mécanique

Chapitre 6 Matériaux 53
6.1 Principaux éléments d’alliage 53
6.2 Associations de fer et de carbone 55
6.3 Désignation des alliages d’aluminium 59
6.4 Aluminium et alliages 59
6.5 Cuivre et alliages 60
6.6 Matières plastiques 61

Chapitre 7 Procédés d’obtention des pièces 71


7.1 Forgeage 71
7.2 Chaudronnerie 73
7.3 Électroérosion 76
7.4 Fonderie 76
7.5 Assemblage 80
7.6 Usinage 84
7.7 Finition 87

Chapitre 8 Liaisons élémentaires dans un mécanisme 89


8.1 Liaisons mécaniques 89
8.2 Classes d’équivalence cinématique 92
8.3 Liaisons normalisées et représentations 92

Chapitre 9 Schéma cinématique minimal d’un mécanisme 97


9.1 Définitions et méthodes 97

Chapitre 10 Ajustements 101


10.1 Tolérances dimensionnelles 101
10.2 Assemblages 102

Chapitre 11 Cotation fonctionnelle 109


11.1 Cote condition 109
11.2 Chaîne de cotes 109
11.3 Conditions maximale et minimale 111

Chapitre 12 Spécifications géométriques 113


12.1 Nécessité de l’indication de spécifications géométriques sur les plans 113
12.2 Notations des spécifications géométriques sur les plans
et méthode d’exécution113
12.3 Symboles des spécifications géométriques 114
12.4 Spécifications de forme 115
12.5 Spécifications d’orientation 116
12.6 Spécifications de position 117
12.7 Spécifications de battement 118

Chapitre 13 Spécifications de surface 123


13.1 Nécessité de l’étude et de l’indication des états de surface 123
13.2 Topographie des surfaces 123
13.3 Rugosité 124

Chapitre 14 Métrologie 127


14.1 Pied à coulisse 127
14.2 Micromètre intérieur ou extérieur 129
14.3 Peigne 130
14.4 Comparateur 131

VI
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Table des matières

Chapitre 15 Guidage en rotation 133


15.1 Expression fonctionnelle du besoin 133
15.2 Guidage en rotation par contact direct 133
15.3 Guidage en rotation obtenu par interposition de bagues de frottement 134
15.4 Guidage en rotation réalisé par roulement 136
15.5 Liaison pivot obtenue par interposition d’un film d’huile 142

Chapitre 16 Guidage en translation 145


16.1 Précision d’un guidage en translation 145
16.2 Guidage par contact direct 146
16.3 Guidage par contact indirect 147

Chapitre 17 Filetages, taraudages


et liaisons encastrements 151
17.1 Vis 151
17.2 Écrous 152
17.3 Assemblages démontables 153
17.4 Représentation des éléments filetés 155
17.5 Cotation des éléments filetés 156
17.6 Chanfreins d’entrée et gorges de dégagement 157
17.7 Classes de qualité 157
17.8 Réalisation des assemblages 158
17.9 Rondelles d’appui 162
17.10 Types d’écrous 163
17.11 Freinage des vis et des écrous 164
17.12 Liaisons démontables obtenues par goupillage 166
17.13 Liaisons arbre-moyeu 167
17.14 Liaisons encastrement non démontables 167

Chapitre 18 Étanchéité et lubrification des mécanismes 175


18.1 Étanchéité 175
18.2 Lubrification 179

Chapitre 19 Transformation et transmission de l’énergie 183


19.1 L’énergie 183
19.2 La transmission du mouvement 187
19.3 Tansformation du mouvement mécanique 197
19.4 Accouplements 200
19.5 Freins 207
19.6 Appareils de transformation de l’énergie et de commande 209

Chapitre 20 Statique : étude du comportement


des solides immobiles dans un repère 229
20.1 Quelques notions importantes 229
20.2 Actions mécaniques à distance 231
20.3 Actions mécaniques de contact 232
20.4 Actions mécaniques et moments modélisables par un torseur 233
20.5 Principe fondamental de la statique (PFS) 236

Chapitre 21 Cinématique : étude de la position


et du mouvement des solides par rapport
à un repère 243
21.1 Définitions 243
21.2 Rotation et translation 243

VII
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Manuel de technologie mécanique

21.3 Trajectoires 243


21.4 Détermination des vitesses 245
21.5 Méthodes graphiques de détermination des vitesses instantanées 246

Chapitre 22 Dynamique : étude du comportement


des solides en mouvement par rapport
à un repère 253
22.1 Énergétique 253
22.2 Dynamique 255

Chapitre 23 Résistance des matériaux 261


23.1 Définitions 261
23.2 Hypothèses générales 261
23.3 Contraintes 262
23.4 Traction et compression 263
23.5 Cisaillement 263
23.6 Torsion 264
23.7 Flexion simple 265

Chapitre 24 Structure et traitements


des métaux et matières plastiques 271
24.1 Définitions 271
24.2 Étude des liaisons métalliques 271
24.3 Polymères 276

Chapitre 25 Caractéristiques mécaniques


et essais des matériaux 279
25.1 Définitions 279
25.2 Essai de traction 280
25.3 Essai de dureté 281
25.4 Essai de résilience 283
25.5 Essai de fatigue 284

Corrigés des exercices 286


Index 304

VIII
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Spécifications géométriques 12

Plan
12.1 Nécessité de l’indication
Compétences visées :
L7, L9, A6, A7, A12 de spécifications géométriques
12.1 Nécessité
de l’indication
sur les plans
de spécifications
ISO 1101 ISO 5458
géométriques ISO 5459 ISO 2692 ISO 10578
sur les plans 113
12.2 Notations En plus des spécifications dimensionnelles, il est nécessaire d’indiquer des spécifications
des spécifications géométriques pour optimiser le montage ou le fonctionnement global d’un mécanisme.
géométriques Prenons l’exemple du rangement des pièces étalons (2 et 3) dans leur boîte (voir
sur les plans chapitre 11).
et méthode La pièce 2 que l’on veut fabriquer (figure 12.1) a une dimension tolérancée de 20 h6. On
d’exécution 113 remarque que les surfaces 1 et 2 doivent être perpendiculaires, sinon la pièce ne rentrera
peut-être pas. Le technicien a bien fabriqué la pièce à la dimension voulue, mais la pièce
12.3 Symboles des
possède un défaut géométrique entre les surfaces 1 et 2 (défaut de perpendicularité).
spécifications
géométriques 114
12.4 Spécifications
de forme 115
12.5 Spécifications
d’orientation 116
12.6 Spécifications
de position 117 Figure 12.1 – Cotation fonctionnelle
de cales rangées dans une boîte.
12.7 Spécifications
de battement 118 Sur un plan, il faut donc préciser les spécifications dimensionnelles et géométriques
en vue de réaliser une fonction (ici, le rangement de la pièce 2 dans la boîte 1).
Exercice type 119

12.2 Notations des spécifications géométriques


sur les plans et méthode d’exécution
La méthode d’exécution est la suivante (figure 12.2) :
1. On repère les surfaces fonctionnelles du mécanisme qui participent à la fonction à
spécifier géométriquement.
2. On prend une surface fonctionnelle de référence (A sur l’exemple figure 12.2) et
on l’inscrit dans un cadre.
3. On met une flèche sur la surface à tolérancer géométriquement (surface 2 sur la
figure 12.2).
4. On note dans un cadre le type de spécification, l’intervalle de tolérance et par rap-
port à quelle surface de référence doit être tolérancée la surface à spécifier.
113
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Chapitre 12 • Spécifications géométriques

Figure 12.2 – Indication


des spécifications géométriques.

12.3 Symboles des spécifications géométriques


La figure 12.3 indique les principales notations normalisées des spécifications géomé-
triques.

Figure 12.3a – Spécifications


géométriques.

Figure 12.3b – Spécifications


géométriques.

114
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12.4 • Spécifications de forme

M représente le symbole pour le maximum de matière (figure 12.4). Il ne s’applique pas


aux tolérances de battement et aux ajustements avec serrage.

Figure 12.4 – Indication du maximum


de matière.

Dans l’exemple précédent, la surface tolérancée devra être prise en tenant compte de la
tolérance dimensionnelle au maximum de matière, c’est-à-dire lorsque 20 h6 sera à sa
dimension maximale, soit 20 mm. Ainsi on évite que certaines pièces pouvant convenir
soient jetées à la poubelle.
De la même manière, P indique que la zone de tolérance est projetée. Ce symbole
indiquera que la tolérance ne s’appliquera qu’au prolongement de l’élément tolérancé.
Enfin, E entouré est placé après une cote pour indiquer que celle-ci est avec l’exigence
d’enveloppe. Au lieu de considérer que tous les cercles locaux d’un arbre se situent
entre 13 et 14 mm par exemple, le fait de placer ce symbole après indique que seul le
cylindre doit être compris entre deux cylindres de diamètre 13 et 14. Cela s’applique
quand il faut garantir la forme de l’élément et l’ajustement.

12.4 Spécifications de forme

12.4.1 Rectitude
Reprenons l’exemple précédent des cales étalons (figure 12.5). N’importe quelle ligne
de la surface de la pièce devra être comprise entre deux lignes distantes de l’intervalle
de tolérance.

Figure 12.5 – Rectitude.

12.4.2 Planéité
La surface de la pièce devra être comprise entre deux plans distants de l’intervalle de
tolérance.

12.4.3 Circularité
Chaque cercle de la surface de l’arbre doit être compris entre deux cercles dont les
rayons diffèrent de l’intervalle de tolérance (0,4 mm, figure 12.6).

115
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Chapitre 12 • Spécifications géométriques

Figure 12.6 – Circularité.

12.4.4 Cylindricité
La surface de l’arbre ou de l’alésage doit être comprise entre deux cylindres dont les
rayons diffèrent de l’intervalle de tolérance (figure 12.7).

Figure 12.7 – Cylindricité.

12.4.5 Profil d’une ligne et profil d’une surface


Le principe est le même que pour les autres tolérances de forme. Chaque ligne d’une
surface quelconque, ou une surface quelconque, doit être comprise entre deux lignes
constituant l’intervalle de tolérance

12.5 Spécifications d’orientation

12.5.1 Perpendicularité
La surface doit être comprise entre deux plans distants de l’intervalle de tolérance et
perpendiculaires à la surface de référence (voir figure 12.2).

12.5.2 Parallélisme
■ Exercice
Prenons l’exemple de la contre glissière du montage de perçage (figure 2.9). La sur-
face plane à droite (sur la vue de droite de la figure 3.3) est la surface de référence A.
Tracez le cadre de cette surface de référence sur la figure 3.3.
Comment doit être la surface de gauche par rapport à la surface de référence A ?
Tracez le cadre de cette spécification géométrique sur la figure 3.3 (IT = 0,05 mm).
Que se passe-t-il sur le fonctionnement du mécanisme si ces deux surfaces ne sont
pas comme vous l’avez indiqué ?

116
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12.6 • Spécifications de position

Réponse : Les deux surfaces doivent être parallèles, sinon, la fonction Bloquer axia-
lement le levier de manœuvre risque de ne pas être correctement réalisé (problème
de montage ou de fonctionnement).

12.5.3 Inclinaison
La surface doit être comprise entre deux plans distants de l’intervalle de tolérance et
inclinés par rapport à la surface de référence.

12.6 Spécifications de position

12.6.1 Concentricité ou coaxialité


Prenons l’exemple du positionnement des portées de roulement pour un moteur élec-
trique (figure 12.8). La fonction à spécifier de manière géométrique est Guider le rotor.
L’axe du cylindre (l’arbre 2) devra être contenu dans un diamètre dont la valeur vaut
l’intervalle de tolérance (diamètre 0,1 mm ici) par rapport à l’axe de la surface de réfé-
rence (ici la surface de référence est la surface A).

Figure 12.8 – Coaxialité d’un rotor


de moteur électrique.

12.6.2 Localisation
Cette spécification est utile pour le positionnement des surfaces (parallélisme, perpen-
dicularité, positionnement des perçages…).
Prenons l’exemple des spécifications géométriques pour la fonction Maintenir en
position le couvercle (figure 12.9). Cinq vis fixent le couvercle pour l’arrêt axial du
roulement. Les trous de passages dans le couvercle doivent être positionnés de telle
manière qu’ils soient en face des taraudages du corps, sinon, on ne peut pas fixer le
couvercle sur le corps.
L’axe des 5 trous Ø 4,5 doivent être situés à l’intérieur d’un cercle de diamètre
0,1 mm autour d’une position théorique définie par le cercle de diamètre 55 et
l’angle entre chaque trous (72°) et par rapport aux surfaces de référence A et B.

117
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Filetages, taraudages 17
et liaisons encastrements

Plan Un ingénieur, Archimède (287-212 av.J.-C.), utilise la vis sans fin pour remonter
l’eau des sous-sol.
Compétences visées :
ES4, E4, A6, A12
17.1 Vis 151
17.2 Écrous 152
17.1 Vis
17.3 Assemblages Prenons l’exemple d’un assemblage de deux tubes à l’aide de deux raccords
démontables 153 (figure 17.1). Les embases 1 et 2 des deux raccords sont maintenues par des boulons.
17.4 Représentation
des éléments
filetés 155
17.5 Cotation
des éléments
filetés 156
17.6 Chanfreins
d’entrée
et gorges de
dégagement 157
17.7 Classes
de qualité 157
17.8 Réalisation des Figure 17.1 – Assemblage par boulons.
assemblages 158 Mais d’abord qu’est ce qu’un boulon ? Un boulon est la combinaison d’une vis
17.9 Rondelles figure 17.2 et d’un écrou. Une vis est un composant fileté muni d’une tête qui réalise
d’appui 162 l’entraînement ainsi que d’une extrémité qui participe à différentes fonctions
mécaniques : assemblage, pression, guidage, arrêt et blocage.
17.10 Types d’écrous 163
17.11 Freinage des vis
et des écrous 164
17.12 Liaisons
démontables
obtenues par
goupillage 166
17.13 Liaisons Figure 17.2 – Vis à tête hexagonale.
arbre-moyeu 167
17.14 Liaisons Le filetage de l’extrémité de la vis est obtenu à partir d’un arbre sur lequel ont été
encastrement non réalisées plusieurs rainures hélicoïdales. La partie pleine restante est appelée filet. Le
démontables 167 filetage est obtenu à partir d’une filière (figures 17.3 et 17.4), sauf pour les filetages
roulés ou l’arbre est comprimé entre deux matrices qui, par écrasement de la matière,
Exercice type 172 impriment la forme du filetage. Dans certains cas, les filetages sont également usinés
sur des tours parallèles.

151
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Chapitre 17 • Filetages, taraudages et liaisons encastrements

Figure 17.3 – Filière.

Figure 17.4 – Réalisation d’un filetage.

17.2 Écrous
Un écrou est une pièce d’assemblage qui présente un trou taraudé destiné à se visser
sur la partie filetée d’une vis, d’un corps de boulon ou d’un goujon pour réaliser ce que
l’on appelle en mécanique un serrage (figure 17.5).

Figure 17.5 – Écrous.

Pour réaliser manuellement un taraudage, on utilise un outil appelé taraud monté


sur un tourne à gauche (figure 17.6).

Figure 17.6 – Réalisation


d’un taraudage.

Pour un taraudage, nous considérerons que le diamètre d du perçage est égal à :


d = D–P
avec D le diamètre nominal du taraudage (diamètre de la vis) et P le pas du filetage.

152
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17.3 • Assemblages démontables ISO 6410

Tableau 17.1 – Valeurs usuelles normalisées en mm.

D 3 4 5 6 8 10 12 16 20 24

P 0,5 0,7 0,8 1 1,25 1,5 1,75 2 2,5 3

17.3 Assemblages démontables ISO 6410


Pour qu’un écrou puisse être monté sur une vis, les deux éléments doivent avoir les
mêmes caractéristiques (figure 17.7) :
• pas identique ;
• diamètre nominal identique ;
• profil du filet identique ;
• sens de l’hélice et nombre de filets identiques.

Figure 17.7 – Géométrie


de l’assemblage.

Le diamètre nominal est situé sur les sommets du filet de la vis et à fond de filet de
l’écrou. Le pas est la distance entre deux sommets du filet.

Application : de combien avance l’écrou si l’on fait un tour de vis ?

17.3.1 Profil ISO


Utilisé le plus couramment pour des assemblages démontables, ce profil est défini à
partir d’un triangle équilatéral de hauteur H (figure 17.8).

Figure 17.8 – Géométrie du profil.

Exemple de désignation d’un filetage ISO


Le symbole M (comme métrique, par opposition aux dimensions anglosaxonnes) est suivi
du diamètre nominal (d = 8) et du pas (P = 1,25) séparés par le signe de la multiplication.

153
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Chapitre 17 • Filetages, taraudages et liaisons encastrements

On indique ensuite la tolérance du filetage :


• pour une vis : M 8 × 1,25 – 6 g
• pour un taraudage : M 8 × 1,25 – 6 H
Pour les pas gros, l’inscription de P est facultative.

17.3.2 Sens de l’hélice


L’hélice d’un filetage est dite à droite, lorsque le filet monte vers la droite quand la
vis est en position verticale. Elle est dite à gauche lorsque le filet monte vers la
gauche (figure 17.9).

Figure 17.9 – Sens de l’hélice.

Les vis avec un filetage à gauche doivent obligatoirement être marquées par :
• des saignées circulaires très peu profondes sur l’écrou (raccords des tuyauteries
des bouteilles de gaz) ;
• un moletage sur les pièces tubulaires de faible épaisseur.

■ Exercice 1
Un tendeur à lanterne figure 17.10 possède deux tiges, dont l’une a une hélice à droite
et l’autre à gauche. Que se passe-t-il si l’on tourne la partie centrale dans un sens ?

■ Exercice 2
Démontez les deux pédales d’un vélo et donner le sens de l’hélice de chacune des pédales.

Figure 17.10 – Tendeur à lanterne.

17.3.3 Nombre de filets


Habituellement, un filetage ne comporte qu’un seul filet. La vis à plusieurs filets per-
met d’obtenir un grand déplacement pour un tour de vis. La distance entre deux filets
est égale au pas apparent Pa. P est le pas de l’hélice du filet en mm. N est le nombre
de filets. N × P est le déplacement pour un tour de vis en mm.

Figure 17.11 – Nombre de filets


sur une vis.

154
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17.4 • Représentation des éléments filetés

17.4 Représentation des éléments filetés


NF EN ISO 6410
La représentation réelle des filetages serait, en dessin technique, longue et fastidieuse.
Nous utiliserons donc une représentation simplifiée et normalisée.

17.4.1 Représentation des filetages

Figure 17.12 – Représentation


d’un filetage.

Lorsqu’un filetage est caché, il est entièrement représenté avec des traits interrompus
fins.

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• d’assimiler les connaissances tout au long de chaque leçon,
• de s’entraîner grâce aux exercices d’application corrigés, aux exercices
d’entraînement et à la partie « pour aller plus loin »,
• de s’auto-évaluer avec la grille des compétences intermédiaires au
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mécanique.

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