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Les fondamentaux de la finance

islamique et
écosystème
Master Spécialisé : Management des Organisation Financière
et Bancaire

Réalisé par : Demandé par :

Fatimaezzahra MAROUF Mr.MOUTAHADDIB


Oumaima MOHTARIM

Abir BENYACHOU

Année Universitaire 2018 -2019


Sommaire

Introduction
I. Les fondamentaux de la finance islamique
1. Les principes de la finance islamique................................................4
2. L’écosystème de la finance islamique................................................5
3. Les institutions financières islamiques………………………………8
II. Comparaison entre la finance conventionnelle et la finance islamique
1. Différence au niveau des banques ...................................................11
2. Différence au niveau des assurances.................................................13

Conclusion

Bibliographie

2
Introduction

La finance islamique est un système financier qui fonctionne sur la base


d’un corpus de règles nommé la Shari’a. En effet, sur le plan juridique,
l’islam repose sur une hiérarchie des textes et des sources qui
alimentent la jurisprudence islamique, que l’on nomme le fiqh.

Comme les systèmes financiers conventionnels, la finance islamique


dispose de banques, d’un marché de capitaux, des sociétés
d’investissement et de compagnies d’assurance.

En effet les banques participatives sont des personnes morales exerçant les
activités prévues au titre des établissements de crédit, et les opérations
commerciales, financières et d’investissement, après avis conforme du
Conseil supérieur des Oulémas (CSO).

Donc quels sont les principes et les fondamentaux de la finance islamique,


et comment cette dernière fonctionne-t-elle ?
I. Généralités sur la finance islamique :
1. Les principes de la finance islamique
a. L’interdiction de la Riba

Le terme « Riba » désigne, dans le droit musulman, tout avantage ou surplus


perçu par l'un des contractants sans aucune contrepartie acceptable et légitime
du point de vue de la Sharia. Le Riba a deux formes principales:

• Riba-Al-fadl : Il s’agit de tout surplus concret perçu lors d'un échange


direct entre deux choses de même nature qui se vendent au poids ou à la
mesure.
• Riba-Annassia : Le surplus perçu lors de l'acquittement d'un dû, dont le
paiement a été posé comme condition de façon explicite ou implicite dans le
contrat, en raison du délai accordé pour le règlement différé. Riba-Annassia est
le type le plus répandu dans la société, notamment à travers les crédits, des prêts
et des placements proposés par les établissements bancaires et les organismes
de financement traditionnels.

b. L’interdiction du Gharar et Maysir


La Sharia exige également, dans les affaires et le commerce, qu’il n’est pas
permis de conclure de transaction qui renferme du Gharar. Le Gharar peut être
définit comme étant tout flou non négligeable au niveau d’un des biens échangés
et/ou qui présente en soi un caractère hasardeux et incertain. C'est le cas
notamment :
• lorsque la vente porte sur une marchandise qui n'est pas déterminée de
façon précise.
• lorsque la transaction est conclue sans que le prix de la marchandise ne
soit fixé de façon claire.
• lorsque la transaction porte sur une marchandise déterminée que le vendeur
ne possède pas encore.
• lorsque le transfert de propriété est conditionné à un évènement hasardeux.
De la même manière, le Sharia interdit les transactions basées sur le Maysir.
Etymologiquement le Maysir était un jeu de hasard, dans le domaine
économique, il désigne toute forme de contrat dans lequel le droit des parties
contractantes dépend d'un événement aléatoire. Ainsi, chaque contrat doit
avoir tous les termes fondamentaux (tels que l’objet, le prix, les délais
d’exécution et l’identité des parties) clairement définis au jour de sa
conclusion. Les juristes
musulmans encouragent par ailleurs fortement la satisfaction de toutes les
conditions préalables avant la signature du contrat. Ceci différencie clairement
Les banques Islamiques des institutions de prêt à intérêt, basée sur le principe
que l’on peut acheter sans payer et vendre sans détenir, ce qui alimente
constamment la spéculation et porte préjudice à la stabilité du système bancaire.

c. Le principe du partage de profits et de pertes


La Finance Islamique est souvent qualifiée de « participative », à partir du
fonctionnement des contrats de participation, elle a mis en place un système
basé sur le Partage des Pertes et des Profits (appelé communément le principe
des « 3P »). Ce système permet d’associer le capital financier au capital
humain, et exige que la participation doit être fixé dans une proportion et non
par un bénéfice à la signature du contrat.

2. L’écosystème de la finance islamique

Après la longue gestation qui a précédé la mise en place de la finance


participative au Maroc, il faut dire qu’aujourd’hui les prémisses d’un
écosystème complet s’esquissent. En effet, bien qu’actuellement, seules les
banques soient opérationnelles, d’autres structures ne tarderont pas à voir le
jour. Les compagnies d’assurances Takaful sont les prochaines. Elles
permettront de couvrir les risques courus par les banques, mais aussi par les
particuliers et entreprises ayant sollicité des financements participatifs. Par
ailleurs, afin de permettre de générer des revenus pour ces deux premières
composantes, les sukuk demeurent un maillon indéniable. L’État ne saurait
tarder à émettre les premiers sukuk souverains donnant aux banques et aux
futures compagnies Takaful un véhicule pour placer leurs excédents financiers.
De plus, les organismes de placements collectifs, qu’ils soient en valeurs
mobilières ou en immobiliers trouveront dans les actifs de ces premières
composantes des outils pour mieux rémunérer une épargne soucieuse des
percepts religieux.
4 autorités pour une seule industrie Dans le but de surveiller et de contrôler
toutes ces entités, Bank Al-Maghrib veille sur le secteur bancaire, l’ACAPS sur
le secteur des assurances et l’AMMC sur le marché des capitaux. Mais pour
s’assurer de la conformité de ces entités et de leurs produits avec la religion
c’est le Conseil supérieur des Oulémas (CSO) qui prend le relais, à travers son
comité charia. D’autres activités et entités viennent se greffer à cet écosystème.
 Bank Al-Maghrib :

Dans un système islamique le rôle essentiel de la banque centrale est la mise en place d’institutions financières et des
instruments qui facilitent une mobilisation effective de l’épargne et l’allocation des ressources. Elle a pour rôle d’initier et
d’encourager le développement du marché monétaire, d’assurer ou de veiller à la stabilité des prix.
 Les banques participatives :

Les banques participatives sont des personnes morales exerçant les activités prévues au titre des établissements de crédit,
et les opérations commerciales, financières et d’investissement, après avis conforme du Conseil supérieur des Oulémas
(CSO)
 Assurance takaful :

Une compagnie Takaful permet de mutualiser les risques et de répartir les pertes éventuelles entre l’ensemble des assurés.
Ainsi, les membres d’une compagnie d’assurance Takaful sont à la fois assureurs (propriétaires des fonds gérés par la
compagnie) et assurés (bénéficiaires en cas de sinistres). Elles permettront de couvrir les risques courus par les banques,
mais aussi par les particuliers et entreprises ayant sollicité des financements participatifs.

 Marché de capitaux :

Le marché de capitaux islamique joue un rôle essentiel en attirant les fonds d’investissement et en les canalisant a
des financements productives, le marché primaire fournit des fonds directement aux activités des entreprises
conformes a la charia, tandis que le marché secondaire fournit de la liquidité aux participants du marché. Ces
marchés encouragent d’avantages d’agents économiques a participer a des financements
d’investissement et de liquidité.

 Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) :

En tant qu’autorité de régulation du marché des capitaux,

• S’assurer de la protection de l’épargne investie en instruments financiers ;

• Veiller à l'égalité de traitement des épargnants, à la transparence et à l'intégrité du


marché des capitaux et à l'information des investisseurs;

• L'Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) :

l’ACAPS devra traiter les demandes d’agrément des entreprises d’assurances et de


réassurance qui veulent exercer cette activité.

Le suivi des pratiques commerciales et l’instruction de toutes les réclamations relatives


aux opérations pratiquées par les entités soumises à son contrôle.

 Conseil supérieur des Oulémas :

Pour la finance participative, ce comité est composé d’un coordinateur et de neuf membre
des oulémas et légistes reconnus pour leurs compétences et vastes connaissances des
dispositions de la loi islamique.

La mission de ce comité est d’exprimer une opinion sur la conformité des produits
financier participatives offerts et les modèles des contrats liés a ces produits avec les
dispositions de la loi islamique et ses fonds

Les banques participatives

Al Akhdar Bank

Le Crédit Agricole du Maroc s’est allié à l’Islamic Corporation for the Development of
the Private Sector «ICD», filiale de la Banque Islamique de Développement «BID»
pour lancer Al Akhdar Bank. Crédit Agricole du Maroc y détient 51% tandis qu’ICD a
une part de 49%. Sa date de lancement octobre 2017.

Umnia Bank

CIH dispose d’une filiale participative baptisée Umnia Bank en partenariat avec la
Qatar International Islamic Bank et la CDG. CIH détient 40% capital, QIIB 40% et
CDG 20%. Elle a commencé son activité juillet 2017.

Bank Al Tamwil wal Inmaa

BMCE Bank of Africa pour sa part a lancé conjointement avec le groupe


saoudi/bahreini Dalla Al Baraka, une filiale appelée Bank Al Tamwil wal Inmaa.
BMCE détient 51% du capital de ladite filiale contre 49% par ABG. Elle a démarré son
activité décembre 2017.

Bank Al youssr

De son côté, la Banque Centrale Populaire s’est alliée au groupe saoudien Guidance
(société financière spécialisée dans le financement immobilier) pour créer Bank Al
Yousr. BCP y détient 80% contre 20% pour Guidance Financial Group.

Bank Assafa

Attijariwafa Bank quant à elle a décidé d’y aller toute seule, capitalisant sur
l’expérience de sa filiale société de financement dédié aux produits alternatifs, Dar
Assafa, en la transformant en banque, baptisée Bank Assafa.

3. Les institutions de la finance islamique

La création de plusieurs institutions indépendantes chargées de promouvoir et


d’harmoniser les produits islamiques a largement participé à croissance de la
finance islamique. En établissant des règles et en dictant de judicieuses
pratiques, elles ont d’abord limité les expériences négatives puis développé un
environnement propre à la réussite du secteur. L’élaboration d’un encadrement
juridique précis y a largement contribué. Ainsi en a-t-il été pour tous les
domaines essentiels de l’activité financière islamique : comptabilité,
gouvernance, surveillance des risques, contrôle interne, mise en œuvre et
gestion des contrats.

a. La banque islamique de développements


Etablie en 1973 à Djeddah (Arabie saoudite) par la conférence des ministres des
finances des pays musulmans, la Banque Islamique de Développement n’a cessé
de jouer un rôle capital dans le développement de la finance islamique. Fin
2008, l’influence directe de la BID était étendue à 56 pays. Son principal
objectif était bien le développement socio-économique de ses états membres.
Pour cela, elle finance les projets des entreprises et fournit également une
assistance dans le domaine social. Elle dispose enfin de fonds spéciaux destinés
à l’assistance des populations musulmanes des pays non membres.

b. International Islamic Fiqh Academy


Également basée à Djeddah, l’IIFA est une Charia Board qui regroupe des
juristes musulmans membres de l’Organisation de la Conférence Islamique. Son
rôle est d’étudier et de formuler des avis juridiques, tels que se dégage des prises
de position commune en matière d’économie, de finance et de banque. Très
tournés vers les problématiques économiques ou financières, ses membres
s’attachent particulièrement à l’étude des transactions. C’est pourquoi les Charia
Board de nombreuses institutions financières islamiques s’adressent à l’IIFA
pour s’assurer de la conformité de leurs règles de fonctionnement.

c. Accounting and Auditing Organization for Islamic Financial institution

Fondée en 1990. Située à Bahreïn, elle regroupe plus de 200 membres (banques
islamiques, banques centrales, cabinets d’audit, …). Son objectif est d’élaborer
les standards et principes en matière de comptabilité, d’audit, d’éthique, de
gouvernance et de conformité à la Charia.

d. Islamic Financial Services Board

Un organisme qui, aujourd’hui, regroupe 189 membres. Parmi ses membres, se


trouvent notamment le FMI, la Banque mondiale, La Banque des règlements
internationaux (BRI), la Banque islamique de développement, la Banque
asiatique de développement ainsi que plusieurs banques centrales, des autorités
monétaires et diverses organisations actives dans le domaine de la régulation et
la supervision des institutions agissant dans la sphère de la finance islamique.

L’IFSB s’est donné pour rôle de mettre en place, pour les banques islamiques,
un corpus de standards et de pratiques conformes aux règles de surveillance
internationale édictées par le Comité de Bâle et les organismes internationaux de
contrôle. Aussi a-t-il édicté pour le secteur bancaire islamique un certain nombre
de principes directeurs liés à la gestion des risques, la suffisance du capital, la
gouvernance et la transparence.
Créé à Bahreïn en 2001, il a pour principal objectif de définir le cadre
conceptuel nécessaire au développement du marché monétaire autour
des capitaux islamiques. Concernant la question des liquidités, elle a
apporté des réponses, tout comme pour la création d’un marché
secondaire propice à la négociation des instruments islamiques. A
cela, s’ajoutent d’autres activités comme :
• Aider les institutions islamiques à s’implanter à l’étranger
• Promouvoir des avis juridiques, en veillant à leur harmonisation, dans le
cadre de la structuration de produits islamiques.

e. Liquidity Management Center


Créé en 2002 à Bahreïn, le LMC est le fruit d’une collaboration entre les trois plus
grandes banques islamiques dans le golfe persique : Bahreïn Islamic Bank,
Dubaï Islamic Bank et Kuwait Finance House. Sa première visée était la mise
en place d’un marché monétaire interbancaire. Non seulement il s’attache
depuis à donner aux institutions islamiques des outils pour mieux gérer leurs
liquidités, mais il s’efforce, aussi, de dessiner les contours d’un marché
secondaire, qui leur permettraient de réaliser des opérations de trésorerie de
court terme, tout en étant conformes à la Charia.

f. International Islamic Center for Reconciliation and Arbitration


Etabli à Dubaï depuis 2005, il occupe un rôle de médiateur, tout en revendiquant
une aptitude à statuer sur les litiges pouvant opposer les différentes institutions
financières islamiques, qu’elles soient nationales, régionales ou internationales.

g. Council for Islamic Banks and Financial Institutions


Organisme à but non lucratif basé à Manama (Bahreïn), le CIBAFI s’est, depuis sa
formation en 2001, fixé pour objectif la promotion de la finance islamique.
D’où le travail de sensibilisation qu’elle effectue auprès des médias et
l’organisation de forums et de débats internationaux ayant pour thème les
services financiers islamiques
h. International Islamic Liquidity Management Corporation
L’IILM a été créée en Octobre 2010 dans le but premier de favoriser l’ouverture à
l’international du marché monétaire islamique. Pour ce faire, elle ne se borne
pas à tenter d’améliorer l’efficience des marchés de capitaux islamiques, elle
essaie de préparer au mieux les institutions islamiques pour faire face à
d’éventuelles crises de liquidité.

i. Islamic Research and Training Institute


Branche de la recherche de la BID, le IRTI a été créé en 1981 pour entreprendre
des recherches et organiser des formations sur l’activité financière islamique.
S’est donc développé un laboratoire de recherches, au sein duquel sont rassemblés
nombre de ressources et de documents issus des séminaires, conférences,
traductions, revues et autres articles (Askari et al, 2009). Aussi est- il devenu un
centre de diffusion des connaissances.

II-Comparaison entre les banques participatives et conventionnelles

Les banques Les banques


participatives conventionnelles

 La pratique de l'intérêt est la particularité la  Le paiement autorisé d'intérêt débiteur et


plus importante du système bancaire créditeur. Dans le cas des prêts octroyés par les
participative. Les banques participatives banques conventionnelle, la banque prête une
récusent cette pratique, expressément interdite somme d'argent à l'emprunteur, celui-ci doit, après
dans le Coran et la Sunnah, et la considèrent un certain délai, remettre une somme d'argent qui
comme du Riba. n'est pas l'équivalent de celle qui lui avait été
 L’islam permet un seul type de prêt, le qard prêtée.
hassan, qui est un prêt gratuit et sans intérêt ni  Ce principe oppose clairement la banque
montant ajouté au capital prêté. Tout paiement islamique à la banque conventionnelle dont le
prédéterminé au-dessus du montant principal cœur de métier est basé sur la marge d’intérêt
est strictement interdit. qu’elle gagne en plus des commissions,
 la banque recevra un rendement seulement si assurances et primes de risque liées aux prêts
le projet réussit et génère des bénéfices. Par accordés à ses clients.
conséquent, la banque est plus concernée par  ce qui compte le plus pour une banque c’est que le
la solidité du projet. L’accent est ainsi mis sur prêt soit remboursé et que les intérêts soient payés
la productivité et non pas sur la solvabilité. selon l’échéancier défini. Ainsi, l’octroi d’un prêt
 les banques doivent travailler en accord avec dépend principalement de la solvabilité de
le système de valeurs morales de l’islam. l’emprunteur.
Seuls les contrats approuvés par la charia sont  Le système bancaire conventionnel permet le
acceptables. financement de tous types de projet dans le
secteur d’activité licites
 l’investisseur et l’entrepreneur partagent les  tous les risques sont supportés par
résultats des projets de manière équitable. En l’entrepreneur. Que le projet génère des
cas de bénéfice, il est partagé entre les deux bénéfices ou des pertes, le fournisseur du
parties dans le cas de bénéfice, il est partagé capital est quand même rémunéré par un
entre les deux parties dans des proportions rendement prédéterminé.
connues et validées à l’avance. En cas de  Rôle exclusif d'intermédiaire financier. La
perte, celles-ci sont supportées par le banque colle des fonds auprès des agents a
fournisseur du capital (investisseur), et capacité de financement et les transferts aux
l’entrepreneur sera pénalisé en ne recevant agents à besoin de financement.
aucun rendement (salaires) pour ses efforts.
 En plus du rôle d'intermédiaire financier, la
banque participative a un rôle d'intermédiaire
commercial car l'ensemble des transactions
financières sous-tend un actif tangible.

Différence au niveau de la gestion des comptes

Les banques
Les banques
participatives
conventionnelles

Compte courant Compte courant


 Lorsque qu’un client sollicite la banque  production d'intérêt lorsque la banque
participative pour l'acquisition d'un bien, le conventionnelle octroie un prêt et qu'elle
compte courant du client ne reçoit pas d'argent. la le transfert sur le compte courant de son
banque verse l'argent au fournisseur pour l'achat client.
du bien et le revend à terme au client. Donc la Compte d’épargne
rémunération de la banque est constituée de la  Le compte d'épargne génère un intérêt
marge sur la vente du bien. dont le taux d'intérêt fixe est connu
Compte d’épargne d'avance.
 Le compte d'épargne ne génère pas d'intérêt. Le
titulaire du compte peut percevoir des profits. Le
capital est garanti mais il est versé après
prélèvement de la Zakat.
Comparaison entre assurance TAKAFUL et assurance conventionnelle

Assurance Takaful Assurance


conventionnelle

 La contribution payée par les participants est  les primes payées par les assurés sont la
effectuée selon un contrat Tabarru’ (don) au propriété de la compagnie d’assurance
fonds Takaful, ce qui aide les autres qui supporte en échange les risques des
participants en offrant une protection contre assurés
les risques potentiels.  Le placement des fonds des assurés et des
 Tous les placements (des fonds des assurés actionnaires n’est pas régi par la Chariaa.
aussi bien que des fonds des actionnaires) Les placements comprennent des
sont conformes à la Charia. instruments porteurs d’intérêts et des
 Le fonds Takaful est totalement séparé des prises de participation dans des affaires
comptes des actionnaires. interdites par la Chariaa.
 Chaque surplus du fonds est partagé parmi les  La prime payée par l’assuré est
seuls souscripteurs. Les bénéfices des considérée comme un revenu pour la
investissements sont distribués aux société d’assurance et de ce fait
participants et actionnaires sur la base des appartient aux actionnaires
modèles Moudaraba ou Wakala.  Tous les surplus et bénéfices
 Pas de garantie, mais un simple engagement appartiennent aux seuls actionnaires
des assurés de payer un don suffisant pour  Les contrats d’assurances
payer les sinistres. Les actionnaires peuvent s’accompagnent ordinairement de
être invités à contribuer au financement du certaines garanties qui sont souscrites par
déficit du Fonds Takaful au moyen de prêts l’assuré en général, ces garanties visent à
sans intérêts qui seraient remboursés grâce à s’assurer que la prime payée est
des excédents futurs du fonds. suffisante pour payer tous les sinistres et
supporter toutes les dépenses. Pour ce qui
est des produits d’épargne, il peut être
exigé un taux de rendement sur
investissement minimum
Conclusion

Aujourd’hui la finance islamique après plusieurs années présente un taux de croissance très
élevé presque partout dans le monde entier. Cette croissance est la preuve que l’efficacité de la
finance islamique n’est plus une question à l’ordre du jour. Malgré cette croissance, la finance
islamique fait encore face à de nombreux obstacles qui constituent pour elle un véritable frein à
son évolution dans la plupart des pays.
Bibliographie
Finance Islamique/ Mahmoud EL-GAMAL
La banque dans un système financier islamique/ Ali
TOUSSI
La Finance Islamique/ Geneviève Causse-Broquet
finance d'orient, finance d' occident : une approche comparative / mondher Cherif

Webographie
Financialislam.com
Sunnakapital.com

Franceculture.fr
kuno-rabbaniyeen.org
www.leboursier.ma
www.umniabank.ma
www.ecoactu.ma

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