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CITELCOM SIGNIFICATION
C-273./00/AD/DGE

SIGNIFICATION D’ORDONNANCE

L’AN DEUX MIL DOUZE

ET LE A HEURES MNS

A la requête de :

LA SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM dite CI-TELECOM, Société


Anonyme, au capital de 15 Milliards de F CFA dont le siège social est à
Abidjan-Plateau, Immeuble POSTEL 2001, 17 BP 275 ABIDJAN 17,
Tél. 20-34-48-05, R.C 1563604928/91, agissant aux poursuites et diligences
de son représentant légal, Monsieur BAMBA Mamadou, Directeur Général
de ladite Société, de nationalité ivoirienne, demeurant à Abidjan-Cocody, 17
BP 275 Abidjan 17 ;

Pour laquelle domicile est élu en l’Etude de Maître BOKOLA Lydie Chantal,
Avocat près la Cour d’Appel d’Abidjan, y demeurant 15, Avenue du Docteur
CROZET, Immeuble SCIA n° 09, 2 ème Etage, Porte 20, 01 BP 2722 ABIDJAN
01, Tél. 20-22-04-54 ;

J’ai

Signifié et en tête de celle des présentes remis et laissé copie à :

1 - La société WEST SIDE ELECTRONICS, SARL au capital de 2 500 000 F


CFA dont le siège social est à Abidjan-Koumassi, Boulevard Giscard
d’Estaing, cité Halma, 04 BP 479 Abidjan 04, ayant pour conseil la SCPA
KANGA OLAYE & Associés, Avocats à la Cour d’Appel d’Abidjan, y
demeurant, Immeuble COMPAS, Route du Lycée Technique, 04 BP 1975
Abidjan 04, Tél. : 22-48-00-60, où étant et parlant à :

2°) La Société Ivoirienne de Banque dite SIB, Société Anonyme au capital


de 4 milliards de francs CFA dont le siège social est à Abidjan, 34 Boulevard
de la République, Immeuble Alpha 2 000, 01 B. P. 1300 ABIDJAN 01, ayant
pour représentant légal Monsieur Jean-Pierre BELLECOMBE, Directeur
Général de ladite Société, de Nationalité Française, demeurant à Abidjan, en
ses bureaux où étant et parlant à :
2

3°) Maître DIODAN Koutouan Joséphine, Huissier de Justice près le


Tribunal de Première Instance d’Abidjan Marcory Boulevard du Gabon
derrière Clim Auto, 09 BP. 1507 Abidjan 09, Tél. : 21 26 29 49 en son étude
où étant et parlant à :

D’une ordonnance de référé n°3358 rendue le 10 Juillet 2012 par le juge des
référés du Tribunal de Première Instance d’Abidjan rectifiée par une
ordonnance n°3832 rendue le 08 Octobre 2012 dont la teneur suit :

« Statuant en audience publique, par décision contradictoire en matière de voies d’exécution,


en premier ressort  :

Déclarons la société COTE D’IVOIRE TELECOM dite CI-TELECOM recevable en son


action ;

L’y disons partiellement fondée  ;

Cantonnons la saisie pratiquée le 24 Juin 2012 par la société WEST SIDE ELECTRONICS
sur ses créances logées à la SIB à la somme de 476  200 F CFA ;

Ordonnons mainlevée de ladite saisie pour le surplus ;

La déboutons du surplus de sa demande ;

Condamnons la société WEST SIDE ELECTRONICS aux dépens. »

SOUS TOUTES RESERVES


A CE QU’ELLES N’EN IGNORENT

Et je leur ai, étant et parlant comme ci-dessus remis et laissé copie tant de
l’ordonnance de référé n°3358/2012 et l’ordonnance n°3832/2012 susvisées
dont le coût en ce qui me concerne est de : …………………………………………
………………………………………………………………………………………….F CFA.

L’HUISSIER DE JUSTICE
3
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CITELCOM NOTE D.
C-273./2000/AD/DGE

NOTES EN COURS DE DELIBERE


RECTIFICATIVES

POUR : SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM

Demanderesse ……………….…………….…Maître BOKOLA L. CHANTAL

CONTRE : - SOCIETE WEST SIDE ELECTRONICS

Défenderesse ……………….……….….SCPA KANG,A OLAYE &


ASSOCIES

- La SIB

Autre défenderesse………… CABINET AMADOU FADIKA ET


ASSOCIES

-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

PLAISE AU JUGE DE L’EXECUTION


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Attendu que par exploit d’Huissier en date du 12 Avril 2012, la Société


Côte d’Ivoire Télécom a assigné la Société WEST SIDE ELECTRONICS en
mainlevée de la saisie attribution de créances pratiquée le 09 Mars
2012 sur ses comptes bancaires.

Attendu que comme l’attestent les pièces produites à l’audience du 18


Avril 2012, la saisie a été pratiquée entre les mains de la Banque
5

Internationale de l’Afrique de l’Ouest en Côte d’Ivoire dite BIAO-CI le 09


Mars 2012.

C’est par erreur que la Société Côte d’Ivoire Télécom a mentionné dans
son acte d’assignation que la saisie a été pratiquée entre les mains de
la Société Ivoirienne de Banque dite SIB.

Par les présentes, la Société Côte d’Ivoire Télécom entend rectifier les
termes de son acte d’assignation du 12 Avril 2012 en indiquant que la
saisie litigieuse a été pratiquée entre les mains de la BIAO-CI et sollicite
la mise hors de cause de la Société Ivoirienne de Banque et la mainlevée
de la saisie attribution de créances pratiquée le 09 Mars 2012 par la
Société WEST SIDE ELECTRONICS entre les mains de ladite BIAO-CI.

Attendu en outre que le fait que la BIAO-CI n’est pas été appelée à la
présente instance n’a aucune incidence sur la recevabilité de l’action en
contestation de Côte d’Ivoire Télécom.

PAR CES MOTIFS

En la forme

- Déclarer irrecevable l’action de Côte d’Ivoire Télécom

Au fond

- Ordonner la mainlevée de la saisie attribution de créances


pratiquée le 09 Mars 2012 par WEST SIDE ELECTRONICS
sur les comptes de Côte d’Ivoire Télécom domiciliés dans les
livres de la BIAO-CI.

- Condamner WEST SIDE ELECTRONICS à payer à Côte


d’Ivoire Télécom la somme de 26 909 550 F CFA à titre de
dommages intérêts pour saisie abusive.

SOUS TOUTES RESERVES


ET CE SERA JUSTICE

POUR NOTES EN COURS


DE DELIBERE RECTIFICATIVES
6

A Abidjan, le 18 Avril 2012 Maître BOKOLA L. CHANTAL

CITELCOM ACTE D’APPEL


C-273./04/AD/DGE

ASSIGNATION EN DESIGNATION D’UN SEQUESTRE

L’AN DEUX MIL DOUZE

ET LE A HEURES MNS

A la requête de :

LA SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM dite CI-TELECOM, Société


Anonyme, au capital de 15 Milliards de F CFA dont le siège social est à
Abidjan-Plateau, Immeuble POSTEL 2001, 17 BP 275 ABIDJAN 17,
Tél. 20-34-48-05, R.C 1563604928/91, agissant aux poursuites et diligences
de son représentant légal, Monsieur BAMBA Mamadou, Directeur Général
de ladite Société, de nationalité ivoirienne, demeurant à Abidjan-Cocody, 17
BP 275 Abidjan 17 ;

Pour laquelle domicile est élu en l’Etude de Maître BOKOLA Lydie Chantal,
Avocat près la Cour d’Appel d’Abidjan, y demeurant 15, Avenue du Docteur
CROZET, Immeuble SCIA n° 09, 2 ème Etage, Porte 20, 01 BP 2722 ABIDJAN
01, Tél. 20-22-04-54 ;

J’ai

Donné assignation à :

La société WEST SIDE ELECTRONICS, SARL au capital de 2 500 000 F


CFA dont le siège social est à Abidjan-Koumassi, Boulevard Giscard
d’Estaing, cité Halma, 04 BP 479 Abidjan 04, ayant pour conseil la SCPA
KANGA OLAYE & Associés, Avocats à la Cour d’Appel d’Abidjan, y
demeurant, Immeuble COMPAS, Route du Lycée Technique, 04 BP 1975
Abidjan 04, Tél. : 22-48-00-60, où étant et parlant à :
7

D’avoir à comparaitre et se trouver présente le Mercredi 18 Avril 2012 à


08 heures 00 minute jours suivants s’il y a lieu à l’audience et par devant le
Président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan statuant en matière de
référés en son Cabinet.

POUR

Attendu que par arrêt n°218 rendu le 17 Juin 2011, la Cour d’Appel
d’Abidjan a confirmé le jugement n°915/09 rendu le 25 Mars 2009 par le
Tribunal de Première Instance d’Abidjan qui a condamné la Société Côte
d’Ivoire Télécom à payer à la Société WEST SIDE ELECTRONICS la somme
de 20 000 000 F CFA.

Pièce n°1 : Jugement n°915/2009

Pièce n°2 : Arrêt n°218/2011

Attendu que contre l’arrêt n°218/2011 susvisé, la Société Côte d’Ivoire


Télécom a formé pourvoi en cassation.

Pièce n°3 : Exploit de pourvoi en cassation

Attendu cependant que compte tenu du fait que le pourvoi en cassation n’a
pas d’effet suspensif, la Société Côte d’Ivoire Télécom est obligée de procéder
au règlement du montant de la condamnation.

Mais attendu cependant qu’elle se heurte à une sérieuse difficulté.

En effet depuis l’année 2000, la Société WEST SIDE ELECTRONICS est


définitivement fermée comme elle l’a toujours affirmé au cours des débats, et
d’ailleurs c’est l’un des moyens qu’elle a invoqué à l’appui de sa demande de
dommages intérêts. (Voir assignation en dommages intérêts et jugement)

Qu’ainsi l’arrêt n°218/2011 du 17 Juin 2011 de la Cour d’Appel d’Abidjan


n’étant pas une décision définitive (la Société Côte d’Ivoire Télécom ayant
formé pourvoi en cassation), la Société Côte d’Ivoire Télécom ne pourra en
cas d’annulation de l’arrêt de la Cour d’Appel d’Abidjan obtenir la restitution
des sommes payées, puisque WEST SIDE ELECTRONICS est fermée depuis
douze ans.

Que la Société Côte d’Ivoire Télécom sollicite donc la désignation de la Caisse


Autonome de Règlements Pécuniaires des Avocats comme séquestre pour
recevoir le montant de la condamnation de l’arrêt n°218 du 17 Juin 2011 de
8

la Cour d’Appel d’Abidjan et cela conformément aux dispositions de l’article


1961 du code civil qui dispose : «  la justice peut ordonner le séquestre :

1°) Des meubles saisis sur un débiteur ;


2°) D’un immeuble ou d’une chose mobilière dont la propriété ou la possession est
litigieuse entre deux ou plusieurs personnes ;
3°) Des choses qu’un débiteur offre pour sa libération. »

Attendu que la juridiction de céans voudra bien ordonner à la Société Côte


d’Ivoire Télécom de se libérer entre les mains de la Caisse Autonome des
Règlements Pécuniaires des Avocats dite CARPA à charge pour cette dernière
de conserver les sommes jusqu’à ce que la Cour Suprême saisie vide sa
saisine et ensuite les remettre à la WEST SIDE ELECTRONICS en cas de
rejet du pourvoi, et en cas de cassation de l’arrêt de la Cour d’Appel
d’Abidjan retourner lesdites sommes à la Société Côte d’Ivoire Télécom.

PAR CES MOTIFS

En la forme

- Recevoir la Société Côte d’Ivoire Télécom en son action ;

Au fond

- L’y dire bien fondée ;


- Désigner la Caisse Autonome des Règlements Pécuniaires des Avocats dite
CARPA comme séquestre des sommes dues par Côte d’Ivoire Télécom en
vertu de l’arrêt n°218 du 17 Juin 2011 de la Cour d’Appel et ordonner à
Côte d’Ivoire Télécom de se libérer entre ses mains ;
- Dire que la Caisse Autonome de Règlements Pécuniaires des Avocats devra
conserver lesdites sommes jusqu’à ce que la Cour Suprême saisie d’un
pourvoi en cassation contre l’arrêt n°218/2011 de la Cour d’Appel
d’Abidjan vide sa saisine ;
- Condamner la Société WEST SIDE ELECTRONICS aux dépens distrait au
profit de Maître BOKOLA Lydie Chantal, Avocat aux offres de droit.

SOUS TOUTES RESERVES


A CE QU’ELLE N’EN IGNORE

Et je lui ai, étant et parlant comme ci-dessus remis et laissé copie du présent
exploit dont le coût en ce qui me concerne est de :
…………………………………
………………………………………………………………………………………….F CFA.
9

L’HUISSIER DE JUSTICE

CITELCOM ACTE D’APPEL


C-273./04/AD/DGE

ASSIGNATION EN CONTESTATION DE SAISIE

L’AN DEUX MIL DOUZE

ET LE A HEURES MNS

A la requête de :

LA SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM dite CI-TELECOM, Société


Anonyme, au capital de 15 Milliards de F CFA dont le siège social est à
Abidjan-Plateau, Immeuble POSTEL 2001, 17 BP 275 ABIDJAN 17,
Tél. 20-34-48-05, R.C 1563604928/91, agissant aux poursuites et diligences
de son représentant légal, Monsieur BAMBA Mamadou, Directeur Général
de ladite Société, de nationalité ivoirienne, demeurant à Abidjan-Cocody, 17
BP 275 Abidjan 17 ;

Pour laquelle domicile est élu en l’Etude de Maître BOKOLA Lydie Chantal,
Avocat près la Cour d’Appel d’Abidjan, y demeurant 15, Avenue du Docteur
CROZET, Immeuble SCIA n° 09, 2 ème Etage, Porte 20, 01 BP 2722 ABIDJAN
01, Tél. 20-22-04-54 ;

J’ai

Donné assignation à :

1°) La société WEST SIDE ELECTRONICS, SARL au capital de 2 500 000 F


CFA dont le siège social est à Abidjan-Koumassi, Boulevard Giscard
d’Estaing, cité Halma, 04 BP 479 Abidjan 04, ayant pour conseil la SCPA
KANGA OLAYE & Associés, Avocats à la Cour d’Appel d’Abidjan, y
demeurant, Immeuble COMPAS, Route du Lycée Technique, 04 BP 1975
Abidjan 04, Tél. : 22-48-00-60, où étant et parlant à :
10

2°) La Société Ivoirienne de Banque dite SIB, Société Anonyme au


capital de 4 milliards de francs CFA dont le siège social est à Abidjan,
34 Boulevard de la République, Immeuble Alpha 2 000, 01 B. P. 1300
ABIDJAN 01, ayant pour représentant légal Monsieur Jean-Pierre
BELLECOMBE, Directeur Général de ladite Société, de Nationalité
Française, demeurant à Abidjan, en ses bureaux où étant et parlant à :

3°) Maître DIODAN Koutouan Joséphine, Huissier de Justice près le


Tribunal de Première Instance d’Abidjan Marcory Boulevard du Gabon
derrière Clim Auto, 09 BP. 1507 Abidjan 09, Tél. : 21 26 29 49 en son
étude où étant et parlant à :

4°) Monsieur le Greffier en chef du Tribunal de Première Instance


d’Abidjan en son bureau où étant et parlant à :

D’avoir à comparaître et se trouver présents le Mercredi 18 Avril


2012 à 08 heures 00 minutes, jours et heures suivants s’il y a lieu à
l’audience et par-devant le Président du Tribunal de Première Instance
d’Abidjan statuant en matière d’urgence en son cabinet.

POUR
Attendu que par exploit d’Huissier en date du 09 Mars 2012, la Société
WEST SIDE ELECTRONICS a fait pratiquer une saisie attribution de
créances sur les comptes bancaires de la société Côte d’Ivoire Télécom
et ce, en vertu d’un arrêt n°218 du 17 juin 2011 de la Cour d’Appel
d’Abidjan.
11

Pièce n°1 : Arrêt n°218 du 17/06/2011 de la Cour d’Appel d’Abidjan

Pièce n°2 : Procès verbal de saisie et exploit de dénonciation


en date du 13 Mars 2012

Mais attendu que la juridiction de céans déclarera nulle ladite saisie et


en ordonnera la mainlevée au regard des développements ci-après.

I – DE LA CADUCITE DE LA SAISIE DU 09 MARS 2012 POUR


NULLITE DE L’ACTE DE DENONCIATION

Attendu qu’aux termes de l’article 160 de l’acte uniforme OHADA


portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et
des voies d’exécution « Dans un délai de huit jours, à peine de
caducité, la saisie est dénoncée au débiteur par acte d’huissier ou
d’agent d’exécution.
Cet acte contient, à peine de nullité :
1) Une copie de l’acte de saisie ;
2) En caractères très apparents, l’indication que les contestations
doivent être soulevées, à peine d’irrecevabilité, dans un délai d’un
mois qui suit la signification de l’acte et la date à laquelle
expire ce délai ainsi que la désignation de la juridiction devant
laquelle les contestations pourront être portées… »

Attendu que la saisie du 09 Mars 2012 a été dénoncée à la Société


Côte d’Ivoire Télécom le 13 Mars 2011.

Attendu que l’acte de dénonciation indique comme date à laquelle


expire le délai d’un mois prévu pour élever contestation le 13 Avril
2012.

Attendu qu’en application des dispositions de l’article 335 de l’acte


uniforme OHADA précité « les délais prévus dans le présent acte uniforme sont
des délais francs ». Ce qui signifie que ni le 13 Mars 2012 qui est le ‘’dies
a quo’’ ou premier jour de l’acte, ni le dernier jour du délai, ‘’dies ad
quem’’ ne doivent être pris en considération pour la computation du
délai d’un mois accordé au débiteur pour relever contestation.

Qu’ainsi en l’espèce le délai d’un mois a pour point de départ le 14


Mars 2012 et expire le 16 Avril 2012, le 15 Avril 2012 étant un
dimanche.

Attendu qu’en indiquant comme délai à laquelle expire le délai d’un


mois pour élever contestation le 13 Avril 2012.
12

La Société WEST SIDE ELECTRONIQUE a violé l’article 160 de l’acte


uniforme OHADA portant organisation des procédures simplifiées de
recouvrement et des voies d’exécution.

Qu’il en résulte que l’acte de dénonciation du 13 Avril 2012 est nul.

L’acte de dénonciation étant nul, la saisie attribution de créance est


censée n’avoir pas été dénoncée et doit en conséquence être déclarée
caduque.

La juridiction de céans voudra bien au regard de ce qui précède


ordonner la mainlevée de la saisie du 09 Mars 2012.

II – DU CARACTERE ABUSIF DE LA SAISIE ATTRIBUTION DU 09


MARS 2012

Attendu que la Société WEST SIDE ELECTRONICS avait pratiqué une


saisie attribution de créances sur les comptes bancaires de la Société
Côte d’Ivoire Télécom le 18 Janvier 2012 en exécution de l’arrêt n°218
du 17 Juin 2012 de la Cour d’Appel.

Qu’alors que le montant saisi par la société WEST SIDE


ELECTRONICS est toujours cantonné à son profit, cette dernière a fait
pratiquer une nouvelle saisie, laquelle saisie est abusive étant donné
que c’est aujourd’hui le double de la somme réclamée par WEST SIDE
ELECTRONICS qui est cantonné à son profit.

Attendu qu’une mesure d’exécution forcée notamment une saisie ne


peut excéder ce qui se révèle nécessaire pour obtenir le paiement de
l’obligation et le fait pour le créancier de saisir au-delà de ce qu’il
réclame au débiteur constitue un abus de droit qui entraine la nullité
de la mesure d’exécution inutile et abusive, et ouvre droit à des
dommages intérêts.

La juridiction de céans prononcera la nullité de la saisie attribution de


créances du 09 Mars 2012 et condamnera la Société WEST SIDE
ELECTRONICS à payer à la Société Côte d’Ivoire Télécom la somme de
26 909 550 F CFA à titre de dommages intérêts pour saisie abusive.

PAR CES MOTIFS


En la forme
13

- Recevoir la société Côte d’Ivoire Télécom en son action ;

Au fond

- L’y dire bien fondé ;


- Déclarer nul l’acte de dénonciation de la saisie attribution de
créances pour violation de l’article 160 de l’acte uniforme OHADA
portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement
et voies d’exécution ;
- Constater la caducité de la saisie attribution de créances du 09
Mars 2012 et en ordonner la mainlevée ;
- Condamner la société WEST SIDE ELECTRONICS à lui payer la
somme de 26 909 550 F CFA à titre de dommages intérêts pour
saisie abusive ;
- Condamner la société WEST SIDE ELECTRONICS aux dépens
distraits au profit de Maître BOKOLA Lydie Chantal, Avocat aux
offres de droit.

SOUS TOUTES RESERVES


A CE QU’ILS N’EN IGNORENT

Et je leur ai, étant et parlant comme ci-dessus remis et laissé copie du


présent exploit dont le coût en ce qui me concerne est : ………………….
…………………………………………………………………………………..F CFA

L’HUISSIER DE JUSTICE
14

CITELCOM ACTE D’APPEL


C-273./04/AD/DGE

ASSIGNATION EN CONTESTATION DE SAISIE

L’AN DEUX MIL DOUZE

ET LE A HEURES MNS

A la requête de :

LA SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM dite CI-TELECOM, Société


Anonyme, au capital de 15 Milliards de F CFA dont le siège social est à
Abidjan-Plateau, Immeuble POSTEL 2001, 17 BP 275 ABIDJAN 17,
Tél. 20-34-48-05, R.C 1563604928/91, agissant aux poursuites et diligences
de son représentant légal, Monsieur BAMBA Mamadou, Directeur Général
de ladite Société, de nationalité ivoirienne, demeurant à Abidjan-Cocody, 17
BP 275 Abidjan 17 ;

Pour laquelle domicile est élu en l’Etude de Maître BOKOLA Lydie Chantal,
Avocat près la Cour d’Appel d’Abidjan, y demeurant 15, Avenue du Docteur
CROZET, Immeuble SCIA n° 09, 2 ème Etage, Porte 20, 01 BP 2722 ABIDJAN
01, Tél. 20-22-04-54 ;

J’ai

Donné assignation à :

1°) La société WEST SIDE ELECTRONICS, SARL au capital de 2 500 000 F


CFA dont le siège social est à Abidjan-Koumassi, Boulevard Giscard
d’Estaing, cité Halma, 04 BP 479 Abidjan 04, ayant pour conseil la SCPA
KANGA OLAYE & Associés, Avocats à la Cour d’Appel d’Abidjan, y
demeurant, Immeuble COMPAS, Route du Lycée Technique, 04 BP 1975
Abidjan 04, Tél. : 22-48-00-60, où étant et parlant à :
15

2°) La Société Ivoirienne de Banque dite SIB, Société Anonyme au


capital de 4 milliards de francs CFA dont le siège social est à Abidjan,
34 Boulevard de la République, Immeuble Alpha 2 000, 01 B. P. 1300
ABIDJAN 01, ayant pour représentant légal Monsieur Jean-Pierre
BELLECOMBE, Directeur Général de ladite Société, de Nationalité
Française, demeurant à Abidjan, en ses bureaux où étant et parlant à :

3°) Maître DIODAN Koutouan Joséphine, Huissier de Justice près le


Tribunal de Première Instance d’Abidjan Marcory Boulevard du Gabon
derrière Clim Auto, 09 BP. 1507 Abidjan 09, Tél. : 21 26 29 49 en son
étude où étant et parlant à :

4°) Monsieur le Greffier en chef du Tribunal de Première Instance


d’Abidjan en son bureau où étant et parlant à :

D’avoir à comparaître et se trouver présents le Mercredi 18 Avril


2012 à 08 heures 00 minutes, jours et heures suivants s’il y a lieu à
l’audience et par-devant le Président du Tribunal de Première Instance
d’Abidjan statuant en matière d’urgence en son cabinet.

POUR
Attendu que par exploit d’Huissier en date du 09 Mars 2012, la Société
WEST SIDE ELECTRONICS a fait pratiquer une saisie attribution de
créances sur les comptes bancaires de la société Côte d’Ivoire Télécom
16

et ce, en vertu d’un arrêt n°218 du 17 juin 2011 de la Cour d’Appel


d’Abidjan.

Pièce n°1 : Arrêt n°218 du 17/06/2011 de la Cour d’Appel d’Abidjan

Pièce n°2 : Procès verbal de saisie et exploit de dénonciation


en date du 13 Mars 2012
Mais attendu que la juridiction de céans déclarera nulle ladite saisie et
en ordonnera la mainlevée au regard des développements ci-après.

I – DE LA CADUCITE DE LA SAISIE DU 09 MARS 2012 POUR


NULLITE DE L’ACTE DE DENONCIATION

Attendu qu’aux termes de l’article 160 de l’acte uniforme OHADA


portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement et
des voies d’exécution « Dans un délai de huit jours, à peine de
caducité, la saisie est dénoncée au débiteur par acte d’huissier ou
d’agent d’exécution.
Cet acte contient, à peine de nullité :
3) Une copie de l’acte de saisie ;
4) En caractères très apparents, l’indication que les contestations
doivent être soulevées, à peine d’irrecevabilité, dans un délai d’un
mois qui suit la signification de l’acte et la date à laquelle
expire ce délai ainsi que la désignation de la juridiction devant
laquelle les contestations pourront être portées… »

Attendu que la saisie du 09 Mars 2012 a été dénoncée à la Société


Côte d’Ivoire Télécom le 13 Mars 2011.

Attendu que l’acte de dénonciation indique comme date à laquelle


expire le délai d’un mois prévu pour élever contestation le 13 Avril
2012.

Attendu qu’en application des dispositions de l’article 335 de l’acte


uniforme OHADA précité « les délais prévus dans le présent acte uniforme sont
des délais francs ». Ce qui signifie que ni le 13 Mars 2012 qui est le ‘’dies
a quo’’ ou premier jour de l’acte, ni le dernier jour du délai, ‘’dies ad
quem’’ ne doivent être pris en considération pour la computation du
délai d’un mois accordé au débiteur pour relever contestation.

Qu’ainsi en l’espèce le délai d’un mois a pour point de départ le 14


Mars 2012 et expire le 16 Avril 2012, le 15 Avril 2012 étant un
dimanche.
17

Attendu qu’en indiquant comme délai à laquelle expire le délai d’un


mois pour élever contestation le 13 Avril 2012.

La Société WEST SIDE ELECTRONIQUE a violé l’article 160 de l’acte


uniforme OHADA portant organisation des procédures simplifiées de
recouvrement et des voies d’exécution.

Qu’il en résulte que l’acte de dénonciation du 13 Avril 2012 est nul.

L’acte de dénonciation étant nul, la saisie attribution de créance est


censée n’avoir pas été dénoncée et doit en conséquence être déclarée
caduque.

La juridiction de céans voudra bien au regard de ce qui précède


ordonner la mainlevée de la saisie du 09 Mars 2012.

II – DU CARACTERE ABUSIF DE LA SAISIE ATTRIBUTION DU 09


MARS 2012

Attendu que la Société WEST SIDE ELECTRONICS avait pratiqué une


saisie attribution de créances sur les comptes bancaires de la Société
Côte d’Ivoire Télécom le 18 Janvier 2012 en exécution de l’arrêt n°218
du 17 Juin 2012 de la Cour d’Appel.

Qu’alors que le montant saisi par la société WEST SIDE


ELECTRONICS est toujours cantonné à son profit, cette dernière a fait
pratiquer une nouvelle saisie, laquelle saisie est abusive étant donné
que c’est aujourd’hui le double de la somme réclamée par WEST SIDE
ELECTRONICS qui est cantonné à son profit.

Attendu qu’une mesure d’exécution forcée notamment une saisie ne


peut excéder ce qui se révèle nécessaire pour obtenir le paiement de
l’obligation et le fait pour le créancier de saisir au-delà de ce qu’il
réclame au débiteur constitue un abus de droit qui entraine la nullité
de la mesure d’exécution inutile et abusive, et ouvre droit à des
dommages intérêts.

La juridiction de céans prononcera la nullité de la saisie attribution de


créances du 09 Mars 2012 et condamnera la Société WEST SIDE
ELECTRONICS à payer à la Société Côte d’Ivoire Télécom la somme de
26 909 550 F CFA à titre de dommages intérêts pour saisie abusive.

PAR CES MOTIFS


18

En la forme

- Recevoir la société Côte d’Ivoire Télécom en son action ;

Au fond

- L’y dire bien fondé ;


- Déclarer nul l’acte de dénonciation de la saisie attribution de
créances pour violation de l’article 160 de l’acte uniforme OHADA
portant organisation des procédures simplifiées de recouvrement
et voies d’exécution ;
- Constater la caducité de la saisie attribution de créances du 09
Mars 2012 et en ordonner la mainlevée ;
- Condamner la société WEST SIDE ELECTRONICS à lui payer la
somme de 26 909 550 F CFA à titre de dommages intérêts pour
saisie abusive ;
- Condamner la société WEST SIDE ELECTRONICS aux dépens
distraits au profit de Maître BOKOLA Lydie Chantal, Avocat aux
offres de droit.

SOUS TOUTES RESERVES


A CE QU’ILS N’EN IGNORENT

Et je leur ai, étant et parlant comme ci-dessus remis et laissé copie du


présent exploit dont le coût en ce qui me concerne est : ………………….
…………………………………………………………………………………..F CFA

L’HUISSIER DE JUSTICE
19

CITELCOM ACTE D’APPEL


C-273./04/AD/DGE

ASSIGNATION EN DESIGNATION D’UN SEQUESTRE

L’AN DEUX MIL DOUZE

ET LE A HEURES MNS

A la requête de :

LA SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM dite CI-TELECOM, Société


Anonyme, au capital de 15 Milliards de F CFA dont le siège social est à
Abidjan-Plateau, Immeuble POSTEL 2001, 17 BP 275 ABIDJAN 17,
Tél. 20-34-48-05, R.C 1563604928/91, agissant aux poursuites et diligences
de son représentant légal, Monsieur BAMBA Mamadou, Directeur Général
de ladite Société, de nationalité ivoirienne, demeurant à Abidjan-Cocody, 17
BP 275 Abidjan 17 ;

Pour laquelle domicile est élu en l’Etude de Maître BOKOLA Lydie Chantal,
Avocat près la Cour d’Appel d’Abidjan, y demeurant 15, Avenue du Docteur
CROZET, Immeuble SCIA n° 09, 2 ème Etage, Porte 20, 01 BP 2722 ABIDJAN
01, Tél. 20-22-04-54 ;

J’ai

Donné assignation à :

La société WEST SIDE ELECTRONICS, SARL au capital de 2 500 000 F


CFA dont le siège social est à Abidjan-Koumassi, Boulevard Giscard
d’Estaing, cité Halma, 04 BP 479 Abidjan 04, ayant pour conseil la SCPA
KANGA OLAYE & Associés, Avocats à la Cour d’Appel d’Abidjan, y
demeurant, Immeuble COMPAS, Route du Lycée Technique, 04 BP 1975
Abidjan 04, Tél. : 22-48-00-60, où étant et parlant à :

D’avoir à comparaitre et se trouver présente le Mercredi 18 Avril 2012 à


08 heures 00 minute jours suivants s’il y a lieu à l’audience et par devant le
20

Président du Tribunal de Première Instance d’Abidjan statuant en matière de


référés en son Cabinet.

POUR

Attendu que par arrêt n°218 rendu le 17 Juin 2011, la Cour d’Appel
d’Abidjan a confirmé le jugement n°915/09 rendu le 25 Mars 2009 par le
Tribunal de Première Instance d’Abidjan qui a condamné la Société Côte
d’Ivoire Télécom à payer à la Société WEST SIDE ELECTRONICS la somme
de 20 000 000 F CFA.

Pièce n°1 : Jugement n°915/2009

Pièce n°2 : Arrêt n°218/2011

Attendu que contre l’arrêt n°218/2011 susvisé, la Société Côte d’Ivoire


Télécom a formé pourvoi en cassation.

Pièce n°3 : Exploit de pourvoi en cassation

Attendu cependant que compte tenu du fait que le pourvoi en cassation n’a
pas d’effet suspensif, la Société Côte d’Ivoire Télécom est obligée de procéder
au règlement du montant de la condamnation.

Mais attendu cependant qu’elle se heurte à une sérieuse difficulté.

En effet depuis l’année 2000, la Société WEST SIDE ELECTRONICS est


définitivement fermée comme elle l’a toujours affirmé au cours des débats, et
d’ailleurs c’est l’un des moyens qu’elle a invoqué à l’appui de sa demande de
dommages intérêts. (Voir assignation en dommages intérêts et jugement)

Qu’ainsi l’arrêt n°218/2011 du 17 Juin 2011 de la Cour d’Appel d’Abidjan


n’étant pas une décision définitive (la Société Côte d’Ivoire Télécom ayant
formé pourvoi en cassation), la Société Côte d’Ivoire Télécom ne pourra en
cas d’annulation de l’arrêt de la Cour d’Appel d’Abidjan obtenir la restitution
des sommes payées, puisque WEST SIDE ELECTRONICS est fermée depuis
douze ans.

Que la Société Côte d’Ivoire Télécom sollicite donc la désignation de la Caisse


Autonome de Règlements Pécuniaires des Avocats comme séquestre pour
recevoir le montant de la condamnation de l’arrêt n°218 du 17 Juin 2011 de
la Cour d’Appel d’Abidjan et cela conformément aux dispositions de l’article
1961 du code civil qui dispose : «  la justice peut ordonner le séquestre :

1°) Des meubles saisis sur un débiteur ;


2°) D’un immeuble ou d’une chose mobilière dont la propriété ou la possession est
litigieuse entre deux ou plusieurs personnes ;
3°) Des choses qu’un débiteur offre pour sa libération. »
21

Attendu que la juridiction de céans voudra bien ordonner à la Société Côte


d’Ivoire Télécom de se libérer entre les mains de la Caisse Autonome des
Règlements Pécuniaires des Avocats dite CARPA à charge pour cette dernière
de conserver les sommes jusqu’à ce que la Cour Suprême saisie vide sa
saisine et ensuite les remettre à la WEST SIDE ELECTRONICS en cas de
rejet du pourvoi, et en cas de cassation de l’arrêt de la Cour d’Appel
d’Abidjan retourner lesdites sommes à la Société Côte d’Ivoire Télécom.

PAR CES MOTIFS

En la forme

- Recevoir la Société Côte d’Ivoire Télécom en son action ;

Au fond

- L’y dire bien fondée ;


- Désigner la Caisse Autonome des Règlements Pécuniaires des Avocats dite
CARPA comme séquestre des sommes dues par Côte d’Ivoire Télécom en
vertu de l’arrêt n°218 du 17 Juin 2011 de la Cour d’Appel et ordonner à
Côte d’Ivoire Télécom de se libérer entre ses mains ;
- Dire que la Caisse Autonome de Règlements Pécuniaires des Avocats devra
conserver lesdites sommes jusqu’à ce que la Cour Suprême saisie d’un
pourvoi en cassation contre l’arrêt n°218/2011 de la Cour d’Appel
d’Abidjan vide sa saisine ;
- Condamner la Société WEST SIDE ELECTRONICS aux dépens distrait au
profit de Maître BOKOLA Lydie Chantal, Avocat aux offres de droit.

SOUS TOUTES RESERVES


A CE QU’ELLE N’EN IGNORE

Et je lui ai, étant et parlant comme ci-dessus remis et laissé copie du présent
exploit dont le coût en ce qui me concerne est de :
…………………………………
………………………………………………………………………………………….F CFA.

L’HUISSIER DE JUSTICE
22

CITELCOM ACTE D’APPEL


C-273./04/AKC/BNM

EXPLOIT AUX FINS DE POURVOI EN CASSATION

L’AN DEUX MIL DOUZE

ET LE A HEURES MNS

A la requête de :

LA SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM dite CI-TELECOM, Société


Anonyme, au capital de 15 Milliards de F CFA dont le siège social est à
Abidjan-Plateau, Immeuble POSTEL 2001, 17 BP 275 ABIDJAN 17,
Tél. 20-34-48-05, R.C 1563604928/91, agissant aux poursuites et diligences
de son représentant légal, Monsieur BAMBA Mamadou, Directeur Général
de ladite Société, de nationalité ivoirienne, demeurant à Abidjan-Cocody, 17
BP 275 Abidjan 17 ;

Pour laquelle domicile est élu en l’Etude de Maître BOKOLA Lydie Chantal,
Avocat près la Cour d’Appel d’Abidjan, y demeurant 15, Avenue du Docteur
CROZET, Immeuble SCIA n° 09, 2 ème Etage, Porte 20, 01 BP 2722 ABIDJAN
01, Tél. 20-22-04-54 ;

J’ai

Dit et déclaré à  :

1- La société WEST SIDE ELECTRONICS, SARL au capital de 2 500 000


F CFA dont le siège social est à Abidjan-Koumassi, Boulevard Giscard
d’Estaing, cité Halma, 04 BP 479 Abidjan 04, ayant pour conseil la
SCPA KANGA OLAYE & Associés, Avocats à la Cour d’Appel
d’Abidjan, y demeurant, Immeuble COMPAS, Route du Lycée
Technique, 04 BP 1975 Abidjan 04, Tél. : 22-48-00-60, où étant et
parlant à :

2- Monsieur le Greffier en chef de la Cour d’Appel d’Abidjan , en son


bureau où étant et parlant à :
23

3- Monsieur le Secrétaire Général de la Cour Suprême de Côte


d’Ivoire, en ses bureaux sis à Abidjan-Plateau, Avenue JESSE
OWENS, où étant et parlant à :

Que par le présent exploit, ma requérante forme pourvoi en cassation contre


l’arrêt civil n°218 rendu le 17 juin 2011 par la Cour d’Appel d’Abidjan pour
les torts et griefs que lui cause ledit arrêt.

Et pour voir statuer sur les mérites de ce pourvoi, j’ai Huissier susdit et
soussigné donné assignation à la société WEST SIDE ELECTRONICS d’avoir
à comparaître et se trouver présents le jeudi 01 mars 2012 à 10
heures 00 minutes, jours et heures suivants s’il y a lieu à l’audience et par
devant Messieurs les Président et Conseillers composant la formation civile
de la chambre judiciaire de la Cour Suprême de Côte d’Ivoire statuant en
matière de cassation en la salle ordinaire des audiences de ladite Cour sise à
Abidjan Cocody 34 Avenue Jacques AKA.

P O U R

Le présent pourvoi est dirigé contre l’arrêt n°218 rendu le 17 juin 2011 par
la Cour d’appel d’Abidjan.

I- RAPPEL DES FAITS ET DE LA PROCEDURE ANTERIEURE

Attendu que la société WEST SIDE ELECTRONICS est une abonnée de la


société COTE D’IVOIRE TELECOM en vertu d’un contrat d’abonnement.

Qu’à ce titre il avait été mis à sa disposition plusieurs lignes téléphoniques


et en contrepartie, la société WEST SIDE ELECTRONICS devait régler le coût
des consommations.

Attendu que faute pour la société WEST SIDE ELECTRONICS de régler ses
factures, la société COTE D’IVOIRE TELECOM procédait à la suspension du
24

service téléphonique conformément aux clauses contractuelles et après un


avis de recouvrement reste sans suite.

Estimant que cette suspension était abusive et lui causait un préjudice à


savoir qu’elle aurait entraîné sa fermeture, la société WEST SIDE
ELECTRONICS saisissait le Tribunal de Première Instance d’Abidjan d’une
demande en condamnation de la somme de 25 000 000 F CFA à titre de
dommages intérêts contre COTE D’IVOIRE TELECOM.

Attendu que par jugement n°915 rendu le 25 novembre 2009, le Tribunal de


Première Instance d’Abidjan condamnait la société COTE D’IVOIRE
TELECOM à lui payer la somme de 20 000 000 F CFA à titre de dommages
intérêts.

Pièce n°1 : Jugement susvisé

Attendu que sur appel de la société COTE D’IVOIRE TELECOM, la Cour


d’Appel confirmait ce jugement par arrêt n°218 rendu le 17 juin 2011.

Pièce n°2 : Arrêt n°218 du 17/06/2011

Mais attendu que la Haute Cour de céans cassera cette décision au regard
des développements ci-après.

II- EXPOSE DES MOYENS DE CASSATION

A- SUR LE PREMIER MOYEN DE CASSATION TIRE DE LA VIOLATION DE LA


LOI OU ERREUR DANS L’APPLICATION OU L’INTERPRETATION DE LA
LOI

1- Sur la première branche du moyen tirée de la violation de


l’article 1147 du code civil

Attendu que pour prononcer la condamnation de la société COTE D’IVOIRE


TELECOM, la Cour d’Appel affirme qu’en procédant à la suspension de la
fourniture du service téléphonique, la société COTE D’IVOIRE TELECOM
n’aurait pas exécuté son obligation et qu’elle aurait de ce fait commis une
faute contractuelle.
25

Mais attendu qu’aux termes de l’article 1147 du code civil « Le débiteur est
condamné, s’il y a lieu, au paiement de dommages et intérêts, soit à raison de
l’inexécution de l’obligation, soit à raison du retard dans l’exécution, toutes
les fois qu’il ne justifie pas que l’inexécution provient d’une cause étrangère
qui ne peut être imputée, encore qu’il n’y ait aucune mauvaise foi de sa part».

Attendu que la condamnation de la société COTE D’IVOIRE TELECOM à des


dommages intérêts suppose que cette dernière s’est rendue coupable d’une
inexécution de son obligation, une inexécution fautive de son obligation, ce
qui n’était pas le cas.

Attendu en effet, que la suspension de la fourniture du service téléphonique


par COTE D’IVOIRE TELECOM faisait suite à un impayé de facture
téléphonique d’un montant de 1 378 215 F CFA, un avis de recouvrement
d’impayé adressé à la société WEST SIDE ELECTRONICS à cet effet est resté
sans suite.

Attendu qu’aux termes des conditions et clauses du contrat d’abonnement,


la société COTE D’IVOIRE TELECOM peut en cas de non de paiement d’une
facture suspendre d’office le service des lignes de l’abonné quel que soit le
réseau où elles se trouvent situées et prononcer la résiliation des
abonnements correspondants.

En outre la contestation par l’abonné d’une facture ou le dépôt d’une


réclamation relativement à cette facture n’est pas suspensive du paiement de
cette facture (confère articles XI et XXIV du contrat type d’abonnement)

Il en résulte que faute pour la société WEST SIDE ELECTRONICS de payer


la facture pour laquelle un avis de recouvrement lui avait été adressé, la
société COTE D’IVOIRE était fondée à procéder à la suspension du service
téléphonique conformément aux clauses contractuelles.

Attendu donc que la société COTE D’IVOIRE TELECOM n’a commis aucune
faute contractuelle. Alors que l’allocation de dommages intérêts sur le
fondement des dispositions de l’article 1147 suppose une inexécution fautive
du débiteur de son obligation contractuelle.

Attendu qu’en condamnant la société COTE D’IVOIRE TELECOM à payer des


dommages intérêts à la société WEST SIDE ELECTRONICS alors qu’elle n’a
commis aucune faute dans la suspension du service téléphonique, la Cour
d’Appel a violé l’article 1147 du code civil.

Qu’il en résulte que sa décision encourt cassation.


26

2- Sur la seconde branche du moyen tirée de l’article 1151 du code


civil

Attendu que pour confirmer la condamnation de la société COTE D’IVOIRE


TELECOM au paiement de la somme de 20 000 000 F CFA à titre de
dommages intérêts, la Cour d’Appel a soutenu que la suspension du service
téléphonique serait à l’origine des difficultés financières des années 1999 et
2000 et que cette suspension serait la cause de la fermeture de la société
WEST SIDE ELECTRONICS.

Mais attendu qu’aux termes de l’article 1151 du code civil «Dans le cas même
où l’inexécution de la convention résulte du dol du débiteur, les dommages et
intérêts ne doivent comprendre, à l’égard de la perte éprouvée par le
créancier et du gain dont il a été privé, que ce qui est une suite immédiate
et directe de l’inexécution de la convention.»

Qu’il résulte des dispositions de l’article 1151 susvisé que pour que le
débiteur soit responsable d’un préjudice invoqué par son créancier, il faut
que l’inexécution de l’obligation soit vraiment la cause générique du
dommage invoqué.

En d’autres termes, le débiteur doit réparation du dommage qui sans sa


faute ne serait pas immédiatement réalisé, il ne doit pas réparation des
conséquences indirectes qui auraient pu se produire sans sa faute.

Le dommage direct est celui objectivement prévisible à partir du fait.

C’est ainsi que dans un exemple devenu classique, le célèbre auteur


POTHIER disait déjà « si un marchand a vendu une bête malade, il devra non
seulement en rembourser le prix mais aussi celui des bestiaux qui ont péri par
contamination, en revanche l’acheteur ne peut réclamer des dommages
intérêts en soutenant qu’il n’a pu cultiver ses terres, en tirer un revenu, ce qui
a entraîné la saisie de ses biens car bien d’autres évènements auraient pu
l’empêcher de cultiver ou diminuer son revenu ».

Attendu que pour retenir la condamnation de la société COTE D’IVOIRE


TELECOM, la Cour d’Appel a motivé sa décision par les difficultés
financières de la société WEST SIDE ELECTRONICS qui auraient entraîné sa
fermeture, la suspension du service téléphonique étant pour la Cour d’Appel
la cause générique, immédiate et directe, alors que plusieurs causes à savoir
le coup d’état de décembre 1999 et la crise qui s’en est suivie pourrait en
être la cause. De même qu’une mauvaise gestion par les dirigeants de WEST
SIDE eux-mêmes.

Attendu que la suspension du service téléphonique qui n’est d’ailleurs


pas abusive ne peut en aucun cas être retenue comme la cause
immédiate et directe du dommage allégué par la société WEST SIDE
ELECTRONICS.
27

Il est totalement erroné de soutenir que la suspension d’une ligne


téléphonique fixe a entraîné pour l’abonné des difficultés financières puis sa
fermeture alors qu’à cette époque le téléphone cellulaire était plus utilisé
dans le milieu professionnel que le téléphone fixe.

Mieux à la date de la saisine du Tribunal par la société WEST SIDE


ELECTRONICS, seule la ligne fax 21-36-45-14 avait été interrompue.

Les autres lignes étaient toujours fonctionnelles.

Attendu que la Cour d’Appel en affirmant que le lien de causalité entre la


suspension de la fourniture téléphonique et les difficultés financières
alléguées par WEST SIDE ELECTRONICS était évident a violé l’article 1151
du code civil et sa décision encourt cassation.

3- Sur la troisième branche du moyen tirée de la violation de


l’article 106 du code de procédure civile

Attendu qu’aux termes de l’article 106 du code de procédure civile «  sont


obligatoirement communicables au ministère public trois jours au moins avant
l’ordonnance de clôture ou avant l’audience, suivant les distinctions prévues à
l’article 47 les causes suivantes :

Celles concernant tout litige de quelle que nature que ce soit dont l’intérêt
financier est égal ou supérieur à 25 000 000 F CFA… ».

Attendu que la demande de la société WEST SIDE ELEECTRONIC porte sur


la somme de 25 000 000 F CFA même si le Tribunal n’a condamné la société
COTE D’IVOIRE TELECOM qu’à payer la somme de 20 000 000 F CFA.

Attendu que la Cour d’Appel n’a pas communiqué l’affaire au ministère


public avant de rendre sa décision, alors que l’acte d’appel a eu pour effet de
saisir la Cour d’Appel du litige qui a fait l’objet du jugement attaqué et a
remis la cause en l’état où elle se trouvait avant le jugement.

Attendu donc qu’en ne communiquant pas l’affaire au ministère public alors


que l’intérêt financier du litige était de 25 000 000 F CFA, la Cour d’Appel a
violé l’article 106 du code de procédure civile et sa décision encourt la
nullité.

Qu’il y a lieu de déclarer l’arrêt de la Cour d’Appel attaqué nul et de nul effet.
28

B- SUR LE SECOND MOYEN DE CASSATION TIRE DU DEFAUT DE BASE


LEGALE RESULTANT DE L’ABSENCE, DE L’INSUFFISANCE, DE
L’OBSCURITE OU DE LA CONTRARIETE DES MOTIFS

Attendu que pour condamner la société COTE D’IVOIRE TELECOM, la Cour


d’Appel a estimé que le lien de causalité entre les pertes c’est-à-dire les
difficultés financières puis la fermeture de la société WEST SIDE
ELECTRONICS et la suspension de la fourniture téléphonique était évident.

Attendu d’abord que société WEST SIDE ELECTRONICS n’est pas une
société de revente de trafic c'est-à-dire une société qui commercialise des
appels téléphoniques.

Si elle en était une, l’on pouvait admettre que la baisse de son chiffre
d’affaires ou encore les difficultés de trésorerie soient directement liées à la
suspension de la fourniture téléphonique.

Attendu que pour retenir la condamnation de la société COTE D’IVOIRE


TELECOM, la Cour d’Appel aurait dû rechercher le lien de causalité entre la
suspension et les difficultés financières, puisqu’en principe la suspension de
la fourniture téléphonique doit être la cause générique de ces prétendues
difficultés.

Etant donné que les difficultés financières pouvaient avoir d’autres causes,
la Cour d’Appel devait démontrer l’existence du lien de causalité et non se
contenter de dire qu’il était évident.

Attendu que l’existence du lien de causalité entre un dommage et une faute


se démontre.

Qu’en déclarant qu’il y avait un lien de causalité entre des difficultés


financières dont la preuve n’a même pas été rapportée valablement, la Cour
d’Appel n’a pas motivé sa décision.

Qu’il y a lieu de casser et annuler l’arrêt attaqué.

PAR CES MOTIFS

En la forme

Déclarer recevable le pourvoi de la société COTE D’IVOIRE TELECOM pour


être intervenu dans les forme et délai légaux.
29

Au fond

- L’y dire bien fondée ;


- Casser et annuler l’arrêt civil n°218 rendu le 17 juin 2011 par la Cour
d’Appel d’Abidjan.

SOUS TOUTES RESERVES


A CE QU’ILS N’EN IGNORENT

Et je leur ai, étant et parlant comme ci-dessus remis et laissé copie du


présent exploit dont le coût en ce qui me concerne est de :
………………………………………………………………………………….F CFA.

L’HUISSIER DE JUSTICE

CITELCOM CONCLUSIONS
C-273./04/AKC/BNM

NOTE EN COURS DE DELIBERE

POUR : SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM


30

Appelante………………….…………….…Maître BOKOLA L. CHANTAL

CONTRE : SOCIETE WEST SIDE ELECTRONICS

Intimée ………… ………………….….SCPA KANGA OLAYE & ASSOCIES

____________________________

PLAISE A LA COUR
________________________________

Attendu que la concluante a par erreur intitulé ces écritures du 22 Mars


2011 ‘’ notes en cours de délibéré’’

Qu’en réalité il s’agit plutôt des observations de la concluante sur les pièces
justificatives du préjudice que la Société WEST SIDE ELECTRONICS prétend
avoir subi.

Qu’il plaise à la cour donner acte à la concluante de cette rectification.

Attendu que par les présentes l’appelante entend répliquer aux écritures de
l’intimée datées du 24 Mars 2011.

Attendu que dans lesdites écritures l’intimée s’obstine à conclure à des


prétendus agissements fautifs du concluant qui auraient selon elle entrainé
sa fermeture et un prétendu préjudice financier ;

Mais attendu qu’en l’espèce le concluant n’a commis aucune faute délictuelle
ou contractuelle et qu’il n’existe aucun lien objectif de causalité entre la
suspension des lignes téléphoniques et les prétendus dommages allégués par
l’intimé ;

I – De l’absence de faute la part du concluant

1 – De l’absence de faute délictuelle


31

Attendu que le premier juge a assis sa décision de condamnation de la


concluante au paiement de dommages intérêts sur la responsabilité civile
délictuelle de l’article 1382 du code civile ;

Mais attendu que la suspension supposée fautive des lignes téléphoniques


est la résultante d’un contrat passé entre les litigeants et non celle d’un fait
anodin ;

Que la Cour, dans sa grande sagesse n’aura aucune peine à relever


qu’aucune faute délictuelle ne peut être reprochée au concluant ;

2 – De l’absence de faute contractuelle

Attendu que le dommage subi par l’une des parties à un contrat s’apprécie à
l’aune de la responsabilité contractuelle, ce qui suppose une inexécution
fautive ;

Une telle allégation est d’ailleurs partagée par la doctrine.

(droit civil = les obligations, François Terré, Philippe Smler, Yves le quette.
P.543)

Mais attendu qu’en l’espèce, la concluante a procédé à la suspension des


lignes téléphoniques pour protester contre le non paiement de la facture par
elle adressée à l’intimée ;

Attendu que le caractère hautement synallagmatique du contrat litigieux


autorisait la concluante à suspendre sa prestation jusqu’au paiement de la
facture litigieuse ;

Attendu qu’en agissant comme elle l’a fait, la concluante entendait exercer
son droit d’invoquer l’exception d’inexécution, voie de recours privé
traditionnellement invoquée dans les contrats synallagmatiques pour rétablir
l’équilibre des prestations ;

Il s’infère de ce qui précède que la suspension des lignes téléphoniques ne


saurait aucunement être regardée comme une inexécution fautive de la part
de la concluante ;

La Cour n’aura donc aucune peine à constater cette évidence ;

II – De l’inexistence de lien de causalité entre la suspension des lignes


téléphoniques et le prétendu préjudice allégué par l’intimée

Attendu que la prétendue responsabilité de la concluante serait selon


l’intimée et le premier juge fondée sur un lien de causalité entre la
suspension des lignes téléphoniques et le préjudice allégué ;
32

Mais attendu que selon l’article 1151 du code civil : « … les dommages
intérêts ne doivent comprendre … que ce qui est une suite immédiate et directe
de l’inexécution de la convention » ;

Cette disposition légale est donc la consécration du système de la causalité


adéquate ou cause générique ;

Attendu que l’intimée est jusque là incapable d’établir que la suspension des
lignes téléphoniques l’a privée de la capacité d’exercer les activités entrant
dans son objet social à savoir la commercialisation de matériels
informatiques.

Que dans ces conditions la Cour dira tout simplement que le


disfonctionnement dans les activités de l’intimée et sa fermeture ne sont
nullement une «  suite immédiate et directe  » de la suspension des lignes
téléphoniques.

De même ladite suspension n’est pas une conséquence indirecte des


prétendus dysfonctionnement.

Attendu que l’intimée a cru devoir faire valoir dans ses écritures du 24 Mars
2011 qu’en raison de la suspension de ses lignes téléphoniques elle n’a pas
réalisé son chiffre d’affaire prévisionnel au titre de l’exercice 1999.

Qu’en outre l’exercice suivant c'est-à-dire 2011 elle n’aurait pas connu
meilleur sort.

Mais attendu que la suppression des lignes téléphoniques qui a donné lieu
au présent litige n’est intervenue qu’au cours de l’année 2000 !

De sorte que les résultats catastrophiques de l’exercice 1999 ne peuvent être


imputés à la concluante.

Il en est de même pour les résultats de l’exercice 2000.

Ainsi que la société Côte d’Ivoire TELECOM l’a indiqué dans ces précédentes
écritures ces résultats catastrophiques sont plutôt la conséquence des
carences de l’intimée en matière de gestion, celle-ci n’ayant pas su adopter
les mesures urgentes de récession qui s’imposaient à toutes les entreprises
de notre pays en raison de la situation de crise qui faisait rage à cette
époque.

Qu’il convient d’infirmer purement et simplement le jugement attaqué.

PAR CES MOTIFS


33

Qui complètent les écritures antérieures.

Adjuger à la concluante l’entier bénéfice de toutes ses écritures, en infirmant


en toutes ses dispositions le jugement entrepris.

SOUS TOUTES RESERVES


ET CE SERA JUSTICE

POUR NOTE EN COURS


DE DELIBERE

A Abidjan, le 31 Mai 2011 Maître BOKOLA L. CHANTAL


34

Attendu que la seule faute qui vaille la peine d’être relevée est celle de
l’intimée, elle qui a tort a refusé de faire face à ses consommations
téléphoniques.

Or le règlement de sa facture de consommation téléphonique est la


contrepartie des prestations qui lui étaient fournies par la l’appelante.

Il s’agit d’une obligation contractuelle à laquelle elle ne pouvait se soustraire


sans s’exposer à la suspension de sa ligne.

La prétendue piraterie de sa ligne téléphonique dont elle ne fait pas la preuve


par ailleurs ne saurait justifier son inertie quant au règlement de sa facture.

Qu’il convient d’infirmer le jugement intervenu dans ces conditions.

1- Sur le prétendu dommage causé

Attendu que la société WEST SIDE ELECTRONICS fait plaider que la


suspension de sa ligne téléphonique aurait entraîné sa fermeture
définitive.

En d’autres termes elle n’existerait plus, donc aurait été dissoute.

Attendu cependant qu’il s’agit d’une affirmation gratuite qu’elle ne prouve


pas ni n’offre de prouver.

Qu’aux termes de l’article 202 de l’acte uniforme OHADA relatif aux sûretés
commerciales et aux groupements d’intérêt économique « la dissolution est
publiée par un avis dans un journal habilité à recevoir les annonces légales du
lieu du siège social, par dépôt au greffe des actes ou procès verbaux décidant
ou constatant la dissolution… ».

Qu’à ce jour plus de huit (08) ans après l’introduction de l’instance devant le
Tribunal, la société WEST SIDE ELECTRONICS n’est pas parvenue à faire la
preuve de sa dissolution en produisant l’un des documents cité en l’article
202 susvisé ou encore la preuve de la clôture de la liquidation si celle-ci a été
entamée.

Que dans ces conditions, elle ne peut valablement prétendre avoir procédé à
sa fermeture définitive.

Qu’ainsi le Tribunal en lui allouant des dommages intérêts pour un


préjudice prétendument subi a mal apprécié.

Qu’il y a lieu d’infirmer le jugement ainsi intervenu.


35

2- Sur le prétendu lien de causalité

CITELCOM CONCLUSIONS
C-273./04/AKC/BNM

NOTES EN COURS DE DELIBERE

POUR : SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM

Appelante………………….…………Maître BOKOLA L. CHANTAL

CONTRE : SOCIETE WEST SIDE ELECTRONICS

Intimée ………… ………………….SCPA KANG,A OLAYE & ASSOCIES

____________________________

PLAISE A LA COUR
________________________________

Attendu qu’à l’audience du 11 mars 2011, pour justifier le préjudice


prétendument subi l’intimée a produit au dossier de la Cour les pièces
suivantes :

- Le compte d’exploitation prévisionnel au titre de l’année 1999 ;


- Les documents comptables et financiers pour l’exercice 1999 ;
- Le compte d’exploitation prévisionnel au titre de l’année 2000 ;
- Les documents comptables et financiers pour l’exercice 2000.

Attendu que les présentes sont des observations de l’appelante sur lesdites
pièces.
36

Attendu que pour l’essentiel la Cour de céans relèvera avec la concluante


que ces documents ne sauraient valablement servir de justificatifs au
prétendu préjudice subi en ce qu’ils n’ont pas été validés d’une part (I) et
parce que l’analyse des données permettent d’aboutir à la conclusion
selon laquelle les difficultés de trésorerie de l’intimée sont liées à sa
mauvaise gestion et non à une suspension de ses lignes téléphoniques.

I- DU DEFAUT DE VALIDATION DES DOCUMENTS COMPTABLES


ET FINANCIERS DES EXERCICES 1999 ET 2000

Attendu qu’à la fin de chaque exercice un état financier est déposé par
chaque entreprise auprès de la Banque des Données Financières (BDF) et de
l’Institut National de Statistique (INS) en vue de leur validation.

En effet ces structures procèdent à une analyse technique des données à eux
communiqués au terme de laquelle l’état financier dont ils sont saisis est
validé ou au contraire, rejeté.

La validation ainsi faite confère à l’état financier son caractère fiable.

En d’autres termes un bilan n’est fiable que lorsqu’il a été validé par la
Banque des Données Financières.

C’est d’ailleurs pour cette raison que sur la page réservée aux structures
devant recevoir les états financiers figure la BDF et l’INS.

En l’espèce la société WEST SIDE ELECTRONICS s’est bien gardée de


déposer à la BDF et à l’INS un exemplaire de son prétendu état financier au
titre des années 1999 et 2000 alors qu’elle les a communiqués aux autres
structures qui n’exercent pas le même contrôle que la BDF.

Pièce n°1 : Copie des documents comptables et financiers page 2

Ainsi l’état financier dont elle se prévaut n’est pas revêtu du sceau de la
validation.

En cet état lesdits documents ne peuvent servir de preuves à un


prétendu préjudice qu’elle aurait subi, les données qui y figurent
n’ayant pas été validées.

Les étant financiers n’ayant pas été validés, ils ne sont donc pas fiables.

Cela est d’autant plus exact qu’ils comportent des incohérences qui laissent
subsister des doutes sur leur sincérité.

En effet au chapitre des amortissements la concluante relève avec


stupéfaction que pour l’exercice 1999 qui a une durée de dix (10) mois et
37

2000 qui a une durée de douze (12) mois que le montant des amortissements
est le même pour les deux exercices à savoir 1 176 342 F CFA.

Pièce n°2 : Copie du tableau relatif aux amortissements pour


l’exercice 1999

Pièce n°3 : Copie du tableau relatif aux amortissements pour


l’exercice 2000

Ce qui est absolument impossible car en la matière le montant des


amortissements est déterminé au ‘’prorata temporis’’.

De sorte que pour deux exercices de durées différentes l’on ne peut obtenir le
même montant au titre des amortissements.

En outre alors que la société WEST SIDE ELECTRONICS prétend disposer


d’un effectif de cinq personnes et a déclaré avoir réglé la somme de 978 252
F CFA au titre des cotisations sociales dues à la caisse nationale de
prévoyance sociale, nulle part dans ces documents n’apparaît le numéro
d’enregistrement que devrait lui attribuer cette institution comme c’est le cas
pour chaque entreprise qui accomplit la formalité de déclaration auprès de
cette institution.

L’intimée n’ayant pas été immatriculée à la CNPS et au surplus n’ayant pas


déclaré ses salariés, elle ne peut prétendre avoir payé les cotisations sociales
à cette institution.

C’est une question de simple logique.

La mention sur l’état financier des sommes qu’elle prétend avoir réglé à cet
effet enlève toute crédibilité à l’état ainsi produit.

Au total la Cour de céans voudra bien relever avec la concluante que les
états financiers dont se prévaut l’intimée sont une production
unilatérale qui n’offre aucune possibilité d’en apprécier la fiabilité, les
formalités de validation en la matière n’ayant pas été accomplies.

Pire, comme précédemment démontré, ceux-ci comportent des irrégularités


qui entachent gravement leur sincérité.

Ces états financiers n’ayant pas été validés, ils ne peuvent valablement
être exploités dans le présent débat.

Il convient de les en écarter purement et simplement et retenir qu’à ce


jour, après plus de dix ans de procédure la société WEST SIDE
ELECTRONICS n’est pas en mesure de faire la preuve du préjudice
qu’elle prétend avoir subi.
38

Attendu que si par extraordinaire la Cour dans la résolution du présent litige


venait à tenir compte des états financiers précités, elle ne manquera
cependant pas de juger que ceux-ci ne sauraient être retenus comme étant
la preuve d’un préjudice souffert par l’intimée du fait de la concluante.

II- DE L’INEXISTENCE D’UN LIEN ENTRE L’INTERRUPTION DE LA


LIGNE TELEPHONIQUE ET LES RESULTATS FINANCIERS DE
LA SOCIETE WEST SIDE ELECTRONICS

Attendu qu’invitée à faire la preuve du préjudice qu’elle prétend avoir subi


du fait de l’interruption de sa ligne téléphonique l’intimée a produit au
dossier de la Cour de céans ses documents comptables et financiers au titre
des exercices 1999 et 2000 dont il ressort un résultat négatif de 16 088 513
F CFA pour l’année 1999 et 7 494 650 F CFA pour l’année 2000.

Attendu cependant qu’un examen des données ainsi communiquées permet


de conclure sans ambage qu’il n’existe aucun lien entre les résultats
catastrophiques de la société WEST SIDE ELECTRONICS et la suspension de
sa ligne téléphonique.

En effet ses difficultés de trésorerie qui auraient abouti à sa fermeture,


contrairement à ce qu’elle tente de faire croire, ne peuvent être imputées à la
concluante qui y est totalement étrangère.

Elle s’explique plutôt et uniquement par la mauvaise gestion dont elle a été
l’objet.

Les états financiers qu’elle a elle-même produit l’attestent


formellement.

Il en ressort en effet que le chiffre d’affaires prévisionnel de l’intimée au titre


de l’exercice 1999 était de cent trente sept millions neuf cent vingt quatre
mille six cent quatre francs (137 924 604 F) CFA.

Pièce n°4 : Copie du document intitulé ‘’compte d’exploitation


prévisionnel 1999’’ (page 1)

Pour cet exercice l’intimée a produit un résultat négatif de 16 088 513 F


CFA.

Pièce n°5 : Copie de la page 15 des documents comptables financiers


(année 1999)
39

Quant à l’exercice suivant (2000) ou l’interruption de la ligne téléphonique


est intervenue, alors que son chiffre d’affaires prévisionnel était de
212 143 260 F CFA et que l’environnement socio-politique, en raison du
coup d’état et les nombreux complots qui ont jalonné cette année, n’était pas
favorable aux activités économiques, la société WEST SIDE ELECTRONICS a
réalisé un résultat négatif de 7 494 650 F CFA soit une réduction du déficit à
hauteur de 8 593 863 F CFA.

Pièce n°6 : Copie du document intitulé ‘’ compte d’exploitation


prévisionnel 2000’’ page 1

Pièce n°7 : Copie de la 15 des documents comptables et


financiers (année 2000)

La société WEST SIDE ELECTRONICS ayant réalisé un bien meilleur résultat


au cours de l’exercice ou sa ligne téléphonique a été suspendue, elle ne peut
raisonnablement conclure que cette suspension est à la base des difficultés
de trésorerie, lesquelles auraient abouti à sa fermeture !

Les résultats moins reluisants de l’exercice 1999 témoignent bien que la


suspension de la ligne téléphonique n’a eu aucune incidence sur les
résultats de la société WEST SIDE ELECTRONICS, celle-ci n’ayant pas pu
réaliser le dixième de son chiffre d’affaire prévisionnel alors qu’à cette
période elle bénéficiait encore des services téléphoniques de la concluante !

L’intimée devra l’admettre, le caractère négatif de ces résultats trouve


sa source dans son fonctionnement qui n’est pas un modèle de gestion.

Cette mauvaise gestion apparaît à trois niveaux essentiels.

Primo : l’augmentation des effectifs

Le 24 décembre 1999 la Côte d’Ivoire a connu un changement de régime à la


suite d’un coup d’état militaire. Il s’en est suivi au cours de l’année 2000 une
crise économique sans précédent aux conséquences incalculables pour bon
nombre de nos entreprises.

Dans un contexte aussi critique pour l’activité économique en général,


l’intimée n’a pas jugée nécessaire de prendre des mesures appropriées pour
faire face à cette situation.

Elle a plutôt procédé à une augmentation de son effectif qui passa de 4 à 5


personnes avec pour corollaire une augmentation de la masse salariale qui
est passée à 8 199 600 F CFA pour l’exercice 2000 alors qu’elle était de
5 880 000 F CFA en 1999.

Soit une augmentation de 2 219 600 F CFA.


40

Pièce n°8  : Copie page 47 des documents comptables et


financiers
(année 1999 et année 2000)

Le caractère négatif de son bilan pour l’année 1999 alors favorable à


l’activité économique, devrait l’interpeler et l’amener à prendre des mesures
de récession qui s’imposaient à cette époque.

Au lieu de cela l’intimée a préféré augmenter sa masse salariale alors que la


situation ne s’y prêtait pas.

Deuxio : la variation de prêts

Alors qu’elle disposait de la somme de 22 110 700 F CFA au titre des


immobilisations financières pour l’exercice 1999, celle-ci est passée à
19 110 700 F CFA suite à un prêt d’un montant de 3 000 000 F CFA
consenti par l’intimée.

La rigueur en matière de gestion aurait voulu que dans une période aussi
défavorable à l’activité économique, que l’on se garda d’effectuer des prêts
surtout lorsque le bilan de l’exercice précédent est négatif, et de surcroît
lorsque l’entreprise a des dettes à solder comme c’est le cas en l’espèce.

Tertio : l’augmentation des charges

De 26 387 148 F CFA au cours de l’exercice 1999 les charges de l’intimée


sont passées à 56 425 952 F CFA, soit une augmentation de 30 038 804 F
CFA due essentiellement au recrutement d’un nouveau salarié et aux
services extérieurs.

Les recettes quant à elle n’ont pas connu de progression.

Le climat socio-politique au cours de l’exercice 2000 n’étant pas propices


aux activités économiques, il était hasardeux pour l’intimée dont le bilan au
titre de l’exercice 1999 s’était avéré catastrophique de procéder à une
augmentation des charges.

Pièce n°9  : Copie page 12 des documents comptables et


financiers

Naturellement les charges ayant été augmentées le bilan de l’intimée s’en


ressent forcément et lorsqu’il n’y a pas de performance en termes de recette
le bilan ne peut qu’être négatif.
41

Dès lors l’intimée ne peut tenir l’appelante pour responsable de ses


difficultés de trésorerie qui relèvent uniquement d’un problème de gestion.

Attendu qu’en tout état de cause la société WEST SIDE ELECTRONICS est
une entreprise qui a pour objet la vente de matériels informatiques.

Elle n’est donc pas une entreprise de distribution de services téléphoniques.

La suspension de sa ligne téléphonique ne peut donc avoir pour


conséquence sa fermeture comme elle tente de le faire croire.

Mieux, en ce siècle des nouvelles technologies de l’information et de la


communication, l’intimée aurait pu si l’absence de téléphone était réellement
la cause de ses difficultés, y remédier en recourant au service de la
téléphonie cellulaire qui est le moyen de communication le plus utilisé dans
notre pays.

Ne l’ayant pas fait, elle ne peut se prévaloir de sa propre turpitude.

Il ne fait l’ombre d’aucun doute que sa fermeture dont la preuve n’a pas été
faite à ce jour, si elle était avérée, ne peut s’expliquer que par ses difficultés
de trésorerie, elles mêmes conséquences de sa mauvaise gestion et
également de la situation de crise aigüe que traversait notre pays au cours
de l’année 2000 suite au coup d’état du 24 décembre 1999.

La concluante n’apparaît ici que comme un bouc émissaire voire une vache
laitière que l’on veut vaille que vaille voir condamner à réparer un prétendu
dommage qu’elle n’a pas causé.

Que la Cour de céans ne se laissera pas surprendre et relèvera avec


l’appelante que les pièces qui ont été produites n’établissent nullement que
la suspension de la ligne téléphonique intervenue en janvier 2000 est à la
base des mauvais résultats enregistrés en 1999 alors qu’elle bénéficiait du
service téléphonique, lesquels ont été curieusement améliorés au cours de
l’année 2000.

C’est un non sens qui ne peut être retenu.

Qu’il échet d’infirmer le jugement entrepris en ce que la concluante a été


condamnée à tort à payer à la société WEST SIDE ELECTRONICS la somme
de 20 000 000 F CFA pour un prétendu préjudice qui au demeurant n’existe
pas, d’où l’incapacité pour l’intimée de le prouver.

PAR CES MOTIFS

Adjuger à la société COTE D’IVOIRE TELECOM l’entier bénéfice de toutes ses


écritures.
42

SOUS TOUTES RESERVES


ET CE SERA JUSTICE

POUR NOTES EN COURS


DE DELIBERE

A Abidjan, le 22 Mars 2011 Maître BOKOLA L. CHANTAL

CITELCOM CONCLUSIONS
C-273./04/AKC/BNM

CONCLUSIONS EN REPLIQUE
43

POUR : SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM

Appelante………………….…………….…Maître BOKOLA L. CHANTAL

CONTRE : SOCIETE WEST SIDE ELECTRONICS

Intimée ………… ………………….….SCPA KANGA OLAYE & ASSOCIES

____________________________

PLAISE A LA COUR
________________________________

Attendu que les présentes écritures sont des répliques à celles de la société
WEST SIDE ELECTRONICS datées du 20 mai 2010.

3- Sur la prétendue responsabilité de la société COTE D’IVOIRE


TELECOM dans le préjudice subi

Attendu que l’intimée fait valoir que le règlement amiable intervenu entre les
parties lors des instances de référés est la preuve de la reconnaissance par la
concluante de sa faute.

De sorte que sa condamnation intervenue sur cette base serait justifiée.

Mais attendu que le règlement amiable est une forme de règlement de litige.

Il est l’expression de la volonté commune des parties litigeantes de parvenir


à une solution en dehors de toute procédure judiciaire.

Il n’est donc pas synonyme de reconnaissance par la partie qui en prend


l’initiative d’un quelconque manquement.

Bien au contraire c’est le cadre approprié pour le règlement des litiges, les
intérêts de chacune des parties étant pris en comptes.
44

En l’espèce le règlement amiable résulterait d’une décision concertée des


parties, celles-ci ayant à cœur d’obtenir une solution négociée à leur litige, et
de privilégier leurs relations contractuelles qui devraient être maintenues
malgré tout.

De sorte que c’est à tort que le règlement amiable est aujourd’hui


appréhendé par l’intimée comme une reconnaissance tacite de sa faute par
la concluante.

Attendu que la seule faute qui vaille la peine d’être relevée est celle de
l’intimée, elle qui a tort a refusé de faire face à ses consommations
téléphoniques.

Or le règlement de sa facture de consommation téléphonique est la


contrepartie des prestations qui lui étaient fournies par la l’appelante.

Il s’agit d’une obligation contractuelle à laquelle elle ne pouvait se soustraire


sans s’exposer à la suspension de sa ligne.

La prétendue piraterie de sa ligne téléphonique dont elle ne fait pas la preuve


par ailleurs ne saurait justifier son inertie quant au règlement de sa facture.

Qu’il convient d’infirmer le jugement intervenu dans ces conditions.

4- Sur le prétendu dommage causé

Attendu que la société WEST SIDE ELECTRONICS fait plaider que la


suspension de sa ligne téléphonique aurait entraîné sa fermeture
définitive.

En d’autres termes elle n’existerait plus, donc aurait été dissoute.

Attendu cependant qu’il s’agit d’une affirmation gratuite qu’elle ne prouve


pas ni n’offre de prouver.

Qu’aux termes de l’article 202 de l’acte uniforme OHADA relatif aux sûretés
commerciales et aux groupements d’intérêt économique « la dissolution est
publiée par un avis dans un journal habilité à recevoir les annonces légales du
lieu du siège social, par dépôt au greffe des actes ou procès verbaux décidant
ou constatant la dissolution… ».

Qu’à ce jour plus de huit (08) ans après l’introduction de l’instance devant le
Tribunal, la société WEST SIDE ELECTRONICS n’est pas parvenue à faire la
preuve de sa dissolution en produisant l’un des documents cité en l’article
202 susvisé ou encore la preuve de la clôture de la liquidation si celle-ci a été
entamée.
45

Que dans ces conditions, elle ne peut valablement prétendre avoir procédé à
sa fermeture définitive.

Qu’ainsi le Tribunal en lui allouant des dommages intérêts pour un


préjudice prétendument subi a mal apprécié.

Qu’il y a lieu d’infirmer le jugement ainsi intervenu.

5- Sur le prétendu lien de causalité

Attendu que l’intimée conclut en l’existence d’un lien de cause à effet entre la
suspension de sa ligne téléphonique et sa fermeture.

Mais attendu que cet autre moyen de la société WEST SIDE ELECTRONICS
ne saurait prospérer. Car pour que sa fermeture soit justifiée par la
suspension de ses lignes téléphoniques il faut qu’elle ait pour objet la
distribution du service du téléphone.

Or la société WEST SIDE ELECTRONICS n’a pas un tel objet.

De sorte qu’il est totalement aberrant de vouloir vaille que vaille tenir la
concluante pour responsable de sa fermeture définitive.

De surcroît, comme elle n’a su le faire devant le Tribunal, l’intimée est


incapable d’indiquer à la juridiction de céans en quoi la suspension d’une
ligne téléphonique peut entraîner la fermeture d’une entreprise en ce vingt et
unième siècle ou les moyens de communications sont multiples et
développés notamment la téléphonie cellulaire qui demeure l’outil de
communication le plus utilisé dans notre pays.

L’intimée ne saurait sans verser dans la mauvaise foi, soutenir en ce siècle


des nouvelles technologies de l’information et de la communication que la
suspension de sa ligne téléphonique fixe a entraîné sa fermeture, surtout
qu’elle n’a pas pour objet la distribution du service du téléphone.

La Cour l’aura bien compris il s’agit d’un moyen fantaisiste mis avant pour
les besoins de la cause, l’intimée n’étant animée que d’intérêts mercantiles

Que la juridiction de céans ne se laissera pas surprendre et relèvera avec la


concluante que la fermeture de la société WEST SIDE ELECTRONICS ne
peut relever que d’un problème gestion, la suspension de sa ligne
téléphonique ne pouvant raisonnablement entraîner une telle conséquence.

Que partant elle infirmera le jugement attaqué, aucun lien de cause à effet
n’existant entre la prétendue faute et le dommage prétendument subi.
46

6- Sur l’application de l’article 1382 du code civil

Attendu que l’intimé soutient que l’application de l’article 1382 serait


justifiée car selon elle la concluante se serait rendue coupable de voie de fait
en suspendant les lignes téléphoniques.

Que cette prétendue faute était doublée d’une intention de nuire de sorte
qu’elle dépasse le simple cadre d’exécution du contrat d’abonnement et donne
lieu à l’application de l’article 1382 du code civil.

Mais attendu qu’il n’est pas contesté que la société WEST SIDE
ELECTRONICS n’a pas réglé ses factures téléphoniques.

Que la suspension de ses lignes est intervenue suite à cette défaillance.

Dès lors il ne peut être conclut en une voie de fait.

Au surplus, la suspension intervenue dans ces conditions ne peut être


justifiée par une quelconque volonté de nuire aux intérêts de l’intimée.

Mieux, elle ne peut être davantage retenue en ce que les parties étaient liées
par un contrat d’abonnement.

C’est d’ailleurs pour cette raison que la société WEST SIDE ELECTRONICS a
fondé son action sur l’article 1147 du code civil.

En outre l’obligation dont il est prétendu que l’inexécution aurait causé un


dommage résulte dudit contrat.

Par conséquent seule la responsabilité contractuelle si les conditions en était


réunies pouvait être retenue.

Il en appert que le premier juge en fondant sa décision sur l’article 1382 du


code civil a mal apprécié.

Qu’il échet d’infirmer le jugement ainsi rendu.

PAR CES MOTIFS


47

Et tous ceux à faire valoir ultérieurement s’il y a lieu.

Adjuger à la concluante l’entier bénéfice de toutes ses écritures.

SOUS TOUTES RESERVES


ET CE SERA JUSTICE

POUR CONCLUSIONS
EN REPLIQUE

A Abidjan, le 23 juin 2010 Maître BOKOLA L. CHANTAL

CITELCOM ACTE D’APPEL


C-273./04/AKC/BNM
48

ACTE D’APPEL VALANT PREMIERES CONCLUSIONS

L’AN DEUX MIL DIX

ET LE A HEURES MNS

A la requête de :

LA SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM dite CI-TELECOM, Société


Anonyme, au capital de 15 Milliards de F CFA dont le siège social est à
Abidjan-Plateau, Immeuble POSTEL 2001, 17 BP 275 ABIDJAN 17,
Tél. 20-34-48-05, R.C 1563604928/91, agissant aux poursuites et diligences
de son représentant légal, Monsieur Daniel FERMINE, Directeur Général de
ladite Société, de nationalité Ivoirienne, demeurant à Abidjan-Cocody, 17 BP
275 Abidjan 17 ;

Pour laquelle domicile est élu en l’Etude de Maître BOKOLA Lydie Chantal,
Avocat près la Cour d’Appel d’Abidjan, y demeurant 15, Avenue du Docteur
CROZET, Immeuble SCIA n° 09, 2 ème Etage, Porte 20, 01 BP 2722 ABIDJAN
01, Tél. 20-22-04-54 ;

J’ai

Dit et déclaré à  :

4- La société WEST SIDE ELECTRONICS, SARL au capital de 2 500 000


F CFA dont le siège social est à Abidjan-Koumassi, Boulevard Giscard
d’Estaing, cité Halma, 04 BP 479 Abidjan 04, ayant pour conseil la
SCPA KANGA OLAYE & Associés, Avocats à la Cour d’Appel
d’Abidjan, y demeurant, Immeuble COMPAS, Route du Lycée
Technique, 04 BP 1975 Abidjan 04, Tél. : 22-48-00-60, où étant et
parlant à :

5- Au greffe du Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau , sis


au palais de justice de ladite ville où étant et parlant à :
49

6- Monsieur le Greffier en chef de la Cour d’Appel d’Abidjan , sis au


palais de justice de ladite ville, en ses bureaux où étant et parlant à :

Que ma requérante par la présente interjette formellement appel du


jugement civil contradictoire rendu le 25 mars 2009 par la 3 ème chambre
civile A du Tribunal de Première Instance d’Abidjan sous le numéro
915/CIV 03/A qui lui a été signifié le 22 mars 2010, pour les torts et griefs
que lui cause ladite décision.

Pièce n°1 : Copie du jugement n°915/CIV03/A du 25/03/09

Pièce n°2 : Copie de l’acte de signification du 22/03/2010

Lui déclarant que conformément aux dispositions de l’article 166 du code de


procédure civile, commerciale et administrative, « elle dispose d’un délai de
deux (02) mois à compter de la signification de l’appel, à peine de forclusion,
pour faire parvenir au greffe de la Cour d’appel :

1/ Les conclusions et pièces dont elle entend se servir en cause d’appel ;

2/ Une déclaration faisant connaître si elle entend présenter ou faire présenter


devant la Cour des explications orales ».

Et pour voir statuer sur les mérites du présent recours, j’ai Huissier susdit
et soussigné et à même requête, demeure et élection de domicile que ci-
dessus, donné assignation aux requis,

D’avoir à comparaître et se trouver présents le vendredi 04 juin 2010 à 08


heures 30 minutes du matin, jour et heures suivants s’il y a lieu, à
l’audience et par devant Messieurs les Présidents, Conseillers composant la
Cour d’Appel d’Abidjan.

P O U R

I- LES FAITS

Attendu que la société WEST SIDE ELECTRONICS est une abonnée de la


société COTE D’IVOIRE TELECOM.
50

Qu’à ce titre il a été mis à sa disposition des lignes téléphoniques et en


contrepartie celle-ci devait régler le coût de ses consommations.

Qu’en raison de ses impayés, la requérante procédait à la suspension du


service téléphonique.

Qu’estimant que cette attitude de la requérante lui a causé un préjudice et


notamment sa fermeture définitive, la société WEST SIDE ELECTRONIC
saisissait le 05 novembre 2001 le Tribunal de Première Instance d’Abidjan à
l’effet d’obtenir réparation à hauteur de 25 000 000 F CFA.

Que par jugement civil contradictoire n°915 CIV 03/A du 25 mars 2009
ladite juridiction condamnait la société COTE D’IVOIRE TELECOM à lui
payer la somme de 20 000 000 F CFA à titre de dommages intérêts.

Attendu que cette décision sera infirmée en raison de son caractère mal
fondé.

II- DISCUSSION : L’INFIRMATION DU JUGEMENT N°915 CIV 03/A DU 25


MARS 2009

Attendu que pour statuer comme il l’a fait le Premier Juge a motivé sa
décision ainsi qu’il suit :

«  Attendu qu’aux termes de l’article 1 382 du code civil tout fait de l’homme qui cause
un dommage à autrui oblige celui par la faute duquel le dommage est arrivé à le réparer ;

Qu’ainsi l’allocation des dommages et intérêts suppose la réunion de trois éléments à


savoir la faute, le dommage et le lien de causalité ;

Attendu qu’en l’espèce il n’est pas contesté que la société COTE D’IVOIRE
TELECOM a adressé une facture d’un montant de 1  395 196 F CFA à la société WEST SIDE
ELECTRONICS avant de suspendre les lignes téléphoniques de celle-ci ;

Qu’alors qu’elle prétend que ses services étaient convaincus que la demanderesse
n’était pas irréprochable dans la fraude qui a occasionné cette facture litigieuse la société
COTE D’IVOIRE TELECOM n’a jamais fourni une quelconque preuve de la faute de celle-
ci  ;

Que c’est d’ailleurs parce qu’elle reconnaît le caractère fautif de la suspension des
lignes de la société WEST SIDE ELECTRONICS que par deux fois elle a sollicité la radiation
des procédures de référé engagées par celle-ci ;

Qu’enfin pour éviter toute fraude sur les lignes de la demanderesse, la société COTE
D’IVOIRE TELECOM aurait pu simplement mettre ses lignes sous protection comme elle le
fait pour d’autres entreprises ;
51

Attendu que la société WEST SIDE ELECTRONICS est une société commerciale qui
ne pouvait fonctionner normalement sans sa ligne téléphonique ;

Que les interruptions intempestives de ses lignes lui ont causé un préjudice certain à
savoir la perturbation de ses activités allant jusqu’à sa fermeture définitive ;

Qu’il convient dès lors de faire droit à la demande de la société WEST SIDE
ELECTRONICS »

Attendu que le Tribunal a manifestement mal apprécié.

Qu’il a condamné la société COTE D’IVOIRE TELECOM au paiement de


dommages intérêts sur la base de l’article 1382 du code civil alors que
l’obligation dont il est prétendu que l’inexécution aurait causé un dommage
résulte d’un contrat et qu’en outre non seulement COTE D’IVOIRE
TELECOM n’a commis aucune faute mais aussi il n’existe aucun lien entre
la prétendue faute et le dommage prétendument subi.

A- LE CARACTERE INJUSTIFIE DE L’APPLICATION DE L’ARTICLE


1382 DU CODE CIVIL

Attendu que le premier juge a assis sa décision sur l’article 1382 du code
civil qui renvoie à la responsabilité délictuelle qui est celle qu’une personne
engage en causant un dommage à une autre à laquelle ne liait aucun
rapport d’obligation.

En d’autres termes toute faute commise par une partie à l’égard de l’autre
cocontractant est délictuelle si elle ne consiste pas dans l’inexécution ou la
mauvaise exécution d’une obligation née d’un contrat.

Or en l’espèce il est constant que les parties étaient liées par un contrat
d’abonnement au réseau téléphonique de la société COTE D’IVOIRE
TELECOM.

En outre l’obligation dont il est prétendu que l’inexécution a causé un


préjudice résulte dudit contrat.

Dès lors le Tribunal ne pouvait valablement asseoir sa décision sur l’article


1382 du code civil.

Il aurait fallu, si les conditions en étaient réunies, visé comme l’a fait la
société WEST SIDE ELECTRONICS elle-même dans son acte d’assignation
du 05 novembre 2001, la responsabilité contractuelle qui suppose la
violation par un débiteur d’une obligation contractuelle et qui a sa source
dans l’article 1147 du code civil.

Qu’il y a lieu dans ces conditions d’infirmer purement et simplement le


jugement ainsi rendu.
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B- L’ABSENCE DE FAUTE DE LA SOCIETE COTE D’IVOIRE TELECOM

Attendu que la responsabilité contractuelle suppose en plus du dommage


une faute contractuelle.

La faute contractuelle s’entend de l’inexécution fautive d’une obligation


contractuelle.

Attendu qu’en l’espèce il est reproché à la société COTE D’IVOIRE TELECOM


d’avoir suspendu la ligne téléphonique de la société WEST SIDE
ELECTRONICS.

Mais attendu que la suspension est intervenue suite au refus de celle-ci de


respecter ses engagements contractuels à savoir de régler sa facture de
consommation téléphonique au motif que celle-ci ne serait pas due eu égard
à la piraterie dont sa ligne a été l’objet.

Attendu que la fraude alléguée n’est pas opposable à COTE D’IVOIRE


TELECOM et ne saurait non plus servir de prétexte à la société WEST SIDE
ELECTRONICS pour se soustraire à ses obligations contractuelles.

Car elle en est entièrement responsable pour deux raisons essentielles.

Primo : Ainsi qu’elle le reconnaît elle-même, lors de l’installation de ces


lignes téléphoniques la société WEST SIDE ELECTRONICS s’est opposée au
raccordement total desdites lignes. Elle a fait injonction en effet au
technicien mandaté à cette fin de se contenter de poser uniquement les
boîtes de protection (au nombre de trois) contrairement au travail technique
habituel d’installation qui consiste en un raccordement pur et simple.

Cette attitude fautive a occasionné le piratage de ces lignes téléphoniques


causant à la société COTE D’IVOIRE TELECOM un préjudice lourd de plus
de deux millions de francs (2 000 000 F) CFA.

Secundo : Pour faire échec à la fraude COTE D’IVOIRE TELECOM a


introduit le système de codage des lignes téléphoniques de ses clients.

La société WEST SIDE ELECTRONICS qui a été confronté à des


problèmes de fraude en a été informée mais n’a jamais pris soin de
prendre le code pour ses lignes.

Or le code est gratuit !

Par conséquent elle ne peut prétexter de fraude occasionnée par son attitude
fautive sur sa ligne pour refuser le paiement d’une facture.
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Attendu que le Tribunal faisant sien l’argumentaire de la société WEST SIDE


ELECTRONICS n’a pas manqué de relever que c’est parce que la requérante
‘’reconnaît le caractère fautif de la suspension des lignes de la société WEST
SIDE ELECTRONICS que par deux fois elle a sollicité la radiation des
procédures de référé engagées contre elle’’.

Attendu cependant qu’il ne peut être tiré prétexte de la radiation de ces


procédures comme une reconnaissance par la requérante d’une prétendue
faute. Qu’en ce qui la concerne, la requérante ne se reconnaît coupable
d’aucune espèce de faute.

Car en droit il lui est impossible en tant que défenderesse à une action d’en
solliciter la radiation.

Attendu qu’il s’infère de ce qui précède qu’aucune faute contractuelle ne


peut être reprochée à COTE D’IVOIRE TELECOM, la suspension des lignes
étant intervenue suite au refus de la société WEST SIDE ELECTRONICS de
régler ces factures de consommation téléphonique.

Que c’est donc à tort que le Tribunal a relevé l’existence d’une faute de la
part de la société COTE D’IVOIRE TELECOM.

C- L’INEXISTENCE D’UN LIEN DE CAUSALITE

Attendu que la responsabilité contractuelle implique la nécessité d’un lien de


cause à effet entre la faute et le dommage. En d’autres termes pour que le
débiteur d’une obligation soit responsable, il faut que l’inexécution de
l’obligation soit la cause du dommage.

Attendu qu’en l’espèce le dommage allégué est la fermeture de la société


WEST SIDE ELECTRONICS qui selon le Tribunal ‘’ne pouvait fonctionner
normalement sans sa ligne téléphonique’’, celle-ci étant une société
commerciale.

Attendu qu’ainsi que l’admet le Tribunal la suspension d’une ligne


téléphonique ne peut qu’entraîner la perturbation du fonctionnement
d’une entreprise, la question de ses ressources financières notamment
n’étant nullement liée à l’existence d’une ligne téléphonique.

De sorte qu’il est aberrant de conclure que la fermeture de la société WEST


SIDE ELECTRONICS est la conséquence de la suspension de ces lignes
téléphoniques.

Qu’au surplus la société COTE D’IVOIRE TELECOM relèvera qu’il est


totalement fantaisiste et erroné de soutenir que parce qu’une ligne
téléphonique fixe ne fonctionne pas, l’abonné concerné est dans
l’impossibilité de communiquer et de fonctionner.
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Car la téléphonie cellulaire est parfaitement développée dans notre pays et il


existe même des structures qui n’utilisent que ce mode de communication.

Que la fermeture d’une entreprise commerciale qui n’a pas un tel objet ne
peut que relever d’un problème de gestion.

De surcroît la société WEST SIDE ELECTRONICS n’a pas pu indiquer au


Tribunal en quoi la suspension de sa ligne a pu entraîner la fermeture de
son entreprise qui n’a pas pour objet la distribution du service du téléphone.

Que la société WEST SIDE ELECTRONICS ne pouvait valablement tenir la


concluante pour responsable de ses problèmes de gestion.

Que c’est à tort que le jugement dont appel a été rendu.

Qu’il convient de l’infirmer purement et simplement.

PAR CES MOTIFS

En la forme

Déclarer la société COTE D’IVOIRE TELECOM recevable en son appel

Au fond

- L’y dire bien fondée ;


- Infirmer le jugement n°915 CIV 03/A du 25 mars 2009 ;
- Condamner la société WEST SIDE ELECTRONICS aux dépens.

SOUS TOUTES RESERVES


A CE QU’ILS N’EN IGNORENT

Et je leur ai, étant et parlant comme ci-dessus remis et laissé copie du


présent acte d’appel dont le coût en ce qui me concerne est de :
……………………………………………………………………………..F CFA.

L’HUISSIER DE JUSTICE