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Emilio Gutierrez Vasques

Projet de bachelor.

Éléments de la musique aztèque chez les 4 chansons en langue nahuatl de


Salvador Moreno.

Salvador Moreno est un compositeur mexicain du XX qui est considéré comme le


compositeur de “lieder” le plus important du Mexique. Il a fait partie des artistes du
mouvement nationaliste du début du XX au Mexique qui ont cherché de mettre en
valeur la culture précolombienne en dessus de l’espagnole. Salvador Moreno étant
très connu par la finesse de ces compositions très liées au poèmes, rencontre le
poète en langue nahuatl José María Bonilla et il décide de collaborer avec lui pour
composer des chansons dans cette langue. Selon la autobiographie de Moreno dont
la musicologue Isabel Reyes á eu accès et publié en 2013, il a eu comme objectif
principal celui d’imiter le rapport entre la voix, les instruments á vent et les
percussions chez les nahuas de l’époque préhispanique, ou bien comme on les
connaît on Europe: les aztèques. Mais ​quels sont les éléments de cette musique
qu’il à utilisé dans son cycle de chansons ?

Malheureusement nous trouvon très peu d’étude sur l’oeuvre de Moreno. Une
publication de l’université de Guanajuato au Mexique par Margarita Martínez et le
musicologue Juan Barreiro, propose des éléments musicales qui peuvent nous aider
á répondre cette question. Citons l’utilisation des gammes pentatonique dans les 3
premières morceaux, l’esprit percussif du piano dans le 2ème et la citation d’une
danse traditionnel dans le 3éme. Je trouve assez limités ces explications de la part
des musicologues, c’est pour cela que j’ai déménagé plutôt chez les spécialistes en
archéologie.

Il y avait plusieurs mots pour nommer la musique chez les aztèques, mais selon
Miguel Leon Portilla, il y avait deux mots principales : ​tlatzotzonaliztli, mot derivé du
​ ot derivé du verbe souffler
verbe frapper et faire résonner, mais aussi ​tlapitzaliztli, m
et les noms des certaines flutes. On peut alors résumer que les ​percussions et les
instruments à vent, notamment les ​flûtes​, étaient très présents dans sa musique.
Nous avons encore plusieurs sources qui nous confirment cela, notamment les
documents qui survivent comme le ​codex florentino ​écrit au XVI par l’espagnol Fray
Bernardino de Sahagún selon le témoignage des indigènes les plus vieux de
Mexico. Dans ce document nous trouvons pleins de narrations, citations et d’images
où on confirme l’importance de ces 2 types d’instruments. Chez le percussions il y
avait principalement le ​teponaztli (similaire á un xylophone avec beaucoup moins
notes) et le huehuetl (tambour fait avec du bois et la peau des serfs), d'autre part
chez les flûtes il y avait une grande variétés qu’ils appelaient ​tlapitzalli e ​ t qu’ils
faisaient en terre cuite, bois, jade, ou os.
Emilio Gutierrez Vasques

Dans les chansons de Moreno nous trouvons des éléments qui citent cet universe
sonore tout le temps, notamment dans la 2éme chanson ​Ihcuac tlaneci c’est très
claire l’alternance de ces élément, commençant par le rythme percussif du ​piano en
imitant les tambours, et le trilles avec la monté de 5 notes dans le registre aigus qui
imitent differents registres, ou même différents types de flûtes. Nous savons par
l’énorme quantité des flûtes trouvés dans des excavations qu’elles étaient plutôt
pensées pour faire des gammes pentatoniques. Dans la première chanson No
nantzin nous pouvons aussi remarquer l’utilisation de la gamme pentatonique tout le
temps dans la ​voix​.

Nous savons aussi par certains textes qu’on trouve dans le document du XVI
Cantares mexicanos que le lien entre le tambour (huehuetl) et la voix était très
présent. On peut observer ce jeu d'alternance aussi dans la 2ème pièce.
Pour finir, il y a un mystère qu’on trouve dans plusieurs documents de chansons
aztèques et c’est celui d’une espèce de notation musicale utilisée. On peut trouver
très souvent des combinations d’onomatopées ajoutées aux textes qui alternent les
syllabes to, ti, qui, co et qui donnent combinations comme tocotico, titocoti ou
tocotocotiti. Selon Vicente Mendoza, cela pourrait signifier des indications précises
des tons et rythmes utilisés par le teponaztli ou huehuetl. Dans ce cas-là on pourrait
même supposer l’utilisation de ces onomatopées trouvés dans des documents
anciens chez les jeux rythmiques du piano chez les chansons de Moreno. Cela par
contre on a pas moyen de le confirmer.

En tout cas c’est clair que lui connaissais très bien les bases de la musique aztèque
qui les documents anciens ont laissé à disposition, l’utilisation des percussions
accompagnant le chant et la diversité des flûtes, et c’est clair aussi qu’il les a illustré
dans ces chansons en langue nahuatl. Néanmoins la manque d’étude sur l’oeuvre
de Salvador Moreno nous laisse encore des nouvelles questions á répondre.