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LE BONHEUR EN UN SOURIRE

Après plus de dix années de souffrance et de nombreuses expériences, l’auteur


vous invite dans ce livre à découvrir comment un simple mais sincère et
véritable sourire a fait basculer sa vie, et comment de la même façon vous
pouvez dès à présent transformer la vôtre, en une expérience de paix et de joie
permanente.
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MISE EN GARDE
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REMERCIEMENTS

Merci en premier lieu à François DIOURY, écrivain-biographe à la Réunion :


notre partage et son aide m’ont été essentiels pour corriger et finaliser ce livre.

Merci à ma chère et bien-aimée mère, pour son soutien sans faille et son
immense amour maternel dans tous les moments de ma vie, y compris les plus
délicats.

Merci également à Bruno Brouage, psychothérapeute à la Réunion, pour son


écoute, sa patience et l’introduction à l'intériorisation, élément fondamental
qu’il m’a permis de toucher du doigt.

Un merci tout particulier à mon ancien professeur de yoga, pour son


enseignement yogique de grande qualité, qui a passablement accéléré en moi
le processus que je vous explique au travers de mon histoire.

Merci également à Eckhart Tolle, auteur du livre « Le pouvoir du moment


présent », pour ses enseignements spirituels qui ont grandement élargi et
judicieusement complété mon expérience personnelle.

Et surtout, merci à la Vie, à l’Univers, pour leur soutien permanent et leur


Amour inconditionnel.
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INTRODUCTION

« De ces endroits où les solitudes se multiplient dans la multitude, on n'a qu'une


envie, c'est d'en sortir ; vous n'aurez besoin que d'un sourire. »
Jean-Jacques Goldman (Nous ne nous parlerons pas)

Bienvenue à vous, lectrices et lecteurs.

Je m'appelle Loris, je suis français réunionnais (Ile de la Réunion), et je suis


aujourd'hui ce qu'on pourrait appeler une personne normale.

J’ai un travail qui me permet de vivre décemment, j’ai des ami(e)s, une famille,
des loisirs, mais aussi des challenges et des difficultés à surmonter. Un peu
comme tout le monde, en somme.

Cependant par le passé j'ai connu des situations particulièrement chaotiques et


très perturbantes qui m'ont poussé et contraint à évoluer, à me chercher
parfois et à me dépasser souvent, pour enfin trouver en moi une sorte
d’équilibre, un bien-être intérieur bénéfique et durable.

En faisant ce parcours j’ai opéré un profond retour sur moi-même et pu obtenir


un résultat inattendu et surprenant, dont chaque jour nouveau je mesure
l’ampleur et les bienfaits sur ma vie quotidienne, mon rapport à la vie, ma
relation à moi-même et aux autres.

Et c'est précisément ce constat, on ne peut plus encourageant, qui m'a amené à


écrire ce livre. Car conscient et reconnaissant de ce que j’ai découvert, je
souhaite maintenant partager avec tous, amis comme lecteurs inconnus, le fruit
de ces intenses années d’épreuve et de cheminement personnel.

Je vous relate ici mon expérience intime et très particulière, les circonstances
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de ma vie qui progressivement vont littéralement me transformer, me


contraignant graduellement et en même temps assez rapidement, à changer
puis devenir un autre homme ; à revoir ma façon de penser, modifier
radicalement ma relation au monde et aux gens afin de parvenir à un mieux-
être, une sorte d’équilibre, une harmonie aussi bienfaisante qu’inattendue.

Dépression et tendance suicidaire, angoisses, timidité maladive, violentes et


subites crises d'angoisse, troubles du comportement dans tous les domaines,
enfin agressivité parfaitement contenue mais bouillonnante, bref depuis des
années je vivais dans un état particulièrement soutenu en émotions
contradictoires et pour le moins bouleversantes que d’aucuns je pense,
qualifieront à juste titre de vraiment pathologique.

Je vous expliquerai en premier lieu ce qui a fait basculer ma vie avant de me


ramener, à force de travail sur moi et surtout à force de lâcher-prise, sur un
chemin qu’avec le recul je considère comme le bon sinon le meilleur ; en tout
état de cause et de manière presque prodigieuse, ce cheminement très
personnel m’a été éminemment salutaire, raison pour laquelle je tiens à le
partager avec vous.

Que s’est-il donc passé ? Eh bien tout simplement et avec stupeur, on s’aperçoit
du jour au lendemain qu’un simple sourire, ou si vous préférez une prise de
conscience sans précédent, un éveil au tréfonds de soi se manifestent
subitement en nous, pour littéralement transformer notre vie et en agrémenter
tous les instants.

Je vous parlerai aussi des circonstances exceptionnelles et même extrêmes,


dans lesquelles ce simple fait de sourire m’a permis de parvenir à un réel lâcher
prise tout en m’autorisant, en suscitant même en moi, une étonnante
renaissance sous de multiples aspects.

Je vous décrirai longuement ce sourire : tout d’abord ce qu’il affiche, bien


entendu ou si vous préférez, ce qu’il laisse paraître ; mais aussi ce qu’il contient
vraiment et révèle, ainsi que la dimension de profonde joie intérieure qui lui est
propre, et généralement associée.

Par exemple, tout le monde sait instinctivement qu'une personne qui sourit est
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a priori une personne heureuse, tout au moins à l'instant où elle le fait.

Nous découvrirons qu'il s'agit là non pas et uniquement d'un simple sourire,
mais d'une véritable ouverture d'esprit et du cœur, provoquée par la vie elle-
même.

Je vous expliquerai comment ce sourire, et surtout l'espace intérieur qui lui est
associé, ont pour ce qui me concerne transformé un véritable cauchemar de vie
en oasis calme et serein, en pur espace de paix et de tranquillité.

Dans une dernière partie, je continuerai à éclaircir le processus, à expliciter le


mode opératoire ; ce dernier est aisé à mettre en œuvre, dans des situations
communes de la vie de tous les jours.

Vous en serez tous d’accord, un jour ou l’autre chacun de nous fait l’expérience
de vivre le mal-être, la peur, la colère, la culpabilité, la honte, la rancune ou
l’envie, et de manière plus générale la souffrance dans sa vie, ce terme de
souffrance pouvant refléter des significations variées selon le vécu, l’histoire et
la sensibilité de chacun.

Et vous pouvez me croire, de nombreuses personnes vivent ce mal-être de


façon très intense, ce que je sais de manière incontestable pour l’avoir observé
fréquemment aussi bien en moi qu’autour de moi…

Par conséquent si comme je l'ai été par le passé, vous êtes maintenant et
depuis un certain temps en lutte avec des émotions négatives telles que la
dépression, la timidité, la tristesse, les addictions ou toute autre souffrance
quelle que soit sa forme, ce livre vous aidera, je l'espère et en suis convaincu, à
prendre conscience des réelles capacités de rééquilibrage qui sont en vous pour
sortir de ce cycle infernal et retrouver en vous les clés de l’harmonie, d’un
équilibre durable.

Ce livre je tiens à le préciser, est sans la moindre prétention ; je n’y cherche ni


reconnaissance ni la satisfaction primaire ou gratifiante d’un ego que j’apprends
chaque jour davantage à laisser de côté, et en tout cas à ne pas mettre au
premier plan de mes préoccupations. Cet ouvrage est un essai, je l’ai voulu
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humaniste, inspirant et efficace mais aussi facile à comprendre, pour toutes les
personnes désirant accéder à davantage de joie, de bonheur et de sérénité
dans leur vie et ce, à tous les niveaux.

Ne prétendant en aucune manière donner des leçons, je souhaite tout au plus


vous proposer une voie singulière et particulièrement salutaire, que j’ai moi-
même expérimentée et suivie.

Enfin j’espère simplement que ces quelques pensées seront pour chacun une
invitation à ressentir, à réfléchir et s’interroger, à faire son introspection et se
demander comment faire pour évoluer, se sentir mieux et offrir ainsi aux autres
comme à l’univers le visage, le cœur et le doux rayonnement d’une sérénité
retrouvée.

Chacun par la suite pourra apprécier la justesse et le bien-fondé de ce


cheminement au regard de sa propre expérience, de son jugement personnel et
surtout, du résultat obtenu.

Croyez-moi, même la souffrance la plus terrible peut finir par être transformée,
transcendée en joie pure. Il suffit de le vouloir, sincèrement et avec
détermination. Enfin, il convient pour cela de mettre en application ici et
maintenant, juste au moment où vous le déciderez, des comportements innés
que je veux évoquer avec vous.

Je ne suis ni médecin, ni psychanalyste, ni thérapeute, ni même écrivain ; mais


je sais simplement ce que vous vivez ou pourrez traverser un jour ou l’autre,
pour l'avoir moi-même affronté et douloureusement supporté pendant plus
d'une dizaine d'années. Jusqu’à ce qu’en accédant un jour à mon espace
intérieur se rétablisse en moi un équilibre fondamental qui me sauvera, suite
heureuse et logique d’un processus d’auto-guérison.

J’ai eu la chance de me sortir d'un véritable chaos intérieur, d'un état


particulièrement misérable qui aurait pu pourtant, me conduire à une fin
prématurée. Alors que la vie est si belle en définitive, pourvu que l’on sache
ouvrir son cœur à l’amour, à la lumière, à l’équilibre universel.
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Je vais donc vous expliquer comment j'ai fait, ou plutôt comment cela, ce
phénomène presque miraculeux, s'est produit en moi, et par moi.

Je tiens vraiment à partager cette expérience avec vous, avec toi lectrice ou
lecteur car je pense, j’affirme même qu’un processus identique, conduisant à
un mieux-être puis à la guérison, est accessible à tous pourvu que l’on sache
comment l’éveiller, puis le laisser agir.

Et en effet comme vous le découvrirez plus loin au fil de votre lecture, il n'y a
pas grand-chose à faire, rien d’extraordinaire, aucun effort surhumain à
accomplir, aucun challenge qui soit hors de votre portée.

L'enjeu sera surtout d'apprendre à savoir lâcher prise, à laisser faire, pour
accompagner en pleine conscience si possible, un processus de guérison quasi
naturel qui est déjà présent, inscrit, latent et programmé en chacun de nous.

Croyez-le ou non, mais ce programme de transformation est vraiment, déjà en


nous. Et ce n'est pas véritablement d’une transformation qu’il s’agit, mais plutôt
d’un retour à l'équilibre : en effet dès l’enfance, notre corps et notre esprit sont
programmés par la Nature, pour l'équilibre et l'harmonie.

Rappelons-nous la légendaire et symbolique pureté de « l’âme d’enfant »


présente en chacun de nous, avant que nous ayons atteint l’âge de raison.

Que le moindre déséquilibre apparaisse dans la Nature et immédiatement la vie


exige de rétablir l'équilibre, de regagner son centre pour nous permettre
d’avancer sereinement, de suivre notre route avec clarté. C'est ce qu'on appelle
aussi le processus d'homéostasie.

Si vous laissez faire la Vie, -et c'est là que tout se joue-, guérison et
transformation se produiront et alors, le retour à l'équilibre se réalisera. Cela se
manifestera quel que soit votre état actuel, de la petite tristesse passagère à la
plus violente dépression.

A ce stade, si déjà vous ressentez en vous cette attraction, cette envie pour le
retour à l'équilibre, bravo ! C’est que vous avez déjà parcouru la moitié du
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chemin, et cela veut dire que vous savez au fond de vous, que vous savez « en
conscience », qu'il y a bien un déséquilibre quelque part. Un déséquilibre en
vous que par vous-même, vous allez pouvoir prendre en charge et corriger.

La seconde moitié du parcours sera simple à réaliser ensuite, car c'est la Vie, ce
sont les Lois de la Nature, qui vont s'en charger pour vous : votre programme
de guérison intérieure va se mettre en œuvre dès maintenant, de manière
quasi automatique, pour vous permettre de retrouver l'harmonie à condition
toutefois, que vous lui en laissiez l'opportunité : c'est précisément ce que nous
allons découvrir.

Si votre désir d'équilibre est aussi fort que mon désir de partager avec vous
cette découverte, et je suis persuadé qu'il en est ainsi, je vous propose à
présent d’entrer dans le vif du sujet, et à cet effet je vais vous relater
brièvement mon vécu, ma propre histoire.
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CHAPITRE 1

DES TENEBRES A LA LUMIERE

« Il faut garder quelques sourires pour se moquer des jours sans joie. »
Charles Trenet (Il faut garder la poésie)

Tout pour moi, commença à l'âge de seize ans ; en plein milieu d'une
adolescence qui s’annonçait plutôt tranquille, sinon banale. Sauf qu'en arrière-
plan, à mon insu se préparait une crise sans précédent, une véritable tempête,
un formidable séisme que j’allais devoir affronter, sauf à y laisser ma peau.
De manière assez subite, j'expérimentai en seulement quelques semaines une
forme aigüe et stupéfiante de peur, de honte en spirale descendante ; une
véritable tornade, incontrôlable hélas, qui me fit m’enfoncer très rapidement
dans une sévère forme de dépression alors même que j'entamais au lycée le
début de ma scolarité secondaire. Alors que mes amis profitaient d'une
jeunesse normale et épanouissante pour certains, de mon côté je luttais de
toutes mes forces pour garder la tête hors de l'eau ; mais je n’y parvenais pas
vraiment et je me sentais sombrer, glissant irrémédiablement tel un poids mort,
entraîné dans un gouffre sans fond sans rien maîtriser de ce qui m’arrivait.
Examiné alors à plusieurs reprises par le corps médical, le diagnostic tomba,
sévère mais bien réel : je fus déclaré dépressif, ce qui se manifestait par une
timidité aigüe et chronique, de violentes attaques de panique ainsi qu’une
masse de sentiments variés et incohérents, tous douloureux, négatifs et
fortement dévalorisants pour l’adolescent que j’étais encore.

Complexé à outrance, vivant alors un terrible mal-être, une douleur intérieure


quotidienne et inexplicable, je me sentais systématiquement inférieur aux
autres et mon état dut être rapidement pris en charge, soigné principalement
par des antidépresseurs. En effet à l'époque, ni le médecin de famille ni le
psychiatre, ni même ma mère malgré son amour sans limites, ne disposaient
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d'autres moyens pour soigner cette dépression particulièrement virulente.

Comme tout le monde le sait aujourd’hui, au mieux ce genre de traitement


supprime ou ne peut qu’alléger les effets du mal-être ; mais en aucun cas il n’en
élimine la cause, laquelle par ailleurs n’est pas toujours clairement identifiée.

Grâce à de tels traitements vous pouvez continuer à vivre, évoluer dans le


monde sans les symptômes désagréables, du moins sans leur manifestation
extérieure ; mais en fait aucune transformation en profondeur ne s’opère en
vous, votre changement n’est qu’apparent, il reste en surface ; et en réalité
aucune guérison sérieuse ne se produit.

Dans un tel contexte, vous vivez péniblement et de manière chronique dans un


état quasi léthargique, l’effet des médicaments ayant pour résultat de vous
couper progressivement du monde réel ; peu à peu ces traitements annihilent
vos ressentis et amoindrissent vos émotions, tant négatives que positives.

Croyez-moi, à ce moment-là la vie devient bien morne, et se ternit rapidement


malgré une forme d'excitation superficielle. Vous n'avez plus vraiment goût à
rien en dépit d’une régulation médicamenteuse de vos hormones qui pourtant,
devrait vous redonner envie de mener une vie normale, et d’être heureux.

Mais de fait il n’en est rien ; et c'est presque dans un état de mort-vivant que
l’on survit, péniblement : certes, physiquement on est bien vivant ; mais on est,
on se sent incroyablement diminué, et psychiquement c’est presque comme si
l’on était mort, comme réduit à l’état de zombi.

Ne crachons pas dans la soupe pour autant, car durant plusieurs années cette
étape m'a bien aidé malgré tout à avancer, quoique plus ou moins
normalement. J’ai été par exemple en mesure de terminer le lycée et d’obtenir
mon baccalauréat, ou encore d’avoir des relations amicales, ainsi qu'une vie
amoureuse et sexuelle.

Cependant, en parallèle de cet état superficiel, germait et croissait en moi un


besoin lancinant, un profond, vif et impérieux désir de guérison. Après plusieurs
mois, je commençai à ressentir les effets secondaires et les conséquences
déplaisantes de la médication, notamment des problèmes de libido ce qui pour
un jeune adulte, croyez-moi, est un véritable handicap.

Durant cette période je connus également de nombreux déséquilibres


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physiques tels que problèmes de peau, remontées gastriques acides et


permanentes, fréquents et déplaisants problèmes de digestion, surpoids,
tensions et palpitations puissantes qui m'amenèrent parfois en urgence à
l'hôpital, bref une panoplie de symptômes tous aussi désagréables les uns que
les autres, et dont je me serais bien passé.

Face à cette situation de grande souffrance tant physique que psychique, ce


qu’évidemment je désirais le plus, c’était guérir. Je le sentais intimement, il me
fallait absolument et au plus vite revenir à un état normal. Je voulais, je devais
impérativement retrouver un équilibre et surtout revivre des sentiments, me
sentir à nouveau humain, bien dans ma peau, dans mon corps comme dans ma
tête et dans mon cœur.

Très rapidement, vers l'âge de 22 ans, prenant spontanément l’initiative je


décidai un jour de commencer mon sevrage de toutes ces médications et
cachets qu’avec le temps et pour ce qui me concernait tout au moins, je
percevais comme néfastes et même toxiques.

Pour prendre cette décision et en dépit de mon jeune âge je pris sur moi de ne
solliciter l’avis de personne, pas même celui du psychiatre qui pourtant m’avait
suivi depuis quelques années et me connaissait bien en tant que patient.
Je précise d’ailleurs que très rapidement j'allais aussi arrêter de consulter ce
médecin de l’esprit, ressentant progressivement que le processus de
consultation psy n’était pas ou n’était plus, fait pour moi.

A ce moment, j’eus la certitude que pour parvenir à la guérison je devais suivre


une voie différente, plus personnelle et intime, un chemin qui serait davantage
en accord avec mon ressenti intérieur.

Cela dit je ne vous encourage pas, cela va sans dire, à faire la même chose, sans
l'avis de votre médecin ! Mais pour ma part je ressentis fortement cette
nécessité, une exigence qui s’imposait à moi de façon impérieuse, urgente et
salvatrice : je savais en mon for intérieur qu'il me faudrait passer par cette
étape de sevrage et la dépasser pour me reconstruire à ma façon et retrouver
mon équilibre, un état naturel stable, durable et satisfaisant.

Et en effet peu à peu, à force de batailler pour m’en sortir, sans m’en rendre
compte j'acquis une certaine expertise qui allait m’être très utile, dans le
domaine de la guérison.
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Durant cette période la lecture de plusieurs centaines de livres sur le domaine


de la santé, du bien-être, de la psychologie et du développement personnel,
renforcera mes convictions tout en me préparant pour une nouvelle vie, du
moins était-ce ce que j'espérais au plus profond de moi.

Comme prévu, petit à petit un flot d'émotions contenues depuis l'adolescence


remonta à la surface, provoquant en moi inconfort et bouleversements variés,
même si à la différence d’avant j'étais désormais averti, et agissais avec un
minimum de conscience.

Farouchement déterminé à me prendre en main pour devenir acteur de mon


rétablissement, je décidai alors d'affronter résolument ce mal qui me perturbait
fortement, convaincu que je lutterais autant que possible ; je voulais, j’étais
déterminé à être le plus fort, j’allais j’en étais certain, sortir en vainqueur de ce
conflit avec moi-même, cette bataille intérieure contre mes forces, tendances
et pensées négatives.

A l'époque, ce fut ma façon personnelle j’imagine de revivre, admettre et


digérer toutes ces émotions. Malheureusement, cela ne me libéra pas
complètement ; car consciente ou pas, ma résistance intérieure ne fit que
renforcer mes ressentis, les enfouissant encore plus au tréfonds de mon être
charnel et émotionnel.

Pour tenter d’apaiser cette tempête intérieure et contenir ce feu qui


bouillonnait, cette cocotte-minute prête à exploser, bien malgré moi je passai
alors par diverses étapes et addictions, toutes aussi néfastes et inefficaces :
tabac, alcool, sexe et même pornographie ainsi que boulimie alimentaire, tout y
passa.

En somme, durant cette période qui heureusement ne s’éternisa pas j'étais


vraiment à fond dans l’excès, me laissant aller à toutes sortes d’abus. Mais par
chance ou par miracle, dans le même temps je fus tout aussi ardent dans mon
désir de guérir, de sortir et m’affranchir définitivement de ce cercle vicieux.

Une intense bataille, si ce n’est une guerre véritable, se livra alors à l’intérieur
de moi : c’était un peu comme si j’assistais, en spectateur ému mais incapable
d’intervenir directement, à une lutte fratricide entre forces du bien et forces du
mal, un conflit sans merci qui se serait déroulé à l’intérieur de moi.

Manifestation probable de ce violent combat intérieur, à cette époque mes


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nuits furent le plus souvent hantées de rapports violents et cauchemars


guerriers avec usage d'artillerie lourde, assortis de scènes d’une brutalité
inouïe. Cela me fait bien sourire aujourd'hui…

Toutes ces addictions bien entendu, étaient à mes yeux des moyens détournés
pour grappiller ici et là quelques miettes de mieux-être, destinées à étouffer un
feu sous-jacent, un incendie dévastateur prêt à s'embraser, dont je ne savais
pas si ensuite je serais à même de le maîtriser. Je tentais comme je le pouvais
de gommer mon malaise, au moyen de ces artifices pourtant bien connus pour
ne procurer que d’éphémères et illusoires satisfactions.

Cependant, chaque jour devenait de plus en plus dur à affronter ; et ne me


reconnaissant presque plus moi-même en définitive, je traversai cette période
dans une véritable souffrance affective, morale et émotionnelle. De plus me
sentant isolé de tous j’éprouvais aussi une douloureuse solitude, mal contre
lequel je n’entrevoyais aucune issue.

Année après année, je réussis malgré tout à maîtriser puis calmer ce violent
combat intérieur, jusqu'à parvenir à éliminer une à une chacune de mes
addictions. Je n’étais pas dupe et savais que chacune d’entre elles, à plus ou
moins brève échéance, me serait de fait, bien plus néfaste que bénéfique ; il
m’apparut par conséquent plus sage et même urgent de m’en défaire, aussi est-
ce en priorité que je m’employai à réussir ce challenge personnel.

Cependant, pendant qu’à l’intérieur de moi se déroulait ce conflit sans merci,


j'avais et exerçais toujours sur moi un tel contrôle, une telle résistance, que de
l'extérieur personne ne s’apercevait de rien ; personne ne sentait ce séisme qui
sourdait, me bousculait jour et nuit et risquait de m’emporter définitivement
vers une folie sans retour.

Ma vie et mon apparence, l’image que je donnais à l’extérieur semblaient tout à


fait normales, et pour tout le monde j'étais même le gentil garçon, le bon gars.

Pourtant, dans le même temps je le dis à nouveau, une tension d’une extrême
violence s'était installée en moi ; j’opposai malgré moi une incroyable
résistance, qui en raison de cette forte pression était sur le point d’imploser. Et
dans la hantise du lendemain chaque jour devenait pour moi de plus en plus
dur à affronter, à vivre et à dépasser.

A l'âge de 26 ans soit quelques longues et pénibles années plus tard, j'atteignis
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le pic ultime de cette souffrance, un tel mal-être que le simple fait de vivre
m’était devenu insupportable.

Je frôlai alors la démence, tendant parfois au délire et me demandant même si


le suicide ne serait pas pour moi la meilleure façon, certes radicale mais
efficace, de faire cesser toutes ces douloureuses turbulences, que je pouvais de
moins en moins supporter.

A ce moment, je dus modifier en urgence ma situation matérielle et sociale de


l'époque. Je quittai jusqu’à mon lieu de résidence (la France métropolitaine) ;
sans ménagement, j’abandonnai lâchement ma compagne du moment ; ce
largage fut fait de manière franchement peu élégante je l’avoue car je ne
pouvais absolument pas, je me sentais absolument incapable à ce moment
particulièrement critique, d’agir autrement. Je souhaite ici exprimer mes
excuses à la jeune femme concernée, qui se reconnaîtra si ces quelques pages
parviennent un jour entre ses mains.

J'arrêtai brusquement de travailler également, n'ayant plus assez d'énergie


pour continuer quoi que ce soit, même dans le domaine professionnel.

De fait j’affrontai alors un puissant burn-out, pour utiliser une expression


connue de tous aujourd’hui. J’utilisai finalement mes dernières forces pour
prendre un avion (un cauchemar pour moi, à l'époque, que de me retrouver
durant des heures comme prisonnier de mon siège et de cette boîte volante,
dans une intolérable promiscuité avec des inconnus !) ; j’avais pour objectif
prioritaire et urgent de rejoindre ma mère à la Réunion pour me réfugier au
fond de mon lit dans la chambre de mon enfance, un lieu que je pensais sans
doute invincible et protecteur. J’effectuai dans le même temps, un retour au
point zéro.

L'état chaotique dans lequel je vivais ou plutôt survivais depuis pas mal de
temps, dura encore environ quinze jours. Je m'en souviens très bien pour avoir
compté, égrené chacune de ces nuits pénibles et tourmentées, durant
lesquelles je ne parvenais à trouver ni la paix, ni le sommeil.

Quinze nuits terribles d'insomnie, où je sentais la mort approcher à grand pas.


Pour autant il fut hors de question pour moi de reprendre le moindre
médicament ce qui je le savais, aurait pu soulager les symptômes mais en
aucun cas me guérir véritablement.
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Ainsi rien, plus rien, ne m’apparaissait comme encore possible ; plus rien ni
personne ne pouvait m'aider, me sauver. Ma mère elle-même était désemparée
face à mon déplorable état et de mon côté je me sentais exténué, à bout de
souffle, vidé de toute énergie après dix années de lutte, de combats
permanents et d'efforts acharnés.

A ce moment précis, je réalisai qu'il n'y avait plus rien à faire, et me sentant au
bout du rouleau je me dis même que c'était la fin. La lutte était devenue
impossible et je l’avoue, j’allai jusqu’à envisager très sérieusement de mettre fin
à mes jours tant je me sentais épuisé, las et découragé, sans forces ni
ressources, sans la moindre lucarne d’espoir pour me sortir de ce pétrin.

Et c’est justement là, à ce moment précis où je ressentais qu'il n'y avait plus rien
à faire, que je ne pouvais plus rien faire, que d’un seul coup se produisit un
salvateur lâcher-prise : un relâchement sans précédent, une profonde détente,
un arrêt de toute résistance, qui allaient je n’en doutais pas dès cet instant, me
sauver la vie et m’ouvrir les portes d’un domaine jusque-là inconnu.

Et c’est alors en effet, que le miracle se produisit. Pour la première fois de ma


vie et presque sereinement, je me sentis incroyablement soulagé et cessai
brusquement de lutter, décidant subitement et sans raison rationnelle,
d’accepter complètement la situation dans laquelle je me trouvais.

Pour la première fois, je me dis : « Ok, il n'y a plus rien à faire, c’est bon, j'arrête
de lutter ».

Un véritable et complet lâcher-prise se produisit à ce moment.

Tout seul, tourmenté, allongé et passablement agité sur mon lit, je commençai
presque naïvement à sourire de la situation dans laquelle je me voyais.

Je commençai même, avec un brin de dérision alors que je suis loin d’être
masochiste, à sourire de ma propre souffrance, comme de la peur et de la mort
elle-même ; parce que je ne doutais plus à ce moment, que sans tarder cette
dernière allait venir me chercher.

Ce jour-là, j’en ai pleinement conscience, restera à jamais gravé dans ma


mémoire car un véritable basculement se produisit au niveau de mon esprit, et
de ma sensibilité émotionnelle.
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Pour la première fois, je me sentis connecté en moi à un espace intérieur, une


dimension profondément intime et enfouie dans laquelle le lâcher-prise,
l'acceptation, la paix, et la joie m’apparurent comme possibles et même
évidentes, accessibles malgré les circonstances dans lesquelles je me trouvais.

Et malgré ou à cause de ce que j’avais traversé je ressentis comme une vibration


bienfaisante qui m’envahissait, commençant à se diffuser en moi comme un
nouveau souffle vital, une vague chaleureuse et réconfortante ; des sentiments
simples mais sincères et profonds de paix, un retour graduel à l’équilibre
s’amorçaient.

Je me vois encore, souriant béatement et sans véritable raison. Je n’étais pas à


proprement parler joyeux de ma situation, mais étrangement je me sentis
heureux, probablement libéré d’avoir pu arrêter la lutte, et lâcher les armes.
Enfin, la guerre était finie, quel bonheur ! Et de nouveau, j’entrevis subitement
un champ ouvert sur tous les possibles, la Vie reprenait le dessus.

Durant trois semaines encore, nuit et jour je demeurai alité dans un état
fiévreux, expérimentant quotidiennement de violents frissons et tremblements
accompagnés d'une vague monstrueuse, torrent tumultueux de pensées
négatives. Monstrueuse, dans le sens où pour la première fois je pus prendre
un certain recul et observer mes pensées, lesquelles m’apparurent subitement
et de manière limpide, d'une nature horriblement négative. Monstrueuse aussi,
dans la quantité. Un flot énorme de pensées me traversa heure après heure,
comme le flux impérieux et dévastateur d’une rivière en crue, je me sentais
spectateur, victime impuissante d’un nouveau séisme intérieur. Sauf que celui-
ci, bénéfique, allait me sauver, après avoir bouleversé en moi des éléments
fondamentaux.

Instantanément je compris que le malheur était la suite logique de ces pensées


et que pour sortir de ce cycle, ce n’était pas moi qui allais m’en charger, mais un
espace en moi ; c’était mon espace intérieur, qui allait provoquer en moi un
virage à 180 degrés.
Pour la première fois, je pus observer, être le témoin en pleine conscience de ce
qu'on appelle communément le mental. Je commençai à discerner clairement
la rivière en furie de mes propres pensées, le vent puissant de ma tristesse, le
torrent de mes émotions, les montagnes russes de mes trop nombreuses crises
de larmes. Le jugement était encore là, tapi, mais il restait timide et c’était
l'acceptation qui déjà, prenait le dessus.
19

Chaque jour, je crus devenir fou et même mourir, au regard de l'intensité des
remontées émotionnelles que je vivais, que je devais subir sans pouvoir encore
les dominer, les canaliser. Cependant, je savais au fond de moi, je sentais
intimement que je devais laisser faire, qu’il était désormais vital de laisser aller ;
et en effet, chaque jour nouveau durant cette période m’apporta la sensation
réconfortante de me sentir un peu mieux, plus léger. En outre, le signe fort qui
m'encouragea à continuer dans cette voie fut que je pouvais à nouveau dormir
profondément, sans interruption durant quelques heures d’affilée. Quel
soulagement !

Cette sorte de purification, de nettoyage interne et psycho-émotionnel s’étala


sur près de trois mois, diminuant peu à peu d'intensité.

Six mois après je me sentis franchement mieux, j'avais le sentiment d'avoir


vraiment retrouvé un certain équilibre, ce qui était bien le cas : Je fonctionnai
de nouveau normalement dans le monde, je recommençai à sortir, revis des
amis, retournai avec plaisir au cinéma, je repris même une activité
professionnelle, etc. Et cela je tiens à le préciser, sans aucune médication, ni le
moindre recours à l’une ou l’autre de mes anciennes addictions.

Désormais, avec le recul je sais avec certitude que durant cette période très
mouvementée, un processus de guérison a vraiment eu lieu en moi, opérant
après s’être mis en marche spontanément en vue de me ramener vers la
guérison.

Qu’en ai-je tiré comme conclusion ?

Notre corps se répare instinctivement, notre esprit se purifie de lui-même, la


vie veut absolument et nous impose finalement, de retrouver notre équilibre.
Ce processus constamment à l'oeuvre en nous s'appelle l'homéostasie.

Cette conviction n’a cessé de se développer en moi depuis cet instant,


s’imposant de plus en plus clairement à mon esprit.

Toujours en phase active de recherche et d’introspection, j'ai alors continué à


lire énormément, à me cultiver dans les domaines du bien-être et de la sagesse,
car j’étais fortement désireux de comprendre ce qui s'était produit.

Grâce notamment à ces nombreuses lectures je sais maintenant de manière


incontestable, cela m’est apparu comme une évidence, que nous possédons
20

tous un espace intérieur ; c’est un état de conscience, à partir duquel peut


toujours s’amorcer un processus de guérison.

Je sais aussi, j’en ai depuis acquis la certitude, que c’est précisément ce sourire
et ce lâcher-prise qui sont à l’origine et ont activé ce processus de guérison,
déjà inscrit et programmé pour agir en chacun de nous.

Ainsi, quelle que soit votre situation, aussi misérable, aussi douloureux que
puisse être votre état, je vous assure que ce programme de guérison existant
déjà en chacun de nous, permet un véritable et durable retour à l'équilibre.

Il suffit juste de l'activer, et de savoir vous y connecter. Et même si cela peut


sembler incroyable, c'est précisément le simple fait de sourire qui m'a permis et
vous permettra n’en doutez pas, d’amorcer cette bénéfique connexion.

Aujourd'hui, à l'âge de 29 ans, soit trois ans après cet événement, je me sens
véritablement un autre homme, une personne totalement différente.

Mes circonstances de vie sont toujours les mêmes ; j'ai toujours la même
apparence (j'ai tout de même perdu 20 kilos ; ou plutôt je me suis allégé, libéré,
de ce poids, devenu inutile probablement).

Mais mon monde intime et intérieur est lui complètement rafraîchi, comme
régénéré en profondeur. Il m'arrive même fréquemment de sourire, lorsque je
repense à ces années complètement insensées, qui me paraissent presque
irréelles.

Je ne vais pas vous mentir, il m’arrive encore d’expérimenter parfois, des


remontées d’émotions encore négatives et déstabilisantes, à la différence près
que maintenant je ne porte plus de jugement, d’appréciation sur ces ressentis.
Je me cantonne à les constater, de les accepter, ce qui ne m'empêche pas ou
plus désormais, de savourer chaque journée de cette vie magnifique. Certes, il
subsiste bien en moi quelques cicatrices et blessures, des anciens
conditionnements réactivant parfois la peur ou d’autres émotions
déstabilisantes, mais ces traumatismes s’amenuisent avec le temps, et surtout
ils ne déséquilibrent plus l'ensemble.

Une certaine harmonie règne désormais, je me sens plus stable, plus fort, et un
processus de guérison est toujours à l'œuvre, j’en ai l’intime conviction, ce que
chaque jour nouveau me confirme.
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Une chose est sûre, c'est que nous pouvons, que vous pouvez à n'importe quel
moment activer en vous ce programme de guérison, cet espace intérieur, cet
état de conscience qui permet un retour à l'équilibre.

Durant ces trois dernières années, j'ai appris à le faire de manière consciente,
ou en « pleine conscience », si vous préférez. J'ai appris à sourire consciemment
et profondément pour me connecter à mon espace intérieur, cet endroit intime
et personnel contenant le lâcher-prise, l'acceptation, la paix ou encore la joie,
qui autrefois m'ont libéré.

A chaque fois que nous nous connectons à notre espace intérieur, nous
enclenchons le même programme de guérison. Cet espace veut vraiment
prendre soin de nous, et c’est même là je pense, la raison principale de son
existence. Cet espace intérieur peut guérir notre mal-être, quelle que soit son
intensité.

D’essence divine peut-être, et en tout cas inexplicable de manière rationnelle,


ce programme peut nous reposer quand nous sommes fatigués, il peut nous
détendre quand nous sommes stressés, il peut nous rendre heureux quand
nous sommes dépressifs, ou encore nous redonner la joie de vivre alors que
nous n'en avons plus le goût, ni la moindre envie.

J'en ai personnellement fait l'expérience, je peux témoigner de son efficacité. Et


c'est ce phénomène, extraordinaire quelque part, que je partage avec vous à
travers ce livre.

Ainsi se termine une histoire comme une autre.

Histoire banale pour certains, insensée pour d’autres. Mais qu’importe, puisque
l’essentiel est ailleurs. C'est cette révélation de l'espace intérieur que veut
pointer ce récit, la narration succincte de ma propre vie, d’une expérience que
j’ai personnellement et véritablement vécue, dans mon cœur et dans ma chair.

Il existe une infinité d'histoires différentes, qui toutes au fond veulent


simplement révéler en nous ce même espace intérieur.

Il existe aussi des milliards de doigts qui peuvent pointer la Lune, mais les doigts
importent peu, car c'est la Lune qu'il nous faut regarder.
22

Je vais maintenant vous détailler comment le sourire (mais pas n'importe


lequel !), vous connecte naturellement à cet espace de bonheur en soi.

En effet, quand nous sourions, dès lors que notre cerveau donne injonction de
sourire à nos quelques 250 muscles faciaux, nous mettons en jeu un
fonctionnement hormonal et psychique en rapport et nous activons en nous un
sentiment instinctif, inné, qui exprime la joie, la félicité.

Et il faut en avoir conscience, ce sentiment ne dépend absolument pas de


l'extérieur, il provient toujours de nous, de notre libre arbitre, de notre volonté.
23

CHAPITRE 2

CHEMINER VERS LA JOIE

« Il suffit d'un sourire pour que l'âme entre dans le palais des rêves. »
Victor Hugo (Citation de Les Misérables)

Dans ce livre, je ne traiterai que du sourire authentique qui vous connecte à la


joie, et au bonheur intérieur. Je ne traiterai pas des autres sourires,
généralement superficiels et qui peuvent avoir beaucoup d'autres significations.
Vous le savez instantanément quand un sourire vient du cœur, vous le ressentez
directement en vous.

Aussi loin que remonte l'humanité, le sourire a toujours existé et a toujours eu


à peu près le même sens. Universelle, sa signification est une expression de joie
et de bien-être : une fenêtre ouverte sur le cœur ou l’âme de la personne qui
sourit, une expression volontaire de ses bonnes intentions à l’égard des autres.
Vous le savez, pour l'avoir expérimenté : quand vous vous sentez vraiment bien,
détendu et heureux, vous arborez un léger sourire ; un sourire sincère, qui est
en connexion directe avec un espace intérieur de paix, votre espace intérieur.

Le sourire est un fidèle miroir de notre état intérieur et profond. J’ajouterai qu’il
est une précieuse passerelle vers les autres, vers le monde qui nous entoure,
animaux compris ainsi que tous les autres êtres vivants. Je le vois comme une
porte ouverte et orientée vers ce qu'on pourrait appeler l’Amour universel, ce
chemin lumineux que devrait emprunter l’humanité entière au lieu de gaspiller
son énergie à se quereller en permanence. Et à quelle fin ? Dans le seul but
d’imposer sa vision des choses ou de prendre un jour, ravir, piller, voler, détruire
ce qu’elle ne peut de toute façon posséder qu’un temps et n’emportera jamais
avec elle, le jour de son grand départ vers un au-delà que chacun imagine selon
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ses convictions et croyances.

Le sourire, cette expression faciale, ce langage corporel chargé de lumière et de


bienveillance, est également un langage commun à tous les êtres humains qui
rayonnent. Où que vous soyez dans le monde en effet, quelles que soient votre
langue, votre religion ou votre culture, un sourire en dit toujours très long. Pas
besoin d’échanger la moindre parole, par un simple sourire tout est dit, et vous
ressentez instinctivement ce qui doit être compris ; vous savez déjà, en vous.
Quand vous voyez une personne sourire, vous savez intuitivement quel est son
état intérieur, quelles sont ses dispositions. Vous pouvez ressentir cela, sans
qu'il soit nécessaire de parler. Vous êtes connectés à cette personne de manière
invisible.

D’un autre côté, avez-vous déjà vu une personne dépressive afficher ce genre
de sourire ? Pensez-vous qu'une personne qui serait aux prises avec des
émotions négatives ou avec une attaque de panique, ait la moindre envie de
sourire ?
Je vous garantis que non : dans ce cas nous le savons tous, le résultat est plutôt
un visage crispé, un corps complètement contracté et une expression presque
hostile, en quelque sorte sur la défensive, ou prêt à l’agression.

En effet selon la variété des situations, la Nature a prévu plusieurs types de


protection pour les êtres qui la composent. Devant un danger, l'individu choisira
soit le combat, la fuite ou la contraction et dans ces trois cas, aucun sourire
rayonnant de joie ne sera présent.

En revanche quand nous sommes heureux, nos yeux brillent, nous sourions, et
nous sommes connectés à notre espace intérieur de guérison. Nous nous
sentons connectés aussi à l'espace intérieur des autres. Inversement, quand
nous sommes en déséquilibre (pensées négatives, émotions perturbantes,
tensions), nous nous crispons et notre visage exprime quelque chose de terne
voire de triste. A ce moment, la connexion à notre espace intérieur de joie et
celui des autres est interrompue. C'est la douloureuse sensation de séparation,
d'être isolé, seul, coupé du monde.

Mais ce qui est tout simplement magique, c'est que ce processus fonctionne à
double sens ! Si vous souriez consciemment, vous pouvez de manière délibérée
vous connecter ou vous reconnecter à votre espace intérieur, même si au
même instant vous êtes confrontés à une situation déstabilisante ou en
déséquilibre (pensées, émotions, etc.).
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Comme je vous l'ai expliqué plus haut et comme on l'a vu dans mon expérience
personnelle, cet espace intérieur prend véritablement soin de vous. Ainsi, si
vous souriez consciemment, vous activez en permanence cet espace, qui est
votre programme de guérison naturel.

Par conséquent, que vous soyez en lutte contre une peur, une dépression, une
colère, une pensée répétitive, etc., il vous suffit simplement de sourire pour
activer en vous cet espace de lâcher-prise, de joie et de bonheur intérieur.

Simple, me direz-vous, mais pas si facile !

Effectivement, quand tout va bien il est facile de sourire, de ressentir la joie et


le bonheur, lesquels sont directement liés à notre état de bien-être. Dès lors
que votre vie est en harmonie, c’est de manière toute naturelle que vous vous
connectez à cet espace intérieur. Il suffit par exemple d’observer les enfants,
réputés innocents jusqu’à un certain âge : ils sourient constamment. Cependant
nous le savons tous et le quotidien se charge de nous le rappeler rapidement, la
vie n'est pas un long fleuve tranquille ; elle n’est pas toujours aussi
harmonieuse qu’on le souhaiterait, le déséquilibre s'y installe parfois,
rapidement et de façon inattendue. Or c'est justement ici, que nous pouvons
agir, faire quelque chose de décisif.

Comme je l’ai déjà expliqué plus haut il ne s'agit pas tant de faire, que de laisser
faire, tout simplement. Mais pour parvenir à ce lâcher prise et à activer le
processus de guérison, vous devez préalablement vous connecter à votre
espace intérieur. Et le meilleur outil que la vie nous ait offert pour cela, c’est
justement notre aptitude à sourire. Nous sommes tous dotés gracieusement
par la nature de cet outil simple, rapide et immensément puissant.

Ainsi vous l'aurez compris, tout l'enjeu est de continuer à sourire malgré le
déséquilibre que vous ressentez, aussi intense soit-il. Tout ce que la vie attend
de vous est que vous activiez la connexion, par votre sourire. Une fois cette
connexion activée, notre espace intérieur se charge entièrement du processus
de guérison, le rétablissement vers la normale est engagé de manière
entièrement naturelle. Il n'y a rien à faire, j’insiste sur ce point : il y a juste à
laisser faire.

C'est finalement très simple : vous souriez, vous vous connectez à votre espace
intérieur, et vous guérissez. Pourquoi ? Parce que cet espace intérieur est
26

constitué uniquement de joie, de lâcher-prise, de bonheur, de paix,


d'acceptation, de pardon ou encore de lumière (rien de farfelu dans ce mot, on
dit bien de certaines personnes qu'elles sont lumineuses). Ainsi la dépression,
la peur, la colère, la noirceur, ou même le pire état possible, ne peuvent
perdurer.

Cela me parait évident aujourd'hui, mais il y a quelques années, j'aurais été


furieux en lisant cela ; car la souffrance est telle qu’on en arrive à douter...

Cependant, si ce que j’évoque ici vous parle, je vous propose de passer au


chapitre suivant où j'aimerais vous donner quelques précisions concernant ce
sourire, et vous indiquer comment il est possible de bien ressentir cet espace
intime, votre espace intérieur.
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CHAPITRE 3

AU COEUR DE SON ESPACE INTERIEUR

« Un sourire guérit d'un coup d'œil blessant. »


William Shakespeare (Les Sonnets, LXXVIII, 1609)

Certes, le sourire peut énormément varier selon le contexte, mais la chose la


plus importante est de ressentir vraiment, votre sourire intérieur. En
profondeur, avec sincérité, et en toute simplicité !

Rien ne vaut l'expérience ! Alors faisons maintenant l'exercice suivant :

Asseyez-vous, confortablement ; fermez tranquillement les yeux puis


commencez à sourire ; donnez à votre esprit, à votre cerveau, l’impulsion et
l’ordre de sourire. Vous pouvez y aller franchement, avec un sourire où vos
dents seront visibles, le sourire « tranche papaye » comme on l'appelle chez
moi. Vous pouvez aussi choisir, tout simplement, de commencer par un très
léger sourire. Beaucoup de gens ne peuvent esquisser le moindre mouvement
au niveau de la bouche tellement leur mâchoire est contractée par la tension
physique et psychique. Aucun problème, fais comme si : pour le moment,
mettez-y juste l'intention.

Maintenant, et c'est à ce moment précis que tout se joue, tous vos sens en
éveil, vous devez ressentir, vivre intensément, la sensation de bien-être que
vous apporte ce simple fait de sourire.

Vous pouvez par exemple, ressentir et imaginer qu’à ce moment et en ce lieu


précis, vous êtes la plus heureuse des personnes.
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Attention : il s'agit non pas de visualiser une situation joyeuse dans votre esprit
de manière uniquement intellectuelle ; il vous faut la ressentir au fond de vous,
dans votre cœur et aussi dans votre corps physique, dans votre chair.

Vous ne devez pas seulement réfléchir ou penser à cette sensation de manière


mentale, vous devez vraiment la percevoir, la ressentir de façon sensorielle,
comme si vous pouviez sentir en vous les vibrations de ce sourire.

C’est là une chose très simple bien que certaines personnes puissent avoir du
mal à la réaliser, surtout si elles souffrent intensément et depuis un moment.
En effet, dans une telle hypothèse nous n'avons plus l'habitude d’écouter, de
rechercher, de trouver et de ressentir cet espace intérieur de joie et de paix à
l'intérieur de nous. Et pourtant, le simple fait de sourire nous y connecte
directement.

Le sourire est un outil permettant d’effectuer la connexion, une mise en


relation immédiate avec notre espace intérieur, notre espace de bien-être, ce
que d'autres pourraient appeler votre âme, votre esprit supérieur ou encore
Dieu. Qu'importe le mot que vous utilisez, le plus important de puiser là, à la
source, tout l'Amour, la joie, et le bonheur dont vous avez besoin. Profitez-en,
c'est gratuit et illimité.

Au début, pour ce qui me concerne j'allais même jusqu’à exagérer, forcer mon
sourire de manière délibérée ; car cela me permettait d'intensifier, de mieux
mesurer et apprécier mon ressenti intérieur.

Puis avec le temps et l'entraînement, mon sourire s’est transformé ; il a évolué,


et n'est plus maintenant qu'un très léger sourire. En effet, pour sourire il faut
créer une tension musculaire, au niveau des joues ; par conséquent nous ne
pouvons pas rester à sourire durant toute une journée, faute de quoi nous
risquerions des crampes.

Relâchez donc petit à petit cette tension de vos joues, de votre mâchoire, pour
ne plus solliciter quasiment, que le minimum de vos muscles faciaux. Alors vous
constaterez que l’on arrive finalement à un sourire subtil, doux et léger ; sans
effort, sans tension, un sourire complètement détendu, quasi imperceptible et
pourtant si présent et intense ! Et ce sourire-là est particulièrement lumineux, il
rayonne par sa franchise, sa profondeur. Il émeut par sa simplicité. Vous
devenez tout simplement une personne lumineuse, et les gens le remarqueront
29

très vite ! Faites en l'expérience dès à présent !

Avec le temps, ce léger sourire extérieur fait place peu à peu au sourire
intérieur. Pour comprendre le sourire intérieur, vous devez impérativement
l'expérimenter par vous-même. Une fois que vous l’aurez identifié, parce que
vous le ressentirez soyez-en certain, vous saurez avec certitude que c'est bien
de cela qu’il s’agit.

Le sourire intérieur, c’est cette perception aigüe et intime de votre espace


intérieur qui révèle de la joie, du lâcher-prise, du bonheur. C'est ce que vous
ressentez quand vous êtes heureux, quand vous souriez naturellement.

Ressentir ce sourire intérieur, accéder à cet espace en vous, est primordial.


C'est la clé de votre guérison, quel que soit votre symptôme/déséquilibre. C'est
dans cet espace, et nulle part ailleurs, que s'active alors le programme de
guérison, le retour à l'équilibre physique et psychique.

Plus le temps passera, plus vous pourrez maintenir ce sourire (extérieur et


intérieur), tout en gardant les yeux ouverts et même si vous êtes en pleine
activité.

En effet, quand vous êtes allongés chez vous dans votre lit, il est assez facile de
sourire, et de ressentir cet espace de bonheur intérieur ; mais quand vous êtes
en pleine discussion, dans les bouchons, dans les transports en commun ou en
séance de travail avec d'autres personnes, cela s'avère plus délicat.

De même, si une émotion de peur, de colère ou autres turbulences pointent le


bout de leur nez, il vous faudra toute votre présence alors, pour garder votre
décontraction et afficher ce sourire malgré la situation.

Mais serez-vous à même, en pleine attaque de panique, de maintenir la


connexion, de garder cette liaison indispensable avec votre espace intérieur ?

En plein accès de colère, serez-vous capable de vous rappeler la nécessité de


sourire ?

En période d'anxiété, avec le flot de pensées négatives que cela induit, serez-
vous toujours réceptif et en mesure de maintenir actif votre programme de
guérison ?
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Voici donc maintenant, la solution. Je vous livre ici le secret pour vous guérir de
tout déséquilibre : il faut maintenir en éveil votre programme de guérison.

Si vous voulez guérir de la peur, alors-même qu'une peur vous tenaille vous
devez garder la connexion à votre espace intérieur.

Si vous voulez guérir de la colère, vous devez de même, sourire pendant votre
colère (et si possible avant).

Si vous voulez guérir de vos pensées négatives vous devez leurs sourire
intérieurement, pour que votre programme de guérison qui se trouve dans cet
espace intérieur de joie, de lâcher prise, d'acceptation, de bonheur, puisse agir
et prendre soin de vous en rétablissant l'équilibre.

Certains penseront que c'est impossible :


Comment se diront-ils, pourrais-je sourire alors même que je serais en pleine
crise de panique ?
Comment puis-je sourire quand je me mets en colère ?
Comment puis-je sourire, alors que je me sens si mal ?

Eh bien oui, c'est possible. Vous l'avez vu dans mon histoire par exemple, et
vous pouvez l’observer tous les jours autour de vous. Combien de fois entend-
on les gens dire : « Souris, et tout ira bien », « Garde le sourire, la vie n'est pas
si affreuse », etc. Et en effet, quand vous souriez et activez cet espace intime
qui est en vous, il est vrai que la vie, votre vie, commence à se transformer et à
se guérir d'elle-même.

Je l'ai déjà expliqué plus haut, mais le formuler encore une fois ne sera pas
inutile : Quand vous souriez, simultanément vous activez un espace de bien-
être, vous vous connectez à quelque chose de plus grand que vous, peu
importe le mot que vous choisissez ici. Si vous souriez pendant vos pensées et
émotions négatives, ou plutôt dirais-je, si vous leur souriez, vous les
désamorcez immédiatement par un certain processus de désidentification.
Vous ne laissez plus prendre par la négativité, la peur.
En fait, ce n'est pas vous qui les désarmorçez, mais cet espace intérieur qui est
en vous. Vous ne faites rien, vous n’avez rien à faire si ce n'est garder la porte
ouverte et la connexion établie, pour que la guérison, la dissolution opère. Ce
n’est pas plus compliqué, je vous assure ; essayez par vous-même, et vous
verrez.
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N'oubliez pas qu'au niveau cellulaire, le sourire agit directement sur la


libération de certaines hormones et enzymes du bonheur (dopamine,
sérotonine, et j'en passe). Biologiquement, le sourire contamine tout votre
corps en l'inondant d'une agréable sensation de détente, de bien-être.

La pratique consiste donc simplement à veiller à ce que la porte demeure


constamment ouverte. Entraînez-vous à sourire intérieurement (grâce au léger
sourire extérieur) pendant toute la journée, et à n’importe quel moment.
Entraînez-vous surtout quand tout va bien, qu'aucune pensée ou émotion
négative ne pointe son nez.
Au réveil, souriez et activez au plus vite votre programme de guérison,
connectez vous aussi vite que possible à plus grand que vous. Prenez vos repas
en ressentant profondément, cet espace intérieur de joie. Soyez pleinement
heureux de prendre votre douche du matin et/ou du soir. Ressentez la joie en
souriant sincèrement à vos amis, quand vous leur dites bonjour. Partagez votre
sourire avec vos proches, car en leur souriant vous activez indirectement leur
propre programme de guérison, j'en reparlerai plus tard.
Durant la journée, prenez régulièrement des pauses de quelques minutes pour
sourire et vous détendre. Faites-le aussi souvent que possible.
Le soir avant de vous endormir, ressentez la joie, le lâcher-prise, l'acceptation,
le bonheur, que vous procure ce sourire extérieur et intérieur.
Et dans la mesure du possible partagez aussi votre sourire, vos dispositions
intérieures favorables, avec les inconnus que vous croiserez. Car c’est là un
entraînement complémentaire, qui viendra renforcer votre aptitude à
déclencher cette indispensable connexion avec votre espace intérieur.

Gardez la porte de votre espace intérieur ouverte aussi souvent, aussi


longtemps que vous le pouvez, car comme nous allons le constater dans le
prochain chapitre, c’est là une chose qu’il n’est pas si aisé de réaliser.

Vous remarquerez qu'il est impossible ou très difficile, pour la plupart d'entre
nous, de rester en permanence dans cet état de bienveillance. Combien de
milliers de fois me suis-je moi-même surpris avec un visage crispé/tendu, sans
sourire, alors que j'étais dans le métro par exemple ou en train de prendre mon
repas sans en apprécier la saveur.

Regardez autour de vous dans le train, le bus, les restaurants, observez le visage
et l’expression des gens, vous saurez instantanément qui garde la connexion
intérieure, et qui l’a perdue.
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Par exemple, en lisant ces lignes, avez-vous ce léger sourire heureux qui ouvre
la porte du guérisseur intérieur ? Pourquoi ne pas l'installer dès maintenant, et
vous détendre en continuant avec le prochain chapitre ?

J'aimerai terminer ce chapitre par une belle histoire racontée par le célèbre
moine bouddhiste : Thich Nhat Hanh.

"Un jour, le Bouddha montra une fleur à une assemblée de mille deux cent
cinquante moines et moniales. L’assemblée était parfaitement silencieuse. Tout
le monde semblait réfléchir intensément, tentant de comprendre la
signification de ce geste du Bouddha. Puis, soudain, le Bouddha se mit à
sourire. Il sourit parce que quelqu’un dans le public s’était justement mis à lui
sourire, à lui ainsi qu’à la fleur. C’était un moine du nom de Mahakashyapa. Il
était le seul à sourire. Le bouddha lui rendit son sourire et dit : « Ce trésor de
perspicacité, je l’ai transmis à Mahakashyapa ".
33

CHAPITRE 4

LE VOLEUR DE SOURIRE

« Souris cinq fois par jour à qui tu ne veux surtout pas sourire : fais-le pour la
paix. » Mère Teresa

C’est tellement simple, croyez-moi : il suffit de sourire, de laisser faire votre


espace intérieur, et le tour est joué, on est guéri, en paix, ou on est à tout le
moins, sur le chemin du bonheur ! Oui, c'est aussi simple que ça !

Mais alors, pourquoi me direz-vous, ne peut-on tout simplement le faire


continuellement ? Pourquoi cessons-nous de sourire ?
Pourquoi perd-on constamment la connexion à notre espace intérieur ?
Pourquoi fermons-nous la porte à cet état de conscience, pourtant si
bénéfique ?

Comme nous le verrons dans ce chapitre, il existe aussi en nous des


programmes, des blocages d'énergies qui interfèrent fortement avec notre
espace intérieur. Ces « agents perturbateurs » s’emparent de nos sourires
innocents, bloquant littéralement de ce fait, la porte d'accès à notre espace de
paix intérieur, à plus grand que nous.

Voyons maintenant qui ils sont et voyons surtout de quelle façon nous pouvons
nous prémunir contre ces programmes « déséquilibrés ».

Comme je viens de le dire, ce voleur de sourire que l’on peut aussi nommer le
principal fauteur de trouble, réside aussi en nous. Il s'agit simplement de notre
34

mental. Vous savez ? La voix, ce murmure qui n'arrête pas de parler dans la
tête. Outil psychique et cognitif qui nous permet de sentir, voir, réagir,
fonctionner dans le monde, c'est aussi un compagnon magnifique et
hautement intelligent. Oui, le mental peut être et est généralement, notre
meilleur ami. Mais ce même mental peut aussi parfois, s’avérer terrible et
devenir notre pire ennemi, comme nous avons pu le constater dans l'histoire
relaté au début de ce livre.

En effet, le mental est un formidable outil ; il génère nos pensées, et pour la


plupart d'entre nous il en suggère à longueur de temps, il nous en propose en
permanence.

Cette suggestion ininterrompue peut devenir dangereuse et invivable, surtout


s’il s’agit de pensées principalement négatives. Car la répétition de pensées
négatives distille et nourrit en nous une série d’émotions, tout aussi négatives.
A leur tour ces émotions négatives créent de nouvelles pensées négatives, etc.
Bienvenue dans le cercle vicieux, la spirale de l'anxiété, du stress, de la
dépression, de la mort psychique. Ce phénomène répétitif est courant dans
notre société, de plus en plus, mais il varie d'intensité selon les individus, les
lieux, la culture, l’époque et beaucoup d’autres paramètres.

Pourtant, le mental peut aussi être notre ami et instaurer en nous un cercle
vertueux de pensées positives ; mais ce phénomène est beaucoup plus rare. Et
même si c'est le cas, nous ne sommes pas pour autant à l'abri des pensées
négatives étant donné que nous vivons dans un monde imprévisible, souvent
perturbant sinon hostile.

Le problème en vérité, n'est pas le mental, ce programme qui génère les


pensées ou émotions négatives/positives. La véritable difficulté, c’est notre
identification au mental ; c’est elle qui est le véritable souci, la cause du
problème. En effet, comme je vous l'ai dit le mental est un outil de notre
cerveau, un programme neuropsychique permettant de vivre dans le monde,
en réaction à ce que nous en percevons. On en a besoin, et il est primordial.

Par contre, nous ne sommes pas obligés de toujours le croire et de le suivre


aveuglément, à chaque suggestion de notre pensée. C’est vous qui êtes et
devez rester le maître, le mental ne doit être que votre serviteur, votre outil.
Votre mental travaille pour vous, il est et doit être, uniquement à votre service.
Vous en êtes le propriétaire, vous devez à votre guise, pouvoir l'utiliser ou
l'arrêter.
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Hélas, qui a trouvé le bouton « OFF» du mental ? qui peut vraiment le maîtriser,
l'arrêter dès qu'il le voudrait ? Même les personnes ayant médité toute une vie
n'ont toujours pas trouvé ce bouton « arrêt ».

Le mental, notre mental peut devenir en une fraction de seconde, malgré un


entraînement assidu à la méditation, un impétueux torrent impossible à
contrôler.

Et même si nous en sommes le propriétaire et le maître, de fait c'est lui qui le


plus souvent prend le pouvoir, gardant l’ascendant sur nous et nos décisions.

Et dans ce cas nous devenons l'esclave du mental, son factotum, son souffre-
douleur. Nous le suivons où qu’il aille, nous acquiesçons à toutes ses
propositions, répondant trop souvent présent à la moindre de ses suggestions,
fut-elle la pire. Voilà ce qui crée le chaos, le déséquilibre dans votre vie. Notre
attention s'éparpille à la hauteur des suggestions du mental qui n'a, à vrai dire,
aucune limite.

Dès lors qu’elle ressent de l’anxiété ou une forte perturbation émotionnelle,


une personne devient soumise, elle demeure alors sous l’emprise d’un mental,
son mental, qui génère et distille en permanence des pensées/émotions de
peur donc de malaise. Si vous croyez et adhérez, si vous suivez toutes ces
pensées, vous entrez brusquement dans le cercle vicieux d’un mental
pessimiste, lequel entraîne rapidement votre chute en spirale jusqu'à la
dépression. La répétition de pensées de peur, de colère, de tristesse, provoque
de nombreuses émotions à l'intérieur de vous, et par nature ces émotions
deviennent à long terme toxiques pour celui ou celle qui les ressent.

Une personne colérique par exemple, est soumise à un mental qui produit
constamment des pensées de jalousie, de comparaison, d'envie, de haine, etc.
En vous identifiant à ce flot de pensées, vous êtes emportés par chaque
situation qui fait écho en vous, et résonne avec ces mêmes pensées de colère.

Un proverbe bien connu ne dit-il pas : « Une pensée répétitive crée une
habitude, une habitude répétée crée un caractère, un caractère répété crée
votre destinée ».

Cependant le mental n'est pas le véritable problème comme je l'ai dit ; c'est la
répétition incessante des pensées négatives ou néfastes, qui finit par créer le
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déséquilibre. C'est votre identification personnelle au mental, qui vous


déstabilise. Vous croyez chaque pensée qui traverse votre esprit, vous donnez
votre confiance à ce qui pourtant n’est et ne doit rester, qu’un outil de votre
cerveau, un instrument à votre service et non l’inverse. Vous donnez toute
votre attention, votre énergie, à de simples suggestions du mental, car oui, cela
ne reste en définitive que des suggestions aussi positives ou négatives soient-
elles.

Comment puis-je savoir et affirmer que le mental est un outil, et seulement un


outil ? Je le dis, parce que je l’ai constaté, et par ce que vous pouvez vous-
même l'observer :

J'ai passé les 26 premières années de mon existence en restant pétrifié,


complètement conditionné par des pensées et identifié à elles, à des émotions,
à un mental extrêmement agité. Jusqu'au jour béni, où j'ai commencé à les
observer, à leur sourire, à m'en désidentifier.

Car oui, en commençant à les observer, à leur sourire, un processus de


désidentification s'opère. Vous comprenez alors que vous êtes libre de choisir
quelle pensée nourrir ou quelle pensée laisser mourir, en n'y portant tout
simplement plus la moindre attention.

Venons-en maintenant au secret qui apaisera votre mental (voire l'arrêtera


momentanément), et vous redonnera le pouvoir. Il s'agit juste du fait de sourire
à vos pensées, à vos émotions, à votre mental.

Parfois, vous pouvez voir les pensées qui vous traversent. « Ah ? Tiens, juste à
l'instant, je pensais à ça… ». Si vous pouvez voir votre mental en action, vous
êtes alors l'observateur, et le mental est l'objet de votre observation. Le mental
est donc un outil psychique et vous en êtes la conscience, l'observateur, le
maître. Vous voyez votre mental en action, vous sentez vos émotions vous
traverser, vous êtes le témoin lucide de tout cela. Vous êtes plus grand que tout
cela.

En revanche quand vous êtes identifiés à votre mental, vous ne voyez plus vos
pensées et vos émotions. Vous les subissez. Elles tournent dans votre tête, mais
vous n’en êtes pas vraiment conscients. Ainsi vous en êtes l'esclave, et le
mental peut dans ce cas vous conduire, vous amener où il le souhaite, parfois
jusqu'à la mort pour certaines personnes.
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Au contraire dès que vous voyez clairement vos pensées, dès que vous êtes
conscient du mental et de son jeu dans votre esprit, vous redevenez le maître,
et lui le sujet.

Alors le mental perd son pouvoir d'illusion sur vous, car maintenant vous voyez
clairement son fonctionnement, sous le prisme de votre propre regard
intérieur, de votre présence.

Ainsi, vous ne pouvez pas sourire quand vous êtes identifiés au mental et à ses
pensées. Vous n'êtes ni conscients de votre sourire, ni connectés à votre espace
intérieur. Le mental dans ce cas, vous détourne, vous éloigne de votre sourire
heureux, de la source où l'Amour, la joie et la paix vous sont littéralement
transfusés.

Quand pour la première fois j'ai commencé à observer mes pensées, à être
témoin des pensées générées par le mental, ce fut pour moi un véritable choc.
Je fus fortement impressionné par la masse de pensées négatives qui
tournaient en boucle à l’intérieur de moi, et surtout par leur intensité. Et je
compris instantanément pourquoi j'en étais arrivé à cette situation désastreuse.
J'ai aussi réalisé qu'en les observant, en leur souriant, en n'y croyant plus, ces
pensées toxiques perdaient petit à petit de leur pouvoir, qu’elles avaient sur
moi une influence décroissante.

Et vous savez pourquoi ? En leur souriant, vous les observez tout en activant
dans le même temps, votre espace intérieur de guérison, votre connexion à
plus grand que vous (choisissez ici le mot que vous préférez).

Et c'est cet espace intérieur de guérison, qui en définitive s'occupe de guérir,


d'équilibrer toutes vos pensées, en somme de les dissoudre, du moins celle que
vous ne nourrissez plus. Un retour à la normale, à la paix, se met alors en place,
de manière progressive mais irréversible et hautement bénéfique.

Vous reprenez le pouvoir, vous redevenez conscient. En étant conscient, vous


pouvez ressentir tout ce qui se passe en vous, et surtout, vous pouvez percevoir
cet espace intérieur en vous, le ressentir. Et vous pouvez à volonté renouveler
cette prise de conscience, autant de fois qu'il vous plaira.

Ainsi la pratique est d'observer votre mental. On pourrait appeler cela de la


méditation sauf que vous pouvez le faire à longueur de journée, 24 sur 24.
Soyez conscient des pensées qui vous traversent, positives ou négatives, soyez
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le témoin des émotions qui vous déstabilisent, souriez leurs. Ce ne sont que des
suggestions du mental liées à un passé qui n'existe plus aujourd'hui, ici et
maintenant. Et surtout, souriez à tout ce processus, car en souriant avec
sincérité, vous activez le processus de retour à la normale.
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CONCLUSION
« Sourire trois fois tous les jours rend inutile tout médicament. » Proverbe
chinois

« Celui qui sourit au lieu de s'emporter est toujours le plus fort. » Proverbe
japonais

« Le sourire que tu envoies revient vers toi. » Proverbe indien

Beaucoup de gens le font naturellement sans y penser, surtout les enfants, ils
sourient constamment à la vie, ils sont vivants et rayonnant de joie, de bonheur
et d'énergie.

Beaucoup de gens aménagent volontairement dans leur journée, des moments


privilégiés où ils peuvent se connecter à ce que j'appelle votre espace intérieur.
Il s'agit peut-être de s'unir à Dieu, à la nature de Bouddha, à Allah, à l'Univers, à
votre Esprit supérieur, à votre Ange, qu'importe l'étiquette que vous y apposez.
L'essentiel est que cet espace devienne la Source d'où émanent la joie, la paix,
l'Amour que vous ressentez. C'est une expérience universelle quelque soit la
forme, la religion utilisée pour la réaliser. Vous pouvez donc aménager des
temps de prière, de méditation, de silence, de respiration, qu'importe, mais
n'oubliez pas de sourire profondément.

Beaucoup de gens ont aussi choisi d'en faire une expérience permanente. Elles
ont le sourire qu'importe la situation, le lieu, l'heure de la journée, les gens qui
les entourent. Elles ont choisi de rester connecté à plus grand qu'eux à chaque
instant. Plus l'expérience est permanente, plus ce sont ce qu'on appelle des
maîtres, des sages, ou encore des saints. Vous aussi, vous êtes en chemin vers
cet état, vous pouvez le choisir dès maintenant d'ailleurs.

Quoi qu'il en soit, entraînez-vous aussi souvent que possible à sourire, à aimer,
à ressentir les sensations dans votre corps, et l'état de conscience qu’induit le
simple fait de sourire. Ressentez votre espace intérieur aussi souvent que
possible, car c'est de cette connexion que viendra la guérison, la lumière,
l'Amour.
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Partagez autant que possible ce bonheur, qui ne vous coûte qu'un unique
sourire. Souriez à votre nourriture, souriez à vos proches, souriez à vos
pensées, souriez aux inconnus, en somme, souriez à la Nature, à l’Univers, à la
Vie.

Voila, ainsi s'achève ce livre. J'espère, vous avoir révélé ce rayon de lumière,
que dis-je, ce soleil qui sommeille en vous, et ne demande qu’à briller, à
resplendir de mille feux.

Maintenant vous, qui êtes profondément lumineux, c'est à votre tour de


rayonner, de transmettre, et d’offrir à autrui Le Bonheur en un Sourire.

Amicalement,

Loris Vitry
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MISE A JOUR
J'ai écrit ce livre il y a plusieurs années maintenant... Depuis, énormément de
choses ont changé. A sa relecture, j'ai presque l'impression de lire l'histoire d'un
étranger tellement la personne que je suis aujourd'hui a évolué.

Oui, la Vie est une perpétuelle évolution, et personne n'y échappe. Nous
devons affronter ses épreuves, ses souffrances, qui cachent souvent une grande
leçon spirituelle, pour peu que nous ayons les yeux pour la voir et l'esprit pour
la comprendre. Ce qui nous attend après la traversée de chaque « challenge » ?
La joie et le bonheur d'être plus léger et plus grand que tout cela. Voila la
promesse.

Quoi qu'il en soit, j'ai réalisé que cette « chute aux enfers » n'était PAS qu'une
histoire psychologique, mais qu'elle avait des dimensions très physiques et
énergétiques ! Pendant des années, j'ai cru que le problème se situait au niveau
de la tête, mal-être, dépression, anxiété, stress… Mais le problème était en
réalité purement physique et énergétique.

Premièrement, cela se situait précisément au niveau du ventre, des intestins.


Saviez-vous que plus de 80% des neuro-transmetteurs (c'est à dire les
hormones liés au bon fonctionnement du cerveau) sont produits dans les
intestins ? Par exemple, les intestins produisent plus de 50% de la dopamine,
l'hormone du bonheur ! Si nos intestins ne sont pas en bonne santé, c’est déjà
50 % de Bonheur en moins ! Surprenant n'est-ce pas ?

Et deuxièmement, cela venait d’une très mauvaise respiration, ou du moins


d’une hyperventilation chronique qui générait constamment du stress, de
l’anxiété et bien d’autres problèmes liés à un déséquilibre énergétique entre
l’oxygène et le CO2.

Cela signifie que tous les problèmes de dépression, de fatigue, d'insomnie,


d'anxiété, d'humeur noire, de stress, qui touchent de plus en plus de personnes
aujourd'hui seraient en fait directement liés aux intestins et à notre
respiration !
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J'ai donc réalisé que la guérison psychique et spirituelle ne pouvait pas avoir
lieu sans guérison physique, et vice versa.

Je compris enfin pourquoi les yogis insistaient tellement sur la préparation du


corps avant d’aborder le domaine de l’esprit. Un esprit ne peut être sain que
dans un corps sain !

Mais quelles étaient les causes de ces problèmes de digestion ?

Premièrement, les antibiotiques prescrits systématiquement en cas de petits


symptômes de grippe, rhume, etc. Enfants, vous prenez ce qu'on vous donne
sans savoir à quoi vous attendre plus tard. Il est prouvé aujourd'hui que les
antibiotiques détruisent littéralement votre flore intestinale.

Deuxièmement, tous les produits industriels chargés de produits chimiques, de


pesticides. Tous ces produits toxiques, appelés perturbateurs endocriniens,
viennent perturbés le bon fonctionnement de vos intestins. Nous sommes
littéralement bombardés de produits transformés, la nourriture naturelle sans
toxines se fait de plus en plus rare.

Troisièmement, le sucre, un véritable poison acidifiant pour vos intestins. Le


sucre sous toutes ces formes impacte aussi votre stabilité émotionnelle à cause
des perpétuelles fluctuations glycémiques (insuline) de votre sang.

Et enfin, plus insidieux, l'eau du robinet, chargé en produits chimiques tels que
le chlore, qui va complètement éliminer les précieuses bactéries situées dans
vos intestins (biote intestinal), celles qui justement permettent une bonne
digestion et assimilation, mais aussi la bonne production de sérotonine et de
dopamine. On retrouve même des traces de médicaments ou encore de fèces
dans l'eau de certaines villes. Et on en boit des litres chaque jour...

Avec le recul, j'ai presque envie de modifier le titre de mon livre « Le bonheur
avec des intestins qui sourient ». Je crois aujourd'hui fermement que plus de
90% des problèmes psychologiques peuvent être éliminés en régénérant
simplement vos intestins.

Mais la grande question est : Comment guérir ses intestins ?

Au fil de mes recherches et expérimentations, j’ai constaté que nos intestins


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sont surtout très impactés par le stress. J’ai eu beau testé une meilleure
alimentation, des lavements de l’intestin, les probiotics, les jeûnes, etc, j'ai
découvert au final que la respiration est l’unique solution pour guérir ses
intestins pour la simple et bonne raison que la respiration est l’unique outil
permettant de gérer son stress voir même pour l’éliminer complètement.

Ce n'est pas pour rien qu'on la retrouve dans absolument toutes les formations
et ateliers de gestion du stress, sans parler du yoga où elle en est la base même
et dans bien d’autres traditions martiales ou ésotériques.

En parlant de Yoga, j’en suis même devenu professeur. Depuis plusieurs années,
je concentre mon attention essentiellement sur la respiration, qui est selon moi
le secret de la guérison du corps et de l’esprit. Le souffle est le véhicule de la
Vie, le support de l’énergie vitale, aussi appelée Prana en Inde ou Qi en Asie.

J’ai découvert que la guérison de mes intestins ne pouvait avoir lieu que si
j’augmentais suffisamment mon niveau d’énergie vitale. Sans énergie, pas de
guérison, pas de joie, pas de bonheur, pas d’Amour.

Nous aurons beau boire des litres de jus de fruits frais et de légumes bio,
manger le plus sainement du monde, prendre autant de suppléments
alimentaires, si notre niveau d’énergie vitale et notre oxygénation cellulaire ne
sont pas suffisantes, nos intestins ne guériront jamais.

C’est d’ailleurs la respiration et surtout l’augmentation de mon énergie, au


coeur de mes cellules elles-même, qui m’ont permis de guérir complètement
mes intestins.

Autant le Sourire et le lâcher prise ont guéri l’aspect spirituel (esprit) de ma


dépression, autant la respiration m’a permis de guérir l’aspect physique
(intestin) de mon mal-être.

En réapprenant à bien respirer, j’ai tout simplement guéri mes intestins


irritables, ma digestion lente et difficile, mes ballonements et lourdeurs
d’estomac, ma fatigue inévitable après les repas, et bien d’autres problèmes
physiques et psychiques.

Vous vous en doutez bien, la respiration a des répercussions bien au-delà de


nos simples intestins. Pour moi, la respiration guérit votre Vie elle-même ! La
respiration est tout simplement puissante !
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Voilà, c’est la fin, il est tant de terminer ce livre.

Sourire, Aimer, Manger (sainement), Boire (de l’eau), Bien digérer, Dormir et
surtout BIEN RESPIRER... n’est ce pas là l’essentiel pour une vie heureuse...

J'espère que ce livre vous aidera dans votre voyage de régénération vers une
meilleure santé physique et psychique. Simple citoyen passionné que je suis,
j'espère avoir contribuer à ma hauteur, de par mon expérience, à un monde
meilleur, à un monde plus souriant et plus heureux.

Je vous souhaite une très bonne régénération,

Sincèrement,
Loris Vitry