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Université Pierre et Marie Curie 1M001

Formules de Taylor, Développements limités

Exercice 1. 1) Si f (x)=1 − x + x2 + x3 + o (x4 ) et g(x)=1 + 4x2 + o (x2 ), donner le DL2 (0)


x→0 x→0
de f + g et f.g.
1
2) Donner le DL3 (0) de la fonction 1−x−x2
.
sin(x)
Exercice 2. Donner un équivalent de x − 1 en 0.

Calculs de développements limités

Exercice 3. (a) Rappeler le DLn (0) des fonctions cos et sin.


(b) A l’aide de la formule sin(a + t) = sin(a) cos(t) + cos(a) sin(t), donner le DLn (a) de sin.

Exercice 4. (a)Remontrer que arctan0 (x) = 1


1+x2
.
1 1 1
(b) Donner le DLn (0) de 1−x , puis 1+x puis 1+x2
.
(c) En déduire le DLn (0) de arctan.

Exercice 5. Donner les développements limités en 0 à l’ordre indiqué des fonctions suivantes.

(a) cosh(x) à l’ordre 6.

(b) ln(1 + x2 ) à l’ordre 6.

(c) x2 sin x à l’ordre 8.

(d) sin x cos x à l’ordre 5.

(e) 1/(1 − x + x2 ) à l’ordre 4.

(f ) 1/ cos x à l’ordre 4.

(g) tan x à l’ordre 3.

(h) (ex − 1)/ ln(1 + x) à l’ordre 2.

(i) esin x à l’ordre 3.



(j) 1 + x sin x à l’ordre 3.

1
Exercice 6. Donner les développements limités des fonctions suivantes, au point et à l’ordre in-
diqués.

(a) x à l’ordre 3 en 1.

(b) ln x à l’ordre 3 en 2.

(c) ex à l’ordre 4 en 2.

Exercice 7. Donner les développements limités suivants :

(a) sin(x) à l’ordre 4 en π/4.

(b) cos(x) à l’ordre 4 en π/6.

(c) ln(2 + cos(x)) à l’ordre 3 en 0.


p √
(d) 1 + 1 + x à l’ordre 2 en 0.

π
Exercice 8. On veut obtenir un développement limité de la fonction tangente au point 4.

(a) Rappeler le domaine de définition et l’allure de la courbe représentative de la fonction tan.

(b) Donner le DL à l’ordre 2 en 0 de cos(x + π4 ), cos2 (x + π4 ) et cos−2 (x + π4 ).

(c) Calculer la dérivée de la fonction tan.

(d) En déduire le DL à l’ordre 2 en 0 de x 7→ tan(x + π/4).

(e) Proposer une autre méthode pour calculer ce DL.

Calculs de limites

Exercice 9. Calculer les limites des fonctions suivantes aux points indiqués.

(a) (1 + αx )x quand x → +∞, où α est un réel.


1 1
(b) − quand x → 0.
x2 sin2 x
2
(c) (cos(1/x))x quand x → +∞.
x2 − 1
(d) quand x → 1.
ex − e
x 1
(e) − quand x → 1.
x − 1 ln x

2
(f ) (e − (1 + 1/x)x )1/x quand x → +∞.

Exercice 10. On considère la fonction f définie par

cos x − 1 + x2 /2
f (x) = .
ln(1 + x4 )

(a) Donner son domaine de définition.

(b) Montrer que la fonction a une limite ` quand x tend vers 0. On prolonge donc f par continuité
en posant f (0) = `.

(c) Montrer que f est dérivable en 0 et calculer f 0 (0).

Exercice 11. On considère la fonction g, définie par


 √ 2
− x − 2 ln x − 1 si 0 < x < 1
g(x) = √ 2
x − 2 ln x − 1 si x ≥ 1.

Montrer que g est dérivable en 1.

Exercice 12. Soit f (x) = cos(x) + x3 sin x1 et x0 = 0. 1) Montrer que f admet un DL2 (0).


2) En déduire que f est prolongeante par continuité en 0 et que ce prolongement est dérivable.
3) Montrer que f n’est pas 2 fois dérivable.

Formules de Taylor

Exercice 13. Soit f la fonction définie sur R par:

f (x) = ex (sin(x) + cos(x)) − 1

1) Calculer f 0 , f 00 et f 000 .
2) En utilisant la formule de Taylor-Lagrange, montrer que pour tout x ∈ [− π6 , π6 ], on a

|f (x) − (2x + x2 )| ≤ |x3 |

3) Déterminer le plus grand intervalle I sur lequel f est croissante, déterminer J = f (I) et montrer
que f est une bijection de I sur J.
4) Soit f −1 : J → I l’application réciproque de f . Calculer (f −1 )0 (0).

Exercice 14. Soit f (x) = cos(x) + x3 sin x1 et x0 = 0. 1) Montrer que f admet un DL2 (0).


2) En déduire que f est prolongeable par continuité en 0 et que ce prolongement est dérivable.
3) Montrer que f n’est pas 2 fois dérivable.

3
Exercice 15. Soit f la fonction définie sur R par:

f (x) = ex (sin(x) + cos(x)) − 1

1) Calculer f 0 , f 00 et f 000 .
2) En utilisant la formule de Taylor-Lagrange, montrer que pour tout x ∈ [− π6 , π6 ], on a

|f (x) − (2x + x2 )| ≤ |x3 |

3) Déterminer le plus grand intervalle I sur lequel f est croissante, déterminer J = f (I) et montrer
que f est une bijection de I sur J.
4) Soit f −1 : J → I l’application réciproque de f . Calculer (f −1 )0 (0).
Exercice 16. * 1) a. Soit f : [0, x] → R de classe C ∞ . Soit Mn := supy∈[0,x] |f (n) (y)|. On suppose
n
que limn→+∞ Mn!
nx
= 0. Soit Tn (x) le polynôme de Taylor de f en 0, défini par
n
X f (k) (0)
Tn (x) = xk .
k!
k=0

En utilisant la formule de Taylor-Lagrange, montrer que limn→+∞ Tn (x) = f (x). (On dit alors que
f est développable en série entière autour de 0. Ce n’est (vraiment) pas au programme...).
1
b. L’appliquer aux fonctions exp(x), cos(x), sin(x), 1+x .
1
2) Soit f (x) = e− x définie sur R∗+ . On va montrer que le résultat n’est pas vrai pour f , même si
n
f est bien C ∞ (mais f ne vérifie plus limn→+∞ Mn! nx
= 0).
a. Montrer que f est prolongeable par continuité en 0.
b. Montrer (n)
1
 −1/xpar récurrence que pour tout n, il existe un polynôme Pn (y) de degré n tel que f (x) =
Pn x e .
c. En déduire que limx→0+ f (n) (x) = 0.
d. En déduire que f (n) (0) = 0 pour tout n (utiliser la règle de l’Hospital).
e. En déduire que pour tout x > 0, on a limn→+∞ Tn (x) 6= f (x).

Limites et position par rapport à la tangente

Exercice 17. On pose pour x ∈] − π, π[


 
1 sin(x)
f (x) = ln .
x x
f admet-elle un prolongement par continuité en 0 ? Si oui, ce prolongement est-il dérivable en 0 ?
Préciser alors la position de la courbe par rapport à sa tangente en 0.

Exercice 18. On définit


1 3
f (x) = √ + cos x.
1+x 4

4
(a) Donner le développement limité de f à l’ordre 3 au voisinage de 0.

(b) En déduire l’équation de la tangente à f en 0.

(c) Préciser la position au voisinage de 0 de cette tangente par rapport au graphe de f .

Exercice 19. On définit f : R → R par



 x3
f (x) = + x2 + 2x si x < 0
3
 2 exp(x3 + x) − 2 si x ≥ 0.

(a) Montrer que f est continue sur R.

(b) Montrer que f est dérivable sur R.

(c) Donner un DL de f à l’ordre 2 à droite en 0.

(d) Donner un DL de f à l’ordre 2 à gauche en 0.

(e) En déduire que f a un DL à l’ordre 2 en 0.

(f ) Préciser la position au voisinage de 0 du graphe de f par rapport à sa tangente en 0.


Exercice 20. Étudier la fonction définie par f (x) = x2 + x + 1. On s’intéressera en particulier
aux éventuelles asymptotes, et à la position de la courbe par rapport à celles-ci.