Vous êtes sur la page 1sur 46

Royaume du Maroc

Ministère de l’agriculture et de la pêche maritime

Direction régionale de rabat – Salé – Kenitra

Institut des techniciens spécialisés en agriculture de Témara

Réalisé par : BELGHITI LOUBNA période de stage : du 4/10/2017 au 15 /11 /2017

Encadré par :ABDALLALI année scolaire :2016/2017

Lieu de stage :Domaine FADILI

Option : Horticulture

Niveau :2eme année technicien

Au terme de ce travail, nous tenons à exprimer


nos profonds remerciements à nos professeurs pour le grand
honneur qu’ils nous ont fait en acceptant de diriger ce modeste
travail, ainsi que pour les précieuses recommandations qu’ils
nous ont accordés.
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Nous remercions également tous le corps enseignement de


l’Institut des Techniciens Spécialisés en Agriculture
d’Errachidia pour leurs conseils constructifs qu’ils n’ont
cessés de nous prodiguer.
Nous remercions également :
Le gérant du domaine ZNIBER : Mr AMRAOUI Brahim qui
nous accueilli avec bras ouvert.
Mr Faysal OUCHKATTE pour leur collaborations et leur esprits de
nos partager les informations.
Notre gratitude est exprimée également au personnel de la
ferme, à nos collègues étudiants et à toute personne ayant
contribué, de près ou de loin, à la réalisation de ce rapport.

INTRODUCTION :

Le stage en exploitation, organisé chaque année au


profit des étudiants de la première année des techniciens
spécialisés permet à ces étudiants d’une part de découvrir la
relation existant entre la théorie et la pratique et d’autre part

1
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

d’améliorer un savoir faire dans le domaine agricole afin de


développer en eux un esprit critique et d’être capable de faire à
tout les problèmes liées à ce domaine.
Notre stage s’est déroule dans le périmètre de Massa dans la
région de Khmiss Ait Amira, (Agadir), depuis le 02/01/2016
jusqu’au 29/02/2016 et Nous avons choisi d’effectuer notre
stage dans les domaines Brahim ZNIBER en culture de
framboisier.

2
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Chapitre I : Présentation générale de l'exploitation


I. Introduction:
Les domaines ZNIBER Agadir, gérés par Mr. Brahim AMRAOUI, font partie du GROUPE BRAHIM
ZNIBER Meknès. L’exploitation occupe une superficie de 90 ha, répartis sur quatre domaines. Notre
stage s’est déroulé à dans le Domaine 3 en culture de framboisier.

II. Historique de l’exploitation :


 1986-1987 : création de l’exploitation, creusement de puits, et construction de la station de tête.
 1987-1988 : construction de l’administration et des logements.
 1988-1989 : Plantation du bananier.
 1995 : Arrachage du bananier.
 1996-2005 : Plantation du haricot, courgette, fève, melon, poivron, et la tomate.
 mai 2005 : Acquisition de la certification Europe Gap.
 2006-2007 : commercialisation de la production sous le nom de rosa fleur.
 2008 : plantation du pêcher dans le domaine D2.
 2009 : plantation du framboisier.
 Juin 2010 Acquisition de la certification BRC.
 2011-2012 :
 Location du domaine 1 à l’ATLAS-BERRY pour la production du
framboisier.
 Plantation du fraisier (serre de 1.5ha dans le domaine 1 + deux
tunnels de 0.3ha) le 10-10-2011
 Acquisition
 2012-2013 : plantation de la certification
du framboisier TESCO1 et
au domaine G.GAP 4
et domaine
 2013-2014 : création du domaine 3

III. Présentation de l’exploitation:


a) Localisation de la ferme :
Les domaines Zniber Agadir se trouvent sur le
territoire de la province de « Chtouka Ait
Baha », cercle de « Biougra » à 5km de Khmiss
Ait Amira. Au nord ils sont limités par
l’exploitation « MARAISSA 10 », au sud par les
domaines «  KABBAJ », à l’est par les domaines
« NOUR » et à l’ouest par l’exploitation
« SYNGENTA » et le domaine 3 se trouve prés
de douar toussouss a had belfaa

Figure 1: Situation géographique du DOMAINE ZNIBER


3
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

b) Situation climatique :
Le climat de la zone de Khmiss ait Amira où s’est déroule notre stage, est de type semi-aride,
caractérisé par des étés chauds et des hivers doux (influence océanique). Les températures moyennes
oscillent entre 11,5 et 25°c.
Les précipitations annuelles sont caractérisées par la faiblesse et l’inégale répartition (170mm en
moyenne).
L’hygrométrie varie entre 15% pendant les jours les plus secs « Chergui » et 86% dans les jours les plus
humides. En générale il y une variation importante d’humidité entre le jour et la nuit.
La vitesse moyenne du vent varie de 4 à 6m/s. la durée d’insolation la plus longue est inscrite dans la
période chaude de l’année entre Avril et Octobre et elle peut arriver à 8h/jour avec un rayonnement
global solaire moyen de 1500 joules/cm² 

c) Situation édaphique :
Le tableau 1 présente les caractéristiques du sol dans l’exploitation :

Texture
Sites Ph MO Calcaire % P K
Sable Limon Argile % Ppm Ppm
Domaine 1 92 ,7 3,56 3,74 8,0 0,7 5,92 58,57 150,76
9
Domaine 4 95,76 1,55 2,7 8,2 0,95 5,83 52,81 167,33
1
Domaine3 93.7 2.5 2.1 8.3 0.88 5.89 56.77 159.98
2

Tableau 1: les analyses du sol de l'exploitation


D’après les analyses du sol, on peut déduire que le sol de l’exploitation présente une texture
à dominance sablonneuse. Le pH révèle que le sol est alcalin, avec une faible proportion de matière
organique, mettant en évidence une faible capacité de rétention en eau.
d) Ressources en eau :
L’exploitation est alimentée par le barrage YOUSSEF IBN TACHAFINE, et elle dispose de deux puits,
l’un de 120m de profondeur D4 et l’autre de 90m. L’exploitation dispose de deux bassins de stockage
de l’eau provenant du barrage et des puits de l’exploitation, la capacité de celle de domaine 4 est de
1680m³.

4
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

e) Répartition des cultures et assolement :


La superficie totale des domaines Zniber Agadir est de 90 ha. Elle est repartie sur quatre domaines de
la façon suivante :

Domaine Superficie Superficie Superficie occupée par les serres


totale irriguée
D1 35 ha 28 ha Tout les serre du domaine 1 occupe une superficie de 1 ha
D2 19 ha 18 ha 18 ha de Pêcher (pas de serres)
D3 16 ha 14 ha 9 serre de 1 ha du framboisier variétés cardinale
1 serre de 1 ha du framboisier variétés sevillana
2serre et demi du fraisier de 1 ha pour chacune
D4 20 ha 13.5 ha  Toutes les serres de 1 ha du framboisier

Tableau 2  : la répartition des domaines Zniber Agadir

5
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

f) Le plan parcellaire 

Figure 2: le plan parcellaire du domaine 1

6
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

g) Bâtiments et équipements :

Bâtiments:
Les domaines Zniber Agadir comportent plusieurs bâtiments et locaux qui sont présentés dans le
tableau n°3 :

Domaine Bâtiments et équipements


D1 Station de conditionnement
Administration
Logement des ouvriers
Logement des ouvrières
Magasin des engrais
Magasin des pesticides
Magasin des pièces de rechange
Atelier
Logement personnel
Station d’irrigation
station de traitement
bassin
D2 Station d’irrigation
station de traitement
bassin
D3 Logement des ouvriers
Bassin
D4 Station d’irrigation
station de traitement
bassin
Logement des ouvriers
Tableau 3: Bâtiments et équipements

Matériel agricole:
Le domaine Zniber utilise plusieurs matériaux agricoles nécessaires à la conduite de la culture (voir
l’étude économique).

Les abris-serres:
Les abris installés sont des serres canariennes à armature en métal, d’une hauteur de 5m ; le matériel
de couverture est le polyéthylène transparent, il est anti-ultra violet, les côtés externes de ces abris
sont équipés de filet anti-insectes à une hauteur de 1.5 m pour créer de l’aération.

N.B : entre une serre et serre n’est pas entouré de filet

7
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Photo 1: filet anti-insectes


Photo 2 : serres à armatures en métal

8
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

h) L’organigramme de la ferme :

Figure 3: Organigramme de la ferme

i) Personnel et Organisation du travail :


La réussite de tout projet est conditionnée par la qualification des personnes qui s’en charge.
Ils sont de différents niveaux et compétences, les cadres de la société sont :
 Gérant : Nommé aussi chef de culture, c’est le responsable de tout ce qui se passe au sein de
la ferme, au niveau technique et économique, il assure aussi un bon déroulement des taches durant
la compagne.
 Techniciens : Gérer la main d’œuvre, il est aussi la liaison directe entre le Gérant et les
Caporaux et repartir les taches entre eux.
 Un comptable : Enregistrement toutes les dépenses et établir les charges de la main d’œuvre.
 Magasinier : Il est responsable du magasin des produits, enregistrer des bons d’achat des
produits phytosanitaires et des engrais.

9
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

 Stationnaire : Il y a deux un responsable des traitements phytosanitaires et l’autre


responsable de fertigation et irrigation des traitements phytosanitaires.
 Caporaux : Responsables d’une équipe et d’une tâche donnée.
 Pointeur : Il marque la présence des Ouvriers, détermine le nombre de journées de travail pour
chaque Ouvriers.
 Tractoristes : Transporter les déchets ou les caisses de récolte.
 Gardiens : Gardiennage.
 Chauffeurs : chauffeurs de camion pour transporter les ouvriers et les aussi les caisses
récolte
 Les ouvriers (es) : Ils ont pour mission d’accomplir tous les travaux demandés par leurs
supérieurs. On trouve deux types : des ouvriers permanents qui assurent les taches notamment lors
de la période creusent de l’année et d’autres occasionnels qui sont responsable d’effectuer avec les
ouvriers permanents les travaux lors de la période de pointe notamment lors de la récolte.

10
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

11
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Chapitre II : L’Etude Technique Du Framboisier


I. Données générales sur le framboisier :
a) Introduction:
Au cours des dernières années, le framboisier revêt une importance grandissante en raison des
possibilités d’extension de sa culture dans les zones à hivers doux, comme les pays du bassin
méditerranéen. Comme pour la fraise, la framboise est parmi les petits fruits les plus appréciés par
les consommateurs européens. Elles sont produites dans les mêmes régions où l’on réussit la fraise
et ce, pour les raisons suivantes :
1. Elles ont pratiquement les mêmes exigences climatiques et édaphiques
2. Elles peuvent être produites : fraîches et surgelées
Elles exigent les mêmes équipements et la même logistique que celle du fraisier.
De nos jours, la filière des petits fruits rouges et en particulier la framboise connait un net essor avec
une production mondiale qui a atteint 486 889 tonnes (FAOSTAT, 2009), dont le Maroc occupe la
trentième position avec une production de 1750 tonnes environ (ORMVAG, 2011).
Cette culture occupe une place modeste dans deux endroits parmi les plus importants au Maroc, à
savoir la plaine de Souss et la vallée de Massa. Il commence à jouer un rôle substantiel dans le
développement socio-économique de ces deux régions dans la mesure où elle est considérée comme
une culture fortement rentable et génératrice d’emploi.

b) La botanique de la plante :
Classification :

Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida  Nom latin : rubus idaeus
Sous-classe Rosidae  Nom français : framboisier
Ordre Rosales  Nom anglais : raspberry
Famille Rosaceae
Genre Rubus
Espèce Idaeus Photo 3  : framboisier sous serres

Description :

Le framboisier est un arbrisseau à tiges dressées,


cylindriques pouvant atteindre 1,5 à 2 m de haut. La
souche drageonnant (un drageon est un rejet
naissant sur racine) , vivace, émet de nouvelles tiges
chaque année. Les tiges sont armées d'aiguillons
peu piquants. Les feuilles sont pennées, celles de la base

12
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

comportent 5 à 7 folioles dentées, les feuilles supérieures sont


trifoliolées. Elles sont tomenteuses, blanchâtres sur leur face
inférieure.

Les fleurs blanches sont réunies par groupes de 5 à 10. Le pistil


est formé de nombreux carpelles

Les fruits, composés, sont formés d'un ensemble de petites


drupes. Non adhérentes au cône du réceptacle, elles s'en
détachent facilement à maturité.
Photo 4  : fleurs du framboisier
c) La situation actuelle au Maroc
Le framboisier a été introduit dans certaines régions au début des années 80. Des essais
d'adaptation ont été menés entre 1990 et 1995 dans la région de Souss-Massa-Draa mais sans grand
succès. Dix ans plus tard, l'expérience a été relancée par les agriculteurs de la région du Loukkous
avec des variétés introduites d'Europe et connues par leurs grands besoins en froid.

Ce choix n'était pas bien judicieux car ces régions ne disposent pas d'un cumul de froid suffisant face
aux exigences de ces variétés. A partir de 2004, une troisième tentative a été réalisée dans le
périmètre du Loukkous avec des variétés américaines à faible besoin en froid. Cette dernière
tentative a été couronnée de succès dans la mesure où les superficies plantées en framboisier sont
passées de quelques hectares à plus de 30 ha en 2005.

Comme pour la fraise, la production est destinée en totalité à l'exportation sur le marché européen,
notamment anglais. En 2005 le Ministère de l'Agriculture, en collaboration avec l'Agence Américaine
de Développement, a lancé un programme de promotion de ces nouvelles espèces axé sur trois
actions: l'introduction des variétés, la mise en place des essais d'observations et l'assistance
technique (Kenny, 2007).

• Evolution des superficies :


Tableau 4:Evolution des superficies de la culture du framboisier au Maroc

Année Superficie (ha)


1985-1998 16
1999 22
2000 19
2001 16
2002 16
2003 16
2004 16
2005 21
2006 16
2007 16
2008 16
2009 16

13
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

(FAOSTAT, 2009)

• Evolution de la production :

Au cours des dernières années, la production des framboises a augmenté continuellement


jusqu’à atteindre 241 tonnes en 2009 grâce à d’importants investissements alloués (Introduction de
variétés améliorées génétiquement, encadrement technique…) à cette culture (figure 6).
Producti on (tonne s)

300

250

200

150

100

50

Années

Figure 4 :Evolution de la production de framboises au Maroc

Selon les données de l’ORMVAG (2011), la production des framboises est de l’ordre de 1400 tonnes
au niveau des deux périmètres du Gharb et du Loukkous. Cette quantité constitue 80% de la
production nationale, soit une estimation de 1750 tonnes.

d) L’importance nutritionnelle :
Tableau 3:Composition nutritionnelle de la framboise (mg/100g des fruits frais)
Aliment Calories joules Glucides Protides Lipides Sodium Potassium Magnésium Calcium
(kcal) (kJ) (g) (g) (g) (mg) (mg) (mg) (mg)
Frambois 40 167 8,0 1,0 0,6 3 210 22 45
e fraîche
(100g)
La framboise est très demandée par les consommateurs européens en raison de sa valeur
nutritionnelle : vitamine C (20 -35 mg/100g de fruits frais) et antioxydants qui sont des composés
phénoliques qui contribuent à réduire ou retarder l’apparition des maladies cardiovasculaires et les
cancers.

II. Le choix des cultivars


Selon le type des systèmes de production (classique et spécialisé) et les caractéristiques de la mise à
fruit, On distingue deux types de variétés :
 Les variétés primo canes (remontantes) qui produisent des fruits sur la partie supérieure de
la tige de la première année. ces variétés se caractérisent par :
 Production hors saison

14
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

 Rendement très élevé


 Durée de cycle courte : 6 mois
 Floraison à partir de Janvier
 Deux récoltes par an
 les variétés floricanes produisent sur les tiges de deuxième année, ces variétés se
caractérisent par un cycle comportant une phase de développement végétatif la première
année, suivie d une chute de feuilles à la fin de l’automne et l’entrée en dormance durant
l’hiver. Une nouvelle croissance végétative a lieu au début du printemps de la deuxième
année, suivie par une floraison, un mois plus tard et une fructification qui dure 4 semaines.
Dans l’exploitation ZNIBER Agadir, on utilise quartes variétés : CARDINAL ; SEVILLANA ; AMBROSIA et
CARMINA. Le choix de ces variétés a été en fonction de leurs caractéristiques qui s’adaptent avec les
conditions agro-climatiques de la région de Souss Massa Draa.

Tableau 5: les variétés utilisées dans la ferme

La variété Fournisseur Pays d’origine Les serres occupées


CARDINAL Portugal Serre 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 ; 10 ; 11 et 12. (8 ha)
SEVILLANA
Driscoll’s Angletaire Serre 1 ; 2 et 3. (3 ha)
CARMINA Angletaire Serre 4 (1 ha)
AMBROSIA Angletaire Serre 13 (1.5 ha)
La variété la plus utilisée dans l’exploitation c’est la variété américaine CARDINAL, elle se caractérise
par :

 Besoin faible en froid.


 19 fruits par rameau latéral.
 94 drupéoles / fruit.
 Poids de fruits est de 4-5g.
 Le fruit se détache facilement de son réceptacle.
 Rendement élevé et bonne qualité des fruits

III. Système de production:


Le système de production de la framboise utilisé dans les domaines ZNIBER Agadir est la production
sous serre. Les serres utilisées dans l’exploitation sont des serres canariennes avec des charpentes en
métal dont la hauteur est de 5 m, un filet de type insecte-proof et du polyéthylène de 220 µm
d’épaisseur est utilisé.
La production de framboises sous serre
permet :
 La gestion des variations de
température (maxima et minima) par
la réduction des écarts thermiques.
 Gestion de l’humidité (serres bien
aérées)
 Protection contre le vent, le gel, la
pluie, les insectes et les oiseaux.

15
Photo 5: les abris serres utilisées pour la
culture du framboisier
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

 Améliorer le rendement et la qualité du produit.

IV. Exigences agro-climatiques :


Le climat représente avec le sol un facteur essentiel de la réussite de la culture du framboisier

a) Exigences climatiques :
Les conditions climatiques optimales pour sa culture sont des basses températures constantes en
hiver, non excessives et relativement fraîches en été et caractérisées par une faible amplitude
thermique.
La croissance optimum du framboisier se situe entre une température minimale de12-15°C et une
température maximale de 26°C. La température au début de la saison influence sur le nombre et le
poids des drupéoles par fruit.

b) Le sol:
Le framboisier recherche des sols aérés et frais, perméable, riches en humus et neutres à légèrement
acides (pH=6,5).
Le sol doit être aéré pour qu’il n’y ait pas d’asphyxie des racines (exigence du système racinaire en
oxygène) et doit être bien drainé et riche en matière organique de 2%-4%.Il doit être léger pour qu’il
y ait pas de difficulté de croissance du système racinaire.

c) Vent et altitude
Le fruit de framboisier est très sensible à l’air chaud ou sec et au vent dépassant 15 km/h est pour
cela qu’il est conseillé d’installer des brise-vents (culture en plein champ) ou faire la production sous
serre.
Le framboisier peut être cultivé dans les hautes altitudes (1400-1500 m), mais les variétés
commerciales peuvent être cultivées seulement pour une altitude au dessous de 1000 m (cas de
CARDINALL; cette variété est cultivée à une altitude moins de 800 m).

d) Salinité
Le framboisier craint la salinité qui ne doit pas dépasser les 800 ppm. Les excès en sels empêchent le
démarrage des nouvelles racines et diminuent la croissance des tiges et la vigueur des plantes ; la
perte des rendements peuvent se produire avant même que les symptômes des chloroses et
nécroses et nécroses des feuilles âgées n’apparaissent.

Les dégâts de salinité se manifestent sur les feuilles dès que la teneur en sodium et en chlore
dépasse respectivement 0,2% et 1,5%.ils ne doivent pas dépasser un taux de 0.2% et 1.5%, cela peut
entrainer la chlorose sur les bordures du limbe.

L excès de la salinité peut entrainer à des pertes énormes de rendement :

1.3 DS/m perte de 10%

1.8 DS/m perte de 25%

2.3 DS/m perte de 50%

16
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

V. La conduite technique du framboisier.


i. Arrachage de la culture précédente :
L’Arrachage a été fait  directement après la récolte des cultures précédentes afin de réduire la
transmission d’organismes pathogènes ainsi que pour faciliter la lutte contre les ravageurs et les
maladies.

ii. Nettoyage des serres:


Un bon nettoyage des serres est considéré comme un point de départ indispensable pour prévenir
les maladies et les épidémies.

iii. Le labour:
Le labour est effectué après l’arrachage des plants de l’ancienne culture, on procède à ramasser les
rampes d’irrigation pour céder la place aux engins. On distingue :
 Le labour profond : Il se fait à l’aide d’une charrue à deux disques, sa profondeur atteint
40 cm. Cette opération consiste à découper les bandes du sol .
 Le labour superficiel : sa profondeur ne dépasse pas 30cm, en utilisant le cover-crop.
Son but consiste à casser les mottes et à niveler le sol.
Tableau 5: date des travaux du sol dans le domaine 3

Serre Type Date


Labour profond (2 disques) 22/06/2015
1
Cover cropage 23/06/2015
Labour profond (2 disques) 23/06/2015
2
Cover cropage 24/06/2015
Labour profond (2 disques) 20/06/2015
3
Cover cropage 21/06/2015
Labour profond (2 disques) 26/06/2015
4
Cover cropage 27/06/2015
Labour profond (2 disques) 07/07/2015
5
Cover cropage 08/07/2015
Labour profond (2 disques) 05/07/2015
6
Cover cropage 06/07/2015
Labour profond (2 disques) 11/07/2015
7
Cover cropage 12/07/2015
Labour profond (2 disques) 13/07/2015
8
Cover cropage 14/07/2015
Labour profond (2 disques) 17/07/2015
9
Cover cropage 16/07/2015
Labour profond (2 disques) 15/07/2015
10
Cover cropage 17/07/2015

17
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

iv. Traçage :
C’est une opération qui consiste de tracer les billons selon les distances entre les lignes désirées,
cette technique ce fait à l’aide d’une ficelle.
Le traçage consiste à déterminer la position, la longueur et
la largeur des billons.

v. Fumure de fond  (compost):


L’épandage du compost se fait seulement sur les lignes de
plantation à raison de16 tonnes /ha.
Cette opération est suivie par le passage du rotavateur qui
sert à homogénéiser la fumure de fond et affiner le sol sur
20 à 25 cm de profondeur.

Photo 6 : L'épandage du compost


Serre Type Date Quantité Mode d'apport
1 Compost 29/06/2013 16 T Manuel
2 Compost 01/07/2013 16T Manuel
3 Compost 26/06/2013 16 T Manuel
4 Compost 05/07/2013 16T Manuel
5 Compost 12/07/2013 12T Manuel
6 Compost 11/07/2013 24T Manuel
7 Compost 16/07/2013 20 Manuel
8 Compost 18/07/2013 20T Manuel
9 Compost 22/07/2013 17,5 T Manuel
10 Compost 23/07/2013 17,5 T Manuel

Tableau 6: la date et la quantité du compost épandue dans chaque serre

Commentaire :
La fumure permet de:
 Renforcer l’efficacité des éléments fertilisants apportés
 améliorer les caractéristiques physiques du sol
 améliorer l’activité des micro-organismes dans le sol.
Dans notre exploitation, le compost utilisé est constitué des débris de la vigne produits dans les
compostières de ZNIBER à Meknès.

vi. Pré-irrigation :
Cette opération se fait par le système goutte à goutte
pendant 12 heures pour que la confection des billons et le
mélange de compost avec le sol soient faciles. Photo 7 : confection des billons, installation
des rampes et paillage plastique

18
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

vii. Confection des billons :


C’est une technique utilisée pour toutes les cultures maraîchères. Elle se fait  à l’aide d’une
billonneuse. Chaque billon a une largeur de 60cm, une hauteur de 20cm et une longueur qui diffère
d’une serre à l’autre selon la superficie de chacune.
viii. Paillage plastique :
Après l’installation des rampes on recouvre les billons par un film en plastique noir (polyéthylène).
Le rôle du paillage est de :
 Arrêter la poussée des mauvaises herbes.
 garder une température de sol relativement élevée autour des racines.
 garder une humidité au niveau du sol
 Minimiser l’évaporation.

ix. Désinfection du sol et de la serre :


Elle consiste à mettre des produits avant d'installer la culture pour lutter contre les nématodes et les
bactéries. Au niveau de l’exploitation ZNIBER, ils ont effectué deux types de désinfection :
La désinfection du sol puis la désinfection de la structure qui vient par la suite .le tableau au dessous
présente les produits utilisés.
Tableau 4 :Les produits de désinfection du sol et des serres

Produits Matière(s Teneur Formulation Utilisation Doses DAR Société


) s
active(s)
DAL 510 Metam- 510 g/l SL Désinfection 600-1000 l/ha --- ALFACHIMIE
(Nematicide) sodium du sol
NEMAPROP Metam- 510 g/l SL Désinfection 600-1000 l/ha --- CPCM
sodium du sol
DICOLTHANE Dicofol 480 g/l EC Désinfection 100 cc/hl 15 J SAOAS
(Acaricide) des serres

x. Perforation du paillage plastique :


Avant de commencer la plantation, on doit couper le paillage plastique au milieu de billons et on le
garde sur les bords pour éviter d’asphyxie des racines ce qui entraine un échec de reprise.
Un jour avant la plantation, On procède à une irrigation de 2 à 3 heures afin de faciliter l’opération de
plantation des racines.

xi. Plantation:
Cette opération consiste à plantés des racines nues du
framboisier (dont la taille est de 0.5m et pèsent environ 60
grammes) a été effectuée à partir du 06 Août sur les billons d’une
Hauteur de 25 cm pour éviter les conditions trop humides qui
Photo 8 : Racines nues du framboisier
favorisent les maladies.

19
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Tableau 8: plantation du framboisier dans les 10 serres

Serre Variété Date de Billons Densité KG/100m Quantité


plantation total en kg
Nombr longueur (m)
e
1 CARDINAL 06/08/2013 36 96,5 7,5 260,55
2 CARDINAL 08/08/2013 42 93 7,5 292,95
3 CARDINAL 07/08/2013 36 89,4 7,5 241,26
4 CARDINAL 08/08/2013 38 78,2 10,5 311,85
5 CARDINAL 13/08/2013 52 56 7,5 218,4
6 CARDINAL 12/08/2013 56 94 7,5 394,8
7 CARDINAL 13/08/2013 45 99 7,5 335,4
8 CARDINA0 15/08/2013 52 93 7,5 362,7
L
9 CARDINAL 16/08/2013 45 99 7,5 335,4
10 SEVILLANA 16/08/2013 47 103,2 7,5 363,75

REMARQUE :
La profondeur du lit de plantation ne doit pas dépasser 3- 4 cm et les racines doivent être étalées
avant d’être recouvertes de terre. La quantité des racines plantées est de 7.5 kg racines /100mètre
linéaire pour arriver à une densité de 15-20 cannes/m.linéaire.

xii. Désherbage :
Le désherbage consiste à éliminer les mauvaises herbes pour éviter le risque de contamination,
par des foyers de développement des divers ennemis tel que, les acariens. Ont utilisés trois types de
désherbage :
 Désherbage manuel : Pour les adventices qui poussent autour des pieds du framboisier
 Désherbage avec les sapes: il est effectué manuellement avec la sape en arrachant les
mauvaises herbes qui poussent entre les billons et auprès des fuites d’eau.
 Désherbage chimique : les responsables des domaines ZNIBER ont utilisés deux produits
chimique a base de metam-sodium pour la désinfection du sol ce qui réduites le développement
des adventices.

xiii. Palissage :
L’installation du système de palissage est très importante dans la conduite du framboisier. On procède
à cette opération quand les cannes atteignent une longueur de 70 cm (dès la 4éme semaine après la
plantation). En effet les cannes du framboisier ont une croissance verticale mais elles ont une
tendance à se plier vers le bas une fois chargées des fruits. C’est pour cette raison qu'on doit prévoir
un système de palissage pour supporter les cannes.

20
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

xiv. Chaulage / déchaulage


Le chaulage a été fait quelques semaines après plantation
(Août). C’est une opération qui consiste à apporter la chaux
en période de forte insolation sur les serres pour réduire le
taux de rayonnement afin de diminuer la température à
l’intérieur de la serre, où ils ont utilisé 30 kg de la chaux pour
les 10 serres de domaine 3.
Après le passage de 2 mois après la plantation, on doit
commencer l’opération de déchaulage on lave les toits de la
serre avec l’eau à l’aide d’un tuyau (2 ouvriers monte sur le
toit de la serre pour le laver) pour que la plante profite au
maximum de la lumière et éviter l’apparition des maladies
cryptogamiques.

xv. Effeuillage : Photo 9 : Déchaulage


C’est une opération qui consiste à éliminer les feuilles basales des cannes jusqu’à un niveau de 30 cm
du sol, lorsque les cannes du framboisier arrivent à une longueur de 90cm à peu prés, dans le but
d’améliorer l’aération (éviter les maladies fongiques).

Photo 10 : Effeuillage


xvi. Éclaircissage :
Cette opération qui se fait avant la floraison consiste à éliminer les jeunes pousses à la base et garder
les cannes plus vigoureuses pour arriver à la densité souhaitée (20à 25 cannes/m.linéaire) et pour
que les haies profitent le maximum en éléments fertilisants et en eau.

xvii. Nettoyage :
Le nettoyage permet d’évacuer les débris végétaux issus de diverses opérations culturales telles que
le désherbage entre les billons, l’effeuillage, l’éclaircissage et taille. Il se fait à l’aide des râteaux ou
manuellement.

21
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Photo 11: Nettoyage entre les lignes


xviii. Pollinisation :
Dans l’exploitation, la pollinisation se fait à l’aide des ruches d’abeilles qui sont apportés du domaine
ZNIBER Meknès.

Photo 12 : les ruches d'abeilles

Les ruches sont introduites dans les serres dés l’ouverture de 30-40% des fleurs des framboisiers.
La densité des ruches est de : 6 ruches par hectare

xix. Récolte de la framboise :


On commence la récolte une fois que les framboises sont devenus
rouges .les baies commence à se mûre à partir de la mi-décembre et
elles ne doivent pas être cueillies avant qu’elles ne deviennent tout
à fait rouges où la teneur en sucre des fruits immatures récoltés
augmente pas après la récolte.

Dans l’exploitation on a appliqué la première récolte qui a


Photo 13: Quelques fruits du
été destinée au marché local dans des barquettes de 125g  framboisier en maturation
et on a commencé la récolte destinée pour l’export en
utilisant des barquettes de 150 g et selon les
commande .le nombre de barquettes cueillies dans ce jour était : 1820 barquettes de 150 g.

22
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

 Méthode de récolte
Pour une bonne cueillette des framboises, il faut adopter la méthode qui consiste à serrer
légèrement la base du fruit entre la pousse, l’index et le doigt du milieu puis tirer doucement pour le
détacher du réceptacle (Photo 19) où les ouvrières qui font la récolte sont munies des clayettes ou
des paniers (Photo 20).

Photo 15 : méthode de récolte Photo 14  : opération de récolte

 L’emballage des framboises


Une fois cueillies, les framboises doivent être triées et
emballées à la main et sur place (dans la serre) selon deux
classes, classe1 et classe2.Les fruits de la classe1 sont
entreposés délicatement dans des barquettes de 125 g à 175 g
destinées à l’export avec un prix varie entre 9€ et 15€ par Kg.
Les fruits de la classe2 dans des barquettes de 145 g destinées
au marché normal d’Europe et la classe 3 de 155g destinée au
marché locale d’INZAGANE (sous l’absence d’un contrat avec
des supermarchés et les grands hôtels, le prix de vente varie
entre 15 ET 35DH/kg).
Photo 16 : transport des fruits emballés vers les
chambres froides

xx. Gestion de l’irrigation et de fertilisation :

 L’irrigation :
Les quantités d’eau nécessaires varient selon les conditions climatiques, la densité et la vigueur des
framboisiers.

23
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Pour obtenir une croissance vigoureuse des cannes et un rendement élevé, il est nécessaire de
prévoir une quantité d’eau appropriée. Un excès d’eau peut engendrer des pourritures des racines.
Le manque d’eau durant le stade végétatif, peut accélérer la floraison (indésirable) des cannes ce qui
va diminuer le rendement. (Une floraison normale commence lorsque les cannes atteignent une
longueur d’environ 1.20m)
Lors du grossissement du fruit le manque d’eau peut réduire la taille des framboises et peut causer
des difficultés de séparation des framboises de leurs réceptacles pendant la récolte. Au niveau de la
ferme, le raisonnement des apports en eau de la culture se base actuellement sur l’observation
visuelle du technicien. Les apports d’eau selon les stades est résumé de la façon suivante :
 Le débit des goutteurs est de 4L/h, La distance entre les goutteurs est de 40cm.
 Le nombre de goutteurs/ha=7600 goutteurs

1 Jour avant Stade végétative Floraison Nouaison Fructification Fin de la


plantation récolte
2-3 heures 30-60min 1 jour après plantation 40-30 min 30 min 20 min 15-20min

90min 3 Jours après plantation

60min Apparition des pousses

45min Développement des cannes


Tableau 9 : les apports d'eau

Equipements et ressources hydrominérales


 Bassin  :

24
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Photo 17  : bassin d’accumulation d’eau Le


stockage d’eau permet d’avoir une réserve régulière en eau, une stabilisation de l’EC et du pH ainsi
qu’une augmentation de la température de l’eau. L’exploitation dispose d’un bassin de stockage
d’une capacité de 1680m³ couvert par un filet vert pour minimiser l’effet du rayonnement solaire
favorisant la formation des algues.
 Pompage  :

L’exploitation dispose d’une pompe électrique à axe horizontale, d’une capacité de 140m3/h et
une pression réglable, et une autre immergée (Photo 23).

 Programmateur  :
Le responsable de la station utilise cette machine pour irriguer les secteurs automatiquement ou
manuellement (Photo 24).

Photo 18: pompe horizontale Photo 19 : programmateur



pompes doseuses :

25
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Ils servent à injecter les engrais dans l’eau d’irrigation. L’injection dans la canalisation de refoulement
est réalisée par 4 pompes doseuses, dont trois sont doublées (chaque pompes a deux kits de
dosage).Deux pompes sont liées au bac des engrais ; la 3éme pompe est liée au bac de Nitrate de
chaux et la 4éme pompe qui contient un seul Kit est liée au bac d’acides (A. Nitrique).ces pompes
sont équipées de bouchons de réglage de débit du pompage. Ce réglage permet de choisir
précisément un pH et une EC chiffrés et affichés sur un écran électronique
Le taux d’injection des pompes doseuses est réglable en
fonction de la conductivité électrique souhaitée. Photo 20 : Kits de dosage

 Système de filtration  :

Photo 21 : les filtres à disques


la station dispose de 4 filtres à disques montées en série
qui filtrent l’eau dérivant du bassin, et 4 filtre à tamis servant à éviter le passage des mottes d'engrais
vers les goutteurs ,et donc éviter le risque de bouchage.

 Bacs  :

Photo 22 : bacs de mélange et agitateur électrique

26
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

L’exploitation dispose de 3 bacs en plastique d’une capacité de 1000 L pour le mélange des engrais et
1bacs de 500 L pour les acides (A. Nitrique)
 Clapet anti-retour  :
C’est un organe de sécurité dont le rôle est l’empêchement du retour de l’eau à la pompe en cas du
panne et la protection de la source d’eau contre le flux de la solution nutritive, il est placé après les
filtres et juste avant le matériel d’injection.
 Agitateur  :

Il contribue à la dissolution rapide des engrais, en éliminant la formation des grumeaux et la


précipitation des engrais au fond des bacs et encore homogénéiser la solution nutritive.

 Canalisations  :

C’est un ensemble des canaux qui ont comme rôle d’amener l’eau d’irrigation de la station de tête
jusqu’aux parcelles.
 La conduite d’amené  :
Cette conduite assure le transport de l’eau de la station de tête aux entrées des secteurs, elle est
fabriquée en PVC (Poly Chlorure de Vinyle) pour résister aux variations de températures du sol et aux
attaques des rongeurs. Elle est composée d’un ensemble des canaux ayant des diamètres
décroissants pour diminuer les pertes de charge et garder la même pression aux différents points du
réseau.
 Vannes  :
Elles permettent de stopper ou de libérer l’écoulement de l’eau.
Dans l’exploitation on utilise souvent les électrovannes (Photo 29).

Photo 24 : Vane manuelle Photo 23 : Electrovannes

 Porte- rampes  :
Les porte- rampes sont des canaux qui alimentent les rampes d’irrigation
par des départs sur les deux cotés, c’est pour ça qu’elles sont installées
Photo 25 : T-tape
27
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

au milieu de la parcelle. Elles sont en PVC rigide, et elles portent à leurs extrémités deux purges qui
permettent leur nettoyage.
 Rampe  :
Ce sont des canalisations qui prennent départ à partir de la porte rampe, elles sont fabriquées en
polyéthylène (PE) et elles portent les distributeurs d’eau. Aux extrémités de chaque rampe, on
installe des bouchons qui vont servir pour purger le système.
 Manomètres :

Ce sont des appareils de mesure de pression, ils sont distribués à


raison de deux au niveau des filtres à disques. L’un à l’entrée des
filtres et l’autre à leur sortie. Ces manomètres indiquent la pression
avec laquelle l’eau s’écoule.
Photo 26: Manomètres
 Conductimètre :
C’est un appareil destiné à mesurer la conductivité électrique de la solution fille. Cette mesure dans
la station de tête est très importante car elle est considérée comme mesure de référence pour
ajuster la valeur de l'EC dans chaque serre.
 pH-mètre :
C’est un appareil qui sert à mesurer le pH de la solution nutritive, dans la station de tête et aussi dans
la serre.
 Contrôle de la pression :
La vérification des pressions sera effectuée fréquemment, à l’aide de manomètres localisés dans
différents points de l’installation et aussi des manomètres portatifs car l’obstruction et les fuites dans
les conduites entrainent un changement de pression dans le système.

 Contrôle de l’état des conduites :


Un groupe des ouvriers s’occupent de faire un tour dans la ferme chaque jour pour chercher les
fuites dans les conduites en détectant la présence des flaques d’eau et aussi en détectant des
diminutions de pression sur le manomètre. Le bouchage des goutteurs est dû aux éléments
physiques fins, aux dépôts d’engrais par cristallisation et à la prolifération des algues, bactéries et
champignons.
 Lavage des bacs et des filtres :
Le lavage des bacs se fait deux fois par mois selon la quantité des sédiments, et les filtres sont
nettoyés presque chaque semaine, en se basant sur la différence de pression à l’entrée et à la sortie
de la poste de filtration.

28
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Photo 27 : lavage des filtres

Type d’engrais:

Pour répondre aux besoins de la culture, plusieurs types d'engrais sont utilisés. Le choix de ces
engrais est fait en fonction de :

 La disponibilité sur le marché


 Le coût
 Le stade phénologique : durant les premiers stades, il est préconisé de choisir ceux qui
sont plus assimilables; exemple : les nitrates sont plus assimilable que les formes
ammoniacales;
 La nature de l'engrais.
Les engrais utilisés dans la ferme :

Tableau 5: Engrais utilisés et teneurs en éléments fertilisants

NOM COMMERCIAL FORMULE TENEUR EN ELEMENTS FERTILISANTS ( % )


ASSIMILABLE N P2O5 K2O MgO CaO
Ammonitrate NH4 NO3 33 ,5
Nitrate de potasse K NO3 13 46
Sulfate de potasse K2SO4 50
Sulfate de magnésium MgSO4 16
Nitrate de chaux Ca (NO3)2 15.5 28
MAP liquide 12 61

Le tableau 14 résume les besoins annuels de la culture du framboisier :

29
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Tableau 6: Programme de fertigation

Engrais Besoins (estimés) de la culture du framboisier


(kg/cycle/ha)
Ammonitrate 900
MAP 200
Sulfate de potasse 220
Nitrate de calcium 425
Sulfate de magnésium 300

NB :

 La fertilisation commence juste après les deux premières semaines après la plantation.
L’apport de l’Azote sous forme NH4 doit être minimisé dès la dixième semaine pour éviter
retard de la floraison.
 Puisque l’apport des éléments fertilisants se fait selon les besoins de la culture, il est
recommandé de prendre en considération les pertes par lessivage des éléments fertilisants
et de la teneur du compost en ces éléments .d’après les analyses granulométriques du sol, la
perte de potasse est de 13.74% (perte de potasse=10 % d’Argile).

30
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Chapitre III : Protection phytosanitaire du Framboisier :


I. Les problèmes phytosanitaires rencontrés dans la ferme:
1) Les ravageurs:
Les acariens et les noctuelles sont les principaux ravageurs du framboisier que nous avons vu dans
l’exploitation :

Les noctuelles
La noctuelle (lépidoptères, Noctuidés) est un ravageur polyphage qui regroupe plusieurs espèces de
papillons dont les larves provoquent des dégâts sur le framboisier. Les principales espèces de
noctuelles qui attaquent le framboisier sont :
 Chrysodeixis chalcites ESP
 Helicoverpa armigra HB 

Les dégâts :
Les dégâts sont provoqués généralement par les chenilles qui se nourrissent du tissu végétal des
feuilles dès leur éclosion et même le fruit. Ces dégâts se présentent par des perforations sur les
folioles.

31
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Photo 28: Dégâts de la larve de noctuelle

Les acariens :
 Les acariens rouges  : (les tétranyques)

 Dégâts :

Les tétranyques (tetranychus spp) se nourrissent en suçant le jus des feuilles. En se nourrissant
du feuillage des baies, ils entraînent un mouchetage blanchâtre à gris de la surface de la feuille.
Lorsque les infestations sont considérables, la face inférieure de la feuille se couvre de fils soyeux
filés sur toute la surface. Ils réduisent la vitalité du plant, le rendement en fruits ainsi que la taille du
fruit.

32
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Photo 29: Acariens rouges sur feuille du Photo 30 : dégâts des tétranyques
framboisier

 Moyens de luttes :

Une bonne gestion des acariens consiste à surveiller les populations et à initier des mesures de
lutte. La taille et l’arrachage des tiges, immédiatement après la récolte, réduiront la constitution de
l’inoculum du tétranyque. Lutter contre la poussière, en arrosant les allées environnantes.
Le prédateur de protection, l’acarien Phytoseiulius persimilis est un agent biologique de lutte contre
le tétranyque.

 Description et biologie :
Les Eriophyides du framboisier (Phyllocoptes gracilis) sont des acariens blanc brunâtre et mesurent
0,15–0,17 mm. Elles hivernent sous les écailles des bourgeons, plus rarement à l'aisselle de ceux-ci.
Au débourrement, elles gagnent les feuilles et pondent leurs œufs dans les poils de la face inférieure.
Les populations augmentent rapidement en juillet et août. En automne, les femelles regagnent les
bourgeons. La mortalité hivernale est grande.

 Dégâts et lute :
Les feuilles montrent des petites taches claires quelquefois diffuses avec un léger gaufrage du limbe
(il ne s'agit pas d'un virus!). Les fruits sont rarement atteints. Les cassis sont très rarement touchés.
En cas de forte attaque, il faut prévoir un traitement au printemps suivant avec un acaricide
approprié.

Photo 31: Dégâts de l’ériophyide du framboisier

Thrips :
 Dégâts :

33
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Ils se nourrissent des tiges fructifères de tous genres, mais causent rarement des dégâts
majeurs. Toutefois, s’ils sont présents dans les fruits, ceux-ci deviennent non
commercialisables. Les thrips attaquent au printemps, mais sont plus nombreux lorsque le
temps est sec et chaud. Ils hivernent dans le sol à la base des tiges.
 Moyens de lutte :
Une lutte chimique moyennant les produits homologués à base de spinosade (Tracer)

2) Les maladies:
La seule maladie cryptogamique qu’on a vue dans l’exploitation était la cladosporiose, elle se
caractérise par l’apparition d’un mycélium vert-noirâtre sur fruit et feuille (dans des conditions
trop humide). D’Autres maladies ont été très rare ou même inexistantes grâce aux traitements
préventifs mais elles peuvent apparaitre selon les conditions climatiques (botrytis sur tige, Oïdium).

 Cladosporiose :
a. Les caractéristiques
 Agent causal : Fulvia fulva
 L'incubation est assez longue 12 à 15 jours.
 se conserve sur les débris végétaux dans le sol et sur les structures des abris
 développement en une humidité relative supérieure à 80 et une température de 20 à 25 °C.
 les conidies sont viables de 9 à 12 mois

b.Les symptômes :
 Les feuilles basales sont infectées en premier.
 l’apparition d’un duvet brun sur la face supérieure des feuilles dû à la présence du mycélium.
 l'apparition sur les limbes de petites tâches irrégulières, mal délimitées, jaunâtres, situées
principalement aux angles des nervures devenant nécrotique à la face supérieure des
feuilles.
 Le symptôme sur les fruits attaqués est sous forme d’un tissu mycélien vert-noirâtre, bien
que ce tissu ne cause aucun dommage au fruit, mais l’attaque rend le fruit inesthétique,
désagréable et invendable.

34
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Photo 32: Cladosporiose sur Photo 33 : Cladosporiose sur feuille


fruits
c. Précautions de lutte
 Aération des abris-serres pour réduire l’humidité.
 Elimination des feuilles basales attaquées.
 Déclenchement de traitement préventif avec des produits à base d’Azoxystrobine.

 Pourriture grise:
Durant notre stage on a vue cette maladie sur un fruit blessés mais selon le responsable technique
cette maladie est peut apparaitre sur les tiges du framboisier dans des conditions climatiques trop
humides et pluvieuses

a. Les caractéristiques :
 Causée par le champignon Botrytis cinerea
 principale maladie de post-récolte des fruits du framboisier
b. Les symptômes :
 Les baies infectées se couvrent de masses de spores fongiques
c. Précautions de lutte :
 Assurer une bonne circulation d’air dans les serres.
 Eliminer les mauvaises herbes

 L’oïdium:
a. Les caractéristiques :
 Causée par Sphaerotheca macularis.
 Affecte en premier le feuillage des framboisiers
 Le développement de la maladie est favorisé par des conditions de chaleur et de
sécheresse.
b. Les symptômes :
 Des taches vertes (chlorotiques) sur la surface supérieure des feuilles.
c. Précautions de lutte :
 Enlever les repousses infectées.
 Eclaircir les tiges pour obtenir une densité appropriée.
 Favoriser la circulation de l’air dans les serres
 Durant notre stage nous avons rencontrés aussi un problème des adventices. Le désherbage
avec la sape était la moyenne efficace pour la lutter contre ces mauvaises herbes, ce qui
nécessite une main d’œuvre très importante (3 à 4 Ouvriers par hectare)

35
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

 Aussi nous n’avons pas rencontrés le problème des nématodes ceci est grâce aux produits
utilisés dans la désinfection du sol (METAM-SODIUM).

3) Les désordres physiologiques:

La phytotoxicité:
Elle est due à une mauvaise conduite des traitements. Pour
éviter la phytotoxicité il faut éviter les traitements pendant Photo 34 : la phytotoxicité
les périodes chaudes et s’assurer de la compatibilité des
pesticides.

Les carences :

Carence en Les symptômes


éléments fertilisants

Carence en Feuilles vert pale à jaunes, avec une coloration rouge autour des bordures,
mais qui peut s’étendre à toute la surface de la feuille.
Azote La carence en Azote peut accélérer la floraison ce qui est indésirable.
Carence en Feuilles ternes, manquant de brillant, couleur verte, bleuâtre ou mauve.
Décoloration mauve spécialement accentuée sur la surface au bas de la feuille.
Phosphore On trouve ce symptôme sur les jeunes feuilles du framboisier.
Carence en bore Brûlure du sommet du limbe et plissement des jeunes feuilles, suivi d’un
jaunissement des bordures et d’un plissement. Croissance réduite au point
végétatif.
La carence en bore cause aussi des déformations sur fruits
Carence en Brûlure du sommet du limbe et plissement des jeunes feuilles, suivi d’un
jaunissement des bordures et d’un plissement. Croissance réduite au point
magnésium végétatif.
Tableau 12 : Carence en éléments fertilisants

Photo 35: Carence en Azote et en Magnésium sur les feuilles du framboisier

36
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Dégâts sur fruits :


Lors de la récolte on a observé quelques symptômes sur les drupéoles du framboisier tels que :
 drupes de couleur blanchâtre : Durant la période de maturité des fruits, un
ensoleillement très intense accompagné de températures supérieures à 25-30°C, peut
occasionner des brûlures sur les fruits (coups de soleil), reconnaissables aux drupes de
couleur blanchâtre translucide.

Photo 37 : les coups de soleil


 fruits déformés : la déformation des fruits est due aux écarts thermiques c’est -a- dire
que les basses températures, les alternances thermiques et les gelées printanières
peuvent perturber les fécondations et les nouaisons et donc affecter la structure de
certains étages fructifères. Il en est de même des carences (carence en bore) ou des
déséquilibres nutritionnels.

Photo 38: Déformation des fruits

 taches rouges (foncé) au niveau des drupéoles : ce symptôme est dû à la larve du thrips
 fruits blessés par les oiseaux.

37
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Photo 39 : l'attaque des oiseaux

II. Les différentes stratégies de lutte contre les ravageurs et


les maladies dans le domaine ZNIBER:
1) Les mesures préventifs
Afin de réduire les sources de contamination de la culture du framboisier sous serres, les
responsables de la ferme ont recours à adopter des mesures préventives principalement au début de
la campagne.

• Assurance d’un environnement propre à la fin de la campagne :


L’hygiène et la propreté de la serre ainsi que l’environnement de la plante (les allées entre les
différentes serres de la ferme, les structures, le sol, le paillage plastique…) doivent être bien
appliqués et respectés avant la plantation et durant la campagne, alors un ensemble d’interventions
chimiques, de désinfection et de techniques culturales sont utilisés depuis l’arrachage des plantes de
la campagne précédente jusqu’au début de la nouvelle campagne.

Arrachage des plantes : il faut maintenir les buttes bien humides durant la période d’arrachage afin
qu’on puisse enlever le maximum des racines, pour le compostage il est recommandé de ne pas
utiliser ces racines afin d’éviter les risques de contamination du compost par les nématodes.

 Enlever le paillage plastique utilisé pendant la précédente campagne


 Nettoyer l’intérieur des serres ainsi que les allées de la ferme de tous les adventices
constituant un foyer d’hébergement d’insectes ravageurs (aleurodes, mineuses, acariens…) à
l’aide du désherbage manuel.
 Nettoyage de la structure des serres : la propreté de la serre est indispensable pour se
débarrasser des germes, pupes, larves et insectes de la campagne précédente.

38
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

 Désinfection de la serre par un insecticide général, et un acaricide, les moins rémanents


possibles.
 Désinfection du matériel utilisé pendant la campagne.
 Nettoyage du réseau d’irrigation.

• Les moyens de luttes culturales :


L’application méthodique des différentes techniques culturales influence positivement sur la vigueur
de la plante et crée des conditions défavorables au développement des ravageurs, donc elle peut
être considérée comme une mesure complémentaire d’intervention.

• Moyens mécaniques :
Pour cette campagne les responsables de l’exploitation ont utilisés des serres qui ne sont pas
étanches afin de favoriser la circulation de l’air, ce qui minimise l’humidité, ce qui permet d’éviter les
maladies cryptogamiques.

Les rotoluves : à l’entrée de la ferme pour la désinfection des roues des véhicules et des tracteurs. La
longueur doit être au moins égale à la circonférence de la roue arrière du tracteur.
Le produit désinfectant utilisé pour la stérilisation des outils de travail est généralement l’eau de Javel
L’installation des seaux de désinfection des mains pour minimiser les risques de transmission par les
ouvriers en période de la récolte.

2) La lutte biologique :
Les auxiliaires :

Dans l’exploitation les responsables ont utilisés L’acarien


Phytoseiulius persimilis comme agent biologique pour
lutter contre l’acarien tétranyque.
Il se développe mieux à des températures de 16 à 27°C et
souffre si les températures excèdent 38°C. Ainsi, il doit
être relâché tôt dans la saison, avant que le feuillage
commence à envahir l’espace entre les tiges. Pour une
lutte efficace, 25 000 à 35 000 individus de Phytoseiulius
persimilis doivent être relâchés par hectare.

3) La lutte chimique :
Dans les DOMAINES ZNIBER, la lutte chimique occupe toujours la première place et reste la méthode
la plus utilisée. Cette utilisation exagérée présente plusieurs défauts et pose même de sérieux
problèmes.
 Les insectes, les pathogènes et les mauvaises herbes peuvent développer une résistance aux
produits chimiques. ce qui fait appel à une alternance des matières actives utilisées.
 les surdosages et les alternances non respectées peuvent contribuer d’une manière ou d’une
autre à des pertes économiquement importantes.
 L'élimination des ennemis naturels d'insectes non visés par les applications de pesticides
contribuent à créer des parasites secondaires dont les populations s'accroissent jusqu'à
poser un problème réel.

39
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

Conclusion :

A l’issu de notre stage dans les domaines ZNIBER AGADIR on peut déduire que :
- Les différents contacts que nous avons eu au sein de l’exploitation ainsi que la réalisation de
différentes techniques, et le passage par les différents postes de travail nous a permis d’avoir
expérience d’aspect technique, de gestion de la production qu’illustre et complète les cours
théoriques que nous avons acquis à l’Institut des Techniciens Spécialisés en Agriculture
d’ERRACHIDIA
- La conduite de la culture du framboisier sous abris nécessite un grand investissement et une
recherche continue de nouvelles techniques et méthodes de productions notamment la
fertigation et le traitement phytosanitaire, ainsi qu’ une bonne gestion de la main d’œuvre qui
doit être en conscience de son travail et des taches qu’elle réalise afin de rentabiliser la
cultures au maximum possible , tout en assurant une production de qualité répondant aux
exigences du consommateur qui devient de plus en plus exigeant. Cependant toute négligence
telle qu’elle soit entraîne de graves problèmes qui seront difficile à surmonter, et cela
nécessite un niveau de compétence élevée et une sensibilisation continue des fonctionnaires.

40
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

BAADDI YOUSSEF

Dates Activité ou formation journalières


02 /01/2016 La récolte
10/01/2016
11/01/2016 Dégagement
16/01/2016
17/01/2016 Suivi de rendement des ouvriers
28/01/2016
29/01/2016 Repos
30/01/2016 Suivi et dégagement
10/02/2016
11/02/2016 Repos
12/02/2016 Contrôle qualité
18/02/2016
19/02/2016 Pointage des ouvriers
28/02/2016
29/02/2016 Petite formation sur l’irrigation
AIT HA ANOIR

Dates Activité ou formation journalières


02/01/2016 La récolte
08/01/2016
09/01/2016 Nettoyage entre les lignes
15/01/2016
16/01/2016 Suivi du rendement des ouvriers
24/01/2016
25/01/2016 Déplacement des caisses pleines

41
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

31/01/2016
01/02/2016 Repos
02/02/2016 Récolte
08/02/2016
09/02/2016 Déplacement des caisses pleines
15/02/2016
16/02/2016 Suivi du rendement des ouvriers
25/02/2016
26/02/2016 Repos
27 -- 28/02/2016 Contrôle de qualité
29/02/2016 Formation moyenne sur l’irrigation

BAADDI KHALID

Dates Activité ou formations journalières


02 /01/2016 La Récolte
16/01/2016
17/01/2016 Dégagement des caisses remplis
19/01/2016
20/01/2016 La Récolte
23/01/2016
24/01/2016 Suivi de rendement des ouvriers, et
28/01/2016 Dégagement des caisses remplis
29/01/2016 Repos
30/01/2016 Suivi de rendement des ouvriers
01/02/2016
02/02/2016 Dégagement des caisses remplis
04/02/2016
05/02/2016 La Récolte
10/02/2016
11/02/2016 Repos
14/02/2016
15/02/2016 Nettoyage
16/02/2016 Suivi de rendement des ouvriers, et
25/02/2016 Dégagement des caisses remplis
26/02/2016 Repos
27/02/2016
28/02/2016 La Récolte
29/02/2016 Petite formation sur Irrigation

42
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

43
Sommaire
INTRODUCTION :....................................................................................................................................2
Chapitre I : Présentation générale de l'exploitation...............................................................................4
I. Introduction:...............................................................................................................................4
II. Historique de l’exploitation :......................................................................................................4
III. Présentation de l’exploitation:...............................................................................................4
a) Localisation de la ferme :........................................................................................................4
b) Situation climatique :..............................................................................................................5
c) Situation édaphique :.............................................................................................................5
d) Ressources en eau :................................................................................................................5
e) Répartition des cultures et assolement :...............................................................................6
f) Le plan parcellaire..................................................................................................................7
g) Bâtiments et équipements :...................................................................................................8
h) L’organigramme de la ferme :................................................................................................9
i) Personnel et Organisation du travail :..................................................................................10
Chapitre II : L’Etude Technique Du Framboisier...................................................................................12
I. Données générales sur le framboisier :....................................................................................12
a) Introduction:.........................................................................................................................12
b) La botanique de la plante :...................................................................................................12
c) La situation actuelle au Maroc..............................................................................................13
d) L’importance nutritionnelle :................................................................................................14
II. Le choix des cultivars................................................................................................................14
III. Système de production:........................................................................................................15
IV. Exigences agro-climatiques :.................................................................................................16
a) Exigences climatiques :.........................................................................................................16
b) Le sol:....................................................................................................................................16
c) Vent et altitude.....................................................................................................................16
d) Salinité..................................................................................................................................16
V. La conduite technique du framboisier......................................................................................17
i. Arrachage de la culture précédente :...................................................................................17
ii. Nettoyage des serres:...........................................................................................................17
iii. Le labour:..............................................................................................................................17
iv. Traçage :...............................................................................................................................18
STAGE D’INTEGRATION EN MILEIU
ARBORICOLE

v. Fumure de fond  (compost):.................................................................................................18


vi. Pré-irrigation :.......................................................................................................................18
vii. Confection des billons :.....................................................................................................19
viii. Paillage plastique :............................................................................................................19
ix. Désinfection du sol et de la serre :.......................................................................................19
x. Perforation du paillage plastique :........................................................................................19
xi. Plantation:............................................................................................................................19
xii. Désherbage :.....................................................................................................................20
xiii. Palissage :.........................................................................................................................20
xiv. Chaulage / déchaulage.....................................................................................................21
xv. Effeuillage :.......................................................................................................................21
xvi. Éclaircissage :....................................................................................................................21
xvii. Nettoyage :.......................................................................................................................22
xviii. Pollinisation :....................................................................................................................22
xix. Récolte de la framboise :..................................................................................................22
xx. Gestion de l’irrigation et de fertilisation :.........................................................................24
Chapitre III : Protection phytosanitaire du Framboisier :.....................................................................31
I. Les problèmes phytosanitaires rencontrés dans la ferme:.......................................................31
1) Les ravageurs:.......................................................................................................................31
2) Les maladies:........................................................................................................................33
3) Les désordres physiologiques:..............................................................................................35
II. Les différentes stratégies de lutte contre les ravageurs et les maladies dans le domaine
ZNIBER:.............................................................................................................................................38
1) Les mesures préventifs.........................................................................................................38
2) La lutte biologique :..............................................................................................................39
3) La lutte chimique :................................................................................................................39
Conclusion :..........................................................................................................................................40

Vous aimerez peut-être aussi