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METEO-FRANCE

ECOLE NATIONALE DE LA METEOROLOGIE

CONCOURS INTERNE 2007


D’ELEVE-INGENIEUR DES TRAVAUX DE LA METEOROLOGIE
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EPREUVE DE PHYSIQUE
Durée : 4 heures Coefficient : 4

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Cette épreuve comporte un problème constitué de trois parties traitant de questions analogues dans
des domaines différents de la physique ainsi que d’une quatrième partie destinée à utiliser cette
analogie. Il est conseillé d’aborder ces parties dans l’ordre proposé. La rigueur, le soin et la clarté
apportés à la rédaction des réponses seront pris en compte dans la notation.

PROBLEME : ANALOGIES EN PHYSIQUE.


1. Electrostatique

1.1 On considère un fil rectiligne de longueur infinie, cylindrique de rayon a. Il porte une charge
répartie uniformément de densité linéique λ (exprimée en Coulombs par mètre de longueur
de fil) et est placé dans un milieu dont la permittivité est ε0. Quel est le champ électrique
r
E et le potentiel V créés à une distance r de l’axe du fil (r > a) ?

1.2 Une ligne bifilaire est formée de deux fils parallèles cylindriques de rayon a et dont les axes
sont distants de d, distance beaucoup plus grande que a. Les fils portent des charges
uniformément réparties et dont les densités linéiques sont -λ1 et +λ1. Exprimer le potentiel
électrique V en un point M situé aux distances r1 et r2 des axes de chacun des fils (avec r1 >
a et r2 > a). Calculer les potentiels V1 et V2 de chaque fil en fonction des variables du
problème et en déduire la capacité linéique C1 de la ligne bifilaire. On suppose que le
potentiel résultant des deux fils est nul dans le plan médiateur (r1= r2). Quelle est la valeur
numérique de C1, pour a = 1,0 cm, d = 1,0 m et ε0 = 1/(36π × 109) F.m-1?

1.3 On repère maintenant le point M par ses coordonnées polaires (r,θ), comme indiqué sur la
figure ci-dessous. L’axe polaire Ox se trouve à l’intersection d’un plan perpendiculaire aux
deux fils et du plan les contenant. Exprimer le potentiel V en fonction des coordonnées
polaires dans le cas où r est très grand devant d.
NB. On rappelle les formules suivantes des développements limités au premier ordre, pour ε très
1
petit devant 1 : 1 + ε ≈ 1 + 12 ε ; ≈ 1 − 12 ε ; ln(1 + ε ) ≈ ε .
1+ ε

1.4 On superpose au champ créé par le dispositif précédent un champ électrique uniforme
r r r
E 0 = E 0 x avec x , vecteur unitaire de l’axe Ox. On suppose que ce champ uniforme crée un
potentiel nul en O. Exprimer le potentiel V résultant. Monter que l’équipotentielle 0 est
formée d’un plan et d’un cylindre dont on précisera l’axe et le rayon r0. Calculer r0 pour E0
= 1000 V.m-1, λ1 = 10-6 C.m-1 , d = 1,0 m.
r r r
1.5 Calculer le champ électrique résultant par ses composantes dans la base polaire ( u , v , z ).

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2. Champ des vitesses dans un fluide incompressible

2.1 Un tube cylindrique vertical de longueur infinie et de rayon a est immergé dans un fluide
incompressible. On suppose dans toute cette partie que l’écoulement est irrotationnel. Il est
percé de petits orifices répartis uniformément laissant jaillir ce même fluide avec un débit
r
volumique par mètre de longueur qv constant. On note C la vitesse d’un élément de fluide
en un point M, situé à la distance r de l’axe du tube (r > a). Ce dispositif est analogue à
r
celui de la question 1.1. Calculer C en fonction des paramètres du problème.

r
2.2 On associe au champ des vitesses C le potentiel des vitesses U, défini par la relation :
r r
C. dM = dU . Exprimer U au point M.

2.3 On dispose d’un tube identique au précédent, les axes étant parallèles et distants d’une
longueur d. Ce deuxième tube absorbe le liquide avec le débit volumique qv. Il constitue
ainsi une source de débit négatif -qv. Exprimer le potentiel U résultant en M situé aux
distances r1 et r2 des axes de chacun des tubes. On choisira la constante de façon à ce que ce
potentiel soit nul dans le plan médiateur de deux tubes (r1=r2).
2.4 On se place dans une situation analogue au 1.3. Le point M est repéré par ses coordonnées
polaires. Exprimer U en fonction de r et θ, dans le cas où r est très grand devant d.
r r
2.5 Les tubes précédents sont immergés dans un écoulement à vitesse constante C 0 = C 0 x ,
parallèle à l’axe Ox. Exprimer le potentiel des vitesses U0 associé à cet écoulement seul, en
fonction de r et de θ. La constante numérique pour ce potentiel des vitesses sera choisie de
sorte que U0 = 0 au point O. En déduire le potentiel résultant U en M.
r r r r
2.6 Calculer la vitesse C résultant par ses composantes dans la base ( u , v , z ). On remarquera
r
que la composante sur u est nulle en tout point d’un cylindre vertical centré en O, dont on
calculera le rayon r0. Effectuer l’application numérique avec C0 = 1,0 m.s-1, qv = 0,1 m2.s-1,
d = 2,0 m. Donner l’allure des lignes de courant en les orientant : le système étudié modélise
en fait un pieu vertical, de rayon r0, placé dans le lit d’un fleuve.

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3. Magnétostatique

3.1 On considère maintenant un fil rectiligne infini de rayon a, parcouru par un courant
d’intensité i et dont la densité volumique j est constante. La perméabilité du milieu est µ0.
r
Exprimer le champ magnétique B , créé à la distance r de l’axe. On justifiera l’utilisation
r r r
des coordonnées polaires (base : u , v , z ) et on orientera l’axe vertical Oz dans le sens du
r
courant. Calculer rot B dans les deux cas : r > a et r < a.
r
On rappelle ici l’expression des composantes du rotationnel d’un vecteur A , de
r r r
composantes dans la base ( u , v , z ) :

r 1 ∂A z ∂A θ r ∂A r ∂A z r A ∂A θ 1 ∂A r
Sur u , − ; sur v , − ; sur z , θ + −
r ∂θ ∂z ∂z ∂r r ∂r r ∂θ
r r r r r
3.2 Calculer les composantes du potentiel-vecteur A associé à B dans la base ( u , v , z ) pour r
r
> a et r < a. Dans cette question, A sera donné à un vecteur constant près.

3.3 On se place maintenant dans le cas d’une ligne bifilaire, formée de deux fils parallèles de
même rayon a et dont les axes sont distants de d. Ces fils sont parcourus par des courants en
sens inverse de même intensité i et de densité volumique j constante. Exprimer le potentiel-
r
vecteur résultant A en M, extérieurs aux fils, en fonction des paramètres du problème et des
distances r1 et r2 de M aux axes des fils.

3.4 On reprend les notations du 1.3 en plaçant à nouveau le point M à une distance r du point O,
r
grande devant la distance inter-axes d. Exprimer le potentiel-vecteur A créé par la ligne
r
bifilaire en fonction de µ0, i, r et θ. En déduire le champ magnétique B correspondant :
r r r
exprimer ses composantes dans la base ( u , v , z ). Quelle est la nature géométrique des
lignes d’induction ? Tracer schématiquement ces lignes en les orientant.

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4. Retour sur le cas du fluide incompressible

4.1 On reprend maintenant le dispositif du 2.1. Cette fois, on considère cependant un


mouvement tourbillonnaire suivant l’axe vertical Oz du fluide, caractérisé par un champ de
r r
vitesses C = C(r) v :

k k
où : C(r) = si r ≥ a et C(r) = 2 r si r ≤ a, a étant une longueur caractéristique.
r a

r r 1 r r
On définit le vecteur tourbillon Ω par la relation : Ω = rot C . Exprimer Ω par ses
r r r 2
composantes dans la base ( u , v , z ) pour r > a et r < a.

4.2 On associe deux mouvements tourbillonnaires de sens opposés et de même nature que le
précédent, leurs axes verticaux étant distants de d. Après avoir montré l’analogie entre le
champ de vitesses et le champ magnétique de la partie 3, en déduire la nature géométrique
des lignes de courant dans une région éloignée des axes. Donner l’allure (et le sens) de ces
lignes de courant.

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